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Rail Passion n°183

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3:HIKONJ=ZU^^UZ:?k@l@i@d@a; M 04395 - 183 - F: 9,90 n° 183 JANVIER 2013 Étranger : à bord de l’.italo de NTV MENSUEL FRANCE / 9,90 BELGIQUE / 11,60 LUXEMBOURG / 11,20 SUISSE / 20,00 FS ESPAGNE / 11,60 MENSUEL FRANCE / 9,90 BELGIQUE / 11,60 LUXEMBOURG / 11,20 SUISSE / 20,00 FS ESPAGNE / 11,60 RaiL PASSION - N° 183 JANVIER 2013/ 50 ANS DE TRACTION ÉLECTRIQUE SUR PARIS - STRASBOURG / MILAN - ROME EN .ITALO NTV: À BORD DE LA «FERRARI DU RAIL»/ LGV EST-EUROPÉENNE PHASE 2 : UN GROS ŒUVRE DÉJÀ BIEN AVANCÉ LGV-Est : la phase 2 avance Alstom : une loc géante pour le Kazakhstan Paris Strasbourg la caténaire a 50 ans En vente par correspondance à: La Vie du Rail - BP 30657 59061 ROUBAIX CEDEX 1 110 270 Bon de commande page 67 Les dépôts autorails de la SNCF Olivier Constant Un nouveau tome vient compléter la série des ouvrages consacrés aux dépôts français. Les Dépôts autorails de la SNCF retracent, pour la première fois et de façon très exhaustive, la carrière de tous les centres d’autorails des chemins de fer français. Leur nombre est très élevé, puisque 124 au total se sont vu affecter des automotrices/autorails de 1922 à nos jours. En marge de l’historique de chaque centre, illustré par des photos souvent inédites, sont publiés également des roulements et des plans des installations. Découvrez tout de ces centres qui ont accueilli tour à tour les Michelin, Bugatti et autres Renault avant d’ouvrir leurs portes aux autorails de nouvelle génération. Format : 240 x 320 mm, 304 pages Réf. : 110 270 PVP : 59, 00 � Nouveauté Commandez en ligne sur www.boutiquedelaviedurail.com JANVIER 2013 RAIL PASSION N° 183 3 Le numéro184de «Rail Passion» paraîtra le 25 janvier 2013 Photo de couverture: La BB 15005 au GL 67 Paris - Munich, à Reuilly-Sauvigny, dans l’Aisne (8 septembre 2006). Prise de vue: Aurélien Braida. Pavoisée aux couleurs de l’Amicale retraite du dépôt d’Aulnoye, qui organisait un train d’adieu aux locomotives de la série des BB16000, en fin de vie après plus de 50 ans de bons et loyaux services, la 16029 en livrée «en voyage…» alors qu’elle va s’élancer de Paris-Nord vers Maubeuge en ce 24 novembre 2012 bien gris. Une foule d’une centaine d’amateurs s’était déplacée pour l’occasion. Le départ a été donné à l’heure précise, et le train a pris le départ sous un concert de sifflets. Train d’adieu ne signifiant pas dernier train, on devrait rencontrer occasionnellement, et pour quelque temps encore, des BB16000 en activité en tête de CIC au départ de Paris-Nord. J.-C. Mons C. Masse J.-C. Mons RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 4 J. Chanier J.-C. Mons Alors que les BB 16000 se retirent de la scène ferroviaire, deux vues, au même endroit en gare de Paris-Nord, de représentantes de cette série au cours de ces derniers mois. La première, de jour, avec la BB 16039, en livrée «en voyage…», en provenance de Boulogne-Ville, côtoyant une rame de Z 6100, elles-mêmes proches de la réforme (30 juillet 2012). La seconde, de nuit, avec la BB 16051, en livrée multiservice, en attente de départ pour Amiens (12 novembre 2012). JANVIER 2013 RAIL PASSION N° 183 5 DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Vincent Lalu. DIRECTRICE GÉNÉRALE ADJOINTE Delphine Chêne. PRÉSIDENT DU COMITÉ ÉDITORIAL Philippe Hérissé. RÉDACTEUR EN CHEF Olivier Bertrand. DIRECTION ARTISTIQUE ET MAQUETTE Réalisation Amarena. INFOGRAPHIE Vincent Morell. PRINCIPAUX COLLABORATEURS Sylvain Assez, Marc Carémantrant, Laurent Charlier, Régis Chessum, Bernard Collardey, Sylviane Frot, Nello Giambi, André Grouillet, Guy Landgraf,Sylvain Lucas, Sylvain Meillasson, Jacky Quatorze, Romain Viellard. PUBLICITÉ Aline Ferrant (0149 70 12 33). VENTE PAR CORRESPONDANCE Christine Chantalou (0149707310). DIRECTRICE ADMINISTRATIVE ET FINANCIÈRE Michèle Marcaillou. DIRECTRICE COMMERCIALE Victoria Irizar (0149701248). RESPONSABLE DE LA DIFFUSION Anne-Laure Bidolet (0149 7012 04). INFORMATIQUE ET PRODUCTION Robin Loison (responsable); Ali Dahmani (informatique); Simon Raby (prépresse); Pascal Riffaud (Internet & vidéo); Pierre Lalu (site Internet - 0149701263). IMPRESSION Imprimerie SIEP 77037 Bois-le-Roi. RAS Imprimeur 95400 Villiers-le-Bel Imprimé en France. Rail Passion est une publication des Éditions La Vie du Rail, Société anonyme au capital de 2043200euros. PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION Vincent Lalu. PRÉSIDENT D’HONNEUR Pierre Lubek. PRINCIPAUX ACTIONNAIRES SNCF, Le Monde, Ouest-France, France Rail, VLA. Durée de la société: 99 ans. RCS Paris B334 130 127. Numéro de commission paritaire: 0116 K 87427, dépôt légal à parution, ISSN 1261-3665. Siège: 11, rue de Milan, 75440 Paris Cedex 09. Tél.: 0149701200. Fax: 0148743798. SOMMAIRE SOMMAIRE 6 à 49 / Actualités BRÈVES: (pages6 à13) Les trois BB 7200 à couple 200 rayées des inventaires. Le tram T 1 prolongé à Asnières-Gennevilliers-Les Courtilles. Un coup de vache pour Lyria. Dans un an, Montmélian - Gières accueillera les TGV. Les tramways avancent au sud de Paris. Grenoble : des TFS rénovés sur la ligne E. Poursuite de la modernisation de la ligne des Alpes Sud. Les Dualis investissent l’Ouest lyonnais. Début des travaux en gare de Metz-Ville. CC 72000: le point sur le dernier carré. Feu vert au prolongement de la ligne 14 au nord. Lyon passe aux trams de grande capacité. La RATP tweete ses tramways. Le Stif investit dans trois pôles d’échanges multimodaux. Cerdagne : la Z 152 toujours en réparation. Détournements sur Paris - Strasbourg. Chamonix - Vallorcine: les travaux continuent. Thello en route pour Rome. De nouveaux autorails Stadler à crémaillère en Calabre. Crise de croissance pour le tramway genevois! FRANCE: (pages14 à 24) LGV Est-européenne phase 2 : un gros œuvre déjà bien avancé. (pages 27 à 29) Mouvements et nouveautés du parc TGV. (pages 30 à 33) Île-de-France : un deuxième prolongement pour le T 2 et un site de maintenance « vert ». (pages34-35) Mulhouse - Chalampé rénovée. INTERNATIONAL: (pages 36 à 39) Milan - Rome en .italo NTV: à bord de la «Ferrari du rail». (pages 40 à 43) Alstom: la KZ 8 A, une loc géante pour la steppe kazakhe. (pages 44-45) Belgique: un grand avenir pour le tram du Littoral! (pages 46-47) Bruxelles: 30 ans de MTUB et 60 ans de PCC. (pages 48-49) Grand rassemblement vapeur pour les 175 ans des Chemins de fer autrichiens. 50 à 65 / Coup de rétro 50 ans de traction électrique sur Paris - Strasbourg. 66 / Engins moteurs Mouvements du matériel moteur SNCF en septembre et octobre 2012. 68 à 75 / Bonnes feuilles (pages 68-69) Le Matériel moteur SNCF en 2012. (pages 70 à 75) Vapeur sur la région Est. 76-77 / Chemins de fer touristiques Artouste: un montagnard octogénaire. 78 à 81 / Modélisme - Événement Rail Expo 2012: le Salon d’automne des petits trains. 82 / Les rendez-vous de «Rail Passion» � Bulletin d’abonnement en page25. � Bon de commande en page67. C C O O N N T T A A C C T T S S E E T T A A B B O O N N N N E E M M E E N N T T S S Rédaction: [email protected] ou [email protected] Abonnements: Service abonnement Rail Passion , 18-24, quai de la Marne, 75164 Paris Cedex 19. e-mail: [email protected]. Tél.: 0 811 02 12 12. (Coût d’un appel local, de 9 h à 18 h du lundi au jeudi et de 9 h à 16 h le vendredi) Vente au numéro: Rail Passion , Anne-Laure Bidolet, 11, rue de Milan, 75440 Paris Cedex 09. e-mail: [email protected] RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 6 Actualité Brèves Les trois BB 7200 à couple 200 rayées des inventaires Le tram T 1 prolongé à Asnières-Gennevilliers- Les Courtilles e trio de machines particu- lières (7261, 62, 63), apparte- nant à la grande série des « nez- cassés » de 4 400 kW, avait été mis en service en décembre 1978 au dépôt Sud-Est de Villeneuve. Limi- tées à 160 km/h, elles ont d’abord roulé en régime voyageurs sur l’ensemble de l’artère impériale, avec des pointes à Dole, Genève, Chambéry, Modane, et sur le Lan- guedoc jusqu’à Port Bou, à comp- ter de 1983. Au printemps 1985, toutes trois émigrent au dépôt de Paris-Sud-Ouest, où elles vont cir- culer sur Bordeaux, Irun, Toulouse, et sur les transversales sud et pyrénéenne. En 1987, elles voient leurs bogies à couple 160 rempla- cés par des couples 200 provenant des BB 22358, 22359, 22360, de Rennes. Cela leur permet d’assurer des TEE à cette vitesse entre Paris et Bordeaux en remplacement de CC 6500 indisponibles. Après l’émergence des TGV Atlantique elles couvrent des Paris - Tours à marche 200 et le Talgo nocturne Paris - Madrid jusqu’à Hendaye. Un an durant, à partir de 1999, elles sont versées au parc fret, ce qui constitue une mesure peu conforme à leur spécificité parti- culière, avant d’être affectées plus logiquement à Grandes Lignes. Après des AR entre Villeneuve et Paris-Sud-Ouest, elles demeurent pensionnaires de Villeneuve de 2004 à 2009, avec service centré sur le Sud-Ouest. Elles prennent notamment en compte le Talgo nocturne pour Madrid de Paris à Hendaye. Affectées dès lors au technicentre de Toulouse, elles tournent, avec une trentaine d’autres 17200 à couple 160, sur Bordeaux - Mar- seille, Toulouse - Bayonne, Bor- deaux - Irun, Paris - Tours, Paris - Toulouse et Paris - Irun la nuit. En cas de défaillance de 126000, elles peuvent être amenées à prendre le relais sur les trains Paris - Brive - Toulouse, comme, par exemple, la 107261 au 3680 de Brive à Paris le 14 septembre dernier. L’augmentation du parc des 126000 suite à la récupération d’unités fret a été fatale aux trois machines. La 107262 a été radiée le 21 août, les deux autres en bloc le 17 octobre. Elles tota- lisaient les meilleurs parcours de la série depuis construction, soit respectivement 9157743km, 8975364km et 9005861km. B. Collardey e 15 novembre la ligne du tram T 1 de Noisy-le-Sec à Saint-Denis a été prolongée de 5 km à l’ouest à la rencontre de la station de métro Les Courtilles. Cette ligne, qui, en 1992, a consa- cré le retour du tramway en région parisienne, ouvre 10 nouvelles sta- tions créant des correspondances avec le RER C à Gennevilliers et la ligne 13 du métro aux Courtilles. Le T 1 devient ainsi une longue ra- diale de 17 km (parcourue en près d’une heure) croisant les lignes 5, 7, 13 (branches Saint-Denis et Asnières) du métro et les RER C, D, E, ainsi que les lignes des banlieues est et nord du Transilien. La construction de cette ligne a été également l’occasion d’un ré- aménagement urbain dans des quartiers en pleine mutation. Au cœur de Gennevilliers, la place de l’Église, utilisée autrefois comme parking, a été rendue aux piétons, valorisant le patrimoine local. C’est justement là que s’est dérou- lée l’inauguration officielle de cette ligne, à laquelle les enfants des écoles étaient conviés. La rame inaugurale, spécialement pelliculée, reprenait ainsi les plus beaux dessins représentant le tramway dans la ville. 40 000 nouveaux voyageurs sont atten- dus sur le prolongement du T 1, utilisé jusqu’à présent par 120 000 voyageurs par jour. En 2019, la ligne devrait pousser encore un peu plus à l’ouest vers Colombes à la rencontre du tram T 2, lui aussi prolongé quelques jours plus tard au pont de Bezons. Ph.-E. Attal Ph.-E. Attal J.-C. Mons Bien que issus directement des vieux Y 7100, les Y 9000 (vus ici à Saint-Pierre-des-Corps en novembre 2012) adoptent la nouvelle livrée Infra, laquelle s’accompagne d’une nouvelle motorisation, de la climatisation, d’un nouveau pupitre de conduite et, surtout, d’une nuisance sonore plus faible. Mais la caisse reste celle des 7100 et, du coup, le confort est toujours des plus sommaires… à se demander s’il y a des suspensions ! F. Laporte La BB 7262 avec le « Francisco-de-Goya » à Paris-Austerlitz (oct. 2008). La rame inaugurale avec ses dessins d’enfants à Gennevilliers (15 nov. 2012). JANVIER 2013 RAIL PASSION N° 183 9 e 22 septembre dernier, le tram-train de l’Ouest lyonnais a été inauguré par Jean-Jacques Queyranne (président de la région Rhône-Alpes) en présence de Gérard Collomb (maire de Lyon) et de Josiane Baud, pour la SNCF. Le projet complet prévoit l’exploi- tation de trois lignes au départ de Lyon-Saint-Paul vers Sain-Bel, Brignais et Lozanne (190km au total) avec du matériel Alstom type Citadis-Dualis, dont 24 rames sont en cours de réception au dépôt de L’Arbresle. Dans un premier temps, ce sont les 25,5km de la ligne Lyon - Sain-Bel qui sont concernés (d’ailleurs en exploitation mixte avec les X 73500) et sont en ex- ploitation cadencée à la demi- heure du lundi au vendredi (le week-end est consacré à terminer certains travaux qui nécessitent le report de l’exploitation vers la route). Mi-novembre, il y avait un seul X 73500 tournant sur Sain- Bel, le reste des circulations étant assuré par les Dualis en US ou en UM. Le temps de parcours est de 45 min (1 heure 01 par car le sa- medi). Le confort à bord des rames est très bon, les problèmes de suspension semblent résolus. Dès le 10 décembre, ce sont 100% des circulations sur Sain- Bel qui devaient être assurées par les rames électriques. En outre, ce même jour, devait entrer en ser- vice commercial la deuxième ligne, Lyon - Brignais. À noter que, pour cette ligne, un shunt été créé afin d’éviter la gare de Tassin, suffisamment desservie par ailleurs. Quant à la mise en service de la troisième ligne (vers Lozanne), aucune date n’est avancée pour l’instant ; mais elle se fera ! La région espère ainsi relancer la part des transports en commun, qui était relativement peu signifi- cative, dans l’ouest de la capitale des Gaules (3 % des déplace- ments l’étaient en TER !). Jean- Jack Queyranne s’attend à un doublement du nombre de voya- geurs d’ici à la fin de l’année. Il convient, toutefois, de regretter le choix de la largeur de 2,65 m pour les rames rhônalpines, alors que Alstom offre une version de 2,40 m compatible avec le réseau de tramways de la ville. Ce « tram-train » n’en sera donc jamais un ! La gare de Lyon-Saint-Paul étant relativement peu accessible (pas de métro ni de tram, même si la station précédente, Gorge-de- Loup, est, elle, reliée au métro de Lyon), il aurait été sans doute judi- cieux de se réserver un accès sur le réseau des tramways… A. Grouillet Les Dualis investissent l’Ouest lyonnais e 16 octobre écoulé, RFF, lors d’une cérémonie officielle, a donné le coup d’envoi des aména- gements destinés à augmenter la capacité et fluidifier le trafic en gare de Metz-Ville, qui porte sur 400 circulations quotidiennes. Inscrite au contrat de projets État-région pour 133,17 millions d’euros, supportés par la région Lorraine (23,39 millions), l’État (33,42 millions) et RFF (pour le reste), l’opération va durer jusqu’en mars 2015. Elle com- prendra la mise en place de 24 nouveaux appareils de voie, 76 nouveaux signaux, 60 supports caténaires, 105 km de câbles. Les remaniements concernent la mise à quai avec ascenseurs et es- calators des deux voies centrales 4, 5, rendues banales, actuelle- ment réservées aux trains de fret et évolutions de machines, la reprise du plan de voies des têtes nord et sud avec vitesse portée de 30 à 60 km/h, la banalisation des voies vers Montigny en direction de Nancy et vers Woippy en direc- tion de Thionville. Le PRS, datant de l’électrification en 1956, sera supprimé, la commande des diffé- rents itinéraires étant reportée sur le PAI construit à Metz-Sablon et mis en service en 2005. B. Collardey es quatre dernières machines rescapées (72013, 49, 74, 84), deux restent très actives (72049 et 84 pour le matériel, cette dernière ayant toutefois été immobilisée pour fuite au réduc- teur). La 72013 est, elle, arrêtée depuis plusieurs mois pour cause d’avarie sur son alternateur, et la 72074 est en attente d’un échange de son moteur AGO (vi- lebrequin avarié) avec celui de la 72013, ainsi que d’une livrée spé- cifique qui sera apposée en lieu et place de la livrée « en voyage… ». Quant à la 72029, le musée de Mulhouse ne serait plus intéressé par l’engin. Le potentiel résiduel et la fiabilité plus que médiocre de la 72084 auraient-ils con- damné la locomotive à un sort statique, jetant, par contrecoup, aux oubliettes la 72029 ? Enfin, au chapitre des 72100, la mythique 72175 (ex-CC 72075, de 4 800 ch) est arrêtée depuis plusieurs mois pour épuisement de son potentiel. Les prestations kilométriques des 72100 sur la ligne 4 ne justifieront sans doute pas une prolongation de par- cours ; le sort de cette machine paraît donc scellé. G. Gacon La CC 72084 sur l’IC 11746 Troyes - Paris-Est à Presles-en-Brie, en renfort de CC 72100 (9 novembre 2012). G. Gacon La rame TT 215 (U 25529/530), affectée à la formation des conducteurs en gare de Tassin-la-Demi-Lune (15 novembre 2012). A. Grouillet Début des travaux en gare de Metz-Ville CC 72000 : le point sur le dernier carré RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 10 Actualité Brèves Feu vert au prolongement de la ligne 14 au nord Lyon passe aux trams de grande capacité La RATP tweete ses tramways près l’adoption, en juillet 2012, du projet de prolonge- ment par le Stif et la déclaration d’utilité publique de ce projet en octobre, la signature de la con- vention de financement, le 22 novembre dernier, permet le lan- cement des travaux. Il s’agit de construire 5,8 km de ligne nou- velle de métro en souterrain au nord de l’actuel terminus Saint- Lazare. Pour rejoindre la mairie de Saint-Ouen, trois stations in- termédiaires nouvelles seront construites : Pont-Cardinet, Porte-de-Clichy et Clichy-Saint- Ouen RER C. La ligne 14 croise- rait alors les deux branches de la ligne 13 du métro, allégeant ainsi d’environ 20 % la fréquentation de cette ligne, dont l’exploitation est l’une des plus difficiles du ré- seau métropolitain. Un nouveau centre de maintenance sera construit à Saint-Ouen. Le montant des travaux est de 1,2 milliard d’euros, financés par la région Île-de-France, la mairie de Paris, la Société du Grand Paris et les départements de Seine-Saint-Denis et des Hauts- de-Seine. Les travaux pourraient démarrer fin 2013 pour une mise en service fin 2017. Pour faire face à l’augmentation des voya- geurs de la ligne 14, ce même 22novembre a été voté l’allon- gement des rames actuelles de six à huit voitures ainsi que l’ex- tension des stations actuelles (les réserves étaient faites). Le Stif et la RATP viennent de commander à Alstom 14 rames MP 05, qui seront livrées en 2014-2015. Ce maillon sera donc la première partie du nouveau réseau du Grand Paris sous maîtrise d’ou- vrage du Stif. La ligne 14 aura ultérieurement deux autres pro- longements sous maîtrise d’ou- vrage de la Société du Grand Paris : au nord jusqu’à Saint- Denis-Pleyel et au sud jusqu’à l’aéroport d’Orly. C’est la ligne Bleue du Grand Paris. M. Carémantrant epuis novembre 2012, un nouveau Citadis de grande capacité circule à Lyon. Destiné à la ligne T 3 entre La Part-Dieu et Meyzieu sur la plate-forme de l’ancien Est Lyonnais, ce tramway vient remplacer des rames de 32 m. D’une capacité de 300 voyageurs, soit l’équivalent de cinq autobus, ces nouvelles rames de 42 m sont les premières à cir- culer dans l’agglomération lyon- naise, même si des rames simi- laires sont habituelles à Paris ou encore Montpellier. Avec cette livraison de 12 nouvelles rames, le parc de tramways exploité s’élève désormais à 85 unités, ce qui en fait le troisième de sa catégorie en importance au plan national. Conçue et assemblée à l’usine Alstom de La Rochelle, cette com- mande a également profité à l’emploi local, l’usine de Villeur- banne fournissant l’informatique embarquée. Depuis les premières rames, arrivées en 2000 en France sur les réseaux de Montpellier, Orléans et Lyon, le Citadis équipe désormais 40 villes à travers le monde et a été produit à près de 1 600 exemplaires. Ph.-E. Attal rogressivement, la RATP dé- veloppe de nouveaux outils pour informer en temps réel ses voyageurs sur l’état du trafic. Avec la mise en service, fin 2012, des prolongements de ses trois lignes de tram T 1, T 2 et T 3, la RATP lance des comptes Twitter pour améliorer l’information voyageurs. Depuis le 8 novembre pour le T 1, 12 novembre pour le T 2 et 10 décembre pour les deux lignes T 3 a et T 3 b, il est possible pour les voyageurs de s’abonner au compte de leur tramway. Actifs de 6 h à 21 h (visant ainsi l’essen- tiel des clients concernés), ces nouveaux comptes viennent s’ajouter à ceux déjà ouverts pour le métro sur les lignes 1, 4, 12 et 13. Ce nouvel outil d’information apporte des renseignements concernant l’état du trafic en temps réel, les travaux en cours, les événements exceptionnels et les animations se déroulant sur la ligne. L’ensemble de ces comptes est alimenté directement depuis la Permanence générale, qui gère à la RATP l’ensemble des réseaux. Devant le succès rencontré, la RATP envisage, dès à présent, la généralisation prochaine de la formule à l’ensemble des lignes RER et métro. Ph.-E. A. Alstom/SP Ph.-E. Attal M. Carémantrant T 3 b en essai: le nouveau service RATP sur Twitter accompagne le développement de ses lignes de tram. Croisement de rames MP 89 à la station Madeleine (4 septembre 2009). Le nouveau Citadis lyonnais grande capacité de 42 m pour la ligne T 3. RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 14 Actualité France n premier panorama d’ensem- ble sur l’état d’avancement, à l’automne 2011, des chantiers entrepris tout au long des 106 km de la LGV en Lorraine et Alsace, a été publié dans Rail Passion n° 170. Un an plus tard, nous sommes revenus sur les lieux et force est de constater l’avancée prodigieuse des terrassements et surtout celle, toujours spectaculaire, des ouvrages d’art, conforme au plan- ning de base. Pour ceux-ci, deux événements majeurs (commentés Rail Passion 179 et 180) ont marqué le milieu de l’année, l’un le 19 juin avec l’achèvement du creusement du premier tube du tunnel de Saverne, l’autre le 25 juillet avec la présentation par RFF, le maître d’ouvrage, du viaduc de la Sarre, entièrement terminé. Alors que l’essentiel des chan- tiers se situe en pleine nature, souvent loin des axes routiers secondaires et des localités, les habitués des TGV reliant Paris à Strasbourg, Colmar, Stuttgart et Munich ont le loisir de découvrir de visu mais fugitivement quatre secteurs chauds, constitués par : le viaduc de la Sarre à Sarral- troff, franchissant la ligne 3 ; la future base travaux de Réding ; le viaduc de Wilwisheim, en aval de Saverne ; la zone complexe des sauts-de- mouton de Vendenheim, où les voies LGV se croisent et se sou- dent à la ligne 33 Strasbourg - Wissembourg. Les utilisateurs de l’autoroute A4 ont, eux, subi les déviations Croisement d’un train de fret et d’un TGV Strasbourg - Paris à hauteur du futur viaduc pour la voie 2 TGV (ici en attente de lancement) au nord de Vendenheim (15 octobre 2012). LGV Est-européenne phase 2 : un gros œuvre déjà bien avancé Un an après notre premier point d’étape ( Rail Passion n° 170), les travaux de génie civil de cette seconde phase de la LGV Est, soit 115,5 km de ligne et de raccordements, ont bien progressé. Retour sur une année de travaux qui devraient s’achever en 2013, alors que débutera la mise en place des équipements ferroviaires proprement dits. EXTEETPHOTOSDE B ERNARD C OLLARDEY RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 16 Actualité France LGV Est-européenne - 2 phase Tronçon G en Moselle Délimitation des lots travaux de génie civil ( P a r i s ) Raccordement d’Herny Raccordement de Baudrecourt Raccordement de Lucy Saut-de- mouton de Lucy Viaduc de Lidrezing Km 324,628 Viaduc de Bourgaltro� Km 326,893 Viaduc sur le canal des Houillères de la Sarre Km 341,844 Viaduc de Landbach Km 349,982 Viaduc de Sarraltro� Km 353,580 Raccordement de Réding Saut-de-mouton de Thimonville L G V E S T L G V E S T L G V E S T f r a n ç a i s e N i e d S e i l l e LGV EST 1 re phase P e t i t e C a n a l d e s H o u i l l è r e s d e l a S a r r e A u t o r o u t e A 4 Canal de la Marne au Rhin Baudrecourt Thimonville Morville-sur-Nied Lesse Lucy Marthille Achain Destry Baronville Morhange Pévange Conthil Rodalbe Zarbeling Lidrezing L o u d r e ng B é n e str o � Guébling Bassing Domnon- lès-Dieuze Rorbach- lès-Dieuze Angviller- lès-Bisping Belles- Forêts Cutting Bourgaltro� Langatte Haut-Clocher Dolving Sarraltro� Hilbesheim Vieux- Lixheim Réding Brouviller Bourscheid Mittelbronn Phalsbourg Danne-et- Quatre-Vents Vilsberg Hérange Infographie V. Morell/Rail Passion LGV Est-européenne - 2 phase Tronçon H en Alsace Délimitation des lots travaux de génie civil Pour le raccordement de la LGV à Vendenheim, voir le schéma des équipements ferroviaires. L a Z o r n L a Z i n s e l C a n a l d e l a M a r n e a u R h i n C a n a l d e l a M a r n e a u R h i n L a Z o r n L a Z o r n Viaduc d’Haspelbaechel Km 371,360 Tunnel de saverne Km 374,576 Viaduc sur l’A 4 Km 382,863 Viaduc du Rohrbach Km 393,280 Viaduc sur Ligne 1 Km 405 Viaducs sur la ligne 1, la Zorn et le canal de la Marne au Rhin Km 387,296 Viaduc sur le canal de la Marne au Rhin Km 404,461 L G V E S T A u t o r o u t e A 4 A u t o r o u t e A 4 A u t o r o u t e A 4 L G V E S T L G V E S T Ligne 1 Eckartswiller St-Jean- Saverne Steinbourg Dettwiller Willwisheim Ingenheim Duntzenheim Gougenheim Rumersheim Eckwersheim Gingsheim Mittelhausen Mittelschae�olsheim Olwisheim Saessolsheim Hattmatt Ernolsheim- lès-Saverne Infographie V. Morell/Rail Passion LGV EST-EUROPÉENNE LE TRACÉ DE LA PHASE 2 TRONÇON G TRONÇON H RFF Page suivante de haut en bas : passage à Peltre d’un ICE Francfort - Paris détourné par Rémilly et Metz au moment des travaux de raccordement du saut-de-mouton de Baudrecourt (22 septembre 2012) ; ouvrage supérieur pour la RD 74 sur la commune de Baudrecourt (15 octobre 2012) ; aux abords du pont- route de la RD 22, les travaux de terrassement de la plate-forme touchent à leur fin (15 octobre 2012). RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 18 Lot 41, de Bourgaltroff à Sarraltroff Il se caractérise par des volumes de déblais de 4,3 millions de m 3millions de m de remblais et 2,3millions de m à mettre en dépôt. Hormis d’importants déblais nécessaires à l’origine du tracé et au-delà du lot 40 vers la vallée de la Sarre, les terrasse- ments se sont déroulés dans des terrains peu mouvementés. Un seul ouvrage important a été édi- fié, dès 2011, le pont sur le canal des Houillères de la Sarre au Km 341,9, composé d’une travée unique de 33,50 m à structure mixte à quatre poutres de 1,50 m de hauteur, habillé de vert foncé. De plus, deux passages supérieurs destinés aux migrations grande faune ont été construits aux Km 336 et 344. La pièce maîtresse du lot est constituée, à son extrémité orien- tale, par le viaduc lancé sur la Sarre, enjambant également sur sa rive droite la ligne 3 Metz - Réding et la RD 43. Encadré de remblais d’accès, il est l’œuvre de l’archi- tecte messin Jean-Luc Jolin. Mesurant 441 m et reposant sur huit piles en forme de tulipe, son tablier, constitué d’une charpente métallique de 2 000 t peinte en bleu, constitué de deux parties de 220 m en éléments de 18 m sou- dés entre eux, a été poussé à l’aide de vérins hydrauliques en deux étapes d’ouest en est, avec cou- pure du trafic ferroviaire et routier. Des équipages mobiles ont permis ensuite la confection de hourdis en béton, à laquelle a succédé la pose des corniches et de l’étan- chéité. L’inauguration de l’ouvrage s’est déroulée le 25 juillet dernier en présence de nombreuses per- sonnalités régionales et locales. L’implantation de l’ouvrage, s’insé- rant parfaitement dans un pay- sage bucolique abritant l’agrion de mercure, une petite libellule bleu et noir protégée, tient compte d’une procédure de gestion de crues éventuelles de la rivière. Entamés dès l’été 2010, la plate- forme, revêtue d’une couche de grave-bitume, et les ouvrages d’art ordinaires (13 ponts-routes, 10 ponts-rails) seront terminés sur l’intégralité de ce lot fin 2012. Lot 40, centré sur la commune de Dolving Très court, il démarre par une importante tranchée côté ouest, suivie du viaduc du Landbach, franchissant le ruisseau éponyme dans un paysage boisé non loin de l’abbaye de Saint-Ulrich, où pousse la scabieuse des prés, espèce végétale protégée. L’ou- vrage, long de 500 m, en forme de cuvette, dont l’architecture est l’œuvre de Fabrice Néel, comporte 10 travées mixtes fer-béton de 52 m de portée courante, s’ap- puyant sur neuf piles ouvragées hautes au plus de 21 m. Le lan- çage du tablier, effectué en août au cours de six phases, a eu lieu depuis la culée est. Ce remarqua- ble ouvrage en alignement est en cours de finition avec la pose des corniches. Lot 42, de Sarraltroff à Danne-et-Quatre-Vents Le premier de la seconde phase avoir vu la horde des gros engins de terrassement passer à l’action, ce lot sera intégralement terminé en fin d’année. Il recouvre 5,4 mil- lions de m de déblais, 2,3 millions de remblais et 3,4 millions Actualité France 10 10 0 21 13 20 0 0 13 15 14 15 7 0 0 6 10 0 13 6 6 0 25 28 0 20 0 3 5 17 18 0 22 0 20 0 23 35 0 0 20 27 0 0 35 25 0 0 12 0 30 22 0 0 35 26 3 7 2 11 19 13 3 5 0 23 29 30 21 4 0 0 K m 302,4 Début L GV L ot 35 - Km 300,300 PV CE V ieux-Lixheim K m 357,672 V endenheim W ilwisheim Auto r oute A 4 Bifur . B audre court Ouest - K m 298,846 Km 303,8 Km 306,9 Km 308,9 K m 310,7 Km 313,591 Km 315,4 Km 316,774 Km 318,0 Km 320,9 Viaduc de Lidr ezing - Km 324,7 Km 326,9 Km 325,550 Km 332,6 C anal des Houillères de la Sarre Km 341,9 Km 348,0 Viaduc du Landbach - Km 349,9 Viaduc de la Sarre - Km 353,6 Km 355,053 Km 360,2 Km 363,6 Km 365,866 Km 370,936 Km 372,5 Km 376,5 Km 373,0 Km 380,9 Km 382,3 Km 385,6 Km 387,5 Km 391,0 Km 393,2 Km 395,5 Km 403,0 Km 405,5 243233 236 260303302 299234 253 207262274 285259 220 260 Rampes maximales en ‰ T u n n e l d e S a v e r n e 295262254294 274291279340326245211182203 172 203 217185222 152143Altitudes m 150 100 200 300 350 250 LGV-Est européenne - Phase 2 Infographie V. Morell/Rail Passion Ci-dessus, de haut en bas : plate-forme revêtue de sa couche de grave- bitume au droit du pont-route de la RD 28 F à Bassing ; un TGV Paris - Strasbourg sur la ligne 3 passe sous le viaduc de la Sarre, entièrement terminé (15 octobre 2012 les deux photos). JANVIER 2013 RAIL PASSION N° 183 19 en dépôt. Une tranchée haute de 33 m, longue de 1 800 m, la plus importante de toute la phase 2, nécessitant l’évacuation de 2,4 millions de m de maté- riaux, a été créée au-delà du via- duc de la Sarre sur le territoire de la commune de Hilbesheim. Plu- sieurs autres ont dû être façon- nées sur les territoires de celles de Zilling, Vilsberg et Phalsbourg. Outre le saut-de-mouton de Hérange, pour le raccordement de Réding, et la tranchée couverte sous les deux chaussées de l’auto- route A 4, 10 ponts-routes et 17 ponts-rails ont été édifiés. Tracé dans un complexe géolo- gique délicat avec des gypses et argiles ayant tendance à gonfler au contact de l’air et des marnes noires réagissant mal aux venues d’eau, la technique de la grave- bitume, remplaçant la sous- couche, a été appliquée. Ce pro- cédé a donné de bons résultats sur la première phase dans la zone de Reims. Lot 44, de Réding à Hérange Il s’agit de la réhabilitation de la voie unique coordonnée 36.6, uti- lisée pour les besoins du fret jusqu’à Drulingen. Son armement a été totalement renouvelé en 2011 après assainissement de la plate-forme, et les supports caté- naires ont été mis en place, avec futur raccordement aux voies LGV à Hérange au Km 361. En paral- lèle, l’embranchement d’une ex- base militaire a été réactivé pour permettre la réception et le stockage de matériaux d’apport. Elle va servir intensément à partir du printemps 2013 pour l’achemi- nement des composants de la voie (rails, traverses, ballast) destinés à la LGV. Lot 47, de Danne-et-Quatre- Vents à Ernolsheim- lès-Saverne Débutant à la frontière départe- mentale entre la Moselle et le Bas-Rhin, ce lot est court mais inclut deux ouvrages de choix. Il Travaux de terrassement vus en direction de Vendenheim à la limite des régions Alsace et Lorraine (15 octobre 2012). Le beau viaduc de Haspelbaechel, avec son tablier vert émeraude, a reçu ses corniches au cours de l’automne dernier (15 octobre 2012). Vue d’ensemble du viaduc du Landbach, à Dolving, en voie d’achèvement (15 octobre 2012). JANVIER 2013 RAIL PASSION N° 183 21 le viaduc métallique biais à quatre travées sur l’autoroute A 4, conçu pour réserver le passage d’une troisième chaussée par sens. Son lancement a motivé une suspen- sion de la circulation routière. L’ensemble du lot a reçu de la grave-bitume et est virtuellement achevé fin 2012. Lot 48, sur la commune de Wilwisheim D’une longueur inférieure à 1km, c’est le lot manifestement le plus court de la phase 2, mais sa réalisation n’en est pas moins complexe, car il comprend deux viaducs successifs à ossature mixte acier-béton du type bipou- tre, séparés par un remblai. L’un, long de 383 m, enjambe à 12 m de hauteur la RD 421 et la ligne 1 Paris - Strasbourg en amont de la gare de Wilwisheim. Comprenant neuf travées, une de 33 m, cinq de 48 m, trois de 45, 40 et 25 m, il a été lancé depuis la culée Venden- heim en septembre-octobre, moyennant une coupure du trafic ferroviaire nocturne. L’autre, d’un développement de 453 m, tra- verse à 7 m de hauteur la rivière la Zorn et le canal de la Marne au Rhin. Il totalise 11 travées irrégu- lières mesurant successivement 41 m, 47 m (deux), 41 m (trois), 47 m (trois), 32 m (une) et 22 m (une). Son lancement à partir de la culée Baudrecourt est intervenu en octobre-novembre. Lot 43 B, de Wilwisheim à Eckwersheim Se déroulant sur le plateau du Kochersberg, où alternent cul- tures céréalières et houblonnières, Ci-dessus : construction de la pile côté Baudrecourt, avec la RD 421, du viaduc de Wilwisheim (15 octobre 2012). Ci-contre de haut en bas : le viaduc, aujourd’hui terminé, sur l’autoroute A 4 à Dettwiller : sa construction a nécessité une déviation de chaussée ; le viaduc métallique sur le CD 25 et le Rohrbach, qui a été lancé récemment (15 octobre 2012). JANVIER 2013 RAIL PASSION N° 183 23 d’œuvre du périmètre télécom et signalisation revient à Systra- SNCF. Les différents marchés ont été attribués aux dates suivantes : • le 24 octobre 2011, avec une durée de 52 mois, pour la voie, les caténaires et le ballast (VCB), au groupe conception-réalisation ETF (mandataire), Eurovia TF, Setec Ferroviaire ; • le 16 juillet 2012, avec une durée de 43 mois, pour l’instal- lation alimentation électrique (IAC) au groupe conception- réalisation Colas Rail (manda- taire) avec Spie Est, Alstom Transport, Setec Ferroviaire ; • le 18 novembre 2011, avec une durée de 51 mois, pour le sys- tème d’enclenchement intégré (SEI), la transmission voie- machine (TVM), la détection des boîtes chaudes (DBC), à Ansaldo (titulaire) ; • le 16 janvier 2012, avec une durée de 49 mois, pour l’artère câblée signalisation, énergie, télécom (AEC SET), au groupe Alstom Transport SA (manda- taire) et R. Legrand ; • le 18 juin 2012, pour les télé- communications, au groupe- ment Vinci Énergie (mandataire) et Cegelec Centre-Est ; • le 2 mai 2012, pour les bâti- ments, à Schrepfer (lots 5 à 10) ; • le 2 juillet 2012, pour les bâti- ments, à Constantini (lots 1 à 4). Dans cet esprit, le faisceau pair, inutilisé, de la gare de Réding est en cours de réaménagement pour stocker les divers composants, recevoir et former les trains de matériels de voie nécessaires à la LGV. Lesquels emprunteront la voie unique de Drulingen jusqu’à Hérange. Elle va donc connaître une animation très soutenue pendant plus de trois ans. La dépose des voies existantes les terrains sont en cours d’amé- nagement. Un million de m ballast provenant de la carrière de Raon-l’Étape, dans les Vosges, seront stockés sur l’embranche- ment de l’ancienne base militaire de Réding. Quant aux 395 000 traverses béton munies de patins réducteurs d’attrition, elles sont produites par Sateba à Charmes (Vosges) et les rails, usinés en Lorraine par Tata Steel, parvien- dront en barres de 432 m depuis l’atelier-magasin de Saulon. LGV Est-européenne - Phase 2 Équipements ferroviaires 2 1 2 1 2 1 K m 4 0 6 L N 6 P C V E V i e u x - L i x h e i m K m 3 5 7 , 6 7 2 P C V S t e i n b o u r g K m 3 7 9 , 5 1 6 R a c c o r d e m e n t d e R é d i n g K m 3 6 1 , 6 8 4 K m 3 6 1 , 2 5 6 T u n n e l d e S a v e r n e 4 0 1 9 m Tunnel du Haut-Barr - 304 m Tunnel de Niederrheinthal - 493 m Tunnel de Niederrheinberg - 400 m Tunnel de Tunnel de Hofmühl 348 m/248 m Lutzelbourg Ligne 1 Ligne 36 LGV-EST L G V E S T Ligne 1 Ligne 33 Ligne 9 LGV-EST Km 405,459 Infographie V. Morell/Rail Passion Le TGV 5422 Strasbourg - Lille engagé sur la rampe d’accès au nouveau saut-de-mouton de Baudrecourt, qu’il va franchir pour rejoindre la voie 2 vers Paris (29 septembre 2012). M. Lavertu ABONNEZ- VOUS AVANTAGES ABONNÉS � � � � Rail Passion - Service abonnements : 11, rue de Milan - 75440 Paris Cedex 09 - Tél. : 01 49 70 12 20 - E-mail : [email protected] Oui, je m’abonne et je choisis ma formule : 12 numéros 12 DVD 2 hors-séries au prix de 105 � TTC au lieu de 202 � TTC soit 48 % de remise 12 numéros 12 DVD au prix de 94,50 � TTC au lieu de 178,20 � TTC soit plus de 46 % de remise Option RAIL PASS 60 � * TTC en plus de mon abonnement Je m’abonne à RAIL PASSuniquement pour 120 � * TTC Nom :………………………………………………………………………… Prénom : ……………………………………Société : ……………………………………………………………………… Adresse :.………………………………….………………………..…………………..…………………..……………..…………….……..……………..……..…………….……..…………….……..… Ville :…………………………………………………………… Code postal : ……… Tél. : ………………………………………………………………………………………………………………… E-mail : ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… J’accepte de recevoir des informations et des promotions des Éditions La Vie du Rail J’accepte de recevoir des informations et des promotions des partenaires des Éditions La Vie du Rail J’indique mon mode de règlement : Carte bancaire n° : I__I__I__I__I I__I__I__I__I I__I__I__I__I I__I__I__I__I Date d’expiration : I__I__I / I__I__I mportant , les 3 derniers chiffres du numéro inscrit au dos de ma carte bancaire : I__I__I__I Signature : Chèque bancaire (à joindre à votre bulletin sous enveloppe affranchie) À réception de facture (valable uniquement pour les sociétés) � Recevez chaque mois votre DVD avec votre magazine, soit 12 DVD offerts. 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RP183 PRÉSENTE Votre DVD EN CABINE DE CONDUITE D’UNE CC 72100 SUR LA LIGNE 4 (SUITE) De Troyes à Vesoul re partie) � Oui, je souhaite recevoir le DVD : «En cabine de conduite d’une CC 72100 sur la ligne 4 (suite) De Troyes à Vesoul re partie) Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Code postal : . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Ville : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E-mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tél. : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les photocopies de ce bon ne seront pas acceptées et ne donneront pas droit à un DVD gratuit. Le DVD sera envoyé dans un délai de 3 à 4 semaines après réception du bon, dans la limite des stocks disponibles. Conformément à la loi Informatique et liberté du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification des données que vous nous avez transmises, en adressant un courrier à La Vie du Rail. Les informations requises sont nécessaires pour l’envoi de votre DVD. Sauf opposition formulée par écrit, ces données peuvent être communiquées à des organismes extérieurs. � si non DVD RP183 À r e t o u r n e r à : L a V i e d u R a i l - S e r v i c e a b o n n e m e n t s 1 1 , r u e d e M i l a n - 7 5 4 4 0 P a r i s C e d e x 0 9 P o u r a c c é d e r a u f i l m r e n d e z - v o u s s u r r a i l p a s s i o n . f r c o d e : V 3 4 Z E ou un accès au film sur railpassion.fr code : V34ZE Bon pour 1 COLLECTION Rail Passion Vidéo Ultime radiale non encore électrifiée, la ligne 4 Paris - Bâle est mythique. Le sont tout autant les locomotives diesels CC 72100, ex-72000, qui la parcourent encore aujourd’hui. Si la mise en service de la ligne à grande vitesse Est-européenne lui a fait perdre beaucoup de son lustre d’antan – que sont donc les 469/8 Arlberg-Express et autres prestigieux rapides devenus ? –, la ligne 4, qui traverse, sans caténaire aucune, des campagnes demeurées intactes, n’en continue pas moins d’exhaler le charme suranné du chemin de fer des années d’après-guerre, tel qu’on le représente volontiers dans l’imagerie populaire… Un vrai contraste, en réalité, avec le professionnalisme « high-tech » de ceux qui roulent aujourd’hui sur la ligne 4 mais n’en apprécient pas moins, pour autant, ces machines de légende que restent les 72000, des machines dont les jours sont désormais comptés… Après avoir effectué le trajet de Paris à Troyes (DVD diffusé avec Rail Passion n° 172), nous vous proposons de continuer le voyage avec un parcours de Troyes à Chaumont, qui sera suivi d’une marche de Chaumont à Vesoul, laquelle fera l’objet du prochain DVD. Ph. H. Durée: env. 25 min. RAIL PASSION N°183 JANVIER 2013 28 Actualité France tiques leur permettraient de cir- culer jusqu’à 220 km/h sur les tronçons de lignes classiques aptes à 200 km/h. Pour Paris - Cherbourg, c’est plus compliqué car la longueur des quais de Paris- Saint-Lazare limiterait la compo- sition à des rames simples, donc à une offre très limitée et sans doute insuffisante. Le plus difficile est désormais de convaincre les élus, dont certains, comme ceux d’Auvergne, attendent un vrai TGV avec la ligne correspondance (projet POCL). Pour l’anecdote citons aussi la rame SE 65, recon- vertie aux trains spéciaux après son périple national pour les 30ans de TGV. Sa première sortie s’est faite du 29 novembre au 15décembre dans le cadre du partenariat avec le musée du Chocolat… avec en prime une belle livrée couleur chocolat ! Du côté des rames POS (4401 à 19), le changement est important. Initialement construites pour la desserte internationale de la LGV Est-européenne, ces rames sont intégralement versées début 2013 à la société Lyria, qui exploite les relations franco-suisses à grande vitesse depuis Paris-Gare-de- Lyon. À cette occasion, ces rames changent de livrée extérieure. La première rame (4413) a été révé- lée à Paris le 25 septembre. Les autres rames suivront d’ici avril 2013. Du printemps 2013 à début 2015, Lyria va rénover les aména- gements intérieurs (nouveaux espaces bagages par exemple) et le design. Si la motrice rappelle la livrée carmillon de la SNCF, c’est bien le rouge Lyria qui est repris ainsi que sur les faces et les portes des voitures. Il est associé à la couleur taupe en bandeau au niveau des fenêtres. Le technicen- tre de Villeneuve gérait déjà neuf rames POS fin septembre. Les rames POS assureront toutes les relations vers Lausanne et Berne, la moitié des relations vers Bâle et Zurich avec les EuroDuplex, et une bonne partie des relations vers Genève avec des Duplex et des Sud-Est. Elles devraient apparaître aussi sur les nouvelles relations Genève - Nice ou Montpellier. Fin 2014, seuls les POS et EuroDuplex assureront les trains Lyria. Les nouveautés sont plus impor- tantes du côté du parc Duplex. Tout d’abord, pour la rame 255, qui circule avec les motrices 29109 et 28003 depuis l’incendie de la motrice 29110 à Pont-de- Veyle en janvier 2009, le tronçon 255 vient de recevoir, en novem- bre, deux motrices neuves Duplex Dasye 29799 et 29800. De ce fait, la rame est renumérotée 750. Les deux anciennes motrices reviennent à la réserve. Ensuite, un échange tronçons et motrices 1. L’EuroDuplex 4708 Zurich - Paris à Chevry-Cossigny (23 mars 2012). 2. Le TGV SE 15 en livrée carmillon et Nouveau Design quitte Paris-GDL pour Besançon (8 août 2012). 3. Détail de marquage du Duplex 760 Haute Densité (motrice 29819) au technicentre de Villeneuve (22 octobre 2012). 4. Détail du pelliculage et du marquage entre motrice 2 et remorque 8 du TGV POS 4413 en nouvelle livrée Lyria à Paris-GDL (25 septembre 2012). À Paris-GDL, la nouvelle rame Duplex 291 voisine avec le TGV SE 64 et le TGV Réseau/Duplex 608 (23 novembre 2012). JANVIER 2013 RAIL PASSION N°183 31 RFF à la Défense, passerelles pour mode doux sur le pont de Charlebourg (au-dessus des voies RFF), et au-dessus de la Seine au pont de Bezons. Alors que le nouveau tronçon, qui se substitue, selon les endroits, à trois ou cinq lignes de bus, joue l’intermodalité avec ces derniers, avec rabattements à Bezons et libération d’espaces au terminus de la Défense, on pourra regret- ter que la distance entre la sta- tion de tram Charlebourg et la gare de La Garenne-Colombes n’encourage pas vraiment les correspondances avec le Transi- lien, alors que ce dernier passe sous le prolongement du T 2… Six communes sont traversées : Puteaux, Courbevoie, La Garenne-Colombes, Colombes, Nanterre (marginalement) et Bezons. Cette dernière se situe dans le Val-d’Oise, alors que les autres (comme l’essentiel de la ligne T 2, d’ailleurs) sont dans les Hauts-de-Seine. Ce qui se reflète dans le financement des 223,5 millions d’euros HT que ce projet a coûté (hors matériel roulant) : 65 % pour le conseil régional d’Île-de-France, 17 % pour l’État, 9 % pour le conseil général des Hauts-de-Seine et 3 % pour la RATP, qui a, par ailleurs, financé le coût du matériel roulant, soit 53 millions d’euros HT. Entre la Défense et le pont de Bezons, 32 000 habitants et 19 000 emplois sont desservis. Par conséquent, ce sont quelque 58 000 nouveaux voyageurs qui sont attendus chaque jour sur le nouveau tronçon de cette ligne, qui transportait déjà plus de 120 000 personnes par jour avant le prolongement vers le pont de Bezons ! Depuis la mise en service de ce prolongement, le T 2 forme une ligne de 17,9 km, parcourus en 45 min. Soit une moyenne commerciale de 23,9 km/h, une performance particulièrement élevée pour l’Île-de-France, grâce à l’em- prunt d’un ancien site ferroviaire sur 64 % du tracé. Un parc renforcé… Contrairement à la ligne T 1, le prolongement de la ligne T 2 implique la mise en circulation de davantage de trams. C’est pourquoi, suite aux 13 rames Citadis 302 commandées à Als- tom en 2000 et à une première option de 13 autres levée en 2003, une deuxième option sur 34 nouvelles rames a été levée dès 2007 pour les prolongements vers la porte de Versailles et Bezons. Pour des raisons liées à leur garantie, ces dernières ont été « déverminées » dès leur livraison et ont rapidement été mises en service sur la ligne T 2 au sud de la Défense, alors que, au fur et à mesure de cette introduction, une grande partie Page de g. et ci-dessus : une rame inaugurale sous les bulles à Bezons puis en tranchée à la Défense (19 nov. 2012). 1 et 2 . Une rame inaugurale passant sous les voies SNCF à la Défense puis à Bezons, où des animations avaient été prévues (19 novembre 2012). 3. Rame du T 2 en essai pour l’exploitation à blanc à La Garenne-Colombes (6 novembre 2012). À noter que ces nouvelles rames portent la frise du Stif sur fond gris en haut de caisse. M. Carémantrant RAIL PASSION N°182 JANVIER 2013 32 des 26 premières rames étaient garées au nouveau site de main- tenance et de remisage de Colombes (d’abord transportées par porte-chars, elles ont transité par les voies du prolongement, une fois celles-ci posées). Sou- vent exploités en unités doubles, les 60 Citadis 302 du T 2 se distinguent par le carénage qui cache leurs attelages automa- tiques Scharfenberg depuis l’ou- verture du prolongement de 2009, mesure de sécurité en cas de collision avec une personne ou un véhicule sur la chaussée. … Et un nouveau dépôt Le 22 juin dernier et le week-end suivant, les habitants de Colombes (Hauts-de-Seine), au nord-ouest de Paris, avaient eu un avant-goût de leur futur tramway. À la station Victor- Basch, une rame en essai atten- dait ses futurs voyageurs sur une voie déjà engazonnée. Et à proximité de ce nouveau point d’arrêt partent les voies vers le nouveau site de maintenance et de remisage de Colombes. Le nouveau site pour le T 2 s’ajoute à celui d’Issy-les- Moulineaux ; ce dernier, mis en service pour l’ouverture de la ligne, en 1997, n’aurait pas pu accueillir les 18 trams qui vien- nent renforcer le parc pour le prolongement vers Bezons. C’est ainsi que, près de ce prolonge- ment, un bâtiment de 5 000 m a été construit et 1,5 km de voies a été posé entre le troisième trimestre 2009 et le premier trimestre 2011 sur un terrain de . Sur ce site, au cœur d’un ancien terrain du ministère de la Défense destiné à devenir la ZAC de la Marine, il a fallu préa- lablement démolir les bâtiments industriels existants – ceux-là mêmes qui avaient accueilli les collections du musée des Trans- ports urbains (Amtuir) de 2000 à 2008 – puis procéder à la dépol- lution des sols. Au centre du nouveau dispositif se trouve le hall de maintenance, pour les interventions préven- tives et curatives sur les rames. Au plafond de ce hall, presque parallèle au tracé du T 2, les ouvertures à charpente de bois laissant entrer la lumière natu- relle sont parfaitement orientées est-ouest, avec un vitrage côté nord. Dans ce hall, qui regroupe plusieurs ateliers (huilerie, hydrocarbures et solvants, élec- tricité, batteries, mécanique…) pénètrent trois voies en impasse, Actualité France Deux aspects du centre de remisage et de maintenance de Colombes du T 2 : un site qui a reçu le label HQE… … Symbolisé notamment par le bardage de bois d’une importante partie des façades du bâtiment (22 juin 2012). Des rames du T 2 dans le hall de maintenance, au cœur du dispositif. JANVIER 2013 RAIL PASSION N° 183 35 l’objet d’un financement assez large. Il est financé, dans ses diffé- rentes composantes, par l’État (33,1%), par la région Alsace (46,1%) et par RFF (15,8%) au titre du contrat de projets État- région (CPER) 2007-2013, et par l’Union européenne au titre du Fonds de concours RTE-T (Réseau transeuropéen de transport) (2,5%) et du Fonds européen de développement régional dans le cadre du programme Interreg IV Rhin supérieur (2,5%). RFF, maître d’ouvrage de l’opération, a confié la maîtrise d’ouvrage déléguée et la maîtrise d’œuvre à la SNCF, qui assurera la maintenance future des installations l’infrapôle rhénan. Les travaux ont débuté en janvier 2011 avec le remodelage de la signalisation et la mise en œuvre du nouveau poste d’aiguillage informatisé de Bantzenheim de 60 itinéraires, de type PIPC (poste informatique de technologie PC). Outre les installations, autrefois manuelles, de la gare de Bantzen- heim, ce poste de technologie Thales télécommande désormais aussi par technologie informa- tique le PRS (poste tout relais à transit souple) d’Île-Napoléon Garage (16 itinéraires), en service depuis 1977, et la liaison avec le BAL (block automatique lumi- neux) absolu à comptage d’es- sieux de la DB. La commande des installations de sécurité en gare de Mulhouse n’a pas été modifiée. Deux passages à niveau ont été automatisés entre Bantzenheim et Chalampé, un entre Île-Napo- léon et Bantzenheim. Deux autres, à croix de Saint-André, ont été supprimés. Afin de sensi- biliser les riverains à la réouver- ture totale de la ligne, RFF a orchestré, fin novembre, une campagne de prévention pour rappeler les règles élémentaires de sécurité aux personnes ame- nées à franchir le réseau, notam- ment à l’endroit des PN. Il s’agit en particulier d’alerter sur les comportements à risques comme le franchissement de la chaussée lorsque les feux clignotent ou que les barrières se ferment. les opérations se sont déroulées à l’été 2011. Le ballast a été renouvelé sur 3 km entre Mul- house et Île-Napoléon. Un renou- vellement complet de la plate- forme a été opéré sur 800 m à Bantzenheim (plancher bois) et sur 3,2km (plancher béton) jusqu’au point-frontière (Km 17,5) y com- pris le pont sur le canal du Rhin (traverses bois). L’EPSF a donné son feu vert à la mise en service du poste d’aiguillage de Bantzenheim de la ligne le 14octobre. La vitesse maximale de la ligne est portée de 70 à 90km/h, notamment à la traversée de Bantzenheim, qui bénéficie maintenant d’une voie directe et voit la suppression de la contrainte d’arrêt général, pénali- sante pour le trafic international. Parallèlement, DB Netz n’a pas engagé de travaux de voie sur la courte section allemande jusqu’à Müllheim. Toutefois, d’ici 2014, une série de chantiers verront le jour de façon à améliorer la per- formance de l’infrastructure et renouveler la signalisation. La grille de desserte du 9 décem- bre proposera six AR quotidiens en semaine Mulhouse - Müllheim en 26 min avec correspondance immédiate pour Fribourg. Un sep- tième AR sera prolongé à Fribourg (temps de parcours supplémen- taire d’environ 20 min). Les week- ends verront circuler cinq AR avec changement et deux directs au lieu d’un. Les trains seront assurés en matériel X 73900 avec possibi- lité de mise en UM. Ils desservi- ront Bantzenheim et Neuenburg. Une tarification transfrontalière est déployée en complément de la tarification internationale. Elle intéresse les étudiants, les navet- teurs et la clientèle occasionnelle au travers d’un abonnement ou d’un titre individuel baptisé «DuAL» (faisant référence à «Deutschland und Alsace »). À partir du 13 août 2013, un TGV direct AR reliera, six jours sur sept, Paris-Lyon à Fribourg la LGV Rhin - Rhône et Mulhouse (aller Paris 17h 23 - Fribourg 21h 10, retour Fribourg 6h 57 - Paris 10h 37). � MULHOUSE BANTZENHEIM MÜLLHEIM N E U E N B O U R G FRONTIÈRE FRANCE GARE GARE GARE VOIES DE SERVICE MULHOUSE réalisés en 2011 et 2012 MULHOUSE Les aménagements réalisés en 2011 et 2012 � BANTZENHEIM réalisés en 2011 et 2012  �    FRONTIÈRE U E N    E G R U O B N E U MÜLLHEIM GARE GARE de Mulhouse Voies de Bantzenheim Voies Signalisation Sécurisation de passages à niveau voyageur Nouveau point d’arrêt La gare de Bantzenheim bénéficie désormais d’une voie directe et voit la suppression de l’arrêt général. RFF/Frédérique Clément evant faire un voyage en Ita- lie (Rome et Naples), il était tentant de tester l’AGV de NTV. À grand renfort de publicité, le pre- mier opérateur privé européen de trains à grande vitesse, Nuovo Trasporto Viaggiatori (NTV), a démarré son activité le 28 avril 2012 avec deux rotations Milan (Porta Garibaldi) - Rome (Tibur- tina) empruntant les lignes à grande vitesse. NTV est une nou- velle société créée par quatre hommes d’affaires parmi lesquels figure Luca di Montezemolo, l’ac- tuel Pdg de Ferrari. L’origine des capitaux investis est sans rapport avec le monde ferroviaire, mis à part ceux de la SNCF, qui détient 20 % des parts de la société. RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 36 Actualité International Milan - Rome en .italo NTV: à bord de la «Ferrari du rail» L’.italo de NGV, premier opérateur privé de trains à grande vitesse en Europe, a commencé à circuler sur le réseau transalpin en avril 2012. Avec un indéniable succès de fréquentation. Notre reporter a testé entre Milan et Rome cette nouvelle offre, qui se rapproche du niveau de prestation proposé par les grandes compagnies de transport aérien. EXTEETPHOTOSDE A NDRÉ G ROUILLET JANVIER 2013 RAIL PASSION N° 183 39 sement a lieu afin d’emprunter la fameuse direttissima pour Rome. Cette ligne est toujours électrifiée en 3 000 V DC… une occasion de voir ce que donne notre AGV sous courant continu! Il n’est pas facile de comparer les accéléra- tions sous 25 kV AC et sous 3 kV DC lorsqu’on est un simple voya- geur, par contre la vitesse indi- quée par le SIV plafonnera à 250 km/h… Normal, c’est la vitesse limite de la ligne… Tiens, le SIV indique 260 km/h ? Il faut dire que le compteur a un pas de 10 km/h! Côté comportement dynamique, l’AGV est remarqua- ble: on ne m’ôtera pas de l’idée que la rame articulée a un com- portement bien supérieur à celui des voitures sur bogies… L’arrivée en gare de Rome (Tiburtina) est plus aisée qu’à Termini, car en accès quasi direct, et c’est même avec 2 min d’avance que nous arrivons à quai. Notre train repar- tira à 18 h 57 pour Naples et Salerne. Descente du train à regrets, mais toujours sous les charmants sourires des hôtesses. À Tiburtina, nous sommes impressionnés par la gare… surdi- mensionnée! Elle est pourtant bien desservie par les trains de banlieue, le métro… mais cette grande gare est d’ambiance un peu froide et, surtout, manque d’indications… Par contre, la pré- sence de l’agence NTV est bien visible à l’extérieur, probablement plus que celle de son concurrent! Au cours de ce voyage, nous aurons encore l’opportunité de rouler avec NTV: de Naples, nous irons à Salerne en train régional par la côte, une expédition qui dure 1 heure 30. Mais pour reve- nir, il y a une agence de voyages, placée à l’entrée de la gare de Salerne, qui propose des billets pour tous les trains; en outre, une boutique NTV occupe un espace non négligeable dans le bâtiment voyageurs, sur le quai 1. Nous nous procurons sans pro- blème un billet au distributeur et nous revenons à Naples en AGV… Pour deux fois plus cher que par le train régional… mais en allant trois fois plus vite (34 min) (2). Depuis le début des opérations, donc de fin avril à fin septembre 2012, NTV a transporté 912 580 voyageurs, qui ont voyagé dans 3 057 trains, cela avec une ponc- tualité de 95,9 %. Au cours du mois de septembre, 839 trains ont été mis en circulation avec une ponctualité de 97 % ; ces trains ont transporté 272 212 voyageurs, ce qui représente une augmentation de 41 % par rap- port au mois précédent. Mais quel progrès tout de même de pouvoir enchaîner, pour un prix raisonnable, Paris - Milan en TGV et Milan - Rome en AGV, le tout étant effectué de jour et en grande partie à 300 km/h… avec la «Ferrari du rail » ! � (1) Précisons que la liaison Internet est assurée par satellite avec une connexion UMTS, standard de télé- phonie mobile de troisième généra- tion (3 G), afin d’éviter les coupures intempestives dans les tunnels (il y en a beaucoup en Italie). (2) Et toujours sous courant continu 3000 V ! L’ETR 575.019, de NTV, assurant le train 9931 Milan Porta Garibaldi - Rome Tiburtina - Naples Centrale, arrive à l’heure à Rome Tiburtina (27 sept. 2012). N. Giambi RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 40 Alstom: la KZ 8 A, une loc géante pour la steppe kazakhe L’événement était de taille… l’engin aussi! Le 2 octobre 2012, à l’usine Alstom de Belfort, la première locomotive fret double KZ 8 A destinée aux Chemins de fer du Kazakhstan a été présentée aux officiels et à la presse. Pour construire, en partenariat avec le russe TMH, ce monstre apte à la voie large et aux conditions climatiques les plus extrêmes, il a quasiment fallu réinventer un engin, qui, de fait, n’a plus qu’un lointain rapport avec la Prima II. Mission accomplie en moins de deux ans! EXTEETPHOTOSDE P ATRICK L AVAL Actualité International Vue frontale de la KZ 8 A lors de sa présentation à l’usine Alstom de Belfort (2 octobre 2012). e 2 octobre, deux ans après la commande de 295 locomo- tives (200 KZ 8 A pour le fret et 95 KZ 4 A pour les voyageurs) par les Chemins de fer du Kazakhstan (Kazakstan Temir Jolii, KTZ) à Als- tom et à son partenaire russe Transmashholding (TMH), le pre- mier de ces engins électriques est symboliquement sorti d’un des bâtiments du site de Belfort, où il a été conçu et fabriqué, en pré- sence d’Étienne Butzbach, maire de la ville, de Henri Poupart- Lafarge, président d’Alstom Trans- port, et d’Askar Mamin, président des KTZ. Étant à écartement large de 1520mm, la locomotive n’a pas réellement effectué ses « pre- miers tours de roue » sur les voies de l’usine Alstom, mais s’est len- tement avancée sur huit chariots, soit un pour chacun de ses es- sieux. D’où le « 8 » de l’appellation KZ 8 A de cette double BoBo, d’une longueur totale de deux fois 17,5 m et d’une masse de deux fois 100 t. Bref, un monstre pour qui a l’habitude des locomotives occidentales! Il faut dire queles trains de fret que cet engin devra remorquer, avec son attelage automatique SA 3, pourront atteindre 9 000 t sur des rampes de 17 ‰ maxi- mum et que le client a spécifié une vitesse de 120 km/h. Alimenté sous 25 kV 50 Hz, cet engin déve- loppant jusqu’à 8 800 kW (ce qui en fait un des plus puissants du monde), qui présente une charge à l’essieu de 25 t, pourra exercer un effort de traction au démar- rage de 833 kN. La puissance de freinage par récupération atteint quant à elle 7600kW. Au besoin, cette double BoBo pourra être exploitée en unité multiple de trois BoBo par adjonction d’une « demi-locomotive ». Pour réaliser un tel engin, « porte d’entrée vers le marché des pays de la CEI », pas ques- tion de reprendre telle quelle une Prima II et de l’adapter, même si environ 20 % des élé- ments sont quand même com- muns. De plus, les deux « demi- sœurs » mettent en œuvre une chaîne de traction asynchrone à IGBT. Pour le reste, il a fallu comprendre les besoins des KTZ, tout en respectant le réfé- rentiel normatif Gost ( gosou- darstvenny standart, soit « standard d’État ») hérité de l’URSS. Le tout en 19 mois seu- lement, de la conception à la livraison de la première unité! Si Alstom bénéficiait de l’expé- JANVIER 2013 RAIL PASSION N° 183 41 Une demi-caisse de la loc kazakhe en construction dans le hall de l’usine de Belfort. Alstom • Constructeur: Alstom (Bel- fort) et TMH, à terme EKZ • Type: BoBo +BoBo • UM: BoBo +BoBo +BoBo • Masse en ordre de marche: • Charge par essieu: 25 t • Longueur: 2 x 17500mm • Largeur, hauteur: gabarit Gost (ex-URSS) • Écartement: 1520mm • Entre-axe des bogies: 8500 mm • Tension nominale: 25 kV 50 Hz • Puissance nominale: • Moteurs de traction: 2 x 4 moteursasynchrones triphasés • Chaîne de traction: 2 x 4 onduleurs à IGBT • Effort au démarrage: • Vitesse maximale en service: 120 km/h Fiche technique de la KZ 8 A Dessins S. Lucas Alstom/SP Élévation de la KZ 8 A des KTZ. RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 42 rience de ses massives locomo- tives chinoises, la prise en compte des exigences spéci- fiques des KTZ a entraîné des missions techniques sur place, suivies de réunions et d’échan- ges de retour d’expérience avec le client, alors que l’équipe Alstom de Moscou et le parte- naire russe TMH ont été mobili- sés pour la compréhension des normes Gost. Du fait de ces dernières, la KZ 8 A embarque les équipements de signalisa- tion et de sécurité russes (KLUB-U, homme mort TSKBM, radio RVS-1) et kazakhes (enre- gistreur de messages en cabine), ainsi qu’un dispositif de « conduite automatique » (optimisation de la consomma- tion d’énergie en tenant compte de la signalisation, des horaires et du profil), ainsi qu’un compteur d’énergie et un mode radiocommandé. Le tout avec un pupitre configuré pour la conduite à droite. Outre par ses performances techniques, cet engin se caracté- rise par les conditions météoro- logiques extrêmes sous les- quelles il sera appelé à fonc- tionner: un climat sec où la température peut varier de - 50 °C à +50 °C pendant l’an- née (et d’une trentaine de degrés dans la même journée) avec des problèmes de gel, de neige pou- dreuse, de condensation et de poussières. « Winteriser » une locomotive n’est pas une pre- mière pour Alstom, mais « entre - 40 °C et - 50 °C, il y a des dif- férences », comme le précise Jean-Marc Guillemin, chef de projet locomotives Kazakhstan. Par exemple, des composants électroniques et des joints d’étanchéité spécifiques ont été utilisés. Plus largement, la struc- ture de caisse présente une Actualité International De haut en bas et de g. à d.: un aperçu de l’impressionnante double caisse de la KZ 8 A le jour de sa présentation. À noter que l’engin a été placé sur des chariots en raison de son écartement large incompatible avec les voies qui desservent le site de Belfort; le long couloir de communication entre les cabines; le pupitre de conduite, configuré pour une circulation à droite, comme dans toute l’ex-URSS. Heist, de Furnes, d’Ostende, ou encore au sein même de cette ville. L’électrification est initiée en 1897 d’Ostende à Middelkerke. Le tram du Littoral se retrouvera de fait intégré à un vaste réseau grâce à des embranchements vers Dixmude, Westkapelle/Bruges, Sluis et Dunkerque. Mais bien plus que les deux conflits mon- diaux, l’apparition de la voiture dans les années 50 aura pour effet de réduire à sa plus simple expression cette constellation. envisage à moyen terme d’étendre à nouveau le réseau du tramway en Flandre, de Coxyde à Furnes. Par ailleurs, le prolonge- ment de la ligne de Zeebrugge à Bruges est à l’étude. Enfin, une extension transfrontalière Fur- nes - De Panne - Dunkerque est évoquée. À court terme, De Lijn va renforcer les fréquences, intro- duire des circulations directes sur Nieuport - Ostende - Blanken- berge et améliorer l’interface tramway-bus. De Lijn travaille aussi à accroître la fiabilité de l’infrastructure, ce qui, au pays des tempêtes de sable, n’est pas une vaine préoccupation… � JANVIER 2013 RAIL PASSION N°183 45 L’affectation des Flexity Outlook 2 de De Lijn De Lijn destine les 48 Flexity Outlook 2, tous bidirectionnels, qui lui seront livrés à partir de septembre 2014, selon deux configurations (sept ou cinq modules), aux réseaux de Gand (cinq lignes, 30 km, ouverture en 1875) et d’Anvers (12 lignes, 72 km, ouverture en 1873). Gand doit recevoir 10 rames à sept modules (capacité de 378 places), alors qu’Anvers sera pourvu de 10 rames à sept modules (380 places) et de 28 unités à cinq modules (266 places). Les nouveaux trams Bombardier à plancher bas sont destinés à remplacer les véhicules de type PCC, dont Gand (54 unités) et Anvers (155 unités) sont encore richement pourvus. Cet apport de «sang neuf» (l’équivalent de 10000 places) ne devrait, en revanche, pas faire ombrage aux Hermelijn (14 rames à Gand et 74 à Anvers, livrées à partir de 1999). Notons que De Lijn transporte annuellement, avec ses tramways et ses bus (environ 2250 véhicules), plus de 483 millions de passagers dans un territoire habité par 6,5 millions d’habitants… S. M. Schéma des améliorations à plus long terme : en plus du renforcement des fréquences y sont indiquées les extensions diverses déjà plus ou moins arrêtées. Rames en maintenance au dépôt de De Lijn d’Ostende (sept. 2012). Tram du Littoral à proximité de la gare SNCB d’Ostende (sept. 2012). Schéma des améliorations à court terme : renforcement des fréquences (en jaune) et mise en place de liaisons directes (en mauve). De Lijn/SP Schémas De Lijn/SP Les principaux arrêts desservis par le tram du Littoral. RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 46 ’est en 1982 que le musée du Transport urbain bruxel- lois (MTUB) a ouvert ses portes. Alors que s’est achevée sa saison, les bénévoles qui l’animent ont organisé un week- end festif autour des 60 ans des motrices PCC et du matériel de service. Durant deux jours, les 6 et 7 octobre, les visiteurs se voyaient proposer un billet unique à 5 euros permettant de visiter la collection exception- nelle du musée et de monter à bord de tous les tramways en circulation, tout en profitant d’une boisson offerte à la buvette. Il y avait donc du mon- de dès les premières heures de ce samedi d’autant qu’une brocante « tramviaire » était également organisée dans l’enceinte du musée. Pour l’occasion, le musée de Thuin (Hainaut) avait envoyé à Bruxelles la motrice PCC vici- nale 10409, typique de l’an- cienne Société nationale des chemins de fer vicinaux (SNCV). Exposées toute la matinée devant le musée, les motrices PCC se sont ensuite élancées par ordre d’ancienneté, la motrice 5001 en tête, vers Tervuren au milieu des trams 39 et 44 de la Stib, l’exploi- tant bruxellois. À l’arrivée, l’en- semble du parc s’est aligné dans la boucle de retournement du terminus pour permettre aux pho- tographes d’immortaliser cette réunion exceptionnelle. De retour vers le musée, les trams histo- riques ont ensuite assuré des cir- culations vers Montgomery et Ban Eik, terminus de la ligne 39. Le lendemain dimanche, c’est une impressionnante collection de matériels de service qui était présentée au public. Là encore, après avoir posé pour les pho- tographes devant la cour du musée, les tramways se sont élancés en ligne vers Tervuren. Parmi les motrices les plus an- ciennes, il était facile de recon- naître des matériels anciens transformés lors de leur réforme. D’autres convois plus récents sont venus se joindre à la para- de, musée pouvant aussi rimer avec moder nité. � Bruxelles: 30 ans de MTUB et 60 ans de PCC EXTEETPHOTOSDE P HILIPPE -E NRICO A TTAL Actualité International F. Droisy JANVIER 2013 RAIL PASSION N° 183 47 F. Droisy 1. Alignement de PCC dans la cour du musée. 2. Devant le musée, la motrice vicinale venue de Thuin a fière allure. 3. Au terminus de Tervuren, la motrice du 44 de la Stib attend les voyageurs au côté de la 7065 historique du musée. 4. Pour quelques mois au MTUB, une PCC de La Haye faisait également partie du cortège. 5. le second jour de la parade était réservé au matériel de service historique du MTUB, ici une dépanneuse. 6. Une motrice 7000 célèbre les 30 ans du MTUB. 7. De son petit nom «Caroline», la 7500, ici au carrefour Montgomery, a longtemps été la plus ancienne motrice en service sur le réseau bruxellois avant de rejoindre récemment les collections du musée. (Toutes photos, 6 octobre 2012, sauf la 5, prise le 7 octobre) RAIL PASSION N° 183 JANVIER2013 48 u cours de l’année 2012, plusieurs événements ont été organisés pour célébrer les 175 ans des Chemins de fer autrichiens. L’association histo- rique Ögeg (Österreichischen Gesellschaft für Eisenbahnge- schichte) a organisé un grand rassemblement de locomotives à vapeur dans son dépôt-musée d’Ampflwang, dans le nord du pays. Le samedi 30 septembre , plu- sieurs machines invitées ont pris la direction d’Ampflwang en tête de trains spéciaux vapeur. La 230 P 8 n° 638.1301 et la Pacific bavaroise S 3/6 n° 3673 Maffei de 1917 sont venues en double traction depuis Nördlingen et Mühldorf, en Bavière. La 41.018 puis la 01.533 tractaient un train depuis Salz- bourg alors que la 01.1066 prenait le départ depuis Passau, en Bavière. Plusieurs trains spéciaux également été mis en marche sur l’ancienne ligne minière de 10,7 km d’Ampflwang à Timel- kam (gare de bifurcation entre Salzbourg et Linz). Le dimanche 30 , un train-photo mixte payant était spécialement organisé pour les nombreux pho- tographes avec des Scheinan- fahrt, passages en vitesse dans la tradition germanique. À l’aller, c’est la 77.28, une 231 T, qui est en tête et au retour la WTK 4 industrielle, une série en service sur la ligne jusqu’à la fin des années 70. Malgré une météo capricieuse, le public était au rendez-vous, et l’organisation impeccable, à noter, contrairement à ce qui se passe en France, l’absence totale de gilet orange fluo et de bar- rières de protection… � Grand rassemblement vapeur pour les 175 ans des Chemins de fer autrichiens EXTEETPHOTOSDE F ABRICE L ANOUE Actualité International La 231 T 77.28 (basée au musée d’Ampflwang), de 1920, en tête d’un train mixte marchandises-voyageurs organisé pour les photographes, avec la participation de figurants, en direction de Timelkam (30 septembre 2012). JANVIER2013 RAIL PASSION N° 183 49 Les machines présentes au rassemblement • Machines du musée . (230) P 8 n° 638.1301 (Roumanie) de 1935 . (232 T) 78.618 Wiener Lokomotiv Fabrik Floridsdorf de 1938 . (231 T) 77.28 Krauss Linz de 1920 . (150) 52.7102 Wiener Lokomotiv Fabrik de 1943 . (150) 52.8186 Borsig de 1944, en cours de reconstruction . (141 T) 93.1394 Maschinenfabrik der Staatseisenbahngesell schaft de 1927 . (141 T) 93.1455 Lofag Floridsdorf de 19231 . (141 T) 93.1326 Lofag Floridsdorf de 1927 . (141 T) 86.501 Henschel de 1942 . (231) 01.533 Pacific, reconstruite en 1964, ex-01.116 Krupp de 1934 . (150) 44.661 Borsig de 1941 . (122) 770.86 Krauss de 1913 . (050) 657.2770 Malaxa (Roumanie) de 1938 . (150) 42.2750 Wiener Lokomotivfabrik Floridsdorf de 1948 . (150) 50.3519 Henschel de 1940 . (150) 52.3517 Krauss Maffei de 1943 . (150) 52.1198 Deutsche Waffen und Munitionsfabrik Posen de 1943 . (030 T) n° 17689 Wiener Lokomotivfabrik Floridsdorf de 1952 . (142) 1214 Malaxa (Roumanie) de 1939 . (040 T) 392.2530 WTK 4 Lokomotivfabrik Wiener Neustadt de 1927 • Machines invitées: . (231) S 3/6 n° 3673 Maffei de 1917 . (141) 41.018 Henschel de 1939 . (231) 01.1066 Schwartzkopff de 1939 Venue du musée de Nördlingen, la Pacific bavaroise S 3/6, 3673 dans sa numérotation d’origine, est à son tour présentée au public (29 septembre 2012). La 040 T industrielle WTK 4 ramène vers Ampflwang, à travers la campagne autrichienne, le convoi tracté à l’aller par la 231 T 77.28 (30 septembre 2012). C’est la foule des grands jours au dépôt-musée d’Ampflwang alors qu’une invitée, la 141 Henschel 41.018, de 1939, participe à la parade sur le pont tournant (29 septembre 2012). JANVIER 2013 RAIL PASSION N° 183 51 n 1962, entre mai et juillet, la SNCF mettait sous ten- sion un bouquet d’itinéraires aux quatre coins de son réseau, tota- lisant 354 km de lignes dont 296 km bénéficiaient du courant monophasé et 50 km du courant continu. Après Fouquereuil - Berguette-Isbergues, le 10mai suivent, en effet: • Fontoy - Audun-le-Tiche, en Lorraine, le 11 mai; • Montescourt - Aulnoye, maillon de la grande ligne de Belgique, le 15 mai; • Épernay - Reims le 18 mai; • Chézy-sur-Marne - Paris-Est et l’antenne Bondy - Gargan le 22mai; • Miramas - Marseille-Saint- Charles le 22 juin; • Berguette-Isbergues - Dun- kerque le 11 juillet. Ce programme marquait donc l’achèvement de l’électrification de deux grandes radiales, celles de Paris à Strasbourg et de Paris à Marseille, entamée pour l’une en 1956, pour l’autre dès 1949. L’équipement de la première a été réalisé au compte de deux projets distincts : Réding - Bâle, pour le parcours oriental Réding - Strasbourg (67km), et Est - Paris, pour Réding - Paris-Est Nancy, Châlons (435km). 50 ans nous séparent de l’inauguration officielle de la totalité du trajet Paris - Strasbourg. C’était le 9juillet 1962, avec la rutilante BB 16026, une date mémorable qui allait révolutionner l’en- semble des relations voyageurs non seulement entre Paris, La Lorraine et l’Alsace, mais aussi en direction de la Champagne- Ardenne, du Luxem- bourg et de l’Allemagne. L’occasion nous est offerte revenir en détail sur cette grande opération ayant occa- sionné huit ans de chantiers continus et un bouleversement considérable des équipements, de l’exploitation et des moyens de traction. En prolongement, G. Pourageaux Une UM de BB 27000 assure le transport de bois des Landes à destination de l’Allemagne, le convoi est surpris à la célèbre courbe de Reuilly, dans le secteur de Château-Thierry (15 octobre 2011). RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 54 trafic marchandises de Toul à Blainville. Connaissant un afflux de trafic militaire à l’automne 1939, elle est envahie par les trains de réfugiés se conjuguant avec le reflux de l’armée fran- çaise lors de la débâcle de mai- juin 1940. À l’armistice, elle sort sévèrement mutilée par de nom- breuses destructions provoquées sur les ouvrages d’art par le génie français pour tenter d’endiguer l’avance nazie. De plus, plusieurs gares ont été bombardées, cas de celles de Vaires, Château-Thierry, Épernay, Châlons-sur-Marne, Vitry-le-François, Revigny, Lérou- ville, Toul. La réannexion des territoires de l’Alsace-Moselle intervient aussitôt, avec gestion, comme avant 1918, du tronçon Nouvel-Avricourt - Strasbourg par la DRG. Durant le conflit, l’autorité alle- mande ordonne la dépose de deux des voies de Blainville à Sarrebourg pour ses besoins en 1944. À compter du 15 juin, compte tenu de la multiplication des sabotages en ligne, un mili- taire est placé tous les 100 m sur l’ensemble du parcours, ainsi que sur le contournement de Nancy. En préalable à la Libération par les forces alliées, de très violents bombardements anéantissent les nœuds ferroviaires de Noisy-le- Sec, Vaires, Châlons-sur-Marne, Bar-le-Duc, Nancy, Blainville puis Hausbergen. À cela s’ajoute un cortège de destructions d’ou- vrages d’art tout au long de l’iti- néraire. Les travaux de recons- truction (gares, triages, dépôts, postes d’aiguillage, bâtiments, ouvrages) vont durer plusieurs années, au moins jusqu’au début des années 50. Une des voies du quadruplement est déposée, vu le manque d’acier, en 1947 de Bar-le-Duc à Lérouville, puis de Mussey à Bar-le-Duc en 1948. Au cours de la décennie 1950, chaque année voit surgir de nouvelles améliorations horaires grâce à la modernisation de la traction. En 1956, lorsque la fée électricité s’installe côté Alsace, les meilleurs temps de parcours sont de 3 heures 34 pour Paris - Nancy et 5 heures 10 pour Paris - Strasbourg, à 99 et 97 km/h de moyenne com- merciale. Les différents types de trains sont remorqués de la façon suivante: • rapides et express réguliers, 241 A de Paris-La Villette, Bar- le-Duc, 231 G, K, de Paris-La Villette, Nancy, 231 K de Stras- bourg; • rapides et express supplémen- taires, trains de permission- naires, 141 P de Noisy-le-Sec, Châlons, Nancy et Strasbourg; • voyageurs omnibus, 230 K de La Villette, Château-Thierry, Châlons, 230 B, K, et 141 TB de Nancy, 230 F de Sarrebourg, 230 F et 242 TA de Stras- bourg; • banlieue de Paris, 141 TB de La Villette, Noisy-le-Sec, Vaires, 141 TC de Vaires; • trains de messageries, 141 P de Noisy, Chalons, Nancy; • trains de marchandises directs, 141 R de Noisy-le-Sec, Vaires, Châlons, Metz-Frescaty, Blain- ville, Hausbergen; • trains de marchandises omni- bus, 140 C de Noisy, Vaires, Coup de rétro 50 ANS DE TRACTION ÉLECTRIQUE SUR PARIS - STRASBOURG À Chézy-sur-Marne, une E 186 d’ECR avec un train de fret en direction de Paris (26 mai 2012). RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 56 Coup de rétro 50 ANS DE TRACTION ÉLECTRIQUE SUR PARIS - STRASBOURG Z 20500 sur un Transilien Meaux - Paris sur voie 2 bis à Vaires (15 mars 2012). Du matériel RATP sur la ligne 1 : la MI 09 1605/06 assure la marche d’un essai de captage sous 25 kV Épernay - Vitry-le-François (22 mars 2011). Un Transilien Paris - Meaux, avec une BB 81700 au crochet d’une rame inox, près de Lagny (30 mars 2009). T. Roux B. Collardey B. Collardey RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 58 Coup de rétro 50 ANS DE TRACTION ÉLECTRIQUE SUR PARIS - STRASBOURG pales, l’équipement en caté- naires intéresse les faisceaux impair et pair de Lérouville et les voies 1 bis de Nançois à Erne- court-Loxéville, 2 bis de Lérou- ville à Ernecourt. La mise sous tension est réalisée le 11 avril 1959, mais ne concerne que le trafic Paris - Metz avec échange machines vapeur-électrique en gare de Bar-le-Duc. En profitent les trains Paris - Metz - Francfort et certains des convois fret échangés entre Vaires, Châlons, et le bassin lorrain, notamment avec usage de BB 12000. Le 11 février 1960 c’est au tour du parcours Sarrebourg - Varan- géville d’être sous tension, avec les voies du triage RO de Blain- ville. L’étape transforme pour quelques mois la gare de Blain- ville en point de changement de traction, les BB 16000 relayant vers Strasbourg les 241 A, P, et autres 231 G en tête des trains de voyageurs, les BB 12000 et 16500 continuant vers l’Alsace avec les messageries et marchandises. À la suite est traité le parcours nord - sud joignant Pagny-sur-Moselle à Neufchâteau le raccordement de Frouard et Toul. S’y engouf- frent, dès le 8 septembre, princi- palement les BB 12000 au crochet des trains RA et RO; les quelques trains de voyageurs vers Dijon conservant leurs Pacific 231 G et autres 141 P de Nancy. Passage à Fossoy, dans l’Aisne, du train 450 Berlin - Paris mené par la BB 15018 (9 avril 2011). La BB 15063 sur un TER « vallée de la Marne » Bar-le-Duc - Paris près de Château-Thierry (3 septembre 2010). À Courtémont, aux environs de Dormans, la BB 115008, au train 839107 Paris - Bar-le-Duc (13 mai 2012). I. Gatumel R. Daugeron J. Quatorze RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 60 Coup de rétro 50 ANS DE TRACTION ÉLECTRIQUE SUR PARIS - STRASBOURG Les Z 6300 ont assuré un appoint du parc TER Lorraine. Ici, un élément à Lunéville (22 juillet 2003). La BR 186.335, de la DB, est vue à Lérouville en tête d’un train pour l’Allemagne détourné par la ligne 1 jusqu’à Frouard pour cause de travaux (22 juin 2012). B. Collardey T. Roux JANVIER 2013 RAIL PASSION N° 183 61 Engagée sur le train n° 839123 Paris - Saint-Dizier, la BB 115065, à Reuilly (26 mai 2012). En tête d’un train de fret pour l’Est, l’E 186.163, d’ECR, à Courtémont, près de Dormans (24 mars 2012). J. Quatorze J. Quatorze RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 62 avec des rames réversibles Est et RIB, les convois de permission- naires (3) et se partagent avec les BB 13000 les omnibus et trains de messageries. Transitoi- rement, les deux automotrices prototypes Z 8000 à 25 kV cou- vrent des liaisons semi-directes Nancy - Strasbourg. En trafic marchandises, les 16500 sont présentes en US ou UM sur l’en- semble de l’artère, tandis que les BB 12000 couvrent surtout le parcours à l’est de Châlons vers la Lorraine et l’Alsace. La venue jusqu’à Blainville et Hausbergen des lentes CC 14100 de Mohon et Thionville n’intervient pas en service régulier. L’apparition de diesels BB 66000 aux dépôts de Noisy, Nancy et Strasbourg permet d’assurer les trains de banlieue Paris - Gretz, les omnibus vers Épinal, Saint- Dié, une partie de ceux autour de Strasbourg et les dessertes fret en association avec des BB 63109 et 63500. La vapeur est donc totalement exclue de la radiale, sauf de Paris à Noisy, où résistent, pour peu de temps, les machines 241 A, P, de Chaumont, 231 G, K, de Troyes, aux trains de la ligne 4 vers Troyes, Mulhouse. Des relations voyageurs en amélioration constante À partir de 1965, la traction des trains Metz - Dijon et au-delà est confiée aux machines bicourant BB 25100 attachées à Chalindrey. Cette série prend aussi en compte la majorité du trafic RA et RO échangé entre le Nord, la Lorraine et le sud-est de la France. Les raccordements de Lérouville Est et Toul Ouest sont alors remis en service. Les marches des meilleurs trains gagnent quelques minutes avec par exemple, en 1968, Paris - Strasbourg en 4 heures 02, Paris - Metz en 2 heures 53. En 1972, l’élévation de la vitesse à 150 puis à 160 km/h du plafond de vitesse sur de longues sections autorise en 1972 un nouvel abaissement des temps de trajet à: • 2 heures 35 entre Paris et Nancy, à 136 de moyenne; • 3 heures 48 entre Paris et la capitale alsacienne, à 132 de moyenne; • 2 heures 40 entre Paris et Metz à 132 de moyenne. Outre les trois TEE Goethe,Sta- nislas, Kléber, assurés par des BB 15000, l’artère Paris - Stras- bourg voit circuler, à compter de 1974, les TEE Iris et Edelweiss, couverts de Bruxelles à Zurich avec les rames quadricourant des CFF. L’apparition progressive des nouvelles machines BB 15000 au dépôt de Strasbourg entraîne l’éviction des BB 16000 vers le Nord. À compter de 1984, les 22200 dijonnaises s’appro- prient les tournées Metz - Dijon à la place des 25100/25150 et s’invitent aussi sur Paris - Stras- bourg, mais sous la forme de timides apparitions. D’année en année, la trame grandes lignes est renforcée quantitativement avec suppres- sion des manœuvres de coupe et raccord des tranches Metz et Strasbourg à Bar-le-Duc. Une modernisation et un renforce- ment des installations sont mis en œuvre avec des fusions de postes faisant appel à des tech- niques modernes, cas des: Coup de rétro 50 ANS DE TRACTION ÉLECTRIQUE SUR PARIS - STRASBOURG La mise en service de la pre- mière étape de la LGV Est-euro- péenne, le 10 juin 2007, s’est traduite par l’exclusion de 53 des 60 BB 15000. Les TGV ont totalement bouleversé les des- sertes, avec des temps de par- cours fortement abaissés, soit: • Paris - Reims en 45 min (huit fré- quences) à 195 km/h de moyenne; • Paris - Metz en 1 heure 23 (neuf fréquences) à 226 km/h de moyenne; • Paris - Nancy en 1 heure 30 (11 fréquences) à 217 km/h de moyenne; • Paris - Strasbourg en 2 heures 17 (16 fréquences) à 196 km/h de moyenne. Ils sont présents sur la radiale entre Paris et Vaires, de Châlons à Bar-le-Duc, de Toul à Nancy (dont trois Metz - Dijon - Mar- seille/Montpellier), de Nancy à Lunéville (et Strasbourg pour une fréquence), de Réding à Strasbourg pour les relations Paris - Strasbourg - Allemagne et Intersecteurs de Lille, Rennes, Nantes, Bordeaux vers Stras- bourg. Grâce à eux, le trafic fructifie au-delà des espérances. Aujourd’hui, les BB 15000, toutes basées à Achères, ne cir- culent plus qu’en régime TER, entre Paris et Bar-le-Duc/Saint- Dizier, les BB 26000 sur les trains Bruxelles - Metz - Bâle et les TER Nancy - Strasbourg - Bâle. Des BB 25500 réversibles atte- lées à des segments de RIO, RRR, assurent, depuis 2008, des pres- tations au titre des TER Lorraine et Alsace à la place des BB 16500. Les matériels automo- teurs TER circulent, eux aussi, sous caténaire de la ligne 1, cas des: • B 82500 Île-de-France entre Paris, Noisy et Trilport; • Z 24500, Z 27500, Lorraine, Z 27500, B 82500, Alsace, de façon partielle entre Épernay et Strasbourg. Dans le domaine du fret, si les triages de l’axe (Noisy, Vaires, Châlons, Jarville, Hausbergen, Cronenbourg) ont perdu peu à peu leur activité avec les réformes successives, les BB 27000, 36000, 37000, doivent se partager les trains avec les engins des opérateurs privés présents sur différents itinéraires. Un demi- siècle bien rempli comme on le voit en améliorations de tous ordres, en attendant l’étape 2016 avec l’ouverture de branche est de la LGV Est, qui conduira les TGV à Vendenheim, aux portes de Strasbourg. Ceux-ci ne mettront plus que 1 heure 50 pour couvrir les 439 km depuis Paris, à 239,4 km/h de moyenne ! � (1) Les 17 km de Blesme à Saint- Dizier sont également équipés en caténaires à cette date. (2) Une relation rapide Paris - Franc- fort, sans arrêt jusqu’à Metz, est alors assurée par une rame automotrice diesel VT 08 de la DB. (3) Elles enlèvent également les trains transversaux LD/DL Tourcoing - Dijon de Châlons à Saint-Dizier. JANVIER 2013 RAIL PASSION N° 183 Un ICE de la DB Francfort-sur-le-Main - Paris sur voie 2 à Vaires (15 mars 2012). En livraison, en provenance des ateliers Alstom de Belfort, l’EuroDuplex 4716 file vers Villeneuve (3 juillet 2012). T. Roux B. Collardey RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 68 Bonnes feuilles LE MATÉRIEL MOTEURSNCF EN 2012 l y a des livres qu’on achète «comme cela», et d’autres dont on guette la sortie. L’ouvrage que Denis Redoutey nous pro- pose ici est assuré- ment de la seconde espèce… Il renoue avec une tradition qui nous accompagne depuis les années 60, depuis Jacques Defrance et Georges Mathieu. Je nous sais nombreux à accorder de la valeur à un tel travail. Cette recherche est nécessaire. Elle fait un point précis et sim- ple des flottes qui n’existe pas véritable- ment ailleurs. Elle sert la passion du plus modeste des amateurs comme le besoin du professionnel aguerri, recherchant le détail pour finaliser une intervention. Au-delà du travail de colla- tionnement métho- dique des données, fait avec les services de la SNCF et de la direction du Matériel, que je remercie, les compléments d’actualité appor- tés par Denis Redoutey sont véritablement utiles. Le lecteur découvre des chapi- tres entièrement nouveaux : celui sur les pantographes donne une extension technique docu- mentée par photos et dia- grammes, tandis que l’armorial des matériels nous rappelle l’ancrage du train dans les terri- toires. L’ouvrage voit enfin l’en- trée des matériels de Fret SNCF à l’étranger, du parc RATP circu- lant sur RFN et, bien entendu, des nouveaux matériels que sont Régiolis, Régio 2N et tram-train TTNG. Ces derniers matériels sont juste nés… Ainsi l’encyclopédie vit et s’ou- vre. Dans un monde ferroviaire où tout bouge vite, où chacun s’interroge sur l’actualité et ques- tionne les données disponibles, la forme même de l’ouvrage est adaptée. Voilà un livre de réfé- rence, qu’on a envie d’avoir tou- jours à portée de main. Un mot sur l’auteur, que je veux féliciter ici. Cheminot convaincu, historien et technicien talen- tueux, Denis Redoutey est de ceux qui n’opposent pas passé et Le Matériel moteur SNCF en 2012 La dernière édition de cet «incontournable» de la littérature ferroviaire remontait à 2007. C’est dire si la nouvelle était attendue… Les lecteurs ne seront pas déçus. Ils y trouveront, outre un inventaire le plus à jour qui soit du parc moteur SNCF – avec, pour les plus anciens matériels, une iconographie très largement renouvelée –, de nombreuses rubriques inédites qui font plus que jamais de cet ouvrage une somme indispensable aux amateurs. Marquages, pupitres de conduite, aménagements intérieurs, figurent parmi les nouveautés de cette édition 2012 du « Matériel moteur SNCF ». La BOUTIQUE La BOUTIQUE La Vie du Rail - 11, rue de Milan, 75009 Paris - Tél.: 0149707310 - Fax: 0149700177 Utilisez le bon de commande PAGE 67 LIVRES MODÉLISME Retrouvez notre catalogue en ligne et commandez sur www.boutiquedelaviedurail.com TRAINS, UNE AVENTURE HUMAINE ET TECHNOLOGIQUE. Des origines du rail aux trains électriques à grande vitesse d’aujourd’hui, ce coffret richement illustré vous emmènera à la découverte du monde fascinant des trains. Ce coffret contient 20 fac-similés de documents rares et passionnants. Réf.: 121 162 35 AUTORAIL X 73500 (JouefHJ 2144) Autorail X 73906, livrée neutre grand logo TER, SNCF. Époque V. Longueur: 335 mm. Échelle: 1/87 (HO). Réf.: 230379 LE TRAIN, UNE PASSION ALSACIENNE 1839 -2012 Cet ouvrage invite à un voyage dans l’histoire du chemin de fer en Alsace. Le parcours comprend 25 arrêts, qui sont autant de moments forts depuis l’ouverture de la 1 ligne, entre Mulhouse et Thann, en 1839, jusqu’à l’inauguration du TGV Rhin - Rhône, en décembre 2011. Plus de 230 photographies en couleurs et des cartes. 220 x 280 cm. 248 p. Réf.: 121 100 45 HISTOIRE DES CHEMINS DE FER DÉPARTEMENTAUX DE LA CÔTE-D’OR Premier livre consacré aux chemins de fer vicinaux qui s’étendaient sur l’ensemble de la Côte-d’Or. En 1888 sont inaugurées les premières lignes et le dernier train circule en 1948. De nombreux documents, photos inédites, plans, cartes et diagrammes illustrent un ouvrage indispensable à tout amateur épris aussi bien d’histoire de la Côte-d’Or que des chemins secondaires en France. 235 x 310 cm. 224 pages. 300 illustrations. Réf.: 121 204 Vidéo Rail Évasion n° 32 MADAGASCAR EN TRAIN Jean Dulez, amateur français vivant en Afrique du Sud, a parcouru les voies ferrées de la « Grande Île » (Madagascar) à bord d’une mythique Micheline et de trains de marchandises de la compagnie Madarail. Son film est complété par une introduction historique très documentée réalisée par l’équipe des Éditions du Cabri. Film bilingue français-anglais. Durée: 90 min. Réf.: 328 637 PARCOUREZ LA PROVENCE ET LA CÔTE D’AZUR À BORD DE LA BB 22245 Le 5 juin 2012, Jacques Chaussard a pris place à bord de la BB 22245 en tête du train TER 17487 Marseille - Nice. Durant ce voyage de plus de 2 heures 30, vous découvrirez, en sa compagnie, cet itinéraire prestigieux. Un trafic dense, la grande variété des convois croisés, une exploitation complexe, la beauté des paysages traversés, donnent à ce film un caractère particulièrement varié. Réf.: 328 635 AUTORAIL X 73904 ALSACE (JouefHJ 2137) Époque VI. Échelle: 1/87 (HO). Longueur: 330mm. Réf.: 230 366 AUTORAIL X 73654 BASSE-NORMANDIE (HJ 2131) Époque VI. Échelle: 1/87 (HO). Longueur: 330mm. Réf.: 230 365 AUTORAIL X 73918 LORRAINE (JouefHJ 2132) Époque VI. Échelle: 1/87 (HO). Longueur: 330mm. Réf.: 230 369 153 au lieu de 170 153 � au lieu de 170 153 � au lieu de 170 153 � au lieu de 170 DVD Rail Passion vous offre la jaquette du DVD En cabine de conduite d’une CC 72100 sur la ligne 4 (suite) De Troyes à Vesoul (1 partie) , inclus dans ce numéro*. (*) Offre réservée aux abonnés ayant pris l’option DVD. Pour les lecteurs ayant acheté le numéro en kiosque, le DVD peut être soit commandé, soit téléchargé ou regardé en streaming (voir pages 25 & 26). Vidéo Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé Conception Pascal Riffaud Ce film est exclusivement destiné à l’usage privé. Toute autre utilisation, notamment reproduction, prêt, échange, diffusion en public, télédiffusion, sans autorisation, est strictement interdite sous peine de poursuites judiciaires. En cabine de conduite d’une CC 72100 sur la ligne 4 (suite) De Troyes à Vesoul partie) Ultime radiale non encore électrifiée, la ligne 4 Paris - Bâle est mythique. Le sont tout autant les locomotives diesels CC 72100, ex-72000, qui la parcourent encore aujourd’hui. Si la mise en service de la ligne à grande vitesse Est-européenne lui a fait perdre beaucoup de son lustre d’antan – que sont donc les 469/8 Arlberg-Express et autres prestigieux rapides devenus ? –, la ligne 4, qui traverse, sans caténaire aucune, des campagnes demeurées intactes, n’en continue pas moins d’exhaler le charme suranné du chemin de fer des années d’après-guerre, tel qu’on le représente volontiers dans l’imagerie populaire… Un vrai contraste, en réalité, avec le professionnalisme « high-tech » de ceux qui roulent aujourd’hui sur la ligne 4 mais n’en apprécient pas moins, pour autant, ces machines de légende que restent les 72000, des machines dont les jours sont désormais comptés… Après avoir effectué le trajet de Paris à Troyes (DVD diffusé avec Rail Passion n° 172), nous vous proposons de continuer le voyage avec un parcours de Troyes à Chaumont, qui sera suivi d’une marche de Chaumont à Vesoul, laquelle fera l’objet du prochain DVD. Ph. H. Durée: env. 25 min. En cabine de conduite d’une CC 72100 sur la ligne 4 (suite) De Troyes à Vesoul partie) N. Giambi En cabine de conduite d’une CC 72100 sur la ligne 4 (suite) De Troyes à Vesoul re partie) RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 76 e petit train d’Artouste, dans les Pyrénées-Atlantiques, a fêté en 2012 ses 80 ans. C’est, en effet, en 1932 que ce train tou- ristique a été ouvert au public, ce qui, à l’époque, était vraiment une nouveauté. C’est lors de la construction du barrage d’Artouste, au début des années 20, que la Compagnie du Midi décida, devant les difficultés à acheminer hommes, matériaux et matériel sur le site de construc- tion, de réaliser une voie ferrée à flanc de montagne. Il a fallu trois années pour que la voie soit achevée, les travaux n’étant pos- sibles que l’été en raison des conditions climatiques: hivers longs et enneigés, températures basses, nous sommes ici en haute montagne. En 1929, les travaux terminés et le barrage en service, la Compagnie du Midi, n’ayant plus l’utilité du train, décide de déposer la voie. Mais très vite, devant la diffi- culté d’acheminer le matériel lourd et encombrant nécessaire à la maintenance des installa- tions du barrage, la voie est reposée. Et, peu à peu, devant la beauté majestueuse de la vallée d’Ossau, l’idée germe d’utiliser la voie ferrée pour promener les touristes visitant la région. En 1932 donc, faisant suite à la demande de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, la Compa- gnie du Midi ouvre la ligne au public, le petit train circulant les dimanches en juillet et août. Après l’interruption due à la guerre de 1939-1945, l’exploita- tion reprend, et, avec le dévelop- pement du tourisme à partir des années 60, le succès ne se démentira jamais plus. Le parcours, de 9,5 km, permet la découverte de la haute vallée de l’Ossau, dominée par le pic du Midi d’Ossau, qui culmine à 2884m. Au fil des lacets de la voie, qui serpente à flanc de mon- tagne, les voyageurs découvrent, émerveillés, une nature préservée Chemins de fer touristiques TEXTE ET PHOTOS DE ALAIN DUPIRE Deux vues permettant d’apprécier la beauté du parcours: à flanc de montagne et au voisinage des sommets pyrénéens (13 et 14 août 2012). Artouste: un montagnard octogénaire Ce petit train pyrénéen à écartement de 50, dont l’origine est liée à la construction du barrage d’Artouste, a fêté ses 80 ans d’exploitation touristique en 2012. L’occasion de mieux le connaître. et voient défiler devant eux la flore et la faune pyrénéennes. Rhododendrons, myrtilliers et framboisiers sauvages, aigles et vautours, marmottes, sans oublier vaches et brebis qui donnent le si délicieux fromage Ossau, peuvent être observés en toute tranquil- lité. Certains disent même qu’ils auraient aperçu l’ours… Côté technique, il s’agit d’un chemin de fer à voie étroite, et même très étroite, puisque l’écartement n’est que de 0,50m. La traction est assurée par des locotracteurs Whitcomb et Billard, répondant aux noms charmants de Loulou, Fifi autres Juju. Les voitures, panora- miques car ouvertes, présentent la particularité d’avoir des sièges réversibles, ainsi les passagers sont toujours orientés dans le sens de la marche, pour ne rien perdre du spectacle. Le tout, revêtu d’une seyante livrée rouge et jaune des plus lumineuses, a été restauré en 2006 et mis aux normes actuelles de sécurité. Chaque année, en moyenne, plus de 100000 touristes empruntent ce train touristique, le plus haut d’Europe, à 2000m d’altitude. Gageons qu’en 2012, année des 80 ans, et avec les événements festifs qui ont marqué cet anni- versaire, le record de fréquenta- tion aura été largement battu. En effet, pour bien marquer l’événement, la Société hydro- électrique de montagne (SHEM), propriétaire, Altiservice, l’exploi- tant, et la mairie de Laruns ont organisé 10 trains à thème, du train musical en juin au train des vendanges en septembre en pas- sant par les circulations noc- turnes des trains des étoiles filantes et de la voie lactée à la mi-août, le ciel des nuits pyré- néennes étant réputé pour sa limpidité. Alors, si vous passez par les Pyrénées, faites le détour par Artouste, et rendez-vous dans 20 ans pour le centenaire, à n’en pas douter grandiose ! � JANVIER 2013 RAIL PASSION N° 183 77 «Fifi» rejoint «Toto» au terminus du pic de Sagette (août 2010). G. Pourageaux G. Pourageaux Le locotracteur D 6 assure un mouvement entre le lac d’Artouste et le télécabine du pic de Sagette (août 2010). Affluence de rames panoramiques au tunnel de l’Ours (14 août 2012). Jouef Notre fabricant national nous a concocté une surprise pour cette fin d’année, qui n’avait pas été annoncée lors du dernier Salon de Nuremberg: il s’agit d’une petite locomotive à vapeur de type 030 TU qui sera déclinée dans plusieurs versions, dont deux sont déjà dispo- nibles depuis la fin de l’année. Pour le reste, les Z 24500 continuent d’arriver sur le marché. Les premières « danseuses » avec les cabines courtes ont été livrées aux détaillants fin décembre. L’autorail X 72500 est repoussé pour 2013, tout comme l’X 73500 Aquitaine. Roco Roco a présenté une exclusivité pour la France: une BB 9300 dans sa livrée «en voyage…». Par ailleurs, le moule des CC 72000 va recevoir de nombreuses corrections qui seront appliquées à partir des prochains modèles disponibles dans le commerce. La CC 6500 est toujours d’actualité pour le printemps 2013. LS Models/EPM EPM a présenté la version finale des RRR, qui sont désormais disponi- bles chez les détaillants. Des prototypes non peints des RTG étaient présents, leur commercialisation est prévue théoriquement en 2013. LS Models a publié un petit catalogue destinée à la France pour cette exposition, avec des références supplémentaires pour certaines nou- veautés annoncées précédemment. Le fabricant a également repris la distribution des produits Lemke pour la France. Ce dernier a ressuscité l’ancienne marque slovène Mehano. Laquelle vient de sortir une série de locomotives Class 66 et 77 aux couleurs de différents opérateurs dans sa gamme Prestige. Modélisme ÉVÉNEMENT PAR SPTÉPHANE ÉTAIX RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 Rail Expo 2012: le Salon d’automne des petits trains Cette année, le Salon Rail Expo s’est déroulé, comme d’habitude, le dernier week-end de novembre, mais dans les deux halls de l’espace Saint-Martin à Pontoise (Val-d’Oise) au lieu du Grand Dôme de Villebon (Essonne). Ce nouvel espace réservé aux Salons a permis d’augmenter considérablement la surface d’exposition que ce soit pour les réseaux (dont quelques-uns vous sont présentés) ou pour les fabricants de modèles réduits. Comme les années passées, ce rendez-vous ouvert au grand public a été un succès, en dépit de la conjoncture économique, attirant un nombre croissant d’amateurs de modélisme ferroviaire. Il nous offre l’occasion de faire un dernier point sur les nouveautés annoncées et sur les projets en gestation avant la Foire aux jouets de Nuremberg, qui se tiendra fin janvier 2013. Prototype de la caisse des RTG proposées par EPM. La BB 817086 dans sa livrée « en voyage…» de Jouef. Vapeur 030 TU : une surprise signée Jouef. N. Gérard N. Gérard S. Étaix Modélisme ÉVÉNEMENT PAR SPTÉPHANE ÉTAIX RAIL PASSION N° 183 JANVIER 2013 Régions et Compagnies: des bâtiments français d’hier et d’avant-hier Cette jeune firme artisanale commercialise des maquettes à l’échelle O, HO et N de bâtiments, ferroviaires ou non, réali- sés en carton plume découpé au laser. Le carton est déjà peint, patiné, contrecollé et prédécoupé. Seul un tube de colle à bois est nécessaire pour le montage. Les maquettes propo- sées par Régions et Compagnies sont représentatives des régions françaises avec, pour commencer, le Nord et la Normandie de l’époque des années 1900 aux années 60. Pour plus d’informations: www.regions-et-compagnies.fr S. É. Gérard Danguirel a décidé de reproduire l’intégralité de la gare d’Aurillac, telle qu’elle existait dans les années 80, à l’échelle HO, avec toutes ses installations annexes. Pour le moment, seul le dépôt, où les autorails ainsi que les diverses machines peuvent se reposer, a été réalisé, c’est ce qui nous est présenté ici. Il s’agit du premier module. Le matériel roulant est issu du commerce, mais certains engins ont été modifiés, notamment une BB 66400 afin de recevoir le soc permettant de dégager la neige l’hiver. Un chasse-neige Beilhack est en cours de construction. Le dépôt compte non seulement sa remise, mais aussi les cuves de gas-oil avec la station-service ainsi que ses annexes. Cette scène d’inspiration libre à l’échelle HO représentant l’artère impériale dans la Drôme avant son électrification, au tout début des années 60, quand la vapeur était encore la reine de la traction sur cette ligne. Ce diorama nous est présenté par M. et Mme Frère, résidant à Vesoul. Il est composé de cinq modules. Ici, la voie ferrée traverse sur un pont une rivière et la nationale 7 sur laquelle la circulation automobile commence à être dense. Des motards de la Gendarmerie sont même en train d’effectuer un contrôle routier. J- L. Beuzon J- L. Beuzon Photos: Régions et Compagnies La ferme et sa grange. Le dépôt de tramways à voie normale. La station-service Antar avec son petit garage. Commandez en ligne sur www.boutiquedelaviedurail.com Ève-Marie ZIZZA-LALU Découvrez l’art de cuisiner et de recevoir à bord des voitures-restaurants les plus célèbres en Europe. Jusqu’en 1994, la Compagnie des Wagons-Lits réussissait l’exploit culinaire de préparer un repas gastronomique dans les plus petites cuisines du monde. Confortablement installés à la table de l’ Orient-Express, du Transsibérien, du Train-Bleu, ou du Mistral, les passagers savouraient le plaisir d’être servis à table, sans souci des contingences, goûtant des mets préparés avec soin dans un décor en mouvement perpétuel. S’appuyant sur de nombreux témoignages, une collection inédite de documents et de menus d’époque, l’ouvrage richement illustré fait revivre une délicieuse époque côté scène et côté coulisses… 110 261 Bon de commande page 67 AU BON TEMPS DES WAGONS-RESTAURANTS Nouveauté 29 ,00 � En vente par correspondance à: La Vie du Rail - BP 30657 59061 ROUBAIX CEDEX 1
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