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Catégorie : Actus

Grande-Bretagne. Un coup de jeune pour l’antique gare de Stock-on-Trent
Bonne nouvelle pour les défenseurs du patrimoine ferroviaire du nord de l’Angleterre. Dans le cadre d’un investissement de plusieurs millions de livres sterling, Network Rail, le gestionnaire du réseau ferré britannique, a achevé en décembre dernier les travaux de remplacement des baies vitrées datant de l’époque victorienne de la gare de Stokeon- Trent. But de l’opération : garantir leur sécurité et leur fiabilité pour les décennies à venir… et rendre à la structure tout son lustre !
Ces baies vitrées s’étendent sur 25 mètres au-dessus de la West Coast Main Line et bénéficient d’un classement de grade II – l’équivalent britannique de notre classement aux Monuments historiques. Mais la structure a subi les assauts des éléments et s’est détériorée au fil du temps. Sa modernisation était devenue inévitable. Les charpentes en bois ont été remplacées dans le respect de leur conception originale. Une obligation en raison du statut de bâtiment classé. Les équipes de Network Rail ont également remplacé les 220 vitres qui occupaient initialement les cadres en bois et qui avaient pour certaines disparues.
Les travaux étaient planifiés depuis longtemps, mais des consultations et des échanges avec les experts en patrimoine de la municipalité ont d’abord été nécessaires pour respecter le passé de ce bâtiment historique. Le Rail Heritage Trust a également contribué à cette modernisation en effectuant un don de 75 000 £ (89 000 euros). Tim Hedley-Jones, le directeur exécutif de cette importante organisation de protection du patrimoine ferroviaire britannique, a déclaré à l’occasion de l’inauguration de cette rénovation : « Nous sommes heureux d’avoir soutenu ce projet en accordant une subvention à Network Rail pour la restauration des pignons. En tant que bâtiment classé Grade II datant de 1847, Stoke-on- Trent constitue un élément important du patrimoine ferroviaire de la ville. L’attention portée aux détails par Network Rail et ses sous-traitants lors de leur restauration doit être saluée. »

Fermeture de la Boutique de la Vie du Rail
Le mouvement c’est la vie. Donc si la Vie du Rail bouge c’est qu’elle va bien.
Voilà pour ceux nombreux qui s’inquiétaient quand nous avons annoncé que La Vie du Rail déménageait.
D’ailleurs on ne va pas bien loin. Juste un changement d’arrondissement. Du 9ème au 2ème guère plus d’un kilomètre à vol d’oiseau entre la rue de Clichy et la rue de la Michodière où seront nos nouveaux bureaux.
Alors reste le problème de la boutique qui sera fermée et qu’on ne remplacera pas dans sa forme actuelle. (Les locaux de la Michodière sont trop petits pour vous y accueillir convenablement.)
Plusieurs projets sont à l’étude. Il est donc trop tôt pour vous donner des informations précises.
Mais sachez que :
1- Nous avons dans nos cartons le projet d’organiser au moins une fois par an des magasins éphémères.
2- Nous sommes en négociation pour créer un lieu d’exposition de nos nouveautés. Facile d’accès.
3- Un lieu où l’on pourra retirer les livres commandés.
Un lieu où il sera possible de consulter ( voire d’acheter les dites nouveautés).
4- Rien ne change en ce qui concerne la vente par correspondance et l’internet.
5- Le réseau des librairies va continuer, encore mieux qu’avant à diffuser nos livres.
Vous voyez, on n’a vraiment pas l’intention de vous quitter.
A bientôt donc dans La Vie du Rail, Rail Passion, Ville Rail et Transports, 8’6, Historail et En Train.
Et si vous avez des questions : 0149701216 ou [email protected]

Témoignage. En cabine de conduite avec Wilfried Demaret
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le quotidien d’un conducteur de train sans oser le demander… Voici la promesse de ce livre signé par Wilfried Demaret alias « BB 27000 », un cheminot qui offre aux internautes anecdotes et informations sur son métier avec pédagogie et humour.
Wilfried Demaret, conducteur à la SNCF depuis l’année 2000, est non seulement connu et reconnu dans son entreprise mais aussi bien au-delà grâce aux réseaux sociaux. Il a en effet lancé son compte Twitter en septembre 2015 et a depuis publié des centaines de « threads » sur son quotidien ferroviaire. Sous le nom de BB 27 000, il comptait plus de 100 000 abonnés sur X (ex-Twitter) avec l’un des comptes « ferroviaires » francophones les plus suivis de la toile (voir LVDR n° 3872 du 18 février 2022). Un réseau social qu’il vient de quitter pour Bluesky en raison notamment de la multiplication des messages haineux sur la plateforme reprise par Elon Musk.
Après avoir affolé les compteurs sur X, il connaît la consécration ultime avec l’édition d’un recueil d’anecdotes en format papier chez Plon, sorti en novembre dernier. Pour son livre, Plus belle la ligne, il a fait une sélection de ses meilleures histoires publiées sur Internet. Les belles illustrations d’Antoine Montalbetti (logiquement absentes sur le web) accompagnent l’ouvrage et offrent une vision tout en poésie du métier de conducteur.
Dans l’avant-propos, l’auteur revient sur son parcours, sur son héritage cheminot, mais également sur les motivations qui l’ont conduit à se caler derrière un clavier pour partager, avec le plus grand nombre, son quotidien et son vécu ferroviaire : « Vingt-quatre années à conduire des trains un peu partout en France… De quoi rapporter plein d’histoires pour petits et grands. Alors j’ai commencé à les raconter sur ce réseau qu’on appelait naguère Twitter (c’était quand même autrement plus inspirant que X…). Des choses inattendues qui me sont arrivées, des anecdotes partagées avec mes collègues cheminots, des considérations techniques – car, oui, le train, c’est aussi un sacré défi mécanique, un immense monde industriel, et surtout un concentré de sécurité (…) Bref, des histoires de train, il y en a des centaines. Elles accompagnent vos vies, vos déplacements professionnels, vos retrouvailles familiales, et vos vacances bien méritées ! »
Il raconte également ses aventures ferroviaires sur un blog qui regroupe l’ensemble de ses publications. Avec ce livre, il change de format, mais pas d’ambition. A travers ses écrits, il explique son métier et offre aux voyageurs les clés pour comprendre la complexité du transport ferroviaire. Avec lui, on se plonge dans la cabine de conduite, on comprend l’origine de la multitude des sons qui rythment les voyages en train, on découvre les contes et légendes qui animent les discussions dans les foyers pour cheminots en déplacement…
A travers ces pages, c’est aussi la France que le lecteur découvre en arpentant aux côtés de l’auteur les voies ferrées de la banlieue parisienne, de la Lozère, des plaines d’Alsace, du mont du Cantal ou encore de Corrèze. Nous découvrons ainsi les coulisses du transport ferroviaire, l’intimité de la cabine conduite et la solitude qu’éprouve souvent le conducteur de train. Wilfried Demaret a conduit des RER de banlieue, des trains de fret au long cours, des TER qui battent la campagne… Bref, il se frotte à toutes les locomotives, vit toute la variété de l’expérience ferroviaire. Une sacrée expérience qui lui permet d’intégrer, en 2017, le PACTER, « le Samu des trains ». Sa mission ? Dépanner au plus vite des trains en souffrance au milieu des voies. Un poste qui nécessite de savoir conduire de multiples matériels.
Le lecteur découvre également quelques réflexes pavloviens qui surgissent dans le quotidien des conducteurs. Ainsi, alors qu’il attend sa commande dans un célèbre fast-food, l’alarme de la friteuse émet le « même son strident et rapide » que le KVB (l’inévitable Kontrole de Vitesse par Balise » qui signifie au conducteur qu’il dépasse la vitesse maximale autorisée). Et BB 27000 de chercher le manipulateur de frein sur le menu. « J’avais l’air con. Depuis je ne vais plus chez eux. Mon cardiologue me l’interdit! »
Plus belle la ligne ! Du plaisir de voyager en train de Wilfried Demaret. Plon (2024) Prix : 23 euros

Un voyage Brest – Paris… en classe W-C
Alors que la SNCF et la RATP utilisent un nouveau moyen d’identifier les fraudeurs afin d’encaisser le paiement des amendes, voici une petite histoire de train qui prête à rire, découverte dans les archives de L’Ouest-Eclair, ancêtre de Ouest-France. Le 15 août 1904, Yves, 22 ans, et Jean, 20 ans, tous deux originaires de Brest dans le Finistère, rêvaient de voir Paris: les grands boulevards, les beaux cafés, les guinguettes… Avec le chemin de fer, la Ville lumière n’est plus qu’à « une dizaine d’heures! »
Seulement, pour voyager, il faut un billet. Or, les deux amis sont fauchés comme les blés. Ils élaborent alors un plan de première classe pour voyager gratis: se cacher dans les W-C. « De nuit, ils se glissèrent dans la gare de Brest et, montant dans le train de luxe, ils s’enfermèrent dans les cabinets, attendant les événements », détaille L’Ouest- Éclair. « Le lendemain matin, le train se mit en marche. Au début, tout alla bien. Quelques coups discrets furent bien frappés de temps à autre à la porte, mais les “voyageurs” se gardèrent bien de répondre et, personne n’insistant, les deux farceurs purent croire un instant que leur voyage s’effectuerait dans les meilleures conditions possibles. » C’était sans compter sur les lois de la nature…
Désormais sous haute pression, les voyageurs s’en prennent au conducteur et au contrôleur. « Un léger malaise régnait dans le convoi », reprend le journal. Quelques personnes jetaient des regards éplorés vers le discret buen retiro à la porte obstinément close. Il y avait là une énigme dont il importait à tout prix d’avoir la clef. Mais la clef du mystère est aussi celle des cabinets. Or, personne ne l’a. Il n’y a rien à faire. Le train entre enfin en gare. Yves et Jean attendent encore un peu pour sortir incognito. Ils ouvrent la porte. « Paris, nous voilà ! » Malheureu- sement pour eux, ce n’est pas Paris qui les attend à la sortie mais un contrôleur furieux et un commissaire de police muni de PV. Remis dans le premier train pour Brest, nos champions de la fraude n’ont rien vu de Paris. Pire ! Ils ont laissé leurs noms dans plusieurs journaux français à gros tirages. De vrais as !

Grande-Bretagne. Edition d’une pièce commémorative pour les 200 ans du chemin de fer
Numismates et ferroviphiles devraient être enthousiasmés outre-Manche par cette nouvelle… La Monnaie royale, l’agence du Royaume-Uni chargée de la frappe de la monnaie britannique, a lancé le 2 janvier dernier une pièce commémorative de 2 livres afin de célébrer le 200e anniversaire du chemin de fer moderne.
Ce jalon essentiel de l’histoire de la révolution industrielle est survenu le jour de l’ouverture du Stockton and Darlington Railway (S&DR). Le 27 septembre 1825, en Grande-Bretagne, la « Locomotion n° 1 » tracte avec succès les tout premiers voyageurs de Stockton à Darlington. Le jour de l’inauguration de cette ligne de chemin de fer marque le début de l’ère du rail moderne. Afin de fêter cet évènement, la Monnaie royale a donc frappé cette pièce présentant un dessin de la locomotive inventée par George Stephenson et des premières voitures chargées de voyageurs de l’ère ferroviaire.
Cette scène est légendée par cette phrase: « Le voyage qui changea le monde. 1825 -2025 ». Le début des célébrations du bicentenaire du rail a été annoncé le 1er janvier par 200 locomotives qui ont sifflé et klaxonné non seulement à travers le Royaume-Uni mais aussi bien plus loin. Ce concert ferroviaire a en effet résonné sur les cinq continents. Nouvelle-Zélande, Australie, Amérique du Sud, États-Unis, Afrique du Sud ou encore Sierra Leone… l’évènement se veut mondial !
Le lancement de la pièce commémora- tive fait partie d’un programme d’un an appelé Railway 200, qui explorera le rôle du chemin de fer dans l’édifica- tion de la Grande-Bretagne moderne. Elle fait partie des cinq pièces qui seront frappées cette année par la Mon- naie royale afin de célébrer les grands anniversaires nationaux tout au long de 2025. Elle sera disponible un peu plus tard cette année pour les collectionneurs.
Plus d’informations sur www.royalmint.com (En Anglais)

Voyages gourmands à bord du Seudre Océan Express
En Charente-Maritime, l’association Trains & Traction fait rouler un train restaurant, le Seudre Océan Express, qui, depuis sa mise en service, fait le plein de convives venus revivre le temps d’un repas raffiné le mythe des voyages à bord des trains de luxe. Un succès qui ne se dément pas depuis plus de quatre ans.
Associer voyage, gourmandise et plaisir des yeux : c’est la promesse tenue par le Seudre Océan Express (SOE), le train restaurant que Trains & Traction (T & T), qui exploite aussi le Train des Mouettes, fait circuler en Charente- Maritime. Le voyage, de Saujon à La Tremblade via Mornac-sur-Seudre et Chaillevette, dure trois heures environ. Les tables accueillent 2, 4 ou 6 convives. Mise en service à l’automne 2021, la rame se compose de deux voitures voya- geurs 1re classe au confort douillet et à la décoration chic, d’une cuisine-labora- toire et d’un fourgon technique. Le SOE (certaines dates affichant complet six mois à l’avance, il est conseillé de réser- ver au plus tôt !) est le fruit de quatre années de travail.
Grand confort sur les rails
C’est en 2019 que Trains & Traction a fait l’acquisition de voitures Revvivo du Voralpen-Express auprès du réseau ferro- viaire privé suisse Südostbahn (SOB). Elles étaient dans un très bon état avec un potentiel kilométrique important, la climatisation, le chauffage (ce qui permet de rouler en toute saison). De plus, les baies panoramique des voitures 1re classe sont de réels atouts pour la mise en valeur du paysage vu du train. « Le SOE permet de découvrir les paysages de l’estuaire de la Seudre, les marais salants, depuis toutes les places assises sans exception », commente Pierre Verger, pré- sident de l’association.
Réalisée par l’entreprise Alstom à Aytré, la livrée bleue et or s’inspire de celle des voitures-restaurant de la Compagnie In- ternationale des Wagons-Lits (CIWL), une référence historique depuis les années 1930. Chaque voiture porte le nom d’un phare charentais: Cordouan, La Coubre, Vallières et Chassiron. La voiture Vallières est intégralement dédiée à l’office où sont dressés les plats (déjeuners et dîners) préalablement préparés dans le laboratoire. Le chef Henri Lhermite – il représente la qua- trième génération de cuisiniers –, élabore le menu, composé de plats de grande qualité (magret de canard, noix de Saint- Jacques, jambon braisé au pineau des Charentes…) grâce notamment à des producteurs d’exception qu’il a dénichés sur le territoire charentais-maritime. Le chef a déjà en tête le menu qui sera pro- posé pour la saint-Valentin, mais chut… c’est une surprise !
De janvier à avril, le SOE part de la gare touristique de La Tremblade (rue de la Résinerie), puis de Saujon (3 chemin vert) en mai et juin.
Réservation en ligne obligatoire : (pas de réservation par téléphone).
Menu adulte : 85 €/personne. Menu enfant ( jusqu’à 12 ans) : 37,50 €.
Contact : Seudre Océan Express, 3 chemin vert, 17600 Saujon. [email protected]

Canal +. Une vie, l’histoire d’un héros très discret
Jusqu’au 11 février prochain, les abonnés à Canal + peuvent visionner Une vie. Ce film britannique signé James Hawes conte l’incroyable histoire de Nicholas Winton, un jeune banquier de la City de Londres, qui parviendra à sauver de la déportation près de 669 enfants juifs tchécoslovaques. Un acte de résistance hors norme resté inconnu pendant un demi-siècle…
Maidenhead, petite ville tranquille de l’ouest de Londres, le lendemain du krach boursier d’octobre 1987. Sous la pression de sa femme Grete (Lena Olin), Nicholas Winton (Anthony Hopkins) se lance enfin dans le tri des affaires qui encombrent leur petite maison. Dans un tiroir de son bureau, le vieil homme tombe sur une vieille pochette en cuir qui contient de nombreux documents dans le sauvetage de centaines d’enfants juifs tchécoslovaques. Ressurgit alors un passé qu’il a enfoui pendant près de 50 ans. Ses souvenirs le conduisent en 1938 au lendemain des accords de Munich.
Alors qu’il est un jeune agent de change de la City voué à un brillant avenir dans la finance, le jeune Nicholas Winton décide de troquer des vacances sur les pistes de ski suisses contre un séjour à Prague. Il rencontre sur place Doreen Warriner (Romola Garai), une économiste britannique
qui a créé la section locale du Comité britannique des réfugiés. Ses visites dans les camps de réfugiés des alentours de Prague où s’entassent dans des conditions terribles des réfugiés juifs venus d’Allemagne, d’Autriche, mais également des Sudètes, région tchécoslovaque qui compte une importante communauté allemande et a été annexée par Hitler à l’occasion des Accords de Munich sont difficiles.
Le jeune homme est bouleversé et décide d’agir. Alors qu’il semble impossible de venir en aide à ces foules désespérées, il se lance dans une incroyable entreprise : la mise à l’abri des plus fragiles de ces réfugiés, les enfants. Il doit d’abord convaincre les responsables communautaires de lui confier leurs enfants. Il fait un bureau de sa chambre d’hôtel. Dans la salle animée d’un café, il crée avec ses amis du Comité britannique des réfugiés une « section enfant » dont personne en Grande-Bretagne ne connaît l’existence. C’est cette section qui entreprend de remplir toutes les obligations administratives pour permettre aux enfants de faire le voyage entre la gare centrale de Prague et celle de Liverpool Street à Londres.
Mais le temps manque, le congé du jeune Britannique touche à sa fin. Il demande alors à la banque qui l’emploie une semaine de vacances supplémentaire. Ses employeurs refusent. Le jeune homme laisse alors Trevor Chadwick (Alex Sharp) et Doreen Warriner gérer les choses à Prague. De retour en Grande-Bretagne, Sir Nicholas organise, avec le soutien actif de sa mère Babette (Helena Bonham Carter) et en lien avec le Foreign Office, l’arrivée des jeunes réfugiés.
Il faut notamment trouver des fonds pour la garantie de 50 £ exigée par le gouvernement britannique pour couvrir le retour éventuel des enfants. Il doit également trouver des familles d’accueil disposées à accueillir les enfants et obtenir les différents visas d’entrée et de sortie. Certains enfants ont même reçu de faux visas, ce qui a accru le danger de l’opération et, à certaines occasions, Sir Nicholas a falsifié des documents du ministère de l’Intérieur, pour pouvoir en disposer à temps à Prague avant le départ des enfants.
15 mars 1939, la Wermacht entre dans la capitale tchécoslovaque sans un coup de feu. Les dernières illusions se brisent pour l’importante communauté juive de la capitale tchécoslovaque. Le temps presse… Nicholas Winton parviendra à faire partir et sauver 669 enfants.
La plupart des enfants sauvés voient pour la dernière fois leurs parents sur ce quai de la gare centrale de Prague. 85 % de ces rescapés les ont définitivement perdus en quittant la Tchécoslovaquie. Le trajet est long et surtout passe par le Reich. Le train doit en effet rejoindre le port hollandais de Hook en transitant par Nuremberg et Cologne. Pendant tout le trajet les soldats nazis terrifient les jeunes voyageurs. Ce n’est qu’une fois la frontière hollandaise passée que les enfants peuvent respirer. Enfin, après ce périple éprouvant, c’est l’arrivée en Grande-Bretagne et le début d’une nouvelle vie au sein des familles d’accueil sélectionnées.
Le 9e convoi – le plus important avec plus de 250 enfants à son bord – ne quittera jamais le quai de la gare de Prague. L’invasion de la Pologne et l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne ferment les frontières. La grande majorité de ces enfants n’ont pas survécu à la Shoah. Malheureusement, les juifs et les opposants au nouveau régime du pays sont désormais livrés à eux-mêmes face à la barbarie nazie… L’historienne spécialisée dans la Shoah, Elisabeth Maxwell, qui se trouve être la femme du magnat de la presse Robert Maxwell, découvre l’incroyable histoire de Winton. Un article est publié dans le Sunday Mirror. Puis, une productrice et journaliste de la BBC, Esther Rantzen, se saisit de l’histoire. Son émission, That’s Life, va alors être le théâtre d’un grand moment d’émotion…
A voir sur MyCanal jusqu’au 11 février 2025. Une vie de James Hawes.
BBC Film. Grande-Bretagne. (2023)

Grande-Bretagne. A la recherche de la plus longue dynastie cheminote
Le 27 septembre 1825, en Grande-Bretagne, la « Locomotion n° 1 », inventée par Georges Stephenson, tracte avec succès les tout premiers voyageurs de Stockton à Darlington. Le jour de l’inauguration de cette ligne de chemin de fer marque le début de l’ère du rail. Afin de célébrer cet évènement considérable, une série d’animations et d’événements est prévue tout au long de l’année 2025. Le 9 décembre dernier, les Britanniques ont lancé dans le cadre de ces festivités une grande enquête à l’échelle du pays afin de retrouver la plus longue dynastie cheminote britannique.
Pour l’instant, l’arbre généalogique cheminot le plus ancien est celui de la famille Lamport. Mike Lamport, 76 ans, a retracé ses racines ferroviaires ininterrompues jusqu’au mois d’avril 1846, lorsque son arrière- arrière-grand-père, Matthew Mathews a été embauché par la compagnie ferroviaire du South Western Railway en tant que bagagiste dans la petite gare de Richmond dans le Surrey. A l’époque les villes ferroviaires comme Swindon, Crewe et Doncaster se développent rapidement, Guillaume IV occupe le trône et les passagers de troisième classe commencent enfin à bénéficier des voitures munies d’un toit. Une lignée qui ne s’achève pas avec Mike, puisque son fils Andrew est également devenu cheminot. Basé à Londres Waterloo, il porte aussi l’uniforme du South Western Railway. La quête de la plus ancienne dynastie du rail se poursuit néanmoins… Le personnel ferroviaire britannique revendiquant une ascendance cheminote avant avril 1846 (sans interruption) est invité à se faire connaître auprès de l’équipe de Railway 200. En attendant, c’est Andrew Lamport qui sera invité à plusieurs évènements de cette année anniversaire afin de personnifier l’héritage cheminot.
Plus d’informations sur les célébrations du bicentenaire : https://railway200.co.uk/

Grèce. Thessalonique : sous le métro, l’histoire
Inauguré le 30 novembre dernier, le métro de Thessalonique accueille ses premiers voyageurs après plus de 20 ans de travaux. Si ce chantier a tant duré, c’est notamment parce qu’il a permis de mettre au jour plus de 300 000 trésors archéologiques.
En mettant en service l’ouvrage public le plus moderne de Grèce, Thessalonique semble sortir enfin de sa torpeur… La première ligne de son métro automatique flambant neuf relie depuis le 30 novembre dernier l’est et l’ouest de la ville en 18 minutes. Chargé de ce nouveau réseau, l’entreprise publique Elliniko Metro a attribué le contrat pour l’exploitation et la maintenance de cette première ligne de 9,6 km desservant 13 stations à la société Thema, une coentreprise fondée par le Français Egis et l’italienne ATM, la société publique des transports publics de Milan. Près de 313 000 passagers y sont attendus par jour. Les promoteurs du projet espèrent une réduction de 212 tonnes de CO2, grâce à la disparition de 57 000 voitures des rues de la ville.
Le projet est ancien. Selon l’aveu même du premier ministre grec, Kyriákos Mitsotákis, présent lors de l’inauguration du métro, une ligne du budget 1976 prévoyait les premiers crédits destinés aux fouilles exploratoires… Les habitants se souviennent probablement qu’en 1999 déjà une banderole placée à l’entrée de la foire internationale de la ville promettait l’arrivée imminente du métro. Mais, le chantier est réellement lancé en 2006.
Initialement prévue en 2015, la mise en service du système de transport de la deuxième ville du pays ne surviendra que près de dix ans plus tard. Dès le départ, les travaux ont été ralentis par des découvertes archéologiques majeures, notamment des vestiges de la période romaine et byzantine.
Un coût de 3 milliards d’euros
La crise économique grecque qui a touché le pays de 2008 à 2018 a exacerbé les retards. Le financement a été réduit et les travaux ont régulièrement été suspendus. Les conflits entre les entreprises de construction et les autorités locales ont également compliqué la réalisation du projet. A partir de 2020, le chantier a repris avec une meilleure coordination et une technologie plus moderne, mais tous ces délais ont aggravé la note. En tout, elle s’élève à 3 milliards d’euros. Pendant 20 ans, les archéologues ont eu du travail … Le chantier de construction du métro de Thessalonique a ainsi constitué la plus grande fouille archéologique jamais réalisée dans le nord de la Grèce.
Sur une surface de 30 000 m2, les chercheurs ont mis au jour quelque 300 000 découvertes retraçant l’histoire mouvementée de la cité. Le chantier du métro est devenu une grande entreprise de sauvetage du patrimoine local. Cette chasse aux trésors a également un coût : 203 millions d’euros ont été mobilisés pour entreprendre ces travaux archéologiques.
Edifiée au bord de la mer Égée, Thessalonique a une histoire riche et complexe, marquée par les grandes civilisations qui y ont posé leurs valises. Fondée en -315 av. J.-C. par Cassandre de Macédoine, Thessalonique doit son nom à son épouse, la demi-soeur d’Alexandre le Grand, Thessalonikè.
Grâce à sa position stratégique près de la mer Égée et au croisement des routes commerciales entre Occident et Orient, la cité devient rapidement un important centre économique et culturel. En -168 av. J.-C., Thessalonique passe sous le contrôle de l’Empire romain et devient une étape importante sur la Via Egnatia, une route majeure reliant Rome à Byzance. A l’époque byzantine, elle devient la deuxième ville la plus importante de l’Empire après Constantinople.
En 1430, Thessalonique est conquise par l’Empire ottoman. Sous domination ottomane, elle devient un important carrefour commercial abritant une population cosmopolite. Grecs, Juifs et Turcs y cohabitent et développent la ville.
Arrivée après l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492, la communauté juive séfarade de la ville joue un rôle central dans la vie économique et culturelle de la ville. Mais, la communauté est décimée par la Shoah pendant la Seconde Guerre mondiale.
Un métro qui préserve les traces de l’histoire
Cette longue histoire a laissé des traces, toujours bien présentes, enfouies dans le sol. Strates après strates, les archéologues ont mis au jour des centaines de milliers d’objets : pas moins de 50 000 pièces de monnaies, une imposante fontaine, les restes d’une église chrétienne primitive ; les vestiges de plusieurs ateliers d’orfèvrerie. Les fouilles ont également révélé la présence de plus de 5 000 tombes et tombeaux. Afin d’assurer la préservation, la récupération et la valorisation des découvertes dans les sous-sols de la ville, les tunnels ont été construits à une profondeur moyenne de 20 mètres. Certaines stations ont été redessinées pendant la construction pour permettre de préserver les objets là où ils ont été mis au jour. Ainsi, la station Demokratias a été décalée de 10 mètres quand un mur de l’époque byzantine a été découvert. Les fouilles ont également permis la découverte de nombreuses dalles de marbre provenant de la célèbre voie romaine connue sous le nom de Decumanus Maximus. Le tracé du métro de Thessalonique, qui traverse le centreville, suit l’axe de cette rue principale du tissu urbain antique de la ville, une rue de 16 m de large encadrée de rangées de colonnes et d’arcades. La rue partait de la Porte Dorée (Porta Aurea), aujourd’hui nommée place Vardari, et se terminait à la porte Kassandra, l’actuelle place Sintrivani.
D’importantes antiquités, représentatives de nombreuses périodes de la vie de la ville, ont également été mises en lumière lors de la construction des deux autres stations de métro situées dans les limites du centre historique de la ville. Il s’agit des stations Venizelou et Aghias Sophias situées dans des sites importants de l’ancienne ville de Thessalonique. Aujourd’hui, la station Venizelou abrite le plus grand musée en plein air du monde à l’intérieur d’un métro, où l’on peut découvrir des vestiges datant de la Rome antique. Tandis qu’à la station Agias Sofias, ce sont des couches de fragments de l’époque hellénistique à l’époque moderne qui sont exposées aux usagers.

Royaume-Uni. Belmond dévoile un nouveau train de luxe so british !
Le 19 novembre dernier, Belmond a présenté son tout nouveau train de nuit de luxe, le Britannic Explorer, le premier à circuler en Angleterre et au Pays de Galles. Il devrait faire ses grands débuts sur les voies ferrées britanniques en juillet prochain.
Luxe, calme et voie ferrée… Le groupe britannique Belmond, une filiale de LVMH, est le grand spécialiste de la croisière ferroviaire. Avec le Venice Simplon- Orient-Express ou le Royal Scotsman en Europe, l’Eastern & Oriental Express en Asie du Sud-Est, ou encore l’Andean Explorer en Amérique du Sud, il opère des trains de luxe un peu partout sur la planète. Le 19 novembre dernier, il a révélé à la presse un nouveau train qui circulera dans les îles britanniques, le premier du groupe à circuler en Angleterre et au Pays de Galles. Le Britannic Explorer offrira au départ de Londres des voyages de trois nuits avec un choix de trois itinéraires à travers les beaux paysages bucoliques des Cornouailles, du Lake District et du Pays de Galles. Pendant la journée, des excursions guidées seront proposées aux clients qui pourront ainsi découvrir toute la richesse de chaque destination. Le soir, les passagers pourront se détendre autour du bar, situé dans la voiture d’observation, où toute la fine fleur des distilleries britanniques sera représentée. Belmond a confié au célèbre studio londonien Albion Nord la conception des aménagements de ce train qui se veut une vitrine du sa- voir-faire britannique en matière de luxe. Les voyageurs seront logés dans 18 cabines, dont trois grandes suites amé- nagées avec des matériaux naturels, leurdécorations’inspirantdespaysages traversés. Une palette de couleurs ter- reuses et les motifs végétaux doivent offrir, selon Albion Nord, « un lien entre l’intérieur et les paysages envi- ronnants, invitant les clients à décou- vrir le plein air dans le confort ».
Les itinéraires sont programmés pour permettre aux voyageurs de combiner deux voyages en un seul: les itinéraires de Cornouailles et du Lake District cir- culent du vendredi au lundi, tandis que celui du Pays de Galles s’effectue du lundi au jeudi. Côté estomac, les heureux passagers se- ront rassasiés par les créations du chef Simon Rogan, qui a supervisé les menus du train. Le chef anglais dirige un groupe de restauration collectionnant les étoiles Michelin (huit en tout !), dont trois pour son seul restaurant L’Enclume qui a placé le village de Cartmel, dans le nord-ouest de l’Angleterre, sur la carte mondiale des gastronomes. Dans un communiqué du groupe, le chef s’en- thousiasme pour cette nouvelle expé- rience, où il dupliquera la philosophie qui a fait son succès, à savoir une ré- flexion autour du produit, du champ à l’assiette: « Je suis très heureux d’appor- ter cette approche au lancement du Bri- tannic Explorer, où chaque assiette est le reflet authentique des paysages va- riés de la Grande-Bretagne. J’espère que les passagers ressentiront un lien pro- fond entre les plats et le voyage, rendant chaque instant à bord inoubliable. »
Plus d’infos sur: www.belmond.com