Catégorie : Actus

  • Une braderie historique à la boutique de la Vie du Rail !

    Une braderie historique à la boutique de la Vie du Rail !

    Les éditions La Vie du Rail déménagent !

    Une nouvelle page s’écrit pour nos éditions et notre boutique.

    Mais avant d’inaugurer ces nouveaux espaces, nous vous invitons à une grande braderie historique !
    Profitez de réductions allant jusqu’à -70 % sur des dizaines d’articles, dans un espace de 300 m².

    ? Quand ? Du 14 au 24 janvier 2025 (sauf dimanches), de 11h à 18h.
    ? Où ? 29, rue de Clichy, 75009 Paris.

    Ne manquez pas cette occasion unique de faire de belles découvertes à prix réduit et de nous accompagner dans cette transition !

  • Ne perdons pas espoir dans une politique ferroviaire renouvelée

    Ne perdons pas espoir dans une politique ferroviaire renouvelée

    En France, dans le domaine des transports ferroviaires, la litanie des plaintes des usagers (services insuffisants, lignes suspendues, manque de matériels et de personnels, politique malthusienne), est accentuée par la disette budgétaire et surtout par le manque d’appétence des gouvernements successifs, de l’État et de plusieurs régions. Pourtant, les discours et les promesses sont légion, mais les réalisations sont bien timides. Pour preuve, la relance des trains de nuit ou l’état déplorable de certaines grandes lignes.

    Dans ce paysage morose, des régions continuent d’avancer, certes à un rythme plus lent que précédemment, c’est le cas de Grand Est, de Nouvelle-Aquitaine ou d’Occitanie et des réalisations sont à souligner. C’est ainsi que début janvier 2025, des trains relieront de nouveau Mulhouse à Mülheim en Allemagne et Montréjeau à Luchon en mai 2025 en Occitanie. En ce lendemain de Noël tout espoir dans un redéveloppement du ferroviaire est loin d’être perdu. Le succès du Léman express lancé en 2019 et prévu initialement pour 50 000 voyageurs, en transporte quotidiennement plus de 80 000 en 2024.

    Exploité par la société Lemanis filiale à 60 % des CFF et à 40 % de la SNCF, ce RER transfrontalier est articulé autour de l’ancienne ligne à voie unique et non électrifiéeGenève Eaux-Vives—Annemasse, qui est devenue le maillon essentiel, en étant prolongé vers la gare centrale de Genève Cornavin, du nouveau réseau reliant Genève à Annemasse, grâce à la construction d’une ligne nouvelle enterrée à double voie, électrifiée aux normes helvétiques.

    Entre le service ferroviaire de l’année 1984/85, où il n’y avait que 16 AR (aller- retour) entre les gares de Genève- Eaux Vives et Annemasse et celui de 2023/24, avec 119 AR de 4 h 20 à minuit, il ne s’agit pas d‘une évolution mais d’une révolution ferroviaire. Depuis le 15 décembre, de nouvelles circulations s’ajoutent pour répondre à une demande toujours croissante. Dans cette métropole binationale, les projets sont multiples pour répondre aux défis écologiques, socio-économiques et d’aménagement que seul le transport public et en particulier le fer est capable d’offrir.

    C’est ainsi que la réouverture de la ligne du Tonkin entre Evian et Saint Gingolph (18 km) est demandée avec des engagements financiers suisses. Il en est de même de l’ancienne ligne Bellegarde—Nyon pour le développement du Léman Express. De nouvelles avancées sont prévisibles à court terme pour les habitants du Grand Genève.

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    Chaque mois, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) nous fait part d’une difficulté, grande ou petite, rencontrée par les usagers. Ou d’informations qu’elle juge intéressantes.

  • Bruxelles. La STIB célèbre Noël avec un tram spécial

    Bruxelles. La STIB célèbre Noël avec un tram spécial

    Depuis le 11 décembre, le Tram de Noël parcourt les rues de Bruxelles sur six lignes du réseau de la STIB. Le gestionnaire des transports publics de la capitale belge a mis en place toute une série d’événements à l’occasion des fêtes.

    Le Tram de Noël de la Société des Transports intercommunaux de Bruxelles (STIB) fait souffler l’esprit des fêtes dans les rues de la capitale belge jusqu’au 10 janvier. Ce tram spécial, décoré aux couleurs de Noël, s’est élancé le 11 décembre dernier dans les rues de Bruxelles pour le plus grand plaisir des usagers de 7 à 77 ans. Pelliculé de rouge et de doré, il est décoré de branches de houx, de flocons de neige et de sapins enguirlandés. Bref, tous les marqueurs de la fête de Noël.

    Le tram est également illuminé par un éclairage spécifique. Il circule cette an- née sur six lignes du réseau de la STIB. Les circulations sur les lignes 9 et 18 sont déjà terminées. Le tram de Noël sera visible jusqu’au 30 décembre sur la ligne 19, jusqu’au 3 janvier sur la ligne 81, jusqu’au 7 janvier pour la 82 et jusqu’au 10 janvier pour la 92.

    Le mercredi 18décembre dernier les voyageurs qui empruntaient la ligne 92 ont pu rencontrer le père Noël en personne, qui avait délaissé ce jour-là son traîneau et ses rennes pour voyager avec le tramway. Des sucres d’orge ont été distribués aux passagers qui ont pu se faire photographier avec lui. La STIB a joué toute la partition des chants de Noël dans ses stations les 24 et 25décembre, alors que les Bruxellois parcouraient le réseau les bras chargés de cadeaux. La STIB a également remplacé les petits lutins du père Noël en proposant aux voyageurs en quête d’un cadeau de visiter la boutique éphémère « STIBstore » installé dans la station Rogier jusqu’au 24 février.

    Les points de vente des stations Rogier, De Brouckère et Louise ont également été décorés sur le thème de Noël. Le samedi 28 décembre de 11 h à 15 h dans la station Rogier, un stand installé sur la mezzanine, non loin du point de vente KIOSK, permettait de faire embal- ler gratuitement les cadeaux avec un pa- pier aux couleurs de la STIB avec deux choix possibles, le premier représente le plan du réseau, le second les numéros des lignes du réseau.

  • Patrimoine. Jean-Pierre Moreau, le passeur de mémoire

    Patrimoine. Jean-Pierre Moreau, le passeur de mémoire

    Avec un arrière-grand-père, une grand-mère, un grand-père et un père tous cheminots, il n’y a aucun doute sur le pedigree de Jean-Pierre Moreau, cheminot épris de patrimoine ferroviaire.

    Pour Jean-Pierre Moreau, référent électrique des pièces déposées d’Autorails à Grande Capacité (AGC) des Transports Express Régionaux (TER) au Technicentre Industriel SNCF du Périgord, chaque objet a une histoire. Précisons que l’homme représente la quatrième génération d’une famille hautement cheminote. Lorsque son père a pris ses fonctions de chef de gare à Ballancourt-sur-Essonne (Essonne), Jean-Pierre était âgé d’un mois, c’est dire s’il est tombé tout petit dans la marmite du train… Son arrière-grandpère travaillait aux ateliers SNCF de Villeneuve- Saint-Georges dans le Val-de-Marne, et sa grand-mère en était la chef de groupe administratif. Son grand-père, lui, était un conducteur de trains, basé au dépôt du Charolais, gare de Lyon à Paris dans le XIIe arrondissement. Un beau jour, Papa Moreau offre à son jeune fils son costume et sa casquette de chef de gare. En 1978, au moment de partir à la retraite, son grandpère fait de même en lui donnant en plus, cerise sur le gâteau, sa sacoche et tous les accessoires du parfait cheminot. Et la passion pour le train naît tout naturellement chez le garçonnet. Celui-ci fait déjà des photos du monde ferroviaire qui l’entoure. Des années plus tard, ses grands parents s’étant retirés à Sarlat en Dordogne, et lui-même devenu cheminot en 1990 au dépôt de Montrouge dans la banlieue parisienne, il demande sa mutation en 1999 pour la Dordogne, à l’UO Infra de Chamiers d’abord, puis au Technicentre Industriel du Périgord à Périgueux.

    « Chaque objet a une histoire »

    A 20 ans, il se met à collectionner des pièces historiques ferroviaires en tout genre. Depuis peu, il a recentré sa collection sur les différents métiers des cheminots, des régions du sud de la France, et ce, depuis la création du chemin de fer jusqu’au début des années 1980, période marquée par l’arrivée du TGV qui symbolise le virage de la modernité pris par la SNCF. « Tous ces habits et tenues, ces outils et ces objets ont été portés, utilisés par les mains des cheminots. Ils racontent une histoire, une époque, une façon de travailler dans le chemin de fer. Derrière les métiers exercés au sein de la SNCF, il y a des femmes et des hommes à qui j’ai voulu faire honneur en sauvegardant tout cela », explique Jean-Pierre Moreau. Son unique but ? Être un passeur de mémoire dévoué et préserver le patrimoine cheminot. C’est ainsi qu’au fil des années, il a constitué une remarquable collection d’objets ferroviaires. Il possède notamment une soixantaine de lanternes de toutes sortes. Bien sûr, il y a les belles, celles faites en laiton, fixées à l’avant des locomotives à vapeur et qui éclairaient fièrement la voie ferrée. Mais il n’a pas négligé leurs “soeurs”, les lanternes à main que les cheminots portaient, « des lampes à huile, à pétrole, ou au carbure de tungstène ». Patiemment constituée au gré des trouvailles, la collection de ce passionné est riche de costumes et de casquettes, et ce avec des spécimens de toutes les époques, y compris l’âge d’or du PLM (1857-1938), la fameuse Compagnie du Chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée

    Le tailleur bleu de l’hôtesse des TAC

    Le trésor de Jean-Pierre se décline également au féminin, avec des chapeaux et des coiffes pour dames, ou encore ces tailleurs de couleur bleue que portaient les cheminotes- hôtesses du service des Trains Auto-Couchettes (TAC), de 1960 à 1970. Et bien sûr, notre ancien cheminot a glané de la précieuse vaisselle arborant les armes de la Compagnie Internationale des Wagons-Lits (CIWL). L’ensemble s’enrichit de moult documents et photos, dont certaines qu’il a prises lui-même car il est aussi un chasseur d’images (lire plus loin). Le « voyage au bout de ses rêves » sera abouti lorsqu’il construira son propre réseau miniature pour y faire circuler ses modèles réduits, un projet pour sa future retraite. « Le train me passionne encore et toujours pour ses nombreuses facettes techniques, sociales et aussi pour l’humanité qui s’en dégage car, dès son apparition, ce moyen de transport a apporté énormément de progrès – et de bien-être si on pense aux trains des congés payés à partir de 1936 – aux Français. Tous ces objets représentent quarante années d’études et de recherches. Un jour peutêtre, ma collection sera reprise et mise en valeur dans un musée ou une association. C’est mon souhait », confie-t-il.

    Bénévole à 100 % au service du patrimoine du chemin de fer

    Collectionneur et passeur de mémoire, Jean-Pierre Moreau est aussi le président du très actif Photo-Club SNCF de Périgueux, affilié à l’Union artistique et intellectuelle des cheminots français (comité Sud-Ouest). Enfin, depuis une dizaine d’années, il est bénévole au sein de l’association qui gère la Cité du Train- Patrimoine SNCF à Mulhouse. « Je m’y suis rendu à plusieurs reprises pour res- taurer du matériel historique ou assurer des visites guidées », témoigne-t-il. A la demande d’associations qui le sollicitent, il donne des conférences et expose une par- tie de sa collection en fonction des sujets et des époques abordés. Heureux de parler de ce monde historique des cheminots (« Etonnamment peu connu du grand pu- blic », déplore-t-il), il crée pour cela des ta- bleaux à thème, un moyen d’amorcer un dialogue avec le public. Cela donne lieu à « des échanges très enrichissants autour d’objets parfois insolites et totalement ignorés des non cheminots et des jeunes générations. » Comme les billets de train Edmondson, imprimés sur du carton, apparus en 1840 et baptisés du nom de leur inventeur anglais. « Il faut voir les visages des ados, eux qui payent au- jourd’hui leur voyage d’un simple clic sur l’écran de leur smartphone, lorsque je leur montre ces billets ! », s’amuse-t-il. « Pour eux, c’est une totale découverte et je suis heureux de pouvoir en raconter l’histoire. » Transmettre, encore et toujours.

  • Prix Versailles. Six gares à l’honneur dans le Palmarès 2024

    Prix Versailles. Six gares à l’honneur dans le Palmarès 2024

    Le 2 décembre dernier, les Prix Versailles 2024, prestigieux prix d’architecture et de design, ont été décernés au siège de l’Unesco. Voici les gagnants dans la catégorie Gares et stations.

    Le Prix Versailles, qui fête cette année sa dixième édition, a été attribué! Ce prix prestigieux est remis chaque année à Paris, dans les locaux l’Unesco, qui y siège depuis 2015. La manifestation met en lumière les plus belles réalisations contemporaines de la planète.

    24 titres mondiaux sont décernés dans sept catégories (Aéroports, campus, gares et stations, sports, musées, grands magasins, hôtels et restaurants.) Le jury international est composé d’architectes, mais aussi d’artistes. Cette année, une actrice, une styliste, une violoniste ainsi que le Français Benjamin Millepied, danseur et chorégraphe, qui préside également le jury, accompagnaient quatre architectes de renom.

    Dans la catégorie Gares et stations, le Prix Versailles 2024 a mis à l’honneur une gare moderne desservie par un train centenaire : le Schafbergbahn. Mis en service en 1893, le chemin de fer à crémaillère le plus raide d’Autriche part de Saint Wolfgang et grimpe le sommet du Schafberg, dans le massif du Salzkammergut, non loin de Salzbourg. Le train met 35 minutes à parcourir 5,85 kilomètres et un dénivelé de 1 190 mètres. C’est la gare de départ, à 542 m d’altitude, qui a été récompensée cette année. Sa structure historique a été repensée par l’agence d’architecture autrichienne dunkelschwarz. Les espaces publics se déploient dans un hall ouvert sur le lac Wolfgang et sur les sommets du Salzkammergut. Une terrasse extérieure permet de profiter de la beauté de ce paysage alpin.

    Un prix est également allé à deux autres gares, une en Océanie et une en Asie. En Océanie, la gare de Bell, située dans la banlieue de Melbourne en Australie, a été complètement transformée avec un nouveau design imaginé par l’agence Wood Marsh. Celui-ci se veut un hommage au patrimoine architectural de la ville de Preston, où s’élève cette gare surélevée. En Asie, la gare centrale de Pékin a été construite dans le cadre des « Dix grands projets » pour célébrer le dixième anniversaire de la République populaire de Chine en 1959. Conçue par des architectes renommés comme Yang Tingbao, la gare combine un style architectural classique avec des éléments modernes pour répondre à l’augmentation continue du trafic voyageurs.

    Sa modernisation, dans le respect de son histoire, a été confié à WIT Design & Research, une agence basée à Pékin. Dans la catégorie Mention extérieure, deux gares ont été mises en lumière. Et cocorico!, le prix a été attribué à une création française. Pensés par l’AREP, les aménagements de la gare de Toulouse Matabiau ont ainsi été récompensés par un prix. Conçus pour accueillir un trafic voyageurs qui devrait tripler dans les années à venir, passant de 50 000 à 150 000 passagers quotidiens avec la mise en service en 2028 de la ligne C du métro et la perspective de l’arrivée de la grande vitesse, ces travaux ont duré trois ans pour un coût de 42 M€. A l’extérieur de Matabiau, les menuiseries et la marquise ont ainsi été restaurées.

    A Naples, la station de métro Chiaia a également remporté un prix pour ses aménagements extérieurs. Mise en service en juillet dernier, elle est desservie par la ligne 6 du réseau. Elle est située entre les stations Municipio et San Pasquale.

    Enfin, la décoration intérieure du Grand Central Madison, la gare terminus new-yorkaise du Long Island Rail Road a gagné le dernier prix attribué. Les trains de banlieue de la métropole new-yorkaise circulent sur le réseau du Long Island Rail Road (LIRR) qui dessert 124 gares à l’est de la Grosse pomme et sur l’île de Long Island. Grand Central Madison est la plus grande gare terminus de voyageurs construite aux Etats-Unis en 67 ans. La gare abrite notamment des oeuvres d’art en mosaïque réalisées par les artistes Yayoi Kusama et Kiki Smith.

    Jérôme Gouadain, secrétaire général du Prix Versailles, explique tout l’intérêt de mettre en avant l’architecture ferroviaire : « Les gares sont redevenues un enjeu essentiel du cadre de vie. Elles remplissent leur rôle de porte d’entrée sur un territoire et, bien souvent, de place publique au coeur de celui-ci. Elles sont un condensé de vie et de ville, facilitatrices de mobilité et ambassadrices de transports en commun et écologiques. Faire de belles gares est un investissement on ne peut plus actuel et rentable pour nos sociétés ».

  • Lyon. Le Pôle Express, un conte de Noël ferroviaire

    Lyon. Le Pôle Express, un conte de Noël ferroviaire

    Alors que son nouveau film, Here, est sorti en salle en novembre dernier, l’Institut Lumière revient sur l’oeuvre de son auteur, Robert Zemeckis. Du film À la poursuite du diamant vert à La mort vous va si bien, en passant par la trilogie Retour vers le futur, Forrest Gump ou encore Qui veut la peau de Roger Rabbit : le réalisateur américain a collectionné les succès.

    17 films sont programmés par l’institution culturelle lyonnaise à l’occasion de la rétrospective Robert Zemeckis – 88 miles à l’heure. Tom Hanks, Meryl Streep, Brad Pitt, Marion Cotillard, Michael J. Fox, Harrison Ford, Jodie Foster, Bruce Willis ou encore Kathleen Turner : le casting est impressionnant.

    Sorti en 2004, Le Pôle Express est une adaptation du roman de Chris Van Allsburg, Boréal-express. Ce film d’animation avec Tom Hanks raconte l’histoire d’un petit garçon qui vit une grave crise de foi dans le Père Noël. Il est assailli par le doute, lorsqu’il monte à bord d’un étrange train à destination du pôle Nord… Le chef de train lui délivre alors une grande vérité ferroviaire : « Une chose au sujet des trains : peu importe où ils vont, ce qui compte, c’est de se décider à les prendre ». Il se décide donc à monter à bord et part alors vers d’incroyables aventures. Ce conte de Noël saura redonner le goût du réveillon aux enfants et interrogera certains adultes sur leurs croyances.

    Le cinéaste a décidé de recourir à la technique de la « Performance Capture » pour réaliser ce film. Ce procédé permet de recréer à la perfection les expressions et les gestes des comédiens en infographie. Tom Hanks a été couvert de capteurs, ce qui a permis de retranscrire ses expressions avec la plus grande fidélité à l’écran. L’acteur qui avait déjà collaboré deux fois avec Zemeckis, à l’occasion de Forrest Gump et de Seul au monde, réalise ici un tour de force en interprétant la voix de six personnages différents.

    Institut Lumière. 25, rue du Premier- Film. Lyon. Tél. 04 78 78 18 95 www. institut-lumiere.org. Le Pôle Express. Samedi 28 décembre à 16 h 15 en VF et samedi 3 janvier à 16 h 30 en VO. Tarifs : 8,50 euros, 4 euros pour les enfants de moins de 14 ans.

  • Rennes. Retour du Grand Huit dans les anciens ateliers SNCF

    Rennes. Retour du Grand Huit dans les anciens ateliers SNCF

    Du 21 décembre au 6 janvier 2025, le Grand huit est de retour à Rennes à l’occasion des vacances de Noël. Il ouvre de nouveau ses portes au public qui devrait venir en nombre vivre une expérience festive et familiale dans le monde magique des arts forains.

    A cinq minutes à pied de la gare de Rennes, c’est un lieu hors du temps qui attend les visiteurs à l’occasion des vacances de Noël. Baptisé le Grand Huit, ce tiers-lieu se veut un conservatoire du monde forain. Derrière ce projet urbain, nous retrouvons la passion sans borne de Régis Masclet, qui collectionne depuis des années tout ce qui touche au monde forain. Après une carrière dans la publicité celui que l’on surnomme « Monsieur manèges » a restauré une vingtaine d’attractions avant d’exploiter les siennes.

    Il se définit lui-même comme « tourneur de manèges ». Ses enfants, Thibault et Adrien, qui ont visiblement hérité de cette passion, ont rejoint en 2009 leur père dans l’aventure. C’est à lui que l’on doit la création de ce conservatoire de manèges et d’arts forains installé dans un ancien technicentre de la SNCF. Cette friche industrielle est chargée d’histoire. Mécaniciens, métaliers, soudeurs, électrotechniciens, dépanneurs, peintres, tapissiers… Pendant plus de 150 ans, jusqu’à 1 400 ouvriers ont entre- tenu, entre ces murs, le matériel roulant. Situés dans le quartier Sud-Gare à Rennes, les anciens ateliers SNCF, nommé technicentre Pierre-Martin, s’élevaient à 700 mètres au sud-est de la gare. Aujourd’hui, ils ne voient plus passer de trains dans ses installations, l’acti- vité ferroviaire ayant déménagé. La métropole a lancé un vaste projet baptisé EuroRennes afin de redynamiser le quartier de la gare qui intègre cet espace de sept hectares.

    Depuis le printemps 2024, le Grand Huit a posé ses valises sur le site industriel et accueilli pour la première fois des visi- teurs. Depuis cette date, il ouvre ses portes régulièrement entre deux phases de travaux. Ainsi, durant tout l’été, des concerts, des spectacles, des ateliers et même un Fest Noz y ont été organisés. A l’occasion des vacances de Noël, le Grand Huit revient à Rennes! Avec ses manèges rétro, ses concerts, sa musique mécanique et ses offres de restauration pour les gourmands, le Grand Huit de- vrait attirer de nombreux visiteurs venus profiter d’une ambiance hors du temps et festive. Le site de l’ancien technicentre se dé- ploie sur quatre grandes halles. C’est dans cet espace d’un hectare, que la famille Masclet a élaboré son lieu dédié aux arts forains. Rendez-vous donc dans ce haut lieu de l’histoire ferroviaire de Rennes et de sa région pour célébrer Noël dans l’ambiance magique des fêtes foraines d’autrefois.

    Informations pratiques : Le Grand Huit. 22 rue Pierre Martin, Pavillons de la Gare Sud 35000 Rennes. Plus d’infos sur : https://legrandhuit-rennes.fr/

  • Gornergrat Bahn, chemin de fer avec vue sur le Mont Cervin

    Gornergrat Bahn, chemin de fer avec vue sur le Mont Cervin

    C’est un sommet de légende, l’une des silhouettes les plus célèbres des Alpes : le mont Cervin se visite en train et attire tous les ans des voyageurs du monde en- tier. Arte rediffuse un épisode de sa série documentaire Un billet de train pour… qui est consacré à ce « monument » suisse (voir LVDR n°3987 du vendredi 3 mai 2024).

    Depuis 1898, le tout premier train à crémaillère du monde permet d’accéder à la haute montagne, participant à l’émergence de ce tourisme des hauteurs. Il est électrique depuis sa création. Au départ de la gare de Zermatt le chemin de fer permet d’atteindre le sommet du Gornergrat en passant par les gares intermédiaires de Riffelalp, Riffelberg et Rotenboden. En une trentaine de minutes, les passagers franchissent un dénivelé de plus de 1400 mètres, avant de rejoindre la plus haute gare d’Europe en extérieur à 3 089 mètres d’altitude.

    Le documentaire d’Arte nous fait découvrir les coulisses de chemin de fer d’altitude, soumis aux aléas météorologiques l’été, mais surtout l’hiver. Nous montons à bord de l’imposante déneigeuse en compagnie de l’équipe de cheminots chargée de rendre l’infrastructure sûre pour les passagers. Avant de lancer la déneigeuse, ils doivent d’abord sécuriser leur parcours en provoquant des ava- lanches à l’aide de charges explosives placées à des endroits stratégiques par un système de téléphérique.

    La machine est efficace : elle est capable de dégager 3000 tonnes de neige par heure. Et ici, elle est souvent de sortie. En moyenne, elle entre en action 90 fois par an. Pendant longtemps, cette tâche difficile s’accomplissait à la charrue ! Nous suivons également un pilote d’hélicoptère d’Air Zermatt, une compagnie qui se charge du sauvetage aérien en montagne dans cette partie du Valais. C’est à Zermatt que, pour la première fois dans les années 1960, on a hélitreuillé un blessé.

    Mercredi 18 décembre 11 h 55 sur Arte. Un billet de train pour… Le Cervin d’Alexander Schweitzer. SWR, en association avec ARTE. Allemagne (2023)

  • Exposition. La Libération de 1944 et la capture d’un train nazi

    Exposition. La Libération de 1944 et la capture d’un train nazi

    Il ne vous reste que quelques jours pour visiter l’exposition immersive Revivez la Libération de 1944, au musée de l’Armée à Paris. Les concepteurs de l’exposition, avec Microsoft, ont choisi de mettre l’intelligence artificielle au service de l’Histoire, pour une expérience inédite, faisant découvrir au visiteur des scènes de cette période décisive de l’histoire de France. Parmi les témoignages de résistants, hommes et femmes (FTP, FFI), ayant vécu cette période historique figure celui de Madeleine Riffaud (décédée le 6 novembre dernier). Ses actions de combat en ont fait une figure emblématique de la Résistance face à l’occupant nazi. Parmi ses faits d’armes, sous le nom de Rainer, l’assaut, mené avec trois camarades seulement, contre un train blindé allemand dans le tunnel des Buttes-Chaumont, à Paris : plus de 80 soldats furent faits prisonniers…

    Musée de l’Armée, Hôtel national des Invalides, place Vauban, 75007 Paris. www.musee-armee.fr

  • Trains touristiques. La baie de Somme de jour comme de nuit

    Trains touristiques. La baie de Somme de jour comme de nuit

    Des trains historiques qui plaisent toujours autant, des dîners à bord qui font le plein de convives, un vélorail qui séduit le public, l’inauguration officielle d’équipements soigneusement restaurés… En novembre, le Chemin de fer de la baie de Somme a dressé un bon bilan. Retour sur une saison touristique réussie.

    Le dimanche 10 novembre en Picardie, au Chemin de fer de la baie de Somme (CFBS), la saison 2023-2024 du train touristique touchait à sa fin. « La fréquentation des dîners – les trains partent de Saint-Valery Canal en direction de Noyelles-sur-Mer – a enregistré 43 % de recettes supplémentaires cette année, on peut dire que c’est un carton ! », estime Maurice Testu, président du CFBS. « Et le vélorail, que nous avons lancé en 2023 avec le projet de relier Saint-Valery et Cayeux-sur-Mer, a bien marché, lui aussi. C’est une activité très ludique, complémentaire au train, qui permet de découvrir l’ancien Réseau des Bains de mer et son territoire d’une manière différente. Le vélorail a attiré 11 400 passagers. Les gens apprécient de pouvoir faire une promenade d’une heure dans le calme et la nature et de découvrir les bas-champs, ces espaces gagnés sur la mer pour cultiver, un paysage typique de notre région… » De quoi récompenser l’implication des membres des équipes du CFBS, les sala- riés et les bénévoles…

    Le succès des dîners à bord

    A longueur d’année, ces équipes accom- plissent leur travail avec soin qu’il s’agisse de la circulation des trains, de la rénovation de matériel roulant ou de ra- fraîchissement d’équipements des gares desservies. Comme, par exemple, la ré- novation complète d’un abri de quai dans la gare de Saint-Valery Canal. Une tâche brillamment accomplie par « des experts en ébénisterie et en bonne hu- meur », commentait Léopold, membre du CFBS, sur la page Facebook du CFBS. L’abri en question, qui date de 1937, a été inauguré officiellement le 31 octobre en présence du maire de la commune, Daniel Chareyron.

    Une autre inauguration s’est déroulée le même jour, celle du tombereau SE Somme U 13021, méticuleusement res- tauré au terme de sept années de travail. Comme le veut la tradition, une bouteille de champagne a été brisée sur son flanc, à la manière du baptême d’un navire… Il faut dire que ce véhicule est un témoin historique des Chemins de fer de la Somme. Fabriqué en 1920 par la société belge La Construction, ce wagon faisait partie d’une série destinée à re- constituer le parc du matériel roulant détruit pendant la Première Guerre mondiale.

    Utilisé essentiellement pour le transport de produits agricoles et industriels, le wagon avait été réquisitionné pendant la Seconde Guerre mondiale pour la construction du mur de l’Atlantique. Avec l’avènement du transport routier

    de marchandises dans les années 1950, l’utilisation des wagons de marchandises a décliné, menant à leur abandon pro- gressif. Sauvé de la ferraille en 1971 par le CFBS, le wagon a été conservé en l’état pendant plusieurs décennies. En 1993, il a été classé aux Monuments historiques, reconnaissant son importance patrimoniale. Sa restauration, débutée en 2016, a nécessité sept années de travail par les bénévoles du CFBS. Le projet a bénéficié de l’aide de la Drac des Hauts-de-France et du conseil départemental de la Somme.

    La pause hivernale

    Tractés par l’increvable locomotive 030 Pinguely, les derniers trains touristiques de la saison ont fait le plein de passagers pour circuler autour de la baie de Somme. Puis, une fois les derniers touristes débar- qués, à la nuit tombée (il était 18h30), un petit voyage de rapatriement bien sympa- thique pour les membres du CFBS a per- mis à ceux-ci de savourer les derniers tours de roues de la saison…

    Pause hivernale oblige, les locomotives et les voitures voyageurs vont être remi- sées à l’abri pendant plusieurs mois jusqu’à l’ouverture de la prochaine sai- son. Côté billetterie, les dates pour 2025 sont d’ores et déjà disponibles pour les déjeuners et dîners à bord ainsi que le Train des Marées sur le site du CFBS (www.chemindefer-baiedesomme.fr). Rendez-vous au printemps prochain !

    Contact : Chemin de fer de la baie de Somme, 03 22 26 96 96. Place de la Gare, 80550 Le Crotoy. www.chemindefer-baie- desomme.fr Vélorail de la baie de Somme, 1 place du 8-Mai-1945, 80410 Cayeux-sur-Mer.