Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Actus

Grand Paris Express : fin du creusement du tunnel de la ligne 16
Après plus de quatre ans de travaux, le creusement du tunnel de la ligne 16 est achevé depuis le 16 février. « Longue de 29 kilomètres, elle est la première ligne du Grand Paris Express dont le tracé souterrain est entièrement creusé », indique la Société des Grands Projets.
Le tunnelier Houda a été le dernier des sept tunneliers (avec Sarah, Bantan, Inès, Armelle, Mirelle et Maud) qui ont contribué au creusement entre les gares Saint-Denis – Pleyel et Noisy – Champs.
Pour relier dix nouvelles gares, il a fallu creuser en moyenne à une vingtaine de mètres de profondeur. Plus de 17km de voies ferrées doubles ont déjà été posés dans le tunnel depuis la gare Saint-Denis – Pleyel jusqu’au centre d’exploitation Aulnay. En surface, l’aménagement des futures gares se poursuit.
La mise en service entre Saint-Denis – Pleyel et Clichy – Montfermeil est prévue fin 2026, la liaison entre Clichy et Noisy-Champs deux ans plus tard.

La RATP devrait conduire le métro lyonnais
Si c’est confirmé, une nouvelle page de l’histoire des transports publics lyonnais va s’écrire : le 28 mars, le Syndicat lyonnais des transports (Sytral) devrait choisir officiellement RATP Dev pour conduire, à partir de 2025, les métros, tramways (dont le Rhône Express) et le funiculaire de la métropole, selon la Tribune de Lyon.
Keolis, l’exploitant historique du réseau ne conduirait plus que les bus et les trolleybus et serait également chargé du contrôle des titres de transports. En revanche, Transdev, qui était également sur les rangs, n’obtiendrait rien.
Contacté par VRT, le Sytral se refuse à tout commentaire. De même que la RATP.

Accident mortel sur le chantier du métro de Toulouse
Un homme est mort et trois sont blessés, dont deux en urgence absolue, après avoir dû sauter de 10 mètres pendant l’effondrement du tablier d’un viaduc en construction sur la partie aérienne de la ligne C du métro de Toulouse, sur la commune de Labège, le 4 mars en fin d’après-midi. La cause serait « a priori la rupture d’un vérin entre deux piles du chantier du métro aérien », a indiqué le procureur de la République présent sur place qui a diligenté une enquête. De son côté, « Tisséo Ingénierie a immédiatement ouvert une cellule de crise, en lien avec l’entreprise Bouygues Travaux Publics qui réalise les travaux du pont, pour comprendre ce qui a pu se passer, parallèlement à l’enquête de l’inspection du travail qui va se pencher sur les conditions de sécurité sur le chantier », a déclaré Jean-Michel Lattes, président de Tisséo Ingénierie, à la Dépêche du Midi. Jacques Oberti, président la communauté d’agglomération du Sicoval dans laquelle s’est déroulé le drame, a précisé à France Bleu Occitanie mardi que « les travaux avaient commencé la semaine dernière » et souhaité que « le chantier mis à l’arrêt nous permette de faire la lumière sur les causes de cet accident. »

Des Mikado françaises en Suisse
La vente des locomotives 141 R 1207 et 1332
Le propriétaire privé Ralph Schorno à Göschenen vend les éléments de ses locomotives à vapeur françaises de fabrication américaine 141 R 1207 et 141 R 1332. Il a acquis les deux locomotives en 2002, lors de la faillite de Walter Ley et les a entreposés à l’abri, dans le dépôt des locomotives de Winterthour jusqu’en 2020. Walter Ley avait dépensé 1,2 million de francs suisses (environ 1,28 million d’euros) pour la révision et Ralph Schorno 1 million de francs suisses (environ 1,07 million d’euros). Après la faillite de la société SLM SARL, Ralph Schorno a démonté les locomotives et les a chargées sur ses propres wagons de marchandises (Smmps). Fin 2023, le matériel roulant est mis en vente :
• chaudière complète de la 141 R 1207 pour la chauffe au charbon, partiellement révisée et équipée d’une nouvelle boîte à fumée. Les deux thermosiphons doivent être en partie remplacés ;
• châssis de locomotive avec cadre en barres de la 141 R 1207 avec train de roulement complet, essieux Boxpok ;
• tender complet de la 141 R 1207, entièrement révisé, avec les bogies diamantés à deux essieux équipés de boîtes à rouleaux ;
• châssis de locomotive avec cadre monobloc de la 141 R 1332, entièrement révisé ;
• essieux Boxpok de la 141 R 1332 entièrement révisés.
Chacun de ces éléments est chargé sur quatre wagons Smmps et un wagon Ks. L’ensemble des autres pièces, comme les bielles motrices, les bielles d’accouplement, les bielles de commande, les thermosiphons Nicholson, le surchauffeur, le préchauffeur, la porte de boîte à fumée, la grille Hulson, le stoker et son moteur, les pompes, les essieux des deux bissels, les ressorts, les cales Franklin, le mécanisme de frein ainsi que les petites pièces sont dans le magasin de Göschenen, pour un poids total estimé à 60 t._
Nouveau déraillement sur la Route du fer
Rouverte le 20 février, après deux mois d’interruption consécutifs à un déraillement survenu en décembre, la ligne de Kiruna à Narvik, principal itinéraire pour l’exportation du minerai de fer suédois, est à nouveau coupée depuis le 24 février. Et ce, pour la même cause… et au même endroit : les abords de la gare de Vassijaure, à 7 km de la frontière norvégienne. Cette fois, c’est un train vide, de retour du port de Narvik, qui a endommagé des traverses, des rails et des poteaux de caténaires sur un tronçon de six kilomètres, plus à l’ouest que la section reconstruite ces deux derniers mois.
Après ce nouveau déraillement, aucune date n’est donnée pour la réouverture de la ligne. Si la situation est difficile pour l’entreprise minière d’Etat LKAB, elle devient intenable pour Kaunis Iron, nouveau venu dans le secteur.La Commission d’Etat suédoise des Accidents (Statens haverikommission) s’est rendue sur place pour décider si elle doit enquêter sur ce déraillement, comme sur le précédent. Toujours est-il que cette fois, la police a ouvert une enquête préliminaire, pour sabotage, mais « personne n’est soupçonné » à l’heure actuelle.
Plus que jamais, les acteurs de la vie économique de la Laponie suédoise et du nord de la Norvège, ainsi que les communes de Luleå, Kiruna et Narvik, font entendre leur voix et exigent une mise à double voie de la ligne la plus chargée de la région, par une lettre ouverte aux gouvernements suédois et norvégien, publiée le 21 février… trois jours avant le nouveau déraillement.

Le Mans passe aux tramways XL
Le Bulletin officiel des annonces de marchés publics (BOAMP) indique que Le Mans Métropole a attribué un marché de plus de 60 millions d’euros à Alstom pour le rallongement à 44 mètres de l’ensemble de son parc de 34 tramways. Actuellement, ils mesurent 32 mètres. Prise au printemps 2021, la décision de rallonger les tramways du Mans implique également des adaptations du système, qui comporte deux lignes, sur un réseau de près de 19 km et dessert 35 arrêts.
Face à l’augmentation de la fréquentation du réseau tramway qui « va se poursuivre en raison de différents projets d’urbanisme », selon Le Mans Métropole, l’augmentation de la capacité des rames a été préférée à l’augmentation du parc, qui aurait permis des passages plus fréquents : « les fréquences de passage actuelles aux heures de pointe sont déjà très serrées et, si elles étaient encore diminuées, accentueraient les risques d’engorgement de la circulation générale », est-il expliqué dans le BOAMP.
Fournisseur des tramways Citadis 302 en service au Mans depuis 2007 (alors au nombre de 23, avant deux renforcements du parc en vue de l’ouverture de la ligne T2 en 2014), Alstom était le seul candidat au rallongement. Le marché est découpé en une tranche ferme, qui porte sur les études et rame prototype, et cinq optionnelles. Outre les études relatives à l’extension de 34 rames de 32 à 44 mètres, la tranche ferme comprend la mise en œuvre de l’extension sur la rame prototype et la vérification de la faisabilité du mode opératoire de l’extension des rames. Les tranches optionnelles, qui portent sur les 33 autres rames du parc, comprennent (1) la réalisation de cette extension de 32 à 44 mètres, (2) l’installation de la vidéosurveillance embarquée dans la rame prototype puis (3) dans les 33 rames, (4) la tachymétrie et (5) l’économie d’énergie.

Stadler fournira la prochaine génération de trains intercités saoudiens
Les Saudi Arabia Railways (SAR) et Stadler ont signé un double contrat, l’un pour la fourniture de 10 trains Intercités de nouvelle génération en tranche ferme, plus 10 en option, et l’autre pour leur maintenance pendant dix ans. D’une valeur d’environ 600 millions de francs suisses (640 millions d’euros) pour la fourniture de la tranche ferme et sa maintenance, ce marché est le premier remporté par le constructeur suisse dans la région du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), mais pas le premier dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).
L’appel d’offres international avait été émis par les SAR en 2022 et Stadler avait été désigné soumissionnaire privilégié en 2023. « Soulignant l’importance stratégique de cette coopération pour les relations bilatérales entre le Royaume d’Arabie saoudite et la Suisse », la signature du contrat s’est déroulée en présence de Saleh bin Nasser Al-Jasser, ministre saoudien des Transports et de la Logistique et président du conseil d’administration des SAR, ainsi que du conseiller fédéral suisse Guy Parmelin.
Conformes aux normes européennes et internationales les plus récentes, tout en étant adaptés aux conditions climatiques et environnementales en Arabie saoudite, les nouveaux trains auront une longueur d’environ 175 m et accueilleront de l’ordre de 320 voyageurs. Il s’agira d’éléments automoteurs encadrés par deux motrices diesel-électriques indépendantes et conformes aux normes européennes d’émissions Stage V. Destinés à circuler sur le réseau SAR, ces nouveaux trains sont en particulier attendus entre la capitale Riyad et la ville côtière de Dammam, sur le golfe Persique. En effet, la fréquentation de la ligne 1 (via Al-Hofuf et Abqaïq) entre Riyad et Dammam est en forte hausse et les nouveaux trains devraient permettre de doubler l’offre entre ces deux villes, dans le cadre des objectifs de la Vision 2030 pour les chemins de fer fixée par l’Arabie saoudite.

Nouveau numéro disponible : n°317 ! (Mars 2024)
Le numéro 317 est arrivé !Retrouvez notamment au sommaire de ce numéro :Le service horaire 2024
Coup d’envoi de l’électrification vers Troyes
Sauvetage ou sursis de la relation Frasne – Neuchâtel ?
Z 2N : déjà 40 ans
Ouigo Espagne poursuit son extension
Vidéo en ligne : EN LIGNE, DE LAUSANNE À ZURICH L’intégrale du parcours (5e partie)
Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
Lancement d’une « bourse du rail »
Un ancien conducteur de trains de fret, Jeremy Ferand, et un ex-responsable d’exploitation et de planification chez DB Cargo, Fabien Tigoulet, ont développé et mis en ligne début 2024 une « Bourse du rail ». Une plateforme indépendante de mise en relation entre entreprises ferroviaires, industriels, équipementiers, entreprises du BTP et de maintenance. Et l’un des onglets, permet de louer, mettre en location, vendre ou acheter du du matériel roulant. La « Bourse aux Services » et « La Bourse à l’Emploi » permettent de proposer un service (prestations de transport, de sécurité, chantier ferroviaire), ou de la main d’œuvre.
« Depuis son lancement en janvier, une cinquantaine d’entreprises – traction, fret, chantiers ferroviaires – se sont déjà inscrites sur la plateforme et les premiers partenariats noués pour la réalisation des projets», indique l’un des cofondateurs.
La toute nouvelle entreprise sera présente sur le salon SITL, du 19 au 21 mars, à parc des expositions de Paris Nord Villepinte (Seine-Saint-Denis).

Une convention de six milliards d’euros pour les TER en Auvergne-Rhône-Alpes
« L’esprit est de mettre la pression sur la SNCF. Mais si nous mettons la pression pour obtenir des résultats, nous donnons également les moyens d’atteindre les objectifs avec un budget de près de 6 Md€ sur 10 ans », a souligné Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, à l’occasion de la signature de la nouvelle convention TER avec la SNCF pour 2024-2033. Cette pression se traduit par le renforcement du dispositif de bonus-malus, déjà en vigueur sur la précédente convention. Des pénalités s’appliqueront en cas de suppression de trains, même si les voyageurs sont prévenus une semaine à l’avance, et les pénalités seront plus fortes pour les suppressions de dernière minute. Le nouveau dispositif pourrait conduire à des pénalités de l’ordre de 13 M€ par an alors qu’elles s’élevaient en moyenne à 7 M€ sur la précédente convention. « Nous avons doublé le poids de ces pénalités », confirme Laurent Wauquiez qui justifie ce choix avant tout par la volonté d’améliorer la qualité de service offert aux voyageurs.
L’élu estime que la précédente convention a porté ses fruits puisque la ponctualité et la régularité ont progressé. « Nous avions 13 % de TER en retard et nous en avons moins de 8 % aujourd’hui. Nous avons également enregistré une baisse de 32 % du nombre de suppressions le jour J », souligne-t-il. En proposant un meilleur service, l’enjeu est de rendre les TER plus attractifs. Cet objectif est en bonne voie puisque l’an dernier 230 000 voyageurs quotidiens ont été comptabilisés sur le réseau régional, en hausse de 20 % comparé à 2022. « D’ici dix ans, nous visons 300 000 voyageurs par jour », indique Frédéric Aguilera, vice-président délégué aux Transports à la région.
D’où un autre volet majeur : un « choc d’offres« . Entre 5 000 et 8 000 places de plus seront proposées tous les ans grâce au renouvellement du matériel. Une enveloppe annuelle de 250 M€ sera consacrée à l’acquisition de matériels. Dix-neuf nouvelles rames Regio2N, plus capacitaires, seront mises en service d’ici 2026, dont dix dès cette année. Pour assurer leur entretien, le technicentre de Vénissieux, où 162 cheminots travaillent à la maintenance de 400 rames, est en travaux avec la construction d’une nouvelle halle.
En revanche, Laurent Wauquiez affirme ne pas vouloir « se précipiter et faire de l’affichage » pour ouvrir à la concurrence les TER. Cinq lots « cohérents avec des lignes rentables et des lignes d’aménagement du territoire » ont été définis : Lot Auvergne, lot Etoiles de Chambéry et de Grenoble, lot Etoile de Savoie et transfrontalier, lot Etoile lyonnaise, lot relations longues distances régional, auxquels s’ajoute un lot fonctionnel pour la relation avec les voyageurs.

