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Catégorie : Actus

Le buffet de la gare de Saint-Quentin, un bijou de l’Art déco
Lorsqu’on descend du train à Saint-Quentin (Aisne), difficile d’imaginer que l’une des portes qui donne sur le quai principal abrite un véritable trésor Art déco : l’ancien buffet des voyageurs, fait de sublimes mosaïques, et oeuvre – comme l’ensemble de la gare _ de l’architecte Urbain Cassan. N’espérez pas y mettre un pied : le buffet de la gare est fermé depuis une vingtaine d’années. Seuls quelques chanceux peuvent le visiter lors de visites exceptionnelles (sur inscription exclusivement). Lorsqu’on y entre, la première impression est de pénétrer dans un lieu qui semble figé dans le temps.
Pourtant, l’endroit est d’une beauté inattendue : un comptoir en béton (matériel largement utilisé par les architectes de la période Art déco), incrusté de poudre d’or, d’opaline et de quartz, des mosaïques murales, un carrelage en céramique… « c’est le travail exceptionnel d’Auguste Labouret, maître verrier de Laon, artisan d’art, », explique Michele, journaliste free-lance qui, avec son complice Jean Triboulloy, a pu visiter et photographier cet endroit secret. En effet, c’est Labouret, qui a été chargé par Urbain Cassan de décorer le buffet de la gare lors de la reconstruction du bâtiment en 1926 (la gare avait été détruite par un incendie cinq ans plus tôt).
Classé à l’inventaire des monuments historiques, le buffet de la gare appartient toujours à la SNCF, qui, pour le moment n’a semble-t-il aucun projet pour ce dernier. La porte de sortie se trouvant sur le quai principal, le buffet ne répond plus aux normes actuelles de sécurité. Qu’il est difficile de concilier beauté et principe de précaution…

Réédition. Le Disque rouge de Pietro Germi en Blu-ray
Carlotta Films sort ce 19 août en format Blu-ray, le classique du cinéma italien Le Disque rouge (Il Ferroviere) de Pietro Germi nouvellement restauré en format 4K et accompagné de quelques bonus. Andrea Marcocci (Pietro Germi) vient de finir son service. C’est le soir de Noël, son fils Sandro (Edoardo Nevola), huit ans, est venu le chercher sur le quai de la gare. Le mécanicien est censé rentrer chez lui où l’attend sa famille.
Mais, sur la route, il décide de boire un verre avec son ami et collègue. Sandro rentre seul, tandis qu’Andrea boit, joue de la guitare et chante jusqu’à la fermeture du bistrot. L’enfant repart chercher son père qui, complètement ivre, finit par rentrer chez lui, où il s’endort. Mais, il ignore que pendant ce temps-là, sa fille Giulia (Sylva Koscina) souffre le martyre… Andrea réagit avec autorité, exemple concret du patriarche omnipotent. Mais, porté sur la bouteille, il ne va cesser de connaitre des déboires qui rejailliront sur sa famille.
Un jour, un homme se jette devant le train qu’il conduit. Le mécanicien est choqué et ne voit pas le disque rouge lui signalant l’arrêt immédiat. Il parvient à éviter de justesse une terrible catastrophe, mais n’évite pas les conséquences de cette erreur… Grand nom du cinéma transalpin, Pietro Germi a notamment légué au septième art l’expression « comédie à l’italienne ».
Avec Disque rouge, Pietro Germi se plonge dans le monde cheminot. Afin de préparer le film, le cinéaste et ses coscénaristes sont allés se mélanger avec les cheminots dans les bars et les restaurants qu’ils fréquentaient. Ils ont mangé, bu et chanté avec eux pour retranscrire sur l’écran l’esprit qui animait cette corporation.
Le Disque rouge de Pietro Germi. Italie (1956). Version originale sous-titrée française. Edition Blu-ray. Sortie le 19 août 2025. Prix : 15 euros.

Grande-Bretagne. Se promener le long du tout premier chemin de fer moderne
Le S&DR Trail of Discovery (sentier de découverte) propose une expérience inédite : une promenade le long d’une ligne de chemin de fer vieille de 200 ans. Celle qui a accueilli le tout premier voyage ferroviaire de l’ère de la vapeur.
Le Stockton and Darlington Railway (S&DR) est né le 27 septembre 1825 quand la Locomotion N° 1 créée par George et Robert Stephenson est parvenu à tracter les premières voitures chargées de voyageurs.
En 2018, Historic England, l’établissement public en charge du patrimoine a désigné le S&DR comme zone d’action pour préserver cette étendue de terrain historiquement importante.
Depuis lors, des travaux de conservation, d’enquêtes, d’évaluations et de réparations ont eu lieu le long du parcours afin que le public puisse profiter de la beauté naturelle de cette région et en apprendre davantage sur son histoire industrielle unique.
La nouvelle piste cyclable et piétonne suit des sections de cette toute première ligne qui serpente dans les comtés de Durham, Darlington et Stockton. Le sentier suit de près de grandes sections du parcours original de près de 42 km du premier voyage en train de passagers et de marchandises au monde.
Le long du chemin, vous découvrirez des sites remarquables, notamment le premier quai ferroviaire au monde et le plus ancien pont ferroviaire toujours utilisé aujourd’hui.
La première phase du sentier a été achevée au début du mois de juin et propose un tracé continu dans le comté de Durham depuis le tout début de la ligne à Witton Park jusqu’à la gare de Heighington. À Darlington, l’itinéraire partira du musée de Hopetown et reprendra l’itinéraire original de 1825 jusqu’à Middleton St George. À Stockton, l’itinéraire prendra place à la gare d’Eaglescliffe et vous emmènera jusqu’à Stockton Riverside, via Preston Park, où vous pourrez encore voir les vestiges de la ligne 1825. Cet été, 17 panneaux illustrés ont été placés le long du parcours pour raconter l’histoire de cet événement historique. Neuf peintures murales ont également été commandées pour célébrer cet évènement qui a changé la face de la Grande-Bretagne, puis du monde.
Plus d’informations sur https://sdr200. co.uk/discovery-trail (en Anglais)

Netflix. Le Dernier Wagon, une comédie dramatique mexicaine le long des rails
Diffusé sur Netflix, Le Dernier Wagon (El Último Vagón) se déroule au coeur d’un chantier ferroviaire. Réalisée par Ernesto Contreras, cette comédie dramatique mexicaine revient sur la grande précarité des ouvriers du rail et de leur famille.
Le jeune Ikal n’est jamais allé à l’école. Avec sa mère, il suit de chantier en chantier son père Tomás. Le cheminot se déplace perpétuellement, le long de la voie ferrée en construction. Une vie d’errance qui empêche Ikal de se faire des amis et de vivre une enfance comme les autres. Dans ce coin de la campagne mexicaine, où la famille vient de poser ses bagages, une institutrice locale, Georgina, entreprend de prendre en charge l’enfant, comme les autres gamins de cette communauté qui s’épanouit le long des rails et qui fréquentent son école installée dans un wagon. L’écolier débutant se rend deux fois par semaine chez Georgina qui parvient à lui insuffler le goût de la lecture en lui prêtant des bandes dessinées. Alors qu’elle a perdu son mari et son fils, elle a fait de ses élèves sa nouvelle famille et elle prend sous son aile le petit Ikal.
Hors de l’école, Ikal se lie d’amitié avec trois enfants : Chico, un enfant rebelle, Tuerto et la jolie Valeria. Ensemble, ils font les quatre cents coups et rêvent de leur avenir.
Tuerto aimeraient ainsi conduire des trains, comme son père, et il apprend par coeur les horaires des trains qui traversent la région. Tandis qu’Ikal a trouvé sa vocation sur les bancs de l’école : il aimerait devenir professeur. Quand un cirque vient s’installer dans la région, les quatre enfants se mobilisent pour pouvoir s’offrir une place.
Alors que les enfants rêvent de découvrir la prestation de la magicienne du cirque, les adultes s’échinent sur le chantier de la voie ferrée. Le travail y est harassant et les outils rudimentaires. Les ouvriers ne peuvent compter que sur leur force pour faire avancer la ligne de chemin de fer sous la pression constante du contremaître. Le gouvernement entend faire des économies et des rumeurs de chômage enflent sur le chantier. Afin d’offrir stabilité et éducation à son fils, Tomás compte démissionner et s’installer définitivement dans la petite communauté. En attendant, il est contraint de travailler alors que l’orage fait rage…
En parallèle de cette vie le long des rails, nous suivons le quotidien d’un inspecteur de l’éducation nationale, chargé par sa hiérarchie de fermer de nombreuses écoles de campagne dans le cadre d’un grand plan d’économie. Une mission qu’il accomplit à contrecoeur et qui le mènera jusqu’à l’école installée dans le wagon de marchandise.
Diffusée sur la plateforme Netflix, cette comédie dramatique aux élans mélodramatiques constitue un bon divertissement et entretient le souvenir de ces travailleurs pauvres qui ont édifié le réseau mexicain.
A voir sur Netflix. Le Dernier Wagon d’Ernesto Contreras. Netflix. Mexique. (2023)

France.tv. Le Ti-Train, l’avenir du transport sur l’île de La Réunion
C’est au beau milieu des embouteillages, dans une voiture bloquée dans le trafic, que débute ce documentaire diffusé initialement dans l’émission Archipels Réunion le 12 juin dernier et accessible depuis sur la plateforme France.tv.
Avant l’arrivée du chemin de fer, on circule à La Réunion en diligence et en chaloupe. Les trajets sont longs et éreintants. Au XIXe siècle, pour faciliter le transport des marchandises, notamment la canne à sucre, et des personnes, plusieurs projets de chemins de fer ont été envisagés sur l’île. Le premier coup de pioche survient en 1878 et le chemin de fer est inauguré en 1882, reliant Saint-Denis à La Grande Chaloupe, sur la côte nordouest.
Ce réseau a ensuite été étendu vers d’autres parties de l’île, notamment vers Saint-André et Saint-Benoît. La ligne de chemin de fer compte de nombreux ouvrages d’art, dont des tunnels percés par des mineurs piémontais spécialement venus d’Italie pour l’occasion.
En raison du relief montagneux accidenté et des coûts élevés d’entretien, le réseau ferroviaire rencontre de nombreuses difficultés. Avec l’arrivée de la voiture, le chemin de fer a progressivement perdu de son importance. Le dernier train a circulé dans les années 1970.
Dans ce documentaire, nous parcourons de nouveau l’ancienne ligne en profitant des informations de l’historien Eric Boulogne. Plusieurs témoins se souviennent de la vie à l’heure du rail. Aujourd’hui, le retour du ferroviaire semble plus improbable que jamais. Les projets ferroviaires s’inscrivent dans un temps long et le projet de construction d’un tram-train sur l’île ne survit pas au changement de majorité. Le projet de Tram-Train a été abandonné en 2010 et les fonds publics qui lui étaient destinés ont été transférés vers la Nouvelle route du Littoral…
A voir sur France.tv jusqu’au 12 juin 2026. Archipel : Un Ti-Train nommé Désir de Nicolas Klein. Les Arts Gecko Productions. (2025)

Paris. Food Express, une exposition qui creuse l’appétit
Une exposition sur l’évolution de l’offre de restauration en milieu ferroviaire a ouvert ses portes le 10 juillet dernier à Ground Control, un tiers-lieu installé dans une ancienne halle de messagerie de la SNCF. Jusqu’au 5 octobre, les visiteurs pourront se plonger dans l’histoire fascinante des voitures restaurants et des buffets de gare.
Dans l’ancienne halle de messagerie du Charolais, à deux pas de la gare de Lyon, Ground Control accueille jusqu’au 5 octobre une exposition consacrée à l’alimentation en milieu ferroviaire baptisée Food Express – Photographies d’une cuisine en mouvement.
Elle fait suite à l’exposition Wagon Bar – Une petite histoire du repas ferroviaire, présentée l’an dernier aux Rencontres photographiques d’Arles et dont elle est une adaptation. C’est de nouveau l’historien Arthur Mettetal qui assure le commissariat de cette exposition collective.
L’ensemble permet de retracer l’histoire de la restauration dans les trains et les gares depuis les premières tentatives du XIXe siècle aux trains à grande vitesse du XXIe siècle. Les photos et les documents présentés sont issus des archives du Service Archives Documentation du groupe SNCF (SARDO), du Fonds de dotation Orient Express et du groupe Newrest Wagons-Lits.
L’alimentation en milieu ferroviaire est un défi pour les compagnies pratiquement depuis le premier transport de voyageurs. Buffet de gare, voiture-restaurant, buvette, vendeur ambulant, distributeur automatique : l’offre est multiple et évolue sans cesse.
Présentée pour la première fois à Paris, cette nouvelle version de l’exposition diffuse notamment des images inédites issues des coulisses de la restauration à bord, des documents rares issus des archives du groupe SNCF et de Newrest Wagons-Lits.
L’exposition se déploie dans l’espace de la Cathédrale, une verrière de plus de 200 m² consacrée à ce type d’évènements temporaires.
La scénographie de l’exposition intègre une voiture de train, reconstituée en grandeur nature. Elle offre ainsi aux visiteurs l’occasion de se plonger dans cet univers ferroviaire. On y découvre l’incroyable organisation mise en place par la Compagnie internationale des Wagons-Lits (CIWL) pour garantir à ses riches clients une expérience culinaire luxueuse.
Dans les années 1970, l’alimentation ferroviaire commence à imiter le modèle aérien. La cuisine quitte les trains. Les plateaux repas préparés sur des sites extérieurs deviennent la norme, célébrant la modernité des matières plastiques. Les nappes blanches et la vaisselle disparaissent progressivement des trains.
Les habitudes alimentaires évoluent, l’offre à bord des trains aussi. Du côté de la SNCF et la CIWL, on cherche des solutions pour proposer une offre de qualité tout en préservant la rentabilité. Plateau-Express, Minibar, Grill-Express, plateau-repas du bar Corail, offre de restauration « Bon moment » ou sandwich triangle : cette quête est loin d’être achevée.
Le site ferroviaire du Charolais est né quelques années après la construction de l’embarcadère de Lyon. En 1850, deux rotondes sont construites ainsi que des halles et des ateliers par le PLM. À la fin des années 30, dans ses grandes heures, le dépôt du Charolais accueillait plus de 150 machines.
En 1951, l’électrification du réseau sonne le glas du dépôt, qui est progressivement abandonné. Mais plus de 35 ans après, en 1987, la création du TGV Postal relance l’activité ferroviaire. Un centre de tri postal voit le jour. Mais la fin des rames à livrée jaune signe la fermeture complète en 2015. Le site est promis à la destruction, pour laisser place à un important projet immobilier. Heureusement avant les bulldozers, Ground Control, un concept d’espace pluridisciplinaire, festif et ouvert, s’est installé en 2017 dans les immenses espaces intérieurs, mis en sécurité par les équipes de SNCF Immobilier, préservant ainsi pour quelques années ce patrimoine industriel et ferroviaire.
Aujourd’hui, ce tiers-lieu est bien connu des Parisiens, qui participent en nombre aux évènements qui y sont régulièrement organisés. Dans la « halle à manger » de Ground Control, deux répliques de TGV démontrent que le site assume toujours son passé ferroviaire. Les visiteurs viennent également boire un verre et manger dans un des nombreux stands qui proposent toutes sortes de délices. Les cuisines proposées y abordent tous les horizons gustatifs : indiens, italiens, franco-taïwanais, argentin, libanais ou encore du nord de la France…
Bref, entre l’héritage ferroviaire et les expériences culinaires, Ground Control est le site idéal pour accueillir une exposition sur la restauration du voyageur en train !
Food Express jusqu’au 5 octobre Ground Control – Gare de Lyon 81, rue du Charolais 75012 Paris.
Site : www.groundcontrolparis.com/

Moldavie. Deux wagons pour se souvenir de la « terreur soviétique
Le gouvernement moldave a organisé une exposition baptisée « La terreur soviétique en RSS de Moldavie : ampleur, victimes et auteurs », inaugurée le 6 juillet dernier. Elle se déroule dans deux wagons installés sur la place de la Grande Assemblée nationale à Chisinau, la capitale du pays. Les deux wagons, exposés pour la troisième année consécutive, abritent des photographies, des documents, des livres et divers objets illustrant les récits des déportés.
Jusqu’au 27 juillet, les visiteurs peuvent également visionner du contenu multimédia dans l’un des wagons. Cette exposition rappelle à la population un évènement particulièrement tragique de son histoire. La déportation d’au moins 80 000 Moldaves entre 1940 et 1953 par les Soviétiques (certaines sources parlent de 110 000 déportées). Le point d’orgue de ces opérations survient du 6 au 9 juillet 1949 avec la déportation massive la plus importante de l’histoire de la République de Moldavie. L’occupant a ainsi visé plus de 11 000 familles, et le contingent de personnes déplacées de force dans des wagons à bestiaux s’est élevé à 35 796 personnes, dont 11 889 enfants.
Les Soviétiques entendent ainsi décimer l’élite politique et culturelle roumanophone du pays et accélérer l’intégration du pays dans l’espace russe. Cette exposition se déroule dans un contexte tendu entre Chisinau et Moscou. Aujourd’hui, la Moldavie subit toujours la pression de son puissant voisin qui soutient l’indépendance de la Transnistrie. Cet État indépendant de facto, non reconnu par la communauté internationale, a fait sécession de la Moldavie en 1991 avec le soutien de Moscou. Depuis, elle accueille une importante base de l’armée russe. Régulièrement la Russie est accusée de mener en Moldavie des opérations de déstabilisation et d’ingérences dans les affaires intérieures du pays.

France 5. Des trains (et des trams) pas comme les autres en Belgique
Philippe Gougler et son équipe se rendent Outre-Quiévrain à l’occasion du troisième épisode de la nouvelle saison Des trains pas comme les autres. Le réseau ferré belge est particulièrement dense et réserve quelques surprises…
La 15e saison de la série Des trains pas comme les autres continue ce lundi soir avec la diffusion d’un épisode inédit qui se déroule chez nos voisins belges. Philippe Gougler y découvre un des réseaux ferroviaires les plus denses au monde. Son périple débute à Namur, où le journaliste assiste à une joute traditionnelle durant laquelle les combattants s’affrontent perchés sur des échasses. Une habitude prise pendant les grandes inondations qui ont touché la ville au Moyen Âge.
Puis, nous prenons la direction de la gare de Namur, où il monte à bord d’un train de la SNCB, la compagnie ferroviaire belge. Philippe Gougler échange avec la cheffe de bord qui lui explique les règles linguistiques strictes qui régissent son travail. Quand elle traverse la Wallonie, elle doit effectuer ses annonces exclusivement en Français, quand elle traverse la Flandres, elle n’est autorisée qu’à utiliser le Néerlandais. Seule la région de Bruxelles a le droit aux deux langues. La langue est un sujet sensible ici. Pendant longtemps, les Flamands n’avaient pas le droit de pratiquer leur langue, alors qu’ils sont majoritaires, ce qui a créé une grande frustration menant à un véritable combat pour la reconnaissance de la langue et de la culture flamande. Cette stricte séparation n’est pas sans conséquence. Ainsi en mars 2001, un accident entre deux trains survient à Pécrot, un village situé sur la frontière linguistique entre Flandres et Wallonie, à la suite d’une incompréhension entre agent flamand et agent wallon.
Philppe Gougler et son équipe arrivent à Bruxelles, où ils rencontrent l’habilleur personnel du Manneken-Pis, la célèbre statue du petit garçon urinant à la face du monde. Cette fontaine formée par une statue en bronze d’un peu plus de 55 centimètres est l’un des symboles les plus connus de Bruxelles, dépassant malgré sa taille l’Atomium ou la Grand-Place dans le coeur des Bruxellois.
C’est à Bruxelles également que le journaliste découvre des trains étonnants, ceux du Petit train à vapeur de Forest. Ces modèles réduits à l’échelle 1/8e circulent dans un parc de la ville grâce à l’investissement des 120 membres de l’association qui le gèrent. Véritables bijoux, ces matériels ont tout de leur cousin à taille normale… Puis, nous prenons la direction d’Anvers. Construite par l’architecte Louis de La Censerie entre 1895 et 1905, l’ancienne Middenstatie, la gare d’Anvers-Central est surnommée Spoorwegka-thedraal (cathédrale du rail). Elle est un véritable monument de pierre, de verre et de métal.
Après être passé par l’impressionnant hall, on accède aux quais par un escalier monumental, où les trains font leur entrée sous une verrière courbée à la structure parabolique qui serait inspirée par la coupole du Panthéon de Rome. Pour cet édifice couronné par une coupole de 75 mètres de haut, l’architecte initial a en effet puisé son inspiration dans la gare suisse de Lucerne et au Panthéon de Rome. Le bâtiment est cerné par le jardin zoologique, créé en 1843, et le quartier des diamantaires, qui a légué à Anvers son surnom de « cité des pierres étincelantes ». Philippe Gougler se rend à la Bourse aux diamants, où il assiste à une négociation feutrée et en apprend plus sur la vente de diamants.
Changement d’ambiance radical avec un tram pas comme les autres… Avec ses 67 kilomètres parcourus en un peu plus de 2 heures 20 et ses 70 arrêts, la ligne de la Côte belge (Kusttram) est le plus long tramway du monde ! Née en 1885, cette ligne à voie métrique relie la gare de La Panne, tout près de la frontière française, à Knokke-Heist, à deux pas de celle des Pays-Bas. Au passage, le tramway dessert de nombreuses stations balnéaires comme Knokke-Heist, Blankenberge, Le Coq-sur-Mer, Ostende, Nieuport ou encore Coxyde.
Si le tramway est aujourd’hui un moyen de transport résolument populaire, ses origines sont royales. L’aventure débute à Ostende, où la famille royale de la jeune nation belge prend ses quartiers d’été. Léopold II fait de la ville une vitrine de son pouvoir et espère concurrencer les stations balnéaires normandes ou de la Côte d’Azur. Il se rend à Ostende à bord de sa propre voiture de tramway. Avec le début des congés payés en 1937, les stations balnéaires belges voient arriver de nouveaux estivants. Le tourisme balnéaire se démocratise.
Le reporter effectue également un beau voyage nostalgique à bord d’un autorail qui circule sur la ligne du Bocq, grâce à la mobilisation de bénévoles passionnés… Puis il se rend sur le point culminant du « plat pays », qui s’élève à 694 m. au-dessus du niveau de la mer. Malicieux, les Belges y ont construit un escalier permettant à ce site d’atteindre les 700 m. d’altitude !
Samuel DELZIANI
Lundi 28 juillet à 21 h 00 sur France 5. Des trains pas comme les autres – Belgique. Step by Step Productions. (2025)

Montpellier. Un tramway pelliculé aux couleurs du Tour de France
Partie de Lille le 5 juillet dernier, la 122e édition du Tour de France passe à Montpellier les 21 et 22 juillet. A cette occasion, un tramway de la ville sera pelliculé tout en jaune et dispensera auprès des Montpelliérains les principales informations relatives à l’édition 2025 de la plus grande course cycliste du monde. Ce véhicule spécial devrait contribuer à faire monter dans la ville – étape l’ambiance autour de l’événement sportif.
Les coureurs et les équipes se reposeront à Montpellier lundi 21 juillet après la 15e étape Muret Carcassonne et surtout après avoir parcouru les trois étapes pyrénéennes. Revigorés par cette journée de relâche, ils auront besoin de toute leur énergie disponible avant le départ de la 16e étape qui s’annonce corsée avec ses 172 km avec près de 3 000 m de dénivelé positif et une arrivée au sommet du Mont Ventoux. Le col mythique classé hors catégorie est un grand classique du Tour. Ce sera la 19e fois que le mont est grimpé par les concurrents. Cette fois-ci l’ascension s’accomplira par la face sud. Le peloton s’élancera de l’Esplanade de l’Europe pour le départ fictif à 12 h 10. Les coureurs traverseront Antigone, le Corum, les Beaux-Arts, pour rejoindre la route de Mende, puis Montferrier- sur-Lez. Les choses sérieuses débuteront à Prades-le-Lez où commencera réellement la course.
La ville languedocienne accueillera également un « fan park » officiel du Tour de France. Situé places du Nombre d’Or et du Millénaire, ce « village » dont l’accès est gratuit offrira de nombreuses animations et un écran géant pour suivre la 16e étape en direct. Les fans de la « Grande boucle » pourront également se rendre à l l’Hôtel de Ville pour découvrir l’exposition « La collection Tour de France Louis Nicollin ». Du 10 juillet au 1er août, cette exposition met à l’honneur une vingtaine de pièces rares retraçant l’histoire du Tour.

France 5. Philippe Gougler à bord de l’Empire Builder et du Royal Gorge Route Railroad
Dans cet épisode inédit de la nouvelle saison de l’émission Des trains pas comme les autres, Philippe Gougler parcourt des lignes de chemins de fer mythiques qui traversent des paysages sauvages du nord des Etats-Unis et du Colorado.
Après un voyage aux Philippines, le deuxième épisode de la 15e saison de la série Des trains pas comme les autres nous emmène aux Etats-Unis.
Alors que l’été bat son plein et que le thermomètre s’affole, France 5 nous propose ainsi un vrai coup de frais avec un périple qui débute au coeur de l’hiver dans un Chicago enneigé. Philippe Gougler y admire un duo de patineurs qui s’entraîne sur le lac Michigan gelé. Puis, observe – interdit – la baignade de deux nageurs motivés qui plongent dans les eaux glacées. Puis, le journaliste se rend sur les voies ferrées qui traversent la ville. Quand la nuit tombe, les rails gèlent dès que la température descend.
Philippe Gougler y suit le travail d’un cheminot qui met littéralement le feu aux rails. Un réseau au gaz permet d’enflammer les rails à des endroits stratégiques, notamment les aiguillages qui craignent particulièrement la glace. Un dispositif qui n’existerait qu’à Chicago. Selon la météo, il peut rester allumer parfois plusieurs semaines ! Le spectacle des rails en feu est saisissant.
Puis, Philippe Gougler se rend à Union Station, l’imposante gare de la ville, construite lors de l’âge d’or ferroviaire de Chicago, quand la cité était un très important noeud ferroviaire. Le hall de la gare est impressionnant avec ses 34 m. de hauteur de plafond.
Le journaliste monte ensuite à bord de l’Empire Builder, un train mythique qui relie Chicago à Portland et Seattle via St Paul-Minneapolis et Spokane. Ce train mythique longe la frontière canadienne, à travers les plaines du Nord Dakota, le Montana, le Glacier National Park. Le parcours dure 45 heures.
Le train compte toutes sortes de voitures, dont une panoramique où l’on peut pleinement jouir du paysage. Philippe Gougler profite d’une cabine privée et d’un lit particulièrement large (pour un train). La première étape conduit le journaliste et son équipe dans le Montana, l’endroit le plus froid des Etats-Unis hors Alaska. Ils descendent en gare de Detroit Lakes, dans le Minesota, puis se rendent sur les rives Le globe-trotter découvre le lac des Bois, dont les eaux se situent essentiellement au Canada. Philippe Gougler participe à une partie de pêche sur glace particulièrement confortable !
Puis, il partage un moment de convivialité dans un saloon pas comme les autres. Un bar éphémère accueille directement, sur le lac glacé, les pêcheurs, les touristes et les locaux qui viennent y partager un verre. A l’intérieur, on offre au journaliste un Minnow Shot, un verre d’alcool où nage un petit poisson local bien vivant, le Minnow, bien connu des pêcheurs locaux qui l’utilisent comme appât. Il a toute la peine du monde à garder cette étrange potion en bouche, mais l’avale courageusement. De retour à bord du train, il effectue le trajet jusqu’à la gare de Whitefish, toujours dans la Montana.
Pendant le trajet, Philippe Gougler échange avec un employé de la compagnie Amtrak qui lui explique pourquoi les trains de voyageurs américains sont composés de voitures inox, ce qui leur donne leur aspect caractéristique. Bientôt l’Empire Builder arrive au pied des Rocheuses. Il doit traverser l’immense chaine de montagne avant de rejoindre le Pacifique.
Le journaliste fait un crochet par le parc national de Yellowstone avant de se rendre dans le Colorado. Il vient y découvrir un train très célèbre dans le pays. Pour y accéder, il effectue le voyage jusqu’à Cañon City. Dans l’ouest de cette petite ville, il découvre ce train touristique qui emprunte une des lignes de chemin de fer les plus impressionnantes du pays traversant des canyons profonds, le Royal Gorge Route Railroad.
Philippe Gougler monte à bord de la cabine de conduite pour profiter d’une leçon d’histoire prodiguée par le conducteur du train, fin connaisseur de ce chemin de fer. Le cheminot revient notamment sur le conflit qui a opposé ici deux compagnies ferroviaires dont l’ambition était de relier en premier une importante mine d’argent. De 1876 à 1879, les deux compagnies se livrent à une « guerre » totale. Des deux côtés, des mercenaires sont embauchés et les sabotages surviennent sur les deux chantiers. Finalement, l’une des deux s’efface après avoir reçu 1 700 000 dollars en dédommagement.
Le périple s’achève dans la station de ski d’Aspen, l’une des plus huppée du monde. Philippe Gougler se rend au The Crepe Shack, un établissement créé par Mawa McQueen, une Franco-Ivoirienne qui a quitté Trappes dans les Yvelines pour vivre son rêve américain outre-Atlantique. Il y déguste une crêpe au saumon fumé et au caviar, qui coûte la bagatelle de 180 dollars !
Des trains pas comme les autres – De Chicago aux Rocheuses. Step by Step Productions. (2025)