Catégorie : Actus

  • Les comptes de Transdev sont dans le vert

    Les comptes de Transdev sont dans le vert

    Nouveaux marchés de métros, de RER et de trains à l’international, acquisition du leader des transports publics aux Etats-Unis où Transdev double de taille, retour des usagers, développement des bus électriques. L’opérateur de transport public signe une année commerciale honorable en 2022, avec un résultat net positif de 20 M€. Un rebond toutefois freiné par la flambée des prix de l’énergie.

    Le premier trimestre 2023 n’est pas marqué par une nouvelle victoire ferroviaire de Transdev en France. Début mars, l’opérateur de transport public a vu lui filer sous le nez l’Etoile d’Amiens, le premier lot de TER ouverts à la concurrence dans les Hauts-de-France et qui restera finalement à la SNCF. En revanche, 2022 aura été « l’année de la reconquête », selon Thierry Mallet, pdg du groupe. Il présentait le 21 mars les résultats financiers de l’exercice 2022, dans les salons de la Caisse des dépôts (CDC), qui détient 66% de l’entreprise. Le reste est détenu par le groupe familial allemand Rethmann.

    Des résultats annuels « en forte croissance », s’est félicité le dirigeant. A commencer par une progression de 10% du chiffre d’affaires qui atteint 7,7 milliards d’euros, porté par le démarrage de nouveaux contrats et l’augmentation des recettes commerciales avec le regain de fréquentation dans les transports en commun. L’entreprise a retrouvé 90% de son niveau pré-Covid en Ile-de-France, 80% en régions et à l’international où elle réalise les deux-tiers de son chiffre d’affaires. L’an passé, le groupe a transporté en moyenne 8,8 millions de passagers par jour sur les réseaux qu’il exploite dans 19 pays.

     

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  • Gare des Invalides  – Passé, présent, futur

    Gare des Invalides – Passé, présent, futur

    En 2026, la Fondation Giacometti investira l’ancienne gare des Invalides et les sous-sols de l’esplanade pour créer le Musée & École Giacometti. Une nouvelle mue pour ce bâtiment dont l’histoire, pourtant pleine de rebondissements, reste méconnue des parisiens. Nous avons profité d’une visite guidée avec Jean-Emmanuel Terrier, historien au musée de l’Air et de l’Espace pour remonter le temps.

     

    C’est un triste et gris samedi matin parisien. Un petit groupe d’irréductibles est regroupé au 2, rue Robert Esnault-Pelterie, dans le 7e arrondissement. Nous sommes 14 devant le bâtiment vide de la gare des Invalides dans l’un des quartiers les plus prestigieux de Paris. À proximité se trouvent l’Hôtel des Invalides, le Palais Bourbon, l’Assemblée Nationale, le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, plusieurs ambassades, le Grand Palais, le Petit Palais, le Musée d’Orsay, les Champs-Élysées… Mis à part quelques passagers des arrêts de bus et du RER C, le lieu est désert. Construite au cœur de la vie politique et culturelle de la capitale, la discrète gare des Invalides est presque invisible aux yeux des parisiens.

     

  • Avec la mort de Bernard Tabary, Keolis perd un grand dirigeant

    Avec la mort de Bernard Tabary, Keolis perd un grand dirigeant

    Il ne courra pas, le 2 avril, le prochain marathon de Paris pour lequel il s’entraînait tous les jours. Bernard Tabary, directeur des activités internationales du groupe Keolis est décédé d’une crise cardiaque dimanche 19 mars.

    Ce grand sportif, au large sourire, drôle, bienveillant, pas langue de bois, ne manquait jamais son footing du petit matin. Où qu’il soit dans le monde, lui qui le parcourait au gré des contrats de la filiale de la SNCF qu’il avait rejoint en 2005, Bernard Tabary courrait. La dernière fois que nous l’avions vu à l’épreuve, c’était à Dubaï, en février dernier, lors d’un voyage de presse.

    « Bernard était un dirigeant profondément apprécié des salariés de Keolis, et estimé par nos partenaires et nos clients qu’il accompagnait inlassablement partout dans le monde. Il était reconnu pour son expertise et son engagement dans les transports publics qu’il incarnait avec énergie et un relationnel hors pair. Sa personnalité unique et soin ouverture d’esprit et sa compréhension des différentes cultures ont été inestimables pour Keolis. Bernard aura marqué l’histoire de notre entreprise et restera une figure pour nous tous. Notre peine est immense », a déclaré Marie-Ange Debon, présidente de Keolis, dans un communiqué.

    Bernard Tabary avait débuté sa carrière chez Bolloré, en 1983, dans la branche transport et logistique, avant de rejoindre la division environnement du groupe Plastic Omnium en 2000. Entré chez Keolis en 2005 comme directeur général adjoint en charge de l’Est et de l’Ile-de-France, il avait ensuite dirigé Keolis Lyon jusqu’en 2011 avant d’être nommé directeur exécutif international du groupe.

    « Au-delà de ses grandes qualités de dirigeant, Bernard était une belle personne, humaine, pleine d’humour un peu British et attentionnée », témoigne Jean-Pierre Farandou, patron de la SNCF, dans une série de tweets en hommage à son collaborateur, dont il était très proche et qui l’a accompagné durant de longues années.

    Bernard Tabary avait 62 ans. Le groupe Keolis prépare un hommage international.

     

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  • UTP : « La convention collective du ferroviaire reste à construire »

    UTP : « La convention collective du ferroviaire reste à construire »

    Logement, facilités de circulation, pénibilité, prévoyance, droit syndical : pour Florence Sautejeau, déléguée générale de l’UTP, l’urgence c’est 2024, année des premiers transferts de cheminots en région Paca sur les lignes TER. Mais la convention collective du ferroviaire n’est toujours pas achevée.

    L’actualité sociale autour de la réforme des retraites n’est pas franchement favorable à la reprise des négociations sur la convention collective du transport ferroviaire visant à établir des règles sociales communes à toutes les entreprises ferroviaires, publiques et privées. Florence Sautejeau, déléguée générale de l’UTP, l’Union des transports publics et ferroviaires chargée de la négocier et de la finaliser rapidement avec les partenaires sociaux, en est bien consciente.

    Le 17 mars, devant l’association des journalistes du transport et de la mobilité (AJTM), elle a longuement évoqué le sujet. « Mon obsession, c’est que, quand les premiers salariés SNCF seront transférés chez un nouvel entrant, on puisse leur garantir leurs droits sociaux », dit l’ancienne conseillère sociale de Jean Castex quand il était à Matignon.

    Et cela va arriver vite, en 2024 très exactement. Les premiers transferts de cheminots de la SNCF devraient intervenir dans un an en Provence Alpes Côte d’Azur lorsque Transdev (filiale de la Caisse des dépôts) prendra les commandes des TER sur l’axe Marseille-Nice (30 % de l’offre ferroviaire régionale remportés à l’issue d’un premier appel d’offres). « Il faudra bien que les règles sociales soient claires pour que cela se passe dans les meilleures conditions. On n’y est pas, les négociations sont encore en cours avec les syndicats », constate Florence Sautejeau. 150 cheminots sont concernés.

     

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  • Siemens ouvrira sa neuvième usine américaine en Caroline du Nord

    Siemens ouvrira sa neuvième usine américaine en Caroline du Nord

    Siemens Mobility a annoncé un nouvel investissement de 220 millions de dollars (207 millions d’euros) pour la construction d’une usine d’assemblage de matériel roulant à Lexington, en Caroline du Nord, afin d’accroître ses capacités de production.

    Avec plus de 500 nouveaux emplois, cette usine sera l’un des plus grands employeurs de la localité (20 000 habitants), selon Siemens, qui rappelle à l’occasion être le plus important constructeur de matériel roulant ferroviaire aux États-Unis. Le choix de la Caroline du Nord a été salué par Roy Cooper, gouverneur de l’État, qui a mis l’accent sur la main-d’œuvre qualifiée de ce dernier, ainsi que sur ses systèmes d’éducation et de formation.

    Siemens Mobility recevra de l’État un Job Development Investment Grant (subvention d’investissement pour la création d’emplois) pendant 12 ans, l’apport économique à la Caroline du Nord de cette implantation étant estimé à 1,6 milliard de dollars. De son côté, Mitch Landrieu, conseiller principal du président et coordinateur de la mise en œuvre des infrastructures à la Maison Blanche, voit dans cet investissement un résultat de la politique d’investissement de l’administration Biden.

     

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  • Comment le réseau ferroviaire grec est devenu le plus meurtrier d’Europe

    Comment le réseau ferroviaire grec est devenu le plus meurtrier d’Europe

    La gare centrale d’Athènes sonne étrangement creux, dimanche 12 mars. D’ordinaire bondé, débordé de voyageurs pressés, le bâtiment ne fourmille pas comme à son habitude. Les rideaux sont tirés, les panneaux d’affichages sont vierges. Aucun train n’est à quai. Devant l’entrée, déposés au fil des jours par les passants, on distingue des bouquets de fleurs, des bougies, le portrait d’une jeune mère et de son bébé. L’une des 57 victimes de la catastrophe ferroviaire de Tempé. 

    Cela fait désormais plus de douze jours que plus aucun train ne circule, dans la gare centrale d’Athènes comme dans tout le reste de la Grèce. Depuis le 28 février et la mort de 57 personnes dans la collision « nez à nez » de deux trains dans le centre du pays – la pire catastrophe ferroviaire de leur histoire -, les Grecs découvrent avec horreur l’état de délabrement de leur réseau. Quelque 2 300 kilomètres de voies ferrées truffés d’équipements défaillants, exploités par des opérateurs en sous-effectifs chroniques et dépourvus, sur de larges tronçons, de tout système de sécurité automatique… S’il faudra des mois, voire des années, pour établir définitivement les responsabilités, la même question hante aujourd’hui l’ensemble du pays : comment en est-on arrivé là ?   

     

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  • La SNCF s’engage avec une start up polonaise sur le train du futur

    La SNCF s’engage avec une start up polonaise sur le train du futur

    A l’occasion du Sommet mondial Hello Tomorrow 2023, qui s’est tenu les 9 et 10 mars à Paris, Nevomo, entreprise polonaise de technologie profonde (Deep Tech) et la SNCF ont signé un protocole d’accord « pour évaluer les avantages de MagRail au sein du réseau ferré français afin d’accroître l’efficacité et la capacité du transport de passagers et de marchandises ». Pour Nevomo, dont la solution MagRail vise à équiper progressivement les infrastructures existantes d’une sustentation magnétique et d’une motorisation linéaire en vue d’y autoriser « des vitesses allant jusqu’à 550 km/h », il s’agit du deuxième accord de coopération avec un acteur majeur du rail en Europe, après celui conclu avec RFI, le réseau ferré italien, en 2021. Un accord a également été signé par Nevomo avec le port allemand de Duisbourg, premier port fluvial d’Europe.

    « Nous avons remarqué la grande technicité de Nevomo et considérons que les technologies proposées sont susceptibles de faire progresser le chemin de fer », a indiqué Luc Laroche, directeur du programme d’Innovation du Système Ferroviaire, qui précise que le protocole d’accord couvrira trois domaines : « augmenter les performances des trains de marchandises actuels pour des limites de chargement plus élevées et plus de capacité sur nos lignes de fret, augmenter la capacité sur les lignes urbaines encombrées et évaluer MagRail comme un système de propulsion alternatif pour les lignes rurales en combinaison avec des véhicules légers ». Et David De Almeida, directeur scientifique et de la recherche au sein la direction Technologies, Innovation et Projets Groupe de la SNCF, précise que les accords avec des écosystèmes innovants permettent « d’alimenter notre veille scientifique et d’identifier les technologies émergentes à explorer pour les chemins de fer de l’avenir ».

     

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  • Etats-Unis. New York découvre son nouveau métro

    Etats-Unis. New York découvre son nouveau métro

    Les New Yorkais ont découvert le 3 février dernier le nouveau matériel qui va progressivement être déployé sur le réseau de métro de la « Grosse pomme ». Construites par le Japonais Kawasaki Rail Car Inc, ces nouvelles rames devraient être déployées progressivement dès le printemps 2023.

     

    La Metropolitan Transportation Authority (MTA), le gestionnaire des transports publics de New York, a présenté le 3 février dernier dans un de ses dépôts à Brooklyn, l’une des deux nouvelles rames de métro à soufflet d’intercirculation (qui permet de traverser l’ensemble de la rame) R211. Elles sont actuellement en test et devraient être mises en service d’ici à la fin de l’année. Ces deux voitures font partie d’une commande passée auprès de Kawasaki Rail Car Inc. de 535 voitures du modèle R211. Le contrat comprend 20 voitures avec soufflet d’intercirculation, 515 voitures supplémentaires avec des équipements standards et 15 rames de cinq voitures à destination du Staten Island Railway.

    Les R211 disposent d’ouvertures de porte plus larges que les ouvertures de porte standard sur les voitures existantes. Elles doivent permettre d’accélérer l’embarquement et réduire le temps d’attente des trains dans les gares. Les tests sur les voitures R211 standard, dont la livraison est actuellement en cours, ont débuté et elles devraient être mises en service dès ce printemps.

    Longues de 18,44 m, les voitures R211 sont fabriquées par les sites Kawasaki de Lincoln (Nebraska) et Yonkers (Etat de New York), le premier produisant les caisses en acier inox et l’aménagement intérieur, tandis que l’assemblage final et les tests sont effectués sur les deux sites.

    New York City Transit (NYCT), filiale de la Metropolitan Transportation Authority (MTA) de New York, a d’ores et déjà commandé en décembre dernier au constructeur japonais 640 voitures de métro R211 supplémentaires. Cette nouvelle tranche, qui devrait être livrée à NYCT de 2025 à 2026, est une option du contrat signé en 2018, dont la première commande portait sur les 535 voitures actuellement en test. Il comprend une option supplémentaire pour un maximum de 437 voitures. Si toutes ces options étaient levées, le contrat R211 serait le plus grand jamais attribué à Kawasaki Rail Car Inc.

  • Pourquoi le service express métropolitain de Strasbourg n’est toujours pas à la hauteur

    Pourquoi le service express métropolitain de Strasbourg n’est toujours pas à la hauteur

    Au début du mois de mars, la SNCF comptabilisait 580 trains en plus par semaine par rapport à la situation avant le lancement, en décembre 2022, du nouveau service express métropolitain (Reme). Alain Jund, vice-président de l’Eurométropole et co-financeur de cette nouvelle offre ferroviaire aux côtés du Conseil régional du Grand-Est, n’en comptait que 480. Au-delà de cette querelle des chiffres, les syndicats de salariés de la SNCF pointent l’inadéquation entre les ambitions politiques du Reme et les moyens mis en œuvre pour sa production. « On savait très bien, en décembre, qu’avec le nombre de conducteurs présents il était impossible de réaliser la commande de la collectivité« , juge Régis Hoffmann, secrétaire général de la CFDT Cheminots Grand-Est. « La capacité d’entretien est insuffisante au Technicentre en gare de Strasbourg. Il manque une vingtaine d’agents en maintenance et surtout, il n’y a pas eu assez de rames lors du lancement« . Des rames Régiolis auraient été mises en service avec un moteur isolé, suite à une panne, pénalisant la régularité et la robustesse des pans de transport. Régis Hoffmann s’interroge par ailleurs sur les « pressions politiques » qui auraient conduit la SNCF à « mener le projet du REME à marche forcée« , dans un contexte d’ouverture à la concurrence du transport régional.

     

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  • L’Ecosse nationalise l’exploitation des trains de nuit avec Londres

    L’Ecosse nationalise l’exploitation des trains de nuit avec Londres

    Le 2 mars, le gouvernement écossais a annoncé que sa holding publique Scottish Rail Holdings (SRH) reprendrait à l’entreprise britannique de services Serco l’exploitation des trains de nuit Caledonian Sleeper le 25 juin prochain. Ces trains relient 43 gares écossaises à Londres, avec arrêts à Preston et Crewe, dans le nord-ouest de l’Angleterre, pour certaines dessertes, les autres marquant un arrêt à Carlisle, dans l’extrême nord de l’Angleterre, et à Watford, dans la grande banlieue londonienne.

    La holding SRH a été mise en place par l’agence Transport Scotland dans le cadre du remplacement d’Abellio comme opérateur des trains de la franchise ScotRail. Ce dernier nom est, depuis le 1er avril 2022, celui porté par l’opérateur public des trains écossais, sous la supervision de SRH.

     

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