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Catégorie : Actus

Métro. La RATP et le CNRS offrent des « Fenêtres ouvertes sur l’Univers »
Un ticket de métro à destination de l’Univers… C’est le voyage inédit que propose le Centre national de recherche scientifique (CNRS) en partenariat avec la RATP avec la nouvelle fresque intitulée « Fenêtres ouvertes sur l’Univers » et consacrée à la recherche en astronomie.
Installée dans le couloir de la station Montparnasse-Bienvenüe à Paris jusqu’au 28 octobre 2025, elle permettra aux usagers en correspondance de découvrir dix grands instruments d’observation utilisés par les chercheurs du CNRS pour tenter de mieux comprendre le fonctionnement de l’Univers et percer ainsi les nombreux secrets qu’il contient toujours. La fresque, de 4,8 mètres de haut et de 1 34 mètres de long, s’étend dans le couloir de correspondance entre les lignes 4, 6, 12 et 13 de la station Montparnasse-Bienvenüe. Elle devrait être vue chaque jour par plus de 100 000 voyageurs. Sur plus de 640 m2, elle relate par exemple l’étude de notre Soleil grâce au satellite Solar Orbiter puis prend de la distance pour explorer l’Univers profond avec l’observatoire Vera C. Rubin, situé dans le Nord du Chili. L’occasion également d’admirer les impressionnantes images prises par le télescope spatial James Webb d’étoiles lointaines. Le voyageur jouit ainsi d’une vue impressionnante sur les Piliers de la Création, de magnifiques nuages de poussière et de gaz qui se déploient au coeur de la Nébuleuse de l’Aigle et qui se révèlent être une véritable pouponnière d’étoiles.
Ce n’est pas la première fois que la RATP se mobilise aux côtés du CNRS. Depuis 2007, les deux entités réalisent des expositions en images, comme « L’Océan, colosse aux pieds d’argile » en 2022, « Étonnant Vivant » en 2018, « Le vivant comme modèle » en 2017 ou encore « Le couloir du temps » en 2015.

Grande-Bretagne. Le retour de la dernière voiture-cinéma
La toute dernière voiture-cinéma du Royaume-Uni a été restaurée par des bénévoles passionnés. Elle a ainsi pu accueillir sa première projection depuis 37 ans à l’occasion des célébrations du Railway 200.
La toute dernière voiture-cinéma du Royaume-Uni a accueilli sa première projection depuis 37 ans à l’occasion des célébrations du bicentenaire du premier voyage ferroviaire moderne. Celui-ci s’est déroulé le 27 septembre 1825. Ce jour-là, la « Locomotion n° 1 », inventée par Georges Stephenson, tracte avec succès les tout premiers voyageurs de Stockton à Darlington. Cet évènement s’est déroulé sur les voies ferrées du Swindon and Cricklade Railway, un chemin de fer historique, situé dans le Wiltshire. Le train spécial Railway 200 Inspiration effectue actuellement une tournée d’un an comprenant 60 arrêts dans tout le pays. Les 13 et 14 septembre dernier, cette exposition itinérante a permis au public de redécouvrir cette voiture-cinéma sauvée de la démolition grâce aux amis de l’employé de British Transport Films qui gérait ce matériel insolite.
Inaugurée en 1975 par la princesse Margaret, cette voiture-cinéma faisait partie d’un train d’exposition itinérant célébrant les 150 ans du chemin de fer moderne.
A partir de 1988, elle a ensuite diffusé des films de formation auprès du personnel de British Rail, puis elle a été utilisée comme salle de réunion dans un dépôt de Bristol à partir de 1991. Son ancien manager Alan Willmott craignait qu’elle soit abandonnée et que son histoire soit perdue à jamais. En 2019, des bénévoles l’ont fait déplacer dans le Swindon & Cricklade Railway. Avec l’aide de Steve Foxon, un ami de la famille d’Alan, ils se sont lancés dans un projet de six ans visant à préserver son héritage. « Alan était la personne que j’avais la plus proche d’un grand-père », a expliqué Steve, aujourd’hui conservateur au British Film Institute. « Quand il est mort, il m’a laissé tous les documents techniques de la voiture-cinéma. Une grande partie du travail de restauration a été effectuée par des bénévoles du chemin de fer de Swindon & Cricklade (…). Être assis dans la voiture me réchauffe le coeur et me ramène à mon enfance. »
Steve et son père, Rob Foxon, ont aidé à financer le projet en utilisant l’argent que leur a laissé Alan, après son décès en 2014. La restauration impliquait de recâbler, de repeindre, de ratisser le sol, d’ajouter un système de haut-parleurs et d’installer des sièges d’époque récupérés dans un cinéma de Deptford, à Londres. Un projecteur Bell et Howell des années 1970 a permis au public de découvrir des films sur les transports britanniques à l’occasion des deux jours de l’évènement. L’un des films projeté, baptisé « Locomotion », conte en 15 minutes l’histoire du premier voyage en train moderne en rendant hommage à la mythique locomotive à vapeur qui l’a accompli.

Voyages en miniature chez Flying Locomotive à Périgueux
A Périgueux, Stéphane Orliac, expert du modélisme ferroviaire, a ouvert son magasin, le Flying Locomotive, véritable caverne d’Ali Baba pour les débutants comme pour les connaisseurs.
Périgueux, cité historiquement cheminote, compte depuis juin 2024 un magasin entièrement consacré au modélisme ferroviaire, le Flying Locomotive, dans le centre ville, au n° 38 de la place Francheville. Son fondateur, Stéphane Orliac, quinquagénaire dynamique, a lâché sa carrière menée en région parisienne dans les bureaux d’études de mécanique générale et en ingénierie pour s’installer en Dordogne. « Je suis originaire d’Orléans mais je connais bien Périgueux car mes grands-parents et mon père y ont vécu », raconte-t-il. « Je m’y sens très bien. J’ai enfin trouvé mon indépendance en vivant la passion qui me tient à coeur depuis mon enfance, le modélisme ! » Bien lui en a pris car son magasin ne désemplit pas. Novices et passionnés se déplacent en nombre, tout heureux de découvrir cette nouvelle enseigne.
Les fleurons du modélisme
Chez Flying Locomotive, les modèles de tous pays, neufs et d’occasion, se comptent par milliers car Stéphane fait aussi du dépôt-vente. « Les collectionneurs en sont friands », constate-t-il. Il faut dire qu’il a disposé dans des présentoirs les fabricants les plus connus ou populaires dans les échelles N et HO tels que Jouef, Lima, Rivarossi, Roco, Trix, Fleischmann, Brawa, LS Modèles, Electrotren… Mais aussi des marques représentatives des heures de gloire du modélisme ferroviaire français – VB, Antal, Jep, Hornby Acho, France Trains, RMA, Disque rouge, Le Pullman – aux différentes échelles : O (1/43e), 1 (1/32e) ou encore G (1/22,5e), traction électrique ou à vapeur vive. Stéphane possède également un impressionnant rayon de livres d’occasion sur les chemins de fer, dont certaines éditions sont devenues très rares, ainsi que des affiches et lithographies originales.
Logique qu’il ait écrit à l’entrée de son magasin « La maison du train éclectique » ! Il totalise 12 600 amis qui le suivent à l’international sur les réseaux sociaux. Cet aiguillage personnel est en passe de le conduire dans une nouvelle et belle aventure au pays des ferrovipathes.
Contact : Flying Locomotive, 09 67 05 36 67. [email protected]

Fiction. Exit 8, cauchemar dans le métro de Tokyo
Sorti dans les salles obscures le 3 septembre dernier, le film d’épouvante japonais Exit 8 se déroule pratiquement exclusivement dans un couloir du métro de Tokyo.
Le film débute dans une rame du métro de Tokyo, un jeune homme (Kazunari Ninomiya) est plongé dans l’écran de son téléphone portable, le Boléro de Ravel dans les écouteurs. Sa tranquillité est troublée quand un voyageur s’en prend violemment à une jeune mère, qui ne parvient pas à calmer son bébé en pleurs. Personne ne réagit à l’agression verbale… lui non plus d’ailleurs.
Après cet incident, il arrive à la station et entreprend de se diriger vers la sortie, quand il reçoit un coup de téléphone de son ex-petite amie qui l’appelle de l’hôpital. Celle-ci lui annoncer qu’elle est enceinte. Une nouvelle qui le plonge dans le doute et la perplexité. Mais, bientôt la connexion déraille et coupe totalement. Le jeune homme tente alors de rejoindre la sortie n°8. Mais, il se retrouve prisonnier d’une boucle spatiale et temporelle. Pour s’en extraire, il doit repérer les anomalies qui surgissent régulièrement sur son parcours à travers le couloir de correspondance. S’il en voit une, il doit faire demi-tour. S’il n’en voit aucune, il peut continuer son chemin en espérant parvenir enfin à trouver la sortie n°8. A chaque erreur, il est renvoyé à son point de départ. Dans ce labyrinthe aux murs recouverts de carreaux blanc immaculé, l’espace et le temps sont complètement distordus.
Le jeune homme doit scruter les moindres détails. Cinq affiches placardées dans le couloir – dont l’une annonçant une exposition de l’artiste néerlandais Maurits Cornelis Escher, célèbre pour ses trompe-l’oeil, ses constructions impossibles et ses explorations du thème de l’infini. Trois portes, des caméras de sécurité, des casiers de consigne, une couverture et un gobelet, un photomaton… Autant de possibilités de se tromper. Il croisera d’autres voyageurs prisonniers du couloir, mais sont-ils de simples avatars ou de vrais humains ? Impossible à dire. Un homme d’âge mûr, une adolescente, un enfant mutique… Autant de personnages qui errent dans les dédales de ce métro cauchemardesque. Prisonnier ou maton ? Ici, tout est possible et aucune certitude sur laquelle se reposer…
Ecrivain, cinéaste et réalisateur de série, Genki Kawamura s’essaie ici au film de genre. Adaptation d’un jeu vidéo mis en ligne en 2023 et devenu viral. En avril 2025, le jeu s’était vendu à 1,7 million d’exemplaires vendus à travers la planète. L’action se déroule dans une boucle infinie, où le joueur doit repérer des anomalies pour pouvoir s’échapper. Fort de ce succès, une suite – Plateform 8 – a d’ailleurs vu le jour en novembre 2023.
Genki Kawamura explique : « Je désirais réaliser un film d’horreur se déroulant dans le Tokyo moderne, brouillant les frontières entre rêve et réalité, temps et espace — à l’image des « Les contes de lune vague après la pluie » de Kenji Mizoguchi, un film que j’admire profondément.
En cherchant le bon motif, je suis tombé sur un jeu indépendant intitulé « Exit 8 », créé par un jeune homme d’une vingtaine d’années vivant à Kyoto. J’ai été captivé. Le design du jeu — un passage souterrain stérile, propre et ordonné, typiquement tokyoïte — devient un cauchemar en boucle sans échappatoire. »
Prisonnier du triptyque « Métro, boulot, dodo », la vie de l’usager nippon est un éternel recommencement. Comme partout sur la planète : la banalité du quotidien du salarié est une réalité de portée universelle. En France aussi, les transports en commun peuvent ressembler à un purgatoire. D’ailleurs, après avoir vu Exit 8, la prochaine fois que vous serez seul dans un couloir de correspondance, vous risquez vous aussi de compter les portes, de scruter les affiches et de régulièrement regarder par-dessus votre épaule pour vous assurer qu’aucune anomalie ne jalonne votre parcours…
Exit 8 de Genki Kawamura. Toho Company. Japon. (2025)

Les nouveaux défis du cheminot Jacques Tuset, nageur de l’extrême
Depuis les années 2000, le cheminot retraité montpelliérain Jacques Tuset, 60 ans, ancien international de natation, accumule les exploits sportifs en eau libre, sans combinaison ni palmes, au profit d’une grande cause : la lutte contre la choroïdérémie, une maladie génétique de l’oeil qui entraîne la cécité (lire LVDR n° 3898). Le 20 juillet dernier, au Portugal, il a participé à une épreuve en eau libre entre Belém et Cascais, soit 20 km.
Le 2 août, en Bretagne, il a nagé les 12 km qui séparent l’île de Cézembre, au large de Saint- Malo, et la plage du Havre de Rothéneuf. Sa prochaine traversée est programmée pour la mi-septembre : 12 km de Saint-Martin-de-Ré sur l’île de Ré, à La Rochelle en Charente-Maritime. Cette fois-ci, il ne nagera pas seul. Il sera accompagné de Géraud Paillot, para-athlète atteint de sclérose en plaques, quadruple champion du monde de paranatation en eau glacée, kayakiste et triathlète, et de trois kayaks doubles, menés par des équipages mixtes handi/valides et des personnes non voyantes. Tous entendent bien relever ce défi collectif.

Modélisme. En 2025, le centenaire de la boîte à sel de JEP
La boîte à sel du P-O est la première locomotive électrique a avoir eu sa reproduction en miniature, assortie de voitures voyageurs et de wagons, en 1925 grâce au fabricant J de P (rebaptisé plus tard JEP), marque bien connue des modélistes.
Il y a 200 ans, le 27 septembre 1825, en Angleterre, roulait le premier train transportant des voyageurs, sur la ligne entre Stockton et Darlington. En tête du convoi, Locomotion N° 1, la locomotive conçue par George Stephenson, lui-même étant aux commandes. Le chemin de fer, qui, jusque-là permettait de transporter des marchandises, s’ouvrait alors au transport de passagers, inaugurant sa vocation de transporteur mixte. L’essor de ce nouveau moyen de transport allait être phénoménal.
100 ans plus tard, elle roule toujours…
Un siècle plus tard, en 1925, alors que le train miniature est déjà bien présent parmi les jouets, la marque française J de P (pour Jouet de Paris, plus tard rebaptisée JEP) commercialise une locomotive à moteur électrique (20 V), à l’échelle dite « O » (1/43e). « C’est la reproduction simplifiée d’une locomotive électrique de la Compagnie du Paris-Orléans (P-O), surnommée “boîte à sel” car elle en évoque la forme. Elle est marquée E 1 et P.O, avec le numéro 5470 au catalogue. Une manette permet la marche avant et arrière », décrit Maurice Genty, du Cercle ferroviphile européen (CFE) à Toulon. « La locomotive dispose d’attelages dits “en H” en raison de leur forme et peut donc tirer des wagons. » Pour la première fois, une locomotive française miniature, de type électrique, pouvait tracter des voitures voyageurs, un wagon postal et un fourgon à bagages, également produits par JEP dès 1922.
« Un siècle plus tard, en 2025, cette locomotive fonctionne toujours, et on peut rendre hommage aux concepteurs et constructeurs de l’entreprise nationale, qui ont réalisé un modèle de train jouet de qualité durable, qui, à ce jour, a sans doute parcouru une distance respectable, en offrant du plaisir à ceux qui la faisaient rouler », reprend Maurice Genty.
Une production jusqu’à la fin des années 1930
Par sa forme et sa décoration, cette locomotive est un témoignage historique du chemin de fer à l’aube du XXe siècle et au début de la traction électrique. JEP en assurera la production jusqu’en 1937, avec diverses variantes. Selon Clive Lamming, historien du chemin de fer, membre du CFE, ce tout premier modèle de locomotive électrique peut être qualifié de « beau et bon jouet ». « Il méritait bien d’être évoqué à l’occasion de son centenaire ! », conclut Maurice Genty

JEP 2025. La RATP célèbre les 125 ans de la première ligne du métro parisien
A l’occasion des Journées européennes du patrimoine qui se déroulent ce week-end, la RATP célèbre les 125 ans du métro parisien. La régie ouvrira grandes ses portes au public. Ateliers et animations ludiques rythmeront ces deux jours de découverte.
Le 19 juillet 1900, les Parisiens découvrent pour la première fois leur chemin de fer métropolitain. La ligne 1 entre la porte de Vincennes et la porte Maillot accueille alors ses premiers passagers. Ce jour-là, les Parisiens étaient aussi apeurés que curieux de ce tout nouveau moyen de transport. L’odeur – mélange de goudron et de produits chimiques – y était, selon les témoins, épouvantable, mais la fascination immédiate et durable. D’ailleurs le succès est immédiat. Les travaux éventrent et défigurent Paris, les ingénieurs multiplient les performances.
La construction du métro aérien s’étale de 1903 à 1910 et va proposer une toute nouvelle gamme de paysages typiquement parisiens, marquant durablement de son empreinte les quartiers traversés. Le réseau se développe rapidement. Aujourd’hui, il s’étend sur plus de 225 km de voie, comptant 303 stations réparties sur 16 lignes, dont deux bis.
Alors que le thème de la 42e édition des Journées européennes du patrimoine s’articule autour du « patrimoine architectural », la RATP a l’occasion de mettre en lumière son incroyable réseau. Des visites guidées sont notamment prévues pendant tout le week-end. Du 19 au 21 septembre 2025, près de 270 agents se mobiliseront pour accueillir les visiteurs et partager leur connaissance du métro et de son architecture. Si plusieurs évènements nécessitent une inscription préalable, certaines animations sont accessibles à toutes et à tous.
Comme tous les ans, la Maison de la RATP (189, rue de Bercy – Paris XIIe) offrira une multitude d’expériences différentes.
Il suffit d’y passer pour récupérer un livret et participer à un jeu de piste inédit conçu pour célébrer les 125 ans de la ligne 1. Entre énigmes, anecdotes et clins d’oeil, ce jeu grandeur nature permettra aux participants de découvrir les secrets de la toute première ligne du métro parisien. Les visiteurs pourront notamment tester le simulateur de conduite du RER MS61 ou se mettre dans la peau d’un traminot en s’installant devant le simulateur de conduite de tramway qui permet de piloter un tram dans les rues de Washington, Florence ou encore Paris. Parmi les stars de ces journées spéciales, citons la célèbre rame Sprague-Thomson, qui attire un public toujours nombreux. Enfin, pour les familles avec jeunes enfants, des ateliers spécialement pensés pour ce public ont été mis en place par les équipes de la régie et permettent de découvrir son riche patrimoine tout en s’amusant.
Samedi 20 et dimanche 21 septembre de 10 h à 17 h. Maison de la RATP – 189 rue de Bercy – Paris XIIe Accès libre.

France.tv. Les derniers épisodes de la 15e saison Des trains pas comme les autres
La diffusion de la 15e saison Des trains pas comme les autres, la célèbre émission présentée par le journaliste Philippe Gougler, s’est achevée le 1er septembre dernier. Vous pouvez néanmoins retrouver ces épisodes inédits sur le site France.tv.
Les quatre derniers épisodes de la nouvelle saison de la série documentaire diffusée sur France 5, Des trains pas comme les autres, ont été diffusés sur le petit écran entre le 18 août et le 1er septembre. Si vous les avez manqués, pas de soucis. Le site internet de France Télévisions, France.tv, vous offre une séance de rattrapage.
Tout d’abord, direction l’Europe centrale et la Hongrie. Philippe Gougler débute son périple à Budapest, la capitale du pays qui s’étend sur les rives du Danube. Le journaliste entreprend un voyage à bord du « train des enfants ». Spécificité de ce train, il est entièrement opéré par des enfants sur une ligne de 11 km qui relie la gare de Hüvösvölgy. Héritage de l’époque communiste, il est toujours très demandé par les enfants de 10 à 14 ans. Ici, ils s’occupent de tout : du contrôle des billets à la régulation, de la conduite à l’accueil des voyageurs. C’est également un bon outil de recrutement : entre 10 et 15 % des enfants deviendront effectivement cheminot !
A Budapest, qu’il arpente en tram ou en funiculaire, Philippe Gougler découvre également la tradition séculaire des bains. Il y découvre un véritable palais du thermalisme particulièrement apprécié des habitants.
Ensuite, il emprunte à la gare de Budapest un train du quotidien, où un passager lui administre une leçon sur la mystérieuse langue hongroise. Puis direction le lac Balaton, le plus grand lac d’eau douce d’Europe centrale, célébré par les Hongrois pour la beauté de ses eaux.
L’équipe découvre ensuite une institution ferroviaire hongroise. Le MAV Nostalgia est un train composé de voitures historiques et tracté par un mythe : le « buffle », une locomotive à vapeur hongroise impressionnante, la MÁV 424. Changement de continent pour le prochain épisode. Nous voici dans l’est de l’Afrique au Mozambique. Le voyage débute à Maputo, la capitale fondée par les Portugais qui ont colonisé le pays pendant plusieurs siècles. C’est Vasco de Gama qui, parti à la recherche d’une nouvelle route maritime vers l’Inde, fait escale la côte en 1498. Les Portugais seront présents dans le pays jusqu’à la guerre d’indépendance qui s’achève en 1975. Le Mozambique s’est enfoncé ensuite dans une guerre fratricide qui a duré 16 ans et laissé le pays et son réseau ferroviaire exsangues.
Philippe Gougler se rend à la belle gare de Maputo, construite dans un style baroque portugais, où il monte à bord de l’un des deux qui quitte ses quais chaque semaine. A bord, il rencontre une voyageuse qui s’offre une séance de manucure tout en discutant.
La nouvelle saison de l’émission s’achève en Amérique du Sud. Le périple débute en Bolivie, à Santa Cruz de la Sierra, au pied des Andes.
Comme souvent en Amérique latine, les trains sont rares. Le bus, moins cher et plus rapide, dominant outrageusement le marché. Ici il ne passe qu’un train par jour. Un train qui ne compte qu’une seule voiture pour les voyageurs. Celui-ci avale un dénivelé impressionnant, passant de 400 à 4 000 mètres d’altitude !
Arrivé à La Paz, la capitale administrative perchée à 3 600 mètres d’altitude, le journaliste visite la gare qui ne voit plus passer de trains. En revanche, une nouvelle « gare centrale » s’élève en face des quais. On y emprunte le réseau « Mi Teleférico » qui relie la ville à la commune d’El Alto qui la domine depuis 2014. Ce réseau de téléphérique convient parfaitement à la géographie d’une ville toute en pentes.
Le dernier épisode débute à Copacabana… Mais, pas le quartier de Rio, la petite ville bolivienne qui s’étend sur les rives du lac Titicaca. Non, loin de là, dans la petite gare de Guaqui. Philippe Gougler monte à bord d’un « Buscarril », un bus monté sur un châssis de wagon. Puis, il découvre ensuite l’incroyable Salar d’Uyuni, le plus grand désert de sel de la planète (12 500 km2, soit la taille de deux départements français).
A Uyuni, il visite le « cementerio de trenes » (le cimetière de trains), où des dizaines de locomotives, de voitures et de wagons jouissent d’un repos éternel. Ici, la plupart du matériel est britannique, américain ou allemand et date de l’âge d’or de la vapeur.
La Bolivie exportait alors le sel du Salar d’Uyuni, mais également les nombreux minerais présents dans la région, comme le cuivre, le plomb, le zinc et le fer. Philippe Gougler obtient l’autorisation de voyager à bord d’un train de fret qui effectue le long voyage jusqu’à la côte Pacifique. Ce lent périple traverse des paysages minéraux à couper le souffle.
A voir sur France.tv. Des trains pas comme les autres – Saison 15. Step by Step Productions. (2025)

Expo. Le parcours du dessinateur Gébé, de La Vie du Rail à Charlie Hebdo
La Bibliothèque nationale de France présente Gébé : un génie du dessin de presse, une exposition inédite consacrée au célèbre dessinateur, caricaturiste et satiriste. Gébé, de son vrai nom Georges Blondeaux (1929-2004), a débuté sa carrière en 1947 comme dessinateur à la SNCF. Il publiera ses premiers dessins humoristiques dans La Vie du Rail, établissant dès ses débuts un lien singulier entre son trait satirique et le monde ferroviaire.
L’exposition se compose de seize panneaux présentant des unes emblématiques, des photographies et des extraits audiovisuels retraçant sa trajectoire et une carrière prolifique, de sa formation jusqu’à ses ultimes dessins pour le journal satirique Charlie Hebdo, en passant par ses collaborations pour la presse : La Vie du Rail, Le Journal du dimanche, Pilote, Radar, Bizarre, Paris Match. Les dessins exposés abordent différents thèmes : l’écologie, du monde du travail, la critique sociale, le politique, les médias ou encore le traitement de l’actualité par celui qui se considérait comme « un dessinateur journaliste » et qui a marqué la seconde moitié du XXe siècle en révolutionnant le dessin d’humour, le dessin satirique, le dessin d’actualité et la caricature politique dans la presse.
Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand, quai François Mauriac, 75013 Paris 13.
Jusqu’au 19 octobre 2025. Entrée libre et gratuite. NB : un dossier est consacré à Gébé dans le n° 74 du mook Historail, publié par les Editions La Vie du Rail

Exposition. Le XIIIe arrondissement dans l’objectif du Club Photo Cheminot de Paris-Austerlitz
Fondé en 1925, le Club Photo Cheminot de Paris-Austerlitz a bon pied bon oeil. Pour célébrer son centenaire, il présente Regards 13, une exposition consacrée au XIIIe arrondissement et ses habitants.
Des sels d’argent sur plaque de verre aux pixels de la photo numérique, le Club Photo Cheminot de Paris- Austerlitz (CPCPA), fondé il y a un siècle par des agents du Paris-Orléans, a suivi l’évolution de la technique et des pratiques photographiques. « Notre club, qui réunit actuellement cinquante photographes amateurs, cheminots ou non, est certainement l’un des plus anciens clubs d’entreprise, voire de France : 4 000 photos archivées retracent notre histoire et notre présent.
Elles sont un témoignage irremplaçable en termes d’images », commente le président Gérard Mazet. Le CPCPA célèbre son siècle d’existence à travers l’exposition Regards 13, consacrée au XIIIe arrondissement parisien. « Portraits, paysages, reportages, approches poétiques, recherches artistiques… tout l’éventail de la photographie est représenté, en noir et blanc comme en couleur », explique le commissaire de l’exposition Jean-Christophe Béchet, photographe du « réel », entre reportage et paysage. « De la Butte aux Cailles aux Olympiades, du quartier de la Bibliothèque François-Mitterrand aux confins d’Ivry et des 5e et 14e arrondissements, l’exposition raconte, sans nostalgie ni regard passéiste, l’histoire contemporaine d’un territoire et de ses habitants. »
Regards 13 réunit près de 370 tirages signés par vingt-cinq membres du CPCPA, dont Alexandra Catière et Nikita Erphène, lauréat du Prix de la 3e Biennale de photographie du XIIIe. « Les photographes ont saisi le présent pour montrer le passé aux générations futures. Ils créent une intelligence naturelle [qui est] plus que jamais essentielle à un moment où le monde devient de plus en plus artificiel », selon Jean-Christophe Béchet, qui présentera une série inédite, réalisée spécialement pour l’occasion.
« Le club, une communauté intergénérationnelle »
« Notre club reste avant tout un lieu de partage, d’échange et de transmission. C’est une véritable communauté intergénérationnelle où chacun, chacune, cheminot ou pas, peut apprendre, transmettre et expérimenter. Chaque photographe apporte sa sensibilité, son regard, sa technique, enrichissant les autres d’une vision singulière. Ces croisements féconds entre démarches, générations et esthétiques font toute sa richesse », souligne Gérard Mazet. « Loin d’être dépassé, le club photo apparaît aujourd’hui comme un espace où il est possible de prendre le temps de créer ensemble, de réfléchir sur l’image et son sens. »
Jusqu’au 18 septembre. Mairie du XIIIe arrondissement, 75013 Paris. Entrée libre. Rens. : CPCPA, [email protected] 4 avenue de la Porte de Vitry, 75013 Paris.