La Boutique de la Vie du Rail

La boutique spécialisée dans le train et le voyage ferroviaire

Rail Passion n°181

6,93 Toutes taxes comprises
RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 8 Actualité Brèves Les EuroDuplex s’imposent entre Paris et l’Alsace Les rames EuroDuplex (capacité unitaire de 509 places) ont investi, le 27 août, dernier les relations Paris - Strasbourg/Sélestat/ Colmar et couvrent depuis 34 des 112 TGV hebdo-madaires reliant la capitale à l’Alsace. Sont ainsi assurés (ces circulations s’effectuent en US) : le lundi, les TGV 2404 et 2410 Paris-Est - Strasbourg, 2365 Paris- Est - Colmar, 2358 Col-mar - Paris- Est, 2377 Paris-Est - Sélestat - Col- mar; le mardi, le mercredi et le jeudi, les TGV 2350 Colmar - Sélestat - Strasbourg (- Paris), 2365 Paris-Est - Colmar, 2358 Colmar - Stras- bourg (- Paris) et 2377 Paris-Est - Sélestat - Colmar; le vendredi, les TGV 2350 Colmar - Sélestat - Strasbourg (- Paris), 2365 Paris-Est - Colmar, 2433 Paris-Est - Saverne - Stras- bourg, 2358 Colmar - Strasbourg (- Paris), 2443 Paris-Est - Strasbourg, 2452 Strasbourg - Paris-Est, 2457 Paris-Est - Strasbourg et 2470 Strasbourg - Paris-Est; La deuxième phase des travaux du doublement de la ligne Toulouse - Saint-Sulpice (30,7 km), débutée le 30 avril, s’est achevée le 2 sep- tembre dernier avec la réouver- ture des lignes Toulouse - Maza- met et Toulouse - Albi - Rodez le lendemain. Ces travaux portaient sur la régénération de la voie existante et la pose de la seconde voie du dédoublement (18 km) en dehors des gares de Toulouse- Matabiau, Montrabé, Roquesé- rière et Saint-Sulpice, munies d’une voie d’évitement (1) . L’an prochain, du 2 septembre au 8 décembre (2013), la seconde voie sera raccordée aux anciens évitements cités, permettant sa mise en exploitation dans le cadre d’une commande centralisée Tou- louse - Tessonnières (CCTT), qui sera une adaptation de la CCVB (commande centralisée de voie banalisée) actuelle. Corrélative- ment, le BAPR sera mis en place entre Saint-Sulpice et Lavaur sur la ligne de Mazamet. Ces travaux La deuxième phase du doublement Toulouse - Saint-Sulpice achevée C’est à la fin 2012 que le public pourra monter à bord des rames du T 3 b sur le prolongement du tramway des Maréchaux de la porte d’Ivry à la porte de la Chapelle. Pour l’heure, l’infrastructure, quasiment achevée, sert de parcours de formation pour les conducteurs de la ligne. Les rames se succèdent ainsi à intervalle régulier, évoluant à petite vitesse, comme ici aux abords du très difficile carrefour de la porte de Pantin, où le tram doit se frayer un passage au milieu de la circulation automobile (10 septembre 2012). constitueront la troisième et dernière phase. Le BAPR sera mis en service en 2014 entre Tesson- nières et Albi, voire Carmaux. Par ailleurs, la ligne Toulouse - Rodez, fermée quatre mois jusqu’à Albi et durant les deux mois de l’été jusqu’à Rodez, s’est dotée d’une accessibilité améliorée avec des quais rehaussés et des rampes pour les PMR. 17 gares ont été traitées, dont celle de Tanus, non desservie depuis décembre 2006… B. Vieu • le samedi, les TGV 2420 Stras- bourg - Paris-Est, 2369 Paris- Est - Colmar, 2360 Colmar - Stras- bourg (- Paris) ; • le dimanche, les TGV 2369 Paris- Est - Colmar, 2360 Col-mar - Stras- bourg (- Paris), 2443 Paris-Est - Strasbourg, 2457 Paris-Est - Stras- bourg, 2465 Paris-Est - Strasbourg et 2460 Strasbourg - Paris-Est. Le recours à des EuroDuplex (qui induit une augmentation de 10 % de l’offre sur Paris - Strasbourg) s’explique par le report progressif des rames POS vers Lyria. Il permet aussi d’habituer les personnels ainsi que la clientèle à ce nouveau maté- riel. À l’exception des Paris-Est - Francfort et Francfort - Marseille, déjà assurées en EuroDuplex, la liai- son vers Stuttgart et Munich relè- vera des POS jusqu’au changement de service. Mais cette desserte reviendra également, avec le nouvel horaire, aux EuroDuplex, qui céde- ront en contrepartie les tournées intérieures aux TGV Réseau. S. Meillasson (1) Le détail de ces travaux étalés sur trois ans a été publié dans Rail Passion n° 171. S. Meillasson B. Vieu Ph.-E. Attal La voie régénérée à g. et la nouvelle voie à d. (6 sept. 2012). EuroDuplex sur un Paris- Strasbourg desservant Saverne (sept. 2012). NOVEMBRE 2012 RAIL PASSION N° 181 13 Rame TGV 4413 : la première tournée en nouvelle livrée Lyria Mercredi 26 septembre, par une journée bien pluvieuse, le lendemain de sa présentation officielle en gare de Paris-Lyon (voir page 11), la rame 4413 a assuré sa première journée de service sur les trains 9261 Paris - Lausanne et 9272 Lausanne - Paris. Hasard de la programmation du ser- vice, l’auteur de ces lignes a assuré la conduite du 9261 de Dijon jusqu’à Vallorbe, où un collègue CFF l’a remplacé, puis repris la rame le soir dans cette même gare-frontière pour assurer le 9272 jusqu’à Paris. Il a pu ainsi immortaliser la première tournée de la rame sous sa nouvelle livrée. S. A. Le 9261 assuré par la rame 4413 vient d’arriver en gare de Dijon. Arrêt en gare de Dole pour le 9261. Une fois arrivé à Vallorbe, le conducteur SNCF du 9261 est relevé par un conducteur CFF de Lausanne. À Lausanne, la rame 4413 va remonter à Paris avec le train 9272. Aux commandes, un conducteur CFF jusqu’à Vallorbe. Photos Sylvain Assez ’est probablement la plus incroyable success story chemin de fer d’aujourd’hui! Qui aurait imaginé un instant, en arpentant le faisceau de voies alors maigrement rempli, tant en visiteurs qu’en matériel roulant, de la Foire de Berlin, lors d’Inno- trans 1996 (premier du nom), que cette manifestation pro- grammée tous les deux ans deviendrait, un jour, l’unique et incontournable Salon mondial de l’activité ferroviaire? Qui, sur- tout, aurait pu prévoir pareille expansion, menée à un train d’enfer, en dépit des remous de l’économie? Pour sa neuvième édition, le Salon Innotrans, qui s’était ouvert le 18 septembre, a encore battu tous les records de fréquentation en accueillant, sur quatre jours, 126110 visiteurs professionnels en provenance de 140 pays, soit une augmentation de 19%! La manifestation s’achevait le week-end suivant (22 et 23 septembre) avec les désormais traditionnelles «portes ouvertes» sur l’exposition de matériel roulant présentée en plein air, pour lesquelles, là encore, les chiffres s’envolèrent littéralement, avec 19 081 visi- teurs, soit environ 6 000 de plus qu’en 2010. Pour la première fois, Innotrans mobilisait aussi la totalité des espaces disponibles, et, en parti- culier, les 26 halls d’exposition. Les 2 515 exposants (soit 272 de RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 14 Actualité Événement La Traxx F 140 DEME de Bombardier utilise des moteurs diesels industriels. Innotrans 2012 : Berlin, plus que jamais «planète trains» Du 18 au 21 septembre, le 9 Salon professionnel Innotrans a réuni, à Berlin, des spécialistes ferroviaires du monde entier. Comme de coutume, les trains de demain y étaient dévoilés. En voici un court aperçu préfigurant le reportage complet à paraître dans notre prochain numéro. EXTEDE P HILIPPE H ÉRISSÉETPHOTOSDE S YLVAIN L UCAS Le Coradia Nordic d’Alstom aux couleurs de l’opérateur suédois Skanetrafiken côtoie la Vectron de Siemens. NOVEMBRE 2012 RAIL PASSION N° 181 15 plus qu’en 2010) représentaient 49 pays différents. Et les 104 «premières mondiales» décomp- tées, cette fois-ci, sur les stands (deux fois plus nombreuses qu’il y a deux ans!) attestent, s’il en était encore besoin, que la vitrine de Berlin est devenue, au fil du temps, le lieu où toute la «pla- nète trains» se presse pour présenter ses dernières nouveau- tés… Plus de la moitié des visiteurs professionnels étaient étrangers à l’Allemagne, parmi lesquels des ressortissants de 30 autres pays qui, jusqu’ici, n’avaient jamais encore été représentés. C’est ainsi que, pour la toute premiè- re fois, une délégation d’une soixantaine de membres origi- naires des Émirats arabes unis avait fait le voyage de Berlin. Chemin faisant, Innotrans est aussi devenu un haut lieu du business ferroviaire avec, cette année, la signature de contrats pour une valeur globale proche de 2milliards d’euros. Comme de coutume, la partie la plus spectaculaire d’Innotrans résidait dans l’exposition de matériel roulant «en vraie gran- deur», avec 115 véhicules sta- tionnés sur 3,5km de voies. Parmi les plus innovants, on remarquait: la locomotive Traxx F 140 DEME de Bombardier, qui, pour la toute première fois sur un engin de cette catégorie, com- porte quatre «petits» moteurs diesels de type industriel; le tramway dit «Tramlink» de Voss- loh, préfigurant une gamme de produits totalement modulaires qui se distinguent par leur apti- tude à négocier, avec un excel- lent comportement dynamique, un tracé en plan aux courbes de très faible rayon tout en mino- rant bruit et vibrations; le pre- mier Inspiro de Siemens, avec trois voitures pour Varsovie qui préfigurent la nouvelle plate- forme «métro» du constructeur; le Coradia Nordic d’Alstom, recy- clable à 95% et qui peut circu- ler, sans aucune difficulté, par des températures hivernales de - 35°C; ou encore le nouveau matériel DT 8.12 de Stadler, taillé sur mesures pour le très spéci- fique réseau Stadtbahn de Stutt- gart, et basé sur la plate-forme tramway «Tango» du construc- teur suisse, qui, décidément, réussit une incroyable percée sur le marché des opérateurs alle- mands de transports urbains, après avoir remporté, cet été, l’improbable contrat du métro à petit gabarit de Berlin! Ces locomotives, éléments auto- moteurs, métros et tramways de demain, Rail Passion se propose, justement, de vous les faire découvrir dès son prochain numéro. À tout bientôt. Le tramway Tramlink de Vossloh préfigure une gamme de produits totalement modulaires. Le nouveau matériel DT 8.12 de Stadler, taillé sur mesure pour le réseau Stadtbahn de Stuttgart. RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 16 Actualité France près les grands chantiers liés à la réalisation de la LGV Méditerranée, concernant sa jonction en amont de Saint- Louis-les-Aygalades et le rema- niement de gare principale de Marseille-Saint-Charles avec PRCI (poste à relais à commande infor- matique), terminés en 2001, la zone ferroviaire de Marseille a connu, en 2008, des travaux d’augmentation de capacité, avec le doublement partiel de la ligne régionale d’Aix-en-Provence. Après une relative accalmie, un cortège d’autres opérations sont en cours en plusieurs points du complexe ferroviaire phocéen. Elles concernent: le renouvellement des voies principales entre L’Estaque et Marseille-Maritime-Arenc; la création d’une halte urbaine à Arenc-Euroméditerranée; le triplement des voies entre Marseille-Blancarde et Aubagne, qui constitue, et de loin, le projet régional de Paca le plus lourd; la réactivation du raccordement de Mourepiane, pour le fret. RVB entre L’Estaque et Marseille-Maritime-Arenc La ligne électrifiée accédant aux chantiers portuaires d’Arenc et de la Joliette, longue de 8 km, était, jusqu’à un passé récent, exclusi- vement réservée au trafic mar- chandises. Notons cependant que des trains-paquebots en corres- pondance à la Joliette avec les Vue d’artiste de la future halte d’Arenc-Euroméditerranée, dans la tranchée succédant au tunnel de Lajout. Le complexe phocéen en travaux Divers chantiers touchent aujourd’hui la plate-forme ferroviaire de Marseille et de ses environs. Le plus important d’entre eux a pour objet la construction d’une troisième voie principale entre Blancarde et Aubagne. EXTEETPHOTOSDE B ERNARD C OLLARDEY FRR RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 18 Actualité France toral vers Toulon, Nice et Vinti- mille. Le coût de cette opération, ins- crite au contrat de projet État- région Paca pour la période 2007- 2013, réévalué à 293 millions d’euros, est financé à parts égales par l’État, la région Paca, le conseil général des Bouches-du- Rhône, le solde (15%) étant à la charge de RFF. Après déclaration d’utilité publique dès le 25 sep- tembre 2003, ayant fait l’objet d’une approbation ministérielle le 19 août 2004, les acquisitions foncières, une fois achevées, ont permis d’engager les chantiers fin 2010. La cérémonie officielle de la pose de la première pierre a eu lieu le 19 novembre 2010 en gare de La Penne. L’opération a pour but de densi- fier le trafic TER à la sortie de Marseille grâce à une troisième voie principale tout en améliorant la régularité de la circulation des autres courants de trafic, notam- ment les TGV vers Toulon et la Côte d’Azur, les trains Intercités Marseille - Nice, les trains Téoz Bordeaux - Marseille - Nice et les convois de fret. Depuis l’électrification, avec section de séparation entre le 1,5 et le 25 kV au Km 5,4, en aval de Marseille-Blancarde, la section Marseille - Aubagne, can- tonnée au moyen du BAL (block automatique lumineux), com- portait quatre voies principales jusqu’à Blancarde, puis deux voies équipées d’IPCS (installations per- manentes de contresens), longées par une troisième voie paire sur 2 km servant à la desserte d’em- branchements au niveau de Saint-Marcel. Son tracé, en rampe de 8 ‰, est très curviligne sur les deux tiers du parcours, ce qui limite la vitesse à 90 km/h (100 pour les automoteurs) jusqu’à Marseille-Blancarde; 125 de Blancarde à Saint-Marcel (Km 9) ; 110 (120 automoteurs) du Km 9 au Km 10,2; 135 du Km 10, 2 au Km 15,5; 120 (125 automoteurs) du Km 15,5 à Aubagne. 1 2 1 0 1 1 7 9 6 8 5 4 3 COMPLEXE DE MARSEILLE Localisation des grands chantiers (Paris) (Paris par LGV Méditerranée) (Veynes) (Marseille-Prado) (Vintimille) (Miramas) 1 : 2 : 3 : 4 : 5 : 6 : 7 : 8 : 9 : 10 : 11 : Marseille (LGV Méd.)7 000 m Saint-Louis 476 m Consolat 165 m Soulat 797 m laCalade 395 m laMadrague 297 m Lajout 423 m Cannet 528 m Arenc 531 m Chartreux 523 m St-Charles 222 m Infographie V. Morell/Rail Passion Éléments AGC au départ des voies M et N de Marseille-Saint-Charles vers Miramas, qui desserviront la nouvelle halte d’Arenc-Méditerranée (6 juillet 2012). NOVEMBRE 2012 RAIL PASSION N° 181 21 viaire de Bordeaux » a été mis sur pied par Réseau ferré de France au début des années 2000. D’un coût total de 500 millions d’euros, il est financé par la Communauté européenne, l’État, la région Aqui- taine, la Communauté urbaine de Bordeaux, le conseil général de la Gironde et RFF. La première tranche, d’un mon- tant de 240 millions d’euros, cou- vrant un linéaire de 1500m, a consisté à construire le nouveau pont, supportant quatre voies, sur la Garonne côté aval du viaduc métallique à treillis supérieur à deux voies existant, dont la struc- ture vieillissante aurait nécessité de très gros travaux de mainte- nance. L’ouvrage neuf, du type mixte fer- béton, long de 467m, aux lignes fluides, encadré par les estacades de la Souys et de Paludate, a été mis en service en deux étapes (voir Rail Passion 134 et 153): • en mai 2008, pour les deux voies situées côté aval; • en mai 2010, pour les deux voies situées côté amont. Ces dispositions se sont accom- pagnées de la reprise de la tête des voies à quai de la gare voya- geurs de Bordeaux-Saint-Jean, avec entrée-sortie à 60 km/h pour les voies 1-8 et circulation mar- chandises, à 30 pour les autres, de la création d’une bifurcation au niveau de l’ancienne gare de la Benauge, supprimée, en concomi- tance avec la mise en service d’un nouveau poste central du type Infographie V. Morell/Rail Passion Ci-dessus: sous l’équipage métallique, ferraillage en cours de la dalle de l’estacade (17 juillet 2012). Ci-contre: vue en direction de Cenon de l’estacade réalisée par Eiffage (17 juillet 2012). RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 22 PRSI (poste tout relais à transit souple informatisé) remplaçant le PRS de 1980. En sus, un passage souterrain sous voies réservé aux piétons et aux cycles, avec sol consolidé par des palplanches, a été ouvert au niveau de la Benauge. La seconde tranche de travaux intéresse, cette fois, l’aménage- ment du tronçon de 2 000 m séparant les bifurcations de Cenon (1) de celles de Bordeaux- Benauge, dont le coût avoisine 260 millions d’euros. Elle vise le quadruplement des voies à l’est de celles existantes sur le territoire des communes de Cenon et Floi- rac. L’opération, dont l’enquête d’utilité publique a été lancée en octobre 2008, prévoit l’établisse- ment de deux voies nouvelles, désignées à l’avenir «voies 1 et 2 Saintes», sur une plate-forme à l’est des voies existantes. Cette solution, après diverses études techniques et concertation avec le public, a été jugée comme étant celle consommant le moins d’es- pace, dans un contexte urbain dense, tout en maîtrisant les contraintes liées à la fragilité des sols rencontrés. Ceux-ci appar- tiennent à une ancienne plaine alluvionnaire avec présence de vase en profondeur. Pour éviter le risque de déconso- les bases du remblai existant, il a donc été choisi de construire, à quelques mètres de distance, une estacade en béton sur une lon- gueur de 1410m s’inscrivant entre le nord de la halte de Cenon et le sud du pont-rail de l’avenue de l’Entre-Deux-Mers (CD 936). De part et d’autre de cet ouvrage, il a été prévu un élargissement du remblai, limité en pied par un mur de soutènement. Après les acquisitions foncières, effectuées à l’amiable, les dévia- tions de réseaux (gaz, électricité, eau, télécommunications), les démolitions de 25 maisons situées sur le tracé, les chantiers de génie civil ont démarré en septembre 2011 et sont programmés jus- qu’en 2014. Ils doivent concilier trois impé- ratifs majeurs: fragilité des sols, densité du milieu urbain traversé et proximité des voies ferrées en exploitation. Ils sont divisés en trois lots, le principal est constitué par la construction de l’estacade en béton armé, large de 11m, confiée à l’entreprise Eiffage TP, qui s’est déjà illustrée par l’édifi- cation du grand pont sur la Garonne et a établi sa base vie cours Victor-Hugo. Suivant la progression nord - sud, le marché Actualité France Vue d’artiste du futur pôle multimodal d’échanges de Cenon: à d., les nouvelles voies 1 et 2 Saintes. NOVEMBRE 2012 RAIL PASSION N° 181 23 attribué concerne un ruban de 1160m compris entre la rue du Maréchal-Foch et la rue Gabriel- Bès. L’ouvrage repose sur une série de pieux de 1,20 m de dia- mètre enfoncés à une profondeur de 20 m, pour atteindre le subs- tratum solide, espacés tous les 20,25 m, supportant des poteaux de 4 à 6 m de haut. La dalle, fer- raillée avec coulage du béton, haute de 1 m, est réalisée par tronçons de 30 m au moyen d’un équipage métallique roulant sur des poutres provisoires accro- chées aux poteaux. Des mesures sont prises lors de la réalisation des fondations pour limiter les vibrations. Outre la construction de l’estacade proprement dite, Eiffage est chargé du pont-rail sur la rue du Maréchal-Foch, dont le blindage des culées a été réalisé par avance, et de celui sur le bou- levard de l’Entre-Deux-Mers, de 20 m d’ouverture, enjambant deux fois deux chaussées rou- tières séparées, les travaux devant être exécutés au cours de l’hiver à venir. De plus, l’entreprise doit assurer le déplacement d’un bas- sin d’orage situé en bordure de la rue Émile-Combes. La seconde partie de l’estacade construire, soit 250 m, est confiée à un groupement d’entreprises autour de Vinci. Elle englobe la gare de Cenon, à transformer en pôle multimodal d’échanges (2), établie à cheval sur l’avenue Thiers, à quatre chaussées, em- pruntée par la ligne A du tramway de Bordeaux. Les travaux doivent s’étaler sur un an à partir de sep- tembre, avec construction de deux nouveaux quais voyageurs de 160 m de longueur, d’abris enveloppants, d’escaliers et ascenseurs. Plus au nord en bor- dure des voies Nantes, le remblai sera élargi et conforté, avec mur de soutènement reposant sur des pieux en béton vibré (dits «inclu- sions rigides») coulés dans le sol à moins de 2 m d’intervalle et sur- montés d’un socle rectangulaire. Enfin, le troisième lot concerne la zone succédant à l’estacade jusqu’à la Benauge, où le remblai doit être élargi pour recevoir les deux voies supplémentaires, avec mur de soutènement en bordure des rues Anatole-France et du 11- Novembre-1918. Sa réalisation est confiée au groupe NGE Guintoli. Parallèlement aux travaux quadruplement sont construits des murs-écrans antibruit desti- nés à préserver le cadre de vie des riverains tout en renforçant la sécurité des installations ferro- viaires par suppression des incur- sions sauvages le long des voies. Au total, un linéaire de 7650m de protections acoustiques, réa- lisé avec des matériaux absor- bants, couvrant une surface de 28350m , doit être érigé, avec un traitement architectural et paysager adapté aux secteurs tra- versés, mettant en œuvre l’al- liance du béton et de l’habillage bois, des lignes arrondies ou car- rées, des murs translucides ou végétalisés. Sa hauteur varie de 2 m à 2,50m et va jusqu’à 4m aux abords des immeubles collec- tifs comme au droit des tours Sel- lier, implantées côté pair (voir plan de localisation page 22). Durant toute la durée du chan- tier, RFF a veillé scrupuleusement au bon déroulement des travaux, avec la sécurité en ligne de mire principale. Il a insisté auprès des entreprises mandatées pour limi- ter les travaux nocturnes, réduire l’encombrement des voiries voi- sines et la durée des mises en sens unique de rues. L’information des riverains et des habitants en général a été soigneusement effectuée, soit par site Internet dédié, soit par des permanences d’accueil sur sites, soit par la dis- tribution systématique de feuillets d’information explicitant la nature des interventions, soit, enfin, par le biais d’un journal édité deux fois par an. Lors d’in- tervalles nocturnes, en mars 2012, le lancement de deux appareils de voie longs, posés en attente pour les futures voies 1 et 2 Paris, a été réalisé, le tracé modifié étant pro- grammé pour mai 2014. Une fois les tâches de génie civil achevées, en 2014, débuteront les travaux d’équipement ferroviaires, tels que la pose des voies 1 et 2 Saintes en LRS (longs rails soudés) avec traverses béton reposant sur dispositif antivibratile, des supports caténaires, des lignes de contact, de la signalisation. En outre, une nouvelle sous-station, alimentant les voies en 1,5kV, sera édifiée à la Benauge, à proximité de l’ancien stade Trégey. Tout devrait être ter- miné pour le 27 mai 2016, entraî- nant à la fois la suppression de la bifurcation de Cenon, prise actuel- lement à 70km/h pour les trains de la branche Nantes, la fin du ralen- tissement permanent à 60 édicté depuis 2008 de Cenon à Bordeaux, c’est-à-dire une année avant la mise en service de la LGV Sud- Europe-Atlantique, qui mettra Bordeaux à 2heures 05 de Paris- Montparnasse. Les deux voies nouvelles seront, par principe, réservées au trafic Nantes - La Rochelle - Bordeaux. Mais elles absorberont également l’ensemble des trains TER et de fret de et vers Libourne et au- delà vers Tours, qui rattraperont la ligne historique au moyen du raccordement de la Grave-d’Am- barès. � Un élément Z 2 engagé sur un TER Angoulême - Bordeaux en gare de Cenon: les deux voies supplémentaires seront construites à d. sur estacade (17 juillet 2012). (1) Initialement, cette bifurcation donnait trois directions en venant de Bordeaux: Bordeaux-Bastide, Paris et Nantes. Depuis 2005, la branche Bastide a été suppri- mée et les voies du raccordement circulaire déposées. Rappelons que, de Cenon à Benauge, la suppression des derniers passages à niveau en zone urbaine avait donné lieu, en 1975, à la création d’une plate-forme en remblai dite «de Galin». (2) Prévue pour être fréquentée à terme par 2000 voyageurs quotidiens, employés dans les quartiers sur la rive droite de la Garonne. taires, à livrer en 2016-2017. La commande, ferme, fait partie d’un accord-cadre signé en 2006 visant un maximum de 206 véhi- cules à plancher bas. Cette tranche, évaluée à environ 134 millions d’euros, porte le nombre total de tramways Flexity Berlin commandés à 142. La BVG avait, à l’origine, commandé quatre véhicules de présérie afin de les mettre à l’essai, puis 99 tramways en 2009. Le parc de Flexity Berlin compte actuellement 38 véhicules unidirectionnels longs, 53 bidirec- tionnels courts et 47 bidirection- nels longs. Cette commande permettra de retirer du service les véhicules à plancher haut fabriqués par Tatra à la fin des années 80. MÉTRO MTA - N EW Y ORK (É TATS -U NIS ) Bombardier Le 4 juin, Bombardier Transport a annoncé avoir signé un contrat d’environ 599 millions de dollars (482 millions d’euros) pour 300 voitures de métro avec la Metro- politan Transportation Authority (MTA), destinées à New York City Transit (NYCT). Ces nouvelles voi- tures, du type R 179, seront fabri- quées à l’usine Bombardier de Plattsburgh (État de New York). L’accord prévoit la livraison de 10 voitures-pilotes au troisième tri- mestre de 2014, les livraisons des voitures de série s’échelonnant de la mi-2015 à début 2017. B ART - S AN F RANCISCO (É TATS -U NIS ) Bombardier Le 14 juin, Bombardier Transport a annoncé avoir signé un contrat de fabrication de 260 nouvelles voitures de métro pour la San Francisco Bay Area Rapid Transit District (Bart). La valeur de cette commande s’élève à environ 631 millions de dollars (502 millions d’euros). Ce contrat comprend une première option visant la com- mande de 150 voitures ainsi que d’autres options qui, si elles étaient levées, porteraient à 775 le nombre total de voitures com- mandées. Ces nouvelles voitures doivent remplacer le parc actuel dans son ensemble et permettre une extension du réseau. Elles offriront, entre autres, un plus grand nombre de portes, un nom- bre plus élevé de sièges prioritaires pour personnes âgées et handica- pées, des sièges plus confortables, des porte-bicyclettes, un éclairage écoénergétique, des affichages numériques d’information inté- rieurs et ex-térieurs, un système amélioré d’annonces aux voya- geurs avec annonces automatisées et des caméras de sécurité embar- quées améliorées. Ces voitures seront assemblées l’usine de fabrication de Bombar- dier à Plattsburgh (État de New York). La livraison des 10 voitures de présérie est prévue au prin- temps de 2015 et doit être suivie d’essais complets sur le réseau du Bart. La livraison des 250 voitures de série est prévue entre le début 2017 et le printemps 2019. RATP - Î LE - DE -F RANCE Alstom Le 29 juin, le conseil d’adminis- tration de la RATP a confirmé la commande à Alstom de huit rames de métro automatiques MP 05 supplémentaires dans le cadre du prolongement de la ligne 14 jusqu’à Mairie-de-Saint-Ouen, conformément à la décision du Stif du 8 février 2012. Au total, 14 rames supplémentaires de six voi- tures sur pneus, chiffrées à 549 millions d’euros et financées par le Stif, seront mises en service NOVEMBRE 2012 RAIL PASSION N° 181 29 Rame Bombardier de la Metropolitan Transportation Authority (New York): 300 nouvelles voitures vont être livrées par le constructeur à la ville. Destiné à équiper la ligne A du RER francilien, le MI 09, cofabriqué par Alstom et Bombardier, offre une capacité accrue de respectivement 50% et de 40% par rapport au MI 84 et au MS 61. Photos Bombardier/SP RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 30 pour exploiter le nouveau tronçon de la ligne 14. N ANJING M ETRO - N ANKIN (C HINE ) NPRT Nanjing Metro a annoncé, le 3septembre, avoir passé com- mande de 15 trains (90 voitures) pour sa liaison rapide vers Lukou, l’aéroport international de la ville, à Nanjing SR Puzhen Rail Trans- port (NPRT), un consortium formé de Midas, une compagnie singa- pourienne, de Shanghai Alstom Transport Electrical Equipment et d’Alstom Transport. La ligne de 35,6 km reliera la gare du Sud, à Nankin, à l’aéroport, et comptera huit stations. Le contrat est estimé à 72,5 millions d’euros et le calen- drier des livraisons est prévu en 2013 et 2014. À noter que la coentreprise Thales Saic Transport, formée du français Thales et du chinois Shanghai Automation Ins- trumentation Co (Saic, une filiale de Shanghai Electric Corporation), a signé, le 30 août, un contrat de signalisation et équipera donc la ligne de son système SelTrac CBTC. KMRC - C ALCUTTA (I NDE ) / CAF Kolkata Metro Rail Corporation vient de commander 84 voitures, soit 14 trains d’une capacité de 2136 passagers chacun, pour la ligne est-ouest de la capitale du Bengale-Occidental. En obtenant ce contrat de 110 millions d’euros avec cette métropole de 21 mil- lions d’habitants, CAF raffermit sa place en Inde: le constructeur espagnol équipe déjà le Delhi Air- port Rail Link avec 48 voitures, qui viennent d’entrer en service. BVG - B ERLIN (A LLEMAGNE ) / Stadler Pankow « Les rames de métro berlinoises viendront à nouveau de Berlin », titre la presse locale. C’est, en effet, de l’usine Stadler de Pankow, un des arrondissements de la capitale allemande, que devrait sortir la prochaine génération du matériel roulant destiné aux lignes U-Bahn de petit gabarit du réseau BVG. Mais aussi de deux autres sites également situés à Berlin, donnant au total du travail à un millier de personnes. La compagnie des transports berlinois a commandé Stadler Pankow, filiale allemande du groupe suisse, une présérie de deux rames du type IK, à livrer d’ici 2015, qui devrait être suivie de 34 rames de série à partir de 2017, l’ensemble étant chiffré à 158 mil- lions d’euros. Destinées à rempla- cer les rames A 3 L 71, aujourd’hui quadragénaires, les IK compteront quatre caisses à intercirculation, dont le profil galbé présentera une largeur de caisse de 2,40 m, au lieu de 2,30 m actuellement pour le matériel de petit gabarit. Si, avec ses 330 voyageurs dont 80 assis, le futur matériel offrira 44 places assises de moins que le matériel actuel, à longueur égale, il offrira des espaces supplémentaires aux PMR et pour les bagages. Enfin, les rames IK devraient permettre la récupération de l’énergie en freinage. Il s’agit, en tout cas, du premier contrat remporté par Stadler dans le domaine du « vrai » métro, si l’on ne tient pas compte des métros légers de type tram à plan- cher haut. Et pour la BVG, il s’agit de la première commande de matériel roulant sur fer passée depuis la réunification à un autre constructeur que Bombardier. De fait, ce dernier a repris les anciennes usines AEG de l’Ouest et l’essentiel de l’ancienne industrie ferroviaire de l’ex-RDA, à l’excep- tion de l’usine de Pankow, reprise à Adranz par Stadler. Et si les tram- ways Flexity à plancher bas de Bombardier donnent satisfaction à la BVG, qui en a récemment passé une nouvelle commande, les rames de métro H et leur version petit gabarit HK (K pour « Klein- profil » ) livrées de 1996 à 2007 ont posé des problèmes techniques dont certains ont été résolus devant des tribunaux. D’où la pru- dence de la BVG, qui commande désormais des préséries pour « essuyer les plâtres » avant de lancer toute construction en série. Une démarche qui a d’ailleurs été suivie pour le tram de Bombardier, présenté à Innotrans dès 2008 pour la présérie, mais livré depuis 2011 seulement, après une soixan- taine de modifications. RER SL - S TOCKHOLM (S UÈDE ) / Alstom SL, l’autorité organisatrice transports du Grand Stockholm, a commandé à Alstom 46 rames automotrices X 60 de six caisses pour le Pendeltåg (RER) de la capitale suédoise. Chiffrée à 440 millions d’euros, cette tran- che, qui fait partie du contrat- cadre signé en 2002 par Alstom et SL, portera à 129 le nombre de rames du type Coradia Nordic en service dans le Grand Stockholm. Livrables à partir de 2016 par l’usine allemande de Salzgitter (Basse-Saxe), ces 46 rames seront affectées au renouvellement par- tiel du parc du Pendeltåg, ainsi qu’à l’extension de son réseau. Alstom précise que, sur la nou- velle tranche destinée à SL, l’équipement ERTMS sera « le plus récent », de même que les normes d’interopérabilité, qui seront satisfaites. RATP - Î LE - DE -F RANCE Alstom-Bombardier Le 29 juin, le conseil d’adminis- tration de la RATP a confirmé l’ac- quisition auprès du groupement Alstom-Bombardier d’une tranche optionnelle de 70 éléments MI 09 pour la ligne A du RER. Cette tranche de rames à deux niveaux, qui permettront de remplacer, d’ici 2017, les rames MS 61, remontant aux débuts du RER, fait suite aux 60 premiers élé- ments, dont la livraison a com- mencé en décembre dernier et devrait s’achever en janvier 2014, et qui sont destinés à remplacer les MI 84. L’acquisition des 130 éléments MI 09 représente un coût total « de plus de deux mil- liards d’euros, dont un milliard pour la tranche conditionnelle », 1,350 milliard financé par la RATP et 650 millions par le Stif dans le Actualité International ETR 610 (New Pendolino) : les CFF vont acquérir huit rames supplémentaires. Alstom/SP RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 32 a division Cargo (17 collabo- rateurs) du Chemin de fer rhétique (RhB) a produit 47 199 t- km en 2009. C’est nettement moins qu’en 2008 (52 412 t-km) ou qu’en 2006 (56 341 t-km). Comme ailleurs, la demande pour le fret ferroviaire dans le canton des Grisons a globalement dimi- nué. Selon les secteurs, cette baisse a été très accentuée (bois) ou bien modérée, voire nulle (construction, alimentation, huile de chauffage…). Ce repli n’enlève rien au fait le nombre de circulations fret régulières – les acheminements à la demande se font par le biais de trains mixtes MV, plutôt le soir – demeure important sur le réseau RhB, avec pas moins de 42 convois quotidiens. Leurs horaires sont particulièrement foison- nants. Circulent ainsi 13 trains sur Landquart - Coire - Albula - Samedan - Pontresina, 12 sur Landquart - Coire - Ilanz (- Disen- tis) (1), huit sur Landquart - Davos, quatre sur Samedan - Scuol et cinq sur Scuol - Zernez - Landquart. On l’aura compris, Landquart est central pour la production Cargo du RhB. C’est, en effet, à Land- quart qu’un chantier dédié per- met d’assurer l’interface entre les réseaux à voie métrique et à voie normale ou encore la route. Grâce à ses systèmes de préhen- sion (grues, ACTS) et à ses quais de transbordement, ce site per- met de traiter une grande variété de chargements, dont un nombre grandissant de conteneurs. Le RhB peut également transporter certains wagons marchandises CFF grâce à des véhicules spé- ciaux de Landquart à Thusis. Les wagons de marchandises ache- minés sur la ligne Coire - Arosa circulent incorporés aux trains de voyageurs. Le RhB maintient éga- lement une activité marchandises sur la ligne de la Bernina (Pontre- sina - Poschiavo - Tirano), qui est cependant légèrement contrainte Une UM de Ge 4/4 II du RhB, emmenée par la 630, avec un train de marchandises sur Ilanz - Landquart (9 juillet 2012). Le Rhétique veut croire en l’avenir de son trafic fret Malgré des chiffres en baisse, le trafic fret du RhB reste très significatif et la compagnie grisonne espère l’accroître grâce au développement du transport combiné. AR S YLVAIN M EILLASSON T. Keller RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 34 Vos plus belles photos Le TER 885660, reliant Briançon à Grenoble, aperçu sur le viaduc de Saint-Martin- de-Clelles, en Isère (22 août 2012 ; photo: Thibault Copleux). Le rail en Bourgogne Le rail en Bourgogne Le troisième et dernier volet de cette étude s’ouvre sur l’inauguration de la LGV Sud-Est et se referme avec celle de la branche est de la LGV Rhin - Rhône, deux nouvelles lignes qui ont profondément modifié la physionomie du trafic ferroviaire dans les régions considérées. Mais le réseau classique a également eu sa part avec la mise en œuvre d’un important programme d’électrifications au cours de cette période. RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 38 Le TGV s’empare du Sud-Est En dépit des améliorations apportées précédemment sur l’artère impériale, il est clair que sa saturation à certaines heures ne permettra plus aucune expansion du trafic. Or, dans les années 70, celui desmarchandisesest à son point culminant en France et les mouvements de voyageurs ne cessent de croître tant pour des motifs professionnels que pour les loisirs et vacances. Après diverses palabres, le choix d’une ligne nouvelle à grande vitesse entre Paris et Lyonest prise par le gouvernement, avec un tracé le plus direct pos- sible. Celle-ci, dont l’origine est à Lieusaint,à 30km de Paris-Lyon, traverse les terres de la Brie, la Seine à Monte- reau et entre dans le département de l’Yonne au Km 50. Au-delà de Sens, elle recoupe la forêt d’Othe, la ligne his- torique à Saint-Florentin et se déroule dans le passage val- lonné du Morvan, évitant Avallon par le nord. Sectionnant la ligne Nevers - Chagny à Montchanin, elle escalade les monts du Mâconnais, passe au large de la ville de Mâcon, puis traverse la Saône, où elle quitte la Saône-et-Loire pour l’Ain au Km 337 de Lieusaint. Conçue avec des courbes de 3200m, des rampes de 35‰, cette LGV à double voie banalisée, apte à 260km/h, équipée d’une signalisation en cabine, se caractérise par un point haut à l’altitude 488 au Km 218,2. Outre des raccorde- ments utilisables pour le trafic voyageurs à Saint-Florentin, Pasilly vers Aisy(Dijon), Mâcon Nord et Sud, un autre est ré- servé au service à Montchanin. Deux garesnouvelles ont été construites, au Creusot-Montchanin-Montceau-les-Mines et à Mâcon-Loché,et des voies d’évitement installées à Vau- mort, Tonnerre, Lacour-d’Arcenay. Des liaisons de report sont disposées tous les 20km en moyenne. Sur le territoire bour- guignon, la ligne comporte cinq viaducs, sur le Serein, le Saulieu, la Digoine, la Roche, la Saône, mais aucun tunnel. Le tracé réutilise, en Saône-et-Loire, une partie des lignes Montchanin - Saint-Gengoux et Cluny - Mâcon. La construction de cette infrastructure a nécessité l’enga- gement de trains de matériels depuis Saint-Florentin par l’ex-voie unique de Pontigny, depuis Montchanin et Satho- nay au sud. Profitant d’un tronçon achevé par avance dans le Tonnerois, la rame bicourant TGV 16réussit l’exploit de rouler à 380km/h au Km 156 le 26février 1981. Une première mise en service a été effectuée le 27septembre suivant entre Saint-Florentin et Sathonay avec le raccorde- ment Pasilly - Aisy vers Dijon. La desserte TGV, utilisant la ligne classique sur 170km jusqu’à Saint-Florentin, a d’abord porté sur 13 fréquences Paris - Lyon en 2heures40 dont trois prolongées Saint- Étienne, plus deux Paris - Dijonen 2heures07, uneParis - Besançon, deux Paris - Genève s’échappant à Mâcon. Un premier balayage des trains classiques de jour s’ensuit avec disparition des rapides 185/184, 5009, 187/5728, 5029/5012, limités à Dijon. Des liaisons Paris - Marseille et Montpellier sont ajoutées à l’été puis à l’hiver 1982. Cette fois succombent les 181/180 ex- Mistral, 5461/5524, 5025/5024, 5055/5054, remplacés au sud de Dijon par des mouvements Reims et Metz - Nice/Toulouse. Étude régionale LE RAIL EN BOURGOGNE ET EN FRANCHE-COMTÉ (3 partie) Une rame TGV SE au raccordement de Mâcon lors des débuts de la LN 1, en 1981. L. Pilloux/LVDR RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 40 Rennes et Nantes - Lyon shuntant Paris. Ceux-ci entraînent la réduction de quatre à trois des trains transversaux Corail Lyon - Nantes. En décembre1992, conséquence de l’ouverture partielle de la LGV Rhône-Alpes, la desserte Paris - Chambéry et Annecy est confortée, avec désormais cinq fréquences pour cha- cune de ces destinations. En juillet1994, en raison, cette fois, de la mise en exploitation du barreau d’interconnexion des TGV à l’est de Paris, la trame des TGV intersecteurs passe à quatre AR Lille - Lyon et s’enrichit d’un Lille - Montpellier/ Marseille, un Lille - Nice/Montpellier et un Lille - Marseille. À l’hiver suivant, il y a 11 fréquences Paris - Marseille/ Toulon, huit Paris - Montpellier/Béziers et deux Paris - Nice (quatre l’été). À la faveur d’incidents variés (déraillement de Mâcon le 14décembre 1982, arrachement de caténaires, travaux lourds en fin de journée), les circulations TGV ont emprunté en détournement, moyennant un allongement du temps de parcours, la ligne historique soit de Lieusaint à Saint- Florentin, soit de Saint-Florentin ou Pasilly à Mâcon. La montée en puissance des liaisons TGV se traduit no- tamment par un renforcement des fréquences sur Paris - Besançon, Genève, Grenoble, Paris - Marseille, Montpellier, ainsi que Bruxelles, Lille - Midi de la France, mais aussi à: • l’hiver 1996, par la création de deux AR Paris - Milan Modane, d’un Dijon - Lille, amorcé ensuite à Besançon, d’un Melun - Marseille, empruntant la LGV à Saint-Florentin ; • l’hiver 1997, par le cadencement à l’heure et aux 30 min en pointe sur Paris - Lyon, l’introduction d’un Dijon - Nice, d’un Eurostar Londres - Bourg-Saint-Maurice de jour, plus un de nuit un an plus tard ; • l’été 1998, par un troisième Nantes - Lyon ; • hiver 199 par un Thalys Rotterdam/Ostende - Bourg- Saint-Maurice les samedis. À ce moment, un TGV Bruxelles - Genève est également prévu, mais sa fréquentation insuffisante le condamne rapi- dement. La nuit, un convoi Sernam, circulant entre Valen- ton et Orange avec une BB 22200 à couple 200 TVM 430, utilise partiellement la LGV Paris - Lyon. Lors des samedis et pointes d’hiver,les TGV des neigesde Paris, Lille, Nantes/Rennes vers Saint-Gervais, Bourg-Saint-Maurice, Modane sont, eux aussi, en augmentation. En perpétuelle augmentation, le nombre moyen de circu- lations sur la LGV atteint alors 186 par jour entre 6 h et 23h, en amont de Pasilly, 160 en aval, avec des sommets à 350 les samedis de superpointe des vacances de février. De 1996 à 2000, une campagne de régénération de la superstructure a été menée sur la LGV de Saint-Florentin jusqu’à Mâcon et au-delà, avec travaux nocturnes de rem- placement de ballast et d’appareils de voie obligeant à des ralentissements glissants. À cet effet, des voies de garage ont été ajoutées à Sully et Vaux-en-Pré (Km 247 et 293). L’électrification des lignes du Bourbonnais et du pied du Jura Si la LGV Paris - Lyon a largement focalisé l’attention, la SNCF n’en a pas moins continué, pendant la montée en puissance de son trafic, à effectuer des opérations de modernisation localisées et à améliorer les relations sur le Étude régionale LE RAIL EN BOURGOGNE ET EN FRANCHE-COMTÉ (3 partie) Ci-dessus: Caravelle en gare de Pontarlier en février 1985. Ces engins ont assuré la desserte jusqu’en 1986 avant d’être remplacés par des Z 2. Page suivante de haut en bas: TGV en gare de Besançon-Viotte (août 1985); de 1981 à 1983, les TGV Paris - Lyon ont emprunté la ligne classique: ici, une rame au droit de l’aqueduc de la Vanne à Pont-sur-Yonne (juillet 1982). B. Collardey RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 42 • en 1988, le BMVU (block manuel unifié de voie unique) de Besançon au Valdahon. Longtemps en suspens, l’électrification de la ligne du Bour- bonnais en 25kV depuis le sud de Montargis est enfin enta- mée. Auparavant, pour supprimer le tunnel de Saint-Pierre- le-Moûtier, long de 651m, en mauvais état, une déviation de 2100m apte à 160 km/h a été construite en 1987. En parallèle, le parcours Saincaize - Moulins a reçu des IPCS (installations permanentes de contresens). En Bourgogne, la modernisation de l’artère vise l’introduction du BAPR (block automatique à permissivité restreinte) jusqu’à Fourcham- bault puis du BAL (block automatique lumineux) vers Nevers, de la création de voies de garage à entrée directe à Cosne avec PRG, de la refonte du plan de voies de Nevers avec allongement des quais et PRCI (poste à relais à com- mande informatique) avec suppression de l’arrêt général. La mise sous tension intervient en mars 1988 de Moret à Ne- vers, en septembre de Nevers à Saincaize, l’achèvement vers le sud jusqu’à Clermont n’étant effectué qu’en mars 1990. Dès lors, le trafic voyageurs, mettant en jeu cinq trains de jour avec BB 22200,est amélioré avec un temps de par- cours Paris - Neversramené à 1heure51. En profitent éga- lement quatre AR express Paris - Nevers et le trafic fret. Il existe toujours un train de nuit de Paris vers Nîmes/Béziers. Une fusion de postes avec PRG, assortie de simplification du plan de voies, touche la gare de Vesoulen 1990. Fin jan- vier 1991, la ligne 16.5 Aillevillers - Port-d’Atelier, qui avait été mise à voie unique en 1974 et avait vu passer des ex- press Metz - Dijon, est abandonnée au profit de l’itinéraire électrifiée de Toul à Chalindrey. En dernier ressort, elle n’écoulait plus que deux TA Chalindrey - Épinal, un train de nuit périodique Épinal - Nice et un train de permission- naires en fin de semaine Épinal - Avignon. Profitant de l’électrification en 25kV de l’antenne indus- trielle de Tavaux en mars 1991, il est procédé à la mise en place d’une section de séparation avec le 1,5kV en amont Étude régionale LE RAIL EN BOURGOGNE ET EN FRANCHE-COMTÉ (3 partie) De haut en bas et de g. à d.: la rame RAe 1052 des CFF quitte Frasne pour Berne (21 avril 1987); avant l’électrification Frasne - Saint- Amour, un X 2800 au départ de Lons- le-Saunier pour Besançon (10 septembre 1990); le TGV 22 Lausanne - Paris dans les gorges du Fourperet, où coule le Doubs, près des Longevilles- Rochejean (17 juillet 1990). Photos B. Collardey NOVEMBRE 2012 RAIL PASSION N° 181 45 de la bifurcation côté Dijon. Cela permet le déséquipement de la gare commutable de Dole,devenant ainsi inaccessible aux engins à courant continu. À ce moment, la voie unique Auxonne - Gray, partiellement neutralisée depuis 1952, est rouverte au fret en totalité pour l’évacuation de trains de céréales. Avec l’instauration du régime unique d’acheminement, triage de Gevrey centralise le tri des wagons de toutes natures, celui de Perrigny conservant sa fonction relais Nord-Est - Sud-Est. Autre conséquence, la vitesse des trains de fret, qui avait été portée précédemment de 60 à 75km/h puis à 80 à l’été 1972, va atteindre 100km/h, permettant leur meilleure inscription au graphique sur les grands axes. Plusieurs messageries accélérés transportant des caisses mobiles sont eux autorisés à 120km/h voire 140 et identi- fiés ME 120, ME 140. En 1992, les voies ferrées franc-comtoises incluses dans le département de la Haute-Saône sont transférées de la région SNCF de Nancy à celle de Dijon. Le service voyageurs est alors éliminé à l’automne sur la voie unique Belfort - Delle, mais un trafic fret en transit vers l’Italie via la Suisse subsiste un moment pour soulager le point-frontière de Bâle. Les bicourant BB 26000,après de longs essais, se sont im- plantées sur Paris – Marseille puis, par la suite, sur Paris - Clermont-Ferrand ainsi qu’en direction de l’Est et des Savoies, tandis que les CC 6500 sont peu à peu reléguées au trafic fret. Les ancestraux 5051/5050 (ex-51/52) disparaissent de l’artère impériale à la fin de l’été 1994. Celle-ci, du fait du raz de marée TGV, accuse un volume de trains de jour et de nuit en nette réduction. Le modèle TER prôné par les régions Franche-Comté s’affirme notamment au point de vue du Ci-contre: engagé sur une navette Nevers - Saincaize, un X 4500 arrive à son terminus (24 juin 2006). Ci-dessous: pour le anniversaire de Paris - Dijon, arrivée à Blaisy-Bas d’un « Mistral» spécial tracté par la CC 7107 (18 septembre 1999). Photos B. Collardey RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 46 Étude régionale LE RAIL EN BOURGOGNE ET EN FRANCHE-COMTÉ (3 partie) Lignes fermées au trafic voyageurs sur l’ex-réseau PLM en Bourgogne et Franche-Comté Ligne ExploitantSectionDépartementDate KMKM DKM totalDVNotes et utilisation actuelle 1930-1939 Cercy-la-Tour - Bourbon-Lancy-le-Fourneau - PLM 58-71 43,0 43,0 Rouverte durant la guerre (été 1940, Gilly-sur-Loire MV depuis le 06/10/1940-1945), voie verte (Cercy-la-Tour - Gilly-sur-Loire) L’Hôpital-du-Grosbois - Lods PLM 25,0 25,0 Voie verte (L’Hôpital-du-Gros-Bois - Ornans) Tamnay-Châtillon - Château-Chinon PLM 05/04/3223,1 23,1 Montagney - La Barre PLM 70-39 17,0 17,0 Monéteau-Gurgy - Pontigny PLM 26,2 26,2 Voie unique, mais la plate-forme était prévue St-Florentin-Vergigny pour 2 voies Avallon-bif-L’Isle-Angely-Nuits-sous-Ravières PLM 43,5 43,5 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945, MV) Champagnole - Conliège - Lons-le-Saunier SNCF 43,3 43,3 Sentier (en partie) Dole - Mont-sous-Vaudrey SNCF 05/05/3820,3 Chemin de fer touristique en projet depuis 39,7 2007 (Val d’Amour) Mont-sous-Vaudrey - Poligny SNCF 19,4 (Clamecy) - bif 2 Beaugy - Entrains SNCF 05/05/3823,0 XRouverte durant la guerre (06/10/1940-1942), ligne mise à voie unique en février 1943 Entrains - Cosne-sur-Loire SNCF 37,2 60,1 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1942), ligne mise à voie unique en février 1943 Clamecy - bif 2 Beaugy SNCF 05/05/382,4 XRouverte durant la guerre (06/10/1940-1945), ligne mise à voie unique en février 1943, 71,9 projet de réouverture bif 2 Beaugy - bif Nevers - (Nevers) SNCF 05/05/3869,5 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945), projet de réouverture Chagny - St-Loup-de-la-Salle - Allerey-sur-SaôneSNCF 22,4 22,4 St-Gengoux - Montchanin SNCF 25,8 25,8 Rouverte durant la guerre (15/10/1940-1943 en totalité et de 1943 au 08/05/1948 d’Étiveau à Genouilly) (Seurre) - bif St-Amour - Allerey-sur-Saône SNCF 21-71 17,0 17,0 XRouverte durant la guerre (06/10/1940-1945) Beaune - bif - St-Loup-de-la-Salle SNCF 21-71 10,2 10,2 Gray - Villers-les-Pots - St-Jean-de-Losne SNCF 70-71 01/07/3854,6 54,6 XRouverte durant la guerre (06/10/1940-1945), ligne mise à voie unique en 1942 St-Germain-du-Plain - Louhans - SNCF 71-39 49,6 49,6 XRouverte durant la guerre (06/10/1940-1945), Lons-le-Saunier P 3 - (Lons-le-Saunier) ligne mise à voie unique en 1942 Nuits-sous-Ravières - bif Ste-Colombe- SNCF 89-21 01/07/3833,5 33,5 XRouverte durant la guerre (09-12/1939 et sur-Seine - (Ste-Colombe-sur-Seine - 06/10/1940-1941 + quelques trains en 1943), Châtillon-sur-Seine) ligne mise à voie unique en 09/1942 Montargis - Triguères SNCF 02/10/3822,3 XRouverte durant la guerre (06/10/1940-1945), ligne mise à voie unique en mars 1955, train touristique Triguères - Courtenay SNCF 13,1 61,9 XRouverte durant la guerre (06/10/1940-1945) Courtenay - Sens-Lyon SNCF 45-89 02/10/3826,5 XRouverte durant la guerre (06/1940-1945), ligne mise à voie unique (Pouilly-sous-Charlieu) - bif Clermain - CharlieuSNCF 02/10/385,7 24,6 Charlieu - La Clayette-Baudemont SNCF 18,9 Fontenoy - St-Sauveur-en-Puisaye SNCF 02/10/387,6 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945), train touristique St-Sauveur-en-Puisaye - Gien SNCF 89-45 48,5 56,1 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945), sentier Triguères - Toucy-Ville - Toucy-Moulins - SNCF 45-89 10/10/3847,8 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945), Fontenoy train touristique (Triguères - Fontenoy entre 06/1987 et 10/1991 et depuis 08/1999) et 77,0 vélorail (St-Martin-sur-Ouanne - Villiers- St-Benoît) Fontenoy - Surgy SNCF 89-58 29,2 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945) Toucy-Moulins - Auxerre-St-Amatre SNCF 27,0 29,7 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945) Auxerre-St-Amatre - Auxerre-St-Gervais SNCF 10/10/382,7 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945) Montbéliard - Audincourt SNCF 05/12/385,6 19,4 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945) Audincourt - Morvillars SNCF 25-90 13,8 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945) Voujeaucourt - Pont-de-Roide SNCF 05/12/3815,8 27,1 Pont-de-Roide - St-Hippolyte SNCF 11,3 Italique: correspondance à proximité avec un cdf secondaire. KM D : kilomètres déposés. DV: double voie. Bourgogne: départements 21, 58, 71, 89. Franche-Comté: départements 25, 39, 70, 90. NOVEMBRE 2012 RAIL PASSION N° 181 47 développement des dessertes avec déclassement de certains petits express, comme entre Dijon et Reims, Paris et Dijon, Dijon et Lyon, Dijon et Besançon, etc. Pour supprimer un hiatus thermique entre la Franche- Comté et Rhône-Alpes, l’électrification en 25kV de la ligne du piémont jurassien, formé de deux tronçons(l’un à double voie de Franois à Arc-et-Senans, l’autre à voie unique de Mouchard à Saint-Amour) est démarré en 1993, avec détournement, pendant les travaux, des liaisons Stras- bourg - Lyon en journée la ligne de la Bresse, ou par Mâcon, Perrigny raccordement et Dole. Ceux-ci portent sur une amélioration de la voie et de l’accès aux gares de croi- sement (60km/h au lieu de 40) avec un évitement supplé- mentaire à Orbagna, au sud de Lons-le-Saunier, l’allonge- ment des quais de cette gare, l’installation du BAPR conjugué avec du BAL à la traversée des gares équipées de PRCI télécommandés depuis Saint-Amour. Inaugurée le 5 septembre 1995, cette modernisation s’ac- compagne de l’élimination des RTG, remplacées par des rames Corail réversibles avec des BB 25200puis, en 1998, avec des BB 26000.À l’été, le train de nuit survivant sur l’itinéraire passe à la trappe. Quelques années durant, quelques trains de fret étaient réapparus, évitant le détour par Dijon, mais cette formule a été rapidement abandonnée. Également en 1995, la ligne de l’Azergues, ex-itinéraire bis de Paris à Lyon, vu son trafic devenu très faible, est mise à voie unique avec block manuel unifié de Paray-le-Monial à Lozanne, avec un seul évitement, à Lamure-sur-Azergues sur la région de Lyon. A contrario, sur la ligne de Bresse, confrontée à un gros trafic fret vers l’Italie, des IPCS per- mettant de libérer des créneaux pour les travaux sont intro- duites de Louhans, avec un PRCI, à Saint-Amour. La fermeture au trafic voyageurs de Saint-Florentin - Troyes en septembre 1996 sera l’avant-dernière enregistrée en Bourgogne. En 1997, une réorganisation horaire sur Paris- Belfort - Mulhouse donne huit trains de jour, plus celui de nuit ex- Arlberg-Express. De haut en, bas: la BB 26036 en tête d’un Lyon - Strasbourg, à Saint- Lothain, dans le Jura (21 juin 2008) ; exercice de levage avec la grue Kirov à Perrigny, dont elle dépend (25 oct. 2006). O. Julian S. Assez En chute libre, les trains autocouchette ré- duisent la voilure, tandis qu’en trafic fret,vu la fermeture des débords des petites gares et la fercamisation, la baisse des transports est sensible. Les transports de conteneurs sur de longues étapes prévalent désormais entre Lille, Valenton et Vénissieux, Avignon, Mar- seille-Canet, de Belgique en l’Italie Quévy, Aulnoye, Longuyon, Chalindrey, Perri- gny, Modane. Après la pose de BAL entre Santenay et Chagny en 1986 du BAPR est introduit sur Montchanin et Santenay en 1994, puis de Nevers à Imphy en 1998, faisant reculer le block manuel ex-PLM sur cette transversale accueillant, en superpointe d’hiver,de Nevers à Chagny, des trains de skieurs de Quimper, Nantes vers les Savoies. Alors qu’elles avaient évincé les ETG sur la liaison Cler- mont - Besançon, les RTG capitulent fin 1998 et sont rem- placées par des EAD X 4750. En 2000, la mine découverte de Monceau, la dernière en activité sur le sol bourguignon, cesse d’extraire du charbon. L’ouverture de la LGV Med amène un surcroît d’activité sur la LGV Paris - Lyon Dans la perspective de la future LN 5, reliant Valence aux portes de la cité phocéenne, la LN 1, approchant des 20 ans de service, dont la superstructure a été récemment rénovée, doit faire l’objet d’aménagements pour augmenter son dé- bit. Ceux-ci concernent un resserrement de l’espacement des circulations de 5 à 4 min, obligeant à redécouper des cantons, pour obtenir un intervalle de 2000 m au lieu de 2300m. De plus, l’alimentation en énergie doit être renfor- cée, avec la pose d’un sur plusieurs sections et une sous-station supplémentaire insérée à Villechétive, près de Vaumort, au Km 96. Moyennant des retouches à la voie, la vitesse a pu être portée de 270 à 300km/h sur: • la voie 1 du Km 50 (limite Yonne) au Km 205, du Km 226 au Km 254, du Km 334 au Km 337 ; • la voie 2 du Km 337 au Km 336, du Km 256 au Km 228, du Km 194 au Km 50. RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 48 Étude régionale LE RAIL EN BOURGOGNE ET EN FRANCHE-COMTÉ (3 partie) Le TGV 9268 Lausanne - Paris, assuré par la rame tricourant 112 des CFF, ornée du logo Lyria, à Cramans, à la frontière du Jura et du Doubs (22 août 2011). Gissey-sur-Ouche - Bligny-sur-Ouche SNCF 21-71 43,4 43,4 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1944) Épinac-les-Mines La Maison-Dieu - Époisses SNCF 58-21 12,1 24,9 Époisses - Semur-en-Auxois SNCF 06/02/3912,8 Pontarlier - Gilley SNCF 23,3 23,3 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945), transformée en route (N 57 - E 23, à proximité de Pontarlier), voie verte Pontarlier - La Cluse-et-Mijoux - Vallorbe SNCF 25-Suisse18/04/3926,0 26,0 Voie établie en tronc commun avec la voie Pontarlier - Neuchâtel jusqu’à la gare de La Cluse-et-Mijoux, voie déposée puis remise en place, train touristique depuis 1993 Chalon-sur-Sâone - St-Marcel-lès-Chalon SNCF 15/05/394,8 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945), projet de réouverture St-Marcel-lès-Chalon - St-Germain-du-Plain - SNCF 71-01 73,0 77,8 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945) Cuisery - St-Trivier-de-Courtes - Montrevel - Bourg-en-Bresse La Clayette-Baudemont - Clermain SNCF 31,4 31,4 Paray-le-Monial - Beaubery - Clermain - SNCF 53,6 53,6 Rouverte durant la guerre (09/1943 - été Ste-Cécile-la-Valouze - Cluny 1947), la plate-forme a servi à la construction de la N 79 - E 62 entre la Fourche (commune de Vendenesse-lès-Charolles) et la Valouze (commune de Ste-Cécile) sur 25 km Total =404,0778,11 182,1 Ligne ExploitantSectionDépartementDate KMKM DKM totalDVNotes et utilisation actuelle Lignes fermées au trafic voyageurs sur l’ex-réseau PLM en Bourgogne et Franche-Comté (suite) G. Gacon thermiques X 76500 en Franche-Comté ; électriques Z 27500 en Bourgogne et en Franche-Comté ; bimodes B 81500 en Bourgogne. Ces derniers appareils permettent d’assurer des liaisons directes Dijon - Auxerre grâce à la réactivation, le 14 décem- bre2003, du raccordement de Laroche, hors service depuis 1944, ainsi que des tournées Paris - Avallon, Clamecy, Corbigny sans rupture de charge à Laroche. La pénétrante morvandelle, longtemps restée à l’écart, après l’équipement en BMU d’Auxerre à Cravant en 1970, l’implantation d’un PML (poste à manettes libres) à Clamecy en 1993, voit une restructuration de la gare d’Auxerre, avec cinq voies à quai dont deux en impasse, modernisation du poste 2, suppression du poste 1. Pour l’hiver 2005 le « Rhône-Océan », reliant Genève, en été, et Lyon à Nantes et Quimper est basculé par Dijon et la Grande Ceinture de Paris (sa suppression est intervenue en décembre 2010). Il n’y a donc plus de trains de nuit sur le Bourbonnais. D’autre part, un des Lyon - Tours est trans- formé en Lyon - Orléans. En 2007 deux des six TGV Paris - Besançon sont prolongés à Belfort, le train de nuit Paris - Bâle (ex- Arlberg ) passe à la trappe, conséquence des liaisons TGV Paris - Zurich bascu- lées la LGV Est-européenne et Strasbourg. Une route roulanteBettembourg - Le Boulou-Perthus Perrigny est alors mise en marche pour le transport des semi-remorques et caisses mobiles. Si des éléments Z 5600 Transilien viennent jusqu’à Sens et Laroche, l’usage de locomotives BB 507200 avec rames V 2N et Corail réversibles concerne le parcours Paris - Dijon. Au sud, suite au cadencement des TER Rhône-Alpes à l’hiver 2007, des BB 22200 et 25200 avec de telles rames ont été engagées sur des liaisons Dijon - Lyon-Part-Dieu - Grenoble. Du fait de l’augmentation du plafond de vitesse à 200km/h sur l’axe du Bourbonnais depuis le sud de Saincaize en direction de Moulins et de Saint-Germain-des-Fossés, les trains Corail Téoz Paris - Clermont peuvent être accélérés de 4 à 5 min. En décembre 2009, un TGV Metz - Montpellier prend la place d’une des deux liaisons Corail Metz - Lyon. En plein été, une correspondance est assurée à Dijon, grâce à un TGV de et vers Strasbourg. Le dernier mouvement Tours - Lyon RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 Étude régionale LE RAIL EN BOURGOGNE ET EN FRANCHE-CO partie) Ci-dessus: l’E 37527, de CB Rail, vue au lieu dit le Cul de Brey entre Pont- d’Héry et Andelot, avec sa marche de réception n° 806248 Les Verrières - Belfort (18 mars 2009). Page suivante: un X 76500 Franche- Comté assurant un TER du soir Saint-Claude - Oyonnax à Molinges (22 juin 2009). S. Assez O. Julian NOVEMBRE 2012 RAIL PASSION N° 181 assuré en Corail est transformé en automoteur X 72500. Vu leur fréquentation en baisse, les trains de nuit Stras- bourg et Metz - Nice/Port Bou à certaines dates sont fu- sionnés à Dijon. En liaison avec un renforcement de la distribution courant traction, la vitesse de 160 km/h est autorisée en 2009 sur la voie unique entre Dole et le Km 372,5, et sur voie 2 seulement de Labergement à Vaux-et-Chantegrue ainsi que de Frasne à La Joux. La LGV Rhin - Rhône branche est: un trait d’union de la Bourgogne à l’Alsace Entamée en 2006, les travaux de la branche est de cette LGV, tracée à travers les départements de la Côte-d’Or, du Jura, du Doubs, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort, ont été achevés en 2011 avec inauguration le 8 septembre et mise en service le 11 décembre. Sa gestion a été confiée le 8 août en totalité à la commande centralisée Bourgogne, fonctionnant à Dijon depuis l’été 2010. Par contre, la bifur de 1940-1949 Le Coteau - Pouilly-sous-Charlieu - bif ClermainSNCF 20/05/4015,7 56,1 Bif Clermain - Paray-le-Monial SNCF 42-71 40,4 Voie verte (Montceaux-Vindecy - Iguerande) Gray - Valay SNCF 15,2 21,2 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945) Valay - Montagney SNCF 20/05/406,0 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945) Montagney - Marnay - Miserey SNCF 70-25 20/05/4011,6 11,6 Rouverte durant la guerre (06/10/1940-1945) Lure - Villersexel - Montbozon SNCF 29/05/4039,9 39,9 Projet de réouverture Total =73,355,6128,8 Ligne ExploitantSectionDépartementDate KMKM DKM totalDVNotes et utilisation actuelle Lignes fermées au trafic voyageurs sur l’ex-réseau PLM en Bourgogne et Franche-Comté (suite) La BOUTIQUE La BOUTIQUE La Vie du Rail - 11, rue de Milan, 75009 Paris - Tél.: 0149707310 - Fax: 0149700177 Utilisez le bon de commande PAGE 81 LIVRES DVD MODÉLISME Retrouvez notre catalogue en ligne et commandez sur www.boutiquedelaviedurail.com LE CHEMIN DE FER DU BLANC À ARGENT 110 ans de train départemental entre Berry et Sologne Retrouvez dans cet ouvrage toute l’histoire de cette ligne plus que centenaire, illustrée par une iconographie riche et inédite et accompagnée d’un très grand nombre de plans de matériels et d’installations Réf. : 121 102 51,20 RIVESALTES - AXAT - QUILAN De la Cie du Midi au TPCF Nous avions apprécié la qualité du travail réalisé par Patrick Boudet avec son premier film ferroviaire : L’Aventure du Train Jaune. Il récidive aujourd’hui en nous racontant l’histoire de la ligne Rivesaltes - Quillan, depuis le temps de la Compagnie du Midi jusqu’à nos jours sous l’égide de l’association Train du Pays cathare et du Fenouillèdes (TPCF). Les acteurs de ce renouveau retracent les débuts de leur exploitation touristique avec des autorails Picassos et Caravelles confiés par la SNCF, la venue exceptionnelle d’une machine à vapeur en 2011 et enfin la reprise du trafic Fret comme OFP (opérateur ferroviaire de proximité). Durée : 52 min. Réf. : 328 634 25 PARCOUREZ LA PROVENCE ET LA CÔTE D’AZUR À BORD DE LA BB 22245 Le 5 juin 2012, Jacques Chaussard a pris place à bord de la BB 22245 en tête du train TER 17487 Marseille - Nice. Durant ce voyage de plus de 2heures30, vous découvrirez en sa compagnie cet itinéraire prestigieux. Un trafic dense, la grande variété des convois croisés, une exploitation complexe, la beauté des paysages traversés donnent à ce film un caractère particulièrement varié. Réf. : 328 635 141 P 205 ET TENDER 34 P 34 (Jouef) En livrée noire. Service SNCF mixte voyageurs, messagerie et marchandises. Époque III. Châssis en métal. Longueur : 275 mm. Échelle : 1/87 (HO). Réf.: 230 333 LOCOMOTIVE ÉLECTRIQUE 2D2 5409, SNCF, ÉTAT D’ORIGINE (JOUEF). ÉPOQUE III Échelle : 1/87 (HO). Réf. Jouef : HJ 2135 Châssis métal. Volant d’inertie. Pantographe fonctionnel. Longueur hors tampons : 205 mm. Feux avant/arrière : blancs/rouges réversibles. Réf. : 230 430 LOCOMOTIVE TENDER À VAPEUR 030 Quantité limitée. Réf. : 230 345 FUMÉES, VOYAGES, IMAGES De Chris Ludlow, peintre du rail Cet ouvrage illustre dix années de l’œuvre de Chris Ludlow, au travers de 46 toiles presque exclusivement consacrées à un monde ferroviaire disparu, celui de la locomotive à vapeur. Réf. : 121 103 NOUVEAUTÉS Promotion au lieu de 45 Prix PROMO du pack des deux DVD 39 euros au lieu de 50 euros NOVEMBRE 2012 RAIL PASSION N° 181 55 O. Julian 1950-1959 Dijon - Gissey-sur-Ouche SNCF 24,5 24,5 Un seul train le dimanche depuis le 06/02/1939, affermée CFD, voie verte (Talant - Pont-d’Ouche), voie reconstruite avec un écartement de 0,60 m et utilisée par un train touristique depuis 07/1978 entre Thorey- sur-Ouche et Bligny-sur-Ouche Tamnay-Châtillon - Cercy-la-Tour SNCF 05/10/5227,2 27,2 Train touristique depuis l’été 2012 Mouchard - Salins-les-Bains SNCF 7,4 7,4 Corbigny - Tamnay-Châtillon SNCF 03/10/5324,7 24,7 Train touristique depuis l’été 2012 Pouillenay - Arnay-le-Duc - Épinac-les-Mines SNCF 21-71 70,3 70,3 Semur-en-Auxois - Pouillenay - Les-Laumes-SNCF 04/10/5319,3 19,3 Train touristique Alésia Chalon-sur-Saône - Allerey-sur-Saône SNCF 23/05/5417,8 Allerey-sur-Saône - St-Bonnet-en-Bresse SNCF 23/05/5415,4 XLigne mise à voie unique en 1946 St-Bonnet-en-Bresse - Chaussin - Tavaux SNCF 71-39 34,5 75,6 XLigne mise à voie unique en 1947 Tavaux - Dole SNCF 23/05/547,9 XLigne mise à voie unique en 1947, ligne électrifiée en 25 kV depuis le 16/02/1991 Vesoul - Montbozon - Devecey SNCF 70-25 51,1 XLigne mise à voie unique fin 1940, voie verte (Vesoul - Fontenois-lès-Montbozon) Devecey - Besançon SNCF 11/05/5912,6 63,7 XLigne mise à voie unique fin 1940, rouverte le 11/12/2011 sur 10 km entre Miserey et Besançon Total =125,1187,8312,8 Ligne ExploitantSectionDépartementDate KMKM DKM totalDVNotes et utilisation actuelle Lignes fermées au trafic voyageurs sur l’ex-réseau PLM en Bourgogne et Franche-Comté (suite) La BB 27041 en tête d’un train de fret Dijon - Vallorbe à Courvières, dans le Doubs (5 mars 2008). NOVEMBRE 2012 RAIL PASSION N° 181 57 • sur Paris - Bâle - Zurich, on dénombre six fréquences au mieux en 4heures03. En octobre-novembre 2011, en préalable à l’ouverture commerciale de la LGV Rhin - Rhône, des courses d’essai et d’endurancede visiteurs de marque ont été enregistrées sur le parcours franc-comtois. Cela a été le cas d’une rame AGV .italoconstruite par Alstom, destinée à l’opérateur NTV, puis d’une rameICE VelaroD série 407 de la DB. Après six mois de fonctionnement, l’accueil du public aux nouvelles dessertes semble être prometteur, si l’on en juge par l’occupation des parkings des deux gares nouvelles. Rap- pelons qu’en décembre deux des relations Strasbourg - Mar- seille seront accélérés par emprunt du raccordement court de Mulhouse et qu’un nouveau TGV Bâle sera mis en marche. Dans les prochaines annéesla branche est de cette LGV devrait être prolongée à la fois côté Dijon et vers Lutter- bach, confortant encore son attrait. La situation en 2012 Côté TER, la région Franche-Comté a profité de la LGV Rhin - Rhône pour cadencer tous sesTER avec une aug- mentation de 15% de leur volume, leur nombre passant, par exemple, à 17 AR sur Dijon - Besançon, 12 sur Besançon - Belfort, sept sur Vesoul - Belfort. La décennie qui s’est écoulée, où la consistance du réseau est restée relativement stable après les nombreuses ablations de lignes secondaires et les grandes opérations de moderni- sation menées auparavant, n’a pas connu de grands travaux, hormis ceux relatifs à la construction de la LGV Rhin - Rhône et à ses opérations connexes, développés ci-avant. Par contre, ce sont surtout des renouvellements de voie qui ont été menés sur lignes classiques. Au cours des derniers exercices, on a relevé la GOP (grande opération périodique) des: • voies 1 bis et 2 de Villeneuve-la-Guyard à Joigny en 2006 ; • voies 1 et 2 du Km 178 à Cosne en 2008 ; • voie unique Cravant à Clamecy en 2009 et celle de Cravant à Avallon en 2010, avec réutilisation de rails prove nant de la LGV Paris - Lyon, là avec relèvements de vitesse ; • voies 1 et 2 de Ranchot à Besançon en 2010. Photos B. Collardey De haut en bas: essais de la rame expérimentale Dasye sur la LGV RR (30 juin 2011); un TGV Paris - Mulhouse à Belfort- Montbéliard-TGV (25 mai 2012). Page précédente: à la bif d’Aisy, un TER laisse passer un TGV Belfort (1 avr. 2010). Ci-dessus de haut en bas: de passage à Perrigny, l’X 4039 sur le pont tournant du dépôt (2 mars 2007); la BB 26074 sur un Strasbourg - Lyon à Branne, dans le Doubs (23 octobre 2011); un TGV Zurich - Paris venant de passer Genlis, près de Dijon (21 mars 2012). Ci-contre de haut en bas: l’Ae 610.439, de CFF Cargo, tractant un train de bois Pontarlier - Neuchâtel, à La Cluse-et-Mijoux, dans le Doubs (28 janvier 2009); tiré par une UM de diesels VFLI, un train de bois, composé de 18 wagons, au départ d’Autun, sur la ligne droite de la charmante VU d’Autun à Étang-sur-Arroux (30 mars 2012). S. Assez J. Quatorze C. Écoffey signalisation automatique 39%, tandis que le nombre de gares ouvertes aux voyageurs est tombé à 201 (135 en Bour- gogne, 66 en Franche-Comté), chiffres à rapprocher de celui des années 30 : 366. Seules deux haltes nouvelles ont vu le jour ces dernières années sur la ligne Nevers - Chagny, celles de Nevers-les-Perrières et Nevers-le-Banlay. À la marge, les lignes maintenues ouvertes pour le seul trafic fret, fortement contractés, représentent un total de 467km, celles neutrali- sées de 194km (voir carte page 61). Avec l’impact du TGV Sud-Est, qui écoule en moyenne 250 circulations journalières en amont de Pasilly et 220 en aval, l’exploitation de l’artère impériale est devenue moins malai- sée, avec environ 180 mouvements de part et d’autre de Dijon. Du reste, plusieurs voies de garage, devenues moins utiles, ont pu être déposées, comme celles de Champigny- sur-Yonne, Flogny, Tanlay, Fontaines-Mercurey, Roma- nèche-Thorins. Si les dessertes TGV sont devenues omniprésentes sur les grandes relations, avec la perte récente des trains classiques Corail Lyon - Strasbourg et Lyon - Metz, gérés par l’activité TET, leur circulation ne concerne plus que six Paris - Nevers et huit Paris - Clermont-Ferrand. Le schémareprésente les dessertes TER abon- dées au fil des ans sur chaque section de ligne. Il recouvre 340 trains quotidiens en Bourgogne, 200 en Franche-Comté, auxquels s’ajoutent une centaine de cars dans chaque région, transportant respectivement 42500 et 21000 voyageurs par jour. La faible fréquentation de la section mor- vandelle Avallon- Autun, qui, depuis plu- sieurs années, ne voyait plus circuler qu’un AR d’autorails, a vu celui-ci disparaître le 11décembre dernier, avec extension de la desserte routière existante. Seule la section Avallon - La Roche-en-Brénil est conservée pour l’évacuation vers Laroche d’untrafic de bois. RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 62 Étude régionale LE RAIL EN BOURGOGNE ET EN FRANCHE-COMTÉ (3 partie) B. Collardey Infographie V. Morell/Rail Passion Ci-dessus: diesels d’entreprise en escale au poste 2 de Laroche (30 juillet 2012). Page suivante de haut en bas: croisement de TER en gare de Laroche (30 juillet 2012); matériel TER et TGV en gare de Dijon-Ville (2 août 2006). NOVEMBRE 2012 RAIL PASSION N° 181 67 L’entourage de la station Place de Clichy. (Carte postale ancienne ; coll. RATP.) La façade principale du pavillon voyageurs de la station Étoile, côté avenue de Wagram. (Carte postale ancienne ; coll. part.) L’édicule à claire-voie de la station Gare-de-Lyon. Il est installé sur le trottoir du boulevard Diderot, contre la rampe d’accès à la gare. La marquise est déposée après 1943. (Carte postale ancienne ; coll. part.) RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 70 Bonnes feuilles GUIMARD, L’ART NOUVEAU DU MÉTRO Guimard a voulu adosser son pavillon contre un mur de maçonnerie en surplomb des quais. C’est seulement en contrebas depuis les quais ou à l’intérieur du pavillon que l’on perçoit l’utilisation de matériaux plus traditionnels pour cette façade arrière de la salle centrale. L’architecte retrouve sa manière habituelle des constructions plus classiques en réservant la pierre de taille aux chaînages et aux chambranles des baies, y concentrant le décor sculpté en quelques points. Les espaces subsistants sont remplis par de la brique de tonalité claire. À l’intérieur, le décor est assuré par les motifs des verres imprimés jaunes et par les entrelacs émaillés sur les faces lisses des pierres de lave. S’y ajoutent quelques lignes courbes sculptées qui ornent le lin- teau de la baie donnant sur la passerelle. Cette dernière n’est pas de Guimard et préexiste au pavillon. (Voir photos du haut page de droite.) Ci-dessus de hauten bas : vue intérieure du pavillon depuis la passerelle couverte. La passerelle conduit du pavillon au quai opposé, direction Porte-de-Vincennes, par-dessus les lignes. Cliché pris en 1960. (Tirage argentique ; coll. RATP) ; parclose supérieure des vitrages des pavillons. Haut. 0 m 17, larg.1 m 03. Il s’agit du seul exemplaire aujourd’hui connu de ce modèle de fonte, qui n’a été employé que sur les trois pavillons du métro. (Coll. auteurs.) Ci-contre: vue arrière du pavillon depuis les quais. À gauche, la salle d’attente; à droite, la passerelle couverte enjambant les voies et conduisant au quai opposé, direction Porte-de-Vincennes. Cliché pris en 1960. (Tirage argentique; coll. RATP.) Ci-dessus: vue intérieure du pavillon depuis la salle centrale. À gauche, descente vers le quai, direction Porte- Maillot; à droite, la passerelle. On voit le verre imprimé cintré recouvrant les parties hautes. À l’époque du cliché, l’ouverture du lanterneau a été obturée. Cliché pris en 1960. (Tirage argentique ; coll. RATP.) 50 000 IMAGES TOUTES DÉFINITIONS Vous aurez, grâce à photorail.fr, la possibilité de sélectionner des clichés, de les enregistrer sur votre compte et surtout de les télécharger en ligne ou de vous les faire envoyer sur support papier. Vous avez aussi le choix du format, c’est du jamais vu! Une fois téléchargées, utilisez vos images pour vos fonds d’écran, vos e-mails, vos blogs et vos sites. Créez votre propre banque d’images autour de votre passion, de vos souvenirs… Facile d’accès, rapide d’utilisation, retrouvez une extraordinaire collection d’affiches, 50000 photos classées selon des catégories qui simplifieront vos recherches. photorail.fr, c’est aussi 3000 cartes postales ferroviaires, 300 affiches touristiques et les photos de nos éditions. TOUS LES PRIX DE 2 � À 200 � affiches 10 cm x 15 cm 24 cm x 30 cm 30 cm x 40 cm 50 cm x 70 cm téléchargements 72 dpi • 34,7 x 21,7 cm • 23,8 x 14,87 cm 300 dpi • 34,7 x 21,7 cm • 23,8 x 14,87 cm • 33,77 x 21,1 cm • 47,77 x 29,85 cm • 68 x 42,5 cm Photo rail.f r LA BANQUE D’IMAGES FERROVIAIRES ET TRANSPORTS Dès la sortie de la gare, l’entrée du métropolitain. Ne nous y engageons pas, nous ferons l’économie de quatre tickets de métro…(Coll. D. Combrexelle.) Un de nos passe-temps favoris : regarder passer les trains à La Varenne. (Coll. D. Combrexelle.) RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 «L’histoire racontée dans ce livre n’est pas une histoire extra- ordinaire. Vous n’y croiserez pas de héros courageux risquant mille dangers au détour d’un chapitre. Vous ne voyagerez pas non plus au bout du monde. Aucune énigme ne trouvera son dénouement à l’issue de votre lecture. Si telle était votre espé- rance en ouvrant la première page refermez-la. L’histoire contenue dans cet ouvrage est celle d’une modeste famille de cheminots vue par un petit garçon d’une dizaine d’années qui grandira entouré d’amour et de locomotives (l’un ne pouvait aller sans l’autre). Si vous étiez enfant vers le milieu des années cinquante; d’une plus jeune ou plus ancienne génération; fils d’une famille de cheminots ou non, vous avez eu raison d’ouvrir ce livre. Je suis bien certain qu’au détour de l’une ou l’autre de ces pages ressurgiront avec émotion vos souvenirs et qu’ils ressem- bleront aux miens. » Daniel Combrexelle Bonnes feuilles LES TRAINS DE MON ENFANCE Ci-contre : en rejoignant, à pied, nous apercevons une 141 TB avec sa rame sur le viaduc de Daumesnil. Page de droite de haut en bas: «Sur la voie de droite, le train 2645 départ 18 h 54 va partir, ne montez plus… » On croirait entendre l’annonce typique de la gare de la Bastille. (octobre 1961). Remarquez l’électrification des lanternes à pétrole à l’avant de la machine. (Coll. D. Combrexelle) ; un train de marchandises remorqué par une 141 R sur la Grande Ceinture. Les voies de droite sont celles de la ligne de Vincennes (juin 1961). (Coll. D. Combrexelle.) Guy Laforgerie/Coll. Didier Leroy Une E 402 en livrée d’origine ACME nous propose, à l’échelle HO, l’E 402.028 dans sa robe de l’époque V qu’elle a portée au début de sa carrière. Cette locomotive de type BB fut construite à 42 exemplaires entre 1994 et 1996 par Ansaldo-Breda. Elle circule uniquement sous 3 kV et tracte principalement les grands trains de voyageurs à l’intérieur de la péninsule italienne. Elle a une vitesse limite de 220 km/h tout en pouvant fournir une puissance de 5 200 kW. Le modèle (système deux rails) possède l’inversion des feux, des atte- lages à élongation et il peut être digitalisé. Réf.: 60013. Prix: Wagons-tombereaux Ocem 29 et Ocem 19 nous gratifie, à l’échelle HO, d’une série de wagons-tombereaux Ocem 29 composée de plusieurs types: wagon de type A, en bois ou en tôle, ou de type B, réalisé uniquement en tôle. Ils ont fait partie de bon nombre de trains de marchandises depuis les années 30 jusqu’aux an- nées 80. Ils sont disponibles dans plusieurs livrées différentes, dont celles des réseaux qui devaient constituer la SNCF de l’époque II à l’époque III. Ces wagons diffèrent aussi en fonction des roues qu’ils possèdent (à rayons ou pleines), avec ou sans frein, en revanche ils disposent tous de boîtes d’essieux à coussinets. Ils bénéficient de nombreux détails, d’attelages à élongation avec des boîtiers NEM. 10 références sont offertes: un coffret comprenant trois wagons, trois coffrets comprenant deux wagons, et six wagons vendus individuelle- ment. REE décline aussi ces tombereaux à l’échelle N, quatre coffrets de deux wagons sont proposés à la vente. Prix: (coffret de trois wagons); 56 (coffret de deux wagons); (wagon seul); 50 (chaque coffret en N). Un X 73500 à l’échelle N Arnold (spécialiste du N pour le groupe Hornby) met sur le marché, à l’échelle N, les X 73500 et X 73900, également appelés ATER. Ce sont des autorails livrés à la SNCF entre 1999 et 2004, construit à plus de 300 exemplaires. Ils opèrent des services TER pour le compte des régions principalement sur des lignes secondaires. Arnold, pour commencer, offre quatre versions, de différentes régions, avec leur pelliculage: l’X 73639, de la région Rhône-Alpes, avec son logo casquette dans sa livrée TER, l’X 73582, avec son pelliculage Languedoc- Roussillon, qu’il a adopté en 2007, l’X 73712, de la région Rhône-Alpes, avec le pelliculage qu’il a reçu en 2004, et l’X 73902, décoré aux cou- leurs de l’Alsace. Les modèles présentés disposent d’un intérieur aménagé avec un éclai- rage intégré, de l’inversion des feux et de boîtiers d’attelages NEM. Ils peuvent être digitalisés. Les attelages Scharfenberg, non fonctionnels, peuvent être remplacés par des attelages classiques ou par une barre d’attelage fournie dans un sachet de démaillage afin de réaliser des uni- tés multiples. Le seul regret est que l’essuie-glace frontal soit moulé sur la vitre et non une pièce rapportée, comme c’est le cas pour les versions produites en HO par Jouef. Réf.: HN 2098 (X 73639 livrée TER basique); HN 2099 (X 73582 Languedoc-Roussillon); HN 2100 (X 73712 Rhône-Alpes); HN 2101 (X 73902 Alsace). Prix: 170 l’unité. Renault des 60’s Fabricant de modèles réduits d’automobiles en plastique, Norev propose, à l’échelle HO, une Renault 16. Cette voiture peut agrémenter un réseau du milieu des années 60 aux années 80. Deux coffrets de deux voitures de couleurs différentes sont commercialisés: gris métallisé et blanche ou bien bleu clair et blanche. Modélisme EN VITRINE PAR STÉPHANE ÉTAIX RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 Photos N. Giambi/Modèles prêtés par Les Cheminots Photos NOREV Modélisme EN VITRINE PAR STÉPHANE ÉTAIX RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 Suite logique des BB 7200 présentées l’an dernier ( voir Rail Passion n° 168), Thierry Stachnick et toute son équipe vous soumettent, à présent, un pack incluant pas moins de 10 BB 22200. Si le nombre de machines modélisées est déjà considé- rable, la panoplie des livrées reproduites l’est encore plus, d’au- tant que ses auteurs ont porté une attention toute particulière aux « sous-livrées » arborées dans la vie ferroviaire réelle. Débutons notre tour d’horizon par les engins moteurs conçus « virtuellement » avec la livrée jaune de l’Infrastructure. Dans ce concept, vous retrouverez les BB 22380 et BB 22403. Autre machine dédiée à l’Infrastructure et incorporée dans le pack: la BB 22399. Elle porte les armoiries de la ville de « Mormant », et a conservé sa livrée gris béton et orange avec, malgré tout, l’apposition du logo SNCF de couleur carmillon sur ses faces latérales. Continuons notre présentation de ce pack par l’activité SNCF Voyages, représentée par la BB 22347 multiservice. L’une des particularités de celle-ci est de disposer de deux portes gris bé- ton et orange. Signalons que ce détail a été parfaitement pris en compte par les auteurs du modèle lors de l’opération de textu- rage. Dans la même décoration extérieure, mais destinée à une activité différente, citons la BB 22304. Celle-ci est, en effet, affectée à Dijon-Perrigny, mais œuvre pour le compte de Fret, point commun entre cette dernière et la BB 22298, de Lens. Cette lensoise vous est proposée dans sa très belle robe verte, distinction assez rare sur une BB 22200: seul cinq engins moteurs de la série sont, de nos jours, revêtus de cette livrée! Terminons notre visite « virtuelle » en signalant aux passion- nés(e)s de trains régionaux qu’ils pourront désormais intégrer dans leur parc régional les BB 22269 « En voyage… » et BB 22400. Cette dernière, baptisée « Montigny-en-Ostre », a une livrée unique en son genre, compromis à mi-chemin entre les couleurs du pelliculage « En Voyage… » sur les nez de la ma- chine et la livrée « fantôme » sur le reste de la caisse. Ces deux éléments moteurs, dotés du MUX, appartiennent à Chambéry. Vous pourrez les privilégier sur vos compositions réversibles. Pour les parcours kilométriques plus importants en tête des trains Intercités, Thierry Stachnick vous propose la BB 22244 « fantôme » rattachée au dépôt de Villeneuve. Enfin, en lien avec l’actualité ferroviaire du moment, félicitons les auteurs des texturages pour s’être penchés sur la livrée Transilien de la BB 22218. Il faut dire que cette BB 22200 en tenue bleu marine a fière allure! Il en va de même sur les rails de Train Simulator pour le plus grand plaisir des pas- sionnés(e)s du réseau Transilien. Si cette présentation vous incite à vous procurer l’ensemble de ces réalisations redirigez-vous à l’adresse suivante: http://alain.morency.free.fr/YOYO8131/electrique.htm Vous y trouverez alors le fichier « Pack_BB22200_V1.exe » (39,53 Mo), qui, téléchargé sur votre ordinateur, ne nécessi- tera qu’un seul clic pour le lancement de l’application destinée à l’installation. Texte et captures d’écrans de Romain Mercier Simulation : les BB 22200, une série caméléon RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 80 Courrier LA PAROLE AUX LECTEURS Sur la ligne 2, la CC 72084 HLP, sur marche 806483 Paris-Ourcq - Thionville, passe devant l’ex-poste de cantonnement de Reims-Saint-Brice-Courcelles (31 mars 2012). D. Courtin Errata Quelques erreurs, omissions ou imprécisions se sont glissées dans les précédents numéros de Rail Passion N° 175: - page 7: dans la «brève» sur les BB 22200, la BB 22254 est an- noncée comme radiée alors qu’elle figure à l’inventaire de Ville- neuve, comme l’observe Michel Molter, un lecteur de Saint-Jean en Haute-Garonne, qui suggère qu’il s’agirait plutôt de la BB 22253, ce que nous confirmons. Par ailleurs, le même lecteur ainsi que Patrick Marceau, un abonné, nous signalent que la commune de Gudmont, citée dans la «brève» sur Montereau - Flamboin-Gouaix, est située non pas dans la Marne mais dans la Haute-Marne; - page 12: Michel Ranson, un lecteur, nous informe que, s’il est vrai que Bruxelles n’est traversé par aucun fleuve, comme écrit dans la «brève» sur un tram-restaurant à Bruxelles, il y coule néanmoins une rivière, souterraine, la Senne… D’autre part, Christian Van Wambeke, un lecteur belge, toujours à propos de cette «brève», rectifie le développement du sigle Stib, qui signi- fie Société des transports intercommunaux (et non interurbains) de Bruxelles; - page 30: Patrick Marceau, déjà cité, et Hans Bosshard, un lec- teur de Hünenberg See, en Suisse (canton de Zoug), indiquent que la photo du haut montre une Pacific État et une 141 TC (et non C) Ouest. Quant à la légende correspondant à la photo de la page suivante en haut, ainsi que le note Marie-Dominique Mas, une lectrice de Paris 13 , elle mentionne fautivement des 26400 au lieu de Z 6400; N° 176: - page 3: de nombreux lecteurs, dont Daniel Bellest, Jean-Luc Échard, d’Arques-la-Bataille (Seine-Maritime), Marie-Dominique Mas, déjà citée, Michel Chapoutot, de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), ont relevé l’erreur de légende concernant la photo de cou- verture: il s’agissait, comme nous l’avons rectifié dès le n° 177 (page 3), de BB 22200 Infra en tournée entre Chambéry et Saint-Gervais- les-Bains, mais, alors que l’auteur du cliché avait localisé le convoi à Passy (Haute-Savoie), Jean-Paul Barthélemy, un lecteur de Saint- Mandrier-sur-Mer (Var), Haut-Savoyard d’origine, opterait, lui, plu- tôt pour les environs de Groisy, également en Haute-Savoie…; - pages 10 et 11: Michel Chapoutot, déjà cité, nous adresse deux cor- rectifs: le train de l’encadré du haut de la première page va à Chalon- sur-Saône et non à Châlons-en-Champagne; et celui de l’encadré en bas à gauche de la seconde page évolue sur la ligne des Hirondelles (Dole - Saint-Claude) et non des Horlogers (Besançon - Morteau); - page 18: Reinhard Douté, de RFF, apporte quelques inflexions à l’article «Le nouveau service horaire met des gares au tapis», parmi celles-ci on retiendra que: les gares de Thiennes et Steen- becque, sur Béthune - Hazebrouck, voient toujours s’arrêter des trains; la gare picarde de Lamotte-Brebière, entre Longueau et Arras, n’est plus desservie; une nouvelle halte a été créée, à Fontanil, le 10 juin 2012, sur Nice - Breil; - pages 29 et 30: Marie-Dominique Mas, déjà citée, observe que le train roule dans le sens Narbonne - Béziers et non l’inverse; - pages 56 et 58: Michel Molter, déjà cité, pointe quelques omis- sions dans les tableaux du matériel moteur: celle de trois BB 22200, qui seraient les BB 22233, 282 et 377, ce que nous confir- mons; et celle d’une BB 7200, ce qui est également exact, en l’occurrence la BB 507280, de Bordeaux. RAIL PASSION N° 181 NOVEMBRE 2012 82 e 8 septembre 2012, l’AAATV/Centre-Val de Loire proposait un voyage en train à va- peur d’Orléans à Paris-Austerlitz. Ce train spécial était le dernier effectué par la 141 R 840, dont l’agrément de circulation arrivait à échéance le soir même. La machine est à pré- sent immobilisée pour levage, opération qui s’étalera sur plusieurs mois. En attendant le retour de cette Mikado, l’association va faire rouler ses prochains trains spéciaux avec la locomotive diesel A1A-A1A 68540. C. Masse Les rendez-vous Vapeur 141 R 840: dernier train avant levage Manifestations 3 novembre. Auvernier (Suisse – Neuchâtel): bourse d’anciens jouets et multicollection, à la salle polyvalente (à proximité de la station du tramway). Rens.: (0041) 32 731 22 12 ou [email protected] 4 novembre. Lipsheim (67)/Association franco- allemande de modélisme ferroviaire: 8 Bourse internationale de trains et jouets, à l’espace culturel et sportif. Rens.: décembre. Saint- Ghislain (Belgique – Hainaut)/ PFT: 20 Bourse de modélisme ferroviaire, dans les anciens ateliers à wagons de la gare. Rens.: 8 et 9 décembre. Limoges (87)/Club des modélistes ferroviaires du Limousin: Salon de modélisme ferroviaire (avec participation de plusieurs clubs régionaux), salles Blanqui et Maison-du-Temps-Libre, derrière l’hôtel de ville. Rens.: 9 décembre. Haguenau (67)/Centre socioculturel du Langensand: 21 Bourse de modèles réduits (trains, voitures, jouets…), à la salle des Corporations (1, rue du Houblon). Rens.: DES TRAMWAYS ET DES HOMMES Au cœur du chantier de Dijon Philippe Maupetit et Patrice Bouillot À l’occasion de l’inauguration du tram de Dijon, un beau reportage en images et en couleurs sur la genèse de ce nouveau réseau mettant à l’honneur les différents corps de métier qui ont contribué à sa construction. Un ouvrage relié de 180 pages au format 30 cm x 26 cm. Éditions Dominique Guéniot (www.editionsgueniot.fr). Prix: 28 Pour sauver l’X 2816 L’association L’Autorail X 2800 du haut Doubs, basée à Valdahon (Doubs), a pour but la préservation et la rénovation d’un autorail de ce type, en l’occurrence l’X 2816, que la SNCF a confié à l’association. La convention de location entre la SNCF, propriétaire de l’engin, et l’association est en cours d’élaboration. Une réunion avec divers intervenants (cellule du matériel radié de la SNCF notamment) a eu lieu fin août autour de l’autorail. Sur place, une rapide expertise a permis de confirmer un état général apte à la préservation active de cet engin, moyennant cependant une bonne révision technique (motorisation, système de freinage, travaux de carrosserie…). Pour mener à bien le projet de rénovation puis le passage de l’agrément autorisant l’X 2816 à effectuer des circulations touristiques, toute aide à l’association est la bienvenue, tant matérielle que financière. À noter que l’association organise un Salon du modélisme pluridisciplinaire, avec présence des grands clubs ferroviaires de l’Est, les 3 et 4 novembre 2012 à Valdahon. Contact : http://www.x2800-hd.com/ LIBRAIRIE AGENDA Saisie dans la Beauce, à Artenay (Loiret), la 141 R 840 file vers Paris avec le dernier train de sa saison (8 sept. 2012). L’X 2816, dont la restauration et l’exploitation touristique future ont été confiées à l’association L’Autorail X 2800 du haut Doubs, lors de la réunion d’expertise qui s’est tenue le 28 août 2012. C. Masse crédit
Conditions générales Garantie « satisfait ou remboursé » sous 30 jours Expédition sous 2 jours, livraison sous 5 à 7 jours