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Catégorie : Actus

UIC HighSpeed 2023 à Marrakech : les nouveaux horizons de la grande vitesse
Reprogrammée en mars 2023 et relocalisée à Marrakech, la onzième édition du congrès UIC HighSpeed a eu lieu du 7 au 10 mars. Elle a permis de faire le point sur le développement de la grande vitesse ferroviaire dans le monde, qui a connu un fort coup d’accélérateur dans le secteur « Afrique du Nord – Moyen-Orient » depuis la précédente édition, à Ankara en 2018.
Si une certaine pandémie n’avait pas bouleversé le cours des événements depuis trois ans, la onzième édition du congrès UIC HighSpeed se serait tenue à l’été 2020 à Pékin. Un choix tout à fait justifié à l’époque, alors que le réseau ferré chinois s’était enrichi ex nihilo de 40 000 km de lignes à grande vitesse en à peine 12 ans.
Mais après un premier report à l’été 2022, le congrès a été relocalisé au Maroc, dont le réseau ferré est un pionnier de la grande vitesse sur rail en Afrique. Avec le recul, ce choix se révèle judicieux du point de vue géographique : ces derniers mois ont vu les contrats succéder aux protocoles d’accord en Égypte, autre pays du nord de l’Afrique, alors que de l’autre côté de la mer Rouge, réalisations et projets fleurissent sur la péninsule arabique… en attendant des lignes nouvelles au nord du golfe Persique.
Question chiffres, une barre symbolique a été franchie, avec un cumul qui a dépassé en 2020 les 50 000 km de lignes à grande vitesse dans le monde, les 60 000 km étant atteints à la fin 2022. Et si, sur ce total, de l’ordre des trois quarts se situent désormais en Asie, avec le spectaculaire développement du réseau chinois, et de l’ordre d’un quart se situe en Europe, le reste du monde représente pour l’instant à peine 1 700 km de lignes (auxquelles on ajoute, dans les statistiques, les 735 km du corridor nord-est aux Etats-Unis).
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Railcoop confirme son choix de lancer un service minimum en juin 2024
La coopérative Railcoop a confirmé le 2 mars, le lancement en juin 2024 d’un service voyageurs entre Bordeaux et Lyon suite à la validation par son assemblée générale. Soit deux ans plus tard que les prévisions initiales. Et avec un service minimum puisqu’il n’est prévu qu’un aller-retour sur deux jours entre Bordeaux et Lyon.« Une rénovation légère des rames sera engagée dès 2023. La commercialisation des billets se fera dans un premier temps à bord des trains et via des partenaires« , souligne dans un communiqué la coopérative ferroviaire, qui exploite déjà des trains de fret entre Capdenac (Lot) et Saint-Jory (Haute-Garonne).? Retrouvez toute l’actualité ferroviaire dans La Vie du Rail Hebdo
L’engagement (trop?) ambitieux de la SNCF d’obtenir 98,5 % de ponctualité dans les Hauts-de-France
Pour remporter l’exploitation du premier lot de lignes (l’Etoile d’Amiens) ouvert à la concurrence par les Hauts-de-France, la SNCF s’est notamment engagée à tenir un taux de ponctualité de 98,5 %. Soit un taux « extrêmement ambitieux », nous ont affirmé les différents experts ferroviaires que nous avons interrogés. Selon eux, si on excepte le Japon (ainsi que les lignes de métro automatique en circuit fermé), aucun réseau ferroviaire au monde n’affiche une telle performance. De multiples causes peuvent venir perturber les circulations comme des intrusions sur les voies, des heurts avec des animaux sauvages ou avec des véhicules sur des passages à niveau, ou encore avec d’autres trains (fret, TGV… ) passent par les mêmes voies.
Tout dépend en fait des conditions qui encadreront cet engagement dans le futur contrat entre l’exploitant ferroviaire et la région. Ces précautions peuvent permettre de s’en affranchir plus ou moins.
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Commande record de locomotives pour Siemens
C’est la plus grande commande de locomotive jamais reçue par Siemens Mobility et le contrat le plus important signé par la filiale indienne du groupe allemand. Conclu avec les Indian Railways, ce marché record de 3 milliards d’euros « hors taxes ni modifications des prix » porte sur la livraison, les essais et la mise en service, sur une période de 11 ans, de 1 200 locomotives électriques destinées à la remorque de trains de fret. Le contrat comprend aussi la maintenance de ces machines « de 9 000 ch » (6,6 MW) pendant 35 ans.
Le montage de ces locomotives devra avoir lieu aux ateliers Indian Railways de Dahod (État du Gujarat), en coopération avec les agents de l’entreprise ferroviaire, alors que la maintenance sera effectuée dans quatre dépôts Indian Railways (Visakhapatnam, Raipur, Kharagpur et Pune). Les chaînes de traction seront quant à elles produites en Inde par Siemens Mobility, qui mettra en oeuvre sa plateforme Railigent pour garantir la fiabilité et la disponibilité des locomotives.
Cette commande de locomotives de grande puissance, qui pourront remorquer des trains de fret de 4 500 t à 120 km/h maximum, s’inscrit dans la stratégie d’électrification à 100 % du réseau ferré indien, dans une perspective de faire passer la part modale du rail de 27 % à une fourchette de 40 à 45 % du volume de marchandises transportées dans le pays.
? Cet article est tiré du numéro 3927 de La Vie du Rail.
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Festival vapeur 2023 de l’Ajecta. Appel aux bénévoles !
Les 6, 7 et 8 mai, l’Association de jeunes pour l’entretien et la conservation des trains d’autrefois (Ajecta) organise à Longueville (Seine-et-Marne) le festival vapeur 2023.
Pour cet événement national, de nombreux matériels historiques – locomotives à vapeur, autorails, machines électriques ou diesels, train militaire – seront rassemblés.
L’Ajecta recrute des bénévoles pour renforcer ses équipes et assurer l’accueil des visiteurs et des associations participantes, la logistique du festival, la surveillance des lieux…
? Si vous souhaitez participer à cette manifestation d’exception et contribuer à son succès, inscrivez-vous sur : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeGX4JsDGa0v8QncUXAS0Z5YhpPzGV2dhYKtgfyJ53pRwHELw/viewform?usp=sf_link

Le nouveau numéro de La Vie du Rail Magazine est disponible !
Une nouvelle occasion de voyager et de prévoir de futures escapades !
En ce mois de décembre, retrouvez un dossier spécial sur le plus long train de voyageurs du monde.
Un article exceptionnel qui vous fait voyager dans les coulisses de cet exploit ! Des préparatifs au décollage à bord de ce train, vous pourrez revivre ce voyage de l’intérieur !
Retrouvez-le en boutique, en kiosque et dès à présent en ligne ? https://www.europechina.net/magazines-archives/la-vie-du-rail-magazine-mensuel/K3395/

Une nuit avec un Boa pour changer les rails
Le train Boa porte bien son nom. En une courte nuit de travail, entre le 31 janvier et le 1er février dernier, ce train usine de renouvellement de rails, a « avalé“ 1 120 mètres de rail au nord-est de la gare Sevran (Seine-Saint-Denis), en direction de celle de Vert-Galant. C’est là que se déroule un chantier de renouvellement de rails, qui s’étend entre La Plaine Saint-Denis et Mitry. Au total, 15 km de voies – donc le double de rails –, sont concernées par ce chantier, qui se déroule en deux étapes les nuits de semaine : du 9 janvier au 3 février, puis du 6 au 25 mars 2023.
En moyenne, le Boa est capable de renouveler entre 600 et 800 mètres de rails, contre 300 et 400 mètres avec des méthodes classiques qui recourent notamment à des engins de levage rail-route et nécessitent de grandes équipes.Autre avantage, « le Boa » n’impose pas de limitation temporaire de vitesse (LTV), à l’issue du chantier. Une fois le train usine passé, les circulations peuvent reprendre à vitesse normale, ce qui limite l’impact sur l’exploitation. Si le train Boa se libère des contraintes de la LTV, c’est grâce au chauffage des rails neufs. Ils sont réchauffés à la température à laquelle ils seront majoritairement utilisés, autour d’une vingtaine de degrés. En chauffant ainsi les rails, on obtient une dilatation moyenne et on les soude aussitôt, imposant une légère contrainte sur l’ensemble de la voie qui donne sa rigidité à l’ensemble.? Retrouvez toute l’actualité ferroviaire dans La Vie du Rail Hebdo
Abellio quitte la Grande-Bretagne
Comme annoncé l’été dernier, mais un peu plus tard que prévu, Abellio UK, filiale britannique des Nederlandse Spoorwegen (NS, chemins de fer néerlandais), a été vendue par ces derniers à sa direction (management buyout), qui l’a renommée Transport UK Group Ltd (TUK). Ce transfert a été annoncé le 1er mars par l’ancien propriétaire d’Abellio UK, les autorités organisatrices et organismes britanniques concernés ayant donné leur accord.
Après 20 ans de présence sur le marché britannique mais aussi des déboires en Écosse et en Allemagne, les NS ont donc décidé de se concentrer sur leur marché intérieur, voire sur les dessertes ferroviaires transfrontalières à destination et en provenance des Pays-Bas.
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Eole : après les retards et les surcoûts, le service partiel
Après avoir comptabilisé les retards du chantier Eole (qui a glissé de 2020 à 2022, puis à 2024) et les surcoûts ( estimés à 1,7 milliard d’euros pour un projet au départ évalué à 3,7 milliards d’euros aux conditions 2012), Ile-de-France Mobilités a été informé par la SNCF qu’à la mise en service du RER E de Saint-Lazare à Nanterre (le prolongement jusqu’à Mantes-la-Jolie est prévu dans un second temps), le service ne serait que partiel : seuls quatre trains par heure circuleront, entre 10h et 16, jusqu’en décembre. Le temps de tester les rames et les systèmes de contrôle.
« Alstom affirme que 38 rames seront livrées pour les JO. Mais tout le monde se renvoie la balle sur les responsabilités dans ce service partiel et les retards : la SNCF, Alstom et Siemens impliqué dans le système d’exploitation des trains », commente la présidente, qui de toute façon, répète-t-elle, n’a « pas d’argent pour les faire circuler, même avec quatre rames par heure ».
? Retrouvez l’intégralité de cet article dans le numéro 3926 de La Vie du Rail.
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SNCF Transilien vise 900 recrutements en 2023
900 recrutements, c’est l’objectif que s’est fixé Transilien, la direction régionale de la SNCF-en Île de-France, pour cette année. Majoritairement des conducteurs.rices de RER, de trains et de tram-trains : 400 au total. Autres fonctions visées, 200 chargé(e)s de la relation clients en gare, 150 technicien.nes de maintenance des trains et agent.es de manœuvre dans les centres de maintenance, 40 à la production, 110 à la maîtrise et 50 sur des postes de cadres avec des profils d’ingénieurs ou systèmes d’information (projets, développeurs).Pour Transilien, il s’agit de « rattraper les moindres recrutements dus à la crise, sanitaire et aux confinements », mais aussi de répondre au « contrat ambitieux 2020-2023, prolongé à fin 2025, avec Île-de-France Mobilités », de préparer « les Jeux olympiques et paralympiques, […] la mise en service d’Eole » ou encore « le renouvellement des matériels roulants, nécessitant de forts besoins en compétences techniques » et compenser « les mobilités internes […] et les départs en retraite ».
En 2022, Transilien était déjà l’œuvre sur le front des recrutements : 770 agent.es, au lieu des 600 prévus. Parmi eux, des chargé(e)s de la relation client en gare (330), des conductrices et conducteurs (220), et des techniciennes et techniciens de maintenance et agentes-agents de manœuvre (130).