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Rail Passion n°191

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Votre DVD à l’intérieur www.laviedurail.com/rail-passion RAIL PASSION N° 191 SEPTEMBRE 2013 4 Photos C. Masse Le week-end du 6 juillet 2013, le chemin de fer touristique le Coni’Fer a célébré son 20 anniversaire. Cette petite ligne de 8km, dans le haut Doubs, reliant la gare des Hôpitaux-Neufs à la halte forestière de Fontaine-Ronde, est une section de l’ancienne ligne Pontarlier - Vallorbe, dont l’exploitation cessa en 1969. À l’occasion de ses 20 ans, l’association du Chemin de fer touristique Pontarlier - Vallorbe (CFTPV) a réussi le pari de réunir cinq locomotives à vapeur. Étaient présentes, outre leur 030 T « Tigerli » n°5, la Mallet 020 + 020 T n° 2, ex-ABC du Train Thur-Doller Alsace (TTDA), la 020 T n°4353, la 020 n° 3 et la 030 T Couillet n°1658, du Chemin de fer touristique du Rhin (CFTR), ici à la sortie de la halte forestière de Fontaine-Ronde, montant sa courte rame vers les Hôpitaux-Neufs (6 juillet 2013). L’association des Amis du rail du Forez (ARF) a organisé, le 2 juin 2013, un train spécial entre Saint-Étienne et Les Laumes-Alésia à l’occasion de ses 40 ans. Il s’agissait, pour un jour, de faire revivre le célèbre « Mistral » sur la ligne impériale reliant Paris à Lyon. Ce train a été remorqué par une CC 6500 (celle de l’APCC 6570), comme du temps de la splendeur de ces machines. Le train spécial, en provenance de Saint-Étienne, est vu à Meursault (Côte-d’Or) en marche vers Les Laumes-Alésia. La prochaine sortie de la CC 6570 est programmée pour le 5 octobre, à l’occasion de la Fête du train à Miramas. SEPTEMBRE 2013 RAIL PASSION N° 191 5 DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Vincent Lalu. DIRECTRICE GÉNÉRALE ADJOINTE Delphine Chêne. PRÉSIDENT DU COMITÉ ÉDITORIAL Philippe Hérissé. RÉDACTEUR EN CHEF Olivier Bertrand. DIRECTION ARTISTIQUE ET MAQUETTE Réalisation Amarena. INFOGRAPHIE Vincent Morell. PRINCIPAUX COLLABORATEURS Sylvain Assez, Marc Carémantrant, Laurent Charlier, Régis Chessum, Bernard Collardey, Sylviane Frot, Nello Giambi, André Grouillet, Guy Landgraf,Sylvain Lucas, Sylvain Meillasson, Jacky Quatorze, Romain Viellard. PUBLICITÉ Aline Ferrant (0149 70 12 33). ABONNEMENTS - VENTE AU NUMÉRO Vanessa Corseaux (0149701220) . DIRECTRICE DE LA DIFFUSION Valérie Bardon. DIRECTRICE ADMINISTRATIVE ET FINANCIÈRE Michèle Marcaillou. DIRECTRICE COMMERCIALE Victoria Irizar (0149701248). INFORMATIQUE ET PRODUCTION Robin Loison (responsable); Ali Dahmani (informatique); Simon Raby (prépresse); Pascal Riffaud (Internet & vidéo); Pierre Lalu (site Internet - 0149701263). IMPRESSION Imprimerie SIEP 77037 Bois-le-Roi. RAS Imprimeur 95400 Villiers-le-Bel Imprimé en France. Rail Passion est une publication des Éditions La Vie du Rail, Société anonyme au capital de 2043200euros. PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION Vincent Lalu. PRÉSIDENT D’HONNEUR Pierre Lubek. PRINCIPAUX ACTIONNAIRES SNCF, Le Monde, Ouest-France, France Rail, VLA. Durée de la société: 99 ans. RCS Paris B334 130 127. Numéro de commission paritaire: 0116 K 87427, dépôt légal à parution, ISSN 2264-5411. Siège: 11, rue de Milan, 75440 Paris Cedex 09. Tél.: 0149701200. Fax: 0148743798. SOMMAIRE SOMMAIRE 6 / Courrier La parole aux lecteurs. 7 / Les rendez-vous de «Rail Passion» 8 à 49 / Actualités BRÈVES: (pages8 à15) La gare de Massy-TGV face à son avenir. Le tram d’Aubagne se dévoile. Perturbations de trafic dans les Pyrénées. La première rame MF 01 de la ligne 9. Journées du patrimoine: la réserve des matériels RATP ouvre ses portes. Dernier acte sur le Quart Nord-Est toulousain. Travaux en cours sur les lignes T 1 et T 2 à Toulouse. Réaménagement du bâtiment de l’ex-tri postal à Bordeaux-Saint-Jean. Enquête publique et concertation pour la tangentielle ouest. Le tram T 5 en service. Le tram-train Massy - Évry prolongé à Versailles - Chantiers. L’armée rempile avec Fret SNCF. Le site Novatrans de Fenouillet démantelé. Le Francilien à Saint-Lazare. Nouvelle relation Marseille - Bâle. FRANCE: (pages16-17) Les prochaines LGV s’éloignent… (pages18-19) En décembre, les TGV Lyria Paris - Berne auront vécu. (pages 20 à 32) Les grands chantiers de la LGV Bretagne - Pays de la Loire. (pages33-34) La gare de Rennes modernisée. (pages 37 à 39) Paris-Gare-de-Lyon: le nouveau hall qui change tout. (pages 40 à 43) La mutation en cours de la gare de Montpellier- Saint-Roch. INTERNATIONAL: (pages 44-45) Italie: la dernière E 464 livrée. (pages 46-47) TGV Paris - Barcelone: pas avant octobre. (pages 48-49) La parade 2013 des vieux trams de Porto. 50 / Prospective Le projet Marathon: des trains longs pour relancer le fret. 51 à 73 / Engins moteurs (page 51) Mouvements du matériel moteur SNCF en mai 2013. (pages 52 à 73) La numérotation des autorails de France à voie normale. 74 à 77 / Bonnes feuilles Paris-Lyon et sa banlieue. 78 à 82 / Modélisme En vitrine, par Stéphane Étaix. � Bulletin d’abonnement en page35. � Bon de commande en page36. C C O O N N T T A A C C T T S S E E T T A A B B O O N N N N E E M M E E N N T T S S Rédaction: [email protected] ou [email protected] Abonnements: Service abonnement Rail Passion, CS 70029, 123 rue Jules Guesde, 92309 Levallois Perret Ce- dex. E-mail: [email protected] Tél.: 01 49 70 12 20 (de 9h à 17h du lundi au jeudi et de 9 h à 12 h le vendredi) ” RAIL PASSION N° 191 SEPTEMBRE 2013 6 “ Ci-dessus: la livraison de la dernière motrice du T 3 parisien, la n°346 (1 février 2013). Ci-contre, de haut en bas: deux vues des aménagements intérieurs des Z 6100, avec deux rangées de porte-bagages puis avec une seule rangée, qui sera supprimée à son tour par la suite. J.-Ph. Doer�nger Photos M. Prat Courrier… la parole aux lecteurs Errata Quelques erreurs, omissions ou imprécisions se sont glissées dans les précédents numéros de Rail Passion: N°184 • pages 18 et 20 : Roland Laroubine, un lecteur, nous signale une erreur dans le tableau horaire III: pour le TGV 8537, il faut lire arrivée Bordeaux 15h47 et non 14h47. Pareillement dans le tableau IV: pour le TGV 8385, il faut lire arrivée Poitiers 17h55 et Niort 18h41 au lieu de 16h55 et 17h41; • page 25: dans la note de bas de page, il faut lire entre Moirans et Valence, et non Grenoble; • pages 26-41: notre collaborateur Pierre-Louis Espinasse nous fait savoir que, à la date (février 2013) où était paru l’article sur la désertification ferroviaire du Massif central, le Cévenol était tou- jours assuré en rame tractée (BB 67400 + trois voitures Corail); • page 43: un lecteur, Jean-Philippe Doerflinger, nous indique que la livraison des motrices du tram T 3 des Maréchaux, contrairement à une information erronée qui nous a fait écrire qu’elle s’achevait en 2014, a pris fin en février 2013; • pages 46-48: suite à notre article sur la fin des Z 6100, Michel Prat, un lecteur de Vaux-sur-Mer (Charente-Maritime), nous rappelle que ces matériels ont comporté à l’origine deux ran- gées de porte-bagages (et des rideaux orange coulissants), puis une seule rangée, qui a été, par la suite, supprimée à son tour; N°185 • page 11: Guy Sellier, un lecteur de Paris 19 , observe qu’il est inexact de parler de la «gare impériale de Saint-Hippolyte-Ben- feld», sur Strasbourg - Bâle: il y avait, effectivement, dans le Haut-Rhin, une gare impériale (construite par Guillaume II) de Saint-Hippolyte, détruite par un incendie, sur cette ligne, mais elle était distincte de celle de Benfeld, également sur cette ligne mais dans le Bas-Rhin, qui était, elle, la plus vieille gare d’Alsace et dont le BV a été démoli en octobre 2012; • page 59: un lecteur, Patrick Marceau, relève que, sur la photo du haut, figure non pas une BB 16000 mais une BB 16500 (la 16516). RAIL PASSION N° 191 SEPTEMBRE 2013 8 Actualité Brèves La BB 22351, qui stationne à Marseille Saint- Charles, montre bien la modification effectuée sur les personnages de la livrée «en voyage…» pour contourner le problème des droits d’auteurs; un bout de pelliculage modifié (dont la propreté jure, ici, avec l’état du reste de la livrée!) remplace purement et simplement celui d’origine avec les anciens visages (27 juin 2013). A. Grouillet B. Collardey remière des gares nouvelles ouvertes dans la couronne parisienne, peu de temps avant celles de Roissy-Charles-de- Gaulle et Chessy-Marne-la- Vallée, la gare de Massy-TGV, implantée dans une galerie couverte, a vu le jour le 29 sep- tembre 1991 en relation avec la création d’un raccordement de la ligne du TGV Atlantique à celle de la Grande Ceinture stratégique, permettant des relations avec le sud-est, le nord et l’est de la France. Elle est équipée de deux voies longues de 500m à quai, en en- cadrant deux de passage directes, accessibles depuis le bâtiment voyageurs en surface, placé laté- ralement à la gare RATP de Massy-Palaiseau du RER B. À la gare routière accolée et des par- kings s’ajoutent une passerelle doublée par une seconde, inaugu- rée en 2012 permettant de rejoin- dre la gare SNCF desservie, elle, par le RER C. Au cœur d’un ensemble de locali- tés très urbanisées et d’un riche bassin d’emplois, reliée directe- ment par fer aux aéroports d’Orly et Roissy, elle est à même d’inté- resser la population du secteur sud-ouest de la capitale. Au fur et à mesure de l’interconnexion des TGV, permettant la multiplication des relations passe-Paris, son tra- fic est passé de 700000 voya- geurs en 2001, à 1,1million en 2006 et 1,5million en 2012. Aujourd’hui, elle est reliée direc- tement à Lille, Strasbourg, Le Mans, Rennes, Angers, Nantes, Tours, Poitiers, Angoulême, Bordeaux, Lyon, Grenoble, Avi- gnon, Aix-en-Provence, Marseille, Nîmes, Montpellier et Bourg- Saint-Maurice l’hiver (1). En 2016, le temps de parcours en direction de l’est de la France va diminuer de 30 min grâce à la se- conde phase de la LGV Est. L’an- née suivante, les relations avec la façade Atlantique (Bretagne, Pays de la Loire et surtout Aquitaine) vont voir également leur temps de parcours raccourcir du fait de l’ouverture des LGV Bretagne- Pays de la Loire et Sud-Europe- Atlantique. L’attractivité des dessertes sera accompagnée pa- rallèlement du renforcement des fréquences, ce qui ne manquera pas d’attirer une nouvelle clien- tèle. B.C. (1) Un seul TGV dessert Massy-Palai- seau-SNCF, le 5316/5376 Le Havre - Marseille, plus le 5320/5366 Rouen - Lyon les week-ends. La gare de Massy-TGV face à son avenir ’est en 2016 que devraient circuler les premières rames du tramway d’Aubagne. En octo- bre 2011, le choix du matériel roulant s’est porté surle Citadis Compact, une version courte du désormais best-seller Citadis d’Alstom. Un tram récemment choisit par Avignon pour son ré- seau (entériné par le tribunal après un recours du constructeur CAF, candidat malheureux). Commandé à huit exemplaires, ce matériel est actuellement en cours d’assemblage à l’usine Als- tom de La Rochelle. En février 2014, la première rame de ce tram de 22m devrait donc être livrée et effectuer ses premiers essais. En attendant ce jour, l’ag- glomération a dévoilé, le 28 juin, la livrée qui sera appliquée sur les rames. C’est le designer sétois Hervé Di Rosa qui a été choisi pour son « habillage chaud, co- loré et résolument humain ». Un design emblématique de l’œuvre de l’artiste qui en fera un tram- way unique en son genre. Après le « gentil monstre marin » ima- giné par Christian Lacroix pour la ligne 3 de Montpellier, Au- bagne sera doté d’un tram artis- tique qui ne laissera personne indifférent. Ph.-E. Attal La décoration intérieure et extérieure du tram d’Aubagne conçue par Di Rosa. La fréquentation de Massy-TGV est en hausse constante (7 juin 2013). Le tram d’Aubagne se dévoile SEPTEMBRE 2013 RAIL PASSION N° 191 9 Le 6 juillet a été inauguré le court tronçon prolongeant la ligne 1 du tram de Nice entre Pont-Michel et Pasteur. Ici, une rame effectuant des trajets à vide sur le prolongement peu avant son ouverture au service commercial. H. Munsch À la mi-juillet, quelques vues des travaux de la seconde phase de la LGV EE à la hauteur de la sortie de Vendenheim. La ligne Strasbourg - Haguenau est neutralisée le temps de raccorder la future LGV. ’année 2013 s’annonce comme celle des records de coupures d’itinéraires ferroviaires en France. Après les chutes de neige exceptionnelles en mars ayant bloqué plusieurs artères de Picardie et Normandie, c’est au tour des lignes pyrénéennes de connaître des interruptions de trafic lourdes et inédites. Depuis le 20 juin, où se sont produites des inondations catastrophiques, deux artères sont coupées dura- blement. La première est la transversale Toulouse - Bayonne en aval de Lourdes, où les débordements du gave de Pau ont provoqué d’im- portants dégâts à la plate-forme et aux installations de voie, caté- naires, signalisation. D’entente, les régions SNCF de Toulouse et Bordeaux ont suspendu tout trafic entre Lourdes et Pau avec trans- bordement par cars des trains In- tercités et TER, les TGV Paris - Tarbes étant, eux, limités à Pau. Le train de nuit 4053/4052 Paris - Irun, qui circulait Toulouse, a repris son itinéraire normal via Bordeaux pendant les travaux de réfection, qui vont durer plusieurs semaines. Quant aux trains de pè- lerins, ils ne peuvent accéder à Lourdes que Toulouse. La seconde est la voie unique Montréjeau - Luchon, elle aussi affectée gravement par la crue furieuse de la Garonne de part et d’autre de Marignac-Saint-Béat. L’unique TER quotidien et la rela- tion directe temporaire nocturne Paris – Luchon sont, en consé- quence, limités à Montréjeau et transbordés par cars vers Luchon. B.C. Perturbations de trafic dans les Pyrénées e matériel métro de nouvelle génération MF 01 continue de gagner du terrain. Après avoir en- tièrement équipé la ligne 2 Nation - Dauphine, il a été déployé sur la ligne 5 Bobigny - Italie. Bien que certains services soient encore as- surés pour quelque temps avec les anciennes MF 67, la totalité du parc prévu pour la 5 a été livré. C’est donc maintenant à la ligne 9 Pont-de-Sèvres - Mairie-de- Montreuil d’en être équipée. La première rame, numérotée 097, est arrivée au printemps au centre de maintenance de la ligne 5 à Bobigny pour entamer une phase d’essais. Dernière étape avant son arrivée sur la ligne 9, la rame a été engagée en ligne avec des voya- geurs sur la 5 au milieu des autres rames MF 01. Des essais qui ne sont pas passés inaperçus puisque cette série arbore une nouvelle li- vrée Stif grise, la première pour un matériel métro. Après les autobus et le RER, le métro éclipse ainsi le vert jade RATP (mis à part un dis- cret rappel) au profit des couleurs de l’autorité organisatrice des transports parisiens. Ph.-E. Attal La nouvelle rame 097, destinée à la ligne 9, croise un MF 01 de la ligne 5 à la station Gare-d’Austerlitz, l’occasion de comparer les livrées (28 juin 2013). Ph.-E. Attal P. Rigal P. Rigal Les TGV Tarbes - Paris sont provisoirement origine Pau depuis les intempéries (23 juin 2011). B. Collardey La première rame MF 01 de la ligne 9 RAIL PASSION N°191 SEPTEMBRE2013 12 Actualité Brèves Sur ce train, photographié lors de son redémarrage des Arcs-Draguignan, la 22259 RC (réversibilité par câblots) remplace une 22200 R (réversibilité par multiplexage) défaillante sur le train 17475 Marseille 7h31 - Nice 10h05. Même si une voiture-pilote B5 est placée en queue du train, la réversibilité de la rame n’est pas assurée! (26 juin 2013). A. Grouillet La CC 6570 assurant le train spécial Saint- Étienne - Les Laumes-Alésia lors de son arrêt à Lyon-Perrache avant son départ pour Les Laumes-Alésia (2 juin 2013). Ph. Lagathu B. Collardey Ph.-E. Attal itué à la sortie sud du pont sur la Garonne, cet édifice emblé- matique du style Art Déco, conçu par l’architecte Léon Daussely, a abrité, à partir de 1929, les services du tri postal de Bordeaux gare. Après désaffectation, le bâtiment a été réutilisé pour les besoins de la SNCF, avec aménagement du ni- veau inférieur pour le nouveau poste d’aiguillage informatisé mis en service au printemps 2008. Entrant dans le cadre d’une valori- sation du patrimoine engagée par RFF, une rénovation complémen- taire du bâtiment, pilotée par les architectes Olivier Brochet, Emma- nuel Lajus et Christine Puejos, a été engagée. Les nouvelles installations ont été inaugurées officiellement le 4 avril par Jacques Rapoport, nouveau président de RFF. Désormais, les locaux abritent le siège de l’éta- blissement Infra circulation, puis ils accueilleront ultérieurement la commande centralisée du réseau ferroviaire pour la zone Sud- Ouest. Autres actualités à l’affiche à Bor- deaux Saint-Jean, la réfection de la grande halle voyageurs, la construction d’un bâtiment voya- geurs côté rue de Belcier, la mise en accessibilité complète de la gare et l’édification d’un atelier de maintenance des TGV. B. C. Réaménagement du bâtiment de l’ex-tri postal à Bordeaux-Saint-Jean Le bâtiment de l’ex-tri postal a été entièrement rénové (25 juin 2012). Enquête publique et concertation pour la tangentielle ouest À Noisy-le-Roi, une rame au départ vers Saint-Germain-GC. Cette ligne sera intégralement reprise dans la tangentielle ouest (8 juin 2013). ’est en 2004 qu’a été rouverte la portion de la Grande Cein- ture comprise entre Saint-Ger- main-Grande-Ceinture et Noisy- le-Roi. Cette ligne, au trafic pour l’heure relativement faible, est des- tinée à constituer une radiale re- liant, du nord au sud, le RER A à Achères-Ville au RER C à Saint-Cyr en assurant au passage la liaison avec la station Saint-Germain-en- Laye du RER A. La phase 1 du pro- jet de Saint-Germain RER A à Saint-Cyr a été soumise à l’en- quête publique du 13 juin au 12 juillet. La ligne de 18,8km com- portera 12 stations (dont sept nou- velles) desservies à la fréquence de 10 min à la pointe. Sa mise en ser- vice est attendue fin 2018. La phase 2, concernant le tronçon de Saint-Germain-Grande-Ceinture à Achères-Ville, était, quant à elle, en concertation publique peu avant du 15 avril au 17 mai. Des réunions publiques, un site Inter- net (www.tangentielleouest.fr), ont permis au public de s’informer du projet avant de donner son avis en ligne ou par coupon-réponse. Fin 2019, à l’ouverture complète de la ligne, les rames Z 6400 de la ban- lieue Saint-Lazare auront cédé la place à un tram-train permettant d’assurer les 28km de la liaison Achères - Saint-Cyr en 35 min à la fréquence de 10 min à la pointe. Ph.-E. Attal SEPTEMBRE2013 RAIL PASSION N°191 13 Les BB 9301 et 9319 sont parmi les toutes dernières BB 9300 à circuler encore. Les voici, le 18 juillet 2013, à la halte de Toulouse- Saint-Agne, vues à 35 min d’intervalle: la BB 9301 au train 872711 Toulouse - Lourdes; la BB 9319 au train 872717 Toulouse - Tarbes. près une longue période d’es- sais, l’heure de la mise en service du T 5 est arrivée. Cette cinquième ligne de tram exploitée par la RATP assure la liaison sur 6,6km entre Marché-de-Saint- Denis, en correspondance avec le tram T 1, et la gare de Garges- Sarcelles, sur le RER D.C’est le 26 juin qu’ont commencé les marches à blanc lançant le compte à rebours de l’ouverture au public. Initialement prévue en décembre 2012, la livraison de la ligne a été repoussée en raison des difficultés de production ren- contrées par le constructeur Lohr. Après la reprise par Alstom, l’acti- vité a été relancée permettant cette mise en service du 29 juillet, l’inauguration étant repoussée au mois de septembre. Première ligne de tram sur pneus de la région pa- risienne, le T 5 devrait transporter 30000 voyageurs par jour. Ph.-E. Attal Le tram T 5 en service u nouveau pour l’antenne de la Grande Ceinture, Massy- Palaiseau - Versailles- Chantiers. Intégrée à la ligne C du RER, le Stif vient de décider de lier son sort au tram-train Massy - Évry. Cette nou- velle ligne va permettre de mettre en place un axe entre Évry et Ver- sailles en correspondance avec les RER B, C et D ainsi que les lignes U et N du Transilien, sans oublier les grandes lignes à Versailles et Massy. À cette occasion, les 14,6km de la ligne Massy - Ver- sailles seront modernisés, rame- nant la durée du parcours à 18 min contre 23 actuellement. La fréquence sera portée à six trams- trains par heure (contre quatre RER aujourd’hui), avec la possi- bilité de monter à huit. 31000 voyageurs par jour sont attendus sur cette ligne, 70000 entre Évry et Versailles. Après concertation mi-2013, et enquête publique en 2015, la mise en service devrait intervenir courant 2020. Ph.-E. Attal À Massy-Palaiseau, une mission Cime du RER C en direction de Versailles-Chantiers croise un TGV vers Marseille (13 oct. 2012). Au terminus Marché-de-Saint-Denis, deux rames du T 5 en attente de départ durant les marches à blanc (3 juillet 2013). VAB, jeep P 4 et VLRA de l’armée de terre chargés sur des wagons SNCF. Ph.-E. Attal Photos F.Droisy Ph.-E. Attal L’armée rempile avec Fret SNCF e ministère de la Défense a confié pour les quatre années à venir (juillet 2013 à juin 2017) l’ensemble de ses trafics (105 sites militaires concernés) à Fret SNCF. L’opérateur fera ainsi circuler des trains complets de matériels, des convois associant des wagons chargés de matériels et voitures Corail (18 unités dédiées et réno- vées pour le transport des person- nels) ou encore des lots de wagons l’offre multilot-multiclient) et du combiné. L’activité couvrira tant les opérations régulières que particulières (avec préavis court) des armées. S.Meillasson Le tram-train Massy - Évry prolongé à Versailles - Chantiers RAIL PASSION N° 191 SEPTEMBRE 2013 16 Actualité France es finances publiques auront eu raison des projets du Schéma national des infrastruc- tures de transports (Snit), et en particulier desfutures lignes à grande vitesse françaises. Le 9 juillet, le gouvernement a confirmé les préconisations du rapport du député Philippe Duron, remis quelques jours plus tôt. Les projets du Snit étaient évalués à 245 milliards d’euros sur 25 ans. À défaut d’être jugés irréalistes, ces projets étaient clairement jugés irréalisables sur le plan financier dans la période actuelle. Les quatre projets de construc- tion de LGV en cours seront menés à leur terme et mis en service en 2017. Ils absorbent jusqu’en 2018 tous les crédits de l’Agence de financement des infrastructures de transport (environ 800 millions d’euros par an pour les infrastructures nou- velles). La priorité est donc donnée aux transports du quotidien avec la résorption de quelques grands points noirs du réseau ferroviaire des sites de Paris-Lyon, Lyon, Marseille et Paris - Mantes (entre 7,3 et 8,5milliards d’euros). Le deuxième volet concerne le fret et l’amélioration de la des- serte des grands ports. L’électrifi- cation de la ligne Serqueux - Gisors (240 millions d’euros) est retenue en priorité. Le gouverne- ment confirme le lancement de nouvelles autoroutes ferroviaires entre Lille (Dourges) et Bayonne (Tarnos) d’une part, entre Calais et Perpignan (Le Boulou) d’autre part. Elles viendront compléter en 2015 les deux autoroutes ferro- viaires existantes (Perpignan - Une CC 72100 en tête d’un IC Troyes - Paris (20 août 2010). Une version grandes lignes des Régiolis pourrait remplacer ces machines en fin de vie. Les prochaines LGV s’éloignent… Largement repris par le gouvernement, le récent rapport Duron préconise, austérité oblige, un net coup d’arrêt à l’extension du réseau français à grande vitesse. Une décision qui devrait bénéficier aux autres secteurs d’activité ferroviaires, et notamment aux trains Intercités, qui pourraient connaître un retour en grâce. EXTEETPHOTOSDE M ARC C ARÉMANTRANT RAIL PASSION N° 191 SEPTEMBRE 2013 18 Actualité France es élus français et suisses qui se battaient depuis plus d’un an en faveur du maintien de l’unique liaison TGV Paris - Berne via Pontarlier et Neuchâtel sont amers et résignés. Le 2 juillet le conseil d’administration de TGV Lyria, filiale franco-suisse en charge de la commercialisation et de l’exploitation de l’ensemble des TGV France - Suisse, a validé la suppression de la desserte actuelle entre les deux capitales au profit d’une liaison directe par Bâle et le TGV Rhin - Rhône. La motivation est claire. La clientèle bernoise, depuis la mise en ser- vice de la LGV Rhin - Rhône, en décembre 2011, a privilégié la relation Paris - Zurich avec cor- respondance à Bâle car elle offrait un temps de parcours meilleur de 15 min, une meilleure fréquence (six trains par jour) et un confort accru grâce aux rames EuroDuplex (4700). De fait, la fréquentation de l’unique TGV Paris - Berne via le Jura a chuté Un TGV Lyria Berne - Paris du soir sur le viaduc de Gümmenen, entre Neuchâtel et Berne (juillet 2008). Il a été le premier des deux TGV Berne à avoir disparu. En décembre, les TGV Lyria Paris - Berne auront vécu Le 2 juillet, le conseil d’administration de Lyria SAS a validé la desserte TGV Paris - Berne Bâle au prochain service d’hiver 2013-2014. Elle met fin à l’itinéraire jurassien par Frasne et Neuchâtel inauguré en 1987. Une solution de remplacement performante en faveur de la clientèle pontissalienne est en cours de définition. AR R ÉGIS C HESSUM SEPTEMBRE 2013 RAIL PASSION N° 191 21 Le futur raccordement de la LGV BPL à Rennes vu côté Paris (avril 20013). SEPTEMBRE 2013 RAIL PASSION N° 191 25 bocagères, la restauration de zones humides. Les diagnostics archéologiques, réalisés par l’Inrap, ont porté sur 45ha, répartis en 45 chantiers de fouilles préventives mettant en lumière 5000 ans d’histoire, depuis le Néolithique jusqu’au Moyen Âge. 39 étaient terminés comme prévu fin 2012, les six derniers (deux en Sarthe, quatre en Ille-et-Vilaine) devant s’ache- ver au premier semestre 2013. Les vestiges d’une ferme gauloise ont été retrouvés à Coulans-sur-Gée, un gisement de silex mis au jour à Fontenay-sur-Vègre, tandis que l’archéologie du fer était large- ment prouvée au nord du Mans. Le site de paléométallurgie des Richardières à La Milesse (Sarthe) a révélé notamment l’existence de mines de fer et donné lieu à des journées portes ouvertes en juin 2012. Pendant l’été, ERE va orga- niser une exposition itinérante faisant découvrir au plus grand nombre les résultats des investi- gations. Des accords ont été pris entre ERE et le conseil général de la Mayenne pour le rétablissement de voies routières interceptées par les travaux, avec à cette occasion augmentation de leurs capacités, cas de la RD 31 à Changé, RD 57 à Louvigné et Loiron, avec mise à deux fois deux voies. L’organisation du chantier repose, pour la réalisation du génie civil, sur le découpage de la ligne en sept lots de Toarc (terras- sements, ouvrages d’art, rétablis- sement des communications), numérotés A à G (voir carte page 24), longs de 23 à 31km, seul le lot C englobant la zone de Laval, mesure seulement 16km, mais cumulant les ouvrages d’art (trois viaducs, deux franchissements d’autoroute et de la voie ferrée historique Paris - Brest). Les volumes de terre portent sur: • 29,1 millions de m de déblais dont 12,1 en Sarthe; 9,1 en Mayenne; 7,9 en Ille-et- Vilaine; • 17,3 millions de m de remblais dont 7,2 en Sarthe; 5,6 en Mayenne; 4,5 en Ille-et- Vilaine; • 11,3 millions de m de maté- riaux excédentaires mis en dépôt, dont 5,4 en Sarthe, 3,1 en Mayenne, 2,8 en Ille-et- Vilaine. Les directions de travaux sont localisées dans cinq bases prin- cipales à La Milesse, Poillé-sur- Vègre, Argentré, Louverné et Étrelles. Des bases secondaires et tertiaires sont aussi prévues pour faciliter l’embauche et la forma- tion d’ouvriers émanant du tissu économique local. Durant les trois ans que dureront les travaux de génie civil, quelque 3000 per- sonnes seront mobilisées sur le chantier, dont un millier recrutées localement et formées (1575 l’avaient été à fin 2012). Depuis 2012, deux bases travaux ferroviaires, devant servir aux approvisionnements en matériels (820km de rails, 1600000t de ballast, 680000 traverses, 7280 supports caténaires), sont en cours d’établissement, l’une sur 26,6ha LGV BRETAGNE - PAYS DE LA LOIRE Tracé général avec communes LN2 ILLE-ET-VILAINE MAYENNE SARTHE Cesson- Sévigné Noyal- sur-Vilaine Domloup Ossé Louvigné- de-Bais Brielles Gennes-sur-Seiche Domagné Torcé Étrelles Changé Bonchamp- lès-Laval Louvigné Bazougers St-Denis-du-Maine La Cropte Préaux Ballée Auvers- le-Hamon Louverné Argentré Soulgé-sur-Ouette La Bazouge- de-Chemeré Chémeré- le-Roi Poillé- sur-Vègre Fontenay-sur-Vègre Juigné-sur-Sarthe Beaulieu-sur-Oudon Montjean St-Berthevin Maigné Souligné-Flacé Degré Chantenay- Villedieu Vallon-sur-Gée Coulans-sur-Gée La Quinte Lavardin La Bazoge Joué- l’Abbé Sillé-le-Philippe Lombron Connerré Aigné La Milesse St-Saturnin Neuville-sur-Sarthe St-Corneille Montfort- le-Gesnois Savigné- l’Évêque Crannes-en-Champagne Le Pertre Argentré- du-Plessis St-Cyr-le-Gravelais Ruillé-le- Gravelais Loiron Le Genest- St-Isle L a V i l a i n e L e V i c o i n L ' E r v e LGV BRETAGNE - PAYS DE LA LOIRE Localisation des grands ouvrages Tranchée couverte RN 186 - Km 178,887 Viaduc du Quartier Km 106,346 Tranchée couverte RN 162 - Km 108,304 Tranchée couverte A 81 - Km 107,750 Tranchée couverte Louvigné RN 157 Km 98,598 Tranchée couverte d’Aigné Km 28,361 Viaduc de la Courbe Km 25,590 Viaduc du Vicoin - Km 118,339 Viaduc de la Mayenne Km 110,415 Viaduc de la Jouanne Km 99,577 Viaduc de la Vaige - Km 83,8 Viaduc de l'Erve - Km 76,861 Viaduc de la Vègre Km 62,7 Viaduc de la Sarthe Km 21,6 Tranchée couverte A 11 Km 4,790 Tranchée couverte Parc de la Monniais - Km 179,1 L G V B P L L G V B P L L G V B P L L G V B P L L a M a y e n n e L a J o u a n n e LGV ATL L a V a i g e L a S a r t h e L a V è g r e L a S a r t h e L a S a r t h e Infographies V. Morell/Rail Passion RAIL PASSION N° 191 SEPTEMBRE 2013 26 à Saint-Berthevin (Mayenne), avec raccordement à la voie ferrée Paris- Brest en aval de Laval, l’au- tre de 25,8ha à Juigné-sur- Sarthe, côté voie 2 du raccorde- ment de Sablé, qui pourra être desservie par l’artère Le Mans- Angers. Elles fonctionneront à plein régime de l’automne 2014 à l’été 2016, après quoi elles seront conservées pour la maintenance. Au point de vue alimentation électrique, les lignes caténaires seront alimentées en 2 x 25kV, par le biais de deux sous-stations de traction implantées à Juigné- sur-Sarthe et Le Pertre, à la limite Ille-et-Vilaine-Mayenne. La signalisation sera du type TVM 300 avec ERTMS niveau 2. Au début de l’année 2013, plupart des chantiers étaient entamés sur l’ensemble du linéaire du tracé, modelant les terrains et faisant naître les ouvrages d’art avec nombreuses déviations routières. La réalisation de la «virgule de Sablé», sur le territoire de la commune d’Au- vers-le-Hamon, avec voie unique de 3600m et évitement de 2000m, est engagée en parallèle. Pour l’information itinérante riverains, Eiffage Rail express a aménagé un semi-remorque en exposition avec salle de projec- tion, pour faire découvrir le projet et répondre à toutes les interro- gations. Ce sera également le point de départ des visites de chantiers ouvertes au public. À la fin du printemps écoulé, l’avancement se présentait de la sorte en suivant une progression géographique Est - Ouest, sur chacun des sept lots Toarc. LOT TOARC G Dans la zone de Montfort-le- Gesnois, la déviation transitoire de l’A 11 a été mise en service fin mars. Cela a permis d’entamer la construction de la tranchée cou- verte, qui durera jusqu’en 2014. Parallèlement, l’ouvrage de fran- chissement de la RD 83 est en cours. Au nord de Savigné-l’Évêque, les ouvrages pour le franchissement des RD 47, 300, 20 et 301 sont entrepris. À Neuville-sur-Sarthe, les fonda- tions du futur viaduc sur la rivière ont débuté. Au-delà, le tablier métallique de l’ouvrage qui fran- chira l’A 28 doit être lancé dans le courant de l’été. Après déviations, les ponts pour les RD 338 et RD 405 ont démarré. LOT TOARC F Dans la zone de La Milesse, construction d’ouvrages d’art a démarré pour les RD 82 et 304. Les fondations profondes relatives au viaduc de la Courbe ont débuté au mois de mars. L’édification du saut-de-mouton de La Milesse pour le raccordement voyageurs de et vers Le Mans est sérieuse- ment entamée. Après déviation de la RD 357 Coulans-sur-Gée, l’édification d’un pont-rail a débuté en février, celui franchissant plus au nord l’A 81 étant lui aussi en cours. Sur la localité de Crannes-en- Champagne, un pont-route pour la RD 22 est en voie d’achève- ment comme à Vallon-sur-Gée, des ouvrages enjambant les RD 31 et 69. LOT TOARC E La construction d’ouvrages rou- tiers (ponts-rails et ponts-routes) est en cours à la fois à Chante- nay-Villedieu (RD 22, 35, 79), Fontenay-sur-Vègre (RD 57, 101), Poillé-sur-Vègre (RD 190), Auvers-le-Hamon (RD 24) et sur la RD 4 (deux) sur le barreau de raccordement vers Sablé. La plate-forme de la future base ferroviaire d’Auvers-le-Hamon a été préparée et pourra commen- cer à recevoir les équipements ferroviaires dès le mois de juin. LOT TOARC D À Ballée, le futur pont-route pour la RD 24 est en cours, alors qu’au nord du village de La Cropte la déviation de la RD 166 est utilisa- ble depuis janvier. Sur le territoire de la commune de Soulgé-sur-Ouette, l’édifica- tion des ouvrages pour les RD 20 et 281 a été attaquée. Dans le secteur Argentré - Bonchamp- lès-Laval, les terrassements vont bon train tout comme les ouvrages des RD 32, 57 et 131. Les travaux du viaduc de la Vaige, sur les communes de Saint-Denis-du-Maine et de La Cropte, ont démarré en mars. Ceux relatifs aux viaducs de l’Erve, à Ballée, et de la Jouanne, à Argentré, débuteront respective- ment en juin et août. LOT TOARC C À Louverné, la réalisation des déviations provisoires de l’échan- geur A 81 a permis l’engagement en début d’année de la future tranchée couverte. Sur la commune de Changé, outre l’ouvrage pour la RD 104, la construction d’un pont-rail au niveau des Bréhaudières permet- tra la mise à deux fois deux voies de la RD 31 vers Ernée. Les sites des viaducs de la Mayenne, du Quartier et du Vicoin ont été pré- parés pour amorcer les fondations et les piles de ces ouvrages, les travaux du troisième étant le plus avancés. Au Genest-Saint-Isle, des dévia- tions provisoires sur l’A 81 ont permis les chantiers d’édification de l’ouvrage de franchissement. Actualité France De haut en bas: sur le lot D, début de la mise en place des futurs ouvrages pour, respectivement, la RD 32, à Argentré, et la RD 57, à Louvigné (3 juin 2013). Photos B. Collardey SEPTEMBRE 2013 RAIL PASSION N° 191 27 Les terrassements de la future base travaux de Saint-Berthevin, parallèle à la ligne convention- nelle Paris - Brest, sont, eux, vir- tuellement achevés. LOT TOARC B Au Pertre, l’établissement d’un important déblai rocheux est en cours, avec concassage in situ blocs réutilisables sur place. Un ouvrage d’art pour la RD 142 sera construit. À Loiron, Saint-Cyr-le-Gravelais, Beaulieu-sur-Oudon, Brielles et Gennes-sur-Seiche, la construc- tion des ouvrages de franchisse- ment des RD 57, RD 124, RD 120, RD 142, RD 29 et RD 88 se pour- suivent. LOT TOARC A Deux ponts-routes seront édifiés sur la commune d’Osse dans l’an- née, l’un pour la RD 393 à partir de juillet, l’autre pour la RD 93 cet automne. À Domagné, les ponts- routes pour les RD 34, 105 et 99 ont démarré. À Louvigné-de-Bais, le pont- route sur la RD 95 est en cours, alors qu’à Torcé celui pour la RD 106 ne sera entrepris qu’en août et qu’à Noyal-sur-Vilaine une dévia- tion provisoire locale sur la RD 92 est exploitable depuis janvier. Les travaux de la déviation pro- visoire de la rocade ouest de Rennes (RN 136) en deux fois deux voies sont en cours pour permettre la construction de l’ou- vrage de franchissement de la rocade par la LGV. À Cesson- Sévigné, les terrassements dans le parc de la Monniais sont très avancés. Le barreau de liaison entre les RD 32 et 286 a, lui, été mis en service en février. RFF a, de son côté, entrepris la réalisation concomitante de travaux ferroviaires connexes à la LGV. Hors du périmètre du contrat de partenariat ERE, RFF assure la maîtrise d’ouvrage des travaux ferroviaires suivants: • réalisation des huit raccorde- ments de la LGV BPL à la ligne historique Paris - Rennes - Brest; • construction à Rennes d’un poste de commandeà distance des installations de la LGV avec central sous-stations accolé. Le coût de ces deux opérations (37 et 410 millions d’euros) est inclus dans l’enveloppe globale de la LGV. Sur le terrain, elles sont engagées selon un programme préétabli avec un échelonnement variable dans le temps, nécessi- tant de lourdes implications sur les circulations voyageurs lors de planches travaux de plusieurs heures à un week-end. Dites «interventions coup-de-poing», elles permettront dans certains cas des travaux simultanés, comme à La Milesse, Laval Est et Ouest. Détaillons leurs caractéris- tiques avec plans à l’appui (voir page 31), sachant que chacun entraîne l’interposition de nou- veaux PAI(postes d’aiguillage informatisés). Raccordement de Connerré LGV Il s’agit du débranchement de la LGV BPL sur celle de la LGV Atlan- tique. Il entraîne la construction d’un saut-de-mouton au-dessus de la voie 2 raccordement utilisée par les TGV issus du Mans et en deçà vers Paris-Montparnasse, mise en service en 1989, la pose de divers appareils de voie, la modifi- cation de la nappe caténaires et la signalisation. D’un coût de 50 mil- lions d’euros, les travaux corres- pondants sont planifiés de mars 2014 à décembre 2015. Raccordement de Connerré Fret À voie unique la jonction à voie unique se greffe sur la voie 2 de Sur le lot C, la tranchée couverte de Louverné pour l’A 81. RFF/P. Dontot SEPTEMBRE 2013 RAIL PASSION N° 191 31 Raccordement de Sablé D’un coût de 52 millions d’euros, l’opération s’étale de l’été 2012 au début 2014. La jonction du bar- reau issu de la LGV sur la ligne historique Le Mans - Angers aura lieu au Km 256,615 à mi-chemin entre Juigné-sur-Sarthe et Sablé. Outre des travaux de terrasse- ment en zone rocheuse, elle nécessite la mise en place d’un saut-de-mouton pour la voie 1 TGV évitant le cisaillement des deux voies, dont la construction a lieu le jour, puis la pose de deux jonctions entre les voies princi- pales franchissables à 120km/h. Des opérations coup-de-poing avec suppression totale du trafic ont été programmées les week- ends des 14et 15juin, 4et 5octobre, 9et 10novembre, 13et 14décembre 2013, au cours desquels la structure de l’ouvrage précité sera poussée sur ses appuis et les appareils de voie posés à leur emplacement. Raccordement de Laval Est À double voie, il sera utilisé par les TGV venant de la LGV BPL pour desservir en dérivation la gare de Laval et inversement. Sa jonction se situe au Km 297 de l’artère Paris - Brest à mi-chemin entre Louverné et Laval. Les travaux sur le site, d’un mon- tant de 38 millions d’euros, sont en cours depuis juillet 2012 pour trois ans et nécessiteront une opération coup-de-poing le week-end des 14et 15septembre prochain pour la pose d’appareils de voie. Raccordement de Laval Ouest Elle aussi à double voie, cette jonction permettra aux TGV ayant desservi Laval de rejoindre la LGV BPL et réciproquement. En plus, elle sera connectée directe- ment à la future base travaux de Saint-Berthevin. Les aiguilles d’accès sur la ligne Paris - Brest se situent au Km 306,100, à 5700m en aval de Laval. Atta- qués en septembre 2012, les tra- vaux, d’un montant de 47 mil- lions d’euros, se dérouleront jusqu’en septembre 2014. La création d’un pont-rail au Km 306,100, remplaçant le passage à niveau 157, a nécessité une opé- ration coup-de-poing les 25et 25janvier dernier pour la mise en place de tabliers auxiliaires, puis une nouvelle coupure de trafic les 2et 3mars pour le poussage des tabliers définitifs. Les 27et 28juillet, l’intervalle a été mis à profit pour mettre en place les appareils de voie sur les Sur le lot B: TER Laval - Rennes au droit de l’ouvrage remplaçant le PN 157 (3 juin 2013). Page précédente: la construction du viaduc du Vicoin. LGV BRETAGNE - PAYS DE LA LOIRE Situation d’ensemble des raccordements Raccordement de Connerré LGV Raccordement de Connerré Fret Raccordement de Rennes Raccordement de Laval Ouest Raccordement de Laval Est Raccordement de La Milesse frêt Raccordement de La Milesse Voyageurs Raccordement de Sablé Km 191,8 Km 191,0 Km 179,842 Km 219,565 Km 219,483 Km 254,471 Km 254,533 Km 257,634 Km 257,652 Km 254,551 Km 179,320 Km 188,520 Km 223,600 Km 223,450Km 223,400 Km 188,570 Km 188,370 Km 369,973 Km 304,309 Km 304,410 Km 297,508 Km 306,088 Km 304,370 Km 296,852 Km 297,070 Km 296,771 Pont-rail à construire Km 306,100 Km 305,710 Km 219,891 Km 219,810 Km 256,815 Km 219,274 Pro RD 197 Km 219,700 Km 257,873 Km 257,443 Ligne classique Faisceau triage Baud Technicentre de Rennes Remisage Pripet Sous-station Faisceau Yard Faisceau TR combiné Viaduc du Boulevard urbain Laval Rennes Sablé Le Mans Ligne classique LGV BPL L G V B P L L G V B P L L G V B P L L G V A L G V B P L L G V B P L 1 2 L G V B P L L G V A T L Ligne classique PAI PAI PAI PA1 (Caen) (Angers) (Le Mans, Brest) (Rennes, Brest) (Paris-MP) (Le Mans, Paris-MP) (Le Mans, Paris-MP) (Rennes, Brest) (Laval, Rennes, Brest) (Laval, Le Mans, Paris-MP) (Laval, Le Mans, Paris-MP) (Le Mans) (Angers) (Rennes) (Paris) (Paris) (LGV BPL, Rennes) (Rennes) (Paris) (Paris) (LGV BPL Le Mans - Rennes) Vers base travaux de Juigné-sur-Sarthe (Rennes) (Quimper, Brest) (Tours) (Paris) (Paris) 1 2 1 2 1 R 2 R L G V B P L 1 2 7 7 8 8 6 6 4 4 3 3 5 5 1 2 1 2 L ’ H u i s n e V 1 R a c c o r d e m e n t La Milesse-La Bazoge Km 222,0 Cesson-Sévigné Km 367,931 1 2 1 2 1 R 2 R 1 2 Pont-route des Peupliers RD 86 B a s e t r a v a u x S t - B e r t h e v i n R a c c o r d e m e n t L a v a l O u e s t R a c c o r d e m e n t L a v a l E s t L G V B P L 1 R 2 R R a c c o r d e m e n t L a M i l e s s e F r e t R a c c o r d e m e n t L a M i l e s s e V o y a g e u r s 2 R a c c o r d e m e n t 1 R a c c o r d e m e n t V 2 R a c c . Infographie V. Morell/Rail Passion B. Collardey SEPTEMBRE 2013 RAIL PASSION N° 191 33 La gare de Rennes modernisée réquenté depuis 1989 par les TGV en provenance de Paris, cet important nœud ferroviaire a bénéficié à l’époque d’une restau- ration du bâtiment voyageurs doublée de l’édification d’une dalle de forme triangulaire com- muniquant avec les quartiers sud. Il a vu les lignes rayonnantes en direction de la Bretagne électri- fiées à ce moment vers Brest, puis en 1992 jusqu’à Quimper et enfin vers Saint-Malo en 2005. Hormis d’importants aménage- ments consentis pour la mainte- nance du matériel moteur et notamment le traitement des rames automotrices dans les dépendances du technicentre en 2004 et 2008, le plan de voies de la gare a peu évolué ces dernières décennies. La création de la LGV Bretagne - Pays de la Loire, devant mettre Paris à 1 heure 26 de Rennes, va avoir pour effet de doper les déplacements voyageurs à longue distance avec, concomi- tamment, une adaptation des liai- sons TER régionales. D’après les projections de trafic, le nombre de voyageurs, annuel actuellement de 10 millions, devrait doubler à l’horizon 2020 avec des flux pas- sant de 45000 à 71000. D’impor- tantes dispositions vont être prises pour faire face aux futurs trafics et fiabiliser l’exploitation. En première étape, pour aug- menter la capacité de remisage des matériels voyageurs tant TGV que TER, il est prévu de réaliser un nouveau chantier comprenant trois voies d’une longueur de 467, 467, 503m de longueur utile acceptant des compositions d’UM de TGV et un faisceau regroupant cinq voies de stationnement pour rames TER avec entrevoies bitu- mées. Ce chantier occupera par- tiellement l’emplacement des neuf premières voies du plateau de triage fret de Villebois, dont la fonction est en nette régression. Proche du secteur des voies à quai il sera relié également aux voies de garage paires dites Solférino longeant la gare routière. Son aménagement est envisagé pour l’horizon 2015. En second lieu vont être entrepris pour coïncider avec l’ouverture de la LGV BPL: • l’allongement du quai à voya- geurs E; • la mise en place d’un sixième quai F longeant la voie 9 circu- GARE DE RENNES (Secteur ouest) Situation future en 2017 Km 375,7 Bifurcation de Port-Cahours Pont-route rue de l’Alma Pont-route rue de Vern Pont-rail sur rue Villebois-Mareuil Plateau de Villebois résiduel Débords Plateau de Saint-Hélier Axe du BV - Km 373,230 voyageurs Parking sud Banalisation des voies 1 - 2 Brest jusqu’à Port-Cahours Réaménagement espaces voyageurs Réaménagement plateau Châtillon Nouveau quai F et voie 10 Plateau remisage Châtillon Atelier voitures Impasse V10 Quai A Ex-poste central Poste commande à distance Remisage TER Remisage TGV CCR + CSS Poste A Poste 2 Quai B Quai C Quai D Quai E Quai F Remisage Solférino Impasse Circulation Nouveau chantier de remisage TGV/TER à la place d’une fraction du plateau fret à Villebois Pour le secteur est, voir schéma inclu dans article LGV Bretagne - Pays de la Loire (Brest) (St-Malo) (Quimper) (Plateau de Baud) (Paris-MP) (Dépôt-technicentre) (Châteaubriant) Infographie V. Morell/Rail Passion TER et TGV à quai en gare de Rennes (30 octobre 2009). Le poste central, sur la gauche, disparaîtra en 2017, il sera regroupé avec d’autres dans un PCD à Saint-Hélier. B. Collardey ABONNEZ- VOUS AVANTAGES ABONNÉS � � � Rail Passion - Service Abonnements - CS 70029 - 123, rue Jules Guesde - 92309 Levallois-Perret cedex Tél. 01 49 70 12 20 - E-mail : [email protected] Oui, je m’abonne et je choisis ma formule : 12 numéros au prix de 73,50 � TTC au lieu de 118,80 � TTC soit 38 % de remise 12 numéros 12 DVD 2 hors-série au prix de 105 � TTC au lieu de 202 � TTC soit 48 % de remise 12 numéros 12 DVD au prix de 94,50 � TTC au lieu de 178,20 � TTC soit plus de 46 % de remise Option RAIL PASS 60 � * TTC en plus de mon abonnement Je m’abonne à RAIL PASSuniquement pour 120 � * TTC Nom :………………………………………………………………………… Prénom : ……………………………………Société : ……………………………………………………………………… Adresse :.………………………………….………………………..…………………..…………………..……………..…………….……..……………..……..…………….……..…………….……..… Ville :…………………………………………………………… Code postal : ……… Tél. : ………………………………………………………………………………………………………………… E-mail : ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… J’accepte de recevoir des informations et des promotions des Éditions La Vie du Rail J’accepte de recevoir des informations et des promotions des partenaires des Éditions La Vie du Rail J’indique mon mode de règlement : Carte bancaire n° : I__I__I__I__I I__I__I__I__I I__I__I__I__I I__I__I__I__I Date d’expiration : I__I__I / I__I__I mportant , les 3 derniers chiffres du numéro inscrit au dos de ma carte bancaire : I__I__I__I Signature : Chèque bancaire (à joindre à votre bulletin sous enveloppe affranchie) À réception de facture (valable uniquement pour les sociétés) � @ Recevez chaque mois votre DVD avec votre magazine soit 12 DVD offerts. ous les ans, 2 hors-série thématiques. 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Celle-ci avait été refaite en une seule et très longue vague de travaux et, l’an dernier, c’est un bâtiment entiè- rement revisité qui a été inau- guré: verres gravés de Charles Sarteur, artiste inconnu que la restauration a rendu presque célèbre, galerie commerciale to date sur tous ses niveaux, salle des pas perdus retrouvée. Gare de Lyon, c’est une autre affaire. La SNCF a mis 60millions d’euros de sa poche. Elle a conçu comme d’habitude l’espace du hall2 (avec Jean-Marie Duthilleul et Arep), a confié les travaux à Vinci Construction, et la conces- sion du nouvel espace à Elior Concessions pour 10ans, tout en gardant la main sur l’ensemble des espaces commerciaux de la gare sa filiale A2C. La SNCF considérait qu’elle ne maîtrisait pas trop l’aspect de valorisation des gares. Aujourd’hui, dit Rachel Picard, directrice générale de Gares & Connexions, «nous nous sommes dotés de ce savoir-faire, avec A2C». L’opération n’est pas finie. Si on suit les nouvelles dénominations issues de l’aérien, le hall1, hall principal que surplombe le perron Train-Bleu, ne bouge guère. Le hall3, vaste salle souterraine dis- tribuant la totalité des quais, est ingrat et bas de plafond. Il paraît qu’il a du potentiel, ce sera une prouesse de le démontrer. En attendant, une nouvelle rampe le reliant au hall 2 lui permet de respirer. Un espace jadis presti- gieux, paraît-il appelé «triangle d’or» car on y vendait les billets pour la Méditerranée, est au - jourd’hui en berne. Il doit être réhabilité en 2013-2014. La grande salle des fresques, qui relie le hall2 à l’entrée principale de la gare, sera restaurée entre 2014 et 2015. Reste à traiter, mais c’est une autre histoire ferroviaire, le poste de circulation. La SNCF, avec la DCF et RFF, font savoir depuis des années que les installations tech- niques de la gare vont craquer. Le message est passé. Le rapport Duron en a fait une de ses rares priorités. F. Dumont Trois ans de chantier millimétré Ci-dessus de haut en bas, dans le nouveau hall 2: la vue de la mezzanine, avec le Café Premier et le magasin Fauchon; à l’intérieur du Café Premier; l’espace de jeux Gulli sur mezzanine. SNCF-Arep/photographies Mathieu Lee Vigneau Le chantier du hall 2 de Paris- Lyon a été mené à bien dans une gare en exploitation. Seuls quelques travaux de nuit ont été réalisés, lorsqu’il était absolument impossible de les effectuer en présence du public. Dès que les travaux étaient finis dans une zone, elle était immédiatement remise en service. Les travaux se sont déroulés en quatre phases. Ils ont commencé en avril 2010 par la démolition d’un ancien bâtiment de 840m et la construction de la petite verrière. En un deuxième temps a été ménagée la rampe reliant la salle Méditerranée du sous- sol (aujourd’hui hall 3) au hall 2. Ces travaux ont commencé en août2010 et se sont achevés en février2011. Ils ont nécessité la création d’une « faille», de 56m de long sur 8m de large et l’édification d’une passerelle piétonne en structure métallique. L’ensemble de la verrière moderne a été construit en un an, à partir de janvier 2011. La verrière à proprement parler, de 2692m , a été montée en seulement trois mois par trois personnes et un grutier. Un montage particulièrement optimisé, SEPTEMBRE 2013 RAIL PASSION N° 191 Ci-dessus: le hall 2 encore en chantier (février 2012). Ci-contre: vue aérienne de la gare avec ses halles et ses quais (juillet 2010). Ci-dessous: le parvis de la gare (mai 2013). SNCF-Arep/photographies Mathieu Lee Vigneau SNCF-Arep présenté par le maître d’ouvrage comme une prouesse technique. Parallèlement, l’ancienne verrière a été restaurée. Datant de 1927, inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques, elle n’avait pas changé depuis sa création. Seule la couleur n’était pas d’origine. Du début 2012 à juin2013 a été conduite la quatrième et dernière phase des travaux, avec l’édification de la mezzanine et les travaux d’aménagement des commerces et des services. F. D. SEPTEMBRE 2013 RAIL PASSION N° 191 41 férentes mutations intervenues dans son histoire, la colonnade PLM face à la place Auguste- Gibert, héritée du bâtiment d’ori- gine, est restée le point de repère des Montpelliérains. L’arrivée du TGV, à partir de 1981, a conduit à une profonde restructuration du BV. À cette occasion, de nouveaux espaces ont été imaginés pour accompa- gner les missions de la gare. Une bonne part des installations d’ori- gine a été démolie pour ne conserver que la façade à colon- nade du parvis, finalement classée en 1984. En 2001, l’arrivée du TGV Méditerranée a conduit à de nou- veaux aménagements en parallèle à l’accroissement du trafic. Aujourd’hui, près de 6,7 millions de voyageurs transitent chaque année par Montpellier-Saint- Roch (nouvelle appellation de depuis 2005) et on en prévoit 8,5 millions à l’horizon 2020. La LGV de contournement Nîmes - Mont- pellier va rapprocher à partir de 2017 Montpellier de Paris, le tra- jet s’effectuant en 3heures au lieu de 3heures20. En parallèle s’ouvrira, dans le quartier d’Odys- seum, au sud-est de la ville, une nouvelle gare TGV. À terme, la ligne nouvelle doit être connectée à Perpignan à la LGV Perpignan - Figueras (prolongée depuis juillet 2013 jusqu’à Barcelone), consti- tuant un axe à grande vitesse reliant l’Europe du Nord à la Péninsule ibérique. La mise en service de ces infrastructures va conduire à une redistribution de l’offre TER. Dès 2014, après amé- nagements, la liaison Sète - Lunel sera renforcée par des missions origine-terminus. Au niveau de Montpellier, on prévoit trois TER par heure (90 trains par jour) tan- dis qu’en parallèle la région pour- suit le déploiement du TER à 1euro. La mesure, jusqu’à présent synonyme de fréquentation en forte hausse, doit se généraliser pour atteindre (selon le souhait de l’exécutif régional) l’ensemble du réseau fin 2014. Au niveau local, la gare est depuis avril 2012 le point de correspon- dance entre les quatre lignes de tramways de l’agglomération. 100 trams par heure se croisent devant son parvis tandis que quatre lignes de bus sont en correspondance à proximité. Une part du trafic des cars départementaux Hérault Transport, dont la gare routière était située au-dessus des voies, a été, en revanche, progressivement déplacée en périphérie en rabatte- ment sur les lignes de tramways. À partir de fin 2015, des lignes de CHNS (cars à haut niveau de service) vers Lodève, Clermont- l’Hérault et Gignac seront en rabattement sur les lignes 1 et 3 du tramway en direction de Mont- pellier-Saint-Roch. Le quartier de la gare est également en pleine mutation et divers aménagements sont prévus à court et moyen terme dans le cadre de la ZAC du nouveau Saint-Roch. deux nou- veaux hôtels, un parking public de 1500 places, 1500 logements accompagnés de bureaux et de commerces vont sortir de terre, le tout agrémenté d’un nouveau jardin public. C’est dans ce contexte qu’il a été décidé d’adapter la gare Saint- Roch à ses nouvelles fonctions. C’est donc un pôle d’échange multimodal qui se met en place au cœur d’un quartier profondé- ment repensé. Le premier objectif est de mettre en connexion tous les modes de transport, tout en favorisant l’accès des installa- tions, notamment aux personnes à mobilité réduite. Le bâtiment doit donc devenir plus fonctionnel et canaliser les flux entre les dif- férents modes, trains (TGV, TER, Corails Intercités), transports locaux, (tramways, bus, taxis, véhicules particuliers), sans oublier les vélos et les piétons. Avec la reconstruction de la gare, en 1980, de nouveaux espaces sur la dalle ont été ouverts aux voyageurs. Une salle d’attente, des relais presse, une brasserie et des espaces de ventes ont été aménagés, augmentant le hall d’origine de la gare, situé au niveau du parvis. L’accès aux quais est devenu possible à cette occasion depuis le niveau supé- rieur par une série d’escaliers fixes et mécaniques en plus des pas- sages souterrains existants. Le nouveau projet se propose donc de réinvestir l’ensemble de l’es- pace sur dalle pour redistribuer les flux dans et autour de la gare. À partir d’octobre 2011, les tra- vaux ont donc commencé sur le côté ouest de la gare, où une par- tie des installations a été détruite De g. à d.: vue d’artiste d’ensemble de la nouvelle gare et des réaménagements de la dalle avec sa nef centrale bordée d’espaces verts et de promenade; une entrée de la grande nef, lieu de déambulation qui abritera de nombreux commerces. Pixxim Des capacités doublées L’ensemble du chantier de modernisation aura coûté 56 millions d’euros dont 50,50 millions sont consacrés à la restructuration de la gare, 3 millions aux espaces urbains et 2,5 millions à la mise aux normes des quais. La plus grosse part est prise en charge par la région (17,625 millions), suivie de près par la SNCF avec 17 millions, le reste se répartissant entre le département, l’agglomération et la ville de Montpellier, pour 6 millions chacun, l’État et RFF complétant le financement. Pour ce prix, la capacité d’accueil de la gare est plus que doublée, passant de 2150m à 4600m , les surfaces commerciales de1700 à2700 m Les équipements fixes suivent la même tendance, huit escaliers mécaniques (au lieu de quatre), huit ascenseurs (au lieu de quatre), les escaliers fixes passant de 11 à 23. Ph.-E. A. RAIL PASSION N° 191 SEPTEMBRE 2013 42 tandis que la dalle était réinvestie. En parallèle, on a commencé à aménager de nouveaux accès de part et d’autre du bâtiment. En plus de l’esplanade historique place Auguste-Gibert, un nouveau parvis est ouvert face au pont de Sète. La dépose minute et les taxis s’effectuent désormais à partir de cette nouvelle entrée. Rue Jules- Ferry, deux escaliers permettent là aussi d’atteindre le niveau supé- rieur depuis un parvis aménagé sur la droite de la façade histo- rique. À l’arrière du bâtiment, d’autres accès existaient déjà vers la rue des Deux-Ponts pour les voitures et les piétons. Du côté du pont de Lattes, sur la gauche de la colonnade, c’est une nouvelle ouverture qui sera créée par la mise en place d’une passerelle. Cette redistribution permet donc de déboucher des quatre côtés du BV, qui devient désormais «tra- versant». Cette fonction de gare «ouverte» est amplifiée par l’aménagement d’une grande galerie, qui s’étendra à terme sur toute la longueur du bâtiment. L’ancienne dalle posée au-dessus des voies est réinvestie dans sa totalité (gare routière et espaces voyageurs compris) par l’aména- gement d’une «promenade» agrémentée d’espaces verts, déplaçant le centre de gravité de la gare. Ce réaménagement est prévu en deux phases, portant tout d’abord sur l’ancienne gare routière avant de s’attaquer aux espaces voyageurs. Côté pont de Sète, tout d’abord, des montants métalliques ont été installés, destinés à supporter une voûte se prolongeant sur toute la longueur du nouveau bâtiment. Cette structure nouvelle est com- plétée par un espace végétalisé constituant une «gare jardin» pour les déambulations et l’at- tente des voyageurs. Des terrasses plantées agrémentées de treilles d’essences méditerranéennes offrent des espaces ombragés, tout en permettant une meilleure insertion urbaine. Cette architec- ture innovante se veut également écoresponsable, avec notamment la récupération des eaux de pluie tout en contribuant, selon ses promoteurs, au retour de la biodi- versité urbaine. La lumière est également au cœur du projet, la couverture du hall supérieur étant réalisée à l’aide d’une membrane translucide. En parallèle, de nou- veaux accès et quatre puits de lumière sont ouverts depuis les quais, permettant d’augmenter la luminosité d’un espace jusqu’alors assez sombre. La toiture mise en place permet également un confort thermique supplémen- taire, isolant du froid l’hiver et des fortes chaleurs l’été. Cette nouvelle galerie, située au- dessus des voies, devrait donc être un lieu plaisant, favorisant la flâ- Actualité France De haut en bas et de g. à d.: sur la dalle face au futur parvis Jules-Ferry, les premières structures de la nouvelle gare apparaissent (6 décembre 2012) ; au niveau des quais, on installe de nouveaux escaliers mécaniques vers la nef (6 décembre 2012) ; sur la dalle, à l’emplacement de l’ancienne gare routière, on procède au montage de la structure métallique de la future nef (6 décembre 2012). Photos Ph.-E. Attal RAIL PASSION N° 191 SEPTEMBRE 2013 l faudra encore attendre quelques mois avant de voir un TGV relier Paris à Barcelone en direct. Les Espagnols souhaitaient une mise en service le 28avril, puis le 26mai. Dates beaucoup trop ambitieuses, à en croire la SNCF, qui évoque plutôt désor- mais le mois d’octobre. En espé- rant qu’à ce moment-là le pro- cessus d’homologation sera achevé. Car les problèmes tech- niques à résoudre sont nombreux pour permettre aux rames fran- çaises et espagnoles d’effectuer le trajet d’un bout à l’autre. Parmi les principales difficultés, il s’agit de décrocher l’homologation des rames, le sésame leur permettant de circuler sur le réseau à grande vitesse des deux côtés de la fron- tière. Les rames françaises Dasye, roulent depuis plusieurs années jusqu’à Figueras, doivent recevoir l’autorisation d’aller jusqu’à Bar- celone. « Il y a encore du travail », confie-t-on côté SNCF. Le 11février, pour la première fois, un TGV Dasye, la rame 736, est arrivé en gare de Barcelone Sants. Mais les essais sont longs et, en plus, la SNCF voudrait substituer à ces TGV 2N, en novembre ou décembre2013, des TGV 2N2 EuroDuplex. 10 de ces trains doivent être spécialement conditionnés pour rouler en Espagne. Avec à la clé adapta- tions et tests. Pour compliquer un peu plus l’équation, en avril der- nier, les Espagnols ont décidé de rénover l’ERTMS de la ligne Figueras - Barcelone. Résultat, les Français sont obligés de se remettre à niveau . De ce point de vue-là, le réseau français est peut-être plus simple à parcourir puisque l’ERTMS est peu déployé, à part sur la LGV Est, où le sys- tème est bistandard. Côté espagnol, la Renfe nourrit de fortes ambitions avec des cir- culations à grande vitesse plu- sieurs fois par jour entre Barce- lone (en amont de Madrid) et Toulouse, Marseille, Genève et, un jour, Paris. Des rames S 100, proches des TGV Atlantique, ont été transformées avec le concours d’Alstom, pour accepter la signa- lisation et le 1500 V continu français. Mais les essais entre Paris et Dijon ainsi que sur la LGV Actualité International Les TGV, assurés à la fois par des rames françaises et espagnoles, qui doivent relier Paris et le sud de la France à Barcelone se font attendre. Ils pourraient commencer à circuler en octobre… si toutefois les homologations du matériel sont accordées. AR M ICHEL G ARICOIXET M ARIE -H ÉLÈNE P OINGT TGV Paris - Barcelone: pas avant octobre SEPTEMBRE 2013 RAIL PASSION N° 191 Est ont pris du retard: il faut homologuer les rames une par une, et ni le 28avril ni le 26mai il n’y en aurait eu en nombre pour le programme envisagé. De plus, les rotations de trains de fret, le trafic AVE interne depuis Figueras et de nouvelles liaisons TGV comme prévu entre la métropole catalane et Paris ou Genève nécessitent une alimentation électrique sans faille. Et c’est là que le bât blesse: selon Santi Vila, ministre catalan des Trans- ports, les trains ne peuvent aller ni à la vitesse maximale ni en trop grand nombre tant que ne sera pas opérationnelle la ligne à haute tension ou «MAT» entre la France et l’Espagne. Et les sous- stations de Santa Llogaia et de Riudarenes qui vont avec. Ce qui laisse à penser que, même reporté à octobre, le calendrier s’annonce serré. TP Ferro/F. Hédelin Une exploitation sous forme de coopération Les Français et les Espagnols ont choisi de coopérer sur cet axe. Du moins dans un premier temps, car leur accord de partenariat, en cours de discussion, sera fixé pour une durée limitée. « Nous négocions avec la SNCF pour voir si nous allons constituer ensemble une entreprise commune pour ce service », a indiqué le 4juin Julio Gomez-Pomar, président de la Renfe. Dans un premier temps, il est prévu de continuer à changer de conducteur à la frontière. Impossible de faire autrement car les conducteurs français ne sont pas formés à la conduite sur le réseau espagnol. Et inversement pour les Espagnols. Le temps réglementaire impose de toute façon de changer de conducteur. Pour les accompagnements, les équipages seront mixtes, comme c’est le cas sur les lignes internationales exploitées en coopération, Alleo par exemple. Les trains de la SNCF relieront Paris à Barcelone, tandis que ceux de la Renfe iront de Barcelone pour desservir le sud de la France. Les deux compagnies ferroviaires ont décidé d’avoir deux parcs distincts dans un même pool: des rames françaises (Dasye) pour Paris - Barcelone, des rames espagnoles pour Barcelone, Lyon, Marseille, Toulouse et Montpellier. Les revenus seront partagés à 50-50. L’interconnexion se ferait depuis la France vers Barcelone, et même au-delà puisque la SNCF laisse entendre que toucher Madrid lui conviendrait bien. Or, pour la Renfe, les interpénétrations TGV doivent être réciproques et commercialement articulées. De plus, l’opérateur ibérique ne tient pas à introduire trop rapidement «le loup dans la bergerie». En effet, le gouvernement espagnol travaille depuis plusieurs mois sur un nouvel équilibre ferroviaire interne: il prévoit la libéralisation du trafic voyageurs et l’ouverture à la concurrence pour la grande vitesse au 31juillet 2013. Or le parc Renfe à grande vitesse est surabondant d’une trentaine de rames que Madrid verrait bien louées à plusieurs opérateurs. M. G. et M.-H. P. Sur la ligne Perpignan - Figueras, un TGV Duplex sort du tunnel du Perthus (janvier 2011). RAIL PASSION N° 191 SEPTEMBRE 2013 48 e défilé du 4 mai 2013 se concentrait principalement sur le parcours entre le dépôt- musée Massarelos et le terminus Passeio Alegre, avec pour thème le 50 anniversaire du pont routier Arrábida. Toute cette journée, le tramway hippomobile n°8 de 1832, les trams de type Brill 28 ont roulé l’un après l’autre sur la ligne précitée. Le soir, ce défilé coloré a laissé place aux habituels va-et-vient des vieux «bruns». L’apparition du tramway dans la ville de Porto remonte à la fin du XIX siècle. Elle a été la première ville du Portugal et de la Péninsule ibérique à opter pour ce mode de transport. C’était en mars 1872, sur l’actuelle ligne 1 (Lisbonne inaugure le sien en novembre 1873) avec des tramways hippo- mobiles tractés généralement par des mules. Après une brève tenta- tive de tramway à vapeur peu concluante, Porto lance, le 12 sep- tembre 1895, son premier tram- way électrique sur la ligne 18, dite « Restauração », reliant Carmo à l’Arrábida. Très vite, le réseau s’étend vers les banlieues avoisi- nantes et traverse le fleuve Douro par le pont Dom-Luis-I pour rejoindre Vila Nova de Gaia. Depuis, si le rayon d’action des tramways a fortement diminué, ils bénéficient d‘une valorisation touristique avec leur livrée brune. Les vieux tramways constituent aujourd’hui un élément fort de la ville. Le réseau, réorganisé, est désormais composé de trois courtes lignes: la 1, la 18 et la 22. Actualité International Le tram 218, un Brill 28 en livrée brune, monte doucement la rue 31-de-Janeiro, laissant derrière lui la tour des Clercs (6 mai 2013). La parade 2013 des trams historiques de Porto Une fois l’an, la ville de Porto se met à l’heure du tram! le Museu do Carro Eléctrico, musée des Tramways de Porto, expose et fait circuler une bonne partie de sa collection sur l’une des trois lignes de tramways en activité. EXTEETPHOTOSDE S YLVAIN L UCAS SEPTEMBRE 2013 RAIL PASSION N° 191 51 Engins moteurs TEXTE ET PHOTO DE BERNARD COLLARDEY Mouvements du matériel moteur SNCF en mai 2013 Matériel électrique Mutations: BB 188501, 188506, 188523, 188526, 188527, 188529 SVI =288501, 288506, 288523, 288526, 288527, 288529 SVI (3/2013); BB 422243, 422252 Lens =522243, 522252 SPC (4/2013); BB 422258, 422270 Lens =522258, 522270 SPC; BB 122280, 122317, 122318, 122320- 122325, 122327, 122328, 122330-122332, 122341, 122342, 122345, 122347 SPC = 222280, 222317, 222318, 222320-222325, 222327, 222328, 222330-222332, 222341, 222342, 222345, 222347 SVI (4/2013); BB 122329, 122334 SPC =222329, 222334 SPC (3/2013); BB 126058 SVI =426058 SVI (3/2013); BB 126070, 126071 SVI =226070, 226071 SVI (3/2013); BB 126191 SVI =426191 SLE (3/2013); BB 126203 SVI =426203 SLE; BB 126230, 126231, 126233, 126234 SVI =426230, 426231, 426233, 426234 SVI (3/2013); Z 50001/50002 SPN - SPE (1/2013); Z 50003/50004 SPN - SPE (2/2013); Z 50021/50022, 50037/50038 SPN - SPE. Transformation: BB 407341 Bordeaux =807611 SNU. Amortissements: BB 208549, 208567 SVI; BB 508624 SMP (3/2013); BB 288506 SVI (4/2013); BB 188511 SVI (2/2013); Z 5316 SNU (4/2013); Z 5329 Villeneuve (4/2013); Z 5341 SLD (4/2013). Matériel thermique Mutations: BB 663561 SLF - SLA (3/2013); BB 663572, 663663, 663687, 663687, 663692, 663919, 663939, 664016, 664064, 664075 SLB - SLA (4/2013); BB 163579, 163790, 164023, 164043 SAQ =263579, 263790, 264023, 264043 SAQ (3/2013); BB 663655, 663696, 664071, 664072 SLI - SLF (4/2013); BB 663748 SLI - SLB (4/2013); BB 663965, 663966 SLF - SLB (3/2013); BB 164068 SVI =264068 SVI; BB 667216 SLB - SLI (2/2013); BB 267365 Chambéry - SAU; BB 267376 Chambéry - Nevers (3/2013); BB 467543 SPI =667543 SLI (4/2013); BB 469426, 469458 STH =669426, 669458 SLF (1/2013). Amortissements: BB 663800 SLA (3/2013); BB 663884 SLB (3/2013); BB 664069 SLA; BB 666078 SLF (1/2013); BB 666082 SLF (3/2013); BB 467459, 467483 SPI (3/2013). UM de BB 67200 en stationnement au technicentre de Nîmes (6 mai 2011). La BB 67216 vient de passer de SLB à SLI. Nomenclature des supervisions techniques de flotte (STF) SBR: Bretagne; SCT: Centre Tours; STA: Alsace; SFT: Mastéris; SAQ: Aquitaine; SAU: Auvergne; SBF: Bourgogne-Franche-Comté; SMB: Mont-Blanc; SCA: Champagne-Ardenne; SLI: Infra; SLR: Languedoc-Roussillon; SMN: Lorraine; STH: Thionville; SRA: Rhône-Alpes; SMP: Midi-Pyrénées; SNP: Nord-Pas-de- Calais; SLE: locs élec. Fret; SNO: Normandie; SPC: Paca; SAV: Avignon-Miramas; SPL: Pays de la Loire; SNU: lignes N/U et Paris - Chartres; SLC: ligne C; SLN: lignes normandes; SLJ: lignes J et L; SLD: lignes D et R; SPN: lignes H et K; STG: TGV 2 niv.; SPE: lignes P et E et T 4; SLM: Limousin; SPI: Picardie. Engins moteurs PAR ANDRÉ GROUILLET RAIL PASSION N°191 SEPTEMBRE2013 54 Engins moteurs LA NUMÉROTATION DES AUTORAILS DE FRANCE À VOIE NORMALE Ci-dessous de haut en bas: l’autorail ZZ ACEy 60052, un Renault VH de l’Est. Il sera modifié en ZZ ABsCEty 60052 puis deviendra l’X 2022 à la SNCF; autorail Bugatti triple État. –et donc leur «traçabilité» – pour qui veut en connaître l’histoire. Les premiers engins, souvent rudimentaires, ont été construits par nombre d’industriels, petits, moyens et grands, ne laissant parfois qu’un seul exemplaire sur les rails de notre pays. Rapidement, les six grands réseaux de chemins de fer achètent des autorails, d’abord pour aider les industriels à réaliser ce dont ils (les exploitants) ont besoin, puis pour les tester en situation réelle. Plus tard, ces réseaux se décident à acheter des engins ou des séries d’engins qui correspondent à leurs propres besoins et leur attribuent une «identité» qui entre dans une classification parfois bien mystérieuse… Notre but n’est pas ici de retracer l’histoire des autorails, d’autres l’ont fait avant nous, notamment Yves Broncard, qui a fait un admirable travail pour écrire les cinq tomes de ses Autorails de France , mais simplement de donner les clés pour suivre l’histoire de ces autorails grâce à leur immatri- culation. Vu l’ampleur de la tâche, nous nous limiterons aux autorails à voie normale des grands réseaux ou de la SNCF qui leur a succédé en 1938. Mais nous les listerons tous dans le tableau qui va suivre, du moins tous ceux qui sont considérés comme de vrais produits finis! Tout d’abord, les grands réseaux conviennent tous (et c’est heureux!) de leur attribuer le même symbole d’automotrice à moteur thermique, ZZ (1). Pour la suite, on entre dans un système propre à chacun des réseaux, sans qu’aucune règle de normalisation n’ait été imposée; voyons donc les sys- tèmes adoptés: l’Alsace-Lorraine fait suivre le ZZ immédiatement par un petit r suivi d’un numéro d’ordre qui démarre de 1 (pour la première automotrice) et qui est incrémenté de 1 dans l’ordre chronologique. Ainsi la ZZr 3 est la troisième auto- motrice du réseau et fait partie de la série ZZr 3 à 11 qui est attribuée à des Renault VH; les ZZr 12 à 22 sont des De Dietrich de 210 ch,etc. Détail: il y a eu deux ZZr 1! (une Pauline (2) mutée au PLM et remplacée par un (une!) Renault VH ex-État!); la compagnie du Chemin de fer de l’Est adopte un sys- tème alphanumérique avec, après le ZZ (3), un système de lettres majuscules et minuscules décrivant succinctement l’engin (voir tableaup. 56), suivi de séries de 5 ou 6 chif- fres délimitant des tranches de numérotation affectées à des séries de matériels. Les 2 ou 3 chiffres des milliers de ces tranches de numérotation indiquent la capacité (valeur arrondie) en places assises, sauf pour les Renault type AEK où ils indiquent la capacité totale… Ainsi, les ZZ 60001 à 002 sont des Charentaises 3N de 60 places assises, les ZZ 70048 à 068 sont des Renault ABJ 1, les ZZ 150001 à 007 des Renault AEK de 150 places (assises et debout), tandis que les Michelines sur pneus de type 11 sont les AP 24001 à 002 (automotrices sur pneus de 24 places). À noter que la série ZZ ABsCEty 54001 à 006 (des automotrices sur pneus, type 22 de Michelin) porte ZZ et non AP: c’est l’exception qui confirme la règle! la compagnie du Chemin de fer du Nord commence par adopter un système très simple, consistant à numéroter les séries dans l’ordre chronologique (ZZ 1 à 4 pour des Michelines de type 11, ZZ 5 à 9 pour des Michelines de type 16,etc.), puis passe ensuite au système de tranches (ZZ 101 à 104 pour les TAR 34, ZZ 105 à 123 pour les TAR 36, ZZ 401 à 423 pour les AdN Standard, ZZ 701 à 710 pour les Renault ABJ 1,etc.), plus souple et plus parlant; le réseau de l’État a réservé la tranche 24000, à ajouter après le ZZ, pour y numéroter ses automotrices ther- miques; cette tranche est précédée des symboles explici- tés dans le tableau pages 60 et suivantes. On trouve, par exemple, ZZy 24162 à 166 pour des Renault ADP (à bo- gies), ou ZZ 24201 à 202 pour des Michelines de type 11 (à essieux); à noter que l’on trouve également quelques engins très anciens avec des numéros en 23900; le réseau du PO-Midi utilise les lettres de série et indices du marquage unifié des voitures voyageurs (A, B, s, C, P, E, t, y) placées entre le symbole ZZ et le numéro de série. Ce numéro entre exclusivement dans la tranche 23000; ce réseau différencie les automotrices d’origine Midi (tranches 23300 et 23600) et celles d’origine PO (tranches 23700 à 23900). On relève ainsi les numéros ZZ PEty 23671 à 672 pour les deux automotrices «amphibies» (4) d’Alsthom-Soulé, ZZ Ety 23651 pour l’automotrice proto- type à pneus Fouga-Dunlop, concurrente des Michelines, ou encore ZZ PEty 23867 à 878 pour les 12 Renault ABJ 1 que possédait le PO-Midi; la compagnie du Chemin de fer du PLM utilise le code ZZ pour ses automotrices à bogies et ZZC pour celles à essieux; il précise ensuite le nombre de places assises, le Photorail Coll. M. Lavertu SEPTEMBRE2013 RAIL PASSION N°191 55 constructeur (codifié avec une lettre, voir tableaupage 56), puis le numéro d’ordre; les 2 automotrices Somua sont ainsi repérées ZZ 50 D 1 à 2 (50 places assises, D pour Somua), tandis que les deux Renault VH portent ZZ 66 G 101 à 102. À partir de 1933, la mention du nombre de places disparaît, ce qui fait que les Bugatti WLG courts sont repérés plus simplement ZZ K 101 à 106, tandis que les De Dietrich 500 ch à étrave portent ZZ N 201 à 206. En 1938, la SNCF hérite de tous ces matériels. Pour les classer, elle utilise les règles issues du marquage de 1924 de la numérotation française des wagons et voitures de chemin de fer. Ce nouveau marquage SNCF remplace donc ceux utilisés par chaque réseau, ceci dans un but d’unifica- tion au niveau national. Plus tard, un marquage entière- ment numérique (dit «marquage UIC») sera conçu dans un but d’unification internationale et sera apposé en parallèle du marquage national dans tous les pays. Dernièrement, en Europe, il est en train d’évoluer sous forme d’un marquage européen (EVN: European Vehicle Number) dont Rail Passion (n°129) en a expliqué la justification et le principe. Ce dernier système (basé sur le marquage UIC mais plus complet) est appliqué dans le cadre de nouvelles directives européennes et a été rendu nécessaire pour s’adapter à une relance du ferroviaire par la libéralisation des entreprises ferroviaires au sein d’une Europe sans frontières. La SNCF de 1938 conserve dans un premier temps la dési- gnation ZZ pour les automotrices thermiques et la fait suivre d’une lettre (ou deux) désignant le constructeur De haut en bas et de g. à d.: autorail Renault ABJ 3, numéroté ZZ 711 sur le réseau Nord; Micheline type 22 à Saujon (Charente- Maritime); autocar Floirat transformé en autorail par la SNCF en 1946 et numéroté X 5707. Coll. M. Lavertu Coll. A. Bègue/Photorail SNCF SEPTEMBRE2013 RAIL PASSION N°191 57 Ci-dessus: rame TAR. Ci-contre: autorail FNC et sa remorque quittant Annemasse pour Genève. Page précédente: autorail Decauville ZZ P 4 puis XDC 2004 puis X 52004 transformé en 1946 sur le modèle X 52100. remplace le A des AdN et Standard par un 2, le BE des Berliet par un 3, le D de De Dietrich par un 4 et le DC de Decauville par un 5); à titre d’exemples, le Standard XA 3201 devient X 23201 et le Berliet XBE 3012 devient X 33012. En outre, les symboles constitutifs d’utilisation, suppri- més en 1947, reviennent comme partie intégrante du mar- quage; ainsi, l’X 52005 étant un autorail (X) de 1 (A) et 2 (B) classe avec compartiments fourgon (D) et postal (P) devient XABDP 52005. Enfin, le code (indice) de région est maintenant claire- ment indiqué en face avant et placé dans un petit carré (1 pour la région Est, 2 pour le Nord, 3 pour l’Ouest, 4 pour le Sud-Ouest, 5 pour le Sud-Est et 6 pour la région Méditer- ranée). Des indices qui seront conservés jusqu’en 1972. Enfin, en 1986, on s’aperçoit qu’un choix alphanumérique pour des engins classés informatiquement n’était peut-être pas le bon: il a entraîné un nombre non négligeable de numéros identiques pour des engins différents, comme par exemple le numéro 7304 qui représentait une locomotive électrique du dépôt de Villeneuve (BB 7304), un locotrac- teur au dépôt de Marseille (Y 7304), mais également une automotrice électrique de Bordeaux (Z 7304)! Une nouvelle numérotation fut donc élaborée, collant au plus près à celle existante, et appliquée seulement aux matériels neufs. Dans le cas des autorails, nous voyons apparaître depuis cette époque des numéros à cinq chiffres dont les trois derniers forment un nombre supérieur à 500. Ainsi, apparaissent les X 72500, 73500, 74500 (voie métrique), 76500, puis les engins bimodes B 81500, 82500 et bientôt B 83500, 84500, 85900… pour les Régiolis. Floquet/Photorail-SNCF © Floquet/Photorail-SNCF © RAIL PASSION N°191 SEPTEMBRE2013 Ci-dessus: l’X 2403, un autorail unifié de 600 ch, magnifiquement restauré, assurant un train spécial Briançon - Monestier, à Clelles-Mens (29 juin 2008 ; A. Grouillet). Ci-contre: le De Dietrich X 3702, de Metz, aux environs de Réding (23 avril 1959 ; Bernier/Photorail). Page de droite: X 2100 à Luc, en Lozère (Y. Broncard/ Photorail) RAIL PASSION N°191 SEPTEMBRE2013 62 Engins moteurs LA NUMÉROTATION DES AUTORAILS DE FRANCE À VOIE NORMALE Numérotation des autorails à voie normale des grandes compagnies et de la SNCF (suite) BUGATTI (suite) ZZr 25 ZZ B 4101 XB 4101 WLG surallongé PLM ZZ K 301 à 310 ZZ B 4201 à 4210 XB 4201 à 4210 WLG surallongé ZZ B 4301 à 4302 XB 4301 à 4302 WLG surallongé COMPAGNIE DES ENTREPRISES INDUSTRIELLES CHARENTAISES (CEIC) EST ZZ ABC Ey 60001 à 002 ZZ C 1001 à 1002 XC 1001 à 1002 Pauline type 3N ÉTAT ZZy 24311 à 314 ZZ C 1101 à 1104 XC 1101 à 1104 Pauline type 4N; transformé rmque MIDI ZZ Et 23301 ZZ C 100001 XC 100001 prototype Pauline n° 1 PO-MIDIZZ B4Et 23311 à 314 ZZ C 10111 à 10114XC 10111 à 10114 Pauline type 1N ZZr 1 puis PLM-ZZ F 103 ZZ C 11113 XC 11113 Pauline type 2 PLM ZZ F 101 à 102 ZZ C 11111 à 11112XC 11111 à 11112 Pauline type 2 PO-MIDIZZ Ety 23601 à 608 ZZ C 11001 à 11008XC 11001 à 11008 Pauline type 2 bis PLM ZZC F 1 à 4 ZZ C 11101 à 11104XC 11101 à 11104 Pauline type 2 bis ÉTAT ZZ 24007/8/11/12 puis 24301 à 304 ZZ C 11201 à 11204XC 11201 à 11204 Pauline type 2 bis CORPET-LOUVET ÉTAT ZZy 25001 à 002 ZZ CL 1001 à 1002XCL 1001 à 1002 DECAUVILLE NORDZZ 13 à 14 ZZ DC 1001 à 1002XDC 1001 à 1002 transm. mécanique; vendu Allemagne ÉTAT ZZy 25501 à 502 ZZ DC 1101 à 1102XDC 1101 à 1102 transm. mécanique X 2401 à 2479U 300 X 2801 à 2919U 825 (avec RENAULT qui assemble les 2817 à 2919) PLM ZZ P 1 à 9 ZZ DC 2001 à 2009XDC 2001 à 2009 X 52001 à 009transm. électrique /nez de cochon (52009 accidenté en 45) PLM ZZ P 10 à 19 ZZ DC 2101 à 2110XDC 2101 à 2110 X 52101 à 110transm. électrique DE DIETRICH ZZ D 1 à 3 XD 1 à 3 type double 640 ch; vendu Algérie ZZr 12 à 22 ZZ D 1001 à 1011 XD 1001 à 1011 type 210 ch EST ZZ ABCEty 90001 à 002 ZZ D 1021 à 1022 XD 1021 à 1022 type 210 ch EST ZZ ABsCEty 70001 à 006 ZZ D 1031 à 1036 XD 1031 à 1036 type 210 ch ÉTAT ZZy 24801 à 806 ZZ D 1101 à 1106 XD 1101 à 1106 type 210 ch PO-MIDIZZ PEty 23921 à 930 ZZ D 1201 à 1210 XD 1201 à 1210 type 210 ch X 2701 à 2720RGP 2 X 2721 à 2738RGP 1 X 2739 à 2749RGP 1, ex-TEE 2771 à 2781 ÉTAT ZZy 24841 à 843 ZZ D 3001 à 3003 XD 3001 à 3003 type 270 ch à gazogène ZZ D 3011 à 3015 XD 3011 à 3015 type 270 ch à gazogène X 3701 à 3720 PLM ZZ N 1 à 8 ZZ D 2001 à 2008 XD 2001 à 2008 X 42001 à 008type 320 ch rond ZZr 28 à 32 ZZ D 2101 à 2105 XD 2101 à 2105 X 42101 à 105type 320 ch rond EST ZZ ABEty 60251 à 256 ZZ D 2111 à 2116 XD 2111 à 2116 X 42111 à 116type 320 ch rond ÉTAT ZZy 24811 à 816 ZZ D 2501 à 2506 XD 2501 à 2506 X 42501 à 506type 320 ch rond EST ZZ ABsCEty 90051 à 058 ZZ D 2621 à 2628 XD 2621 à 2628 X 42621 à 628type 320 ch rond PLM ZZ N 101 à 102 -� EST-90059 à 060 ZZ D 2629 à 2630 XD 2629 à 2630 X 42629 à 630type 320 ch rond ÉTAT ZZy 24817 à 821 ZZ D 2511 à 2515 XD 2511 à 2515 X 42511 à 515type 320 ch étrave ZZ D 2521 à 2524 XD 2521 à 2524 X 42521 à 524type 320 ch étrave PLM ZZ N 201 à 206 ZZ D 4001 à 4006 XD 4001 à 4006 X 44001 à 006type 500 ch étrave DE DIETRICH ZZ DN 11 X 49011 transm. mécanique FRANCO-BELGE NORDZZ 101 à 104 ZZ F 1001 à 1004 XF 1001 à 1004 TAR 34 NORDZZ 105 à 123 ZZ F 1101 à 1119 XF 1101 à 1119 TAR 36 FLOIRAT X 5006 à 5007proto X 5700 (ex-8001-02) X 5701 à 5708 RéseauNuméro d’origine Numéro 1938 Numéro 1947 Numéro 1962Observations SEPTEMBRE2013 RAIL PASSION N°191 63 À l’aide de ces règles, nous pouvons maintenant affronter sans crainte la lecture d’un tableau qui peut sembler rébar- batif au premier abord mais qui va nous livrer tous les secrets qui nous empêchaient jusqu’alors de «tracer» (ou de retracer) l’histoire d’à peu près n’importe quel autorail à voie normale ayant circulé en France… � Remerciements: l’auteur tient à remercier tous ceux qui l’ont aidé à illustrer cet article (photos, documents…). Bibliographie Le tableau de la numérotation est une compilation de l’auteur, s’inspirant largement des informations publiées dans les docu- ments suivants: Y. Broncard. Autorails de France , tomesI àV - La Vie du Rail, Paris. J.Defrance. Le Matériel moteur SNCF édition - Sefma, Paris, J.Defrance. Le Matériel moteur SNCF et 4 édition - LVDR, Paris. G.Defrance. Le Matériel moteur SNCF en 1958 , tomesI et II - LVDR, Paris, 2003. D.Redoutey. Le Matériel moteur SNCF en 1970 - LVDR, Paris, 2004. G.Mathieu. Le Matériel moteur SNCF - LVDR, Paris, 1992, 1994, 1998 et 2003. D.Redoutey. Le Matériel moteur SNCF - LVDR, Paris, 2007. D.Redoutey. Le Matériel moteur SNCF en 2012 - LVDR, Paris, 2012. (1) Z concerne déjà les automotrices électriques. (2) La «Pauline» (par analogie avec la fameuse «Micheline», l’auto- motrice à pneus-rails de Michelin) était une automotrice construite par la Compagnie des entreprises industrielles charentaises (Ceic) et baptisée du nom de son concepteur, Raoul Paul. (3) Remplacé par AP dans le cas d’une «automotrice sur pneus» (Michelin). (4) Il s’agit là des ancêtres des rames bimodes (électrique +ther- mique) que la SNCF exploite depuis les B 81500. (5) On lit souvent 5000 à 5999 pour cette tranche, c’est faux! Voir les Renault ADX2 (X 5100 et 5200) qui sont bien à bogies… Larrier/Photorail B. Collardey/Photorail Y. Broncard/Photorail Ci-contre: autorail 600 ch X 2400 en gare de Banyuls-sur-Mer. Ci-dessous de haut en bas: un Renault type ABJ 1/2, série X 3000/ X 3400 au départ de Besançon-Viotte sur un omnibus pour Lons-le-Saunier; Bugatti 300 ch à Batignolles-Remblai. RAIL PASSION N°191 SEPTEMBRE2013 64 Ci-dessus de haut en bas: composition X 4200 +2 XR +X 2800, au TA 7837 Langogne - Alès, à Prévenchères (août 1977) ; RTG T 2000 à Trouville (août 1977). Ci-contre de haut en bas: X 4500 sur un Lyon-Perrache - Roanne en gare de Régny (1984); autorail Decauville XDC 2000, à Chandieu-Toussieu sur la ligne Lyon - Grenoble (avril 1967). J. Avenas/Photorail Y. Broncard/Photorail W. Hofer/Photorail Y. Broncard/Photorail Engins moteurs LA NUMÉROTATION DES AUTORAILS… Autorail De Dietrich XD en gare de Mulhouse sur un train pour Colmar (20 décembre 1951). RAIL PASSION N°191 SEPTEMBRE2013 66 Engins moteurs LA NUMÉROTATION DES AUTORAILS DE FRANCE À VOIE NORMALE Numérotation des autorails à voie normale des grandes compagnies et de la SNCF (suite) COMPAGNIE FRANÇAISE DE MATÉRIEL DE CHEMINS DE FER (CFMCF) NORDZZ 22 à 23 ZZ FM 1001 à 1002 vendu Allemagne PLM ZZ 53 E 1 ZZ FM 10001 transm. mécanique PLM ZZ 53 E 2 ZZ FM 10002 transm. électrique; vendu Med-Niger SOCIÉTÉ LORRAINE DES ANCIENS ÉTABLISSEMENTS DE DIETRICH DE LUNÉVILLE EST ZZ ABsCEty 60151 à 154 puis ÉTAT ÉTAT ZZy 24901 à 903 ZZ L 1001 à 1003 XL 1001 à 1003 ÉTAT ZZy 24904 à 907, ex-EST-60151 à 154 ZZ L 1004 à 1007 XL 1004 à 1007 FOUGA-DUNLOP PO-MIDIZZ Ety 23651 ZZ FO 1001 XFO 1001 MICHELIN ÉTAT ZZy 24211 à 212 ZZ M 1 à 2 XM 1 à 2 Micheline type 33 de 96 places EST AP 24001 à 002 ZZ M 1001 XM 1001 Micheline type 11 de 24 places; 24001 HS en 1933 ÉTAT ZZ 24001 à 002 puis 24201 à 202 ZZ M 1001 à 1102 XM 1101 à 1102 Micheline type 11 de 24 places ZZ 23701 à 702 ZZ M 1201 à 1202 XM 1201 à 1202 Micheline type 11 de 24 places NORDZZ 1 à 4 ZZ M 1301 à 1304 XM 1301 à 1304 Micheline type 11 de 24 places ÉTAT ZZ ABy 29001 prototype 14 de 36 places ÉTAT ZZy 24221 à 222 Micheline type 15 de 36 places; modifiées type 16 ÉTAT ZZy 24223 à 239 (24234 -� Nord-ZZ 10) ZZ M 2101 à 2116 XM 2101 à 2116 Micheline type 16 de 36 places ÉTAT ZZy 24261 à 262 ZZ M 2501 à 2502 XM 2501 à 2502 Micheline type 17 de 36 places EST AP 36001 à 002 (-� Nord-ZZ 11 à 12) ZZ M 2001 à 2002 XM 2001 à 2002 Micheline type 16 de 36 places NORDZZ 5 à 9 ZZ M 2011 à 2015 XM 2011 à 2015 Micheline type 16 de 36 places NORDZZ 10, ex-État-ZZy 24234 ZZ M 2016 XM 2016 Micheline type 16 de 36 places ÉTAT ZZy 24271 à 272 ZZ M 3001 XM 3001 Micheline type 20 de 56 places; 24271 détruite PO-MIDIZZ Ety 23703 à 704 ZZ M 3101 à 3102 XM 3101 à 3102 Micheline type 20 de 56 places EST AP 56001 à 002 ZZ M 3201 à 3202 XM 3201 à 3202 Micheline type 20 de 56 places NORDZZ 51 à 52 ZZ M 4001 à 4002 XM 4001 à 4002 Micheline type 21 de 56 places NORDZZ 53 à 56 ZZ M 4011 à 4014 XM 4011 à 4014 Micheline type 21 de 56 places ÉTAT ZZy 24273 à 279 et 281 à 287 ZZ M 4101 à 4114 XM 4101 à 4114 Micheline type 21 de 56 places PO-MIDIZZ Ety 23705 à 707 ZZ M 4201 à 4203 XM 4201 à 4203 Micheline type 21 de 56 places PLM ZZ R 1 à 6 ZZ M 4301 à 4306 XM 4301 à 4306 Micheline type 21 de 56 places EST ZZ ABsCEty 54001 à 006 ZZ M 5001 à 5006 XM 5001 à 5006 Micheline type 22 de 56 places ÉTAT ZZ�y 24288 à 296 (24296 � 24271 5109) ZZ M 5101 à 5109 XM 5101 à 5109Micheline type 22 de 56 places ZZ M 5110 XM 5110 Micheline type 22 de 56 places ÉTAT ZZy 24241 à 250 ZZ M 6001 à 6010 XM 6001 à 6010 Micheline type 23 de 66 places PLM ZZ R 101 à 105 ZZ M 6101 à 6105 XM 6101 à 6105 Micheline type 23 de 66 places PO-MIDIZZ Ety 23681 à 685 ZZ M 6201 à 6205 XM 6201 à 6205 Micheline type 23 de 66 places PO-MIDIZZ ty 23705, puis 23725 prototype 30 de 45 places RéseauNuméro d’origine Numéro 1938 Numéro 1947 Numéro 1962Observations Dubruille/Photorail Rail Passion vous offre la jaquette du DVD Aux commandes d’une RGP de Grenoble à Veynes sur la ligne des Alpes (1 partie) inclus dans ce numéro*. (*) Offre réservée à la vente en kiosque et aux abonnés ayant pris l’option DVD. Vidéo Réalisation et montage: Julien Russo/CAV Conception: Pascal Riffaud Ce film est exclusivement destiné à l’usage privé. Toute autre utilisation, notamment reproduction, prêt, échange, diffusion en public, télédiffusion, sans autorisation, est strictement interdite sous peine de poursuites judiciaires. AUX COMMANDES D’UNE RGP DE GRENOBLE À VEYNES SUR LA LIGNE DES ALPES partie) Traversant des paysages grandioses, la ligne des Alpes, de Grenoble à Veynes, avec ses nombreuses courbes et ses fortes rampes, a toujours été perçue, à juste titre, comme un itinéraire ferroviaire mythique. Nous la parcourons aux commandes d’une RGP 1, découvrant à son bord toute la «ma- gie» des procédures et des rituels d’exploi- tation propres à la voie unique. Durée: 24 min. Aux commandes d’une RGP de Grenoble à Veynes sur la ligne des Alpes partie) Besnard/Photorail - SNCF © AUX COMMANDES D’UNE RGP DE GRENOBLE À VEYNES SUR LA LIGNE DES ALPES re partie) AUX COMMANDES D’UNE RGP DE GRENOBLE À VEYNES SUR LA LIGNE DES ALPES partie) RAIL PASSION N° 191 SEPTEMBRE 2013 74 Bonnes feuilles a gare de Lyon et la banlieue Sud-Est, c’est un peu l’histoire de SNCF. Depuis ses origines PLM jusqu’à l’exploitation SNCF actuelle, elle a traversé le temps et la vie des Français en s’adaptant, en se modernisant. Notre chère gare n’en oublie pas moins son histoire, qui reste si prenante émotionnelle- ment encore aujourd’hui, pour qui sait la découvrir. Cette gare et cette banlieue, c’est aussi ma vie et celle de ma famille. Celle d’un arrière- grand-père au PLM à Montargis au service de la Voie, comme celle d’un grand-père affecté au même service et qui termina sa vie de retraité actif à la cantine de Melun avec ma grand-mère comme gérante des lieux. Ce sont aussi les voyages de mon enfance pour rejoindre mes grands-parents à Montigny- sur-Loing avec des 150 ch et autres voitures métallisées Est tractées par des 2D2 9100 puis des 141 R à Moret. Aux rugissements lointains des RGP, je me revois encore cou- rant du fond du jardin entrapercevoir le «lézard vert», le Bourbonnais Paris - Cler- mont-Ferrand. Ce sont aussi les bruits si caractéristiques de l’emballement d’une vapeur dans la petite gare marchandises qui trie à grand-peine ses wagons isolés. La banlieue Sud-Est, c’est encore celle de mon enfance à Yerres avec les vaillantes et attachantes Z 5100 qui accompagneront ma mère cheminote pendant toute sa carrière en Paris-Lyon et sa banlieue Après Paris-Saint-Lazare et sa banlieue, Didier Leroy et Paul-Henri Bellot récidivent en traitant, cette fois, de la gare vedette de l’ex-réseau PLM. À l’heure où celle-ci inaugure de nouveaux espaces voyageurs qui lui permettent de mieux accueillir ses usagers, ils nous restituent la mémoire de ce grand établissement ferroviaire et des lignes de banlieue qui en dépendent, en s’attachant à nous la rendre la plus vivante possible, grâce, notamment, à des archives photographiques de grande qualité. Paris-Lyon etsabanlieue DidierLEROY&Paul-HenriBELLOT Un ouvrage de 160 pages au format 24 cm x 32 cm. En vente à la librairie de La Vie du Rail (gare Saint-Lazare, 13, rue d’Amsterdam, Paris 75008) ou par correspondance (La Vie du Rail, BP 30657, 59061 Roubaix Cedex 1) ou sur www.boutiquedelaviedurail.com. Réf.: Prix: 49 �.
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