Catégorie : Actus

  • France 3. Tournée sud-américaine pour les trains pas comme les autres

    France 3. Tournée sud-américaine pour les trains pas comme les autres

    Deux nouveaux épisodes de la série documentaire Des trains pas comme les autres pour une soirée spéciale Amérique latine sont diffusés mercredi soir sur France 3. l’Uruguay, deux pays où les trains de voyageurs sont bien rares…

    Philippe Gougler et son équipe arrivent sur France 3 pour une soirée spéciale avec deux épisodes inédits de la série Des trains pas comme les autres. Le premier voyage débute sur les plages de Rio, où le journaliste ne reste pas longtemps, puisqu’aucune voie ferrée ne court le long d’Ipanema ou de Copacabana. Il préfère monter à bord d’un train de banlieue à l’ambiance particulièrement détendue. Une foule de marchands ambulants, d’artistes de rue et de camelots assurent un spectacle permanent. Un « spider man » acrobate marque notamment les esprits. Le train offre probablement un service probablement assez unique : un masseur a installé sa table à l’extrémité de la voiture et propose aux voyageurs une prestation de 10 minutes. Rapidement, une file d’attente se forme. Philippe Gougler s’installe à son tour et semble apprécier l’expérience! Dans un quartier populaire de Rio, il assiste ensuite à un cours de bronzage sur le toit surchauffé d’un immeuble. Une affaire importante pour les Cariocas! Puis direction l’Amazonie pour découvrir un immense convoi de 3,3 km de long. Composé de 300 wagons chargés de minerais de fer, tirés par trois locomotives, il parcourt une voie ferrée de près de 900 kilomètres qui relie la mine des Carajás, la plus grande mine de fer à ciel ouvert du monde, à l’océan Atlantique.

    Et ce n’est pas moins de 20 minéraliers qui empruntent quotidiennement cette ligne. Philippe Gougler se rend ensuite dans les ruines d’une ville, avalée par la jungle. Elle a été abandonnée par ses ha- bitants, lorsqu’elle a été envahie par de terribles fourmis! Les plus imposantes de toute l’Amazonie, dont la morsure est un véritable supplice. Ces fourmis interviennent dans une douloureuse cérémonie de passage à l’âge adulte d’une communauté amérindienne locale ! Changement radical d’ambiance avec la séquence suivante qui se déroule dans le sud du Brésil, dans la petite ville de Campos do Jordao. Une petite cité nichée à 1 600 mètres d’altitude que l’on présente comme la Suisse brésilienne. Avec ses maisons à colombages et son altitude, les nombreux touristes brésiliens viennent y vivre une expérience « européenne », dans une relative fraîcheur. Il est également possible de monter à bord d’un train touristique qui effectue un voyage de 19 kilomètres, de Campos do Jordão à Santo Antônio do Pinhal.

    A Rio Grande, le journaliste découvre ce qui est, probablement, le train le plus écologique de la planète puisqu’il se déplace à la seule force de vent. Les touristes parcourent une immense digue grâce à ce moyen de transport ingénieux qui s’autorise tout de même des pointes de vitesse à 35 km/h. Le dernier train emprunté par l’équipe est moderne. Le Trem do Pampa accomplit son trajet entre les vignobles, entre Sant’Ana do Livramento et la frontière uruguayenne. Le second épisode de la soirée nous em- mène en Uruguay. Mais le voyage débute… au Brésil. Nous retrouvons Philippe Gougler dans le train brésilien où nous l’avions laissé dans l’épisode précédent. Ce- lui-ci rejoint la frontière entre les deux pays, mais ne la traverse pas. L’équipe doit la passer à pied, le long des rails. Il n’existe pratiquement aucun train de voyageur en Uruguay. L’une des rares lignes qui existent relie Rivera, à la frontière, à Tacuarembó. Il est utilisé par toute une communauté qui traverse la frontière pour acheter à moindre coût toutes sortes de produits. Dans cette région rurale, sans aucune route, le train s’arrête à la demande.

    Le contrôleur est équipé d’un petit tabouret qu’il place devant la porte pour permettre aux voyageurs de descendre du train en absence de quai. A Montevideo, Philippe Gougler se rend sur l’une des nombreuses plages de la capitale, où réside 50 % de la population uruguayenne. Il y assiste à une cérémonie d’une religion syncrétique qui mêle catholicisme et spiritisme. Le journaliste monte également à bord de l’unique train quittant la capitale. Dans un pays qui manque cruellement de train de voyageur, cette attraction touristique permet de goûter aux plaisirs du rail. Circulant tous les mois, voire tous les deux mois, le train fait son chemin à travers une végétation qui a eu le temps de reprendre ses droits. Des grillages ont ainsi été placés aux fenêtres pour éviter qu’une branche ne blesse les passagers. Le voyage s’achève à Punta del Este, la station balnéaire qui accueille des visiteurs venus de toute l’Amérique du Sud. La saison touristique s’y ouvre avec un festin pas comme les autres : la dégustation de la plus grande paella du monde. Le riz étant versé dans l’immense poêle à l’aide d’un tractopelle !

    Mercredi 23 octobre à 21 h 05 et 22 h sur France 3. Des trains pas comme les autres – Brésil, de l’Amazonie aux plages infinies puis Uruguay, la pépite secrète.

    Step by Step Productions. (2024)

  • Arte. La côte est de l’Irlande vue du rail

    Arte. La côte est de l’Irlande vue du rail

    Arte Diffuse ce vendredi un épisode de sa série documentaire Un billet de train pour… Cette semaine, direction l’est de l’Irlande pour un voyage entre Rosslare et Dublin à bord d’un train des Chemins de fer irlandais (Iarnród Éireann/Irish Rail). Le voyage débute à Rosslare, la ville où accostent les ferries en provenance d’Angleterre, où nous rencontrons Tom Curran, l’officier de port. Celui-ci explique la place prépondérante prise par Rosslare dans le commerce extérieur avec la Grande-Bretagne et le continent européen. La ligne de chemin de fer passe à quelques centaines de mètres des installations portuaires. Celles-ci bénéficient, depuis leur création en 1906, d’une liaison ferroviaire. Mais au début du XXe siècle, la voie ferrée courait jusqu’au bout du brise-lame. En 1923, le réseau irlandais est à son apogée. Mais comme ailleurs, il n’a cessé de se réduire avec la concurrence de la route.

    En gare de Rosslare, les journalistes montent à bord de l’Intercity d’Irish Rail à destination de Dublin. Nous voyageons en compagnie de Oliver P. Doyle, un cheminot à la retraite, fils et petit-fils de cheminot et ardent défenseur du rail irlandais, qui partage avec les spectateurs ses souvenirs. L’homme de 77 ans ne paye pas le train, comme tous les retraités du pays. Et il en profite ! Le train traverse d’abord les paysages bucoliques du comté de Wexford. Il circule à une vitesse limitée et nombre de voyageurs lui préfèrent le bus qui accomplit le même trajet plus rapidement. Arrivée dans la ville de Wexford, où une conteuse, amoureuse de l’histoire de sa ville, explique pourquoi et comment celle-ci est un véritable creuset de cultures différentes. Nous traversons ensuite une vallée fluviale, puis pénétrons dans les montagnes de Wicklow, où nous rencontrons le fondateur d’un centre spirituel. De retour sur les rivages de la mer d’Irlande, le train longe la plage. Au niveau de Greystones, il passe au plus près des vagues. C’est dans la gare de la ville qu’Oliver décide de quitter l’Intercity pour monter à bord du DART, le service de transport en commun de l’agglomération de Dublin. Le train arrive en gare de Dublin Connolly. La capitale de la République d’Irlande, où le souvenir de l’insurrection de Pacques 1916 – premier pas vers l’indépendance – est encore célébré aujourd’hui.

  • Belgique. Dessine-moi un train !, la nouvelle expo de Train World

    Belgique. Dessine-moi un train !, la nouvelle expo de Train World

    Train World, le musée de la SNCB, a inauguré le 19 septembre dernier une nouvelle exposition temporaire baptisée Dessine-moi un train ! Les visiteurs y découvriront l’univers ferroviaire à travers le prisme du dessin.

    André Fran- quin, Victor Horta, Li Kunwu, Paul Delvaux, François Schuiten, Santiago Calatrava, autant d’artistes accomplis dans des arts, des styles et des médias différents, mais qui ont tout de même un point commun: ils ont tenté de saisir dans leur dessin toute la complexité et la beauté de la chose ferroviaire. Installé dans la gare de Schaerbeek, Train World, le musée de la SNCB, pro- pose jusqu’au 11 mai 2025 Dessine-moi un train !, une nouvelle exposition tem- poraire autour du dessin des trains et des gares, mais également du mobilier des voitures voyageurs ou des affiches assurant la promotion des destinations desservies par le rail. L’exposition met en avant le travail de treize artistes de premier plan. Ils sont auteurs de BD, archi- tectes, peintres, affichistes, sculpteurs ou encore designers et ont, chacun dans leur spécialité, exprimé leur vision de l’univers ferroviaire. François Schuiten qui a réalisé la scénographie du musée connaît bien la difficulté de dessiner un train.

    Les visiteurs pourront eux aussi se prêter à cet exercice périlleux en s’installant à l’une des tables à dessin conçues spécialement pour accueillir leur créativité. Ils pourront notamment, comme le dessinateur avant eux, tenter de croquer les magnifiques lignes de la « type 12 », la célèbre locomotive de la SNCB que l’auteur des Terres creuses et des Cités obscures a mis en lumière dans son album La douce. En parallèle de cette exposition, un livre a été édité. Il plonge le lecteur dans le travail de deux architectes, figures importantes de l’Art nouveau belge: Victor Horta pour la gare de Bruxelles-Central et Henry van de Velde pour sa collaboration avec la SNCB dans les années 1930. Il dessi- nera pour la compagnie ferroviaire belge des voitures, des gares et même des cabines de signalisation. Ils créent des sièges, des appliques, et d’autres aménagements intérieurs du matériel roulant dédié aux voyageurs de la SNCB. Signé par Françoise Aubry, an- cienne directrice du musée Horta, et par Anne Van Loo, biographe d’Henry van de Velde, l’ouvrage est disponible à la boutique du musée ferroviaire.

  • Grande-Bretagne. La première gare de Leeds refait surface

    Grande-Bretagne. La première gare de Leeds refait surface

    Des archéologues ont mis au jour des vestiges de la gare de Marsh Lane, la toute première gare ferroviaire à desservir la ville de Leeds. Mise en service, il y a 190 ans l’ancienne gare a accompagné le développement de la ville du nord de l’Angleterre pendant la révolution industrielle. Ces vestiges ont été révélés lors de fouilles récemment menées dans le centre-ville par les chercheurs de CFA Archaeology, une société spécialisée dans les diagnostics archéologiques. Ils ont découvert des forges et des fondations enfouies depuis longtemps. Cette gare géorgienne était desservie par la ligne de chemin de fer de Leeds à Selby qui reliait autrefois Marsh Lane et une gare sur la rivière Ouse du Yorkshire, à Selby.

    Le tout premier train à quitter la gare de Marsh Lane est parti vers le matin du 22 septembre 1834. De cette première gare, les historiens ne possèdent que peu d’informations. En l’absence de dessins ou de photographies, ils ignorent notamment son vrai visage. Les archéologues ont ainsi été surpris de découvrir que la gare avait été construite sur deux niveaux ! Les archéologues ont également mis au jour les restes d’un atelier en forme de U où aurait été stockées, entretenues et réparées les locomotives assurant la traction sur la ligne. Ils sont également tombés sur un puits de 15 mètres de profondeur creusé afin d’alimenter en eau l’infrastructure.

    Dans le but de préserver une part importante de l’histoire des transports de la ville et de la présenter au public, les conservateurs du musée industriel de la ville ont sécurisé certaines de ces découvertes pour qu’elles puissent rejoindre les collections de l’institution culturelle. Le musée abrite désormais les restes de l’un des énormes piliers en fonte de la gare, qui soutenait autrefois le toit. Les impressionnantes colonnes de fer servaient également de tuyaux de descente des eaux de pluie. Le musée préserve également deux énormes traverses en pierre, utilisées pour sécuriser les voies dans les années précédant l’utilisation des traverses en bois.

  • Pour une réouverture de la ligne ferroviaire transfrontalière Haguenau (France)-Rastatt (Allemagne)

    Pour une réouverture de la ligne ferroviaire transfrontalière Haguenau (France)-Rastatt (Allemagne)

    Chaque mois, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) nous fait part d’une difficulté, grande ou petite, rencontrée par les usagers. Ou d’informations qu’elle juge intéressantes.

    Créée en 2013, l’Association transfrontalière Transpamina, membre de la Fnaut Grand Est, milite pour la réouverture de la ligne Haguenau- Rastatt longue de 39 km (29 de Haguenau au pont de Beinheim + 10 côté allemand jusqu’à Rastatt). Un livre blanc a été réalisé avec nos collègues allemands et transmis à tous les acteurs politiques et économiques régionaux des deux côtés du Rhin pour expliquer notre projet et les étapes pour y parvenir. Cette ligne mise en service par la Badische Rheinbahn en 1895, à l’époque l’Alsace était sous occupation allemande, a subi des hauts et des bas liés aux deux guerres mondiales.

    En 1913, le pont de Beinheim-Wintersdorf sur le Rhin était utilisé par des trains rapides, des express et des trains de fret. Durant la Seconde Guerre mondiale, ce pont a été détruit deux fois, le 13 octobre 1939 et le 15 janvier 1945, puis reconstruit chaque fois. Mise en service à double voie au départ, la ligne a été reconstruite avec une voie unique après 1945. Le trafic ferroviaire est arrêté depuis 1951 et le pont est exclusivement ouvert à la circulation automobile depuis 1960. Cependant, les anciens rails subsistent sur la chaussée. Le dernier passage ferroviaire sur le pont a eu lieu en 1966 lorsqu’il a fallu dévier les trains entre Strasbourg et l’Allemagne lors du relèvement du pont du Rhin entre Strasbourg et Kehl. La ligne est encore partiellement utilisée, côté français pour la desserte du camp militaire d’Oberhoffen sur Moder et d’une grande usine à Beinheim et côté allemand pour relier l’usine Mercedes-Benz à la gare de Rastatt.

    En 2016, l’Eurodistrict transfrontalier Pamina, suite à nos différentes démarches, a inscrit la réactivation de la ligne dans son plan d’action Mobilité. Une étude de faisabilité a estimé les coûts d’infrastructure à environ 300 millions d’euros HT (85 M€ pour la reconstruction du pont en fin de vie et 205 M€ pour la remise à niveau de la ligne entre Rastatt et Haguenau). La variante d’un tram-train, a priori intéressante, a été vite abandonnée à cause de l’impossibilité de faire circuler des trains de marchandises. L’intérêt politique est bien exprimé de tous les côtés, mais le projet est toujours en stagnation. Seul point de consolation, un car (ligne n° 231) circule depuis fin 2022 entre Rastatt et Soufflenheim avec un cadencement horaire et pour une période probatoire de 3 ans.

    André Niess, Président de l’Association Transpamina

  • France Culture. Les « dames seules » des trains de nuit se confient

    France Culture. Les « dames seules » des trains de nuit se confient

    Elles se nomment Carmen, Clara, Isabelle, Sophie, Claire, Marine, Élise, Alice ou encore Léna… Et elles se livrent à bord des trains de nuit 3750 et 3751 qui relient la gare de Paris Austerlitz à celle de Toulouse Matabiau. Initialement diffusé le 7 septembre sur France Culture, ce programme nous emmène à bord d’un train de nuit, dans l’intimité des espaces dames seules. Ces compartiments exclusivement réservés aux femmes voyageant seules (ou avec des enfants de moins de 12 ans) sont situés dans la voiture la plus proche du local des contrôleurs. Laurine Estrade part à la rencontre de ces voyageuses et les interroge sur leur relation au rail. Si le côté glamour du train de nuit est souligné à travers les images portées par le cinéma – les films d’Alfred Hitchcock et de Billy Wilder sont cités-, la peur et le malaise sont également omniprésents.

    Comme le remarque l’une de ces voyageuses, il n’existe pas d’espace spécifique pour rassurer les hommes seuls… Et en effet, les anecdotes sur le harcèlement qu’elles subissent sont légion. Dans un train de nuit, on peut facilement se sentir vulnérable et à la merci d’un compagnon de voyage mal intentionné. Ce peut être le cas sur les rails, comme dans l’espace public. Le seul homme interrogé ici est un photographe. Hans Zeeldieb parcourt les couloirs des trains de nuit pour immortaliser ces voyages entre jour et nuit, sommeil et éveil, rêve et réalité… Il réalise à la chambre argentique des portraits de passagers. Une technique photographique qui demande de longs temps de pause, ce que permet le rythme lent du train de nuit. Il explique aux auditeurs comment il parvient à prendre son cliché dans ce décor en perpétuel mouvement.

  • New York. Chitra Ganesh et Eirini Linardaki exposées à Penn Station

    New York. Chitra Ganesh et Eirini Linardaki exposées à Penn Station

    Amtrak propose aux voyageurs new-yorkais un nouvel épisode de sa politique d’action culturelle. La compagnie nationale de chemin de fer américaine embellit la gare de Pennsylvanie avec de nouvelles oeuvres signées par Chitra Ganesh et l’artiste franco-grecque Eirini Linardaki.

    L’art et la culture investissent de nouveau la gare de Pennsylvanie de New York. De nouvelles oeuvres d’art signées par Chitra Ganesh et Eirini Linardaki sont désormais exposées à la Penn Station. Ces installations sont les dernières de la série d’expositions d’art public éphémères, organisées dans le cadre du programme Art at Amtrak en partenariat avec la conservatrice Debra Simon. Installé en face de la gare de Pennsylvanie, dans le quartier de Midtown à Manhattan, le Moynihan Train Hall voit passer de nombreux trains de la compagnie Amtrak et du Long Island Railroad.

    Pour la première fois, le programme s’est étendu au-delà de l’Amtrak Rotunda et du 8th Avenue Concourse, installant les oeuvres jusqu’au Hilton Corridor. La nouvelle installation de l’artiste gréco- française Eirini Linardaki, Working Background, constitue un hommage appuyé aux agents qui permettent à la gare de fonctionner. « C’est très important pour moi », a déclaré Linardaki à l’occasion de l’inauguration de l’exposition, « parce que mon père a travaillé comme chauffeur de bus la majeure partie de sa vie et je l’ai beaucoup accompagné en tant que passager, regardant la ville à travers son point de vue. » Son lien personnel avec les transports publics l’a encouragé à découvrir les coulisses ferroviaires. Elle a rencontré les agents de la gare et a entrepris de les photographier sur leur lieu de travail.

    L’artiste a ainsi saisi les métiers et profils les plus divers, allant « des électriciens au personnel de nettoyage, des conducteurs aux représentants du service client », afin de les intégrer comme sujets de ses peintures murales. Inspirée par l’énergie du Garment District voisin – le « quartier de l’habillement », l’artiste a utilisé des tissus – des chemises hawaïennes et des motifs africains – rappelant les vêtements qu’elle a observés dans la gare. Elle a ensuite collé et superposé numériquement ces textiles pour composer des tableaux incorporant les travailleurs. Les panneaux en grand format, bien que numériques, conservent une texture tactile et brodée incarnant la « tapisserie de la ville ». L’oeuvre, baptisée Working Background, rend ainsi hommage à ses hommes et ses femmes qui se mobilisent tous les jours pour permettre aux usagers de voyager. Dans un tout autre style, la nouvelle oeuvre de l’artiste Chitra Ganesh présente des éléments naturels rendus dans un style graphique qui évoque la culture pop et les bandes dessinées. L’artiste basée à Brooklyn a construit son oeuvre Regeneration à partir de plantes, comme la rose de Jéricho et la Welwitschia, un petit arbre que l’on rencontre dans les déserts côtiers d’Afrique australe en Namibie et en Angola. Ces végétaux représentent pour l’artiste la résilience. Ces plantes ont la particularité de pouvoir survivre pendant de longues périodes avec un minimum de ressources et de se régénérer. Lorsqu’elle était enfant, au début des années 1980 à New York, l’artiste a été très marquée par l’art urbain qui s’exprimait alors dans la rue et surtout dans le métro. Chitra Ganesh a été particulièrement touchée par les dessins de Keith Haring sur les affiches des stations, mais également par les rames de métro couvertes de graffitis. Cet art sauvage lui a donné envie de devenir artiste et aujourd’hui encore elle entretient cette filiation dans son travail.

  • Guide. 100 destinations à moins de trois heures de Paris

    Guide. 100 destinations à moins de trois heures de Paris

    Les éditions Michelin ont publié en juin dernier un nouveau guide pour promouvoir les voyages ferroviaires. Baptisé Échappées en train régional et réalisé en partenariat avec SNCF Voyageurs, il propose 100 idées d’escapades en Ile-de- France et dans les régions voisines (Normandie, Hauts-de-France, Grand Est, Bourgogne, Centre-Val-de-Loire). La sélection s’effectue selon un double critère : ces destinations doivent être accessibles en train depuis une gare parisienne et en moins de 3 heures. En guise d’introduction, les auteurs donnent dix bonnes raisons de préférer le train et dispensent quelques conseils pratiques pour trouver son billet au meilleur prix, voyager avec son vélo ou trouver des informations sur l’état du trafic ou sur votre destination.

    Dans ce guide, le lecteur trouvera les informations pratiques essentielles pour entreprendre son voyage en train : gare parisienne de départ, durée du trajet (qui peut varier, même si les auteurs ne mentionnent que les trajets sans correspondance), fréquence des trains, transports en correspondance pour accéder à certains sites éloignés de la gare d’arrivée… Des adresses où dormir ou se sustenter complètent ces informations. Grâce à de nombreuses cartes, on peut visualiser en coup d’oeil les différentes possibilités de voyage. Afin de trouver facilement sa route, des QR-code permettent de télécharger les coordonnées GPS des randonnées pédestres ou cyclistes.

    Les destinations sont organisées à travers six thèmes et autant de chapitres. Le premier, baptisé « City breaks », comprend 15 villes à visiter le temps d’un week-end, de Caen au Mans, en passant par Amiens, Dijon ou encore Chartres. Le second chapitre, Escapades à la mer, sent bon les embruns ! Il détaille le voyage vers 11 stations balnéaires pour tremper les pieds dans l’eau dès la sortie de la gare. Le troisième chapitre, Patrimoine remarquable, recense 27 visites de musées, de châteaux ou de monuments religieux. Si vous avez soif d’escapades bucoliques, le quatrième chapitre, Parcs et forêts, propose des randonnées pédestres dans huit parcs et forêts pour faire le plein de bon air.

    Les amateurs de pérégrinations urbaines s’attarderont sur le cinquième chapitre dédié aux villes de caractères. 25 cités à arpenter sont mises en avant, comme Pontoise, Cambrai, Epernay ou Provins. Enfin, l’ultime chapitre regroupe 13 randonnées à vélo qui vous emmènent de Versailles à Chartres, de Caen à Bayeux en longeant les plages du Débarquement ou encore de Saint-Valéry-sur- Somme au Crotoy dans la lumière unique de la baie de Somme.

    Échappées en train régional. Ouvrage collectif. Michelin Voyages en partenariat avec SNCF Voyageurs. (2024) Prix : 19,95 euros

    Commandez le ici

  • Journées du Patrimoine. La RATP célèbre ses 75 ans

    Journées du Patrimoine. La RATP célèbre ses 75 ans

    A l’occasion de la nouvelle édition des Journées européennes du patrimoine (JEP), la RATP et près de 250 de ses agents se mobilisent pour accueillir le grand public. Les 21 et 22 septembre prochains, la richesse du patrimoine de la RATP retraçant ses 75 ans d’histoire et d’innovations sera mis en valeur à travers des expositions, des parcours commentés et des animations.

    Comme tous les ans, les visiteurs pourront se plonger dans les coulisses du réseau parisien et découvrir les transports franciliens sous un angle tout à fait nouveau. Dans le XIIe arrondissement de la capitale, la Maison de la RATP, siège social du groupe, ouvre comme tous les ans ses portes au public. L’occasion permet notamment de découvrir un jeu de simulation de conduite d’un train MS-61. Le MS-61 (pour métro suburbain de 61) est la première génération de matériel commandée par la régie pour circuler sur le RER. Ce matériel emblématique est entré en service en 1967 sur la ligne de Sceaux.

    Après plusieurs modernisations, le M6 – 61 a accompli son dernier service commercial en avril 2016. Grâce à ce jeu, le visiteur pourra découvrir un pan important de l’histoire des transports publics franciliens. Le public pourra se mettre dans la peau d’un traminot en s’installant devant le simulateur de conduite de tramway qui permet de piloter un tram dans les rues de Washington, Florence ou encore Paris. Trois villes où le groupe RATP est présent. Pour les familles avec enfants, les équipes de la RATP mettront en place des ateliers spécialement pensés pour le jeune public et dont l’ambition est d’initier de manière ludique au patrimoine de la régie. Un patrimoine qui se révèle également dans le domaine de la mode : les tenues historiques des agents de la RATP des années soixante à nos jours seront exposées.

    Parmi les visites organisées cette année, certaines permettront aux voyageurs de découvrir les coulisses des transports en commun parisien. Après celui de la ligne 9 l’année dernière, c’est au tour du poste de commande et de contrôle centralisé modernisé (PCC) de la ligne 5 d’ouvrir ses portes au public à l’occasion de visites d’une durée de 30 minutes. L’occasion de mesurer toute la complexité du fonctionnement d’une ligne de métro en temps réel. Des agents partageront aussi, avec les visiteurs, leurs expériences du terrain. Si vous avez toujours rêvé de comprendre le fonctionnement d’une ligne de tramway, la visite du site de maintenance et de remisage du tram T3a s’impose. Les ateliers de maintenance, le remisage abritant la machine à laver et la sablière, en passant par le poste de commandement local…. les coulisses de la ligne n’auront plus de secret pour vous.

    La RATP propose également un véritable voyage dans le temps en présentant en station l’iconique rame Sprague-Thomson, classée au titre des monuments historiques. Ce matériel roulant, le premier entièrement métallique à circuler sur le réseau, a connu une longue carrière : elle a été en circulation des années trente jusqu’en 1983. Plusieurs conférenciers de la RATP, fins connaisseurs du réseau et de sa longue histoire, proposeront des parcours commentés dans le sous-sol de la capitale. Deux itinéraires sont prévus, l’un se limite à la ligne 11, l’autre se déploie sur plusieurs lignes.

    Quant aux cinéphiles, ils se rendront à la « station cinéma » de la Porte des Lilas qui accueille tous les ans de nombreux tournages de films, de séries, de clips ou de publicités. Désaffectée depuis la fermeture au public, en 1939, de la « voie navette » menant à Pré-Saint-Gervais, la station Porte des Lilas sert de studio de cinéma à cinq à dix films par an depuis le début des années 70. La station offre ainsi de décor naturel pour les tournages de films, mettant à disposition les fameux carrelages blancs, et deux voies, l’une sur pneumatiques, l’autre sur fer. Véritable studio, les réalisateurs peuvent changer de nom, d’époque, de matériel, de signalétique…

    A bout portant, Le Bureau des Légendes, Engrenages, Une époque formidable, Julie et Julia, Bande de fille, le Fabuleux destin d’Amélie Poulain ou encore Les Femmes de l’ombre : vous avez certainement déjà vu une scène tournée dans ce studio pas comme les autres. Tout dernièrement, près d’un milliard de téléspectateurs ont assisté à une scène tournée à la station cinéma : le film qui a lancé la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 passant par le métro parisien !

  • Nouvelle-Aquitaine. Train Historique à Vapeur du Limousin

    Nouvelle-Aquitaine. Train Historique à Vapeur du Limousin

    Les 21 et 22 septembre, la 41e édition des Journées européennes du patrimoine (JEP) se déroule dans toute la France. Cap sur le Limousin. 

    Les amateurs de patrimoine ferroviaire et de matériels roulants historiques auront l’occasion de découvrir les coulisses de la restauration d’une machine exceptionnelle : la locomotive à vapeur 231 K 82, la dernière locomotive à avoir assuré la traction de « La Flèche d’Or » qui reliait dans le plus grands des luxes Paris et Londres. Construite par la Société alsacienne de Constructions mécaniques de Belfort en 1920, elle symbolise les relations ferroviaires entre la France et l’Angleterre bien avant le percement du tunnel sous la Manche. Sur une série de 79 exemplaires, il n’en subsiste que trois exemplaires dans le monde aujourd’hui. Soutenus par la Fondation du Patrimoine, les bénévoles de l’association Conservatoire ferroviaire Territoire Limousin Périgord (CFTLP) ont débuté la restauration de la locomotive et de son tender en 2021. Les visiteurs pourront admirer le matériel roulant exceptionnel entretenu par les bénévoles de l’association et partager un moment avec eux autour de leur passion.

    Technicentre SNCF Limoges 46 rue du quai militaire, 87085 Limoges Réservation obligatoire sur cftlp@ laposte.net