Catégorie : Actus

  • Grande-Bretagne. Un nouveau hall de gare pour le Musée national des chemins de fer de York

    Grande-Bretagne. Un nouveau hall de gare pour le Musée national des chemins de fer de York

    Le Musée national des chemins de fer de York en Grande-Bretagne, qui célébrera en septembre 2025 son 50e anniversaire, a annoncé la réouverture de son hall de gare, révélant aux futurs visiteurs son ambitieux projet de rénovation.

    Le Musée national des chemins de fer de York fête son cinquantenaire cette année. Depuis 1975, celui-ci préserve une des plus belles collections de matériel roulant de la planète rail. A l’occasion de cet anniversaire, il ouvrira pour la première fois les portes de son hall de gare entièrement restauré. C’est là que sont exposés certains des plus beaux matériels conservés par cette institution culturelle.

    La réouverture de ce lieu mémoriel a été programmée avant le week-end d’anniversaire du musée, les 27 et 28 septembre. Le 23 janvier dernier, les premières images du projet de restauration ont été révélées au public.

    Fermée aux visiteurs depuis 2023, l’ancienne gare de marchandises, classée Grade II, représente environ un tiers de l’espace d’exposition du musée. Son réaménagement comprend une nouvelle décoration intérieure et l’intégration de nouvelles pièces de collection, ainsi que le retour de ses voitures royales, particulièrement appréciées du public, à l’instar de la luxueuse voiture-bar de la reine Victoria construite en 1869 et dont la restauration s’est achevée en 2019.

    La structure accueillera également une toute nouvelle expérience gourmande. Les visiteurs pourront se plier à une tradition britannique essentielle en prenant le thé de l’après-midi à bord d’une ancienne voiture- restaurant du London & South Western Railway, construite en 1907, et restaurée par les équipes du musée. L’aire de jeux extérieure et le chemin de fer miniature du musée rouvriront également à côté de l’ancienne gare de triage. Dans une logique de durabilité et de sobriété énergétique, le bâtiment a également été équipé d’un nouveau toit et de panneaux solaires.

    Ce chantier de restauration mobilise un investissement de 10,5 millions de livres sterling (Plus de 12,6 millions d’euros) financé par le ministère britannique de la Culture, des Médias et du Sport. Il s’agit d’une étape importante d’un plan plus large de restauration et de modernisation du musée ferroviaire de York et de Locomotion, son annexe de Swindon, chiffré à 100 millions de livres (plus de 120 millions d’euros). Devenu en janvier directeur par intérim du National Railway Museum (l’ancienne directrice, Judith McNicol, ayant démissionné pour occuper un nouveau poste au British Museum), Craig Bentley s’est enthousiasmé pour ce projet : « Je ne peux pas penser à un meilleur cadeau pour le 50e anniversaire qu’un hall de gare restauré et modernisé. Je sais à quel point nos visiteurs sont impatients de voir les résultats de notre travail acharné à l’intérieur de l’espace – avec de nombreuses surprises encore à révéler à l’approche de la réouverture. »

  • Hong Kong. Une exposition pour célébrer les 45 ans de sa société de transport public

    Hong Kong. Une exposition pour célébrer les 45 ans de sa société de transport public

    A Hong Kong, la gare de Hung Hom accueille de nouveau pendant plusieurs mois une exposition célébrant le 45e anniversaire de la société MTR. D’anciens matériels emblématiques y sont notamment présentés

    L’heure est de nouveau à la nostalgie au coeur du réseau de métro de Hong Kong. La MTR Corporation – la société qui gère les transports publics de Hong Kong – accueille le Kowloon-Canton Railway Through Train (Ktt) à la gare de Hung Hom (anciennement nommée gare de Kowloon) depuis le 23 janvier dernier pour le présenter au public. Le « Ktt » fut le tout premier train à deux niveaux à circuler sur le réseau hongkongais. Il rejoint une exposition déjà mise en place depuis mai 2024. Pour son 45e anniversaire, la société MTR présente ses trains emblématiques, aujourd’hui à la retraite, dans le cadre de l’exposition « Station Rail Voyage ». Le « Ktt » a débuté sa longue carrière entre Hung Hom, Dongguan et Guangzhou en 1998. Les passagers transfrontaliers profitaient ainsi d’un moyen de transport confortable et pratique. Cette connexion efficace entre le continent et Hong Kong a permis de développer entre les « deux Chine » le tourisme et les affaires. Ce service ferroviaire interurbain a continué à se développer, une ligne à grande vitesse prenant ensuite le relais. Mais le « Ktt » symbolise toujours la nostalgie des jours heureux.

    Outre l’embarquement à bord du « Ktt », les visiteurs peuvent également apprécier diverses traces de ce passé glorieux et admirer notamment d’anciens uniformes du personnel. L’exposition « Station Rail Voyage » présente aussi plusieurs matériels qui ont marqué les habitants de Hong Kong. A l’instar du légendaire « Yellow Head », qui a été mis en service au tout début de l’électrification de la East Rail Line ; du train de rénovation à mi-vie « MLR » de la East Rail Line avec sa célèbre livrée rouge et bleue et de la célèbre locomotive diesel électrique N°56 « I.B. Trevor », qui débuté son service en 1961 sous la direction du Kowloon-Canton Railway jusqu’à sa retraite en 2021.

    Les visiteurs pourront découvrir de nombreux objets ferroviaires et des composants de train. Et découvrir ainsi le rôle central que le chemin de fer a joué dans l’histoire de Hong Kong. Le chemin de fer est bien plus qu’un simple mode de transport. A Hong Kong, il est synonyme de développement économique, mais aussi de pré- cieux souvenirs, notamment de l’époque où le territoire était adminis- tré par les Britanniques. Au fil des an- nées, la mélodie des annonces qui résonnent dans les stations et les rames, la police de caractère emblématique (« MTR Sung ») du réseau et l’architec- ture des stations en mosaïque étaient devenus le paysage familier de la vie à Hong Kong.

    Depuis l’ouverture du chemin de fer Kowloon-Canton (à l’époque de bri- tannique) en 1910, le développement ferroviaire de Hong Kong s’est étalé sur plus d’un siècle, développant un ré- seau dense, gare après gare. En 1979, le service de transport de passagers Mass Transit Railway (MTR) voit le jour. En 2007, les opérations de la MTR Corpo- ration (MTR) et de la Kowloon-Canton Railway Corporation (KCRC) ont été officiellement fusionnées, jetant les bases du réseau actuel. Le réseau ferro- viaire s’est ensuite étendu et dessert aujourd’hui les 18 districts de Hong Kong.

    Le réseau ferroviaire s’étend à travers la ville, reliant l’aéroport, facilitant les voyages vers et depuis le continent et étendant même la marque ferroviaire de Hong Kong à l’étranger. Depuis 2007, MTR exporte son savoir-faire au-delà de ses frontières. La société de transport participe au lancement du réseau ferré orbital Overground de Londres. Fin 2009, elle a repris l’exploi- tation du métro de Stockholm. En 2015, elle participe au lancement du train grandes lignes MTR Express entre Stockholm et Göteborg (456 km). Tou- jours en 2009, elle est chargée de l’ex- ploitation et de la maintenance des trains de banlieue de Melbourne et elle met un pied en Chine continen- tale avec la ligne 4 du métro de Pékin, suivie par la ligne 14. Puis en 2010, MTR reprend l’exploitation de la ligne 4 de Shenzhen.

  • Canada. Expo en ligne sur les cheminots de Toronto

    Canada. Expo en ligne sur les cheminots de Toronto

    Installé dans une rotonde historique dans le quartier historique de la Roundhouse, au coeur du centre-ville de la capitale de la province de l’Ontario, le Musée ferroviaire de Toronto propose aux visiteurs des expositions interactives, la découverte d’impressionnants matériels roulants et même un petit réseau de chemin de fer. Le visiteur peut apprendre à conduire un train dans un simulateur et déambuler dans un village ferroviaire du XIXe siècle, dans le parc de la rotonde. L’institution culturelle canadienne s’est lancée récemment dans un vaste projet destiné à recueillir les témoignages des cheminots de Toronto. Un patrimoine immatériel préservé à travers des entretiens écrits, audio et vidéo. Ce projet vient d’être mis en ligne. Il présente l’histoire ferroviaire de la ville et permet de découvrir quelques-uns de ces entretiens qui mettent en lumière ces carrières au service du rail canadien.

    En mai 1853, le premier train de passagers a quitté Toronto. Le départ s’accomplissait alors d’un simple dépôt en bois situé non loin du site qui accueille aujourd’hui la gare Union. À cette époque, la ville se nommait York. Comparée à Montréal, Toronto est alors une bourgade calme et endormie.

    L’arrivée du chemin de fer va permettre à l’économie locale de se développer rapidement, devenant alors un centre manufacturier important. La ville représente ainsi un important carrefour ferroviaire. Dans les années 1960, Toronto devient même la plus grande ville du Canada. Ce développement rapide n’aurait pas pu se produire sans la mobilisation des cheminots locaux.

    L’internaute découvre également l’histoire de la rotonde de la rue John, qui accueille aujourd’hui le musée ferroviaire. Construite entre 1929 et 1931 par le Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP), elle peut accueillir 32 locomotives. C’est ici le coeur battant de l’industrie ferroviaire locale. L’exposition en ligne permet met à l’honneur les différents métiers à l’oeuvre entre ces murs. La rotonde a servi pendant plus de 30 ans à la maintenance des locomotives à vapeur du CFCP. La dernière de ces locomotives à vapeur a pris sa retraite dans les années 1960. Puis, la rotonde a permis d’entretenir le matériel roulant du CP et de VIA Rail jusqu’à sa fermeture en 1986.

    A retrouver sur ce lien : Histoires de chez nous

  • A lire. Quand les villes françaises abandonnaient le tramway

    A lire. Quand les villes françaises abandonnaient le tramway

    Le tramway a fait son grand retour dans de nombreuses métropoles françaises, une trentaine actuellement, après un spectaculaire renouveau au cours des trente dernières années. Pourtant, la période de l’après-guerre avait vu la quasi-disparition de ce moyen de transport collectif, victime de l’automobile triomphante et surtout, du désintérêt des pouvoirs publics et des collectivités. Les politiques de transports en commun demeurent toujours liées au politique… Se souvient-on qu’à la fin des années 1960, le tramway ne survivait que dans les trois agglomérations de Lille, Marseille et Saint-Etienne ? « Tandis que chez nos voisins européens, les Belges, les Allemands et les Suisses, il se modernisait et restait bien présent, plébiscité par la population », explique l’auteur de ce livre, Christian Buisson, qui a notamment dirigé l’exploitation du tramway de Nantes et la construction de la première ligne de celui d’Orléans. Dans son ouvrage, il ne cherche pas à retracer les causes de la renaissance du tramway dans nos villes – c’est l’objet de nombreuses publications – , mais à faire revivre à travers de nombreuses photos pour la plupart inédites une époque où ce mode de transport, longtemps familier pour les citadins, semblait entrer « en phase terminale d’une longue agonie ». Après la mort, la renaissance…

    Les tramways des villes françaises. Années 1960. Par Christian Buisson. Ed. Sutton. 192 p. Relié, tout couleur. 25 €. Pour contacter l’auteur : [email protected]

  • Musée Cernuschi. Apprendre la perspective avec le train

    Musée Cernuschi. Apprendre la perspective avec le train

    Situé à Paris, en bordure du parc Monceau, le musée Cernuschi est dédié aux arts asiatiques, en particulier aux arts de l’Asie orientale (Chine, Japon, Corée, Vietnam). Il porte le nom d’Henri Cernuschi (1821-1896), un banquier, économiste et collectionneur d’origine italienne qui a légué sa collection et son hôtel particulier à la Ville de Paris, à condition que sa demeure devienne un musée public. Le musée a ouvert ses portes en 1898.

    Pour la première fois, le musée propose une grande rétrospective en France de trois pionniers de l’art moderne vietnamien, Lê Phô (1907-2001), Mai-Thu (1906-1980) et Vu Cao Dam (1908-2000). Cette exposition temporaire, programmée jusqu’au 4 mai, rassemble 150 oeuvres des trois artistes retraçant leurs trajectoires depuis leur formation à l’École des beaux-arts de Hanoï jusqu’à la fin de leur longue carrière menée en France à partir de 1937.

    Plusieurs oeuvres des années d’apprentissage sont présentées. L’une d’elles attire particulièrement notre attention. Elle est baptisée Etude de train et a été exécutée à la fin des années 20 à Hanoï. Afin d’apprendre aux élèves à respecter les perspectives, les professeurs de l’école d’Hanoï leur demandent de dessiner un train.

    L’étude de la perspective est cruciale dans le cursus de l’école d’art. Alors que le train décrit une courbe, sa représentation se révèle particulièrement complexe. Le quadrillage permet d’aider à reporter sur la feuille les proportions des différents éléments, en marquant bien la réduction de leur dimension, produite par l’éloignement du point de vue. Les élèves de l’école assimilent ainsi la longue tradition de réalisme des artistes européens et domptent la ligne de fuite.

    Une visite au musée Cernuschi permet aussi de découvrir l’exposition permanente et la collection d’environ 5 000 objets, principalement chinois et japonais, couvrant une vaste période, de la préhistoire aux dynasties impériales. A l’instar de l’imposante statue de Bouddha Amida en bronze, provenant du Japon, qui accueille les visiteurs à leur entrée dans la grande salle du musée.

    Musée Cernuschi. 7, avenue Vélasquez.
    75008 Paris.
    Tél : 01 53 96 21 50.
    Accès : Métro ligne 2, station Monceau ou ligne 3, station Villiers.

  • New York. La chorégraphe Annie-B Parson illumine le Moynihan Train Hall

    New York. La chorégraphe Annie-B Parson illumine le Moynihan Train Hall

    Installé en face de la gare de Pennsylvanie, le Moynihan Train Hall est desservi par de nombreux trains de la compagnie Amtrak, ainsi que par ceux du Long Island Railroad. En janvier 2025, la compagnie publique américaine de chemin de fer en partenariat avec le Moynihan Train Hall et Empire State Development présente une nouvelle oeuvre dans la gare new-yorkaise. Une initiative qui s’inscrit dans son programme de commande publique d’art contemporain, Art at Amtrak.

    L’oeuvre baptisée The Oath (Le serment) est une installation vidéo créée par Annie- B Parson, la chorégraphe basée à Brooklyn est la cofondatrice du Big Dance Theatre, une célèbre compagnie de théâtre et de danse. Des groupes de danseurs ont exécuté, devant les caméras, les pas pensés par la célèbre chorégraphe et directrice artistique. L’oeuvre est aujourd’hui présentée sur les grands écrans numériques qui dominent le hall. Chacun d’entre eux diffuse la chorégraphie de Annie-B Parson dans une teinte différente. Les voyageurs qui passent par le Moynihan Train Hall peuvent également admirer les danseurs sur plus de 40 écrans disséminés dans tout le hall ferroviaire. Depuis le 15 janvier, cette réinterprétation cinématographique du spectacle du Big Dance Theatre anime la gare bien connue des New-Yorkais.

    Durant sa carrière, Annie-B Parson a travaillé avec une multitude de profils. Des danseurs, mais pas seulement… David Byrne (Talking Heads), David Bowie, Mikhail Baryshnikov, Esperanza Spalding, Suzan Lori Parks, Jonsi, Wendy Whelan, Anne Carson, Laurie Anderson, David Lang, Kim Deal (Pixies), Nico Muhly, Salt ‘n Pepa, ou encore Jonathan Demme : Annie-B Parson prête son talent à toutes sortes de projets artistiques. Plus récemment, elle a créé des chorégraphies pour The Hours au Metropolitan Opera de New York. L’artiste new-yorkaise a également écrit plusieurs ouvrages sur la danse et la chorégraphie. Son dernier livre, The Choreography of Everyday Life, a été publié en octobre 2022 par Verso Press (non traduit).

  • Montpellier. Les dessinateurs de presse s’expriment en gare de Saint-Roch

    Montpellier. Les dessinateurs de presse s’expriment en gare de Saint-Roch

    7 janvier 2015. Chérif et Saïd Kouachi pénètrent dans les locaux de Charlie Hebdo et assassinent 12 personnes dont 8 membres de la rédaction du journal satirique au nom du groupe terroriste Al Qaïda. Le choc est considérable. Dans le cadre des commémorations de cet attentat, le Club de la presse Occitanie organise deux expositions « Border line ». Les caricaturistes y abordent le thème des frontières. Conflits, migrations, repli identitaire, privatisation de la liberté de mouvements, inégalités… les sujets ne manquent pas. L’exposition installée par SNCF Gares & Connexions à Saint-Roch présente 120 dessins de presse, créés par 23 dessinateurs et dessinatrices venus de sept pays : Mexique, Tunisie, Belgique, Colombie, Suisse, Italie et France. Le commissariat de cette exposition est assuré par Vincent Girard.

    Le vernissage de l’exposition présentée à Saint-Roch a eu lieu le 8 janvier dernier, réunissant dans le hall de la gare plusieurs membres du club de la presse Occitanie dont son président Dominique Antoni, le maire de Montpellier et président de la Métropole Michaël Delafosse, le directeur régional Occitanie de SNCF Voyageurs Gaël Barbier et Jean- Luc Gibelin, vice-Président au transport de la région Occitanie. Celui-ci a expliqué : « Nous avons souhaité présenter cette exposition dans une gare parce que les gares sont des lieux de rencontres, des lieux de passage, ce sont des lieux qui font le lien entre les hommes et les femmes, entre différents territoires, différentes villes. Les gares appartiennent à toutes et tous. Comme nos libertés. Cette aprèsmidi, nous allons prendre un train avec des journalistes et des caricaturistes pour donner à voir le travail d’un dessinateur de presse au grand public ».

    Depuis la gare de Montpellier, les dessinateurs Sié, Willis from Tunis, Gabs et Agnès Marie sont en effet montés à bord d’un train à destination de Toulouse Matabiau. Ils devaient y « concevoir une exposition sur le thème du voyage durant les trois heures de trajet du TER ». Un défi accompli sur les tablettes du train qui a permis de sensibiliser les voyageurs aux enjeux de la liberté de la presse et au droit à la caricature.

    Exposition Border line : ils dépassent les bornes ! accessible jusqu’au 15 février 2025 en gare de Montpellier Saint-Roch

  • Modélisme. Le Musée du train miniature dans l’Ain

    Modélisme. Le Musée du train miniature dans l’Ain

    Organisée par le président de leur amicale Bernard Schultz, la réunion annuelle des anciens conducteurs lyonnais a eu lieu le 12 octobre, à Montmerlesur- Saône. Les cinquante participants avaient rendez-vous au restaurant Job, où ils ont dégusté un bon repas, composé de spécialités de la Dombes. Puis, l’après-midi, ils se sont rendus dans un lieu propre à ravir tous les amoureux du chemin de fer, le Musée du train miniature à Châtillon-sur-Chalaronne dans l’Ain, crédé par Patrick Crolle au début des années 1980.

    Il abrite une immense maquette de 200 m2, composée de décors et de bâtiments réels ou imaginaires : le quartier autour de la gare des Brotteaux à Lyon avec le boulevard des Belges qui conduit au parc de la Tête d’Or, jardin botanique et parc zoologique, Les Crollines, charmant village provençal construit sur un piton rocheux et doté de sa gare en contrebas, une scène du tournage du film La Vache et le prisonnier (1959), d’Henri Verneuil, avec Fernandel et la vache Marguerite ou encore, dans la vallée du Rhône, un beau dépôt de locomotives à vapeur, témoignage et souvenir du passé glorieux de la traction. Pas moins de 1 000 éclairages créent des ambiances changeantes plus vraies que nature pour les quelque 30 rames de TGV, TER, Corail et fret (300 wagons et voitures) évoluant sur le réseau long de 1 km qui représente les quartiers de la ville de Lyon, faisant que l’ambiance ferroviaire de la région est fidèlement recréée.

    Contacts : Bernard Schultz, [email protected]

    Musée du train miniature, 04 74 55 03 54.

  • Jean-Michel Piernetz ou l’itinéraire d’un cheminot passionné

    Jean-Michel Piernetz ou l’itinéraire d’un cheminot passionné

    Avec un père mineur en Meurthe-et-Moselle, Jean-Michel Piernetz était destiné à suivre l’exemple paternel. Mais il en a été autrement car l’adolescent, attiré par le chemin de fer, a choisi d’intégrer la SNCF. Il y fera un beau parcours tout en exploitant un train touristique.

    Dans le village de Mancieulles en Meurthe-et-Moselle, l’avenir de Jean-Michel Piernetz était tout tracé : il était destiné comme la majorité des jeunes de 14 ans à travailler dans la mine de fer de Saint-Pierremont dans les Vosges voisines. Seulement voilà, son père, qui est mineur, aime beaucoup voyager en train et lui rapporte, au retour de chacune de ses sorties, le magazine La Vie du Rail. Il n’en faut pas plus au gamin pour rêver d’évasion et de voyages au long cours… Rien d’étonnant donc à ce qu’il veuille s’orienter vers le chemin de fer, dont une ligne passe à proximité du nid familial.

    A la surprise générale, le petit Lorrain écarte la mine pour choisir la SNCF. Le 1er septembre 1964, il est accepté comme élève d’Exploitation en gare de Mancieulles et de Briey où, trois années plus tard, il passe avec succès l’examen de facteur enregistrant et obtient son premier poste fixe sur ses terres. Il en tire alors une grande satisfaction personnelle. « Nous avions une formation très pointue de tous les métiers de l’Exploitation : la voie unique, la double voie, la circulation des trains, la sécurité, la taxe des colis et des wagons, la comptabilité et les réclamations. La formation d’élève était très valorisante », raconte-t-il.

    Une feuille de route bien remplie

    Sa première affectation est à Bouligny dans la Meuse et ce, jusqu’au service militaire qu’il effectue dans la musique principale du 151 RI de Metz. Au sortir de l’armée en 1970, il réintègre la SNCF en gare d’Hussigny, où il sera nommé facteur enregistrant de 1re classe dès l’année suivante. A 21 ans, le jeune cheminot aventureux et volontaire devient intérimaire et accepte « toutes les affectations qu’on me proposait », dit-il.

    « Cette façon de travailler, pas toujours facile, était très formatrice avec de nom- breux mouvements à différents horaires, de jour comme de nuit. J’ai travaillé dans les gares de la circonscription d’Exploitation de Longwy jusqu’à La- mouilly, à la limite de la Meuse et des Ardennes. » Après Bouligny, il continue d’évoluer au sein de l’entreprise : intérimaire de 3e classe à Joudreville, intérimaire de 2e classe le 1er juin 1973 à Hayange, puis, lors d’un stage de deux ans, il s’aguerrit en occupant successivement des postes à responsabilités. « J’ai été agent de circulation à Longuyon, chef de gare à Pagny-sur-Moselle et à Morhange, responsable de formation et chef de poste de commandement du triage à Woippy, et aussi adjoint d’assistant en établissement à Longwy et chef de service sur les quais de Thionville », énumère l’ancien cheminot.

    Au terme de ces deux années, il accède à la maî- trise en réussissant l’examen de contrôleur technique Inspection Mouvement en 1975 à Metz. Il devient alors chef de gare de 1re classe à Béning-lès-Saint- Avold en 1978. C’est en 1980 que les portes de la gare de Metz lui sont ouvertes. Il sera inspecteur de 2e classe adjoint au poste de commandement, puis de 1re classe (1981) et chef de gare principal hors classe (1986) à Metz-Lignes avant de devenir le chef du PC de la gare messine en 1989. « En 1992, j’ai participé à la fusion des PC de Metz et de Nancy, puis j’ai été muté à Clermont-Ferrand comme chef de PC. »

    En 1999, il intègre la direction du Fret à Paris, où il accède au grade de cadre supé- rieur en 2005 pour atteindre une retraite bien méritée en 2006. « Mes postes les plus satisfaisants ont été sans aucun doute sur les quais à Thionville où pas- saient les trains allemands, belges, luxembourgeois et autres. Cela m’a per- mis de travailler avec les administra- tions étrangères. Puis, mon poste de commandement à Metz lorsque nous avons été affectés plus d’une dizaine d’années (en discontinuité) par la crise sidérurgique et ses mouvements sociaux très durs : les voies étaient bloquées par des minerais et du charbon déversés par les grévistes », se souvient-il. « Je citerais aussi la direction du Fret à Paris avec ses grands projets qui m’ont permis de voyager dans toute la France ou presque et de représenter la SNCF à l’étranger. »

    L’aventure des trains touristiques avec l’autorail X 2403

    Dans les années 1970, Jean-Michel ajoute un plus à sa passion du chemin de fer en devenant correspondant de presse pour La Vie du Rail. Un beau jour, le journal lui propose de tenir son stand lors d’une exposition de modélisme à Metz, organisée par l’As- sociation lorraine d’exploitation et de modélisme ferroviaire (ALEMF). Celle-ci exploite alors une petite ligne entre Étival et Senones dans les Vosges. Jean-Michel est invité à la visiter. Là, il a le coup de foudre et adhère illico à l’association.

    A l’époque, il profite sou- vent d’une villégiature en Occitanie. Dans les pages de La Vie du Rail, il découvre un projet de sauvetage de la locomotive à vapeur 141 R 1126, une machine exposée à Narbonne au bord de la RN9. L’association éponyme qui la possède souhaite la faire rouler sur une petite ligne à voie unique reliant Narbonne à Bize dans le Minervois, mais la SNCF s’y oppose. Jean-Michel décide d’intervenir et propose de faire rouler un autorail à la place. Il s’en va prospecter dans les Ardennes et trouve au dépôt de Mohon, un autorail Picasso X 3800 réformé. Le cheminot devient le président de l’association jusqu’en 1999, année de sa mutation à Paris à la direction du Fret. Mais entre- temps, il a été contacté par les Chemins de fer de la Haute Auvergne (CFHA), basés à Riom-ès-Montagnes dans le Cantal. L’association souhaite faire rouler un train touristique sur la ligne reliant Bort-les-Orgues à Neus- sargues, une ligne que la SNCF vient de fermer. Ce train est devenu depuis le fameux Gentiane Express.

    Depuis, l’autorail mythique X 2403 a renforcé le parc de l’association auvergnate. « Notre train est le dernier de ce type autorisé à circuler sur toutes les lignes du réseau ferré national », se réjouit Jean-Michel Piernetz. « C’est ainsi que l’on peut faire des voyages circulaires à l’exemple d’un Bergerac – La Rochelle – Les Sables-d’Olonne-sur- Mer – Tours et retour. » Il a assuré la présidence des CFHA jusqu’en 2021 (Tristan Brohan, qu’il a lui-même formé, lui a succédé). Aujourd’hui, il est un président d’honneur comblé, in- vesti tout de même comme de l’asso- ciation qui vient de fêter ses trente ans d’existence. Le parcours professionnel de cet homme, muni “seulement” d’un certificat d’études primaire en poche, fait figure d’exemple. Mais un tel par- cours relève d’une époque aujourd’hui révolue…

  • Arte.tv. Voyage en vapeur au coeur des Carpates

    Arte.tv. Voyage en vapeur au coeur des Carpates

    Diffusé initialement en juin 2024, cet épisode de l’émission Arte Regards est consacré à un train historique qui constitue encore aujourd’hui un lien essentiel entre une région isolée et le reste du monde. La Vallée de la Vaser, située dans la région de Maramureș, au nord de la Roumanie, à la frontière avec l’Ukraine, est célèbre pour ses paysages magnifiques et ses montagnes verdoyantes, accessibles uniquement par son train à vapeur forestier, le Mocănița. Le documentaire débute à 7 h du matin dans le petit dépôt de Vișeu de Sus.

    Le jeune mécanicien Andrei Andreica y bichonne sa locomotive à vapeur vieille de 70 ans. Elle doit transporter près de 200 touristes le long de la rivière Vaser qui traverse cette vallée isolée, où vivent encore loups, lynx et ours.

    Construite en 1933 pour transporter le bois depuis les montagnes, cette ligne ferroviaire forestière est la dernière du pays toujours en activité. Le trajet commence généralement à Vișeu de Sus et suit la rivière Vaser sur environ 21 km, traversant des forêts denses, des ponts étroits et des gorges spectaculaires. Ici quand une pièce se casse, une seule solution : faire appel à Richard Ciorba, un forgeron dirigeant une entreprise familiale et qui se révèle être le seul artisan du pays à posséder le savoir-faire nécessaire pour fabriquer certaines pièces sans lesquelles l’antique train ne pourrait plus circuler. L’artisan décide de livrer lui-même les deux ressorts à lames commandés par la compagnie ferroviaire. En échangeant avec les cheminots, il réfléchit à de nouvelles améliorations qui devraient permettre à ses pièces de durer quelques années supplémentaires.

    Depuis 2005, le train forestier est une attraction touristique importante. Et dans cette région isolée, le chemin de fer est un employeur recherché. Les cheminots y sont témoins de divers trafics, notamment de bois. Depuis le début de l’agression russe en Ukraine, ils voient régulièrement passer des déserteurs fuyant le front au péril de leur vie…

    A voir sur Arte.tv jusqu’au 7 janvier 2026. ARTE Regards – Aventure ferroviaire dans les Carpates. (2024)