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Rail Passion Hors Séries n°15

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3:HIKNTC=[VV^UZ:?k@a@b@f@p; M 03926 - 15 H - F: 11,90 - RD HORS-SÉRIE RaiL PASSION - HORS-SÉRIE - NOVEMBRE 2009 / BB 63000 & BB 66000: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE CARRIÈRE BB 63000 & BB 66000 Des quinquagénaires en fin de carrière HORS-SÉRIENOVEMBRE 2009 FRANCE / 11,90 BELGIQUE / 13,90 LUXEMBOURG / 13,40 SUISSE / 23FS ESPAGNE/ 13,90 HORS-SÉRIENOVEMBRE 2009 FRANCE / 11,90 BELGIQUE / 13,90 LUXEMBOURG / 13,40 SUISSE / 23FS ESPAGNE/ 13,90 NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 3 Photo de couverture: en tête d’une RRR, la BB 66455 entre en gare de Cires- lès-Mello, dans l’Oise (mai 2008). (Photo : Sylvain Rebillard.) E E lles furent omniprésentes sur le réseau ferroviaire français. Et pour cause! Jamais locomotive, dans notre pays, n’aura été construite en un si grand nombre d’exemplaires. Surtout, leur qualité de « bonnes à tout faire » les avait rendues incontournables, des décennies durant. Elles, ce sont bien sûr les représentantes de la grande famille des BB 63000, locomotives diesels de moyenne puissance apparues dès 1954. L’économie substantielle qu’elles allaient engendrer, en se substituant à la traction vapeur sur des lignes non électrifiées, allait tout naturellement les conduire, surtout dans les premiers temps, à prendre en charge non seulement la remorque, en ligne, de convois de marchandises, mais aussi celle de quelques trains de voyageurs à faible parcours, compatibles avec leur limitation à 90 km/h. Toutefois, l’image que nous conserverons d’elles demeurera évidemment celle de l’engin de manœuvres au travail sur une multitude de chantiers : pour le classement en gare ou dans les « entretiens voitures », pour la remonte des rames vers les établissements situés en tête de ligne ou les faisceaux d’attente au départ dans les triages, ou encore comme infatigables machines de butte… S S ’il fallait aujourd’hui qualifier la famille des 63000, deux mots viendraient aussitôt à l’esprit : rusticité et robustesse. De type « monocabine » avec pupitre de conduite unique et manipulateurs sur le côté gauche et sur le côté droit, elles évitaient les « changements de bout » et offraient surtout une visibilité à 360° pour les manœuvres, même si elles se montraient moins agréables en ligne lorsqu’elles étaient tournées avec le « grand capot » en avant… D’un confort assez spartiate pour le conducteur, la cabine disposait d’attributs peu communs, tels les cordes pour la commande du sifflet ou encore ces curieux « cornets acoustiques » qui devaient amplifier le bruit d’éclatement des pétards posés sur la voie. Et ces engins, qui n’étaient pas sans rappeler certains de leurs homologues américains, ne tombaient que fort rarement en détresse. B B ien que de type « monocabine » également, les locomotives de la famille des BB 66000, apparues avec la décennie 1960, n’étaient pas vraiment de la même farine… Avec une puissance de 1000kW (alors que les 63400 et 63500, pourtant les plus «pêchues», ne dévelop- paient que 607 kW), elles étaient de véritables « locomotives mixtes », aptes à 120 km/h. Et les « 400 », équipées d’une transmission triphasé-continu, pouvaient même assurer le chauffage élec- trique des trains. Cependant, leur moindre robustesse et leur conduite plus complexe ne leur atti- raient pas toujours une sympathie consensuelle chez les agents de conduite. Q Q uoi qu’il en soit, les silhouettes familières des 63000 et des 66000 animent avec bonheur le paysage ferroviaire français depuis un bon demi-siècle! Ces séries méritaient donc amplement que l’on s’attarde un jour sur elles, le temps d’un hors-série… Philippe Hérissé Éditorial Un demi-siècle de «monocabines» DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Vincent Lalu. SECRÉTAIRE GÉNÉRAL François Cormier. DIRECTRICE ADMINISTRATIVE ET FINANCIÈRE Michèle Marcaillou PRÉSIDENT DU COMITÉ ÉDITORIAL Philippe Hérissé. RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT Olivier Bertrand. DIRECTION ARTISTIQUE ET MISE EN PAGES Amarena INFOGRAPHIE Vincent Morell. PRINCIPAUX COLLABORATEURS Sylvain Assez, Marc Carémantrant, Laurent Charlier, Régis Chessum, Bernard Collardey, Sylviane Frot, Nello Giambi, André Grouillet, Jean-Pascal Hanss, François Jolly, Guy Landgraf, Sylvain Lucas, Sylvain Meillasson, Jacky Quatorze, Romain Viellard. PUBLICITÉ Kiraouane Belhadri (0149 70 12 33). VENTE AU NUMÉRO Françoise Bézannier (0149701256). PETITES ANNONCES Marilyne Ezan (0149701204). DIRECTRICE DE LA DIFFUSION Victoria Irizar (0149701248). ATTACHÉE DE PRESSE Nathalie Leclerc (Cassiopée) (0142662127). INFORMATIQUE ET PRODUCTION Robin Loison (responsable); Ali Dahmani (informatique); Vincent Fournier, Marcel Kouassi, Simon Raby (prépresse); Pascal Riffaud (Internet & vidéo). IMPRESSION Aubin Imprimeur, 86240 Ligugé. Imprimé en France. Rail Passion est une publication des Éditions La Vie du Rail, Société anonyme au capital de 2043200euros. PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION Vincent Lalu. PRÉSIDENT D’HONNEUR Pierre Lubek. PRINCIPAUX ACTIONNAIRES SNCF, Le Monde, Ouest-France, France Rail, VLA. Durée de la société: 99 ans. RCS Paris B334 130 127. Numéro de commission paritaire: 0111 K 87427, dépôt légal à parution, ISSN 1261-3665. Siège: 11, rue de Milan, 75440 Paris Cedex 09. Tél.: 0149701200. Fax: 0148743798. 4 à 63 / Carrière Les BB 63000, 63500, 66000 et66400:des quinquagénaires en fin de règne (pages6 à 19) Les 040 DE à moteur Sulzer (BB 63000). (pages20 à 39) Les 040 DE à moteur MGO (BB 63500). (pages40 à 55) Les 040 DG et dérivées, futures BB 66000, 66300. (pages56 à 63) Les BB 66400, déclinaison améliorée des 66000. 64 à 71 / Technique Sous le capot et en cabine des BB 63000/63500, 64700, 66000/66400 et 69000/69400 72 à 75 / Accompagnement Aux commandes d’une UM de BB 63500 76 à 91 / Livrées Les BB 63000/400/500, une famille de machines caméléons 92 à 95 / Étranger Les BB 63000/63500 Brissonneau et Lotz à l’étranger 96 à 98 / Modélisme Les 63000 et 66000 en modèles réduits RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 4 Entre 1954 et 1971, la SNCF va acquérir plus de1 200 locomotives diesels de moyenne puissance destinées à éponger la traction vapeur. Répartie entre six séries distinctes, dont deux ont déjà disparu (les 66600 et 66900) et une est proche de la fin (les 63000), cette imposante cavalerie peut s’enorgueillir d’une carrière des plus complexes et mouvementées. Elle a été présente dans tout l’Hexagone, fréquentant une myriade de lignes, dont de nombreuses, aujourd’hui déferrées, sont tombées dans l’oubli. Elle a représenté 61 % du volume du parc thermique total acquis par la SNCF après 1945. Pour les besoins des manœuvres en triage, de petits contingents ont été prélevés et transformés en conséquence pour devenir des BB 64700/64800 et des 66700. La durée de vie résiduelle des rescapées est encore de quelques années, tout au moins pour les dernières citées et certaines des BB 63500, 66000, 66400, qui ont bénéficié d’une remotorisation partielle. Au fil des ans, leur activité a fortement décliné, d’autant que depuis 1999, avec la répartition du parc par activités, les prérogatives des engins sont plus ciblées. Au 1 octobre 2009, l’inventaire ne portait plus que sur cinq BB 63000, 336 BB 63500, 209 BB 66000/69000, 103 BB 66400/69400, dont une infime part de ces dernières est utilisée en régime voyageurs sur des TER. Il faut cependant ajouter les machines transformées dédiées aux manœuvres de triage, telles 20 BB 64700, 19 TBB 64800 et 34 BB 66700. Fortement concurrencées ces trois dernières années par le parc des machines de nouvelle génération, cas des BB 460000 et 475000, elles ont vu leur place devenir marginale. Mais bien que leur technique soit dépassée, bien qu’elles soient beaucoup moins célèbres que la trilogie des BB 67300, 67400 et CC 72000, qui forment le gotha Carrière PAR BERNARD COLLARDEY Les BB 63000, 63500, 66000 et 66400: J.-C. Mons NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 5 de la galaxie thermique, elles n’en demeurent pas moins indispensables sur l’échiquier des dessertes fret régionales, pour les manœuvres, ainsi qu’au sein de l’activité Infrastructure pour couvrir des chantiers de travaux dans tout le pays. Notre propos, dans ce hors-série, vise à embrasser la longue carrière de ces machines en traitant séparément les séries, même si de nombreuses interactions sont intervenues entre celles-ci. Enfin, plusieurs d’entre elles ont entamé une nouvelle vie au service de réseaux secondaires français et étrangers, ou dans le cadre de chemins de fer touristiques. des quinquagénaires en fin de règne Le 1 mai 2007, l’UM formée par les BB 66294 et 66223 passe près de Reuilly (Aisne), en tête d’une rame de voitures neuves en provenance d’Espagne. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 6 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE Casy/Doc. NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 7 ès la Libération, la SNCF s’évertue à développer la traction diesel, en ciblant les engins de manœuvres pour réduire le parc des machines tender vapeur, qui n’ont qu’un faible ren- dement et sont sujettes à de nombreuses contraintes pour la conduite et l’exploitation. L’Entreprise se dote ainsi de 100 040 DA, construites aux États-Unis par la firme Baldwin, et de 48 030 DA, produites par l’industrie française et couplables à 12 trucks 030 DTA. Ces engins s’ajoutent aux pré- curseurs épars issus du PLM, cas des 040 DB 1, DC 1, DD 1-3, 141 DA 1, employés par la région du Sud-Est, plus les proto- types 030 DC 1 et 2 construits en 1949 et basés à l’Ouest. Mais, dès 1951, la direction Matériel et de la Traction, désire passer à la vitesse supérieure, s’oriente vers la défini- tion d’une série de locomotives unifiées simples et robustes, de puissance moyenne. Elles doivent être capables d’assurer à la fois les manœuvres de gare et les dessertes marchandises sur les lignes secondaires faiblement armées et qui sont aux mains d’engins vapeur vieillissants (catégories 230, 140, 130, 141 tender, etc.). Ainsi naissent les 040 DE, de type BB à transmission électrique, mues par un moteur suisse Sulzer à quatre temps suralimenté 6 LDA 22 B, tournant à 900 t/min, dont la puissance est au début de 600 ch (442 kW). D’une masse en ordre de marche de 68 t, elles ont une autonomie en combustible de 900 km et sont limitées à 90 km/h. Moins massives que leurs aînées les Baldwin, elles dispo- sent comme elles d’une cabine unique désaxée, qui procure une excellente visibilité, des passerelles latérales et frontales permettant au personnel chargé des manœuvres de se tenir en sécurité lors des évolutions. La commande de base porte sur 108 engins. Ceux-ci sortent des usines Brissonneau et Lotz de Creil, et ils constituent donc le point de départ de la diésélisation à grande échelle en France. Avant sa réception officielle, la machine tête de série, la 040 DE 1, est essayée au triage du Petit-Thérain et en ligne sur Creil - Beauvais - Abancourt et Creil - Montdidier. Son comportement et ses capacités de traction sont jugés d’em- blée satisfaisants voire séduisants. Affectée au dépôt de Villeneuve le 17 février 1953, elle est peu après transférée à Montargis pour usage sur le secteur secondaire local, avec des tournées sur Toucy, Sens, Malesherbes, La Chapelle- la-Reine, en remplacement de 242 TD. Les semaines suivantes, la distribution du parc va intéresser à la fois la région Sud-Ouest, tenue jusqu’ici à l’écart de la diésélisation, et celles du Sud-Est et de la Méditerranée – il s’agit, pour cette dernière, d’éliminer les risques d’incendie provenant des escarbilles des machines vapeur. Fin 1954, 37machines sont en service et réparties ainsi: ÉGION UESTÀ • Orléans, avec les 040 DE 3-13, 35-37 engagées sur l’étoile vers Étampes, Pithiviers, Montargis, Malesherbes, La Chapelle- la-Reine, Argent, Voves, Chartres, Auneau, Dourdan, Château- dun, chassant ainsi les 141 TB et 230 G, ainsi qu’au triage RO des Aubrais; ÉGION STET ÉDITERRANÉEÀ • Villeneuve, 040 DE 17, 33, pour manœuvres à Paris-Bercy, • Montargis, 040 DE 1, 34, comme indiqué plus haut, • Besançon, 040 DE 2, 14, vers Vesoul, Marnay, Ornans, et de Dole à Chaussin et à Mont-sous-Vaudrey, • Dijon, 040 DE 26 (au triage RA de Perrigny), • Nevers, 040 DE 25 (au triage RO de Saincaize), • Clermont, 040 DE 32 (au triage RO des Gravanches), • Lyon-Vaise, 040 DE 15, 16, 27, 28, 31 pour manœuvres voyageurs à Lyon-Guillotière et Brotteaux, Ambérieu, 040 DE 29 et 30 (utilisées au triage RO) • Chambéry, 040 DE 24 pour manœuvres au triage RA de Culoz, puis pour la desserte de Belley, d’Albertville, d’Ugine, de Doussard, • Miramas, 040 DE 20-23 (utilisées au triage RO), Marseille-Saint-Charles, 040 DE 18, 19, occupées aux manœuvres voyageurs dans cette gare. Pendant l’exercice 1955, 36 autres machines arrivent en renfort et permettent d’en attribuer à la fois: • par décalage à Tours pour tournées sur Vendôme, Chinon, Loches, Châteauroux; • à Chalon vers Saint-Marcel, Allerey, Cluny, Mâcon; • à Ambérieu, où elles sont employées au triage RO, vers Bourg-en-Bresse, Lagnieu et Villebois; • au Teil, pour les dessertes vers Vogüé, Lalevade-d’Ardèche, Largentière, Ruoms-Vallon; • à Nîmes, pour manœuvres au triage RO de Courbessac, ainsi qu’aux tournées diffuses vers Sommières, Le Vigan, Aigues-Mortes, Alès, Arles-Trinquetaille; • à Béziers, vers Paulhan, Lodève, Capestang, et de Bédarieux à Plaisance-Andabre; • à Narbonne, vers Bize, Caunes-Minervois, de Perpignan à Axat, Le Boulou-Perthus, Céret, Amélie-les-Bains et Palalda. En outre, le renforcement du parc marseillais permet d’étendre l’activité des machines dans les faisceaux, les voies de quai du port (chantiers Arenc, Joliette, Canet, Mourepiane) et sur les lignes coordonnées d’Aubagne à La Barque-Fuveau, de Gardanne à Carnoules, de Toulon aux Salins-d’Hyères. À Dijon, les machines assurent des tournées des Laumes à Semur-en-Auxois et à Épinac-les-Mines, de Nuits-sous- Ravières à Châtillon-sur-Seine. À Annemasse, elles partici- pent aux manœuvres en gare à Bellegarde, à Saint-Gervais- les-Bains, et elles assurent les dessertes de Divonne et de Chedde. De même, à Lyon, leur plus grand nombre permet d’équiper les triages de Saint-Germain-au-Mont-d’Or, de Lyon-Guillotière, et d’assurer les dessertes de Trévoux, de L’Arbresle et de Courzieu-Brussieu. L’introduction des 040 DE Sulzer s’accompagne progressi- vement du double transfert des 040 DA et 030 DA du Sud-Est et de la Méditerranée vers les régions Est, Nord et Ouest. Tandis qu’une nouvelle version, les 040 DE 500 – équipées d’un moteur MGO développant 825 ch (605 kW) –, commence à essaimer au cours de l’année 1956, la livraison de la première tranche s’achève en août 1957 avec la réception de la 040 DE Les 040 DE à moteur Sulzer (BB 63000) Page précédente: la lococomotive diesel électrique 040 DE 2. Fin 1954, cette machine sera en service à Besançon. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 8 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE 108 à Toulouse. À l’instar de ce dépôt, plusieurs nouveaux établissements, tels Laroche, Clermont, Roanne, Saint-Étienne ou Annemasse, ont reçu de petites quantités de ce matériel très apprécié, car une unité remplace souvent deux ou trois locomotives vapeur. À Paris-Sud-Ouest, la dotation sert pour des dessertes de Dourdan à Auneau, d’Étampes à Pithiviers; à Bordeaux-Saint-Jean, vers Libourne, Bergerac, Le Bec-d’Ambès; à Portes, sur Privas. La répartition numérique des 040 DE Sulzer est alors la sui- vante à l’été 1957: six à Paris-Sud-Ouest, 12 aux Aubrais (ce site a remplacé Orléans le 1 janvier 1956), quatre à Tours, cinq à Bordeaux-Saint-Jean, cinq à Toulouse, cinq à Ville- neuve, deux à Montargis, une à Nevers, une à Clermont, une à Laroche, sept à Dijon, trois à Besançon, trois à Chalon, 11 à Lyon-Vaise, une à Saint-Étienne, quatre à Ambérieu, quatre à Annemasse, trois à Chambéry, une à Grenoble, trois à Portes, sept au Teil, une à Miramas, 13 à Marseille-Saint-Charles, trois à Nîmes, deux à Narbonne. Conséquence de l’arrivée des 040 DE 500 notamment à Tou- louse, à Besançon, à Miramas et à Nîmes, les dotations de 040 DE 1-108 de ces dépôts sont appelées à disparaître peu à peu. Bien que ces machines ne soient pas conçues pour cela, plusieurs régions n’hésitent pas à les utiliser pour la traction épisodique de rames voyageurs légères, généralement pour des remplacements d’autorails. C’est le cas pour celles: de Tours vers Vendôme, Paris-Austerlitz, Chinon, Château- roux; du Teil entre Valence et Lalevade-d’Ardèche; de Nîmes vers Le Vigan et Le Grau-du-Roi en période estivale. L’amélioration de la technique amène l’industrie à proposer des moteurs Sulzer un peu plus puissants. Ce qui permet à la SNCF d’en profiter pour les commandes ultérieures, avec les types 6 LDA 22 C et D tournant à 950 t/min, développant 725 ch (535 kW) qui équipera les 040 DE 109 et au-delà. La livraison d’une tranche de 50 nouvelles machines démarre à l’automne 1957. Elle sera partagée jusqu’en mars 1959 entre les régions Est, Nord et Sud-Ouest, à l’excep- tion toutefois de six exemplaires attribués à Montargis (DE 111, 127), à Marseille-Saint-Charles (DE 113), à Chambéry (DE 117), à Annemasse (DE 118) et à Laroche (DE 148). Les autres engins, destinés à des dessertes marchandises et manœuvres de gares et triages, arrivent aux dépôts:Est de Mohon, Metz-Sablon, Strasbourg, Île-Napoléon, Belfort; Nord de La Plaine, Beauvais; et Sud-Ouest des Aubrais. Rapidement, ces engins vont desservir sur la région Est, à la place de 140 C et 040 D, l’étoile de Charleville vers Givet, Hirson, Messempré, Sedan, Verdun, Amagne, Vouziers; l’étoile de Metz vers Conflans, Hagondange, Pont-à-Mousson, Château-Salins; l’étoile de Strasbourg vers Haguenau, Wis- sembourg, Lauterbourg, Kehl, Molsheim, Rothau; l’étoile de Mulhouse vers Bantzenheim, Neuenburg, Guebwiller, Ensisheim, Kruth, Sewen, Belfort. Mais ils seront rapidement délogés par des 040 DE 500, plus puissants. Au Nord, les unités positionnées à La Plaine vont assurer des missions sur Noisy-le-Sec, Le Bourget, Gennevilliers, et sur la Petite Ceinture vers Paris Bestiaux, Bercy, Batignolles. Celles de Beauvais accaparent un train RA direct depuis Noisy-le-Sec via Épluches et Persan-Beaumont, et des des- La locomotive 040 DE 1, capotage ouvert, à l’usine Brissonneau et Lotz de Nantes (juin 1957). Elle quittera bientôt ce site pour prendre son service. Doc. NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 9 sertes vers Creil et Abancourt. Aux Aubrais, la dotation reprend les prérogatives des 040 DE 1-108, elles-mêmes mutées à Tours et à Poitiers, là pour se substituer aux vapeur 230 F, G, 141 TA vers Le Blanc, Montmorillon, Parthenay, et de Châtellerault à Loudun. Après une éclipse de trois ans, une troisième fournée de 37 machines, toujours avec moteur de 535 kW (040 DE 159- 195), va apparaître de mars 1961 à février 1962. Dans le même temps, les engins du Teil passent au compte de Portes. En application du nouveau plan de numérotation des engins diesels appliqué le 1 janvier 1962, la série des 040 DE Sulzer est rebaptisée BB 63001-63192, les 63193-63195 sortant directement d’usine avec cette identification. Exception faite des affectations solitaires des 040 DE 179 à Chalindrey et 192 à Fives, en sont essentiellement bénéficiaires les dépôts de: • Noisy-le-Sec, pour usage sur la banlieue est vers Vaires, Meaux, Gretz, Coulommiers, Sucy-Bonneuil, Verneuil- l’Étang; • Châlons pour desserte de l’étoile vers Reims, Sainte-Mene- hould, Sézanne, Vitry-le-François, Saint-Dizier; • Nancy, utilisées sur Château-Salins, Nomeny, Pont-Saint- Vincent, Mirecourt, Épinal; • La Plaine, en complément du parc déjà en place, avec irriga- tion de la zone de Creil vers Clermont-de-l’Oise, Pont-Sainte- Maxence, Compiègne, Persan-Beaumont, Moulin-Neuf. Le service de l’Exploitation n’hésite pas à engager en cas de besoin ces machines sur des trains omnibus de voyageurs, à titre d’essai en banlieue de Paris-Est vers Gretz, à Nancy sur Mirecourt, et en tête de MV de Pagny-sur-Meuse à Neuf- château, de Neufchâteau à Épinal. Une dernière tranche de 55 machines, numérotées 63196- 63250, va sortir d’usine à partir de janvier1963 et jusqu’en octobre 1964, en parallèle avec des 63500. Équipées d’un moteur 6 LDA 22 E développant 552 kW, elles ont une autonomie de 1000km. Hormis les 63200, 63205 et 63210, attribuées à Dijon, et les 63226-63228, 63231-63233, 63236, 63237, affectées à Narbonne, où elles s’implantent à la place des 63001-63108 pour les dessertes de Bize, Axat, Céret, et pour les manœuvres à Perpignan-Chef-de-Bien, Cerbère, Port Bou, les autres sont partagées entre les dépôts: • d’Île-Napoléon (63196, 63201, 63202, 63206, 63211, 63212, 63216, 63217, 63221, 63229, 63238), pour parfaire la diéséli- sation en Franche-Comté, avec tournées de Dannemarie à Pfetterhouse, d’Altkirch à Ferrette, de Belfort à Bas-Évette et Delle, de Montbéliard à Morvillars et Saint-Hippolyte; • de La Plaine (63197, 63198, 63214, 63215, 63240), pour renfort en banlieue nord de Paris, y compris sur la Petite et la Grande Ceinture; • de Lens (63203, 63204, 63207-63209, 63213, 63218- 63220, 63222-63225, 63230, 63234, 63235, 63239, 63241- 63243, 63246-63248), ce qui fait reculer la vapeur dans le bassin minier (quadrilatère Lille - Douai - Arras - Béthune); • de Longueau (63199), pour amorce de la diésélisation en Picardie, avec absorption des effectifs de Beauvais; • des Aubrais (63244, 63245, 63249, 63250), à titre de complément de parc. En octobre 1964, alors que 393 unités de la série sœur 63500 sont déjà en service, la totalité du parc des 63000, soit Une 040 DE côtoie un autorail 150 ch au dépôt d’Orléans. Doc. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 10 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE 250 engins, est ventilée sur 28 dépôts différents et répartie ainsi: 47 machines sur la région Est, 59 au Nord, 51 au Sud- Ouest, 55 au Sud-Est et 38 à la Méditerranée. (Leurs affecta- tions sont détaillées dans l’encadré p.11.) Les 63001-63108 du Sud-Est et de la Méditerranée délo- gées par des 63500 et des 66000, plus puissantes, ont déjà perdu les dessertes en ligne, se contentant de manœuvres de gares voyageurs, de triages, d’embranchements et de voies de quai du port de Marseille. Les 63109assurent quelques mouvements voyageurs omni- bus, avec fourgon chaudière l’hiver, de Maubeuge à Hirson, de Valenciennes à Maubeuge, d’Abbeville auTréport, de Creil à Beauvais et de Persan-Beaumont à Beauvais. Renforcé par des mutations de Nancy, le nouveau dépôt de Chalindrey va engager ses machines en lieu et place des 140 C en direction de Vittel, Neufchâteau, Bourbonne-les-Bains, Vesoul, Gray, Chaumont, Châtillon-sur-Seine, et sur l’étoile de Troyes. En 1965, le groupe des 63109 de La Plaine est expédié provisoirement à Valenciennes pour trafic sur l’étoile vers Somain, Blanc-Misseron, Maulde-Mortagne, Maubeuge et Cambrai. Motivés par la suppression de l’activité vapeur et la néces- sité de concentrer la série vers un nombre réduit d’établisse- ments, de nombreux regroupements vont émailler la seconde moitié des années 1960, avec la mutation des machines, sans modification de leurs prérogatives: de Châlons à Noisy-le-Sec, de Lens à Longueau fin 1964; de Poitiers à Tours-Saint-Pierre, de Lyon-Vaise à Vénissieux, d’Ambérieu à Vénissieux et Chambéry, de Portes à Marseille en 1965; de Chalon à Vénissieux, d’Annemasse à Chambéry en 1966; de Noisy-le-Sec à Paris-La Villette, de Grenoble à Chambéry en 1967; de Fives, de Valenciennes, de Lens et de Longueau à Aulnoye entre 1966 et 1969; de Portes à Marseille en 1969; d’Île-Napoléon à Chalindrey, de Narbonne à Marseille en 1970. Lorsque la BB 64080, et dernière machine de cette grande série, est livrée le 25 juin 1971, la répartition de ses aînées, les 63000, a été fortement contractée. La série ne figure plus que dans 12 dépôts propriétaires, à raison de: 40 à l’Est, dont 22 à Paris-La Villette et 18 à Chalindrey; 66 au Nord (toutes à Aulnoye); 49 au Sud-Ouest, dont sept à Paris-Sud-Ouest, 19 aux Aubrais, 15 à Tours-Saint-Pierre et huit à Bordeaux; 58 au Sud-Est, dont 18 à Villeneuve, neuf à Nevers, 11 à Dijon, 20 à Chambéry; 37 à la Méditerranée (toutes à Marseille). Dans la catégorie des 63001-108, seules celles de Tours travaillent encore aux dessertes des étoiles de Tours et Poitiers; les autres sont occupées à des manœuvres dans une myriade de gares et triages à: Juvisy, Brétigny, Coutras, Bordeaux-Saint-Jean, Bordeaux- Bastide, Bassens, Bayonne, Hendaye; Le viaduc de Saint- Victor-Thizy, sur la ligne de Roanne à Lyon par Tarare (avril 1961). Depuis le 17avril de la même année, le train de desserte du «SVC» (entre Saint-Victor et Cours) est assuré par des 040 DE de Roanne. Paillard/Doc. NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 11 Des cheminots examinent attentivement l’une des locomotives appelées à être renumérotées dans la série 63000 (ici, la 040 DE 112). François/Doc. Répartition des 250 63000 en octobre 1964 • 12 à Noisy-le-Sec, 63159-63161, 63164-63166, 63170, 63171, 63189, 63190, 63194, 63195; • une à Châlons, 63169; • cinq à Chalindrey, 63110, 63124, 63125, 63174, 63179; • 17 à Nancy, 63109, 63114, 63115, 63119, 63120, 63129, 63130, 63134-63136, 63139, 63180, 63181, 63184-63186, 63191; • une à Blainville, 63131; • 11 à Île-Napoléon, 63196, 63201, 63202, 63206, 63211, 63212, 63216, 63217, 63221, 63229, 63238; • 18 à La Plaine, 63162, 63163, 63167, 63168, 63172, 63198, 63214, 63215, 63230, 63240; • 15 à Longueau, 63116, 63121, 63122, 63126, 63132, 63155, 63199; • 24 à Lens, 63175, 63176, 63203, 63204, 63207-63209, 63213, 63218-63220, 63222-63225, 63234, 63235, 63239, 63241-63243, 63246-63248; • deux à Fives, 63188, 63192; • cinq à Paris-Sud-Ouest, 63060, 63061, 63083, 63087, 63093; • 19 aux Aubrais, 63112, 63123, 63128, 63133, 63138, 63142-63144, 63147, 63151-63153, 63156-63158, 63244, 63245, 63249, 63250; • 12 à Tours-Saint-Pierre, 63011-63013, 63035-63038, 63065, 63082, 63092, 63096, 63097; • huit à Poitiers, 63003-63010; • sept à Bordeaux-Saint-Jean, 63098, 63100, 63101, 63105-63108; • huit à Villeneuve, 63001, 63030, 63068, 63079, 63086, 63090, 63094, 63095; • quatre à Nevers, 63025, 63033, 63062, 63072; • 12 à Dijon, 63002, 63014, 63017, 63080, 63111, 63117, 63118, 63127, 63148, 63200, 63205, 63210; • trois à Chalon, 63031, 63063, 63067; • 12 à Lyon-Vaise, 63016, 63024, 63027, 63028, 63032, 63034, 63058, 63073-63075, 63078, 63103; • cinq à Ambérieu, 63026, 63029, 63057, 63081, 63088; • trois à Annemasse, 63084, 63089, 63104; • cinq à Chambéry, 63015, 63059, 63064, 63091, 63099; • trois à Grenoble, 63076, 63077, 63102; • sept à Portes, 63020, 63039, 63049, 63056, 63066, 63069, 63070; • une à Avignon, 63019; • 18 à Marseille-Blancarde, 63018, 63021-63023, 63040- 63045, 63047, 63050-63055, 63071; • 12 à Narbonne, 63046, 63048, 63085, 63113, 63226- 63228, 63231-63233, 63236, 63237. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 12 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE Paris-Bercy, Villeneuve-Saint-Georges, Melun, Montereau, Montargis, Laroche, Nevers, Saincaize, Saint-Germain-des- Fossés, Clermont-Ferrand, Les Gravanches triage, Dijon- Perrigny, Dijon-Porte-Neuve, Gevrey triage, Chalon, Mâcon, Montchanin, Lyon-Vaise, Lyon-Guillotière, Badan, Vénissieux, Ambérieu, Bellegarde, Culoz, Chambéry, Grenoble, Annemasse, Saint-Gervais-les-Bains, Bourg-Saint-Maurice, Saint-Jean- de-Maurienne, Modane; Marseille-Saint-Charles, La Seyne-sur-Mer, Cannes- La Bocca, Nice-Ville et Saint-Roch, Marseille-Maritime-Arenc, Joliette, Canet, Mourepiane, Béziers, Narbonne, Perpignan, Cerbère. Les 63109-63250 ont fait l’objet de nouvelles affectations en fonction de l’implantation de 63500 à Nancy et à Île- Napoléon. Elles sont dès lors plus mobiles et assurent, outre des manœuvres locales, des trains de fret locaux. Cela concerne depuis: Paris-La Villette, des tournées en banlieue est; Chalindrey, des tournées autour de Troyes, en Haute-Marne et en Haute-Saône; Aulnoye, des tournées des Flandres au Hainaut, à l’Artois et à la Picardie, avec présence à Dunkerque, Calais, Boulogne, Lille, Tourcoing, Somain, Douai, Lens, Béthune, Valenciennes, Hirson, Cambrai, Saint-Quentin, Tergnier, Compiègne, Amiens, Abbeville, Le Tréport; Les Aubrais, des tournées sur l’étoile d’Orléans; Dijon, des tournées autour des Laumes-Alésia; Chambéry, des tournées sur Albertville et Ugine; Narbonne, des tournées autour de Perpignan. Le début de la décennie 1970 marque l’extinction définitive de la traction vapeur, mais aussi l’abandon de nombreuses lignes secondaires, réduisant le volume du trafic marchan- dises et donc l’emploi de la série. Les grosses opérations d’entretien, jusqu’ici assurées par les ateliers d’Épernay, sont reportées sur ceux de Quatre-Mares, à Sotteville. En 1972, les 63000 qui sont chassées de Bordeaux Quelques 63000 stationnent au dépôt d’Ivry (juillet 1966). Perelle/Doc. NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 13 par des 63500 remontent sur Tours-Saint-Pierre, alors que les 63109 de Marseille sont transférées à Dijon. L’engagement croissant de chantiers de renouvellement par le service de l’Équipement mobilise désormais de nom- breux engins de la série et des 63500 pour tracter les trains lourds de dégarnissage, de rails, de traverses, etc. L’éclatement du gros parc d’Aulnoye intervient en 1976, avec report des engins sur Lens et Longueau. La mise en service, à compter de 1977, des locotracteurs Y8000 de 219 kW porte un coup sévère aux 63000, qui doivent leur céder des manœuvres de gare ainsi que des dessertes sur de petites lignes. Le 1 janvier 1980, la série est toujours au complet, mais son utilisation est en baisse, conduisant à des garages bon état prolongés. (Sa répartition d’alors est détaillée dans l’encadré p.14.) Pour les besoins des travaux de la LGV Paris-Sud-Est (tronçons centre et sud, puis nord) entamés en 1979 et terminés en 1983, quelques machines seront employées sur des trains légers de distribution et de ramassage de maté- riaux avec des 63500. La baisse continue du trafic fret touche sévèrement la série, qui perd de nombreux points d’ancrage par suite des fermetures d’usines, notamment dans le Nord- Pas-de-Calais et en région parisienne. Après la réduction du parc de Chalindrey par mutation d’engins à Paris-La Villette en 1982, celle des effectifs des Aubrais a lieu en 1983, avec envoi d’une partie à Tours-Saint- Pierre et à Lens. Les 63000, désormais fortement concurrencées par les 63500 et les Y 8000, vont voir leur parc réduit de 19 unités dans le cadre de la formation des couplages de triage desti- nés à préparer le remplacement des Baldwin A1A-A1A 62000. L’opération, menée par les ateliers de Quatre-Mares de 1989 à 1992, a consisté à les transformer en trucks moteur TBB 64801-64819, couplables à des BB 64700 issues de BB 63500 modifiées, avec suppression de la cabine, raccourcissement de leur caisse (de 14,68 à 11,39m) et diverses adaptations techniques. La correspondance numérique a été la suivante: • BB 63024 Villeneuve = TBB 64801 Avignon; • BB 63057 Villeneuve = TBB 64802 Lens; • BB 63043 Marseille = TBB 64803 Lens; • BB 63080 Chambéry = TBB 64804 Avignon; • BB 63001 Villeneuve = TBB 64805 Avignon; • BB 63014 Nevers = TBB 64806 Metz; • BB 63059 Villeneuve = TBB 64807 Metz; • BB 63070 Marseille = TBB 64808 Metz; • BB 63051 Marseille = TBB 64809 Metz; • BB 63089 Chambéry = TBB 64810 Strasbourg; • BB 63022 Nevers = TBB 64811 Strasbourg; • BB 63075 Chambéry = TBB 64812 Strasbourg; • BB 63086 Dijon = TBB 64813 Sotteville; • BB 63030 Villeneuve = TBB 64814 Sotteville; • BB 63063 Nevers = TBB 64815 Sotteville; • BB 63025 Villeneuve = TBB 64816 Lens; • BB 63047 Marseille = TBB 64817 Lens; • BB 63034 Villeneuve = TBB 64818 Lens; • BB 63093 Paris-Sud-Ouest = TBB 64819 Lens. Moins prisées que les 63500, les 63109 à moteur Sulzer, dont la fiabilité est moindre tout comme leurs capacités de traction, connaissent une baisse sensible d’activité. Celle-ci connaît cependant un rebond en 1991-1992: elles sont utili- La 63118 à Chambéry Lachenal/Doc. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 14 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE sées en compagnie de BB 63500, 66000, de CC 65500 et de machines de la classe 59 (louées à la SNCB), sur le tracé de la LGV Nord depuis les bases de Longueil-Sainte-Marie, Sainte- Henriette et Oxelaëre. Mais après cet épisode, la SNCF, qui pense à ses besoins futurs, préfère garder sous le coude la grande série des 63500 et envi- sage de sacrifier les 63000, dont le parc est devenu largement pléthorique. Nombre d’entre elles sont en mauvais état ou à la limite de la révision. Elle décide donc en 1992 d’arrêter les grandes opérations d’entretien, les dernières RG espacées tous les 300000km ayant intéressé dans l’année les 63200, 63198 et 63160 – elles ont bénéficié comme 44 autres précédemment de la nouvelle livrée orange et gris (voir le tableau de leur carrière), qui remplace la livrée classique vert celtique d’origine. Un amor- tissement massif va toucher, au titre de l’exercice 1993, pas moins de 67 engins. Font les frais de la purge: dans la gamme des engins de 442 kW (63001-63108), les 63073, 63083 de Paris-Sud-Ouest, 63106 de Tours-Saint- Pierre, 63002, 63026, 63027, 63058 de Villeneuve, 63033, 63040, 63064, 63065, 63072 de Nevers, 63055, 63097, 63104 de Dijon, 63076, 63077, 63079, 63081, 63084, 63090, 63091 de Chambéry; dans celles des 535 et 552 kW (63109-63250, dont cer- taines unités n’ont pas épuisé leur potentiel kilométrique), les 63110, 63114, 63115 de Nevers, 63117 de Chambéry, 63120, 63236 de Dijon, 63124, 63139 de Chalindrey, 63126, 63128, 63132, 63137, 63141, 63143, 63146, 63149, 63163, 63172, 63178, 63183, 63186, 63199, 63204, 63213, 63215, 63218- 63220, 63223, 63224, 63230, 63242, 63245, 63247 de Lens, 63148 de Villeneuve, 63159, 63164, 63171, 63190, 63191, 63195, 63201, 63206, 63212, 63235 de Paris-La Villette. On pourra observer que dans cette dernière tranche plusieurs machines ont à peine 30 ans d’âge! Ramené à 164 machines, le parc doit faire l’objet de muta- À Villeneuve-Prairie, une 63000 à la manœuvre, notamment avec une allège postale (4 septembre 1996). Répartition des 63000 au 1 janvier 1980 ÉSEAU • 24 à Paris-La Villette: 63110, 63113-63115, 63119, 63131, 63134-63136, 63159-63161, 63164-63166, 63170, 63171, 63177, 63180, 63181, 63189-63191, 63195; • 19 à Chalindrey: 63109, 63120, 63124, 63129, 63139, 63221, 63225, 63229, 63235, 63238, 63240; • 22 à Longueau: 63162, 63163, 63167-63169, 63176, 63204, 63209, 63215, 63220, 63222, 63241, 63242, 63248; • 39 à Lens: 63116, 63121, 63122, 63126, 63132, 63137, 63172-63175, 63182-63185, 63187, 63194, 63197, 63198, ÉSEAU UEST • sept à Paris-Sud-Ouest: 63060, 63061, 63082, 63083, 63087, 63093, 63108; • 22 aux Aubrais:63105-63107, 63112, 63123, 63128, 63133, 63138, 63142- 63144, 63147, 63151-63153, 63156- 63158, 63244, 63245, 63249, 63250; • 16 à Tours Saint-Pierre: 63003-63013, 63035-63038, ÉSEAU • 22 à Villeneuve: 63001, 63002, 63015, 63024-63032, 63034, 63053, 63054, 63056-63059, 63068, 63130, 63148; • neuf à Nevers: 63014, 63022, 63033, 63040, 63062- 63064, 63072, 63074; • 25 à Dijon: 63055, 63073, 63085, 63086, 63092, 63094, 63096-63100, 63102, 63104, 63193, 63200, 63205, 63210, 63226-63228, 63231-63233, 63236, 63237; • 20 à Chambéry: 63067, 63075-63081, 63084, 63088- 63091, 63095, 63103, 63111, 63117, 63118, 63125, 63127; • 25 à Marseille : 63016-63021, 63023, 63039, 63041- 63052, 63065, 63066, 63069-63071. M. Carémantrant NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 15 tions interdépôts pour rééquilibrage. Ainsi, Chalindrey dispa- raît de la carte, avec ventilation de ses engins sur Paris-La Vil- lette, Nevers et Dijon, tout comme Les Aubrais, dont les engins résiduels sont repris par Tours-Saint-Pierre. Villeneuve reçoit des 63500 et se sépare donc de ses 63000 au profit de ses voi- sins Nevers et Dijon. Pour satisfaire des besoins du service de l’Équipement, les 63006, 63009, 63010 s’exilent à Chambéry, les 63041, 63049, 63052 vont à Lens, les 63053, 63054, 63056 à Paris-La Villette, ces deux derniers établissements n’ayant jusqu’ici jamais compté de 63000 de 442 kW. A contrario, les 63185, 63194, 62222 sont dirigées sur Marseille. La mise au tas de nombreuses unités de la sous-série 63109-63250 fait les choux gras de plusieurs sociétés et associations qui reprennent quelques machines pour leurs besoins. Après remise en état effectuée par les ateliers SNCF, elles vont arborer des livrées bariolées, cas des: • 63139, 63195, 63245, récupérées par le Chemin de fer de Blaise-et-Der en Haute-Marne, les Mines de potasse d’Alsace à Richwiller, et la société Decoexsa à Irun; • 63121, 63123, 63149, récupérées par le Chemin de fer à vapeur des Trois Vallées, ligne de Mariembourg à Treignes, en Belgique; • 63213 et 63218, récupérées par la ZI de La Martinerie à Déols (Indre) et la cimenterie Lafarge au Teil (Ardèche); • 63220 et 63242, récupérées par la cimenterie Lafarge à La Couronne (Charente) et la société Bocahut à Fourmies (Nord); • 63230 et 63246, récupérées par l’Asuepa à Artix (Pyrénées- Atlantiques) et l’ADA sur la région de Bordeaux. Après une année 1994 calme, 1995 est marquée unique- ment par la radiation des 63013 de Tours-Saint-Pierre et 63214 de Paris-La Villette. Cette pause est artificielle, car la SNCF envisage de louer voire de vendre à la SNCB 47 machines garées sans emploi, pour ses travaux sur les lignes nouvelles belges. Cette option est sans lendemain, la SNCB optant en définitive pour l’achat de locomotives de la classe 2200 des NS, plus puissantes et couplables. Dès 1996, année qui voit la série des locotracteurs Y 8400 être au complet, les amortissements reprennent de plus belle avec 51 cas. Ceux-ci frappent les machines possédant le minimum d’équipements, dont: • 28 machines de 442kW, les 63009, 63101, 63105 de Cham- béry, 63008, 63011, 63012, 63035, 63036, 63038 de Tours- Saint-Pierre, 63019-63021, 63023, 63039, 63045, 63046, 63071 de Marseille, 63028, 63029, 63032, 63103 de Nevers, 63041, 63049, 63052 de Lens, 63053, 63054 de Paris-La Vil- lette, 63092 de Paris-Sud-Ouest, 63102 de Dijon; • 23 machines de 535 et 552kW, les 63109, 63118, 63125, 63130 de Chambéry, 63112, 63121, 63123, 63150, 63154, 63155, 63169, 63173, 63174, 63176, 63246 de Lens, 63119, 63221, 63229 de Nevers, 63129, 63202, 63238 de Paris- La Villette, 63208, 63231 de Dijon. Compte tenu de la liquidation, début 1997, des 63042, 63044, 63050, 63066, 63069 de Marseille, 63153, 63203 de Tours-Saint-Pierre, le parc des BB 63000, ramené à 104 unités, est déjà quelque peu sur la touche. Seules quelques-unes d’entre elles, dotées de la Vacma et de la radio sol-train, effectuent encore de petites tournées fret en ligne, comme à: • Paris-La Villette vers Noisy-le-Sec, Vaires, Le Plant-Champi- gny, Batignolles; • Lens sur les étoiles de Valenciennes, Aulnoye, Lille, Tour- coing, Dunkerque; • Tours-Saint-Pierre vers Saint-Côme, Ballan-Miré. Le reste de la dotation, dont quelques machines possèdent certains attributs (postes radio manœuvres, attelage auto- matique de triage, conduite principale, voire dispositifs de télécommande locale et éperons chasse-neige), effectue des manœuvres de gares, des dessertes d’embranchement et surtout des prestations pour le service de l’Équipement. La poursuite de la baisse du trafic fret conduit à la liquidation: • en 1998, des 63087 de Paris-Sud-Ouest, 63194 de Mar- seille, 63210 de Dijon, 63234 de Lens; • en 1999, des 63015, 63031 de Nevers, 63016, 63018, 63067, 63133, 63184, 63185 de Marseille, 63113 de Paris-La Villette, 63175 de Paris-Sud-Ouest. Alors que, dès 1999, les BB 63500 ont été réparties entre La BB 63226 à Dijon (5mai 2005). Elle sera l’unique loc de la série à arborer cette livrée. Doc. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 16 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE Carrière des BB 63000 Mise en service TransformationAmortissement 17/2/1953 Villeneuve 64805 29/12/1989 9/4/1953 Villeneuve 4/10/1993 Villeneuve 13/5/1953 Orléans 5/4/2005 Tours-SP 63004*11/6/1953 Villeneuve 5/4/2005 Tours-SP 28/7/1953 Orléans 31/12/2004 Tours-SP 12/1O/1953 Orléans 15/7/2004 Chambéry 24/12/1953 Orléans 14/12/2007 Chambéry 18/1/1954 Orléans 25/11/1996 Tours-SP 30/1/1954 Orléans 1/1/1996 Chambéry 11/2/1954 Orléans 27/12/2004 Chambéry 2/3/1954 Orléans 1/2/1996 Tours-SP 14/3/1954 Orléans 10/5/1996 Tours-SP 30/3/1954 Orléans 8/8/1995 Tours-SP 8/4/1954 Dole 64806 24/1/1991 14/4/1954 Lyon-Vaise 1/2/1999 Nevers 63016*23/4/1954 Lyon-Vaise 1/8/1999 Marseille 63017*21/5/1954 Montargis 1/8/2003 Marseille 63018*14/5/1954 Marseille-SC 1/12/1999 Marseille 6301914/5/1954 Marseille-SC 25/11/1996 Marseille 20/5/1954 Miramas 6/8/1996 Marseille 28/5/1954 Miramas 26/6/1996 Marseille 4/6/1954 Miramas 64811 2/10/1991 4/6/1954 Miramas 22/3/1996 Marseille 28/6/1954 Chambéry 64801 16/1/1989 12/7/1954 Nevers 64816 3/8/1992 2/7/1954 Dijon 8/11/1993 Villeneuve 3/7/1954 Lyon-Vaise 5/11/1993 Villeneuve 15/7/1954 Lyon-Vaise 18/1/1996 Nevers 25/7/1954 Ambérieu 18/1/1996 Nevers 9/8/1954 Ambérieu 64814 30/7/1992 20/8/1954 Lyon-Vaise 2/2/1999 Nevers 21/8/1954 Clermont 18/11/1996 Nevers 9/9/1954 Villeneuve 1/3/1993 Nevers 10/9/1954 Villeneuve 64818 27/11/1992 17/9/1954 Orléans 25/11/1996 Tours-SP 26/9/1954 Orléans 10/5/1996 Tours-SP 16/12/1954 Orléans 12/12/2004 Paris-SO 6/1/1955 Orléans 25/11/1996 Tours-SP 63039*26/1/1955 Marseille-SC 25/11/1996 Marseille 630407/2/1955 Marseille-SC 3/11/1993 Nevers 630417/2/1955 Marseille-SC 16/2/1996 Lens 6304228/2/1955 Marseille-SC 2/1/1997 Marseille 6304328/12/1955 Marseille-SC64803 27/8/1990 63044*19/3/1955 Marseille-SC 2/1/1997 Marseille 6304519/3/1955 Marseille-SC 26/6/1996 Marseille 6304631/3/1955 Marseille-SC 26/6/1996 Marseille 6304731/3/1955 Marseille-SC64817 23/10/1992 63048*15/4/1955 Marseille-SC 1/8/2003 Marseille 22/4/1955 Béziers 1/1/1996 Lens 15/4/1955 Béziers 2/1/1997 Marseille 22/4/1955 Béziers 64809 7/5/1991 1/5/1955 Le Teil 12/6/1996 Lens 23/4/1955 Le Teil 4/6/1996 Paris-LV 18/6/1955 Nîmes 4/6/1996 Paris-LV 18/5/1955 Nîmes 15/2/1993 Dijon 18/9/1955 Nîmes 14/12/2007 Chambéry 18/5/1955 Ambérieu 64802 16/7/1990 3/6/1955 Dijon 1/5/1993 Villeneuve 9/6/1955 Dijon 64807 15/2/1991 13/6/1955 Orléans 14/12/2007 Chambéry 22/6/1955 Orléans 14/12/2007 Chambéry 28/6/1955 Lyon-Vaise 19/7/2004 Nevers 20/7/1955 Châlons 64815 22/7/1992 6306417/10/1955 Chambéry 18/10/1993 Nevers 16/7/1955 Orléans 15/12/1993 Nevers Mise en service TransformationAmortissement 3/10/1955 Nîmes 2/1/1997 Marseille 27/7/1955 Chalon 2/2/1999 Marseille 13/8/1955 Dijon 30/12/2003 Dijon 9/9/1955 Nîmes 2/1/1997 Marseille 3/10/1955 Nîmes 64808 5/4/1991 14/10/1955 Nîmes 2/7/1996 Marseille 7/11/1955 Dijon 18/10/1993 Nevers 6307331/12/1955 Lyon-Vaise 29/9/1993 Paris-SO 9/1/1956 Lyon-Vaise 31/12/2006 Chambéry 25/1/1956 Lyon-Vaise64812 24/12/1991 19/2/1956 Lyon-Vaise 30/9/1993 Chambéry 10/2/1956 Villeneuve 30/9/1993 Chambéry 28/2/1956 Grenoble 29/12/2005 Chambéry 28/2/1956 Dijon 18/10/1993 Chambéry 10/4/1956 La Roche 64804 2/11/1989 9/3/1956 Villeneuve 7/10/1993 Chambéry 20/3/1956 Paris-SO 12/4/1996 Paris-SO 6/4/1956 Paris-SO 1/3/1993 Paris-S0 6308410/4/1956 Annemasse 1/9/1993 Chambéry 20/4/1956 Le Teil 29/9/2004 Dijon 22/4/1956 Villeneuve 64813 19/2/1992 11/5/1956 Paris-SO 24/3/1998 Paris-SO 21/5/1956 Chambéry 31/12/2006 Achères 6308927/5/1956 Annemasse 64810 29/7/1991 5/6/1956 Villeneuve 23/9/1993 Chambéry 9/7/1956 Villeneuve 21/12/1993 Chambéry 18/7/1956 Bordeaux 12/4/1996 Paris-SO 14/8/1956 Paris-SO 64819 24/12/1992 6309411/10/1956 Villeneuve 5/4/2005 Tours-SP 63095*10/11/1956 Besançon 23/10/1956 Bordeaux 29/12/2005 Chambéry 6/12/1956 Bordeaux 8/12/1993 Dijon 6/1/1957 Bordeaux 31/12/2006 Chambéry 63099*31/1/1957 Lyon-Vaise 16/3/2006 Marseille 7/2/1957 Toulouse 5/4/2005 Tours-SP 7/2/1957 Toulouse 1/1/1996 Chambéry 16/2/1957 Lyon-Vaise 3/5/1996 Dijon 26/2/1957 Lyon-Vaise 18/1/1996 Nevers 1/3/1957 Annemasse 1/5/1993 Dijon 17/3/1957 Toulouse 1/1/1996 Chambéry 30/5/1957 Toulouse 26/9/1993 Tours-SP 23/6/1957 Bordeaux 5/4/2005 Tours-SP 14/8/1957 Toulouse 12/12/2004 Paris-SO 6310914/12/1957 Île-Napoléon 16/4/1996 Chambéry 25/11/1957 Mohon 18/10/1993 Nevers 6311119/12/1957 Montargis 27/12/2004 Chambéry 6311211/12/1957 Les Aubrais 19/6/1996 Lens 6311312/12/1957 Marseille-SC 31/12/1999 Paris-LV 6311420/12/1957 Île-Napoléon 31/5/1993 Nevers 6311526/12/1957 Île-Napoléon 3/5/1993 Nevers 28/12/1957 La Plaine 27/12/2004 Chambéry 7/1/1958 Chambéry 20/10/1993 Chambéry 7/1/1958 Annemasse 19/4/1996 Chambéry 6311911/1/1958 Île-Napoléon 27/3/1996 Nevers 6312018/1/1958 Hausbergen 18/10/1993 Dijon 31/1/1958 La Plaine 1/1/1996 Lens 28/1/1958 La Plaine 5/4/2005 Tours-SP 6312312/2/1958 Les Aubrais 1/1/1996 Lens 11/2/1958 Belfort 1/1/1993 Chalindrey 18/2/1958 Mohon 11/4/1996 Chambéry 22/2/1958 La Plaine 1/6/1993 Lens 1/3/1958 Montargis 29/12/2005 Chambéry 6312811/3/1958 Les Aubrais 27/12/1993 Lens 26/4/1958 Metz 1/1/1996 Paris-LV 4/4/1958 Metz 12/4/1996 Chambéry 3/4/1958 Mohon 31/12/2006 Chambéry 11/4/1958 La Plaine 1/6/1993 Lens NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 17 les diverses activités comme les autres diesels de ligne, la répartition des 63000 sera plus tardive. Au 1 janvier 2000, les 90 BB 63000 Sulzer figurant encore à l’inventaire ne sont plus présentes que dans huit centres de maintenance (voir encadré ci-dessous). Les réformes se sont par la suite quelque peu ralenties, concernant seulement les 63158 de Tours, 63166 de Paris- La Villette, 63222 de Marseille en 2000, 63193 de Dijon en 2001. Durant l’année 2001, les 86 machines restantes sont venti- lées entre trois activités, à savoir 22 à Grandes Lignes, 29 au Fret et 35 à l’Infrastructure, selon la répartition numérique suivante au 1 janvier 2002: • Paris-La Villette: huit à Grandes Lignes pour usage au chantier voyageurs de Pantin-Ourcq (163136, 163161, 163177, 163180, 163181, 163189, 163196, 163240) et deux à l’Infrastructure (663131, 663134); • Lens: huit au Fret pour emploi à Douai, Corbehem, Lille- Saint-Sauveur, Lille-Délivrance, Tourcoing, Roubaix-Wattre- los, Aulnoye, Maubeuge (463140, 463142, 463145, 463168, 463182, 463197, 463209, 463239); • Paris-Sud-Ouest: 14 à l’Infra (663007, 663037, 663060, 663061, 663082, 663088, 663108, 663144, 663147, 663192, 663211, 663225, 663241, 663248); • Tours-Saint-Pierre: sept au Fret pour dessertes locales (463156, 463157, 463188, 463207, 463243, 463249, 463250) et 10 à l’Infra (663003-663005, 663056, 663094, 663100, 663107, 663122, 663151, 663152); • Nevers: deux au Fret (463135, 463198) et quatre à l’Infra (663062, 663096, 663098, 663160); • Dijon: deux Grandes Lignes pour manœuvres à Dijon-Ville (163226, 163227), 11 au Fret pour dessertes à Perrigny, Chalon et Mâcon (463068, 463085, 463167, 463187, 463205, 463217, 463228, 463232, 463233, 463237, 463244) et deux à l’Infra (663193, 663200); • Chambéry: huit à l’Infra (663006, 663010, 663074, 663078, 663095, 663111, 663116, 663127); • Marseille: huit à Grandes Lignes, employées à Marseille- Saint-Charles et Nice-Ville (163017, 163048, 163099, 163138, 163162, 163165, 163170, 163179). Les mois suivants, ce parc va aller en se désagrégeant, avec notamment élimination des engins dédiés au Fret (remplacés par des 463500 rendues disponibles). Quelques engins chan- geront d’autre part de propriétaire. Puis, la suppression quasi simultanée, fin 2004, des dépôts historiques de Paris-Sud- Ouest et Paris-La Villette est l’occasion de faire le ménage dans les rangs des 63000 et 63109 proches de leur révision. Une nouvelle vague d’amortissements est alors décidée, de même que des transferts en faveur de Villeneuve (il s’agit dans ce cas d’un retour sur site), de Marseille et d’Achères, (cet établissement de la région Ouest n’avait jamais possédé d’engins de ces catégories). La situation de la série, ramenée à 37 unités, est alors celle-ci au début de 2005 – les 63000 de 442 kW rescapées ayant alors dépassé la cinquantaine, les autres ayant entre 45 et 48 ans: • Achères: six à l’Infrastructure (663060, 663061, 663088, 663131, 663134, 663248); • Tours-Saint-Pierre: sept à l’Infrastructure (663003, 663004, 663094, 663100, 663107, 663122, 663151); • Villeneuve: trois à Voyages France Europe (163177, 163180, 163181) et quatre à TIR (263165, 263189, 263196, 263240); • Chambéry: 10 à l’Infrastructure (663007, 663056, 663074, 663078, 663095, 663096, 663098, 663127, 663147, 663160); • Marseille: six à Voyages France Europe (163099, 163136, 163161, 163162, 163200, 163225) et une à l’Infra (663138). Bordeaux Lyon-Vaise Laroche Chalindrey Toulouse Avignon Tours- Saint-Pierre Valenciennes Strasbourg Montargis Hausbergen Le Teil Grenoble : Paris-La Villette : Achères : Villeneuve Répartition des 63000 au 1 janvier 2000 • 16 à Paris-La Villette: 63131, 63134, 63136, 63160- 63196, 63216, 63240; • huit à Lens: 63140, 63142, 63145, 63168, 63182, 63197, 63209, 63239; • 14 à Paris-Sud-Ouest: 63007, 63037, 63060, 63061, 63241, 63248; • 18 à Tours-Saint-Pierre: 63003-63005, 63056, 63094, 63100, 63107, 63122, 63151, 63152, 63156-63158, 63188, 63207, 63243, 63249, 63250; • cinq à Nevers: 63062, 63096, 63098, 63135, 63198; • 15 à Dijon: 63068, 63085, 63167, 63187, 63193, 63200, 63205, 63217, 63226-63228, 63232, 63233, 63237, 63244; • huit à Chambéry: 63006, 63010, 63074, 63078, 63095, 63111, 63116, 63127; • six à Marseille: 63017, 63048, 63099, 63138, 63179, Infographie Rail Passion RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 18 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE Carrière des BB 63000 Mise en service TransformationAmortissement 6313316/4/1958 Les Aubrais 27/12/1999 Marseille 6313426/4/1958 Strasbourg 14/12/2007 Chambéry 26/4/1958 Metz 30/12/2003 Nevers 63136*13/5/1958 Strasbourg 3/5/1958 La Plaine 1/6/1993 Lens 631388/5/1958 Les Aubrais 27/9/2006 Marseille 21/5 1958 Metz 1/5/1993 Chalindrey 63140*19/5/1958 La Plaine 27/9/2004 Lens 30/5/1958 La Plaine 27/12/1993 Lens 6314212/7/1958 Les Aubrais 29/9/2004 Lens 631437/6/1958 Les Aubrais 1/6/1993 Lens 6314419/6/1958 Les Aubrais 12/12/2004 Paris-SO 63145*20/6/1958 Beauvais 29/9/2004 Lens 27/6/1958 La Plaine 8/12/1993 Lens 631472/7/1958 Les Aubrais 31/12/2006 Chambéry 17/7/1958 Laroche 20/9/1993 Villeneuve 24/7/1958 Beauvais 27/12/1993 Lens 24/7/1958 Beauvais 19/2/1996 Lens 6315125/7/1958 Les Aubrais 5/4/2005 Tours-SP 631521/8/1958 Les Aubrais 31/12/2004 Tours-SP 6315314/8/1958 Les Aubrais 10/2/1997 Tours-SP 6315425/10/1958 La Plaine 31/8/1996 Lens 5/12/1958 La Plaine 25/3/1996 Lens 631562/1/1959 Les Aubrais 30/12/2003 Tours-SP 631575/2/1959 Les Aubrais 30/12/2003 Tours-SP 631587/3/1959 Les Aubrais 27/12/2000 Tours-SP 631599/3/1961 Noisy-le-Sec 11/3/1993 Paris-LV 63160*10/3/1961 Noisy-le-Sec 63161*10/3/1961 Noisy-le-Sec 1/7/2007 Villeneuve 63162*19/3/1961 La Plaine 13/12/2005 Marseille 19/3/1961 La Plaine 27/12/1993 Lens 63164 17/3/1961 Noisy-le-Sec 11/3/1993 Paris-LV 63165*23/3/1961 Noisy-le-Sec 4/12/2008 Villeneuve 63166*24/3/1961 Noisy-le-Sec 26/12/2000 Paris-LV 3/4/1961 La Plaine 30/12/2003 Dijon 8/4/1961 La Plaine 29/9/2004 Lens 12/5/1961 Châlons 23/8/1996 Lens 5/5/1961 Châlons 30/9/2004 Marseille 6/5/1961 Châlons 8/7/1993 Paris-LV 19/5/1961 La Plaine 1/6/1993 Lens 25/5/1961 La Plaine 22/8/1996 Lens 24/5/1961 Nancy 16/2/1996 Lens 25/5/1961 Nancy 2/2/1999 Paris-SO 8/6/1961 Nancy 20/6/1996 Lens 8/6/1961 La Plaine 1/11/2006 Villeneuve 14/6/1961 La Plaine 1/1/1993 Lens 6317915/9/1961 Chalindrey 30/9/2004 Marseille 15/9/1961 Châlons 31/3/2008 Nice 28/9/1961 Châlons 63182*9/10/1961 La Plaine 30/12/2003 Lens 9/10/1961 La Plaine 27/12/1993 Lens 13/10/1961 Nancy 29/12/1999 Marseille 13/10/1961 Nancy 29/12/1999 Marseille 13/10/1961 Nancy 1/3/1993 Lens 2/11/1961 La Plaine 30/12/2003 Dijon 63188*2/11/1961 La Plaine 30/12/2003 Tours-SP 6318916/11/1961 Noisy-le-Sec 1/5/2005 Villeneuve 6319024/11/1961 Noisy-le-Sec 8/7/1993 Paris-LV 6319125/11/1961 Noisy-le-Sec 1/1/1993 Paris-LV 5/12/1961 Fives 12/12/2004 Paris-SO Mise en service TransformationAmortissement 63193*31/1/1962 La Plaine 14/3/2001 Dijon 5/2/1962 Châlons 1/7/1998 Marseille 5/2/1962 Châlons 10/11/1961 Paris-LV 6319610/1/1961 Île-Napoléon 17/3/2006 Villeneuve 7/1/1963 La Plaine 30/12/2003 Lens 11/1/1963 La Plaine 30/12/2003 Nevers 21/1/1963 Longueau 27/12/1993 Lens 24/1/1963 Dijon 1/7/2007 Villeneuve 6320125/1/1963 Ile Napoléon 18/11/1993 Paris-LV 6320229/1/1963 Ile Napoléon 20/5/1996 Paris-LV 31/1/1963 Lens 25/2/1997 Tours-SP 31/1/1963 Lens 27/12/1993 Lens 7/2/1963 Dijon 30/12/2003 Dijon 6320614/4/1963 Ile Napoléon 8/7/1993 Paris-LV 7/5/1963 Lens 30/12/2003 Tours-SP 30/4/1963 Lens 4/1/1996 Dijon 11/5/1963 Lens 30/12/2003 Lens 17/5/1963 Dijon 1/2/1998 Dijon 632115/5/1963 Ile Napoléon 19/7/2004 Paris-SO 6321213/5/1963 Ile Napoléon 8/7/1993 Paris-LV 20/5/1963 Lens 1/6/1993 Lens 7/6/1963 La Plaine 18/7/1995 Paris-LV 22/5/1963 La Plaine 1/1/1993 Lens 6321623/5/1963 Ile Napoléon 1/10/2004 Marseille 6321723/5/1963 Ile Napoléon 30/12/2003 Dijon 10/6/1963 Lens 1/6/1993 Lens 10/6/1963 Lens 27/12/1993 Lens 17/6/1963 Lens 27/12/1993 Lens 6322121/6/1963 Ile Napoléon 18/1/1996 Nevers 21/6/1963 Lens 27/12/2000 Marseille 26/6/1963 Lens 1/6/1993 Lens 9/7/1963 Lens 1/9/1993 Lens 15/7/1963 Lens 30/12/2005 Marseille 7/8/1963 Narbonne 18/12/2006 Dijon 7/8/1963 Narbonne 1/5/2005 Dijon 27/9/1963 Narbonne 30/12/2003 Dijon 6322930/9/1963 Ile Napoléon 27/3/1996 Nevers 5/10/1963 Lens 27/12/1993 Lens 8/10/1963 Narbonne 12/1/1996 Dijon 63232*8/10/1963 Narbonne 30/12/2003 Dijon 63233*22/10/1963 Narbonne 29/9/2004 Dijon 4/11/1963 Lens 27/7/1998 Lens 10/11/1963 Lens 15/12/1993 Paris-LV 6323613/11/1963 Narbonne 10/2/1993 Dijon 6323713/12/1963 Narbonne 29/9/2004 Dijon 6323811/10/1963 Ile Napoléon 4/6/1996 Paris-LV 21/10/1963 Lens 30/12/2003 Lens 10/12/1963 La Plaine 1/12/2008 Villeneuve 7/8/1964 Lens 12/12/2004 Paris-SO 14/8/1964 Lens 27/12/1993 Lens 14/8/1964 Lens 30/12/2003 Tours-SP 6324410/8/1964 Les Aubrais 29/12/2004 Dijon 6324526/9/1964 Les Aubrais 27/12/1993 Lens 10/9/1964 Lens 25/3/1996 Lens 30/10/1964 Lens 27/12/1993 Lens 30/9/1964 Lens 6324926/9/1964 Les Aubrais 30/12/2003 Tours-SP 6325030/10/1964 Les Aubrais 30/12/2003 Tours-SP Engins avec livrée orange et brun. Marseille-SC =Marseille-Saint-Charles. NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 19 La dislocation de ce modeste parc, fatigué et faiblement utilisé, va se poursuivre avec la liquidation des engins de Tours (remplacés par des 663500 en 2005). Celui d’Achères disparaît fin 2006, avec mise au tas de la 663088, envoi des autres à Chambéry. Idem pour Marseille, dont les 163161 et 163200 vont finir leur vie à Villeneuve pour formation des rames voyageurs au chantier de Villeneuve-Prairie. Une ultime affectation a lieu durant l’été 2007, avec le transfert des 163136, 163180 et 163181 à Nice, pour manœu- vres voyageurs. Enfin, dernier acte de ce long feuilleton, l’épuration des survivantes savoyardes de l’Infra, exception faite de la 663160, conservée à Modane pour le train de secours incendie du tunnel du Fréjus, les 663095 et 663248 sauvant leur peau en étant mutées à Nice. Devenues les 163095 et 163248, elles retrouvent les 163136 et 163181. Ces quatre engins devraient subsister jusqu’en 2010; il sera alors possible de disposer de 63500 équipées d’épurateurs pour limiter les émissions polluantes. Vu les faibles parcours confiés, les machines de la série des 63000 Sulzer n’ont guère dépassé 1500000km. On signalera par ailleurs le cas de la 63205, qui est restée toute sa vie durant (40 ans) au dépôt de Dijon. Enfin, ces dernières années, plusieurs machines ont entamé une seconde vie en rejoignant des chemins de fer touristiques, telles les: • 63069 pour le Train touristique du Cotentin, de Port-Bail à Carteret, dans la Manche; • 63048, 63138 et 63226 (cette dernière étant la seule à avoir revêtu une livrée TER à la fin de son séjour à Dijon) pour le Train du pays cathare et du Fenouillèdes; • 63249 pour le Chemin de fer touristique du Haut-Quercy, de Martel à Saint-Denis-lès-Martel, dans le Lot. De plus, VFLI s’est emparé des ex-63068, 63085, 63140, 63142, 63143, 63145, 63152, 63156, 63157, 63167, 63168, 63170, 63179, 63182, 63187, 63195, 63197, 63198, 63205, 63207, 63217, 63228-63233, 63237, 63239, 63243, 63244, pour des usages industriels dans toute la France. Ci-contre: la 63230, de Lens, lors d’une desserte à l’EP (embranchement particulier) Renault à Corbehem (mai 1991). Ci-dessous: 63000 à l’EMT de Lens (août 1994). Devenu excédentaire, ce parc y a été longtemps garé après les travaux de la LGV Nord. Photos: B. Collardey RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 20 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE ppliqué sur les autorails RGP 1 dès leur apparition, en 1955, le moteur MGO de 825 ch (607kW) à 12 cylin- dres en V produit par la SACM (Société alsacienne de constructions mécaniques) a immédiatement séduit la SNCF par sa fiabilité. Elle le retient donc pour une nouvelle version de locomotive diesel BB de moyenne puissance, destinée, comme les engins équipés de moteur Sulzer, à faire reculer la traction vapeur sur l’ensemble du réseau français. Morphologiquement, les 040 DE 500 ressemblent en tous points aux 040 DE 1-250: solide châssis, cabine de conduite désaxée et encadrée par un petit capot (renfermant la batte- rie d’accumulateurs et deux réservoirs d’air) et par un grand capot (occupé par le bloc de refroidissement, le groupe élec- trogène et les auxiliaires). D’une masse de 68 t en charge, avec autonomie de marche de 1000km, ces engins, d’abord limités à 80 puis à 90 km/h, sont peints comme leurs aînés en vert celtique, avec bandeaux jaune d’or, châssis noir et traverses d’extrémités rouges. Avec 603 unités, cette série va constituer la famille la plus importante du parc thermique SNCF. Dix-sept marchés suc- cessifs furent passés auprès de Brissonneau et Lotz: 10 le 31 décembre 1953, DE 501-510; 20 le 6 janvier 1955, DE 511-530; 50 le 24 janvier 1955, DE 531-580; 80 le 20 août 1956, DE 581-660; 60 le 29 juillet 1957, DE 661-720; 50 le 29 juillet 1958, DE 721-770; 23 le 16 mai 1959, DE 401-423 (financés par Eurofima); 20 le 23 septembre 1959, DE 771-790; 40 le 12 décembre 1960, 63791-63830; 20 le 12 septembre 1961, 63831-63850; 10 le 31 décembre 1962, 63851-63860; 50 le 30mai 1963, 63861-63910; 30 le 11 juillet 1964, 63911-63940; 40 le 27octobre 1965, 63941-63980; 40 le 11 août 1966, 63981-64020; 34 le 27 novembre 1967, 64021-64054; 26 le 16 décembre 1968, 64055-64080. Les engins sont construits par l’usine de Creil puis par celle d’Aytré, en Charente-Maritime (à partir du DE 545). Les livrai- sons vont s’étaler sur 15 ans. Après une courte escale, début 1956, au dépôt de Hausbergen, les 040 DE 501 et 502 sont dirigées sur la région Ouest, qui n’avait pas reçu de 040 DE Sulzer. Les suivantes rejoignent les dépôts de Trappes, Rouen-Orléans et Le Havre. Outre des manœuvres portuaires et de triage en remplacement de 040 DA et 030 DA, les engins s’immiscent sur des dessertes locales en Haute-Normandie et font même des voyageurs omnibus du Havre à Rolleville et à Fécamp, et de Bréauté à Bolbec. Quelques machines sont allouées également au dépôt Sud-Est de Besançon, où elles s’approprient le train 2427/2428 d’Andelot à Bellegarde avec tête-à-queue à Morez, ainsi qu’aux dépôts Méditerranée de Miramas et de Nîmes. Au cours de l’année 1957, 62 machines sont réparties entre les dépôts déjà pourvus et ceux d’Île-Napoléon, de Nancy, de Metz et de Thionville, avec impact sur les 040 DE 109, ainsi que ceux d’Achères, duMans, de Toulouse, de Lyon-Vaise et de Saint-Étienne. Les 030 DA ont alors toutes émigré sur les régions Est, Nord et Ouest, et les O40 DA à l’Est et au Nord. Le gros contingent attribué à Toulouse entraîne la suppres- sion de l’activité vapeur sur l‘étoile vers Auch, Albi, Rodez, Castres, Mazamet, de Montauban à Saint-Sulpice, d’Albi G. Brossard Les 040 DE à moteur MGO (BB 63500) NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 21 à Castelnaudary, de Carcassonne à Quillan, de Boussens à Saint-Girons. En Languedoc, les engins de Nîmes font les trains balnéaires du Grau-du-Roi et les remplacements d’autorails sur Le Vigan et d’Alès à Robiac. L’importance des commandes se traduit par un flot de livraisons. En 1958, celles-ci portent sur les DE 586-670, réparties dans les dépôts précédemment dotés ainsi qu’à: • La Plaine, utilisées en banlieue nord de Paris et sur la Petite Ceinture; • Amiens et Valenciennes, sous-entendant la reconfiguration du parc des 63109 en Picardie et dans le Hainaut, avec trac- tion de petits convois voyageurs omnibus sur Valenciennes – Maubeuge, Cambrai, Busigny via Solesmes, Douai - Cambrai et Maubeuge – Hirson; • Caen, pour manœuvres au triage de Mézidon et dessertes locales vers Dives-Cabourg, Trouville-Deauville, Honfleur, Gacé, Falaise, Flers, et de Vire à Mortain; • Chartres, pour trafic marchandises sur l’étoile vers Voves, Dreux, Gallardon, Courtalain, de Maintenon à Nogent-le-Roi, de La Loupe à Senonches; • LeMans, vers Alençon, Connerré, Château-du-Loir, Sablé, La Flèche; Le trio 63519 + Mauzin n° 216 + 63407, alors en tournée sur toute l’étoile troyenne, vient d’entrer sur la ligne de Troyes à Polisot (ancienne ligne de Troyes à Châtillon- sur-Seine) et de passer au-dessus de la ligne de Saint-Florentin (16 avril 2009). RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 22 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE Nantes, avec emploi aux triages de Nantes-Blottereau, Nantes-État, et amorce de la diésélisation sur l’étoile d’Angers et Nantes; Clermont, employées aux dessertes vers Vichy, Saint-Ger- main-des-Fossés, Issoire, Thiers, Noirétable, Ambert, Arlanc; Saint-Étienne, engagées sur les dessertes vers Montbrison, Saint-Galmier, Sembadel via Bonson, Firminy, Dunières, LePuy, Pradelles, Darsac, ainsi que sur des remplacements d’autorails; Marseille-Saint-Charles, à Marseille-Maritime et sur les des- sertes d’Aubagne à La Barque, et de Gardanne à Carnoules; Béziers, pour usage vers Lodève, de Bédarieux à Montpellier, de Tournemire à Saint-Affrique, Le Vigan, de Sévérac à Espa- lion, Mende et La Bastide. Alors qu’au Nord les vapeur 040 D en font les frais, à l’Ouest ce sont les 141 C, 140 C, H, 230 G, J, H, K qui connaissent le même sort; idem pour les 141 E/F, 140 J et 242 TC sur le Sud-Est et Méditerranée. Les années 1959-1960 voient arriver de concert les 63401- 63423 et 63671-63770. Ce qui permet d’affecter des dota- tions dans de nouveaux cantonnements, comme à Longwy pour tournées sur Athus (SNCB) et Saulnes, à Laval et à Rennes pour trafic sur leurs étoiles, ainsi qu’à Granville et à Tarbes en seconde main. Alors qu’à Caen les unités accapa- rent les express Paris - Dives-Cabourg sur la voie unique de la Côte fleurie, celles de Granville sont utilisées l’été sur les rames directes de Paris entre Carentan et Carteret, entre Lison et Coutances, entre Briouze et Bagnoles-de-l’Orne. Dans cette importante livraison figurent les 63721-63750, équipées pour la marche en UM avec câblots, et donc affec- tées à des tâches déterminées, avec traction de convois lourds, à raison de: huit à Île-Napoléon, engagées sur les navettes transfronta- lières entre Saint-Louis et Bâle triage, ce qui permet le renvoi à La Rochelle des 060 DB 13-15, 17, 19 (elles passeront au compte de Strasbourg en 1963, à l’arrivée des tracteurs bifréquence C 20150); trois à Strasbourg, pour les échanges entre le triage de Hausbergen et la gare DB de Kehl, les chantiers fret de Bisch- heim, Neudorf et Port-du-Rhin; cinq à Conflans, pour les remontes des usines et mines de la vallée de l’Orne et les pousses sur Verdun – Conflans; 14 à Valenciennes, enrôlées sur les dessertes vers Somain, Saint-Amand, Blanc-Misseron, Lourches, Denain, Trith-Saint- Léger, Cambrai. En 1961, la livraison des nouvelles unités marque une pause, avec seulement les DE 771-790, qui sont réparties entre les régions Est, Nord et Sud-Est. Leur arrivée entraîne l’éviction des 040 DE Sulzer de 442 kW sur les trains de des- sertes et le recul des prestations de celles de 535 et 552 kW sur les régions Est, Nord, Sud-Est. Un noyau est constitué à Laroche dans le but d’éliminer les dernières 242 TA et TC sur le Morvan. Elles assurent donc les trains de fret vers Avallon, Clamecy, et les rames voyageurs périodiques (avec fourgon chaudière l’hiver) Paris - Autun/Corbigny des 2001/2051-2006/2056, 2003/2053- 2004/2054 et 2017 des vendredis Paris - Cravant. En fin d’année, les 313 machines à l’inventaire intéressent 35 dépôts répartis sur tout le réseau français. Quelques-uns sont également détenteurs de 040 DE Sulzer. Voici leur répar- tition par régions: Est (65), dont cinq à Châlons, une à Mohon, neuf à Nancy, trois à Longwy, cinq à Conflans, sept à Metz, cinq à Thionville, 13 à Strasbourg, 17 à Île-Napoléon; La 63535. Ce type de locomotives diesels électriques a été voulu par la SNCF pour des services mixtes. Perelle/Doc. NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 23 • Nord (24), toutes à Valenciennes; • Ouest (131), dont 15 à Achères, sept à Trappes, 26 à Rouen- Orléans, 16 au Havre, 12 à Caen, huit à Granville, quatre à Chartres, 15 au Mans, six à Laval, neuf à Rennes, 13 à Nantes; • Sud-Ouest (27), dont cinq à Bordeaux, 16 à Toulouse, six à Tarbes; • Sud-Est (41), dont une à Villeneuve, cinq à Laroche, huit à Clermont, neuf à Besançon, cinq à Lyon-Vaise, 13 à Saint- Étienne; • Méditerranée (25), dont deux à Avignon, quatre à Miramas, six à Marseille-Saint-Charles, cinq à Nîmes, cinq à Béziers, trois à Narbonne. En 1962, les livraisons débutent avec la nouvelle numéro- tation unifiée en BB 63500, appliquée peu à peu aux machines déjà livrées. La 63791 est la première à sortir d’Aytré en mars; elle est affectée à Valenciennes. Jusqu’en décembre1963, elle sera rejointe par les 63792-63838. Parmi elles, 28 sont équipées pour le couplage, cas des: • 63811, 63812, 63815, 63816, 63819, 63820, 63833-63835 pour Mohon, où elles vont entraîner la disparition des 140 C aux TOM (trains omnibus de marchandises) vers Givet, Auvillers, Amagne, Vouziers, Messempré, Stenay, Verdun, et assurer l’omnibus voyageurs 2071/2052 de Charleville à Givet; • 63813, 63814, 63817, 63818, 63821, 63822, 63825, 63826, 63829, 63830, 63836-63838 pour Nîmes, employées sur Alès, Chamborigaud, La Bastide, Bessèges, Le Martinet, Uzès, Le Vigan, Aigues-Mortes et Arles-Trinquetaille; • 63831, 63832 pour Portes, utilisées sur Privas, Lalevade- d’Ardèche et Largentière; • 63823, 63824, 63827, 63828 pour Châlons, engagées sur Troyes, Sézanne, Sainte-Menehould et Verdun. D’importants bouleversements affectent la série éliminer les petites dotations et tenir compte de la fermeture des dépôts vapeur. Ainsi, les engins de Trappes passent à Achères, ceux de Granville à Caen, de Laval et de Chartres au Mans, de Marseille-Saint-Charles à Marseille-Blancarde, tandis qu’ils disparaissent de Narbonne et de Béziers. La seconde tranche d’engins couplables s’étend jusqu’à la 63885; elle apparaît jusqu’en 1965, toujours au bénéfice de Mohon, de Nîmes, de Portes, et en outre de Nancy et de Stras- bourg, pour prise en compte des tournées marchandises dans la Meuse, les Vosges et l’Alsace. Les machines de Nancy remor- quent l’été la voiture directe Paris - Plombières-les-Bains au départ d’Aillevillers, ainsi que des MV. À Strasbourg, elles assu- rent un omnibus Colmar - Metzeral à la place d’une 232 TC. Quelques engins couplables sont mutés de Nîmes à Mar- seille pour assurer les trains de bauxite à partir du gisement varois des Censiès (près de Brignoles) jusqu’à Gardanne, à la place de 141 R fuel. En Provence, quelques-uns sont détachés pour les dessertes Cannes-La Bocca - Grasse et Nice - Breil, avec, l’été, des trains de colonies de vacances. Pendant la même période, les 63886-63928 ordinaires vien- nent gonfler le parc et sont réparties dans divers dépôts, dont deux nouveaux promus: • LaRochelle, pour trafic autour de Niort, Saintes, au détri- ment des 140 C; • Limoges, où elles s’attaquent aux dessertes de l’étoile vers Bellac, Saint-Sulpice-Laurière, Bessines, Guéret, Bourganeuf, Saillat-Chassenon, Eymoutiers, Saint-Yrieix, Thiviers, envoyant à la casse les 141 TA. Quatre engins font figure de spécimens avec leur alterna- teur permettant le chauffage des rames voyageurs: il s’agit des 63896, 63901, 63902 et 63906, basées au dépôt Nord de La Plaine. Elles prennent en charge les trains de jonction entre La 040 DE 611 à Lodève (mai 1960). À sa sortie d’usine, cette machine avait rejoint Béziers en avril 1958. H. Vincenot/Doc. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 24 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE Paris-Nord et Paris-Lyon par la Petite Ceinture, évinçant ainsi les 050 TQ qui enfumaient les quartiers des 12 , 19 arrondissements de la capitale. Les dernières commandes, passées de 1964 à 1968, vont être honorées de 1966 à 1971. Un troisième lot, équipé d’origine de câblots pour la marche en UM, en fait partie. Il s’agit des 63981-64020, affectées à Sotteville pour les remontes vers les ports de Rouen, du Havre, ainsi qu’à Portes, Marseille et Limoges pour tournées de Puy-Imbert vers Eymoutiers et Thi- viers, de Brive-Estavel à Bretenoux-Biars et Condat-le-Lardin. En outre, deux machines ont un statut de cobaye, cas des: BB 63941, affectée à Achères sous numéro spécial SP 1 et équipée par les établissements Brissonneau et Lotz, comme la version exportée à Cuba, du dispositif de commande et de régulation électrique et d’une suspension supplémentaire par ressorts à lames – elle sera remise au type en juin 1970 par les ateliers de Nevers-Machines; BB 63980, équipée à titre expérimental d’un moteur Piel- stick de 1 800 ch/1325kW, selon le modèle des BB 66691 et 66692, avec transmission triphasé continu. Affecté à La Rochelle et quoique autorisé à 120 km/h, cet engin un peu particulier retrouvera un moteur MGO classique en 1974. Dans cette fin des années 1960, où la vapeur est pourchas- sée de toutes parts et vit ses derniers instants en France, les 63500, à l’instar des 63000, font l’objet de rassemblements dans un nombre réduit de dépôts propriétaires sur toutes les régions. Ainsi les machines: de Longwy, Conflans et Nancy émigrent à Nancy; de Valenciennes et Aulnoye vont à Longueau et à La Plaine; duHavre et de Rouen-Orléans rejoignent Sotteville; de LaRochelle vont à Nantes; duMans gagnent Rennes; de Laroche, Clermont (suite à réception des BB 71000) et Besançon (d’où elles sont évincées par les BB 66300) partent pour Vénissieux; de Portes rejoignent Nîmes. Une BB 63500 de la région Ouest passe avec un convoi de voyageurs devant Coutances (1968). 040 DE ou BB 63000/63400/63500 OMBRE :250/23/580 ONGUEUR :14,680m ARGEUR :2,800m AUTEUR :3,980m APACITÉDURÉSERVOIRETAUTONOMIE :3000l pour 1000km (2000l pour 900km pour 108 BB 63000) ITESSEMAXIMALE :90km/h OTEURDIESEL :1 x Sulzer 6 LDA 22 E (63000) ou 1 x MGO V 12 SH (63400 et 500) OTEURSDETRACTION :4 x 453-29 UISSANCE UIC:445kW (63000), 450kW (63400 et YPEDEBOGIE :Y201 ASSE :68t Seules quatre BB 63500 peuvent assurer le chauffage des rames voyageurs et 115 BB 63500 sont aptes à la mise en UM. Y. Broncard/Doc. NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 25 À l’été 1971, alors que le parc thermique a vu sa puissance massique s’élever notablement avec la réception des BB 66000, 66400, 67000, 67300, 67400, le parc des BB 63500 au complet, soit 603 unités (celles qui sont couplables sont suivies d’un astérisque), qui n’assure plus que rarement des prestations voyageurs, est réparti dans 21 dépôts dépendant des nouveaux réseaux faisant suite à la réforme des structures internes de la SNCF (voir leur répartition dans l’encadré p. 27). Par la suite, les regroupements se poursuivent activement. Les machines de Chalindrey œuvrant sur les lignes de la Haute- Marne et de la Haute-Saône rejoignent Metz en 1972. L’affectation de quelques 63500 UM à Bordeaux, cédées par Limoges pour trafic sur Le Bec-d’Ambès, La Souys, Bergerac, et de Bayonne aux Allées-Marines avec les trains complets de soufre, permet de transférer les 63000 à Tours. L’année sui- vante, le parc de Châlons, qui officiait en Champagne autour de Reims, en Argonne, est partagé entre Metz et Mohon sans changement d’attributions. Puis, en 1974, les machines de Dijon et de Saint-Étienne sont regroupées à Vénissieux. L’activité fret qui caractérisait la série devient moins importante sous le coup double de la concurrence des BB 66000, 66400, et de la suppression de nombreuses lignes coordonnées. Il en résulte une disponibilité très appréciée par le service de l’Équipement, qui a besoin d’engins puissants pour ses chantiers de renouvellement de voies mécanisés et pour les travaux d’électrification de diverses lignes (groupe II de Saint-Lazare, rive droite du Rhône, Avignon - Cavaillon - Miramas, puis Bordeaux - Montauban, etc.). De plus, la vague de construction concernant des lignes nouvelles en région parisienne, phénomène qui sera annonciateur des lignes LGV, va accaparer des 63500 ordinaires ou couplables pour l’apport des rails, de traverses, de ballast: • en 1974-1975 pour celle d’Évry, en banlieue sud-est, au départ de Corbeil-Essonnes; • en 1975-1976 pour celle de Roissy, en banlieue nord, au départ d’Aulnay-sous-Bois; • en 1977-1978 pour celle de Cergy, en banlieue ouest, de Nanterre-Université à Sartrouville et de la bifur de Neuville à Cergy-Préfecture. Pendant l’exercice 1977, une partie des effectifs d’Achères fait mouvement sur le dépôt Nord de La Plaine, mais les engins conservent des dessertes fret en banlieue de Saint-Lazare, vers Poissy, Les Mureaux, Argenteuil, Gargenville, Mantes, La Folie, Rueil-Malmaison, Louveciennes, Puteaux, Sèvres-Saint-Cloud, Les Moulineaux-Billancourt, Grenelle Marchandises, et les remontes de rames voyageurs de Batignolles sur Saint-Lazare. Ceux de Tarbes –utilisés sur Riscle, l’étoile de Mont-de- Marsan vers Morcenx, Hagetmau, Dax, Roquefort-des- Landes, et sur les voies uniques de Puyoô à Mauléon, Saint- Palais et Bagnères-de-Bigorre, où la caténaire a disparu – sont absorbés par Bordeaux. En 1978, le dépôt de Villeneuve, qui avait eu en compte aupa- ravant mais de façon fugace quelques machines isolées, hérite d’un lot de 63500 de Vénissieux, dont certaines sont cou- plables. Elles chassent les 63000 et sont utilisées dans les chantiers de Paris-Lyon, Bercy, au triage de Villeneuve, à Valen- La 63617, de Strasbourg, en manœuvre à l’EP Peugeot à Sochaux (19 mai 1994). Cet engin arbore dorénavant la livrée Infra. B. Collardey RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 26 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE ton, Corbeil, Melun, Montargis, Montereau, Laroche, Sucy- Bonneuil, et aux dessertes vers La Varenne-Chennevières et Boissy-Saint-Léger. Bien loin de la région parisienne, la recons- truction de la ligne de la vallée de la Roya, entre Breil et Limone (détruite par faits de guerre), mobilise également quelques machines de la série. En 1979, le parc de Marseille est dissous et rejoint Avignon. À ce stade, les meilleurs parcours affichés par la série sont à l’actif des machines couplables, avec notamment des courses fret en UM: Hausbergen - Sarreguemines (94 km) par les engins de Strasbourg; Longueau - Sotteville (124 km), Longueau - Le Tréport via Abancourt (112 km) et Marquise-Rinxent - Longueau (145 km) par les engins de Longueau. À l’orée des années 1980, les rustiques BB 63500, à la fiabi- lité toujours légendaire, utilisables à toutes les sauces, dont le seul défaut est l’inconfort des cabines, ont vu leur répartition modifiée compte tenu des divers changements énumérés plus haut. Le réseau Nord-Est en compte alors 222 (31 à Mohon, 62 à Metz, 19 à Strasbourg, 71 à La Plaine, 39 à Lon- gueau). Le réseau Atlantique est toujours le plus gros gérant, avec 262 engins (17 à Achères, 53 à Sotteville, 24 à Caen, 38 à Rennes, 51 à Nantes, 39 à Bordeaux, 25 à Limoges, 15 à Tou- louse). Le Sud-Est emploie le reste, soit 119 machines (11 à Villeneuve, 44 à Vénissieux, 26 à Avignon, 38 à Nîmes). De 1980 à 1983, pendant la construction de la LGV Paris- Lyon, une vingtaine de machines seront détachées aux bases travaux de Sathonay, Montchanin, Laroche, Montereau, où elles escaladent avec des trains de matériels légers les rampes de 35 ‰ du Beaujolais et du Morvan. En octobre 1980, deux des quatre spécimens avec alternateur, les 63896 et 63901, passent de La Plaine à Avignon, où ils vont être utilisés l’hiver sur des trains spéciaux de skieurs entre Nice M. Carémantrant P. Staehlé Ci-dessus: la BB 63884, équipée de trois phares, emmène une rame de céréaliers vers l’ITE Syntéane, sur la ligne de Royan à Saintes (27 septembre 2005). Ci-contre: la BB 464715 et le truck 464815 remotorisés, après passage à la voie des gauches de Villeneuve (11 octobre 2007). Page de droite: couplage 64702/64802 en manœuvre à Dunkerque-Maritime (31 octobre 2001). NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 27 B. Collardey Été 1971: répartition du parc des 63500 ORD -E ST (206) • 19 à Châlons, 63575, 63617, 63629, 63651, 63665, 63670, 63681, 63690, 63691, 63708, 63716-63718, 63746*, 63827*, 63862*, 63863*, 63942, 63949; • 19 à Mohon, 63680, 63695, 63700, 63701, 63711, 63833*, 63834*, 63849*, 63966, 63973, 63977; • six à Chalindrey, 64045, 64051, 64060-64063; • 55 à Metz, 63624, 63661, 63662, 63666, 63671, 63696, 63741*, 63786-63788, 63811*, 63812*, 63815*, 63816*, 63819*, 63820*, 64076- 64080; • 20 à Strasbourg, 63721*, 63722*, 63723*, 63726*, 63727*, 63728*, 63883*, 63884*, 63909-63912; • 47 à La Plaine, 63676, 63685, 63686, 63705, 63707, 63709, 63712, 64046; • 40 à Longueau, 63625, 63703, 63704, 63714, 63724*, 63725*, 63729*, 63740*, 63744*, 63745*, 63772, 63774, 63776-63778, 63796, 63797, 64065-64069. TLANTIQUE • 43 à Achères, 63502, 63521, 63527, 63531-63533, 63537, 63538, 63541, 63546, 63553, 63558, 63564, 63566-63568, 63574, 63576, 63590, 63630, 63636, 63637, 63682, 63687, 63752, 63792, 63794, 63798-63800, 63804, 63810, 63889; • 41 à Sotteville, 63505, 63507, 63512, 63516, 63519, 63524-63526, 64047, 64048, 64052, 64058, 64059; • 23 à Caen 63508, 63511, 63517, 63520, 63539, 63556, 63571, 63588, 63655, 63658, 63793, 63803, 63915; • 33 à Rennes 63509, 63510, 63523, 63535, 63555, 63562, 63570, 63653, 63663, 63667, 63675, 63698, 63753-63761, 63927, 63933; • 63 à Nantes, 63401-63423, 63501, 63503, 63506, 63518, 63522, 63678, 63751, 63762-63770, 63802, 63808, 63809, 63888, 63892, 63893, 63897, 63903, 63907, 63908, 63921, 63939, 63941, 63980; • 20 à Bordeaux 63534, 63578, 63579, 63584, 63586, 63601, 63605, 63951, 63955, 63962; • 33 à Limoges, 63544, 63552, 63898, 63957, 63981*, 63982*, 63983*, 64056; • 16 à Toulouse, 63540, 63542, 63550, 63557, 63559, 63560, 63569, 63577, 63580, 63582, 63583, 63591, 63595, 63958, 63964, 63965; • sept à Tarbes, 63536, 63543, 63551, 63587, 63592-63594. UD -E ST (118) • neuf à Dijon, 63504, 63547, 63600, 63654, 63697, 63789, 63790, 63795, 63805; • 34 à Vénissieux, 63545, 63548, 63589, 63610, 63618, 63627, 63634, 63640, 63646, 63656, 63688, 63689, 63692-63694, 63779, 63785, 63988*, 63991*, 63995*, 64038, 64043, 64049, 64054, 64057; • 14 à Saint-Étienne, 63515, 63549, 63780, 63784, 63853*, 63854*, 63855*, 63869*, 63860*, 63864*, 63865*, 63869*, 63870*, 63874*; • 21 à Marseille 63513, 63514, 63554, 63635, 63659, 63702, 63710, 63875*, 63978, 63999*, 64044, 64072, 64073; • 40 à Nîmes, 63657, 63699, 63715, 63720, 63826*, 63829*, 63830*, RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 28 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE et Limone. En mai 1982, ils rejoignent cette fois Strasbourg, où ils servent à la remorque des trains de permissionnaires des Forces françaises en Allemagne, de Strasbourg à Kehl. Avec les livraisons massives d’autorails, l’emploi de la série devient très marginal, avec de rares cas de trains réguliers comme un aller-retour Charleville - Givet par une machine de Mohon, un MV Bressuire - Thouars par une nantaise. En revanche, des rames de voitures de remorques d’autorails unifiés sont encore fréquentes en divers points du territoire, de façon régulière ou parce que les autorails font défaut. On peut citer les machines de: Metz sur des Épinal - Remiremont - Bussang/Cornimont; La Plaine sur des tournées Creil - Beauvais, Beaumont – Beauvais; Rennes sur des Lorient - Vannes, Landerneau - Brest, Guin- gamp – Carhaix; Nîmes sur Alès - Robiac, Nîmes - Le Grau-du-Roi. Cette période est marquée par le foisonnement des grandes électrifications, qui occupent des dizaines de machines sur les trains de travaux, comme sur Narbonne - Port Bou, Elne - Le Boulou-Perthus, l’étoile d’Angers, Nantes - Le Croisic, Miramas - Golfe-de-Fos, Lyon - Grenoble et Chambéry. À la faveur de sa révision générale, la 63792 d’Achères est la première à recevoir, en 1984, la nouvelle livrée (moins aus- tère que le vert celtique) due au styliste Paul Arzens, qui allie l’orange sur la caisse, le gris sur les bogies, le noir sur les bas de cabines et les capots, le blanc sur les traverses d’extrémité et les cornières du tablier. Dans le même temps, les intenses livraisons de locotracteurs Y 8000 et 8400 permettent de les engager économiquement sur des manœuvres de gares et de dessertes terminales. En outre, la fermeture de nombreuses lignes secondaires et de triages ainsi que la chute drastique de l’activité industrielle et minière dans certaines zones (Nord-Pas-de-Calais, Lor- raine), le tout sur fond de concurrence accrue des camions, sont autant de facteurs touchant le clan des BB 63500, deve- nu pléthorique. Au 1 janvier 1987, bien que toujours au complet, la série compte environ 10 % de machines garées. Sa ventilation est alors celle-ci: réseau Nord-Est (219): quatre à Paris-La Villette, 28 à Mohon, 59 à Metz, 36 à Strasbourg, 53 à La Plaine, 39 à Longueau; réseau Atlantique (281): 44 à Achères, 59 à Sotteville, 15 à Caen, 28 à Rennes, 48 à Nantes, 43 à Bordeaux, 29 à Limoges, 15 à Toulouse; réseau Sud-Est (103): six à Villeneuve, 37 à Vénissieux, 26 à Avignon, 34 à Nîmes. En novembre 1987, le parc détenu par le dépôt de Nîmes est versé à celui d’Avignon. En mai 1988, celui de La Plaine est transféré à Paris-La Villette. De nouveaux débouchés apparais- sent avec les besoins du service de l’Équipement, compte tenu: des électrifications des lignes de Bretagne (de Rennes à Brest) et du Bourbonnais (de Moret à Nevers et Clermont- Ferrand); des chantiers de construction de la LGV Atlantique depuis les bases travaux d’Auneau et Courtalain, puis de la LGV Nord et de l’interconnexion à l’est de Paris depuis les bases de La 463873, de Metz, en charge d’une rame de citernes et venant de Bazancourt, est vue ici aux abords du faisceau de Reims-Bétheny (30 juin 2008). B. Collardey NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 29 Longueil, Sainte-Henriette, Oxelaëre et Tournan; • des remaniements du complexe ferroviaire de Paris-Nord (pour l’opération TGV Nord, un parc de machines 63500 et 66000 est affecté à Lens). C’est à cette époque que la SNCF se préoccupe de rempla- cer les locomotives Baldwin A1A-A1A 62000 utilisées aux bosses de débranchement des triages, mais dont l’effort au crochet de 22 000 daN est jugé un peu faible. Profitant des excédents de la série, elle porte son choix sur un ensemble indéformable de 22 m d’empattement capable de développer 30 000 daN, ensemble constitué d’une locomotive BB 64700 ex-63500 équipée d’un alternateur-redresseur, accouplée en permanence à un truck TBB 64800 ex-63000 avec châssis raccourci. La transformation profonde des 64700 (elles seront 23, dont quatre pour servir de réserve), prises dans la tranche des 63886-63980 – sauf la 63644, traitée suite à de graves avaries –, sera effectuée par les ateliers de Quatre-Mares. Les travaux auront lieu entre 1989 et 1993. Ils ont porté sur: • l’installation d’une nouvelle cabine plus spacieuse, analogue aux BB 66700, avec pupitre à deux postes de conduite, robi- net de frein PBL2, frein d’immobilisation, manipulateur type Sybic, vitres chauffantes et ventilation améliorée; • la mise aux normes des rampes latérales et frontales; • le montage de la conduite principale, de la radio, de la télé- commande, de la veille automatique Vacma, de l’asservisse- ment traction-freinage, d’un automate programmable AME 10 pour la régulation de la puissance, de la charge batterie et des sécurités, de feux rouges incorporés, d’un attelage de ma- nœuvres système BSI à abaissement et relevage pneumatique; • l’adjonction d’un réchauffeur de gas-oil, d’un filtre à huile automatique sur le moteur diesel; • l’augmentation de la capacité du réservoir de gas-oil à 3400l; • le shuntage automatique des moteurs de traction lorsque la machine circule seule, et l’isolement des moteurs de traction par bogie. La concordance des 63500 et des 64700 est donnée ci- dessous: • 63920 Vénissieux = 64701 Avignon; • 63976 Avignon = 64702 Lens; • 889 Metz = 64703 Lens; • 63959 Metz = 64704 Avignon; • 63909 Strasbourg = 64705 Avignon; • 63644 Sotteville = 64706 Metz; • 63980 Nantes = 64707 Metz; • 63887 Paris-La Villette =64708 Metz; • 63946 Vénissieux = 64709 Metz; • 63910 Strasbourg = 64710 Strasbourg; • 63974 Paris-La Villette = 64711 Strasbourg; • 63886 Paris-La Villette = 64712 Strasbourg; • 63945 Paris-La Villette = 64713 Sotteville; • 63904 Paris-La Villette = 64714 Sotteville; • 63918 Avignon = 64715 Sotteville; • 63963 Nantes = 64716 Lens; • 63937 Metz = 64717 Lens; Stationnement de BB 63500 à Perrigny (2 février 2007). G. Pourageaux RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 30 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE Carrière des BB 63400/500 Mise en service TransformationAmortissement 9/12/1959 Metz 7/11/1959 LeMans 10/12/1959 Metz 11/12/2006 Rennes 12/12/1959 LeMans 15/12/1959 Metz 5/12/1959 Laroche 6340715/12/1959 Noisy-le-Sec 10/12/1959 LeMans 6340915/12/1959 Noisy-le-Sec 18/12/1959 LeMans 28/12/1959 LeMans 28/12/1959 LeMans 28/9/2004 Lyon-Vaise 31/12/1959 LeMans 5/1/1960 LeMans 25/6/2007 Villeneuve 13/1/1960 LeMans 11/1/1960 LeMans 11/1/1960 LeMans 30/12/2003 Metz 11/1/1960 LeMans 11/1/1960 LeMans 30/12/2003 Villeneuve 15/1/1960 LeMans 28/12/2005 Chalindrey 22/1/1960 LeMans 31/12/2004 Rennes 23/1/1960 LeMans 30/12/2003 Villeneuve 29/1/1960 LeMans 6350120/2/1956 Hausbergen 6350215/3/1956 Hausbergen 15/6/1956 Nîmes 16/6/1956 Besançon 30/12/2005 Angers 6350513/6/1956 Rouen-Orléans 6350613/6/1956 Rouen-Orléans 11/12/2006 Rennes 6350719/6/1956 Rouen-Orléans 30/12/2003 Villeneuve 635084/7/1956 Rouen-Orléans 28/12/2006 Lens 6350928/8/1956 Rouen-Orléans 27/12/2005 Rennes 6351028/9/1956 Rouen-Orléans 29/9/1956 LeHavre 28/12/2005 Chalindrey 9/10/1956 LeHavre 17/11/2006 Lens 20/10/1956 Miramas 19/4/2004 Sotteville 29/10/1956 Miramas 17/12/2004 Villeneuve 6351530/10/1956 Besançon 30/12/2003 Villeneuve 635162/11/1956 Rouen-Orléans 30/12/2003 Villeneuve 635177/11/1956 Rouen-Orléans 6351815/11/1956 Rouen-Orléans 6351928/11/1956 Rouen-Orléans 6/12/1956 LeHavre 13/12/2004 Rennes 6352111/12/1956 Rouen-Orléans 6352227/12/1956 Rouen-Orléans 6352329/12/1956 Rouen-Orléans 635245/1/1957 Rouen-Orléans 21/12/2005 Rennes 6352515/1/1957 Rouen-Orléans 19/1/1957 Trappes 7/3/1957 Trappes 1/12/2007 Achères 6352813/3/1957 Rouen-Orléans 26/3/1957 LeHavre 30/3/1957 Rouen 5/4/1957 Trappes 17/12/2004 Chalindrey 12/4/1957 Trappes 23/4/1957 Achères 24/12/2003 Lens 17/5/1957 Nîmes 30/12/2003 Villeneuve 15/5/1957 Besançon 30/12/2003 Rennes 8/6/1957 Toulouse 15/12/2007 Tours-SP 12/6/1957 Achères 20/12/2007 Sotteville 28/6/1957 LeHavre 5/7/1957 LeMans 2/4/2008 Metz 19/7/1957 Miramas 2/3/1999 Toulouse 6354129/9/1957 Saint-Étienne 30/12/2004 Avignon 3/10/1957 Toulouse Mise en service TransformationAmortissement 8/10/1957 Toulouse 30/12/20034 Villeneuve 15/10/1957 Toulouse 6354526/10/1957 Besançon 30/12/2004 Avignon 11/4/1957 Achères 3/2/2006 Lens 27/4/1957 Besançon 30/12/2003 Dijon 6/5/1957 Lyon-Vaise 28/12/2006 Vénissieux 15/5/1957 Clermont 30/11/2003 Avignon 24/5/1957 Nîmes 31/5/1957 Toulouse 20/12/2004 Avignon 7/6/1957 Toulouse 13/6/1957 Achères 16/6/1957 Achères 15/6/1957 Nantes 19/12/2006 Achères 27/6/1957 LeMans 1/1/2005 Metz 635573/7/1957 Saint-Étienne 1/10/2005/Rennes 3/7/1957 Nîmes 11/7/1957 Toulouse 17/12/2004 Strasbourg 17/7/1957 Toulouse 19/5/2008 Rennes 17/7/1957 LeMans 20/7/1957 Nantes 24/7/1957 Achères 27/7/1957 Nancy 6356528/7/1957 Île-Napoléon 4/9/1957 Trappes 30/11/2005 Lens 635676/9/1957 Île-Napoléon 6356811/9/1957 Île-Napoléon 19/9/1957 Miramas 635701/10/1957 Marseille-SC 13/12/2004 Rennes 6357121/9/1957 Île-Napoléon 12/9/2007 Sotteville 6357228/9/1957 Île-Napoléon 635732/10/1957 Île-Napoléon 5/8/2005 Villeneuve 10/10/1957 Thionville 22/10/1957 Thionville 25/11/2005 Toulouse 17/10/1957 Metz 14/11/1957 Toulouse 29/10/1957 Toulouse 4/7/2005 Toulouse 2/11/1957 Toulouse 14/11/1957 Toulouse 17/2/2005 Toulouse 6358130/11/1957 Rouen-Orléans 2/10/2007 Villeneuve 11/12/1957 Toulouse 15/12/1957 Toulouse 26/8/2006 Toulouse 20/12/1957 Toulouse 1/10/2006 Villeneuve 6358520/12/1957 Rouen-Orléans 28/8/2007 Villeneuve 11/1/1958 Toulouse 3/1/1958 Toulouse 8/1/1958 Amiens 11/1/1958 Clermont 16/7/2007 Vénissieux 11/1/1958 Achères 4/2/1958 Toulouse 21/1/1958 Toulouse 25/1/1958 Toulouse 1/2/1958 Toulouse 22/2/1958 Toulouse 20/2/2007 Chalindrey 6/2/1958 Achères 12/2/1958 Achères 18/2/1958 La Plaine 26/3/2008 Sotteville 6359920/2/1958 Saint-Étienne 19/3/1958 Clermont 28/12/2005 Chalindrey 28/2/1958 Toulouse 12/7/2005 Lens 27/2/1958 Achères 30/12/2004 Tours-SP 28/2/1958 Chartres 28/10/2005 Sotteville 6/3/1958 Rouen 12/3/1958 Toulouse 14/3/1958 La Plaine 19/3/1958 Amiens 26/3/1958 Chartres 21/3/1958 Chartres NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 31 • 63908 Nantes = 64718 Lens; • 63919 Metz = 64719 Lens; • 63949 Mohon = 64720 Lens; • 63888 Metz = 64721 Metz; • 63916 Avignon = 64722 Sotteville; • 63923 Paris-La Villette = 64723 Lens. Les couplages manœuvres sont à l’origine engagés dans les triages de Woippy, Hausbergen, Mulhouse-Nord, Somain, Grande-Synthe, La Délivrance, Sotteville, Miramas. Cette ponction s’accompagne de l’amortissement, en 1993, de neuf machines, victimes de sérieuses avaries au groupe électrogène ou au moteur diesel, et qui sont en réparation différée depuis de longs mois, cas des 63622, 63793, 64078 de Strasbourg, 63637, 63769 de Nantes, 63662 de Metz, 63715 d’Avignon, 63753 de Rennes, 63795 de Vénissieux, suivies en mars1994 de la 64053 d’Avignon. Ramenée à 570 unités, la série, bien qu’en partie équipée de la veille automatique, voit son prestige désormais entamé dans le domaine du fret (la fercamisation en a réduit notable- ment le volume), qu’il s’agisse des dessertes terminales ou des manœuvres. À ce titre, elle reste active dans: • plusieurs grandes gares et chantiers voyageurs: Pantin- Ourcq, Metz-Ville, Strasbourg-Ville, Paris-Nord (remontes du Landy), Bordeaux-Saint-Jean, Villeneuve-Prairie, Lyon-Guillo- tière, Marseille-Saint-Charles, Cerbère; • les ports duHavre, de Dunkerque, Rouen, Nantes, La Rochelle, Bordeaux, Bayonne, Sète, Fos, Marseille. Pour les travaux de l’Équipement, ses engins restent très demandés dans toute la France, en particulier les unités cou- plables. En juin1994, la dotation de Mohon passe à Metz; puis, en septembre, suite à la spécialisation de Vénissieux dans le matériel électrique, les 63500 de ce dépôt sont rever- sées à son voisin Lyon-Vaise. Ce dernier site reçoit en 1995 trois couplages 64700/64800 pour les manœuvres au triage de Sibelin en remplacement de 66700. La fermeture du dépôt de Caen, en juin1996, suite à l’électrification de Mantes - Cherbourg, motive l’envoi des 63500 à Sotteville. L’année suivante, la purge dans les rangs des 63000 entraîne l’envoi de quelques 63500 à Marseille, là après une absence de 18 ans, puis, à la mi-1998, à Paris-Sud-Ouest. La série (privée de la 63540 de Toulouse en 1999) voit sa répartition entre les activités faite en fonction des équipe- ments des 569 engins à l’inventaire (radio, Vacma, couplage, attelage automatique). La distribution est alors la suivante: • Grandes Lignes (40), dont trois à Paris-La Villette, quatre à Metz, quatre à Strasbourg, trois à Achères, deux à Nantes, six à Bordeaux, huit à Villeneuve, quatre à Lyon-Vaise, six à Avignon; • Fret (373), dont 23 à Paris-La Villette, 55 à Metz, 29 à Strasbourg, 31 à Longueau, 37 à Lens, sept à Achères, 45 à Sotteville, huit à Rennes, 14 à Nantes, 12 à Limoges, 28 à Bordeaux, neuf à Toulouse, 23 à Villeneuve, 24 à Lyon-Vaise, 20 à Avignon, huit à Marseille; • Infrastructure (156 choisies parmi celles qui sont les moins équipées, avec une petite proportion d’engins couplables), dont 19 à Paris-La Villette, 15 à Metz, 10 à Strasbourg, 16 à Longueau, 20 à Achères, 14 à Sotteville, cinq à Rennes, quatre à Nantes, cinq à Paris-Sud-Ouest, trois à Limoges, six à Bor- deaux, quatre à Toulouse, 20 à Lyon-Vaise, 15 à Avignon. À l’usage, cet éparpillement ne répond qu’imparfaitement La BB 63939 sur un train de l’Infra Nantes - Angers lors de son passage à Mauves-sur-Loire (24 juillet 2009). I. Gatumel RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 32 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE Mise en service TransformationAmortissement 16/1/1959 Strasbourg 27/1/1959 Strasbourg 6367730/1/1959 Rouen-Orléans 17/12/2007 Metz 636783/2/1959 Rouen-Orléans 18/12/2007 Sotteville 636795/2/1959 Rouen-Orléans 6368010/2/1959 Île-Napoléon 6368111/2/1959 Île-Napoléon 30/12/2003 Metz 17/2/1959 Trappes 24/3/1959 Caen 2/3/1959 Caen 4/3/1959 Nancy 20/12/2004 Lens 17/3/1959 Nancy 6/3/1959 Trappes 13/3/1959 Caen 10/12/2006 Vénissieux 20/3/1959 Caen 6/1/2005 Vénissieux 20/3/1959 Nancy 30/12/2003 Metz 1/4/1959 Île-Napoléon 18/4/2005 Metz 31/3/1959 Caen 5/4/1959 LeMans 18/4/1959 Amiens 18/2/2008 Avignon 10/4/1959 Thionville 16/4/1959 Thionville 18/4/1959 LeMans 23/4/1959 LeMans 16/5/1959 Avignon 28/10/2008 Avignon 4/5/1959 Conflans 30/12/2003 Metz 19/6/1959 LeMans 31/3/2006 Chalindrey 3/7/1959 Avignon 12/12/2006 Avignon 2/7/1959 Thionville 30/12/2004 Strasbourg 2/7/1959 Laval 30/12/2004 Strasbourg 3/7/1959 Valenciennes 26/10/2004 Lyon-Vaise 8/7/1959 Nancy 31/12/2006 Strasbourg 23/7/1959 Laval 16/7/1959 Laval 6370926/8/1959 Valenciennes 7/9/1959 Béziers 2/9/1959 Nancy 27/2/2008 Lens 28/8/1959 Laval 17/12/2004 Toulouse 4/9/1959 Laval 28/12/2006 Vénissieux 11/9/1959 Beauvais 24/12/2003 Lens 13/9/1959 Avignon 1/5/1993 Avignon 17/9/1959 Laval 30/12/2004 Avignon 18/9/1959 Laval 25/9/1959 Laval 8/10/1959 Beauvais 6372026/10/1959 Marseille-SC 63721 C25/3/1960 Île-Napoléon 63722 C26/3/1960 Île-Napoléon 19/4/2004 Sotteville 63723 C26/3/1960 Île-Napoléon 1/11/2008 Sotteville 63724 C25/3/1960 Valenciennes 63725 C31/3/1960 Valenciennes 12/7/2005 Lens 63726 C1/4/1960 Île-Napoléon 11/12/2005 Lens 63727 C1/4/1960 Île-Napoléon 63728 C1/4/1960 Île-Napoléon 63729 C7/4/1960 Valenciennes 12/12/2005 Vénissieux 63730 C11/4/1960 Valenciennes 63731 C15/4/1960 Strasbourg 63732 C14/4/1960 Valenciennes 63733 C14/4/1960 Valenciennes 63734 C15/4/1960 Valenciennes 18/7/2005 Lens 63735 C15/4/1960 Valenciennes 12/12/2005 Rennes 63736 C15/4/1960 Strasbourg 63737 C22/4/1960 Valenciennes 63738 C22/4/1960 Valenciennes 63739 C22/4/1960 Valenciennes 14/2/2008 Vénissieux 63740 C2/5/1960 Valenciennes 63741 C30/4/1960 Strasbourg Carrière des BB 63400/500 Mise en service TransformationAmortissement 6/4/1958 Clermont 19/3/2007 Vénissieux 30/4/1958 Béziers 31/12/2004 Rennes 3/4/1958 Chartres 17/12/2004 Sotteville 4/4/1958 Achères 11/4/1958 Achères 30/12/2004 Sotteville 25/4/1958 Amiens 13/12/2004 Tours-SP 6361626/4/1958 Valenciennes 29/12/2005 Sotteville 30/4/1958 Clermont 29/4/1958 Besançon 25/3/2003 Metz 12/5/1958 Marseille 21/5/1958 Narbonne 7/5/1958 Rouen 28/10/2005 Sotteville 8/5/1958 Rouen 31/10/1993 Strasbourg 14/5/1958 Rouen 6362423/5/1958 Valenciennes 26/5/1958 Amiens 30/12/2004 Toulouse 5/6/1958 Besançon 30/12/2005 Avignon 5/6/1958 Clermont 5/11/2005 Vénissieux 6362815/6/1958 Marseille-SC 31/12/2006 Metz 17/6/1958 Narbonne 14/6/1958 Achères 19/6/1958 Achères 6363226/6/1958 Valenciennes 636332/7/1958 Saint-Étienne 8/3/2008 Avignon 3/7/1958 Besançon 28/7/1958 Narbonne 17/12/2004 Chalindrey 15/7/1958 Achères 15/7/1958 Achères 1/5/1993 Nantes 6363817/7/1958 Rouen-Orléans 20/12/2004 Tours-SP 20/7/1958 Amiens 31/12/2006 Strasbourg 17/8/1958 Besançon 28/12/2006 Vénissieux 21/8/1958 Nîmes 6364221/8/1958 Rouen-Orléans 6364329/8/1958 Rouen-Orléans 6364410/8/1958 Valenciennes64706 24/1/1991 636458/9/1958 Saint-Étienne 17/9/1958 Clermont 29/12/2005 Strasbourg 9/10/1958 Avignon 15/12/2007 Bordeaux 6364826/9/1958 Rouen-Orléans 27/8/2005 Rennes 6364925/9/1958 Rouen-Orléans 30/12/2004 Villeneuve 636508/10/1958 Valenciennes 9/10/1958 Clermont 30/3/2007 Strasbourg 10/10/1958 LeMans 6365316/10/1958 Valenciennes 30/12/2004 Rennes 6365423/10/1958 Saint-Étienne 15/12/2007 Bordeaux 6365523/10/1958 Valenciennes 6365630/10/1958 Lyon-Vaise 15/12/2005 Toulouse 6365720/10/1958 Marseille-SC 15/12/2004 Avignon 6365810/11/1958 Valenciennes 12/2/2008 Lens 6365915/11/1958 Marseille-SC 6/3/2008 Dijon 6366020/11/1958 Marseille-SC 22/11/1958 Metz 10/4/2007 Chalindrey 28/11/1958 Thionville 31/10/1993 Metz 29/11/1958 Nantes 5/12/1958 Nantes 24/12/2003 Lens 6366511/12/1958 Île-Napoléon 6366612/12/1958 Île-Napoléon 28/11/2005 Achères 20/12/1958 Nantes 17/4/2008 Sotteville 6366823/12/1958 Rouen-Orléans 6366929/12/1958 Rouen-Orléans 15/6/2007 Villeneuve 6367031/12/1958 Île-Napoléon 636716/1/1959 Île-Napoléon 25/3/2009 Bordeaux 8/1/1959 Caen 30/4/2008 Dijon 6367310/1/1959 Rouen-Orléans 6367415/1/1959 Rouen-Orléans NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 33 aux besoins réels des trois directions concernées. La réparti- tion est revue en 2000-2001. Six machines couplables sont affectées à Tours-Saint-Pierre pour manœuvres au triage, les 66700 étant jugées trop faibles. Cette dotation sera accrue par la suite pour compenser l’élimination des 63000. Alors que les engins Grandes Lignes restent cantonnés dans les gares et les chantiers voyageurs, ceux de l’Infrastruc- ture se déplacent au gré des travaux de renouvellement de voies, ouvrages, maintenance caténaires, etc. Ceux du Fret tournent dans divers pôles importants, tels Vaires, Châlons, Reims, Champigneulles, Blainville, Montbéliard, Le Bourget, Creil (Petit Thérain), Tergnier, Aulnoye, Lille-Délivrance, Bou- logne-Outreau, Calais-Fréthun, Dunkerque, Achères, Trappes, Caen, Le Mans, Rennes, Nantes, Thouars, Limoges, Hendaye, Laroche, Dijon-Perrigny, Ambérieu, Avignon, Miramas, Mar- seille-Maritime, Fos-Coussoul, Nîmes-Courbessac, Narbonne, Cerbère. Mais leurs sorties en ligne se font rares, avec des parcours moindres qu’au cours de leurs premières années (2500km contre 6 000). Ainsi, les machines des sites sui- vants circulent sur les trajets énumérés ci-après: ARIS ILLETTE Pantin, Noisy-le-Sec, Émerainville, Bobi- gny, Aulnay-sous-Bois (ITE Citroën); ETZ SURLESRÉGIONS • de Reims, vers Bazancourt, Muizon, Braine, Guignicourt, Bétheniville; de Châlons à Oiry, de Lumes à Givet, Carignan, Messempré et Stenay, • de Metz-Nancy, autour de Blainville vers Pont-Saint- Vincent, Xeuilly, Charmes, Vincey, Raon-l’Étape; depuis Woippy sur Metz-Sablon, Bénestroff, Dieuze; de Conflans-Jarny à Batilly; de Dieulouard à Pont-à-Mousson, de Pagny-sur- Moselle à Belleville; de Thionville à Hayange, Audun-le- Roman et Tiercelet; de Béning à Sarreguemines, Sarralbe, Forbach et Creutzwald; TRASBOURG de Hausbergen à Port-du-Rhin, Kehl, Lauter- bourg, Wissembourg, Niederbronn-les-Bains, Molsheim, Schirmeck et Rosheim; de Sarrebourg à Héming et Drulin- gen; de Colmar à Neuf-Brisach; de Mulhouse-Nord à Thann et Île-Napoléon; de Belfort à Giromagny; ONGUEAU vers Montières; de Tergnier à Chauny et Saint- Quentin; de Compiègne à Vic-sur-Aisne, Pont-Sainte- Maxence et Ribécourt; de Creil à Beaumont et Moulin- Neuf; ENS de Lille-Délivrance à Don-Sainghin et La Madeleine; de Lens à Loison, Pont-à-Vendin et Hénin-Beaumont; de Somain à Aniche, Cambrai et Épehy; d’Aulnoye à Hautmont, Douzies et Bavay; de Valenciennes à Onnaing, Trith-Saint- Léger et Le Poirier; de Douai à Corbehem, Arleux et Pont-de- la-Deûle; de Saint-Omer à Lumbres; CHÈRES vers Vernouillet-Verneuil, Les Mureaux, Saint-Ger- main GC et Rueil-Malmaison; OTTEVILLE vers Oissel, les rives gauche et droite du port de Rouen, les voies de quais et le faisceau alluvionnaire du port du Havre; ENNES sur Dol, Dinan, Saint-Malo, Châteaubriant, Vitré, La Brohinière et l’ITE Citroën de La Janais; ANTES de Blottereau à Doulon, Chantenay, Nantes-État et Rezé-Pont-Rousseau; d’Angers à Cholet; ORDEAUX de Hourcade au Bec-d’Ambès et Libourne; Ce 7 décembre 2007, la BB 63501, première de la série, livre une rame de trémies, et passe à Saint-Denis- en-Bugey, en provenance d’Ambérieu. J.-C. Mons RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 34 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE Mise en serviceTransformationAmortissement 638079/5/1962 Valenciennes 30/12/2004 Achères 13/5/1962 Nantes 13/5/1962 Nantes 17/5/1962 Achères 11/12/2006 Rennes 26/10/1962 Mohon 30/12/2003 Metz 27/10/1962 Mohon 2/11/1962 Nîmes 3/11/1962 Nîmes 30/12/2003 Tours-SP 7/11/1962 Mohon 15/11/1962 Mohon 15/11/1962 Nîmes 22/11/1962 Nîmes 17/9/2005 Lens 21/11/1962 Mohon 30/10/2006 Metz 30/11/1962 Mohon 8/12/1962 Nîmes 8/12/1962 Nîmes 29/1/2008 Sotteville 63823 C13/12/1962 Châlons 63824 C14/12/1962 Châlons 9/12/2006 Metz 25/12/1962 Nîmes 25/2/2008 Tours-SP 26/12/1962 Nîmes 30/10/2008 Metz 3/1/1963 Châlons 30/12/2003 Metz 12/1/1963 Châlons 18/1/1963 Nîmes 9/2/1963 Nîmes 7/12/1963 Portes 4/12/1963 Portes 11/12/1963 Mohon 18/12/1963 Mohon 14/2/2007 Toulouse 18/12/1963 Mohon 24/12/1963 Nîmes 24/12/1963 Nîmes 29/12/1963 Nîmes 8/1/1964 Mohon 8/1/1964 Mohon 15/1/1964 Portes 14/1/1964 Nîmes 30/12/2003 Tours-SP 22/1/1964 Mohon 29/1/1964 Mohon 29/1/1964 Mohon 5/2/1964 Nîmes 12/2/1964 Mohon 13/2/1964 Mohon 30/12/2005 Toulouse 19/2/1964 Mohon 6/3/1964 Mohon 20/4/1964 Mohon 21/4/1964 Mohon 27/11/2003 Lens 63853 C27/4/1964 Saint-Étienne 63854 C25/4/1964 Saint-Étienne 25/2/2008 Tours-SP 63855 C11/5/1964 Saint-Étienne 17/5/1964 Portes 10/5/1964 Portes 20/5/1964 Mohon 24/12/2003 Lens 63859 C24/5/1964 Saint-Étienne 25/2/2008 Tours-SP 63860 C25/5/1964 Saint-Étienne 28/11/2005 Lens 24/11/1964 Nancy 19/11/1964 Nancy 24/11/1964 Nancy 63864 C23/11/1964 Saint-Étienne 28/4/2005 Metz 63865 C2/12/1964 Saint-Étienne 13/1/2009 Metz 24/12/1964 Nancy 24/12/1964 Nancy 24/3/2008 Metz 31/12/1964 Nancy 30/9/2008 Metz 63869 C14/1/1965 Saint-Étienne 63870 C14/1/1965 Saint-Étienne 17/6/2006 Strasbourg 25/4/1965 Nancy 2/5/1965 Nancy 28/4/2008 Metz 11/5/1965 Nancy Carrière des BB 63400/500 Mise en serviceTransformationAmortissement 63742 C7/5/1960 Strasbourg 9/12/2006 Metz 63743 C7/5/1960 Strasbourg 3/2/2003 Paris-LV 63744 C13/5/1960 Valenciennes 63745 C14/5/1960 Valenciennes 31/10/2005 Lens 63746 C21/5/1960 Conflans 63747 C21/5/1960 Conflans 3/2/2003 Paris-LV 63748 C27/5/1960 Conflans 63749 C28/5/1960 Conflans 31/10/2005 Lens 2/6/1960 Conflans 2/9/1960 Caen 31/12/2006 Toulouse 14/9/1960 Caen 8/12/2005 Sotteville 10/9/1960 Rennes 19/2/1993 Rennes 10/9/1960 Rennes 17/9/1960 Rennes 17/9/1960 Rennes 24/9/1960 Rennes 1/10/1960 Rennes 1/10/1960 Rennes 1/10/1960 Rennes 8/10/1960 Rennes 31/12/2006 Metz 8/10/1960 Caen 15/10/1960 Caen 15/12/2007 Metz 15/10/1960 Nantes 20/12/2004 Lens 22/10/1960 Nantes 29/10/1960 Nantes 29/10/1960 Nantes 29/10/1960 Nantes 9/11/1960 Nantes 15/7/1993 Nantes 9/11/1960 Nantes 15/12/2007 Tours-SP 6377131/10/1961 Strasbourg 8/2/2008 Rennes 15/6/1961 Nancy 12/9/2008 Rennes 6377316/6/1961 Valenciennes 6377421/6/1961 Valenciennes 17/4/2008 Villeneuve 6377523/6/1961 Saint-Étienne 28/5/2003 Bordeaux 26/6/1961 Nancy 18/7/2005 Tours-SP 27/6/1961 Nancy 637786/7/1961 Valenciennes 31/12/2004 Rennes 7/8/1961 Lyon-Vaise 637803/7/1961 Saint-Étienne 20/7/1961 Nancy 26/7/1961 Metz 30/12/2003 Toulouse 6378327/7/1961 Valenciennes 19/3/2008 Lens 6378430/7/1961 Saint-Étienne 7/8/1961 Villeneuve 10/8/1961 Nancy 637875/8/1961 Île-Napoléon 637887/9/1961 Île-Napoléon 14/9/1961 Laroche 6379018/9/1961 Lyon-Vaise 6379114/3/1962 Valenciennes 20/12/2004 Lens 15/3/1962 Achères 24/3/1962 Caen 19/7/1993 Strasbourg 17/3/1962 Achères 26/3/1962 Dijon 1/5/1993 Vénissieux 2/4/1962 Strasbourg 6/3/2008 Avignon 637974/4/1962 Valenciennes 28/12/2006 Villeneuve 5/4/1962 Achères 5/4/1962 Achères 12/4/1962 Achères 6380113/4/1962 Valenciennes 10/4/2008 Rennes 25/4/1962 Saintes 30/4/1962 Caen 4/5/1962 Achères 2/5/1962 Laroche 1/6/2007 Villeneuve 8/5/1962 Strasbourg 31/8/2005 Achères NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 35 du Boucau à Bayonne-Allées-Marines; IMOGES de Brive à Terrasson et Condat-le-Lardin; YON AISE de Saint-Germain-au-Mont-d’Or à Courzieu- Brussieu; de Sibelin à Meyzieu (est de Lyon); de Badan à Saint-Étienne et Saint-Just-sur-Loire; VIGNON de Narbonne à Bize; de Rivesaltes à Lapradelle; de Cannes-La Bocca à l’ITE (installation terminale embranchée) CAAT. Réalisées par les ateliers de Nevers, site directeur de la série, les révisions générales (tous les 300000km) sont l’occasion d’améliorations techniques portant sur la sécurité et le confort des cabines. Après avoir concerné environ 60 % du parc, la livrée orange et gris est abandonnée en 2002 au profit de la nouvelle décoration (vert jade et blanc) choisie par le Fret. La BB 463789 de Lyon-Vaise est la première à en bénéficier, le 20 mars. Mais elle ne sera guère arborée, sinon par les 463538 de Metz, 464003 de Sotteville, 463550 de Toulouse, 464021 de Lens, 463838 d’Avignon, 463694 de Marseille, 463882 de Metz, 463714 de Lens, 463981 de Bordeaux, 463870 de Stras- bourg et 464047 de Rennes. De son côté, la 663617 de Stras- bourg inaugure une nouvelle décoration (jaune orangé) pour l’Infrastructure, qui demeurera expérimentale. L’année 2003 va constituer un tournant crucial dans la vie de la série, car une vague d’amortissements va réduire les effectifs, avec retrait de 27 engins. En décembre, la fermeture des dépôts de Paris-La Villette et Paris-Sud-Ouest entraîne la ventilation de leurs parcs, notamment sur Villeneuve. De même, la troupe de Limoges rejoint à la même époque Tours-Saint-Pierre. La direction du Matériel et de la Traction, qui a prévu la baisse continue de ses besoins, décide en conséquence d’arrêter les RG. Du coup, les suppressions concernant les machines en fin de parcours ou victimes d’avaries lourdes vont se succéder à un rythme élevé, avec respectivement 36, 56 et 33 machines en 2004, 2005 et 2006. Toutefois, pour maintenir un potentiel suffisant, une opération de prolongement de parcours (ATPPR, « autres travaux programmés de prolongation ») va s’appliquer aux machines en bon état général et sans distinction d’appar- tenance, ce qui leur accorde un sursis de 150000km. Ces ATPPR seront partagés entre l’EIMM (établissement indus- triel de maintenance du matériel) de Quatre-Mares, devenu directeur de la série, et l’EMT (établissement mixte matériel et traction) de Chalindrey. Le coup d’envoi est donné avec la sortie, le 3 juin 2004, de la 664015 de Sotteville, suivie jusqu’en 2007 par une quarantaine d’autres des activités Fret et VFE. Parmi elles, les 163912, 163928, 163950, puis en 2008 les 164060, 164068, toutes de Villeneuve, ainsi que les 163780 de Nice (équipée à titre expérimental d’un filtre à particules) et 163905 de Strasbourg, ont bénéficié de la nouvelle livrée En tête d’un train de l’Infra, la 63679, qui se dirige vers Saint-Pierre-des- Corps, franchit le viaduc de Montlouis (22 mai 2009). F. Pobez BB 64700 et TBB 64800 ÉRIED ORIGINE :BB 63400/500 OMPOSITION :locomotive + truck (locomotive sans cabine), soit 23 locomotives (4 sont de réserve) et 19 trucks ONGEURDUTRUCK DUCOUPLAGE ):11,390m (26,070m) ASSEDUTRUCK DUCOUPLAGE ):65t (133t) ITESSEMAXIMALE :80km/h ETRUCK ne dispose que de moteurs de traction. OURLERESTE :identique à la série d’origine. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 36 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE Mise en serviceTransformationAmortissement 14/4/1966 Rennes 5/5/1966 Montargis 30/12/1965 Achères 12/7/2005 Rennes 15/5/1966 Nancy 6/6/1966 La Plaine 64723 29/3/1993 26/9/2007 Achères 9/6/1966 Bordeaux 2/6/2005 Bordeaux 21/6/1966 La Plaine 64713 15/11/1991 29/6/1966 La Plaine 64703 7/5/1991 1/7/1966 Bordeaux 9/7/1966 Bordeaux 15/7/1966 Nancy 64720 1/10/1992 22/1/2009 Metz 6/8/1966 La Plaine 6/8/1966 Bordeaux 13/8/1966 Nancy 23/9/1966 La Plaine 16/4/2008 Achères 9/10/1966 La Plaine 6395515/10/1966 Bordeaux 6395629/10/1966 La Plaine 20/5/2008 Strasbourg 3/11/1966 Limoges 8/11/1966 Toulouse 8/2/2008 Rennes 19/11/1966 Nancy 64704 21/11/1989 6396021/11/1966 La Plaine 6396128/11/1966 La Plaine 10/12/2006 Lens 6396230/11/1966 Bordeaux 11/12/1966 Aulnoye 64716 16/4/1992 6396416/12/1966 Toulouse 6396520/12/1966 Toulouse 31/12/1966 Nancy 6/1/1967 Aulnoye 29/10/2008 Rennes 13/1/1967 Aulnoye 14/1/1967 Nîmes 15/11/2006 Villeneuve 30/1/1967 Aulnoye 6/2/1967 Vénissieux 18/2/1967 Nîmes 5/3/1967 Nancy 3/3/1967 La Plaine 64711 29/7/1991 6397515/3/1967 Vénissieux 16/3/1967 Portes 64702 16/7/1990 26/3/1967 Nancy 7/4/1967 Marseille 20/3/2008 Rennes 6397918/4/1967 Vénissieux 6398024/4/1967 LaRochelle64707 15/2/1991 7/5/1968 Limoges 63982 C30/4/1968 Limoges 7/5/1968 Limoges 25/5/2007 Lens 63984 C15/5/1968 Laroche 7/10/2005 Achères 22/6/1968 Portes 63986 C17/6/1968 Limoges 63987 C17/6/1968 Limoges 63988 C19/6/1968 Laroche 27/6/1968 Portes 63990 C28/6/1968 Limoges 18/4/2005 Metz 5/7/1968 Laroche 16/6/2008 Achères 12/7/1968 Portes 63993 C12/7/1968 Limoges 63994 C12/7/1968 Limoges 63995 C20/7/1968 Laroche 20/7/1968 Nîmes 63997 C25/7/1968 Limoges 29/10/2008 Rennes 63998 C31/7/1968 Limoges 63999 C3/8/1968 Marseille 24/12/2003 Strasbourg 64000 C14/8/1968 Limoges 9/8/1968 Limoges 6/9/1968 Limoges 29/9/1968 Portes 64004 C4/10/1968 Limoges 16/12/2008 Dijon 64005 C14/10/1968 Limoges Carrière des BB 63400/500 Mise en service TransformationAmortissement 63874 C11/5/1965 Saint-Étienne 63875 C18/5/1965 Marseille 23/5/1965 Nancy 63877 C22/5/1965 Strasbourg 63878 C6/6/1965 Strasbourg 4/6/1965 Nîmes 4/6/1965 Nîmes 63881 C20/6/1965 Strasbourg 63882 C20/6/1965 Strasbourg 63883 C21/6/1965 Strasbourg 12/12/2006 Metz 63884 C6/7/1965 Strasbourg 17/7/1965 Nîmes 30/12/2004 Achères 25/6/1964 La Plaine 64712 2/10/1991 2/7/1964 La Plaine 64708 5/4/1991 6388827/6/1964 LaRochelle 64721 4/11/1992 21/1/2009 Metz 9/7/1964 Bordeaux 64703 27/8/1990 11/7/1964 Nîmes 28/11/2005 Lens 15/7/1964 La Plaine 26/1/2004 Rennes 20/7/1964 Achères 64719 3/9/1992 18/7/1964 Rennes 30/7/1964 Toulouse 23/12/2005 Rennes 30/7/1964 Nîmes 13/12/1964 La Plaine 9/6/2005 Marseille 638972/10/1964 LaRochelle 9/10/1964 Bordeaux 9/10/1964 Bordeaux 18/10/1964 Nîmes 23/12/1964 La Plaine 17/1/1965 La Plaine 17/10/1964 Rennes 30/12/2008 Bordeaux 24/10/1964 Limoges 64714 13/12/1991 25/10/1964 Marseille 10/4/1965 La Plaine 13/4/2007 Sotteville 30/10/1964 Rennes 29/10/2008 Rennes 6390831/10/1964 LaRochelle64718 10/7/1992 7/11/1964 Limoges 64705 29/12/1989 7/11/1964 Limoges 64710 29/7/1991 11/7/1965 Limoges 30/12/2004 Avignon 18/7/1965 Limoges 20/7/1965 Nancy 5/9/1965 La Plaine 15/12/2007 Achères 3/9/1965 Caen 64722 23/12/1992 11/9/1965 Laroche 5/1/2009 Bordeaux 2/10/1965 Limoges 64715 28/1/1992 6/10/1965 Limoges 10/10/1965 Nancy 16/10/1965 La Plaine 64701 22/12/1989 6392115/10/1965 LaRochelle 28/8/2006 Toulouse 6392230/10/1965 Saint-Étienne 4/12/2008 Vénissieux 10/11/1965 Limoges 17/11/1965 Limoges 29/1/2008 Sotteville 21/11/1965 Nancy 6/12/1965 La Plaine 24/12/1965 Rennes 30/6/2008 Bordeaux 6392831/12/1965 Vénissieux 13/1/1966 Limoges 21/1/1966 Limoges 25/1/1966 Nancy 18/10/2008 Metz 10/2/1966 La Plaine 11/2/1966 Rennes 6393422/2/1966 Saint-Étienne 30/3/2006 Villeneuve 22/3/1966 Limoges 10/3/1966 Limoges 8/2/2008 Rennes 26/3/1966 Nancy 64717 25/5/1992 3/4/1966 La Plaine NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 37 B. Collardey Les 663500: répartition au 1 octobre 2009 • HALINDREY :34 Infra, 663404, 663423, 663505, 663510, 663519, 663840*, 663843*, 663845*, 663846*, 663900-663902, 663977, 663988*, 664009*, 664030, 664040, 664050. • : deux SNCF Voyages, 163781, 163925; 10 Fret, 463665, 464033, 464064; quatre Infra, 663517, 663847*, 663850*, 663882*. • TRASBOURG :une SNCF Voyages, 163905; huit Fret, 463607, 463718, • ONGUEAU :18 Infra, 663401, 663407, 663409, 663576, 663631, 663632, • ENS : 24 Fret, 463502, 463521, 463525, 463577, 463642, 463684, • CHÈRES :trois CIC, 263926, 263932, 263975; sept Fret, 463866*, 463960, 463968, 464000*, 464010*, 464017*, 464019*; deux Proximités, 563785, 563798 (TER Centre); 21 Infra, 663411, 663503, 663765, 663767, 663792, 663794, 663799, 663802-663804, 663809, • OTTEVILLE :14 Fret, 463410, 463553, 463731*, 463732*, 463736*, 464018*, 464020*; 11 Infra, 663526, 663530, 663563, 663588, 663650, • ENNES : huit Fret, 463590, 463591, 463897, 463923, 463929, 463935, • ANTES ,deux CIC, 263405, 263406. • OURS IERRE ,14 Fret, 463413, 463721*, 463724*, 463733*, 463970, 464011*, 464045; 18 Infra, 663518, 663558, 663561, 663574, • ORDEAUX , trois SNCF Voyages, 163947, 163948, 164043; 21 Fret, 463982*, 463993*, 464001*, 464005*, 464041, 464049; 16 Infra, • ILLENEUVE : 18 SNCF Voyages, 163569, 163579, 163660, 163912, 164060-164063, 164076, 164080; huit Fret, 463402, 463415, 463416, 463522, 463554, 463630, 463709, 463954; trois CIC, 263532, 263913, 264077; une Proximités 564079 (TER Bourgogne). • : deux Fret, 463655, 463696. • IJON :11 Fret, 463538, 463717, 463816*, 463836*, 463851*, 463942, 463951, 463986*, 463987*, 464007*, 464057. • ÉNISSIEUX : une SNCF Voyages 163790; 16 Fret, 463408, 463501, 463789, 463820*, 463830*, 463831*, 463861*, 463971; 19 Infra, • VIGNON :trois Fret, 463613, 463779, 463787; huit Infra, 663565, 663758, 663788, 664029, 664070-664072, 664075. • ARSEILLE :trois SNCF Voyages, 163544, 163940, 163972. • : deux SNCF Voyages, 163780, 164068. (*): apte à l’UM. Une longue file de 463500 en attente de radiation au technicentre de Sotteville (16 août 2007). RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 38 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE « en voyage… », qui associe le gris, le bleu et le violet. Durant cette période, les dotations de chaque établissement sont en chute libre, les engins de Lyon-Vaise repartant à Vénissieux fin 2004, ceux de Toulouse allant à Bordeaux en 2006. De plus, l’Infrastructure rassemble ses machines dans les seuls dépôts de Metz, Longueau, Achères, Sotteville, Tours-Saint-Pierre, Bordeaux, Dijon, Vénissieux, Avignon. La création de l’activité TIR (devenue CIC) s’accompagne du transfert de quelques machines à Achères et à Villeneuve, utilisées pour les manœuvres voyageurs à Clichy-Levallois, Villeneuve-Prairie et Paris-Masséna. Une paire de machines est par ailleurs affectée à Nice pour VFE et à Nevers pour le Fret. Courant 2006, une chaîne de modifications pilotée par Quatre-Mares concerne 10 unités de l’Infrastructure (663609, 663631, 663679, 663720, 663794, 663800, 663809, 664029, 664048, 664050); elles sont équipées de la radio sol-train, avec adjonction de la Vacma et de la répétition optique des signaux. L’arrivée, à partir de la mi-2007, de la nouvelle génération des BB 460000 (elles se sont fait attendre), basée à Sotteville, va couvrir toute la Normandie, la région parisienne, les com- plexes de Tours, Rennes et Nantes. Cela influence défavora- blement l’activité des 463500. Dans l’année, la série va perdre pas moins de 28 machines, puis 48 autres en 2008, pour l’essentiel de l’activité Fret. En décembre, l’Infrastructure regroupe à Chalindrey les parcs de 663500 détenus par Dijon et Metz. Depuis le début de l’année, la série s’est encore trou- vée amputée de cinq engins du Fret. Ramenée de 603 à 336 unités dont 96 aptes à l’UM, la série est répartie au 1 octobre écoulé ainsi: 30 machines sont dédiées à SNCF Voyages (ex-VFE), huit à CIC, 146 à Fret, trois à Proximités, 149 à l’Infra. (On se reportera à l’encadré p.37 pour plus de détails.) Actuellement, seules les machines voyageurs connaissent une activité régulière. Elles pourraient être présentes jusque vers 2018, étant donné que nombre d’entre elles ont subi une ATPPR ce printemps, cas des 164044, 164046 et 164062 de Villeneuve. Plus de la moitié de celles du Fret, qui sont victimes de la décrépitude des dessertes terminales, sont garées. Les dotations pourraient être totalement dissoutes en fin d’année, à commencer par les 463879, 464001 de Bordeaux, 463590 de Rennes. La cession à l’Infra des machines disposant encore d’un potentiel important n’étant pas utopique. Pour cette acti- Carrière des BB 63400/500 Mise en service TransformationAmortissement 64006 C14/10/1968 Limoges 64007 C19/10/1968 Limoges 64008 C26/10/1968 Limoges 30/10/2008 Metz 64009 C2/11/1968 Sotteville 64010 C2/11/1968 Sotteville 64011 C10/11/1968 Limoges 64012 C18/11/1968 Limoges 29/10/2008 Metz 64013 C21/11/1968 Limoges 64014 C27/11/1968 Sotteville 11/6/2009 Metz 64015 C24/12/1968 Sotteville 64016 C20/12/1968 Limoges 64017 C28/12/1968 Limoges 64018 C28/12/1968 Limoges 64019 C11/1/1969 Sotteville 64020 C18/1/1969 Sotteville 6402117/2/1969 Longueau 18/2/1969 Sotteville 1/10/2007 Sotteville 24/2/1969 Nîmes 6402421/3/1969 Chalindrey 10/3/1969 Sotteville 24/3/1969 Limoges 30/12/2004 Achères 6402724/3/1969 Chalindrey 31/12/2004 Sotteville 8/4/1969 Longueau 24/12/2003 Lens 5/4/1969 Portes 18/4/1969 La Plaine 22/4/1969 Sotteville 28/10/2008 Avignon 25/4/1969 Limoges 5/5/1969 Chalindrey 14/5/1969 Sotteville 30/12/2005 Sotteville 23/5/1969 Nîmes 24/9/2007 Vénissieux 6403628/5/1969 Chalindrey 28/8/2006 Toulouse 13/6/1969 Limoges 6403830/6/1969 Vénissieux 3/7/1969 Chalindrey 27/11/2008 Lens 8/7/1969 La Plaine 14/7/1969 Sotteville 22/7/1969 Sotteville 29/1/2008 Sotteville Mise en service TransformationAmortissement 30/7/1969 Dijon 7/8/1969 Marseille 9/9/1969 Chalindrey 2/10/1969 La Plaine 6/10/1969 Sotteville 19/6/2009 Rennes 6404813/10/1969 Sotteville 640494/12/1969 Villeneuve 11/12/1969 Nîmes 6405126/12/1969 Chalindrey 25/3/2008 Bordeaux 2/1/1970 Sotteville 31/12/2006 Rennes 26/1/1970 Nîmes 24/3/1994 Avignon 28/1/1970 Dijon 1/5/2007 Bordeaux 27/10/1970 Limoges 16/10/1970 Limoges 6405730/10/1971 Vénissieux 9/11/1970 Sotteville 9/12/2005 Lens 2/12/1970 Sotteville 10/7/2007 Sotteville 640609/12/1970 Chalindrey 6406111/12/1970 Chalindrey 6406213/12/1970 Chalindrey 6406320/12/1970 Chalindrey 1/1/1971 Chalindrey 2/1/1971 Longueau 30/12/2004 Strasbourg 23/1/1971 Longueau 23/1/1971 Longueau 31/12/2006 Toulouse 2/2/1971 Longueau 10/2/1971 Longueau 25/2/1971 Nîmes 28/2/1971 Nîmes 8/3/1971 Marseille 13/3/1971 Marseille 24/10/2008 Sotteville 13/3/1971 Nîmes 8/12/2005 Strasbourg 22/3/1971 Nîmes 8/4/1971 Metz 21/4/1971 Metz 26/4/1971 Metz 20/1/1993 Strasbourg 3/5/1971 Metz 25/6/1971 Metz NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 39 vité, la dissémination des chantiers entraîne une utilisation irrégulière, quelquefois assez loin de leurs bases. Une régénération du parc est à l’étude (visant les 663758 d’Avignon, 663698, 663768 de Bordeaux, 663592, 663617, 663695 de Chalindrey, 663588 de Sotteville, 663766 de Longueau, 663503 d’Achères, 663759 de Vénissieux), avec remotorisation par un nouveau moteur répondant aux normes Euro3B, graisseur de rails, boîtes à rouleaux et nouvelles cabines climatisées. Cette opération pourrait concerner 40 autres machines ces prochaines années et se voir prolonger au moins jusqu’en 2020. Dans un autre registre, la 463413 de Tours vient d’être transformée par Socofer dans le cadre du projet Plathée (plate-forme pour trains hybrides économes en énergie et respectueux de l’environnement). a série est déjà largement quinquagénaire pour les unités comprises entre les numéros 63501 et 63720. Leur carrière bien remplie et variée ne se traduit pas, bien sûr, vu leurs fonc- tions dans l’ombre, par des parcours totaux très honorifiques. Pourtant, la 663609 de Bordeaux reste en tête du palmarès depuis plusieurs années avec 1949311km au 1 juillet écoulé. La masse des amortissements a favorisé le rachat de nom- breuses machines, en particulier par VFLI, cas des 63540, 63583, 63610, 63622, 63633, 63664, 63714, 63726, 63735, 63745, 63749, 63795, 63870, 63883, 63921, 64028, 64036. En outre, des associations ont jeté leur dévolu sur les: 63595, 63661 (le Chemin de fer de Blaise-et-Der en Haute-Marne); 63705 (le Chemin de fer du Haut-Forez); 63852 (le CFTVA, à Arques); 63924 (le Chemin de fer du Haut-Quercy); 64042 (l’Amicale des cheminots pour la préservation de la 141 R 1126). Par ailleurs, la 63509 à Rennes et la 63627 à Vénissieux ont été conservées hors inventaire comme Locma, pour les manœuvres internes dans les dépôts. Un mot enfin des cou- plages de débranchement. Les 19 machines menantes 464700 sont depuis 2007 en cours de modernisation chez Socofer. On procède aux opérations suivantes: insertion d’un nouveau moteur MTU 8 V réglé à 650 kW, d’une chaudière de type Vebasto pour le réchauffage du moteur; adoption d’une commande hydraulique pour groupes de refroidissement; amélioration du confort cabine avec climatisation. Leur posi- tion avec leur truck 464800 est actuellement la suivante: • Metz, 464702, 464706-464709, 464714; • Achères, 464710, 464711, 464713, 464716, 464717, 464719; • Vénissieux, 464703, 464712, 464715; • Avignon, 464701, 464704, 464705, 464718. En revanche, les machines de réserve 464720, 464721 et 464723 ont été radiées récemment – seule la 464722 demeure à Achères, condamnée à court terme. Au technicentre de Villeuneuve, la BB 163950 manœuvre une rame vide Artésia de nuit (28 novembre 2007). Bordeaux Lyon-Vaise Laroche Chalindrey Tarbes Toulouse Avignon Tours- Saint-Pierre Le Havre Valenciennes Strasbourg Chartres Montargis Hausbergen : Paris-La Villette : Achères : Trappes : Villeneuve M. Carémantrant Infographie Rail Passion RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 40 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE près les 040 DE Sulzer et MGO, mais abstraction faite des 060 DB de 1325kW pour la desserte spécifique dit du Sud Loire, la SNCF entend passer à l’échelon supérieur dans la gamme des machines diesels. Pour faire reculer davantage la traction vapeur sur les lignes non susceptibles d’être électri- fiées, elle va passer commande à Alsthom, le 25 octobre 1957, d’un premier marché de 40 locomotives de 1400 ch (1030kW), avec moteur MGO en version V 16 BSHR, aptes à 105 km/h, vitesse portée par la suite à 120. Rustique et simple, cette nouvelle version acceptant la marche en UM, avec cabine unique désaxée, livrée bleu et jaune jonquille, a une autonomie de 1000km. Ses débuts vont être pour le moins retentissants, car elle va s’attaquer à des liaisons express, qui plus est sur des itinéraires montagneux. Après des essais concluants, ce lot est livré de février 1960 à mars 1961 aux dépôts de Toulouse, Besançon, Portes, et pour quelques-unes à Thionville et à Nancy. Leurs attributions en régime voyageurs (avec fourgon chaudière l’hiver) et la traction en UM expliquent qu’elles ne seront pas ménagées à: Toulouse, sur des express nocturnes entre Brive et Toulouse par Capdenac, Brive et Rodez (Sévérac-le-Château l’été); Besançon, sur les trains transversaux Strasbourg - Lyon entre Belfort et Bourg-en-Bresse, et la rame Paris - Bellegarde depuis Andelot via Morez et Saint-Claude; Portes, sur le train de nuit Paris - Briançon depuis Valence. Leur arrivée, bien qu’elles soient entachées de fréquents dysfonctionnements liés au saut technologique imposé aux personnels de conduite et d’entretien, provoque l’hémorragie dans les rangs des vapeurs 141 E de Capdenac, 141 R de Dole, 141 E/F de Portes et de Veynes. D’autres commandes vont constituer la deuxième tranche, celle-ci bénéficiant de modifications mineures, comme l’emploi de bogies Y 209 au lieu des Y 199, la suppression de l’intercirculation sur les passerelles d’extrémité. Elles concer- nent les 040 DG 41-88 le 20 novembre 1959, les 040 DG 89- 118 le 24 octobre 1960, les 040 DG 119-153 le 24 juillet 1961, et les BB 66154-66188 le 23 février 1963. Leur livraison va s’étaler sur les exercices 1961-1965, sachant qu’à partir du er janvier 1962 (sort alors l’exemplaire 82) la série est rebapti- sée BB 66000. Outre les dépôts déjà dotés de Nancy, Toulouse, Besançon et Portes, les machines vont rejoindre d’autres cantonne- ments des régions: Est à Noisy-le-Sec, Châlons, Strasbourg; Nord à La Plaine, Amiens, puis Longueau; Ouest à Achères, Sotteville, Nantes, Rennes; Sud-Est à Chambéry. Dans l’Est, les machines s’approprient des tournées voya- geurs vers Mirecourt, Épinal, Gérardmer, Saint-Dié, alors qu’à Strasbourg elles entament le fonds de commerce des 242 TA sur les courses omnibus de l’étoile. Elles assurent également des trains de fret, comme à Châlons. Les engins de Longueau s’emparent des express sur les par- cours Paris - Beauvais - Le Tréport, Paris - Laon - Hirson, Amiens - Boulogne - Calais, Calais - Lille, de même que les TAC de et vers Boulogne-Maritime et Étaples. En marchan- dises, ils rayonnent sur Sotteville, Boulogne, Tergnier, Laon, Reims. À Achères et à Sotteville, leur usage est centré sur le trafic marchandises en banlieue ouest de Paris et en Normandie. Toutefois, les 66000 assurent l’été les TAC de et vers Dieppe. Celles de Rennes et de Nantes couvrent l’été des express balnéaires de Dol à Lamballe et Dinard, de Nantes au Croisic, J.-C. Mons Les 040 DG et dérivées, futures BB 66000, 66300. Une entrée en scène remarquée! NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 41 aux Sables-d’Olonne et à Pornic. À Toulouse, elles poussent leurs pions sur les express de Brive à Aurillac, de Clermont-Ferrand à Brive via Ussel. La dotation savoyarde est pour sa part engagée aux express du sillon alpin de Culoz à Valence ainsi que de Chambéry à Bourg-Saint-Maurice, et de Lyon à Grenoble. Engagé également sur la difficile ligne des Cévennes Nîmes à Clermont, le parc de Portes sert provisoirement, à compter de la fin 1964, à aider les BB 67000 de Nîmes sur les grands trains de la Côte d’Azur entre Les Arcs et Vintimille, en attendant l’électrification. L’usage de la série est également en vigueur en banlieue parisienne, vu sa faculté à la réversibilité, à la fois sur: • Paris-Est - Gretz, Bondy - Gargan - Aulnay-sous-Bois, Esbly- Crécy-la-Chapelle (machines de Noisy); • Paris-Nord - Ermont-Eaubonne via Gennevilliers, Ermont - Argenteuil (machines de La Plaine). Notons que, de 1961 à 1965 , les 66006, 66012 et 66013 de Besançon reçoivent à titre expérimental un moteur Pielstick V 12 PA2 – elles seront renumérotées 66301, 66302, 66303. Sur cette base, la SNCF acquiert, en 1962, 10 machines 66304-66313, affectées également à Besançon, et équipées cette fois d’un Pielstick plus puissant (1100kW). En 1965, elles sont rebaptisées 66604-66613, et restent couplables avec des 66000 ordinaires. Dès 1963, la réputation des 66000 périclite – leur statut d’icône aura été bref. En effet, les premières unités de la série des BB 67000 de 1472kW, aptes à 135 km/h, qui ont rejoint Nîmes et Chambéry, vont leur mener la vie dure, en s’empa- rant des express de la Tarentaise, du Briançonnais, de Lyon à Grenoble et de Nîmes à Clermont. À partir du deuxième trimestre 1964, la livrée de base évo- lue avec abandon du jaune jonquille et emploi du blanc pour les bandeaux et les moustaches frontales. La BB 66229 passe à Villepatour (Seine-et- Marne), en tête d’un fret à destination de Grandpuits (12 décembre 2007). Nouvelle recrue du parc diesel, la 040 DG, de 1300-1400 ch mono- moteur et transmission électrique, en cours d’essai à la gare de Pau (1959). RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 42 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE À l’issue de la livraison des deux premières tranches, la répartition des 185 machines est la suivante, au début de 1965: région Est (36), dont 15 à Noisy-le-Sec, trois à Châlons, 12 à Nancy, six à Strasbourg; région Nord (22), dont 11 à La Plaine, 11 à Longueau; région Ouest (47), dont 34 à Achères, six à Nantes, sept à Rennes; région Sud-Ouest (34), toutes à Toulouse; région Sud-Est (26), dont 18 à Besançon, huit à Chambéry; région Méditerranée (20), toutes à Portes. Une troisième tranche de 130 machines héritant de quelques améliorations (dont un pupitre plus ergonomique) est notifiée selon trois marchés successifs: le 27 septembre 1963 pour les 66189-66238, le 11 juillet 1964 pour les 66239-66278, le 27 octobre 1964 pour les 66279-66318. Leur livraison s’étale de 1965 à 1968. Elle va concerner les dépôts précédemment cités, plus ceux de Vénissieux et de Limoges pour usage marchandises (Dauphiné et Forez d’une part, Limousin et Périgord d’autre part). Divers événements vont marquer ces quatre années, qui voient la vapeur pourchassée reculer partout rapidement. Ce sont: la transformation en 1965 des 66098, 66102, 66104, qui deviennent 66614-66616, avec un moteur PA4, leur MGO étant réinstallé sur les 66006, 66012, 66013; l’équipement à titre d’essai, en 1966, des BB 66609 et 66613 (renumérotées 66691 et 66692) avec un alternateur pour le chauffage électrique des rames voyageurs, qui servira à la mise au point des futures BB 66400; l’affectation fugace à Laroche en 1967 des 66131 et 66147, destinées à remplacer les 63500 sur les express du Morvan vers Autun et Corbigny; l’entrée en scène à Chambéry et à Limoges des puissantes A1A-A1A 68000, pourvues d’une chaudière de chauffage, ce qui entraîne le retrait des 66000 sur les trains de voyageurs dans le secteur Rhône-Alpes et le Massif central. Dans le cadre du regroupement géographique de la série intervient le report des machines: de Noisy-le-Sec sur Châlons, de Nancy sur Chalindrey, de Chambéry sur Vénissieux, en 1966; d’Achères sur Sotteville, de Besançon sur Vénissieux en 1967; de La Plaine sur Longueau, de Rennes sur Nantes en 1968. Lorsque, le 31 octobre 1968, parvient à Nantes l’ultime machine de la série, la 66318, la physionomie du parc a sensi- blement évolué. Dorénavant, les prestations voyageurs, qui au début avaient porté au pinacle ces diesels de puissance inter- médiaire, sont devenues marginales. D’autant que commence à apparaître la variante 66400, apte au chauffage électrique des rames voyageurs. Dix dépôts seulement ont alors en atta- chement les 315 unités, selon la ventilation suivante: région Est (64), dont 37 à Châlons, 18 à Chalindrey, neuf à Strasbourg; région Nord (36), toutes à Longueau; région Ouest (79), dont 51 à Sotteville, 28 à Nantes; région Sud-Ouest (58), dont 24 à Limoges, 34 à Toulouse; région Sud-Est (42), toutes à Vénissieux; région Méditerranée (36), toutes à Portes. La réception des 66400, d’abord à Lens puis à Chalindrey, à Nantes et à Vénissieux, enlève aux 66000 ordinaires leurs dernières tournées voyageurs en Lorraine, entre Amiens et Boulogne, Calais, dans le val de Loire, le Morvan et autour de Ch. Billy/Doc. NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 43 Saint-Étienne. Il en résulte la dissolution du parc de Nantes, le report de celui de Chalindrey sur Châlons et Limoges. Autre perte d’activité voyageurs: celle des 66000 alsaciennes, rem- placées par des 67300 neuves, basées à Strasbourg. Au sud, la fermeture du dépôt de Portes, en septembre 1969, sous-entend le transfert des 66000 à Nîmes, où elles vont officier en régime fret sur la rive droite du Rhône, autour du Teil, de Nîmes, d’Alès jusqu’à Langeac, d’Avignon et de Mira- mas, réduisant dès lors l’activité des 63000 et des 63500. Puis, au cours de la décennie 1970, diverses adaptations de parc sont réalisées en fonction des besoins; ainsi: • en 1970, le transfert des BB 66600 de Besançon sur Nevers pour trafic sur les lignes du Morvan, d’où elles sont chassées en 1975 vers Nîmes, suite à l’affectation de BB 66400 chauffantes; • en 1974, la liquidation du parc de Châlons, repris par Longueau, Lens et Chalindrey, pour service en Picardie, Nord- Pas-de-Calais et Champagne-Ardenne, et la réintroduction d’un noyau à La Plaine pour service sur la banlieue nord. Des BB 66000 sont, par manque d’autorails, utilisées à cette époque sur des trains de remorques d’autorails, comme entre Reims et Laon, Creil et Beauvais, Amiens et Abbeville, Bou- logne et Calais, Nantes et Le Croisic, Périgueux, Bergerac et Le Lioran ( via Sarlat et Saint-Denis-lès-Martel), Limoges et Le Mont-Dore via Ussel (dans ces deux cas, pour des trains de neige concédés à des associations). Comme les 63000 et 63500, la baisse du fret et le flot des électrifications condui- sent les 66000 à se recycler vers les grands travaux d’équipe- ment. Des machines sont utilisées aux travaux de reconstruc- tion de la ligne du col de Tende, ainsi que pour les travaux d’établissement de la LGV Paris Sud-Est. En 1980, les 66000 nîmoises rejoignent Avignon, mais elles conservent leurs fonctions antérieures. En septembre 1982, une dizaine de 66000 est localisée aux Aubrais pour supplanter les 63109 en tête des trains de céréales de la Beauce. Du fait de l’électrification d’Ermont- Argenteuil et de l’emploi de 66400 sur la ligne de Gennevil- liers, les 66000 de La Plaine plient bagage en 1983. De 1985 à 1991, 24 machines de la seconde tranche (66041-66188) sont transformées par les ateliers de Nevers- Machines en locomotives de butte BB 66700, pour se substi- tuer aux Baldwin 62000 dans les triages principaux. Elles reçoivent la télécommande, la radio manœuvres, et pour cer- Mené par la 040 DG 4, le train 4857 Capdenac - Rodez passe à Nuces (juillet 1960). Manœuvre de la première rame autocouchette à Saint-Raphaël- Marchandises avec la 66032 (13 mars 1963). Doc. Imbert/Doc. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 44 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE taines l’attelage automatique BSI. (On se reportera à l’encadré p. 45 pour une liste détaillée.) Affectées aux triages de Somain, Dunkerque-Grande-Synthe, Lille-Délivrance, Sibelin, Hourcade, elles sont repeintes avec la nouvelle livrée orange et marron. Au début de 1988, le parc de Vénissieux est en partie rapa- trié sur Nevers pour service sur le Morvan, l’Auvergne, la Bourgogne et la région Rhône-Alpes. Alors que les cobayes 66691 et 66692 sont liquidés dès 1982, les BB 66600 sont déplacées à Avignon en 1987 pour trafic fret autour de Nîmes et de Miramas, avant d’être occupées aux travaux de la LN 4 Rhône-Alpes. Après un emploi sur la LN 2 Atlantique en compagnie de CC 65500, la série des 66000 est requise pour travailler sur la LN 3 Nord-Europe, avec rapatriement sur le dépôt de Lens. Cela suppose l’élimination des effectifs de Strasbourg et de Chalindrey. Bien que les RG sur les 40 premières machines soient déjà abandonnées, quelques-unes vont bénéficier de cette mesure par dérogation. Ramenée à 288 unités suite à la radiation des 66132 de Sotteville, 66010 de Toulouse, 66247 des Aubrais (toutes très gravement endommagées), la série est partagée de la sorte, au début de 1992: réseau Nord-Est (84), dont 46 à Longueau, 38 à Lens; réseau Atlantique (119), dont 33 à Sotteville, sept à Nantes, 10 aux Aubrais, 34 à Limoges, 35 à Toulouse; réseau Sud-Est (85), dont 35 à Nevers, 24 à Vénissieux, 26 à Avignon. À la fermeture de l’atelier des Aubrais, le noyau de 66000 est reporté sur Tours en juin 1993. Trois ans plus tard, les machines de Nantes qui opéraient dans le bassin de Thouars sont, elles, dirigées sur Sotteville. En 1996, la SNCF décide d’arrêter les révisions générales exécutées par l’EIMM de Nevers sur les machines de la deuxième tranche 66041-66188. Cependant, une centaine d’entre elles bénéficieront par la suite d’une ATPPR, leur accordant un sursis de 100000km (115 000 avec la tolérance de 15 %). En revanche, les équipements de sécurité seront généralisés sur toutes les machines (radio sol-train, contrôle de vitesse, asser- vissement à l’urgence, traction-freinage). Toutefois, vu l’am- pleur du retard pris par la commande des futures BB 475000, une entorse à cette décision va concerner la prise en RG, en 2002, des BB 466103, 466104, 466121, 466122 de Limoges, 466109, 466115 de Toulouse, 466153 de Sotteville. De son côté, la direction de l’Infrastructure a financé sur son budget en 2006-2007, une RG sur les BB 666042, 666062, 666114 de Nevers, 666061, 666086, 666175 de Longueau, 666073 de Tours, 666170 de Toulouse, lesquelles ont gardé leur livrée bleue. La dotation lensoise, inoccupée depuis la fin des travaux de la LN 3, est supprimée en septembre 1997, avec partage entre Longueau et Avignon (dans ce dernier cas, pour servir d’appoint aux chantiers de la LGV Méditerranée). À ce stade, les BB 66600 qui avaient été équipées d’un moteur Pielstick ont toutes rendu l’âme – ce moteur n’était pas d’une fiabilité exemplaire. En mai 1998, le dépôt de Vénissieux perd son parc au profit de Tours, de manière à compenser le départ des 68000 sur Pilloux/Doc. Avenas/Doc. Fourgon-chaudière accouplé à une diesel 040 DG (octobre 1961). Une BB 66000 va prendre son service au triage de Grenoble- Buisserate. NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 45 Ci-contre: munie du câblot de réversibilité, la 66163 au dépôt de Noisy-le-Sec (1966). Ci-dessous: train de marchandises tracté par une 66000 sur la ligne Dijon - Bourg (1970). Bernier/Doc. Borgé/Doc. Les 24 locs de butte ex-BB 66000 • 66146 Vénissieux = 66701 Vénissieux • 66080 Strasbourg = 66702 Vénissieux • 66166 Sotteville = 66703 Vénissieux • 66174 Sotteville = 66704 Vénissieux • 66152 Sotteville = 66705 Vénissieux • 66172 Sotteville = 66706 Lens • 66176 Sotteville = 66707 Lens • 66178 Longueau = 66708 Lens • 66148 Longueau = 66709 Lens • 66134 Strasbourg = 66710 Lens • 66158 Nantes = 66711 Vénissieux • 66144 Nevers = 66712 Lens • 66139 Nevers = 66713 Lens • 66143 Nevers = 66714 Lens • 66081 Strasbourg = 66715 Lens • 66177 Sotteville = 66716 Lens • 66149 Sotteville = 66717 Lens • 66173 Nantes = 66718 Lens • 66076 Nevers = 66719 Bordeaux • 66074 Longueau = 66720 Bordeaux • 66136 Limoges = 66721 Bordeaux • 66138 Sotteville = 66722 Bordeaux • 66137 Vénissieux = 66723 Vénissieux • 66087 Toulouse = 66724 Lens RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 46 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE Sotteville. La série, déjà présente autour d’Orléans, augmente alors ses tournées en direction de Thouars, de Nantes, duMans, de Poitiers. Depuis 1992, 12 machines qui avaient atteint leur limite de parcours ont disparu des inventaires. Pour la plupart, il s’agit majoritairement d’unités de la première tranche, puisqu’on trouve les 66005, 66009, 66011, 66012, 66015, 66017, 66030, 66039, 66040, 66101, 66108, 66147. Avec la répartition des locomotives par Activités le 1 janvier 1999, les 277 machines rescapées sont dédiées aux directions: du Fret pour 224 d’entre elles, à raison de 31 à Longueau, 26 à Sotteville, 49 à Tours-Saint-Pierre, 34 à Limoges, 35 à Toulouse, 19 à Nevers, 30 à Avignon; de l’Infrastructure pour 53 d’entre elles, dont 15 à Lon- gueau, 15 à Tours et 23 à Avignon, ces dernières étant pour l’essentiel positionnées dans les bases travaux d’Eurre et de Cheval-Blanc de la LGV Méditerranée. Mais ce partage effectué dans l’urgence montre son inadé- quation dans plusieurs cas de figure. Ce qui pousse, à l’issue des chantiers de la LN 5 en Provence, à doter également Toulouse et Nevers d’un contingent de machines Infra. L’application de la nouvelle livrée fret (à base de vert jade, de gris métallisé, de blanc et de gris orage –ce dernier pour les bogies et bas de caisse) concerne la 466218 de Sotteville, le 30 mai 2001. Elle sera arborée par la suite par d’autres uni- tés de troisième série, justifiables d’une RG, cas des 466190, 466192, 466197, 466200, 466207, 466249, 466255, 466269, 466270, 466304, 466308. En 2003, 10 machines supplémentaires sont transformées en 66700 et peintes en livrée vert fret, selon la correspondance suivante: 66179 Sotteville = 66725 Lens; 66141 Longueau = 66726 Lens; 66154 Nevers = 66727 Lens; 66123 Avignon = 66728 Lyon-Vaise; 66119 Limoges = 66729 Avignon; 66155 Nevers = 66730 Avignon; 66181 Sotteville = 66731 Avignon; 66159 Longueau = 66732 Lens, 66133 Toulouse = 66733 Lens; 66180 Sotteville = 66734 Lens. Dans le cadre de la réorganisation du fret, avec la création des « zones locales » (ZL), une reconfiguration des effectifs de l’activité a lieu à l’automne 2003. C’est ainsi que les parcs de Limoges et Nevers sont supprimés et redistribués. Tombée à 259 unités suite à quelques radiations, la série des 66000 se partage au début de 2004 entre six EMT seulement (elle avait été auparavant présente dans 28 dépôts): Longueau, 60 Fret, 12 Infra; Sotteville, 20 Fret; Tours-Saint-Pierre, 72 Fret et 10 Infra; Toulouse, 25 Fret et huit Infra; Nevers, 13 Infra; Avignon, 27 Fret et 12 Infra. Alors que le parc Infra peut être déplacé d’une région à l’autre en fonction des chantiers de maintenance, celui du Fret est circonscrit aux zones locales suivantes: Champagne-Nord-Picardie pour les machines de Longueau, avec engagement sur Boulogne, Marquise-Rinxent, Tergnier, Laon, Soissons, Châlons, de Tergnier à Creil, de Reims à Lumes et à Givet, d’Armentières à Lestrem, de Caffiers à Dunkerque, de Calais à Pont-de-la-Deûle, de Tergnier à Nesle et à Saint- Quentin; Île-de-France pour les machines de Sotteville, employées au départ d’Achères sur Les Mureaux, Poissy, Mantes, Vernon, Gargenville, de Creil à Longueau, de Vaires à Fère- en-Tardenois, de Creil à Beauvais, du Bourget à Crépy, Villers-Cotterêts, Saint-Ouen-les-Docks et Gennevilliers, de Villeneuve à Montargis et à Malesherbes; Centre Atlantique et Grand Ouest pour les machines de Tours-Saint-Pierre, engagées autour de Rennes, Saint-Brieuc, Auray, Nantes, Thouars, Le Mans, Chartres, Les Aubrais, Vierzon, Vendôme, Limoges, Brive et Poitiers; Sud-Ouest pour les machines de Toulouse, utilisées autour de Bordeaux, La Rochelle, Périgueux, Toulouse, Capdenac; Méditerranée pour les machines d’Avignon, gravitant autour du triage de Miramas (vers Fos, Martigues et Saint- UM de 66000 (la 202 est en tête) sur un train de bois pour Périgueux, à Thiviers (24 mars 1995). A. Dupire NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 47 Auban), d’Avignon et de Nîmes. D’année en année, la décrue des effectifs est lente et concerne seulement les machines des première et seconde tranches, exception de la 466210 d’Avignon, gravement endommagée par collision à Ambérieu. À partir de 2005, la direction du Matériel et de la Traction décide de profiter des révisions générales espacées tous les 600000km sur les machines de la troisième tranche (66189- 66318) pour les moderniser comme les 66400, avec: • nouveau moteur MTU à quatre temps à injection directe, moins polluant, détaré à 1030kW; • installation du frein électrique TDL avec un sécheur d’air associé; • amélioration de la cabine (climatisation). C’est l’ex-466235 de Longueau qui inaugure cette chaîne de transformation, avec sortie de l’EIMM de Nevers en 469235 le 11 mars et affectation à Sotteville pour la ZL Grand Ouest, c’est-à-dire le secteur des Pays de la Loire et de la Bretagne. Cette version, qui a touché 23 unités dans l’année, puis 25 en 2006 et 17 en 2007, avec reprise par l’EIMM de Quatre-Mares, reste toutefois couplable avec les 66000 ordinaires. Une restructuration du périmètre des zones fret (ZF), ex-zone locales, donne naissance à la ZF Sud-Ouest, ce qui conduit au transfert des 66000 de Toulouse sur Bordeaux, courant 2007. Par ailleurs, la zone fret Méditerranée a échangé entre 2005 et juillet 2007 ses 466000 basées à Avignon contre des 469000 sortant de Quatre-Mares, ou qui avaient été mutées de Sotteville. Au cours de l’exercice 2008, la remotorisation des 466000 libérées par le Fret en raison de l’augmentation du volume des BB 460000 et 475000 neuves, s’est poursuivie, mais cette fois en faveur de l’activité Infrastructure. Renumérotées 669000 et conservant en premier lieu la livrée traditionnelle bleue, les 669238, 669274, 669286, 669288, 669292, 669315 sont affectées à Chalindrey. Divers mouvements ont d’autre part émaillé la série, tels: • l’amortissement des 466044, 466124, 466145, 466150, 466157, 466168 de Tours-Saint-Pierre, 466056, 466058, 466127 de Bordeaux, 466167 de Sotteville, toutes parvenues à l’échéance de leur parcours de révision; • la mutation des 10 BB 666000 de Toulouse sur Bordeaux; • le transfert (afin de compenser les réformes et les transfor- mations) des 466054 de Longueau sur Tours, 466192 de Longueau sur Bordeaux, 466184, 466194, 466207, 466223, 466252, 466263, 466278, 466282, 466284, 466294, 466300 de Sotteville sur Tours, 466131, 466226, 466289, 466291, 466297, 466304, 466305, 466308, 469212, 469239, 469246, 469301, 469318 de Sotteville sur Bordeaux. Ramenée à un total de 211 machines, la série comprenait au début de l’exercice 2009 148 unités dédiées au fret (en baisse constante), réparties ainsi: 15 BB 466000 à Longueau, neuf BB 466000 et 25 BB 469000 à Sotteville, 37 BB 466000 à Tours-Saint-Pierre, 22 BB 466000 et six 469000 à Bordeaux, 34 BB 469000 à Avignon. De son côté, Infrarail gérait 57 BB 666000 (13 à Longueau, 11 à Tours, 11 à Bordeaux, 13 à Nevers, neuf à Avignon) et six 669000 à Chalindrey. Le dégonflement du parc fret s’est poursuivi. Il a été influencé par trois paramètres: l’arrivée simultanée des jeunes généra- tions (BB 460000 et 475000); la remotorisation des 466000 de la troisième tranche en 669000; l’amortissement d’unités Passage de la 466038, en charge du train 434910 Luzenac - Saint-Jory, à Bompas, près de Tarascon-sur- Ariège (2 août 2006). J. Quatorze RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 48 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE Carrière des BB 66000/69000 Mise en service TransformationAmortissement 1/7/1960 Toulouse 18/3/1960 Toulouse 24/2/1960 Toulouse 27/2/1960 Toulouse 22/3/1960 Toulouse 22/12/1993 Avignon 24/3/1960 Besançon 26/12/2004 Longueau 20/3/1960 Besançon 1/10/2004 Longueau 24/3/1960 Besançon 21/11/2002 Avignon 14/4/1960 Besançon 28/2/1997 Vénissieux 9/4/1960 Toulouse 16/5/1984 Toulouse 16/4/1960 Toulouse 2/12/1996 Sotteville 20/4/1960 Besançon 2/12/1993 Avignon 1/5/1960 Besançon 22/10/2005 Toulouse 16/4/1960 Toulouse 21/5/1960 Toulouse 2/12/1996 Sotteville 5/6/1960 Besançon 5/6/1960 Besançon 28/2/1997 Vénissieux 17/6/1960 Toulouse 21/6/1960 Besançon 30/6/1960 Besançon 10/7/1960 Besançon 27/10/2004 Avignon 9/7/1960 Thionville 23/7/1960 Toulouse 23/7/1960 Toulouse 29/7/1960 Besançon 30/8/1960 Thionville 4/9/1960 Toulouse 21/9/1960 Toulouse 2/10/1960 Portes 15/10/1960 Nancy 18/11/1998 Avignon 20/10/1960 Toulouse 27/12/2004 Avignon 8/11/1960 Portes 19/11/1960 Portes 3/12/1960 Nancy 27/12/2004 Toulouse 16/12/1960 Nancy 26/5/2003 Toulouse 30/12/1960 Nancy 1/1/1961 Portes 13/1/1961 Portes 10/3/1961 Portes 10/12/1992 Lens 25/2/1961 Portes 18/11/1996 Avignon 11/4/1961 Toulouse 26/5/1961 Nancy 22/4/1961 Toulouse 7/9/1961 Portes 24/7/2008 Tours-SP 6604523/6/1961 Noisy-le-Sec 10/6/2002 Avignon 6604611/7/1961 Noisy-le-Sec 22/10/2005 Avignon 13/5/1961 Toulouse 18/5/1961 Toulouse 30/12/2003 Toulouse 26/5/1961 Portes 26/7/1961 Nancy 7/6/2006 Toulouse 31/5/1961 Toulouse 10/6/1961 Toulouse 15/6/1961 Portes 15/12/2007 Bordeaux 6605428/7/1961 Strasbourg 22/6/1961 Toulouse 6/7/1961 Toulouse 29/6/1961 Portes 19/3/2008 Bordeaux 6605814/9/1961 Noisy-le-Sec 30/9/1961 Nancy 30/7/2008 Bordeaux 8/7/1961 Toulouse 21/7/1961 Portes 6606230/9/1961 Noisy-le-Sec 11/10/1961 Nancy 9/11/2006 Toulouse 29/7/1961 Toulouse 10/8/2004 Toulouse 5/8/1961 Portes 22/10/2005 Avignon Mise en service TransformationAmortissement 6606620/10/1961 Noisy-le-Sec 22/11/2005 Avignon 31/10/1961 Nancy 8/9/1961 Portes 1/1/2004 Tours-SP 18/9/1961 Amiens 20/9/2004 Longueau 6607011/11/1961 Noisy-le-Sec 26/12/2004 Toulouse 25/11/1961 Achères 1/1O/2004 Longueau 8/12/1961 Achères 13/12/2004 Toulouse 29/9/1961 Amiens 6607429/10/1961 Longueau 66720 3/4/1990 6607529/10/1961 Longueau 16/12/1961 Achères 66719 19/12/1989 30/12/1961 Achères 22/5/2009 Bordeaux 6607823/11/1961 Longueau 6607930/11/1961 Longueau 13/1/1962 Achères 66702 30/5/1985 6608121/12/1961 Longueau 66715 13/2/1989 5/1/1962 Longueau 25/1/1962 Achères 1/3/1962 Achères 16/2/1962 Achères 10/3/1962 Achères 16/3/1962 Achères 66724 18/12/1991 31/3/1962 Achères 12/12/2004 Tours-SP 6608923/6/1962 Noisy-le-Sec 6/7/2004 Tours-SP 6609013/7/1962 Noisy-le-Sec 6609126/7/1962 Noisy-le-Sec 18/5/1962 Toulouse 1/10/2005 Tours-SP 2/6/1962 Toulouse 10/12/2003 Tours-SP 6609424/8/1962 Noisy-le-Sec 18/4/2005 Avignon 19/6/1962 Achères 30/6/1962 Achères 1/3/2004 Longueau 14/7/1962 Toulouse 26/12/2004 Longueau 31/8/1962 Nancy 66614 22/8/1965 1/12/1997 Avignon 17/9/1962 Longueau 24/7/1962 Achères 18/12/2004 Longueau 3/8/1962 Toulouse 1/1/1999 Limoges 6610226/9/1962 Noisy-le-Sec66615 27/12/1965 1/12/1997 Avignon 1/10/1962 Longueau 21/9/1962 Achères 12/12/2004 Tours-SP 27/9/1962 Toulouse 6610612/10/1962 Noisy-le-Sec66616 22/10/1965 1/12/1997 Avignon 6610717/11/1962 Longueau 18/10/1962 Achères 1/10/1997 Nevers 16/10/1962 Nantes 6611026/10/1962 Noisy-le-Sec 6611117/11/1962 Longueau 8/11/1962 Achères 1/6/2004 Tours-SP 16/11/1962 Nantes 3/12/1962 La Plaine 6611514/12/1962 Longueau 7/12/1962 La Plaine 16/12/1962 Nantes 7/2/2007 Tours-SP 6611830/12/1962 Noisy-le-Sec 4/4/1963 La Plaine 66729 3/12/2003 2/4/1963 Achères 26/12/2004 Longueau 6/4/1963 Toulouse 18/4/1963 Toulouse 29/8/2006 Longueau 27/4/1963 Portes 66728 7/11/2003 1/5/1963 Achères 10/12/2008 Tours-SP 6/5/1963 La Plaine 21/5/1963 La Plaine 26/5/1963 Portes 1/6/1963 Achères 2/4/2008 Bordeaux 10/6/1963 Toulouse 16/6/1963 Toulouse 22/6/1963 Chambéry 2/7/1963 La Plaine 10/12/1975 Sotteville NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 49 de la deuxième tranche arrivant à échéance de potentiel. Il s’est traduit par l’élimination totale du dernier carré des 466000 détenues par Sotteville et l’amenuisement des parcs de Tours et Bordeaux. Il en a résulté: • le déménagement de Sotteville sur Tours des 466231, 466255, 466313, sur Bordeaux des 466229, 466290, 466296; de Tours sur Bordeaux, celui des 466054, 466207, 466273; • le transfert des 469193, 469230, 469259, 469311 de Sotte- ville sur Bordeaux; • la transformation d’une vingtaine de 466000 en 669000 pour Chalindrey, avec dans l’ordre de sortie du technicentre Quatre-Mares des ex-466204 de Tours, 466264 de Sotteville, 466291 de Bordeaux, 466260 de Tours, 466309 de Sotteville, 466297 de Bordeaux, 466263, 466191, 466211 et 466295 de Tours, d’autres étant à désigner au coup par coup (466305 de Bordeaux, 466261 de Longueau, 466278 de Tours); • la radiation en février de la 666185 de Tours et en mai de la 466077 de Bordeaux. La nouvelle livrée Infrarail, composée de jaune, de gris et de blanc, a été appliquée à partir de la 669264. Compte tenu de ces événements, la répartition de la série septembre écoulé (avec 136 engins au Fret et 73 à Infrarail) est telle qu’elle apparaît dans l’encadré page 52. L’activité des engins 466000 et 469000, qui ont perdu des tournées reprises par les 460000 et 475000, mais aussi par des machines d’opérateurs privés, est désormais limitée à leur périmètre géographique et aux jours ouvrables. Leurs parcours mensuels, qui ressemblent le plus souvent à un ser- vice d’épicerie, n’excèdent pas dans ces conditions 5000km, les exemples de longs parcours étant devenus très rares. Citons simplement les trains à l’actif des 469000 de Sotteville: • 423747/73200 de Rennes à Auray; • 83363 de Rennes à Landerneau. Contrairement à la première partie de leur vie, elles ne fré- quentent plus les itinéraires montagneux des Vosges, du Massif central, du Jura et des Alpes. La dotation de Longueau est utili- sée par la zone fret Nord, en particulier autour d’Amiens, de Tergnier vers Chauny, de Somain vers Cambrai, Valenciennes, Douai, Arras, Achiet, de Lille-Délivrance à Lille-Saint-Sauveur, de Lens à Béthune, Hazebrouck, Saint-Omer et Lumbres. Les 466000 ordinaires du parc de Sotteville, en forte réduction, étaient employées sur la zone fret Île-de-France autour d’Achères, de Mantes, de Creil, du Bourget et de Vaires; elles ont maintenant disparu et ont été supplantées par les 460000. Les 469000, qui ont perdu la desserte de l’étoile de Chartres, sont enrôlées sur la zone fret COA (Centre UM de 66000 à Volvic, en tête d’un train d’eau (février 1997). Bordeaux Laroche Chalindrey Toulouse Avignon Tours- Saint-Pierre Strasbourg : Achères J. Quatorze Infographie Rail Passion RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 50 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE Carrière des BB 66000/69000 Mise en service TransformationAmortissement 3/7/1963 Achères 66733 5/4/2004 6613415/7/1963 Chambéry 66710 14/1/1988 23/7/1963 Portes 13/2/2004 Longueau 27/7/1963 Achères 66721 20/6/1990 6613730/8/1963 Chambéry 66723 6/8/1991 5/9/1963 Chambéry 66722 12/11/1990 13/9/1963 Portes 66713 19/8/1988 23/9/1963 La Plaine 27/9/1963 Achères 66726 17/10/2003 661425/10/1963 Chambéry 15/3/2005 Tours-SP 11/10/1963 Portes 66714 23/11/1988 6614426/10/1963 La Plaine 66712 24/6/1988 25/10/1963 Achères 4/11/2008 Tours-SP 6614631/10/1963 Chambéry 66701 25/1/1985 6614710/11/1963 Chambéry 29/12/1997 Nevers 6614823/11/1963 La Plaine 66709 4/5/1987 22/12/2005 Dijon 19/11/1963 Achères 66717 30/6/1989 6615030/11/1963 Chambéry 29/8/2008 Tours-SP 661515/12/1963 Chambéry 6615220/12/1963 La Plaine 66705 24/2/1986 8/1/1964 La Plaine 14/12/2006 Longueau 27/4/1964 Achères 66727 4/12/2003 5/5/1964 Achères 66730 19/12/2003 9/5/1964 Achères 29/8/2004 Longueau 12/6/1964 Achères 15/7/2008 Tours-SP 661582/6/1964 Noisy-le-Sec 66711 13/4/1988 661592/6/1964 Noisy-le-Sec 66732 29/3/2004 6616010/6/1964 Noisy-le-Sec 17/6/1964 Achères 31/3/2008 Tours-SP 24/6/1964 Besançon 30/6/2005 Tours-SP 661632/7/1964 Noisy-le-Sec 14/12/2006 Longueau 6/7/1964 Achères 20/7/1964 Achères 28/7/1964 Besançon 66703 15/8/1985 6616729/7/1964 Noisy-le-Sec 31/7/2008 Sotteville 6616829/8/1964 Noisy-le-Sec 29/4/2008 Tours-SP 3/9/1964 Achères 11/9/1964 Besançon 6617110/9/1964 Noisy-le-Sec 24/9/1964 Achères 667O6 26/6/1986 27/9/1964 Achères 66718 7/9/1989 6617415/10/1964 Besançon 66704 21/11/1985 6617513/10/1964 Noisy-le-Sec 6617622/10/1964 Noisy-le-Sec 66707 5/8/1986 30/10/1964 Achères 66716 5/4/1989 6617831/10/1964 Chambéry 66708 17/9/2003 2/11/1964 Nancy 18/11/1964 Achères 66734 30/6/2004 25/11/1964 Achères 66731 22/1/2004 6618226/11/1964 Chambéry 26/12/2004 Longueau 661833/12/1964 Noisy-le-Sec 16/12/1964 Rennes 26/12/1964 Rennes 27/2/2009 Tours-SP 6618631/12/1964 Chambéry 26/12/2004 Longueau 7/1/1965 Rennes 31/1/1965 Rennes 6618929/3/1965 Longueau 12/4/1965 Limoges 661916/4/1965 Noisy-le-Sec 69191 3/7/2009 6619220/4/1965 Longueau 7/5/1965 Limoges 69193 2/12/2005 7/5/1965 Portes 6619510/5/1965 Noisy-le-Sec 69195 30/8/2006 6619620/5/1965 Longueau 26/5/1965 Nantes Mise en service TransformationAmortissement 19/6/1965 Portes 69198 17/12/2005 6619925/6/1965 Noisy-le-Sec69199 13/4/2007 6/7/1965 Longueau 10/7/1965 Rennes 25/7/1965 Limoges 6620328/7/1965 Noisy-le-Sec69203 27/12/2005 5/8/1965 Rennes 69204 16/1/2009 28/8/1965 Limoges 7/10/1965 Portes 69206 4/5/2006 8/9/1965 Longueau 6/10/1965 Rennes 69208 10/3/2006 8/10/1965 Limoges 69209 9/12/2005 7/10/1965 Portes 24/1/2003 Avignon 6621115/10/1965 Noisy-le-Sec69211 3/8/2009 6621217/10/1965 Longueau 69212 18/10/2005 23/10/1965 Rennes 69213 27/7/2006 10/11/1965 Portes 6621518/11/1965 Noisy-le-Sec69215 13/6/2007 6621628/11/1965 Longueau 69216 10/6/2005 3/12/1965 Rennes 69217 26/9/2005 10/12/1965 Portes 6621914/12/1965 Noisy-le-Sec69219 4/5/2005 6622021/12/1965 Noisy-le-Sec 31/12/1965 Rennes 69221 9/5/2007 9/1/1966 Portes 69222 17/6/2005 6622314/1/1966 Noisy-le-Sec 21/1/1966 Achères 69224 19/7/2007 17/2/1966 Rennes 69225 2/3/2007 3/2/1966 Portes 6622710/2/1966 Noisy-le-Sec 6622815/2/1966 Noisy-le-Sec69228 23/6/2006 25/2/1966 Rennes 4/3/1966 Rennes 69230 30/1/2006 662319/3/1966 Noisy-le-Sec 6623219/3/1966 Noisy-le-Sec 22/3/1966 Rennes 69233 15/11/2006 4/4/1966 Rennes 69234 28/10/2005 662357/4/1966 Noisy-le-Sec 69235 11/3/2005 6623615/4/1966 Noisy-le-Sec69236 15/6/2005 27/4/1966 Nantes 69237 15/11/2005 5/5/1966 Nantes 69238 10/10/2008 28/5/1966 Limoges 69239 23/8/2006 2/6/1966 Limoges 69240 30/6/2006 6/6/1966 Limoges 69241 29/9/2006 30/6/1966 Chambéry 69242 22/5/2006 23/6/1966 Chambéry 69243 30/12/2005 23/6/1966 Limoges 69244 24/11/2006 1/7/1966 Limoges 69245 15/11/2005 7/7/1966 Chambéry 69246 16/8/2005 15/7/1966 Chambéry 21/6/1988 Les Aubrais 22/7/1966 Limoges 69248 3/8/2006 22/7/1966 Chambéry 29/8/1966 Chambéry 69250 11/7/2006 8/9/1966 Nantes 69251 21/9/2005 15/9/1966 Nantes 25/9/1966 Limoges 25/9/1966 Limoges 30/9/1966 Vénissieux 9/10/1966 Nantes 69256 14/8/2007 22/10/1966 Limoges 69257 7/3/2006 6625831/10/1966 Vénissieux 69258 20/7/2006 7/11/1966 Vénissieux 69259 27/5/2005 15/11/1966 Limoges 69260 27/4/2009 6626121/11/1966 Vénissieux 26/11/1966 Nantes 69262 25/10/2006 1/12/1966 Nantes 69263 12/6/2009 10/12/1966 Nantes 69264 24/2/2009 NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 51 Ouest Atlantique), à la fois sur les régions de: • Rennes vers Vitré, Châteaubriant, Auray, Baud, Lorient, La Brohinière, Saint-Brieuc, Landerneau, Loudéac, Guingamp, Carhaix et, le cas échéant, vers Quimper et Quéménéven; • Nantes, autour duMans vers Château-du-Loir, La Chartre- sur-le-Loir, Alençon, Sablé, Château-Gontier; de Nantes vers Chantenay, Carquefou, Angers, La Roche-sur-Yon; de Tours à Thouars et Saint-Varent, Luché, Loudun, La Meilleraie. La ZF Centre gère l’important parc de Tours-Saint-Pierre, engagé notamment sur des dessertes et des trains complets (notamment de céréales) autour: • de Tours sur Vierzon, Le Mans, Vendôme, Montoire-sur-le- Loir, Selommes, Châteaudun, Lutz-en-Dunois, Chinon, Ver- neuil-Saint-Germain (près de Loches), Blois, Villefrancœur; • d’Orléans vers Pithiviers, Saint-Denis-Jargeau, Aubigny-sur- Nère, Lamotte-Beuvron, Patay, Orgères, de Toury à Janville; • de Vierzon vers Salbris, Bourges, Avord, Nérondes, Saint- Amand-Montrond, de Châteauroux à Buzançais et Fléré- la-Rivière; • de Poitiers sur Chalandray, Montmorillon, Jardres, Niort, Assurant la desserte de Beffes (Cher), les BB 66055 et 66044 à l’approche de La Guerche- sur-l’Aubois (2 mai 2008). Carrière des BB 66000/69000 Mise en service TransformationAmortissement 21/12/1966 Rennes 69265 23/12/2005 23/12/1966 Châlons 69266 9/1/2007 6626730/12/1966 Longueau 69267 31/3/2006 2/1/1967 Sotteville 20/1/1967 Sotteville 16/1/1967 Châlons 7/2/1967 Longueau 69271 31/5/2005 30/1/1967 Sotteville 69272 4/12/2007 14/2/1967 Châlons 14/2/1967 Châlons 69274 3/10/2008 24/3/1967 Longueau 69275 12/10/2006 24/3/1967 Châlons 23/4/1967 Longueau 69277 2/8/2007 23/4/1967 Longueau 31/3/1967 Limoges 69279 29/10/2007 7/4/1967 Longueau 69280 18/8/2005 23/4/1967 Limoges 69281 14/4/2006 28/4/1967 Portes 28/4/1967 Portes 7/5/1967 Longueau 13/5/1967 Longueau 69285 2/11/2006 27/5/1967 Limoges 69286 7/4/2008 29/5/1967 Portes 69287 10/2/2006 4/6/1967 Longueau 69288 23/7/2008 22/6/1967 Vénissieux 29/6/1967 Portes 1/7/1967 Portes 69291 6/3/2009 Tours-SP =Tours-Saint-Pierre. Mise en service TransformationAmortissement 15/7/1967 Longueau 69292 30/4/2008 27/7/1967 Longueau 69293 8/2/2007 21/7/1967 Vénissieux 26/7/1967 Vénissieux 69295 20/7/2009 28/7/1967 Châlons 69296 21/8/2009 1/9/1967 Vénissieux 69297 25/5/2009 7/9/1967 Vénissieux 27/9/1967 Vénissieux 29/9/1967 Châlons 1/10/1967 Sotteville 69301 18/11/2005 6/10/1967 Limoges 69302 30/5/2006 6630323/10/1967 Vénissieux 3/11/1967 Châlons 10/11/1967 Châlons 22/11/1967 Limoges 69306 14/2/2008 29/11/1967 Limoges 69307 22/6/2007 30/11/1967 Châlons 12/12/1967 Châlons 69309 4/5/2009 16/12/1967 Sotteville 69310 22/2/2006 28/12/1967 Sotteville 69311 2/2/2007 6/1/1968 Sotteville 69312 28/3/2007 20/2/1968 Limoges 10/1/1968 Limoges 69314 27/1/2008 18/1/1968 Limoges 69315 2/12/2008 1/2/1968 Rennes 69316 20/12/2006 8/2/1968 Rennes 69317 22/2/2007 31/10/1968 Nantes 69318 10/8/2005 C. Écoffey Les 66190 et 66150, en tête d’un train complet de céréales à destination de Poitiers, sont vues ici près de Montmorillon (7 juin 2006). RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 52 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE La Rochelle; d’Angoulême vers Cognac, Saintes, La Rochelle, Gémozac, Niort et Mazières-Verruyes. La ZF Sud-Ouest utilise le parc bordelais de 466000 et de 469000 depuis Hourcade vers Périgueux, Thiviers, Bergerac, Le Bec-d’Ambès, Blanquefort, Gazinet, Saint-Mariens-Saint- Yzan, Langon, autour d’Agen sur Auch, de Saint-Jory à Albi, Montauban, Colomiers, L’Isle-Jourdain, Castelsarrasin, Beau- mont-de-Lomagne, de Brive sur Condat-le-Lardin, Thédirac- Peyrilles, Cahors, Capdenac, Viviez, Rodez, Villefranche- de-Rouergue. Sur la région de Limoges, les machines circulent de Puy- Imbert vers Verneuil-sur-Vienne, Saillat-Chassenon, Thiviers, Ambazac, Bessines, Bugeat. Pendant la quinzaine ayant suivi les graves et récentes intempéries dans les Landes, deux couplages de 66000/69000 bordelaises ont été utilisés après le 23 janvier dernier sur des trains de fret entre Dax et Hendaye pour pallier l’insuffisance de tension dans la caténaire. La zone fret Méditerranée utilise, quant à elle, les 469000 d’Avignon sur la base d’un contrat de 28 journées, portant sur de petits parcours. Elles sont employées à la fois autour: d’Avignon, sur Tarascon, Beaucaire, Arles, Orange, Cavaillon, Carpentras; de Miramas, sur Rognac, Pas-des-Lanciers, Saint-Marcel, Aubagne, Fos-Coussoul (faisceau minéralier et embranche- A. Dupire Répartition au 1 septembre 2009 des 466000-469000 • Longueau (15): BB 466196, 466197, 466200, 466202, 466269, 466270, 466303, plus la 466261 louée à VFLI pour usage autour de Clamecy; • Sotteville (21): BB 469199, 469206, 469213, 469216, 469302, 469310, 469312; • Tours-Saint-Pierre (32): BB 466041, 466049, 466055, 466231, 466252-466255, 466268, 466276, 466278, 466282- 466284, 466294, 466299, 466300, 466313; • Bordeaux (24): BB 466047, 466051, 466052, 466054, 466289, 466290, 466298, 466304, 466305, 466308; et (10) BB 469193, 469212, 469230, 469239, 469246, 469259, 469275, 469301, 469311, 469318; • Avignon (34): BB 469195, 469198, 469203, 469208, NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 53 ments), Martigues, Nîmes et éventuellement sur Saint-Auban et Gardanne; • de Nîmes, vers Remoulins, Vauvert, Aigues-Mortes, Saint- Gilles-du-Gard, Alès; • de Narbonne, vers Béziers, Colombiers, Bize, Port-la- Nouvelle; • de Perpignan, avec manœuvres au chantier Saint-Charles et liaisons vers Rivesaltes, Saint-Paul-de-Fenouillet, Le Boulou- Perthus. D’autre part, plusieurs engins sont en poste à Cerbère-Port- Bou, à Sète-Méditerranée, à Marseille-Maritime (chantiers Mourepiane, Arenc, Canet, Joliette) et à Cannes pour manœuvres et dessertes locales. De son côté, l’activité Infrarail est propriétaire d’un parc de 56 BB 666000, renforcé par 17 BB 669000, utilisées en pool et déplacées selon les besoins des grands chantiers. Leur localisation était la suivante au 1 septembre 2009: • 17 à Chalindrey: 669191, 669204, 669211, 669238, 669260, 669263, 669264, 669274, 669286, 669288, 669291, 669292, 669295-669297, 669309, 669315; • 13 à Longueau: 666003, 666025, 666037, 666061, 666086, 666095, 666107, 666113, 666116, 666118, 666126, 666160, 666175; • 10 à Tours Saint-Pierre: 666019, 666057, 666059, 666073, 666078, 666079, 666090, 666103, 666164, 666169; • 11 à Bordeaux: 666002, 666016, 666026, 666032, 666033, 666036, 666038, 666075, 666084, 666127, 666170; Sortant de l’EIMM de Saintes, une RIO Transilien de la banlieue Saint- Lazare va être prise en charge par la BB 660109, de Toulouse, en livrée fret (4 mai 2005). Roulement des locomotives BB 469000 d’Avignon JOURS 01 H2 H3 H4 H5 H 6 H 7 H 8 H 9 H10 H11 H12 H13 H14 H15 H16 H17 H18 H19 H20 H21 H22 H23H24H MIRAMAS MIRAMAS MIRAMAS MIRAMAS MIRAMAS MARTIGUES MIRAMAS MIRAMAS MIRAMAS MARTIGUES MIRAMAS MIRAMAS MIRAMAS MIRAMAS MARTIGUES MIRAMAS MIRAMAS MIRAMAS MARTIGUES MIRAMAS ROGNAC MIRAMAS ROGNAC MIRAMAS ROGNAC MIRAMAS ROGNAC MIRAMAS MIRAMAS ROGNAC MIRAMAS 405205405208 MARSEILLE-MARITIME-CAMET ORANGE AVIGNON-FONTCOUVERTE TARASCON-BEAUCAIRE AVIGNON-FONTCOUVERTE ORANGE AVIGNON-FONTCOUVERTE TARASCON-BEAUCAIRE AVIGNON-FONTCOUVERTE AVIGNON AVIGNON-FONTCOUVERTE CAVAILLON ARLES PERPIGNAN LE BOULOU-PERTHUS PERPIGNAN PERPIGNAN LE BOULOU-PERTHUS PERPIGNAN NARBONNE BÉZIERS Applicable du mardi au vendredi à l’été 2009 MARTIGUES MARTIGUES MARTIGUES MARTIGUES MARTIGUES ROGNAC ROGNAC AUBAGNE MARTIGUES MARTIGUES MARTIGUES MARTIGUES PIERRELATTE PIERRELATTE MARTIGUES MARTIGUES MARTIGUES MARTIGUES MARTIGUES MARTIGUES AVIGNON AVIGNON AV. MARTIGUES MIRAMAS MIRAMAS MIRAMAS MIRAMAS MIRAMAS MIRAMAS PAS-DES- LANCIERS MRS. ARENC CARPENTRAS BIZE NARBONNE ORANGE ORANGE AVIGNON- FONTCOUVERTE AVIGNON- FONTCOUVERTE AVIGNON- FONTCOUVERTE ARENC PAS-DES-LANCIERS MIRAMAS MIRAMAS Abréviation: MRS.-Arenc =Marseille-Arenc. P. Staehlé RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 54 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE 13 à Nevers: 666004, 666014, 666018, 666020, 666027, 666029, 666042, 666043, 666062, 666082, 666091, 666110, 666114; neuf à Avignon: 666001, 666022-666024, 666028, 666060, 666067, 666165, 666171. Dans l’état actuel des prévisions, la direction du Fret va continuer à se séparer des machines 466000 de la seconde tranche, qui ont atteint la limite de leurs parcours, les pre- mières touchées étant les 466105 de Tours et 466131 de Bordeaux Quant aux 469000 qui ont bénéficié d’une révision générale récente à la faveur de leur remotorisation, elles ne sont pas touchées, leur durée de vie résiduelle devant leur permettre de rouler au-delà de 2015. Pour ce qui est d’Infrarail, la régénération de son parc par le biais des 669000 pourrait lui permettre à cette occasion de se séparer de quelques machines de la première tranche (66001-66040), dont certaines, fatiguées après 49 ans d’exis- tence, présentent un aspect bien peu reluisant. Un mot des 466700 émanation manœuvres de la classe 66000, avec distribution entre Strasbourg (466702, 466706- 466708, 466730), Lens (466704, 466713-466716, 466721, 466724-466727, 466729, 466731-466734), Villeneuve (466712, 466717, 466719, 466720, 466722), Dijon (466705, 466711, 466718, 466723), Vénissieux (466701, 466703, 466710, 466728). 33 machines demeurent donc au parc, la 466709 de Dijon ayant dû être radiée en 2005 suite à un accident au triage de Gevrey. Dans le groupe des 466701-466724, les premières à être transformées, un tiers d’entre elles a déjà subi récemment une RG avec adjonction de la climatisation. Cette année, cette opération concernera dans l’ordre les 466722, 466719, 466702, 466720, 466704, 466723, 466708, 466721. Approchant de la cinquantaine, les 66000, machines sans prétentions, sont désormais bien éloignées de leurs débuts glo- rieux, que le temps a effacés. Elles n’en restent pas moins des auxiliaires précieuses pour les deux activités Fret et Infrarail. Au mois de juillet dernier, la 466099 de Tours arrivait en tête, avec un parcours total de 3460572km, alors que la 466706 de Strasbourg (ex-66172) affichait 3959144km. Notons qu’une seconde vie a été proposée à 13 des machines réformées, rachetées par l’opérateur VFLI, qui assure leur maintenance dans ses ateliers de Montmirail. Elles sont utilisées dans deux régions opposées, les Landes et le Morvan, et elles ont été renumérotées comme suit: 601 ex-66013 à Morcenx; 602 ex-66050 à Clamecy; 603 ex-66072 à Clamecy; 604 ex-66092 à Clamecy; 605 ex-66097 à Morcenx; 606 ex-66104 à Clamecy; 607 ex-66122 à Clamecy; 608 ex-66153 à Clamecy; 609 ex-66156 à Clamecy; 610 ex-66163 à Clamecy; 661 ex-66614 à Morcenx; 662 ex-66615 à Autun; 663 ex-66616 à Autun. D’autre part, l’ex-66046 sert de banque d’organes et l’ex-66065 est en réparation. D’autres machines ont été acquises par des entreprises de travaux de voie, cas des 66606, 66608 par Vecchietti, 66610, 66611 par Meccoli, 66612 par Pichenot-Bouillé. G. Pourageaux Croisement de deux UM de 66000 à Saint- Varent (21 juillet 2005). NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 55 J.-C. Mons J. Guersing Circulation haut-le- pied pour cette UM de 66200, de passage à Chalifert (Seine-et- Marne), et rejoignant Vaires-sur-Marne (21 juillet 2006). Quittant Provins, une UM de BB 66000 est vue ici sur la VUTR de Villiers- Saint-Georges, alors qu’elle achemine une rame vide au silo de Léchelle (22 juillet 2008). RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 56 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE rofitant de l’évolution des techniques, la SNCF, au vu des résultats glanés après l’expérimentation des prototypes BB 66691, 66692 (ex-66609 et 66613), munies d’une trans- mission triphasé continu (bloc alternateur-redresseur), à la place de la transmission continu avec génératrice, s’oriente vers une nouvelle génération de machines diesels de moyenne puissance. Désignée BB 66400, cette série fait l’objet de trois commandes successives passées aux usines Alsthom à Belfort les 12 décembre 1966 pour 40 unités, 27 octobre 1967 pour 35 unités, et 16 décembre 1968 pour 31 unités. De morphologie identique aux 66000 (pour ce qui concerne la caisse et le châssis), elles sont dotées comme elles d’un moteur diesel MGOV 16 BSHR de 1030kW. Toutefois, elles bénéficient de diverses améliorations, comme l’adoption: de bogies Y 216 avec suspension secondaire réalisée par deux appuis élastiques, constitués de plots en caoutchouc armé, d’un dispositif de frein par blocs type P 60, et surtout de boîtes d’essieux rouleaux, supprimant les chauffages; de traverses avant avec tampons hydrauliques réservant le montage éventuel de l’attelage automatique. Concernant l’équipement électrique, elles sont aptes au chauffage électrique des rames voyageurs (1), possèdent un dispositif de commande des accélérations du diesel, la venti- lation forcée des moteurs de traction, l’amélioration du chauffage des cabines et la Vacma. Autorisées à 120 km/h, les 66400 sont couplables entre elles et avec les 66000 et les 66600. Tandis qu’il reste à recevoir de construction la 66318, arrière-garde de la grande série des 66000, les 66401-66410 commencent à apparaître au dépôt de Lens pendant l’été et l’automne 1968. Elles sont immédiatement engagées en régime voyageurs: sur des express entre Amiens, Boulogne et Calais, et de Calais à Hazebrouck, le plus souvent en UM; sur les TEE, rapides, express Paris - Tourcoing, après rebroussement à Lille, ainsi que sur un Lille - Tergnier – Reims; sur des omnibus autour de Lille vers Béthune, Saint-Pol, Boulogne, Tourcoing, Baisieux et Tournai. Les 30 autres machines de la commande initiale arrivent jusqu’à la fin de 1970 aux dépôts de Chalindrey, Nantes et Vénissieux, où elles sont employées en trafic fret avec les 66000 de ces sites. Leur arrivée entraîne la suppression des derniers îlots vapeur autour de ces bastions. Les 35 machines de la deuxième tranche sont destinées à Nantes, qui va se séparer de ses 66000. Sur ce contingent, les 10 machines chauffantes vont avoir en charge des tournées voyageurs sur Nantes - Saint-Nazaire - Le Croisic, Nantes - Les Sables-d’Olonne, et d’Angers à Cholet. En outre, l’été, elles assurent les trains périodiques pour Les Sables, Saint-Gilles- Croix-de-Vie, Pornic, Le Croisic, et d’Auray à Quiberon. Les autres s’approprient du trafic fret sur l’étoile de Nantes et dans le bassin de Thouars. Pour l’été 1970, les neuf engins affectés à Limoges ont rejoint Chalindrey. Les 31 dernières machines sont livrées de l’automne 1970 à l’automne 1971 et partagées entre Lens et Vénissieux. Les 106 exemplaires de cette série sont alors distribués comme suit: 25 à Chalindrey, 66412-66416, 66418-66427, 66430- 66432, 66434-66440; 24 à Lens, 66401-66410, 66483-66496; 35 à Nantes, 66411, 66441-66465, 66467-66475; 22 à Vénissieux, 66417, 66428, 66429, 66433, 66466 (2), 66476-66482, 66497-66506. En raison de l’affectation, en 1974-1975, de BB 67400 neuves à Longueau, les 66400 perdent leurs tournées express sur la ligne de la Côte d’Opale, ainsi qu’entre Calais et Hazebrouck. En compensation, elles assurent des tournées omnibus en direction d’Abbeville, du Tréport, de Compiègne, Tergnier, Laon, et de Creil à Beauvais. De même, l’attribution à Nantes d’un contingent de J.-C. Mons Les BB 66400, déclinaison améliorée des 66000 NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 57 BB 67300 détermine le départ des 66400, qui se partagent entre: • Chalindrey, avec service voyageurs sur Vittel l’été, Épinal, de Troyes à Laroche et Châtillon-sur-Seine, de Nancy à Mirecourt, de Charleville à Givet, et pour trafic fret vers Vittel, Blainville, Épinal, Vesoul, Gray, Saint-Dizier, et sur l’étoile de Troyes; • Vénissieux, pour trafic fret sur Grenoble, Portes, Bourg-en- Bresse, Tarare, Poule, Saint-Étienne, Montbrison, Dunières, Le Puy, et, marginalement, pour un omnibus Lyon - Saint- André-le-Gaz et des renforts aux CC 72000 sur les express de Lyon à Roanne dans la rampe des Sauvages, ainsi que sur des supplémentaires d’hiver Paris - Grenoble en UM; • Nevers, pour éradiquer les 66600 dans le Nivernais et le Morvan, où elles vont assurer depuis Laroche les trains pério- diques Paris - Clamecy - Corbigny et Avallon - Autun. Pour éliminer les fourgons chaudières attelés aux rames de la banlieue de Paris-Est, l’atelier directeur de Nevers-Machines équipe les 66400 qui en étaient dépourvues de la réversibilité et de câblots de chauffage électrique. Cela permet au dépôt de Chalindrey de les engager sur les trains Esbly - Crécy-la- Chapelle, Longueville - Provins, Paris - Coulommiers et Paris - La Ferté-Milon. À Lens, les engins vont assurer, avec les seg- ments RIO acquis par la région Pas-de-Calais, des tournées de Lille sur Tourcoing, Tournai, Cambrai, Béthune, Saint-Pol, Calais, d’Arras à Boulogne, de Rang-du-Fliers à Calais. Courant 1981, un noyau constitué par les 66451-66462 prend pied en Normandie au dépôt de Sotteville, pour des fonctions strictement voyageurs sur les relations Rouen - Dieppe, Rouen - Caen, Caen - Le Mans - Tours, Caen - Rennes et Rennes - Cherbourg Lison. Avec la courte électrification Lille - Tourcoing en 1982, les 66400 de Lens voient disparaître une partie de leur service noble avec les grands trains de Paris, Dijon et Vintimille, ter- minus Tourcoing. Une compensation leur est offerte avec des trains de fret en UM du triage de Délivrance à Mouscron (SNCB) et des dessertes locales. Le dépôt parisien de La Plaine se voit confier en 1982 six machines pour service réversible sur Ermont - Argenteuil et Passage à Vougeot (Côte-d’Or) d’une UM formée par les BB 69422 et 69494, en tête d’un train complet de trémies (11 décembre 2007). (1) D’origine, seules les 66401-66410, 66441-66450 et 66476-66506 pouvaient chauffer les trains; les autres engins prééquipés furent autorisés à cette fonction ultérieurement. (2) Cette locomotive a servi de prototype pour les essais de l’attelage automatique. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 58 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE Carrière des BB 66400/69400 Mise en service TransformationAmortissement 1/8/1968 Lens 5/8/1968 Lens 69402 19/11/2008 5/8/1968 Lens 69403 19/4/2008 30/8/1968 Lens 5/9/1968 Lens 14/9/1968 Lens 5/9/1968 Lens 14/9/1968 Lens 19/9/1968 Lens 69409 3/7/2006 5/9/1968 Lens 69410 13/1/2005 17/8/1968 Chalindrey 23/11/1968 Limoges 69412 28/9/2006 18/9/1968 Limoges 69413 11/10/2006 6641422/11/1968 Chalindrey 69414 4/2/2005 1/10/1968 Limoges 69415 18/2/2005 28/12/1968 Limoges 69416 23/3/2006 6641727/11/1968 Vénissieux 6641822/11/1968 Chalindrey69418 29/11/2004 19/12/1968 Nantes 69419 2/11/2006 28/11/1968 Limoges 69420 3/4/2006 28/11/1968 Limoges 69421 11/12/2008 6642231/12/1968 Chalindrey 69422 10/3/2006 19/12/1968 Nantes 69423 16/1/2006 28/12/1968 Limoges 69424 3/11/2006 15/1/1969 Limoges 69425 19/1/2007 3/4/1969 Chalindrey 69426 28/7/2006 6/3/1969 Limoges 69427 11/2/2009 25/3/1969 Vénissieux 69428 3/11/2005 20/2/1969 Vénissieux 3/4/1969 Chalindrey 69430 25/11/2005 10/3/1969 Chalindrey 69431 25/3/2005 13/3/1969 Chalindrey 69432 27/5/2005 6/3/1969 Vénissieux 69433 25/4/2005 7/3/1969 Chalindrey 69434 2/7/2006 17/3/1969 Chalindrey 25/3/1969 Chalindrey 69436 23/6/2005 3/4/1969 Chalindrey 69437 15/4/2005 21/4/1969 Chalindrey 69438 3/1/2006 21/4/1969 Chalindrey 69439 11/3/2005 6/5/1969 Chalindrey 69440 8/4/2005 29/5/1969 Nantes 69441 24/11/2004 14/6/1969 Nantes 20/6/1969 Nantes 69443 9/6/2005 22/6/1969 Nantes 69444 10/10/2005 1/7/1969 Nantes 1/7/1969 Nantes 69446 28/4/2006 20/7/1969 Nantes 69447 11/8/2005 23/7/1969 Nantes 69448 23/9/2005 29/8/1969 Nantes 69449 10/3/2008 3/8/1969 Nantes 22/9/1969 Nantes 69451 29/11/2006 7/10/1969 Nantes 69452 31/1/2006 2/10/1969 Nantes 69453 23/1/2009 8/10/1969 Nantes 69454 20/6/2006 28/10/1969 Nantes 3/12/1969 Nantes 15/1/1970 Nantes 23/11/1969 Nantes 69458 16/2/2005 11/2/1970 Nantes 16/2/1970 Nantes 2/3/1970 Nantes 69461 6/8/2004 22/3/1970 Nantes Mise en service TransformationAmortissement 12/4/1970 Nantes 12/4/1970 Nantes 69464 19/8/2006 20/4/1970 Nantes 69465 18/3/2009 1/5/1970 Nantes 69466 17/1/2005 4/5/1970 Nantes 8/5/1970 Nantes 26/12/2008 Longueau 11/5/1970 Nantes 8/7/2008 Longueau 22/5/1970 Nantes 6947O 15/4/2008 31/5/1970 Nantes 25/6/1970 Nantes 69472 8/9/2006 13/7/1970 Nantes 69473 7/4/2009 1/8/1970 Nantes 69474 7/11/2008 3/12/1970 Nantes 69475 13/8/2008 5/9/1970 Vénissieux 69476 22/9/2006 10/9/1970 Vénissieux69477 10/11/2004 23/9/1970 Vénissieux69478 29/1/2005 19/10/1970 Vénissieux 3/11/1970 Vénissieux69480 28/12/2006 30/11/1970 Vénissieux69481 19/7/2005 7/12/1970 Vénissieux69482 12/4/2006 10/12/1970 Lens 69483 22/10/2004 18/12/1970 Lens 69484 4/5/2005 24/12/1970 Lens 69485 16/7/2005 4/1/1971 Lens 69486 12/12/2005 11/1/1971 Lens 69487 14/12/2006 14/1/1971 Lens 69488 9/7/2008 1/2/1971 Lens 69489 24/2/2006 15/2/1971 Lens 69490 20/6/2006 1/3/1971 Lens 69491 26/9/2006 3/3/1971 Lens 69492 14/12/2006 8/3/1971 Lens 69493 5/4/2006 22/3/1971 Lens 69494 15/9/2005 2/4/1971 Lens 69495 23/7/2008 1/4/1971 Lens 69496 3/6/2008 8/4/1971 Vénissieux 23/4/1971 Vénissieux69498 12/9/2008 30/4/1971 Vénissieux 69499/2/9/2005 19/5/1971 Vénissieux 17/6/1971 Vénissieux 22/2/2006 Chalindrey 17/6/1971 Vénissieux 2/7/1971 Vénissieux 19/7/1971 Vénissieux 29/7/1971 Vénissieux69505 15/10/2004 31/10/1971 Vénissieux69506 22/12/2004 B. Collardey NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 59 de Saint-Ouen-Garibaldi à Ermont à la place de 66000. En sus, ces engins remorquent les trains de jonction Paris- Nord - Paris-Lyon, par la Petite Ceinture. En fin d’année, la série décroche de Rhône-Alpes et fait mouvement sur Chalindrey et Longueau. La série, qui était absente jusqu’ici du midi de la France voit une demi-douzaine de machines rejoindre en 1985-1986 le dépôt de Toulouse, avec pour mission la remorque en réversibilité de RIO sur Albi, Rodez, Castres et Mazamet. Avec l’intégration en 1988 du tronçon Saint-Ouen - Gen- nevilliers - Ermont à la ligne du RER C, le parc de La Plaine est supprimé et envoyé à Lens pour fonctions en Picardie vers Le Tréport, Abbeville, Beauvais, Creil, Laon, Compiègne. À ce stade, les machines de Chalindrey, qui ont monopolisé les courses Nancy - Épinal - Belfort et Nancy - Saint-Dié, assu- rent en fin de semaine en UM les trains de permissionnaires de Conflans, Étain, Verdun, Suippes vers Châlons. À l’orée de la décennie 1990, la ventilation du parc, dont près de la moitié assure des prestations voyageurs régionales, se décline de la sorte: • 32 à Chalindrey, 66412-66416, 66420-66427, 66431, 66434, 66436-66438, 66440-66444, 66446-66449, 66477- 66479, 66481, 66499; • 37 à Lens, 66401-66411, 66417, 66419, 66429, 66433, 66445, 66450, 66476, 66480, 66483-66496, 66503-66506; • 12 à Sotteville, 66451-66462; • neuf à Nantes, 66430, 66435, 66439, 66482, 66497, 66498, 66500-66502; • trois à Toulouse, 66418, 66428, 66432; • 13 à Nevers, 66463-66475. À l’automne, 12 unités du parc de Lens sont mutées à Chalindrey et compensées par des 66000. Début 1991 et jus- qu’en 1994, la firme Alsthom équipe la 66480 mutée à Nevers d’une chaîne de traction par moteurs asynchrones, en vue de la production d’un matériel destiné à l’exportation. À l’été 1991, la 66505 de Lens «fait son show» en accompa- gnant la rame TGV-A 325, afin de fournir l’énergie lors d’expositions à Berlin, à Brno, à Plzen et à Varsovie. Les électrifications connexes au TGV Nord sur Hazebrouck - Calais, Calais - Boulogne, Lille - Tournai et Douai - Cambrai sapent le rôle voyageurs des BB 66400, peu à peu remplacées par des 67400 de Longueau. Même constat en Midi-Pyrénées, où les 67400 de Limoges chassent en août 1995 les 66400 de Toulouse. En revanche, le renforcement du parc de Nevers, employé sur les trains du week-end dans le Morvan, sert avec des RIO et des RRR sur des TER Auvergne, sur l’étoile de Cler- mont vers Thiers, Vichy, Issoire, Brioude, voire Le Mont-Dore. En février 1997, la dotation de Nantes est dissoute et expé- diée à Nevers. Ce dépôt va s’en servir en trafic fret (Jura et Franche-Comté), avec en prime le train périodique d’hiver Paris - Morez depuis Andelot. En 1998, le lot détenu par Sotteville et remplacé en Normandie par des autorails est reporté à Lon- gueau, tandis que celui de Lens passe au compte de Longueau. La vocation Fret de la série devient majoritaire, à telle enseigne qu’à la répartition du parc par activités le 1 janvier Page de gauche: Corbigny, 2 octobre 1994: cette ville n’est plus alors desservie que le vendredi soir par un express de Paris, repartant le dimanche soir. Ci-contre: le train 5887 Paris - Corbigny mené par la BB 66466, ici à Dirol (4 juin 1985). 040 DG ou BB 66000/66400 OMBRE :318/106 ONGUEUR :14,890m (66000) et 14,972m (66400) ARGEUR :2,980m AUTEUR :4,260m APACITÉDURÉSERVOIRETAUTONOMIE :3000l pour 1000 km ITESSEMAXIMALE :120km/h OTEURDIESEL :1 x MGO V 16 BSHR OTEURSDETRACTION :4 x TA 648 A1 (66000) ou 4 x TA 648 H2 (66400) UISSANCE UIC:830kW YPEDEBOGIE :Y199 pour 40 66000 et Y209 pour 278 66000; Y216 pour les 66400 ASSE :70t (pour les 40 premières 66000) et 68t pour les 278 autres; 68t pour les BB 66400. Seules les BB 66400 sont aptes à la mise en UM, à la réversibilité et au chauffage des voitures voyageurs. 34 BB 66000 avec les bogies Y209 ont été transformées en BB 66700 pour le service de la manœuvre, avec une vitesse maximale ramenée à 80km/h et une masse portée à 71t. M. Carémantrant RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 60 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE 1999, 80 machines sont attribuées à hauteur de 47 à Chalin- drey, 10 à Longueau et 23 à Nevers. C’est le dépôt de Longueau qui gère les 26 autres machines dédiées à l’Action régionale. Mais comme pour bien d’autres séries, ce partage empi- rique est à l’usage source de problèmes, car les TER des régions Champagne-Ardenne, Lorraine, Bourgogne et Auvergne doivent être couverts par des engins fret, d’où des rétributions interactivités. Des rééquilibrages interviennent donc en 2000, avec regroupement des machines à moteurs autoventilés pour le trafic voyageurs. Cela permet de dénouer les roulements. Toujours au complet, la série, à laquelle on a adjoint les divers équipements de sécurité (radio sol-train, contrôle de vitesse, asservissement à l’urgence), se présente donc de la sorte à l’orée de 2001: HALINDREY (47) huit à l’Action régionale pour TER Lorraine et Champagne- Ardenne, 566411, 566442-566448, 39 au Fret, 466412-466427, 466431, 466433, 466434, 466436-466438, 466440, 466441, 467477-467479, 466481, 466486-466488, 466491-466495, 466499, 466503, 466506; ONGUEAU (36) 18 à l’Action Régionale, 566450-566452, 566455-566469, 18 au Fret, 466401-466410, 466480, 466483-466485, 466489, 466490, 466504, 466505; EVERS (23) cinq à l’Action régionale, 566470-566474, 18 au Fret, 466428-466430, 466432, 466435, 466439, 466449, 466453, 466454, 466475, 466476, 466482, 466496- 466498, 466500-466502. En 2002, la DTPRL (Direction du transport public régional et local), ex-Action régionale, disposant d’un volant de 567400 supplémentaires, se sépare des 566452, 566457, 566458, 566461, 566464 et 566466, utilisées en Picardie et Nord-Pas- de-Calais; elles passent au Fret mais restent à Longueau. L’acti- vité des machines voyageurs est maintenant limitée à des services TER bien ciblés à l’intérieur des régions, pour celles de: Chalindrey, sur Charleville - Givet en Champagne-Ardenne; Nancy - Saint-Dié et Épinal, Remiremont en Lorraine; Longueau, dans le Nord-Pas-de-Calais sur Lille - Saint-Pol - Étaples - Boulogne, Lille - Calais, Rang-du-Fliers - Boulogne - Calais; en Picardie, d’Amiens à Tergnier, Saint-Quentin, Abbe- ville, Rue et Creil, et de Creil à Beauvais; Nevers, sur une tournée Dijon - Nevers, un AR Laroche - Auxerre, plus, les week-ends, des trains Laroche - Avallon/ Clamecy en Bourgogne; des courses Riom - Issoire en Auvergne. À partir de ce moment, les machines justifiables d’une révi- sion générale espacée tous les 800000km (la révision limitée a été supprimée en 1996) sont revêtues de la nouvelle livrée Fret verte et blanche. En bénéficient les 466401, 466404, 466406- 466408, 466417, 466429, 466435, 466479, 466500, 466504. Fin 2003, la reconversion du Fret (avec la création des zones locales) entraîne le regroupement de 81 machines à Chalin- drey. Cette mesure suppose d’importants bouleversements dans la structure du service de la série. Ainsi dans le Nord, en Picardie et en Champagne, leurs prérogatives sont reprises par des 466000 et 467400 de Longueau, ces dernières irri- guant en outre l’étoile de Troyes. En Auvergne, ce sont des CC 472000 et des BB 467400 de Nevers qui ont pris le relais. Désormais, le gros parc de Chalindrey est segmenté en deux secteurs distincts, correspondant aux zones locales de: Lorraine, avec des tournées de Woippy sur Blainville, Épinal, Docelles-Cheniménil, Raon-l’Étape (3), Saint-Dié, Conflans- Jarny, Verdun, Dugny, Batilly, Neufchâteau, de Béning à Sarre- guemines et Sarralbe, de Dugny à Bouzonville via Thionville (4); Bourgogne, Franche-Comté, avec des trains d’eau minérale de Vittel, Contrexéville sur Chalindrey et à l’inverse pour le matériel vide depuis Langres-Jorquenay, de Chalindrey sur Châlons, Vesoul, Lure, Aillevillers, ainsi que depuis Gevrey vers Genlis, Dole, Besançon, Gray, Saulon, Saint-Jean-de-Losne, Montchanin, Montceau-les-Mines, Étang, Autun, de Laroche sur Auxerre et Clamecy. À partir de 2004, la direction du Matériel et de la Traction s’oriente vers la modernisation (adossée à leur RG) d’une par- tie des locomotives fret de la série, avec renumérotation en BB 469000. Elles sont équipées d’un nouveau moteur MTU détaré à 1030kW, moins polluant que le MGO, avec trans- mission hydrostatique Denison, moteur fourni par la firme tourangelle Socofer. En outre, des améliorations sont appor- tées, comme la climatisation de la cabine de conduite et son insonorisation, l’adjonction d’un dispositif de chauffage de l’eau du moteur favorisant les démarrages à froid, l’installa- OMBRE :65 (69200) et 98 (69400) Ces locomotives sont issues des BB 66000 à bogies Y209 (69200) et des BB 66400 (69400). APACITÉDURÉSERVOIRETAUTONOMIE :2700l pour 1000 km OTEURDIESEL :1 x MTU 12 V 4000 R 41 UISSANCE UIC:745kW ASSE : 70t OURLERESTE :idem à leur série d’origine La brève carrière des cobayes 040 DG 500 Alors que la SNCF recevait les contingents de 040 DG à moteur MGO et Pielstick, la direction de l’Entreprise a tenu à tester un moteur Sulzer 8 LVA 24 d’une puissance nominale de 1285kW, mais réglé à 1030kW comme sur les 040 DG 1-40. Couplables avec celles-ci et les suivantes, ces machines numérotées 040 DG 501 et 502 furent attribuées au dépôt de Portes en janvier-février 1961 et engagées sur la dure tournée express du Briançonnais entre Valence et Briançon. Devenues 66501 et 66502 en 1962, elles eurent un comportement entaché de fréquents déboires, tant et si bien qu’elles furent réservées au trafic marchandises sur cette ligne et vers Grenoble. Mutées au dépôt de Chalindrey en 1963, elles rouleront en direction de Saint-Dizier, Troyes, Dijon et Belfort, avant de revenir à Portes à l’été 1965. Rebaptisées BB 66901 et 66902 en 1966, elles tournèrent aux trains RO sur la ligne de rive droite du Rhône de Badan à Nîmes et à Avignon, avant d’être transférés à Nîmes à l’hiver 1969. L’année suivante, elles furent envoyées à Limoges, où elles n’assureront qu’un service d’appoint (dessertes locales, travaux, manœuvres). Jugées trop fragiles et d’un entretien coûteux, elles seront liquidées en 1978 et 1979, sans laisser de regrets, comme tous les prototypes. NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 61 tion du frein électrique type TDL et du contrôle de vitesse. La première traitée, la 469461, sort de l’EIMM de Nevers le 6 août 2004 et reste affectée à Chalindrey, où elle demeurera couplable avec les 466000 ordinaires. Les programmes plu- riannuels intéresseront jusqu’en 2006 60 machines, dont 39 sont traitées par Nevers, 15 par l’EIMM de Sotteville, qui reprend le directorat de la série, mais aussi directement par Socofer (469412, 469419 – cette dernière est dotée à titre expérimental d’un filtre à particules sur son échappement –, 469420, 469423, 469434, 469489). Dans l’intervalle, les machines DTPRL de Nevers libérées par l’emploi d’AGC en Bourgogne et de BB 567400 en Auvergne ont été cédées au Fret et intégrées au parc de Chalindrey. Il en est de même des cinq machines 566400 Nord-Pas-de-Calais de Longueau. Longtemps au complet, la série perd la 466501 de Chalin- drey début 2006, victime d’une collision sur voie occupée à Sarreguemines. Après une coupure pendant l’année 2007, la remotorisation de la série reprend en 2008, avec le traitement de 11 machines. Deux engins de Longueau à bout de parcours (566468, 566469) seront rayés des effectifs dans l’année. Puis, en décembre, une reconfiguration du parc thermique géré par Chalindrey (avec concentration d’un groupe de 663500) motive le transfert à Dijon d’une quarantaine de 466400 et de 469400, utilisées par la ZF Bourgogne-Franche-Comté. Le programme de remotorisation des machines fret touche à sa fin au printemps 2009, avec la sortie des 469453, 469427, 469465 et 469473. Autre fait nouveau: en raison de la mise à disposition au printemps des 566455, 566459 et 566462 par l’activité Proximités, Infrarail a intégré ces trois machines pour ses besoins, avec maintien de leur affectation à Longueau. Au service intérimaire du 14 juin, 27 machines de Chalin- drey ont émigré à Thionville pour couvrir la ZF Est. Pour la ventilation au 1 er octobre 2009 des 103 machines partagées dans quatre établissements de maintenance, on se reportera à l’encadré page suivante. Une UM et une pousse de 69400 en plein effort pour le 77109 Luyères - Châlons- en-Champagne, dans la rampe d’Herbisse (17 juin 2009). UM de 466400 de Chalindrey au dépôt de Vittel, sur un train complet d’eau minérale (25 juillet 2003). P. Mancini B. Collardey (3) De nombreux trains d’agrégats existent alors au départ des carrières embranchées à cette gare, vers les points de stockage pour les chantiers du TGV Est établis à Rémilly, à Thiaucourt et à Pont-à- Mousson. (4) Il s’agissait d’un train complet de chaux, dont la traction a été reprise par des engins d’un opérateur privé (aujourd’hui Veolia), à titre de première en France. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 62 Carrière LES BB 63000, 63500, 66000 ET 66400: DES QUINQUAGÉNAIRES EN FIN DE RÈGNE L’activité actuelle des machines voyageurs se résume à peu de choses. Celles de Longueau sont tenues en réserve et celles de Chalindrey sont utilisées sur des tournées TER Charleville - Givet. En revanche, le parc fret est assez mobile. À Chalindrey, un roulement d’une quinzaine de machines tourne sur la ZF Champagne-Nord-Picardie avec des trains directs Lon- gueau– Châlons, Nesle - Tergnier - Châlons, Châlons - Chalin- drey, autour de Tergnier sur Nesle, Saint-Quentin, Origny- Sainte-Benoîte, Chauny, Laon, de Châlons à Vitry-le-François, Saint-Dizier, Joinville (Haute-Marne), Brienne-le-Château, de Lumes à Carignan et éventuellement Mouzon. Les samedis, une tournée les conduit de Longueau à Boisleux, puis de là à Lille-Délivrance. En outre, elles assurent en UM le 70154/55 de Tergnier à Dijon-Perrigny via Châlons et Chau- mont, soit leur plus longue tournée avec un ruban de 388km. À Thionville, le roulement comporte 18 lignes, centrées sur la ZF Est; il couvre la Lorraine et l’Alsace. Au départ de Woippy, les engins se rendent à Uckange, Ébange, Pont-à- Mousson, Conflans-Jarny, et ils font les navettes de minerai entre Dieulouard et Pont-à-Mousson. Depuis Conflans, ils vont à Longwy, Batilly, Verdun, Dugny, Baleycourt, de Thionville à Sarralbe via Bouzonville, Béning et Sarreguemines. Autour de Blainville, leur rayon d’action porte sur Jarville, Champigneulles, Neufchâteau, Gironcourt-Houécourt, Pont- Saint-Vincent, Xeuilley, Sarrebourg, Raon-l’Étape, Épinal, Docelles-Cheniménil. Enfin, à partir de Hausbergen, ils ont repris les tournées des BB 461000 sur Haguenau, Schweig - house, Niederbronn, Obernai et Sélestat. Le parc dijonnais se déploie autour du nœud de Gevrey- Perrigny, sur: Saulon, Saint-Jean-de-Losne; Dole, Gray, Besançon, Baume-les-Dames, Franois; Chalon-sur-Saône, Mâcon; Montchanin, Montceau-les-Mines, Le Creusot, Paray- Remontant une rame vide de trémies à Dijon, une UM de 69400 passe à Mesvre (17 juin 2009). G. Brossard Répartition des 66400 septembre 2009 HALINDREY • cinq Proximités Champagne-Ardenne, 566411, 566442, 566445, 566460, 566463; • 24 Fret, 469409, 469415, 469433, 469443, 469444, 469446-469448, 469451, 469452, 469454, 469458, 469461, HIONVILLE • 27 Fret, 469410, 469413, 469414, 469418, 469422, 469424, 469428, 469430, 469431, 469436-469441, 469477, 469478, 469482, 469484, 469485, 469487, 469490-469492, ONGUEAU • deux Proximités Picardie, 566450, 566467; • trois Infrarail, 669455, 669459, 669462. IJON • 42 Fret, 466401, 466404-466408, 466417, 466429, 466502-466504, 469402, 469403, 469412, 469416, 469419- 469421, 469423, 469425-469427, 469432, 469434, 469449, 469488, 469496, 469498. NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 63 le-Monial, Dompierre-Sept-Fons, Cercy-la-Tour; • Chalindrey, Vesoul, Langres-Jorquenay, Chaumont, Bologne, Bricon; • Laroche, vers Cravant, Clamecy… Des trains directs sont assurés de Dijon à Nevers, de Dijon à Digoin (coils pour l’usine de Gueugnon), de Dijon à Vittel- Contrexéville (eau minérale) et de Châlons à Dijon. Bien entendu, les machines disponibles peuvent être utili- sées en trafic facultatif, notamment sur des trains complets de céréales ou autres. La carrière des 66400, beaucoup moins chahutée que celle de ses aînées les 66000, devrait désormais subir peu de modifi- cations. Pour les trois quarts des machines remotorisées, appartenant toutes au Fret, l’espérance de vie devrait atteindre une dizaine d’années, sachant que les parcours mensuels n’excèdent guère 5000km. Pour les autres, l’éloignement de leur dernière RG les rapproche d’une fin inexorable, à moins qu’une ATPPR ne leur accorde un petit sursis. Pour le modeste noyau des machines voyageurs, concurrencées par l’intrusion des matériels automoteurs tels les AGC, leur liquidation paraît devoir intervenir en fin d’année, avec éventuelle reprise par Infrarail. En juillet, la 466405 de Dijon comptait au mieux 3180548km depuis sa mise en service. Ci-dessus : passage au Vaudioux (Jura) de la BB 66471 rapatriant un W mis en circulation pour la Transjurassienne (29 juin 2008). Ci-contre : allure exceptionnelle à Chalifert (Seine-et- Marne) pour ce TER Paris - Châlons-en- Champagne, qui s’est vu attribuer la BB 69449 pour pallier la défaillance d’une BB 15000 (18 juin 2008). C. Écoffey J.-C. Mons RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 64 Technique PAR SYLVAIN ASSEZ Les BB 63000/63500 Extérieurement, pour l’œil non averti, il n’est pas aisé de distinguer une BB 63000 d’une BB 63500. Pour cela, il faut regarder les tuyères d’échappe- ment plaquées contre la cabine du côté du grand capot. S’il n’y en a qu’une, c’est une BB 63000; s’il y en a deux, c’est une BB 63500. Longues de 16480mm, larges de 2800mm, hautes de 3980mm (4005mm pour les engins de la sous-série BB 63400) et tarant 68t avec un rayon minimal d’inscription en courbe de 80m, les BB 63000 et 63500, bien qu’équipées de moteurs thermiques différents, n’en demeu- rent pas moins similaires d’un point de vue mécanique et architectural. Le châssis est formé de quatre poutrelles Grey en acier soudé électriquement et reliées entre elles par les traverses extrêmes et six traverses intermédiaires. Les traverses situées juste après celles d’extrémité sont appelées traverses pivots puisqu’elles sont reliées au pivot des bogies. Un platelage de 6 mm d’épaisseur ceinture le châssis et permet aux agents de se déplacer aisément sur celui-ci lors de la préparation de l’engin, du dépannage et des manœuvres. Au centre et en partie inférieure, on trouve le réservoir à com- bustible, d’une contenance de 3000l, offrant une autonomie moyenne de 1000km. Cette construction dispose d’un châssis relativement rigide, qui peut être soulevé par les traverses extrêmes au moyen de crochets spécifiques, sans que la locomotive subisse une déformation. Les deux capots sont préfabriqués sur un man- nequin puis assemblés sur le châssis par soudage. Sous le grand capot, qui définit le sens « avant », se trouvent: le ventilateur des moteurs de traction arrière; le compresseur; la génératrice principale; le moteur thermique; la nourrice d’eau; le ventilateur des moteurs de traction avant; la pompe à combustible; le ventilateur du circuit de refroidissement; le coffret à outillage, accessible par la passe- relle avant. Sous le petit capot, définissant donc le sens « arrière », sont situés: Sous le capot et en cabine des BB 63000/63500, 64700, 66000/66400 et 69000/69400 Bien quetrès proches du point de vue architectural, les BB 63000 et 63500ont été équipées de moteurs thermiques différents. Par ailleurs, des couplages machine + truck ont été obtenus à partir de BB 63500 et de BB 63000. Pour les BB 66000 à 69400, on notera d’importantes différences techniques plus qu’esthétiques, certaines d’entre elles ayant fait par ailleurs l’objet d’une remotorisation. Dans la zone industrielle de Longvic, la BB 63851 sort une rame vide amenée le matin (23janvier 2006). S. Assez NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 65 • les batteries; • les deux réservoirs d’air principaux. Ces éléments sont accessibles par 11 panneaux amovibles situés de chaque côté du grand capot et deux de chaque côté du petit. L’unique cabine de conduite est, comme les capots, préfabriquée puis soudée sur le châssis. Son sol est surélevé par rapport aux platelages du châssis. L’accès se fait par deux portes frontales. Le pupitre de conduite, placé au centre de la cabine, côté grand capot, est assez simple. Bien que n’ayant jamais été modernisé, le pupitre des BB 63000/63500 se révèle tout de même très bien conçu pour un service de manœuvres nécessitant de fréquents mouvements en cabine. De chaque côté de celui-ci, on trouve la com- mande d’inversion du sens de marche et le manipulateur traction-frein direct. Ces com- mandes reliées mécaniquement permettent au conducteur de se déplacer dans la cabine, pour pouvoir observer facilement les agents de manœuvres et les signaux, tout en gardant la possibilité d’agir rapidement sur celles-ci. Les différents interrupteurs et commutateurs de lancement et d’arrêt du moteur thermique ainsi que les interrupteurs d’éclairage se trouvent sur le pupitre. Les manomètres, le compte-tours du moteur thermique, l’ampèremètre moteur et le voltmètre batterie se situent sur un panneau relevé. L’éclairage de l’ensemble est assuré par un seul plafonnier. La commande du sifflet (à ton unique) se trouve au plafond, une cordelette permettant de l’actionner. L’unique robinet de freinautomatique type H7A est installé côté grand capot, à gauche dans le sens de la marche. Au-dessus se trouve l’indicateur-enregistreur de vitesse type Flaman ou Hasler. Certaines locomotives peuvent avoir des équi- pements complémentaires comme la radio sol- train, la radio de manœuvres, la télécommande ou la Vacma (veille automatique à contrôle de maintien d’appui). C’est principalement l’utilisa- tion de la locomotive au sein de l’établissement qui définit son équipement. Sous la caisse, on trouve bien sûr les deux bogies. Du type Y169 (type Y201 pour les BB 63400, dont la différence est minime avec le type Y169), ils sont fabriqués à partir de tôles soudées et rivetées de 50 mm d’épaisseur. En forme de H, le châssis de bogie a une masse de 8t. Les moteurs de traction, du type 453-29, un par essieu, sont fabriqués par la société Bris- sonneau et Lotz. Suspendus par le nez, ils sont couplés électriquement en « série parallèle ». Les bogies sont reliés au châssis par un simple pivot permettant leur inscription (limitée par des butées latérales) en courbe. Les roues ont un diamètre de 1050mm. L’air comprimé nécessaire aux divers circuits pneumatiques est fourni par un compresseur entraîné directement par le moteur thermique. Sur les BB 63000, c’est un compresseur Spiros délivrant 2800l d’air à la minute quand le moteur tourne à 600 tr/min, tandis que les BB 63500 sont équipées d’un compresseur Wes- ting house débitant 3200l d’air à la minute à une vitesse de rotation de 1500tr/min. L’air comprimé est ensuite stocké dans les réservoirs placés sous le capot arrière. Des robinets de purge manuels et de déshuilage permettent de purifier l’air pour en chasser l’humidité, la graisse et les éventuelles impuretés. Toute la différence entre une BB 63000 et une BB 63500 se trouve dans le moteur thermique. Un moteur développé par la société Sulzer et dénommé 6 LDA 22-B est installé sur la BB 63000. Le type A était monté sur les C 61000. C’est un moteur à six cylindres en ligne, à quatre temps et injection directe. Dijon-Perrigny: en tête d’un train de machines composé de l’Y 8058, des BB 63951, 63404 et 7246, la BB 66004 manœuvre dans l’enceinte du technicentre Bourgogne- Franche-Comté (28février 2007). Le bogie situé sous la cabine de conduite de la BB 63994. Photos S. Assez RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 66 Technique SOUS LE CAPOT ET EN CABINE DES BB 63000/63500, 64700, 66000/66400 ET 69000/69400 D’une puissance inférieure à 600ch, il a subi quelques modifications pour atteindre celle-ci, notamment une suralimentation plus poussée, un régime maximal augmenté de 10 tr/min, un renforcement du carter et une construction en fonte et non plus en alliage léger des carters de distribution. Par la suite, quatre types différents de 6 LDA 22 seront installés sur les locomotives SNCF (voir encadré ci-contre) Le moteur entraîne une génératrice type BL 880-38, fournissant le courant continu au moteur de traction. Sur les BB 63500,le moteur thermique est un MGO V 12 SH (MGO =Marep [société], Grosshans et Ollier [les deux concepteurs du moteur]). Fabriqué par la SACM (Société alsacienne de constructions mécaniques) à Mulhouse, le moteur est suralimenté et à quatre temps. Il a une puissance de 607kW, soit 825ch. Les cylindres, au nombre de 12, sont disposés en V à 60°. La course du côté de la bielle est de 180 mm pour un alésage de 175 mm. Le refroi- dissement, comme pour le moteur Sulzer des BB 63000, se fait à l’eau. Au ralenti, sa vitesse de régime est de 550tr/min; en accélération maxi- male, il monte à 1500tr/min. En bout d’arbre, on trouve une génératrice type 668-31 conçue par Brissonneau et Lotz. Le fonctionnement d’une BB 63000/63500 est assez simple, c’est même la locomotive thermique la plus rudimentaire, quoique relati- vement fiable, du parc SNCF. Une fois lancé, depuis la cabine de conduite, le moteur thermique entraîne la génératrice principale. On notera que, avant de lancer le moteur thermique, un prégraissage de celui-ci doit être effectué. Sur les BB 63001 à 63156 (ainsi que sur la BB 63179), cette intervention est manuelle, et non pas automatique comme sur les engins ultérieurs. Lorsque le conducteur déplace le manipulateur traction, il fait varier l’excitation, séparée de l’excitatrice, qui alimente l’inducteur de la génératrice principale. L’accélération du moteur thermique se fait automatiquement en fonction de la position du manipulateur traction, et donc de l’effort demandé. Deux éléments sont mis en jeu pour l’accélération du moteur: un détendeur d’accélération commandé direc- tement par le manipulateur traction au moyen d’une came qui envoie de l’air à une pression variable dans le servomoteur d’accélération; le servomoteur d’accélération, qui, soumis à la pression, agit sur le ressort de réglage de la vitesse du régulateur. Les moteurs de traction sont reliés aux essieux par l’intermédiaire de deux paliers solidaires de leur carcasse. Ils sont fixés au châssis de bogie grâce à une clavette ressort insérée dans le nez. Cette clavette absorbe les chocs et les trépida- tions provenant des défauts de la voie et du mouvement de l’engin. Une transmission unila- térale, constituée d’un train d’engrenages formé d’un pignon moteur et d’une roue dentée, conduit l’effort du moteur à l’essieu, qui, à son tour, entraîne le châssis de bogie par l’intermé- diaire des boîtes d’essieux. La caisse est entraînée Le pupitre des BB 63000/63500 1) Indicateur de vitesse. 2) Robinet de frein automatique type H7A. 3) Inverseur. 4) Manipulateur traction/frein direct. 5) Commande et témoin du signal d’alerte lumineux. 6) Manomètres CG, CP/RE, CF. 7) Ampèremètre moteur. 8) Compte-tours du moteur thermique. 9) Interrupteurs d’éclairage. 10) Bouton-poussoir d’acquittement. 11) Lampes témoins de défaut. 12) Commande de lancement du ou des moteurs thermiques pour les engins couplables en UM. 13) Commande d’arrêt du ou des moteurs thermiques. Vitesse Locomotives MoteurPuissanceen tr/min à nominalela puissance en kWnominale BB 63001–631086 LDA 22 B440 BB 63109–631286 LDA 22 C535 BB 63129–631956 LDA 22 D535 BB 63196-632506 LDA 22 E552 Dessin S. Lucas NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 67 par le bogie au moyen des pivots et crapaudines. Les BB 63896, 63901, 63902 et 63906 sont équipées pour alimenter une rame voyageurs en énergie électrique. Ces engins « chauffants » n’ont pas été créés à l’origine pour assurer de grands parcours en ligne, mais pour le transit des rames voyageurs entre les gares parisiennes du Nord, de l’Est et de Lyon, assuré par des 050 TQ du dépôt de La Plaine, via la ligne de la Petite Ceinture, aujourd’hui moribonde. Ce cou- rant est fourni par un alternateur débitant une tension de 1500 V et 190 A. Un pont de Graetz constitué de cellules au silicium transforme le courant alternatif en courant continu. L’énergie fournie est toutefois assez faible, puisque l’ensemble peut alimenter au maximum un train de sept véhicules avec une puissance de 40 kW pour chacun d’entre eux. Une fois le « chauffage train » enclenché, la vitesse de rotation du moteur thermique est portée à 1100tr/min. Les BB 64700/TBB 64800 Les couplages BB 64700/TBB 64800 ont été créés notamment pour remplacer les A1A- A1A 62000 radiées et utilisées dans les triages du Nord et l’Est. Il n’était pas question d’acheter des engins neufs pour ce service spécifique de débranchements, vu le faible nombre d’engins nécessaires. La solution passa donc par la modi- fication de locomotives existantes. Après avoir transformé des BB 66000 et 66700, la SNCF s’aperçut que ces engins n’étaient pas assez puissants pour certains triages. En 1986, un groupe de travail évoque la possibilité de former des couplages permanents de BB 63500. La grande longueur de l’ensemble (29360mm) interdisant son passage sur les plaques tour- nantes et la présence d’une deuxième cabine de conduite gênant le conducteur mirent un terme à cette option. Il fut donc décidé de former un couplage sur le principe des C 61000/TC 61100: soit deux engins moteurs dont l’un sans cabine. Les BB 64700 sont issues de la transformation de BB 63500, alors que les TBB 64800 provien- nent des BB 63000. Afin de pouvoir passer sur les ponts tournants et de supprimer la mauvaise visibilité due à la grande longueur de l’unité sans cabine et à la hauteur de ses capots, les TBB ont une morphologie assez différente du modèle original. La transformation BB 63500/BB 64700 s’est effectuée aux ateliers de Nevers. Extérieurement, la partie la plus visible de la transformation des locomotives est la mise en place d’une cabine rappelant celle des BB 66000 et de nouveaux feux de signalisation avec feux rouges intégrés. Le pupitre est semblable à celui des BB 66700. Le conducteur y est assis à 90° par rapport à la voie, les deux pupitres se faisant face – il est donc obligé de se tourner sur le côté pour obser- ver celle-ci. Ces engins n’effectuant pas de service en ligne, cette disposition n’est donc pas un han- dicap. De plus, lors du service de débranchement, la locomotive est généralement télécommandée depuis le poste de bosse. Le manipulateur trac- tion-frein direct est constitué d’un volant, et l’antique robinet de frein automatique type H7A est remplacé par un manipulateur à commande électrique. La Vacma est dorénavant présente sur tous les engins, contrairement aux BB 63500 d’origine. Le frein à main à volant a été supprimé et remplacé par un frein d’immobilisation à ressort. Le confort est aussi amélioré par l’instal- lation de la climatisation sur quelques engins. Ce n’est pas un luxe pour le conducteur de manœuvres qui assure un poste de 8 heures sur un tel engin en plein soleil. L’observation de la voie et des agents de manœuvres est grande- ment améliorée par la mise en place de vitres dans les parties basses des portes et sous les pare-brise. Ces locomotives sont chauffées. La régulation de puissance, la traction, la charge batterie, la télécommande pour le débranche- ment et les différents circuits de chauffage sont gérés par un automate Alsthom AME 10. La capacité en combustible a été portée à 3400l, et un réchauffeur de gazole a fait son apparition. Pour les TBB 64800, c’est à une véritable reconstruction que l’on a eu affaire. Le châssis de la BB 63000 d’origine a été tronçonné avec retrait de la cabine de conduite. Le groupe moteur ther- mique/génératrice a été retiré, permettant, comme on l’a vu, d’abaisser la hauteur des capots La BB 63608 au levage au dépôt d’Avignon (13avril 2006). S. Assez RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 68 Technique SOUS LE CAPOT ET EN CABINE DES BB 63000/63500, 64700, 66000/66400 ET 69000/69400 pour améliorer la visibilité. Les moteurs de trac- tion du TBB sont donc alimentés par le groupe moteur thermique/génératrice de la BB 64700, d’où l’augmentation de la capacité du réservoir à combustible de la locomotive. Ainsi transformés, les TBB 64700 voient leur longueur réduite à 11390mm. Le retrait du moteur thermique et de la génératrice occasionnant une perte de masse importante néfaste pour l’adhérence, un lest de 19,7t a été mis en place, portant la masse du TBB à 65 t. Le TBB ne peut être accouplé que par une extrémité à la BB 64700, et cela du petit côté de cette dernière afin d’avoir toujours la cabine de conduite au centre de l’ensemble. Les BB 66000/66400 et 69000/69400 Les BB 66000 à 69400, pourtant si proches esthétiquement, un peu à l’instar des BB 63000 et 63500, présentent néanmoins de nombreuses différences sur le plan technique. La série se partage tout d’abord entre les engins non équipés de l’alimentation électrique de la rame remorquée, et les engins équipés, ceux de la sous-série « 400 » en l’occurrence. Le châssis est formé de longerons en forme de « l » assemblés par soudures électriques avec les traverses d’extrémité, les traverses intermédiaires et les traverses pivots. La cabine et les capots viennent prendre appui sur le châssis. Le réser- voir à combustible prend place classiquement entre les deux bogies. D’une capacité de 3000l, il accorde à l’engin une autonomie de 1000km. Les BB 69200 et 69400 ont un réservoir réduit à 2700l, mais toujours avec la même autonomie du fait de l’installation du moteur MTU. Le grand capot renferme: le compresseur; le ventilateur du moteur de traction avant; un bloc pneumatique; les radiateurs du moteur thermique; le moteur thermique; le régulateur de vitesse; la génératrice principale ou l’alternateur pour les 66400; la génératrice auxiliaire. Le petit capot abrite: le ventilateur du moteur de traction arrière; les batteries; les outillages et agrès de sécurité. Les bogies sont différents selon les sous-séries. Les BB 66001 à 66040 sont équipées de bogies Y199, les BB 66041 à 66318 de bogies Y209 et les BB 66400 de bogies Y216. Constitués d’une structure en « H » réalisée en tôles pliées et sou- dées, ils diffèrent entre eux surtout par la suspen- sion. Le châssis de caisse vient s’appuyer sur le bogie par un pivot central et des appuis latéraux. Les roues motrices ont un diamètre de 1100mm. Les moteurs de traction, au nombre de deux par bogie, sont du type TA 648 « série continu » et sont en permanence couplés en parallèle avec une ventilation forcée. La cabine de conduite est équipée de deux pupitres, avec de nombreuses différences selon les sous-séries. Les BB 66001 à 66188 ont un pupitre relative- ment sommaire. L’assise est constituée d’un simple strapontin en bois, et le passage des crans de traction se fait par un manipulateur en Dans l’enceinte des ateliers voitures de Villeneuve-Prairie, la 64079 manœuvre une rame de wagons couverts du Sernam aptes à la vitesse de 200km/h (19janvier 2008). La 66498 sur les chevalets de levage du dépôt de Chalindrey (22septembre 2007). Photos S. Assez NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 69 forme de volant. La rotation du volant d’un pupitre entraîne automatiquement celle de l’autre par un système mécanique. Cette parti- cularité est mise à profit pour passer aisément d’un pupitre à l’autre lors des manœuvres. Les différents manomètres, le compte-tours, l’ampèremètre moteur et l’indicateur de vitesse sont regroupés sur un tableau installé en biais, au centre de la cabine, et pouvant être pivoté pour être observé depuis l’autre pupitre. Le frei- nage est commandé par un robinet mécanique rotatif de type H7A. Les interrupteurs d’éclai- rage, de chauffage cabine, et les commandes de lancement du moteur sont installés sur un panneau sous les tableaux précités. À noter que les BB 66001 à 66188 ne sont pas équipées du KVB (contrôle de vitesse par balises). L’évolution est appréciable avec les engins sui- vants, qui voient le conducteur bénéficier d’un pupitre ergonomique. Face à lui, le conducteur dispose d’un support pour sa fiche train, et directement au-dessus de celle-ci, il peut observer les manomètres, le compte-tours et l’indicateur de vitesse. La commande de freinage est tou- Le pupitre des BB 66400 1) Radio sol-train. 2) Boutons de lancement et d’arrêt du moteur thermique. 3) Manipulateur de traction et inverseur. 4) Boîte à leviers. 5) Sifflet. 6) Robinet de frein automatique type H7A. 7) Robinet de frein direct. 8) Manomètres CG, CP/RE, CF. 9) Compte-tours du moteur thermique. 10) Ampèremètre moteur. 11) Indicateur de vitesse. Dessin S. Lucas Les blocs batteries de la BB 66435, situés sous le capot arrière, et une vue d’ensemble de la 66417. On note le capot bleu à côté du compresseur sur cet engin vert fret! Photos S. Assez RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 70 Technique SOUS LE CAPOT ET EN CABINE DES BB 63000/63500, 64700, 66000/66400 ET 69000/69400 jours assurée par le robinet de type H7A. En revanche, la commande de traction s’effectue au moyen d’un levier. L’assise est constituée de sièges rembourrés et mobiles. Certains engins ont reçu un siège fixe encore plus confortable. Chaque pupitre est verrouillé au moyen de la clé d’inversion, et la commande d’un manipulateur n’interfère pas sur l’autre, comme pour les engins précédents. Pour les BB 66400, le pupitre est quasiment similaire au précédent. Les interrupteurs sont regroupés sous le porte-fiches train et non plus au-dessus; le verrouillage du pupitre s’effectue par une clé particulière de boîte à leviers. On y trouve des commandes spécifiques à la BB 66400, à savoir l’armement du QT (relais de traction) et la commande de fermeture du contacteur d’alimentation de la rame en énergie électrique. Les BB 66700 sont équipées d’un pupitre de conduite similaire à celui des BB 64700. Le pupitre des BB 69400 1) Radio sol-train compatible GSM-R. 2) Sifflet. 3) Manipulateur de traction et inverseur. 4) Boîte à leviers. 5) Bouton-poussoir d’urgence. 6) Manipulateur du frein automatique type TDL. 7) Manipulateur du frein direct. 8) Manomètres CG, CP/RE, CF. 9) KVB. 10) Compte-tours moteur thermique. 11) Indicateur de vitesse. Le bogie situé sous le capot avant de la BB 69261. Un train de desserte en provenance de Vesoul passe au niveau de Hortes, juste avant Chalindrey. En tête, les BB 69422 et 69419 (26juillet 2007). Dessin S. Lucas Photos S. Assez NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 71 En attendant la réception de nouvelles locomotives diesels de type BB 60000, l’activité Fret a demandé à la direction du Matériel de moderniser 140 locomotives, regroupées en deux séries : les BB 66000 (dernière sous-série : BB 66189 à 66318) et 66400, avec respectivement 65 et 75 engins. L’un des premiers objectifs de la modernisation est de maîtriser les coûts de maintenance. L’ancien moteur diesel est remplacé par un moteur possédant une nouvelle technologie et dont la consommation de gazole est réduite de 10 %. L’activité Fret souhaite également améliorer les performances d’alimentation des équipements de frein des trains. Avec une BB 66000 ou 66400, il fallait auparavant environ 40 min pour alimenter les équipements de frein d’un train vide en air si le moteur tournait au ralenti. La volonté du Fret est de ramener ce temps à 20 min. Donc, sans accélérer le moteur thermique, le compresseur doit tourner à une vitesse de 1 000 tr/min avec un MD au ralenti. Ce système nécessite l’installation d’une transmission hydrostatique, fiable et robuste. D’autres améliorations concernent la cabine de conduite : celle-ci est insonorisée, et un groupe de climatisation y est installé sous le plancher ; les pupitres d’origine sont conservés mais modifiés ; on trouve d’autres aménagements tels que : un frein à commande électrique type TDL Time Dependant Locomotive ), le KVB, un siège moderne de type « Sterne », un interrupteur de commande des feux rouges intégrés, des stores latéraux pare-soleil et une poubelle. Afin de limiter les nuisances acoustiques, le ventilateur du redresseur est équipé d’une hotte de soufflage abat- sons. Les caractéristiques du moteur sont les suivantes : 12 cylindres en V à 90°, suralimenté refroidi ; puissance nominale : 1 040 kW à 1 500 tr/min ; ralenti : 600 tr/min ; alésage 165 mm/course 190 mm ; cylindrée : 48,7 l ; masse à sec : 6 190 kg ; capacité d’huile : 260 l. L’injection est faite par le procédé Common Rail, accompagné par un calculateur ECU Engine Controler Unit ) qui assure les fonctions suivantes : lancement MD, gestion des températures du liquide de refroidissement des circuits HT et BT, accélération du MD, régulation de la puissance du MD en relation avec un automate gérant l’excitation de l’alternateur, gestion des différents capteurs de surveillance du comportement du moteur. La chaîne de traction conserve ses principaux éléments, à savoir un générateur (à courant continu) pour les BB 69000 et un alternateur (à courant alternatif) pour les BB 69400. Les moteurs traction électriques restent les mêmes. Les rhéostats de champ sont remplacés par un convertisseur commandé par un automate gérant la demande de puissance électrique en fonction de la puissance disponible du MD. Le relais de shuntage est conservé et piloté par un automate. Guillaume Pourageaux Les BB 69000 et 69400 : des 66000 et 66400 reconditionnées RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 72 Accompagnement PAR SYLVAIN ASSEZ Aux commandes d’une UM de BB 63500 Lors de la préparation d’un engin, le conducteur doit vérifier le niveau de combustible disponible afin de déterminer si celui-ci est suffisant pour le service à assurer. Sur la BB 63986, Jean-Claude Bœuf a donc tiré la jauge de niveau de combustible pour faire cette vérification. En effet, à l’exception des BB 60000 et 75000, les engins SNCF ne sont pas équipés d’un cadran indicateur de niveau mais d’une jauge manuelle. S. Assez NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 73 Sur cette photo, on remarque que la visibilité d’un conducteur de BB 63500 n’est pas des meilleures! Comme le grand nez fait un angle mort assez important, le fait de pouvoir commander l’engin depuis n’importe quel côté du pupitre est d’une aide précieuse sur ce type d’engins. Cette possibilité est capitale pour percevoir les signaux effectués par les agents de manœuvres ou les signaux nains. L’accompagnement que nous vous proposons en images a un petit parfum de nostalgie, puisque les BB 63500 ne sont plus en service à Perrigny, et qu’il se déroule sur un embranchement fret fermé aujourd’hui. En octobre2007, nous avons accompagné Jean-Claude Bœuf, CRMLP (ConducteuR de Manœuvre et de Lignes locales Principal) à Perrigny, sur la desserte de l’embranchement de Chevigny-Saint-Sauveur. D’ordinaire assurée en BB 66400/69400, la desserte l’était ce jour-là en UM de BB 63500 (63986 + 64004). Après avoir consulté le carnet de bord et vérifié la fiche rose (où sont inscrites les éventuelles restrictions d’utilisation et les particularités de l’engin), Jean-Claude procède au lancement du moteur thermique de la BB 64004. Une fois lancé, celui-ci entraîne directement le compresseur assurant le remplissage des réservoirs principaux, pour ensuite alimenter le circuit de freinage. La 482871 vient d’arriver sur l’ITE de Chevigny- Saint-Sauveur. La rentrée se fait par refoulement, la configuration des lieux ne permettant pas un accès direct. Le train, trop lourd pour être acheminé en une fois du fait d’une rampe sévère, est séparé en deux. On monte tout d’abord, en refoulant, la rame de wagons bâchés, qui seront stationnés en attente sur un petit faisceau. Nous sommes sur la BB 63986 et poussons la rame de bâchés. La photo a été prise au moment où le train enjambe le péage de l’autoroute A 39. En tête du mouvement, un agent de manœuvres transmet par radio les ordres au conducteur, celui-ci ne pouvant observer la voie devant lui. En cas de perte de la réception radio, c’est l’arrêt immédiat. Photos S. Assez RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 74 Accompagnement AUX COMMANDES D’UNE UM DE BB 63500 L’agent de manœuvres s’apprête à couper les wagons bâchés. La rame sera ensuite immobilisée en attendant d’être livrée chez le client, lors d’une prochaine phase de la journée de manœuvres. Les wagons sont coupés, l’agent de manœuvres reprend place sur les engins. Nous allons maintenant sortir les wagons porte-autos vides de chez Batrans. Attention lors du franchissement du PN!La visibilité est nulle côté opposé, du fait de la configuration de l’engin. Malgré la présence des barrières, certains automobilistes inconscients n’hésitent pas à franchir le PN fermé du fait de la faible vitesse du train… Photos S. Assez NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 75 Les wagons vides ayant été redescendus par refoulement, nous allons maintenant prendre en charge la rame de porte-autos chargés. L’aiguille est faite en direction de cette rame; l’agent de manœuvres prend place sur la BB 63986. Pendant la manœuvre des wagons bâchés, Jean-Claude ramène le manipulateur traction-freinage à zéro et, main gauche sur le robinet de frein H7A, s’apprête à immobiliser son train. Sur le pupitre, à droite de l’indicateur de vitesse, on aperçoit la radio sol-train, un équipement que l’on trouve sur peu de BB 63500. Et à la droite de celle-ci, la radio portative de manœuvre, avec son micro relié par un fil flexible. Attendant le passage de la BB 27048 en charge du train 55087, le 482871, remorqué par les BB 63986 et 64004, va quitter l’embranchement de Chevigny- Saint-Sauveur pour Genlis, où il fera un tête-à-queue pour revenir ensuite sur Gevrey. Photos S. Assez RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 76 Les livrées SNCF Jusqu’en 1961, c’est la livrée vert celtique aux bandes horizontales jaune bouton-d’or (situé en partie inférieure du châssis [noir] et au-dessus de la cannelure en haut de la caisse) qui est appliquée. Les traverses latérales de tamponne- ment sont rouge vermillon; y figurent au centre la numérotation de l’engin en typo blanche, à gauche le code de la région, à droite le mono- gramme rond SNCF, qui se retrouve frontale- ment sur le petit capot. Cette livrée d’origine des 040 DE sera suivie, lors de la nouvelle numérotation, d’une livrée toute neuve, que nous définirons comme « clas- sique »: vert 307, jaune jonquille 407, châssis gris ardoise 807. Elle sera portée par les 853 loco- motives de la série du parc SNCF. On notera cependant que la largeur des bandes horizon- tales supérieures varie selon les numéros, et que sur d’autres éléments le jaune fait place à une teinte plus orangée, à l’image de certains «yoyos» (locotracteurs). Au second semestre 1984, la BB 63792, suivie en mai 1984 par la 63174, sort de révision avec une nouvelle présentation: œuvre du designer Paul Arzens (1903-1990), qui imagine une déco- ration très rectiligne à base d’orange 435 limité en haut et en bas par une teinte havane foncé 501. Un blanc cassé se retrouve en bas de caisse, sur les rambardes d’accès et la partie supérieure en dessous de la cornière. Plus tard, c’est au tour des BB 64700 et de leurs trucks TBB 64800 d’adopter cette livrée. À pré- sent, il ne reste plus que huit couples 64700 + truck encore dans les teintes Arzens. Les autres numéros ont été soit radiés, soit repeints en vert fret. En effet, conséquence de la répartition des engins par activités, certains d’entre eux, affectés au fret (indice 4), sortent avec une décoration comportant les couleurs d’identifica- tion de cette activité: • gris métallisé 862; • gris orage 844; • vert jade 323, présent majoritairement; • blanc 701, appliqué en biais sur les flancs avec le logo «Fret». Ladite livrée s’affiche en premier lieu sur des engins électriques (BB 7206 en avril 2000) puis sur des diesels (BB 67324 en mai 2000). Dans les rangs des BB 63500, seules les BB 63538, 550, Livrées PAR SYLVAIN LUCAS Les BB 63000/400/500, une famille de machines caméléons Connues pour leur efficacité et leur maniabilité, les 040 DE et leurs dérivées – qui donneront la famille des BB 63000/500 à la SNCF – ont été construites à plus de 1200 exemplaires par Brissonneau et Lotz entre 1953 et 1977. Commandées neuves par la SNCF et certains opérateurs hexagonaux, rachetées ensuite d’occasion par d’autres opérateurs – sans parler des exemplaires vendus à des réseaux étrangers (voir pages 92-95) –, elles offrent une variété de livrées inégalée, que nous vous proposons de passer en revue. Livrée vert celtique à filets jaunes, et plaques en relief. À Toulouse-Raynal, la BB 63751, qui a conservé ses plaques rouges en relief (15 juillet 2005). S. Lucas Dessin S. Lucas NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 77 694, 789, 838, 868, 870, 882, 981, 4003, 4021, 4047, les arboreront, certaines étant aujourd’hui radiées. En juin 2007, après plus d’un an passé à l’usine Socofer en périphérie de Tours, le couple BB 64715 +TBB 64815 sort avec la livrée fret. Il est suivi en novembre par la BB 64713 + TBB 64813. De nos jours, 11 couplages en sont pourvus (voir encadré p. 78). En juin 2002, les BB 67210 et 63617, affectées à l’Infra (indice 6), sortent des ateliers de Quatre-Mares sous une livrée pour le moins surprenante, avec des couleurs propres à leur activité. Elle affiche une grande similitude avec la livrée fret, dont elle reprend scrupuleusement le code graphique, mais le vert jade du fret devient un jaune jonquille 411. Par ailleurs, sur le drapé blanc sont placés les mots « Infra» et « structure », rehaussés d’un dessin de rail en coupe stylisé. Cette nouvelle livrée a vraisem- blablement déplu à l’activité concernée, et aucune autre machine ne ressortira ainsi décorée. Autre curiosité, la BB 63226, de Dijon-Perrigny, reçoit les trois teintes dédiées à son activité TER (indice 5), une décoration inaccoutumée pour ce type d’engin. Le gris foncé 808 s’insère graphi- quement en bas de caisse et sur les bogies, le gris métallisé 862 est disposé sur le restant de la caisse. Ce dernier est surmonté et enveloppé par un filet bleu institution 239. Cette initiative S. Lucas D. Carré Arborant la livrée orange due à Paul Arzens, la 63676 à Villeneuve (avril 2005). Le truck TBB 64816 stationne au Bourget (11 novembre 2008). La 64710 au Bourget (11 novembre 2008). On notera ses phares blancs et rouges incrustés dans un même bloc et sa cabine de conduite semblable à celle des 66000. D. Carré RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 78 Livrées LES BB 63000/400/500, UNE FAMILLE DE MACHINES CAMÉLÉONS demeurera sans lendemain. Amortie en 2007, la BB 63226 circule actuellement pour un tou- ristique, le TPCF de Rivesaltes, et son caractère unique y est sans doute pour quelque chose. Les BB 63569, 63660, 63780, 63905, 63912, 63928, 63950, 63962, 64055, 64060, 64068, arborent pour leur part une livrée plutôt inhabi- tuelle pour ce type d’engins: les teintes « en voyage… ». Le rendu final, dépourvu de pel- liculage, rappelle la livrée « inachevée » de certaines locomotives diesels et électriques. Les extrémités sont recouvertes d’un bleu azuré 254 côté 1 et d’un violet améthyste 627 à l’extrémité opposée. L’ensemble de la caisse est revêtu d’un gris métallisé 862 relevé d’un gris orage 844 sur les bogies et en toiture. Cette livrée a été inaugurée en juin 2007 avec la BB 63912. BB 64700 en livrée fret BB 64701; BB 64702; BB 64703; BB 64705; BB 64708; BB 64712; BB 64713; BB 64714; BB 64715; BB 64717; BB 64719. Livrée Arzens, mais avec les échappements modifiés. La livrée fret qu’arboreront seulement 12 engins de la série des 63000. La 64716 et son truck dans les couleurs Arzens. Actuellement, il ne reste plus que huit couples 64700 +truck avec cette livrée. S. Lucas La BB 63550 Fret au dépôt de Vénissieux (27 mai 2005). La livrée Arzens: orange 435, havane foncé 501, teintes adoptées pour les machines de manœuvres. Le couple BB 64713 +TBB 64813 est sorti de l’usine Socofer en novembre 2007 avec cette livrée fret, dont les quatre couleurs identifient cette activité. Dessins S. Lucas NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 79 La 63617 en livrée Infra jaune, à Belfort (13 octobre 2005). Dessins S. Lucas L. Nantier La 63912 (ici, à Sotteville, 15 juin 2007) fut la première de la série à endosser les couleurs de la livrée «en voyage…», avec le bleu et le violet de ses extrémités. Photos S. Lucas La livrée Infra, qui sera appliquée à la seule BB 63617. À dr., la livrée «en voyage…», arborée par 11 engins. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 80 Livrées LES BB 63000/400/500, UNE FAMILLE DE MACHINES CAMÉLÉONS Les autres livrées Sur les 1 290 040 DEconstruites par Brisson- neau et Lotz, les deux tiers environ ont été acquis par la SNCF. Parmi les autres commanditaires, on trouve, par ordre d’importance, les JZ (Jugoslo- venske Zeleznice – anciens Chemins de fer yougo- slaves) puis les HBNPC (Houillères du bassin du Nord et du Pas-de-Calais), lesquelles ont acheté 109 unités. Elles ont été mises en service entre 1959 et 1963 en deux lots successifs sous l’appel- lation 040 DE 600 et 040 DE 825 (les trois derniers chiffres font référence à la puissance du moteur). Leur numérotation d’origine est HBNPC 007 à 109. Dans les années 80, la fin des activités minières dans le quart nord-est de la France entraîne la ré- duction de leurs effectifs avant arrêt définitif en 1991. Neuf d’entre elles seront ferraillées, les autres vont être revendues à diverses entreprises. Entre mai 1990 et février 1992, les CFTA (Chemins de fer et transport automobile) ont repris 31 machines auprès des HBNPC. Parmi elles, huit ont été réservées pour des pièces de substitution et de rechange afin de faciliter la maintenance des autres exemplaires, renuméro- tés dans les tranches 4500 et 4800, modifiés dans l’atelier CFTA de Gray avec l’application d’une livrée unique: bleu à bandeau rouge. Seule la 4510 conservera sa teinte HBNPC d’origine. Les 4501 à 4504 et 4510 ont gardé par ailleurs leur motorisation d’origine de 600 ch, tandis que les 4801 à 4818 ont été modifiées et déve- loppent une puissance de 825 ch. Avant sa fermeture, en mars 2002, la Cokerie de Drocourt, spécialisée dans l’industrie houillère, possédait les HBNPC 008, 009, 042, 043, 046, 058, 060, 061, 066, 091. Certaines d’entre elles (042, 061 et 091) ont fini leur carrière prématurément à la fin des années 90, les autres ont été repeintes en jaune avec bandeau supérieur rouge et orange. La HBNPC 043, reprise par VFLI en juillet 2002 et renumérotée BB 042, conserve toutefois sa livrée jaune de la Cokerie de Drocourt. Entre 1965 et 1985, la société Seco Rail procédé au rachat de quatre locomotives auprès des HBNPC. Après leur transfert, elles ont été renumérotées 1301 à 1304. La livrée d’origine était composée de jaune mêlé à une bande blanche; exemplaires connus: les L 132-04 (AT 3 PSL 132) et L 132-01 (AT 3 PSL 144). Cette dernière a comme particularité la présence d’une petite bande orange autour de la grille et l’absence de bande blanche sur le châssis. En 2005, la L 132-01 voit son jaune virer à l’orange, seconde teinte de la société. Dès lors, de nombreuses variantes interviennent sur des filets colorés: bandeau blanc, jaune et noir. Une autre Brissonneau et Lotz ex-HBNPC, uniformément blanche avec rambarde noire et fenêtre frontale fermée, est désormais la pro- priété d’une entreprise de ciment, la Cedest. La société Bocahut, qui exploite la carrière d’Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord, possède les ex-HBNPC 70 et la 63242 SNCF; toutes deux sont repeintes en bleu. En 1992, dans la perspective de se séparer des C 61000 (T 100), la RATP signe un contrat, le 25 janvier, pour l’acquisition de locomotives Brissonneau et Lotz. Renumérotées T 160 à T 170, elles proviennent des HBNPC et sont mises à disposition entre 1993 et 1994. Elles ont été auparavant rénovées au sein de l’entreprise de construction de wagons AFR (Arbel Fauvet Rail), près de Lille. Elles sortent avec une teinte alliant l’orange et le brun, ceinturée par du blanc. La livrée actuelle est jaune et brun en par- tie supérieure. Les phares jaunes et rouges sont assemblés dans un caisson situé frontalement sur les rambardes. En 2002, pour répondre aux nouvelles normes de sécurité et de protection de l’environnement, la RATP a confié à la société CFDI la modernisation de six d’entre elles. Pour le compte de la chambre de commerce et d’industrie de Colmar et du port rhénan de Strasbourg, deux machines ont été repeintes avec trois teintes: jaune, bleu et noir. En 1970, la BL 1, acquise d’origine cinq ans auparavant au sein de la Société minière de Droi- taumont, est rejointe par la HBNPC 099, qui devient BL 2 et garde sa teinte originale des Houillères. À la fermeture du site de Droitaumont- Bruville, en 1986, elles migrent, pour la société Unimetal, du groupe de Wendel, dans la vallée de L’Orne. Au fil des restructurations, cette société est reprise par le groupe Lorfonte puis par la Sollac (Société lorraine de laminage continu), qui exploite toujours aujourd’hui les deux machines. Elles gar- dent cependant encore les couleurs du groupe Lorfonte: rouge décoré de noir et de blanc. En janvier 1974, la société Déhé, basée à Busi- gny, dans le Nord, procède au rachat de la HBNPC 011, renumérotée 272. Elle est repeinte d’un jaune orangé surmonté de bandeaux bleu turquoise. Elle a rejoint ultérieurement l’entre- prise Cogifer puis ETF avec le numéro 52.0002. Pour effectuer la desserte marchandises de la ligne Chauny - Saint-Gobain, la Compagnie des manufactures de Saint-Gobain (CSG) a acquis deux locomotives élaborées techniquement à partir du modèle des 040 DE 600 des HBNPC. Arrivées sur place en 1959 et 1961, elles étaient alors toutes rouges et rehaussées de filets jaunes horizontaux; le capot étant orné du sigle CSG. En 1982, le trafic marchandises de cette ligne est repris par la SNCF, qui utilise ses propres 63000. Teintes TER pour la BB 63226, ici à Dijon (26 août 2005). Une décoration inhabituelle, qui restera sans suite! Vue en élévation du même engin. Il circule actuellement pour un touristique. Dessin S. Lucas S. Lucas NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 81 Les deux locos CSG deviennent obsolètes. Elles trouveront rapidement une activité au sein de nouvelles sociétés: la première aux Aciérie et Laminoirs de Beautor, dans l’Aisne (elle est main- tenant bariolée de bleu, avec des bandeaux rouge et blanc); la seconde circule pour le compte des entrepôts Gardiloire-Stockaloire, en Loire-Atlan- tique (elle est toute rouge, avec seulement des rambardes jaunes et un châssis noir). De 1964 à 1969, la Régie départementale des transports des Bouches-du-Rhône (RDT 13) a reçu quatre machines proches du type BB 63500 SNCF. Numérotées 1201 à 1204 (le nombre 1200 définit la puissance du moteur), elles arborent les couleurs chaudes de la RD: le jaune vif, qui évo- luera, apposé sur l’ensemble de la caisse, surmon- tée d’un jeu de bandes rouges. Entretenues dans un atelier situé à Marignane avec les autres engins de la RDT, elles desservent certains centres d’hydrocarbures des environs de Marseille. Dès les années 70 commencent les premières radiations de BB 63000. Un certain nombre de machines sont alors revendues à des entreprises. L’ex-BB 63230 SNCF a été acquise en 1996 par l’Asuepa (Association syndicale des usagers de l’embranchement particulier d’Artix), dans les Pyrénées-Atlantiques. Sa livrée vert et blanc crè- me est pour ainsi dire en tous points semblable à celle qui a été appliquée trois ans plus tôt par la société Lafarge sur l’exemplaire que cette dernière avait acquis. Elle a rejoint ensuite le parc VFLI. Dans le même département, un engin imma- triculé ADA 31 (ex-BB 63246) a été au service d’une entreprise sidérurgique: l’Aciérie de l’Atlantique au Boucau, qui l’avait redécorée en bleu avec bandes blanches obliques sur la cabine. Elle a depuis rejoint la RDT 13, dans les Bouches-du-Rhône. À leur radiation, intervenue respectivement en mars 1999, octobre 1993 et mai 1993, les BB 63622, 63795, 63540, ont rejoint le réseau privé des VFL (Voie ferrées des Landes) aux côtés des BB 7100 ex-SNCF déjà présentes. Les deux premières ont revêtu alors une robe rouge sang, tout en conservant leur immatriculation SNCF, la troisième a conservé sa livrée d’origine SNCF. Depuis, les trois engins ont été rachetés par VFLI, et acheminés par route jusqu’aux ateliers de Petite-Rosselle. La BB 63622 est devenue la BB 034 et la 63795, la BB 035. L’entreprise ETF (Européenne de travaux ferro- viaires) détient actuellement trois machines, numérotées 52002, 52027 et 52028. Deux pro- viennent du parc Drouard (n 2015 et 2016, achetées aux HBNPC) et la troisième est l’ex- Déhé-Cogifer n° 272. À la fin des années 90, la société ETF a repris la n° 2017 de Drouard (origine HBNPC 30), qui, hors service, sert actuellement de La BB 4804 des CFTA à Longueville (24 août 2007). Hormis la 4510, tous les engins de cette société arborent cette livrée bleu et rouge. Livrée des machines CFTA. Cette entreprise a repris 31 machines des HBNPC. BB 4803 en livrée rouge Socorail des CFTA Cargo (filiale de Veolia). Elle opère en région lyonnaise. Livrée orange à bande noire des HBNPC. 109 exemplaires seront construits pour les Houillères. Livrée d’origine «cokerie de Drocourt» sur la HBNPC 043 (devenue BB 042), reprise par VFLI en juillet 2002. S. Lucas Dessins S. Lucas RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 82 Livrées LES BB 63000/400/500, UNE FAMILLE DE MACHINES CAMÉLÉONS Dessins S. Lucas pièces détachées pour les trois autres éléments. La livrée actuelle de l’entreprise se distingue de celle d’origine par le positionnement de la bande verte horizontale, aujourd’hui située sur les plaques d’aération du moteur. En 2004, le parc VFLI (filiale de la SNCF) était composé de 181 locomotives toutes séries confondues, la plupart d’entre elles issues des parcs SNCF et HBNPC. 32 BB 63000 et 18 BB 63500 leur ont été vendues par la SNCF, cer- taines n’ont cependant pas encore été repeintes et n’arborent pour le moment qu’un adhésif VFLI. Sinon, on note trois types de livrées: gris clair à bandeau horizontal rouge et gris foncé en partie supérieure pour les machines provenant des Houillères du bassin de Lorraine (HBL, voir plus loin) et pour une partie des ex-SNCF et ex-HBNPC; entièrement grise à bandeau horizontal rouge pour les engins provenant d’une partie du parc des ex-HBNPC et de la SNCF. L’un s’est vu doter d’un moteur écologique surnommé « Evolis » avec un léger remodelage de la caisse qui lui donne un air de famille avec les T 160 de la RATP; rouge à bande grise pour la BB 410, pourvue d’un moteur du type Iveco Vector V 8 de 565kW, qui répond mieux aux normes actuelles d’anti- pollution (elle est en ce moment en essais). La filiale de la SNCF compte moderniser, à ses frais, une dizaine d’engins. Cette étape s’effec- tuera aux ateliers CFD Industrie de Montmirail. Déjà détentrices de sept engins de type 040 DE acquis entre1954 et1960, les Mines de potasse d’Alsace (MDPA) ont loué entre mai et décembre 1973 la 067 (HBNPC) avant de racheter la 090 (HBNPC) en octobre 1989, renumérotée n° 8. Par ailleurs, elles ont acquis la BB 63195, radiée des inventaires SNCF en 1994, renumérotée 9. Comme leurs consœurs SNCF, les sept machines achetées de construction par les MDPA étaient à Livrées Seco Rail avec respectivement bandeau noir et bandeau jaune. La couleur de ces bandeaux a beaucoup évolué: noir, blanc, jaune… Livrée Desquenne et Giral. À dr., livrée Seco DG d’origine, jaune à filet blanc. Deux engins l’ont adoptée. BB de type 63500 de Seco Rail à Perrigny (24 juin 2007). On notera les faces frontales jaunes. La T 162 de la RATP à Nanterre, sur la ligne A du RER (avril 2009). S. Lucas L. Nantier NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 83 l’origine de teinte verte à filet jaune horizontal, et numérotées 040 DE 1 à 7, avec le logo des mines d’Alsace à droite sur la traverse rouge de tam- ponnement et le sigle BL initial du constructeur à la place du macaron SNCF. Et comme à la Société nationale, la livrée a évolué et l’appellation 040 DE s’est transformée en BB 63000, le sigle BL fai- sant place à une numérotation par chiffres. Une exception demeure cependant: la n° 8 restera toujours dans sa livrée orange des HBNPC. Les Houillères du bassin de Lorraine (HBL) possèdent 12 locomotives issues des HBNPC. Leur livraison s’est étalée de février 1970 à 1986. Elles se différencient esthétiquement par l’adoption d’une nouvelle livrée: caisse vert sombre, châssis noir et extrémités des ram- bardes jaunes, traverse frontale rouge ceinturée de jaune. En face frontale, on aperçoit l’encas- trement des phares dans les capots blancs en bas, rouges en haut. Leurs nouveaux numéros figurent sur une plaque aux bords arrondis sur les flancs de la cabine et en face frontale. Livrée Cedest, uniformément blanche avec sa rambarde noire, etlivrée tricolore pour l’une des deux machines de la CCI de Colmar et du port rhénan de Strasbourg. La BL 1 dans sa livrée d’origine (vert et jaune), ici avec l’adhésif Unimetal. À dr., la livrée Lorfonte (rouge décoré de noir et de blanc) des BL 1 et 2. Livrée Déhé, jaune à bandeau turquoise, de la 272, désormais propriété d’ETF. À dr., la livrée d’origine des deux 040 DE (rouge à rambardes noires) de la CSG. La BL 2 (ex-HBNPC 099) dans sa livrée d’origine, à Moyeuvre (8 janvier 1988). Dessins S. Lucas M. Lavertu Dessins S. Lucas Ex-CSG: l’une, toute rouge, circule en Loire-Atlantique; l’autre, redécorée pour le compte des Aciérie et Laminoirs de Beautor. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 84 Livrées LES BB 63000/400/500, UNE FAMILLE DE MACHINES CAMÉLÉONS La BB 49 des HBL à Petite-Rosselle (9 novembre 2000). La 272, ex-Cogifer, désormais propriété de l’entreprise ETF (20 avril 2000). Livrée VFL avec sa teinte rouge sang. Même jaune et même rouge pour la livrée actuelle (ici, la 1202) et la livrée d’origine (la 1201) des RDT 13. La Régie acquit quatre machines neuves entre 1964 et 1969. Du vert pour la livrée Asuepa, association des Pyrénées-Atlantiques, et du bleu pour l’ADA 31, que caractérisent ses trois bandes blanches obliques. Livrées Drouard à bandeaux rouges et à bandeaux jaunes. Ces engins appartiennent désormais à ETF. Livrée Drouard toute blanche. Livrée ETF et sa bande verte située en milieu de caisse. Livrée ETF et sa bande verte en haut de caisse, au-dessus de la cannelure. M. Lavertu Dessins S. Lucas B. Collardey NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 85 Après leur carrière à la SNCF, les BB 63048, 63096, 63138, 63226 et 63240 ont rejoint le Train du pays cathare et du Fenouillèdes (TPCF), de Rivesaltes, au cœur du pays cathare. Durant l’été 2004, la BB 63048 a revêtu les couleurs de l’association, mariant le rouge et le blanc. Il en a été de même pour la 63138 dans le courant de l’année 2005. Au milieu des séries 5120, 6086, 7304 et autres locomotives belges, le Chemin de fer à vapeur des trois vallées possède deux locomotives d’origine française: les BB 63149 et 63123. La première conserve sa teinte verte d’origine, tandis que la seconde a été repeinte entièrement en rouge et numérotée Em 4/4 1123. S. L. La 63138, aux couleurs de l’association, tracte un K50 et un G40 modifié sur le train touristique de Rivesaltes à Saint-Martin-Lys (9 août 2008). Des 63000/63500 aux couleurs touristiques Livrée VFLI d’origine et livrée VFLI de la BB 410. Livrée VFLI actuelle (gris +filets rouges), et la même livrée modernisée «Evolis». G. Pourageaux Dessins S. Lucas RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 86 Livrées LES BB 63000/400/500, UNE FAMILLE DE MACHINES CAMÉLÉONS Locomotives écologiques Afin de répondre davantage aux nouvelles législations européennes en matière d’écologie, la SNCF étudie plusieurs pistes avec pour ambition de faire évoluer son parc de service. Pour l’aider dans cette démarche, elle s’appuie sur l’expérience de la société tourangelle Socofer. Cette entreprise a déjà travaillé avec Fret SNCF à la remotorisation de certaines séries telles que les BB 69000/69400 (ex-BB 66000 et 66400). Parmi ces nouvelles expérimentations, on note le traitement de trois machines munies d’un filtre à particules. Ainsi, la BB 69419 a été présentée en octobre 2006 dans l’usine Socofer. Deux autres sont sorties par la suite: les BB 69412 et 69434. Elles se distinguent du reste de la série par plusieurs détails (typographie en gras, échappement modifié, rectangle italique vert sur le grand capot et inscriptions mettant en valeur leurs caractéristiques écologiques). Au premier semestre 2009, c’est au tour de la BB 163780, de l’activité VFE (en livrée «en voyage…» depuis mars 2008) d’être équipée d’un filtre à particules. Au début du mois de juillet 2009, discrètement, est apparue à Tours la BB 63413 Plathée (Plate-forme pour trains hybrides économes en énergie et respectueux de l’environnement), cofinancée par l’Ademe. Le gris métallisé 862 est présent en grande partie sur l’engin. Sur le grand capot se partagent plusieurs teintes très vives: violet, bleu et vert. Techniquement, Plathée fonctionne grâce à une pile à combustible produisant l’énergie nécessaire à la machine, une manière de faire face à la raréfaction des ressources pétrolières et à la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’engin a débuté durant l’été une campagne d’essais sur le triage de Saint-Pierre-des-Corps. S. L. La 63413, prototype expérimental nommé Plathée, stationne à Saint-Pierre-des-Corps, quelques jours à peine après sa sortie des ateliers Socofer (15 juillet 2007). La 66419 (ici, à Perrigny, 29 octobre 2007) est équipée d’un filtre à particules. D. Carré S. Lucas Dessin S. Lucas NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 87 Les livrées SNCF En livrée d’origine, bleu et jaune, les 040 DG ont connu quelques changements au fil des ans. En mars 1961, la 040 DG 40 est mise en service; les exemplaires suivants font partie d’une seconde tranche qui en comportera 148 au total. Parmi les détails qui les départagent, on souligne la suppression de l’intercirculation sur les passerelles d’extrémité (cette modification a été appliquée sur les premiers numéros lors des révisions courantes). Un an plus tard, les 040 DG deviennent les BB 66000. La 66082 est le pre- mier engin à sortir de construction avec sa nou- velle numérotation. À partir de la BB 66119, mise en service en avril 1963, les engins se voient munis de trois plaques filtrantes en partie inférieure des cabines de conduite. Sur certaines machines de Strasbourg, on note le rajout d’un troisième phare sur les barres de maintien en face frontale, des normes européennes pour tout engin interopérable. Avec la sortie de la BB 66154, en avril 1964, par analogie avec les grosses diesels de ligne telles que les BB 67000, 67200, A1A-A1A 68000/68500, BB 69000 et CC 70000, une nou- velle livrée, signée Paul Arzens, fait son appari- tion. L’organisation graphique de celle-ci est la suivante: du bleu 205 sur la partie centrale, du bleu gris 206 en haut et en bas de caisse, et un bandeau en blanc 807 départageant ces deux tons de bleu. Les éléments en version antérieure bleu et jaune seront traités au fil des révisions. Les BB 66000/66700: du bleu Arzens au vert fret Moins versatiles que leurs consœurs, les BB 66000 et dérivées ont une panoplie de livrées moins étendue. Mais comme une partie de l’effectif a fait carrière ensuite dans des sociétés extérieures à la SNCF, on trouve quelques versions intéressantes. Bourg-en-Bresse: les 040 DG 8 et 12 en attente d’une mise en tête pour le train LS (29 avril 1961). M. Lavertu Dessin S. Lucas La livrée primitive des BB 66000, à base de bleu et de jaune. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 88 Livrées LES BB 66000/66700: DU BLEU ARZENS AU VERT FRET À partir des années 1985, une majorité d’en- gins voient leurs faces avant modifiées avec l’apparition d’un bandeau blanc supprimant les moustaches blanches et les plaques en relief. Le plan d’uniformisation des locomotives de manœuvres, avec adoption d’une livrée à base d’orange et de brun et de blanc, à nouveau conçue par Paul Arzens, concerne également les BB 66700, issues de la transformation de BB 66000. La première de cette série est l’ex- BB 66146, sortie le 25 janvier 1985. Il faut attendre le 30 mai 2001 pour voir appliquée la nouvelle livrée fret sur une BB 66000: la (4) 66218. En novembre 2001, trois autres engins avaient déjà été traités: les BB 66270, 66417, 66308. Pour la série des BB 66700, 25 sont passées de l’orange au vert, et cette tendance devrait concerner les autres exemplaires (voir tableau) Confrontée au vieillissement de certaines séries de locomotives et pour améliorer dans le futur leur gestion, la direction du Matériel décide de remotoriser une partie des BB 66000 et 66400. Une perspective qui prolongerait leur vie d’une quinzaine d’années en attendant la livrai- son des BB 60000 du consortium Alstom-Voss- loh, programmée en 2007. La modernisation comprend un changement de la partie méca- nique, avec en particulier l’attribution d’un nouveau moteur moins polluant. Cette étape s’accompagne de la renumérotation des engins en BB 69000 et 69400 et de l’application de la livrée fret inaugurée quelques années plus tôt. Le plan prévoit le traitement de 65 BB 66000 et de 98 BB 66400, lors des passages en révision générale des engins. La charge de travail est répartie entre les deux ateliers diesels, celui de Quatre-Mares, près de Rouen, et celui de Nevers. En août 2004, La BB 69461 (ex-66461) est la première à bénéficier de cette modernisation. C’est le début d’un processus qui s’achève en avril 2009 avec la BB 69473. D’octobre à décembre 2004, ce sont six engins (69505, 69483, 69477, 69441, 69418, 69506) qui sont traités. En janvier 2005 sort la BB 69235 (il s’agit de la première des 65 BB 66000 à être transfor- Livrée Arzens d’origine, avec aération sous la cabine de conduite. Livrée Arzens actuelle. Triage de Vierzon, 25 mai 2007: la 66057, qui arbore encore ses moustaches blanches d’origine, manœuvre au petit matin avec la 66019. Exhibant ses «moustaches pleines», la 66264 évolue au dépôt de Sotteville (15 juin 2007). BB 66700 en livrée fret BB 66701; BB 66702; BB 66705; BB 66710; BB 66711; BB 66712; BB 66713: BB 66714; BB 66715; BB 66716; BB 66717; BB 66718; BB 66719; BB 66722; BB 66724; BB 66725; BB 66726; BB 66727; BB 66728; BB 66729; BB 66730; BB 66731; BB 66732; BB 66733; BB 66734. Photos S. Lucas Dessins S. Lucas NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 89 mée). Sur la BB 69416, traitée en mars 2006, l’inscription Fret est omise sur les deux faces latérales –c’est la seule avec cette particularité. Avec les mêmes spécificités sur le plan tech- nique que les BB 69000/69400 de Fret SNCF, la direction de l’Infra sort en avril 2008 la 69286 au terme d’une révision générale. Il s’agit de la première machine remotorisée dans les teintes bleu Arzens. Elle est suivie de peu par la BB 69292 (fin avril 2008). Elles affichent fière- ment sous leur cabine de conduite le nouveau logo Infra. Sur la BB 69286, le numéro de l’engin apparaît sur cette même face, un détail qui ne s’appliquera pas aux exemplaires suivants, sur lesquels le logo Infra prend désormais toute la place et le numéro migre au-dessus des grilles d’aération du grand capot. Cette disposition s’appliquera aux BB 69288 (juillet 2008), 69274 (septembre 2008), 69238 (octobre 2008) et 69315 (décembre 2008). En janvier 2009, la BB (6) 69204, toujours de l’Infra, quitte les ateliers de Quatre-Mares avec de nouvelles couleurs, abandonnant le bleu Arzens. Sa livrée est composée d’un jeu de trois couleurs: jaune (sa disposition rappelle celle qui est appliquée sur les 69000/69400 Fret), gris métallisé sur le grand capot et gris orage en bas de caisse et sur les bogies. Le logo de l’Infra se retrouve sur la cabine de conduite, sous les fenêtres de l’agent de conduite. Sa couleur fait référence au ton vermillon utilisé en dégradé dans le logo SNCF. Un bandeau de la même teinte court horizontalement sur les capots. Cette livrée à dominante jaune vif s’est par la suite étendue à partir de février 2009 à la BB 69264, suivie des BB 69260, 69309, 69297, 69191, 69211, 69263, 69278, 69291, 69295 et 69296. Les autres livrées Parmi le parc roulant de la société ETF, trouve les BB 66691 et 66692 ex-Déhé-Cogifer, acquises en 1982 et 1983 et renumérotées res- pectivement 52003 et 52004. Elles ont d’abord revêtu, l’une une livrée jaune à bande verte, l’autre une livrée jaune à bande bleue, avant d’arborer toutes deux une bande verte. 12 BB 66000 ont été vendues par la SNCF sa filiale VFLI, parmi elles se trouve la BB 66104, ex-livrée fret, dont les deux capots ont été peints en jaune vif avec la suppression de l’ins- cription fret sur les cabines de conduite. En 1999 les VFLI ont acquis par ailleurs trois BB 66600 (66614, 66615, 66616) rayées préma- turément des listes SNCF. Avant leur nouvelle affection elles ont été entièrement révisées et ont bénéficié d’améliorations techniques. Le dernier engin, l’ex-66615, est sorti en mars 2001. Procédure habituelle, elles ont toutes été La 66711, dans ses teintes d’origine Arzens, affectée aux manœuvres, stationne à Dijon-Perrigny (29 octobre 2007). Depuis, cette machine a été repeinte en vert fret. La 69425 en livrée fret (elle l’arbore depuis sa RG de janvier 2007) au dépôt de Besançon (29 octobre 2007). Livrée Arzens sur une 66700 destinée à la manœuvre. Peu d’exemplaires la portent de nos jours. Livrée fret arborée par des 66400, 69400, 66200, 69200 et 66700. Photos S. Lucas Dessins S. Lucas RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 90 Livrées LES BB 66000/66700: DU BLEU ARZENS AU VERT FRET renumérotées BB 016 à 018 (respectivement 601 à 603 selon le numéro d’agrément SNCF) et ont revêtu les teintes de la société: rouge vif et gris (disposé en cabine et partie supérieure des capots). L’entreprise Pichenot-Bouillé possède, elle, la BB 66612, en livrée blanche aux extrémités jaunes avec le châssis fractionné en trois bandes horizontales: une grise entourée de rouge, les couleurs d’identification de la société de travaux. À leurs radiations, les BB 66606 et 66608 rejoi- gnent l’entreprise Vecchietti et héritent de leurs couleurs, bleu et jaune. Ces deux machines por- tent l’inscription: «Boxeur» et «Isabelle». Pour l’anecdote, il semblerait que « Boxeur » soit le surnom d’un conducteur et « Isabelle » le pré- nom d’une secrétaire de la société. Enfin, la société Meccoli a appliqué sa robe jaune à bandeau rouge aux BB 66610 et 66611. Elles ont été baptisées l’une «Nicolas», un des responsables logistiques, et l’autre «Karine», une secrétaire. Livrée Arzens actuelle arborée par certaines 69200 affectées à l’Infra. À dr., livrée Infra apparue en force en 2009 sur des 69200. Livrées ETF, l’une à bandeau bleu, l’autre à bandeau vert. Dessins S. Lucas Dessins S. Lucas M. Carémantrant Avec son nouveau logo, la 669292, premier engin de l’Infra à avoir été remotorisé, ici à Paris-Lyon (30mai 2008). À dr., Perrigny: trois engins, trois livrées… la 69291 en livrée Infra, la 66503 en livrée fret et la 66500 en livrée d’origine (20 mars 2009). Engin ETF à Narbonne (mars 2008). Le logo de la société est situé au-dessus des bouches d’aération. G. Pourageaux S. Assez NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 91 Dessins S. Lucas L. Nantier M. Carémantrant Livrée VFLI, qu’arboreront deux ex-BB 66600, et livrée Meccoli, qui concernera deux engins. L’ex-66616, de VFLI, devant la rotonde de Perrigny (24 mai 2005). Les ex-66606 et 66608 de Vecchietti à Perrigny (26 février 2005). Livrée Vecchietti. Les découpes des deux couleurs évolueront fréquemment. La 66612 de Pichenot-Bouillé (13 décembre 2005). Livrée Pichenot-Bouillé. Elle n’a concerné qu’un seul exemplaire, la 66612. Loc 270 (ex-66000) de la société Déhé, à Villeneuve-sur-Yonne (30 juil. 1984). Livrée Déhé-Cogifer. L’exemplaire fut ensuite revendu à ETF. La 66104 VFLI à Laroche-Migennes (12 septembre 2007). Les ATA 340 et 225 de Meccoli à Villeneuve-Saint-Georges (10 septembre 2005). M. Carémantrant L. Nantier L. Nantier L. Nantier RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE2009 92 algré un certain handicap lié à leur poids (qui les fait considérer en France comme des engins de manœuvres et non de ligne), les 040 DE sont faciles à utiliser, à entretenir –une simplicité due en partie à la formule « road schwicher » (1) choisie–, leur prix est attractif (production en grande série) et avec elles on dis- pose d’un choix de puissance (entre 600 et 1200 ch) et de vitesse (entre 40 et 105km/h). Elles ont ainsi rapidement intéressé bon nombre de réseaux français et étrangers. En effet, l’arrivée de locomotives diesels de puissance moyenne per- mettait d’éliminer rapidement la traction à vapeur, jugée onéreuse et d’un piètre rendement. Il est à noter également qu’à l’époque le fonds Eurofima (Société européenne pour le finance- ment de matériel ferroviaire, créée en 1955) a permis à de nombreux pays (dont la France, avec les BB 63401 à 423 de la SNCF) d’obtenir des conditions financières intéressantes. Au total, une dizaine de pays d’Europe, d’Afrique et d’Amérique (centrale et du Sud) ont acquis des BB diesels-électriques Brissonneau et Lotz (B&L). Cuba Dès 1954, les Ferrocarriles Occidentales de Cuba (FOC) s’intéressèrent à ces locomotives françaises. L’envoi, pour comparaison avec des locomotives concurrentes allemandes, de deux 040 DE à Cuba fut suivi de l’achat de ces deux machines ainsi que de la commande de quatre engins identiques, équipés d’un moteur Sulzer 6LDA22 (à six cylindres en ligne) suralimenté, fournissant 750 ch. Ces locomotives, prélevées sur le lot des locomotives SNCF en construction afin de respecter les délais de livraison, furent adaptées aux conditions d’exploitation de l’île, avec, notamment, l’attelage automatique et la marche en UM. Ces engins furent tous livrés en 1954 et immatriculés 7501 à 7506 aux FOC puis, rapidement, 8009 à 8014. Quelques mois plus tard, une nouvelle série de six locomotives du même type était commandée;les 8003 à 8008 des FOC, livrées en 1956, se distinguaient des précédentes par la puissance de leur moteur (portée à 800ch), la suspensiondes bogies, la forme des rambardes ainsi que l’encadrement des baies des cabines. Quelques années plus tard, après la révolution castriste, ce sont les Ferrocarriles Nacionales de Cuba (FC) qui commandent 30exemplaires d’une version sim- plifiée, mais plus puissante, des locomotives précédentes; les 8015 à 8044 (renumérotées 50801 à 50830) furent construites en 1964- 1965 puis expédiées par bateau à LaHavane. Ces dernières avaient un moteur SACM-MGO type ASH (V 12) de 825 ch, mais pas l’UM. Notons également que, lors de la renumérotation du matériel moteur qui a suivi la nationalisation, les survivantes des BB «occidentales» furent regroupées dans une nouvelle série des FC (60801 à 811). En outre, lorsqu’en 1998 la SNCF souhaita négocier la vente de ses propres BB 63000, l’une d’elles (la 63087) se retrouva à Cuba sous le numéro FC 60831. Pour la petite histoire, signalons que la FC 60810 fut transfor- mée en 1983 en… locomotive électrique (renu- mérotée 21202), circulant sur le réseau sucrier Hershey, électrifié en 1200 V DC! Luxembourg En Europe, c‘est tout d’abord le Luxembourg qui donne une suite favorable au voyage de démons- tration de la 040 DE 501 de la SNCF, voyage qui eut lieu au grand-duché en février1956. Quelques jours seulement après cette présenta- tion, les CFL passèrent commande pour quatre unités équipées d’un moteur MGO-SH de 825 ch Les BB 63000/63500 Brissonneau et Lotz à l’étranger Lorsque la SNCF décida d’appliquer la traction diesel aux tâches de remontes et de manœuvres en tout genre, elle fit réaliser une étude en commun avec les Établissements Brissonneau et Lotz aboutissant à une locomotive qui allait être produite à 1290 exemplaires de 1953 à 1977. Près d’un tiers de ces engins ne furent pas destinés à la SNCF, mais aux réseaux secondaires français et, aussi, à des réseauxétrangers, souvent nationaux. En effet, la silhouette caractéristique des 040 DE (BB 63000/63500 à la SNCF) se répandit sur les rails de nombreux pays européens (Luxembourg, Espagne, Portugal, Yougoslavie, Suisse, mais aussi Belgique, Pologne…), ainsi que sous des latitudes plus lointaines (Cuba, Chili, Mauritanie, Gabon, voire Brésil, Union soviétique…). Étranger PAR ANDRÉ GROUILLET A. Grouillet Les 850 de Brissonneau constituent à la fois la première série vendue par cette entreprise à l’étranger et la première acquise par les CFL. Ici, la 858 manœuvre à Bettembourg (25mai 2005). NOVEMBRE2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 93 ainsi que de l’UM. Alors que le constructeur faisait le maximum pour satisfaire ce nouveau client, la commande fut portée à huit engins en avril. Les deux premières locomotives furent livrées en juillet de la même année, la série étant complète dès décembre1957! Ces engins, numérotés851 à858 aux CFL, ont assuré un service mixte (voyageurs et marchandises) grâce notamment à l’installation d’une chaudière dans les 855 à 858, chaudière qui fut ensuite démon- tée lors de la reprise du trafic voyageurs par la série 1800 des CC General Motors, mieux adaptée à cette tâche. Alors que les 850 étaient en construction, les CFL passèrent encore commande de 13autres locomotives du même type, équi- pées cette fois du même moteur mais suralimen- té, portant ainsi leur puissance à 925 ch –le but des CFL était d’éradiquer totalement la traction à vapeur du réseau luxembourgeois. Cette nouvelle série, également équipée de l’UM, portait les numéros 901 à 913. On notera que les six pre- mières (901 à 906) étaient équipées du chauffage du train et que cette chaudière sera, à l’instar de celle des 850, démontée en 1963 et installée dans les CC 1800. De même, l’UM, peu utilisée, sera démontée lors des passages en révision. Les BB 850 et 900 ont assuré un service remar- quable jusqu’en 2007; lors de leur radiation par les CFL, deux 850 (853 et 855) et trois 900 (909, 910 et 911) ont été reprises d’occasion par le réseau secondaire français RDT13 (ex-BdR, à Miramas) et transportées (par la route) fin 2007. Mauritanie En 1961, afin d’aider à la construction de l’importante ligne minière Nouadhibou- Zouera- te (la seule du pays), la Mauritanie fait également confiance au constructeur français et reçoit en début d’année un premier contingent de six loco- motives dérivées des 040 DE 500 de la SNCF. Mus par un moteur SACM-MGO SHR détaré de 925 à 850 ch, ces engins doivent être adaptés aux conditions particulièrement difficiles rencontrées dans ce pays désertique et, notamment, aux vents de sable qui abrasent tout, même les rails et les pistons dans les moteurs(2)! Pour effectuer les manœuvres aux deux extrémités de la ligne ainsi que celles des trains de travaux et des trains chasse-sable, la Miferma (société anonyme des MInes de FER de la MAuritanie) prend possession des autres exemplaires qui sont expédiés par l’usine B&L d’Aytré et mis en service en 1964 et en 1971, formant la série BB 001 à 010. Plus tard, la Miferma sera nationalisée et les BB, reprises par la SNIM (Société Nationale Industrielle et Mi- nière de Mauritanie). Elles ont continué d’assurer leur tâche dans des conditions climatiques très difficiles, aux côtés des grosses CC Alsthom jus- qu’à l’arrivée de la seconde génération de maté- riel moteur, qui a maintenant pris la relève. (No- tons qu’une onzième BB Brissonneau et Lotz fut achetée d’occasion, en l’occurrence l’ancienne machine n° 078 des Houillères du bassin du Nord et du Pas-de-Calais, et qui porte le numéro BB 011 en Afrique.) Portugal C’est en mars1961 que, au Portugal, la Compa- nia dos Caminhos de Ferro Portugueses (CP) prend livraison d’un premier lot de 15 040 DE Brissonneau et Lotz, montées sur des bogies à écartement ibérique et munies d’un moteur SACM-MGO V 12 ASHR de 825 ch. Une partie d’entre elles est financée via Eurofima. Ensuite, 10 autres locomotives identiques compléteront, en 1963-1964, la série (1201 à 1225) des CP. Ici encore, ces engins de moyenne puissance ont réussi à éliminer la traction vapeur là où les grosses locomotives américaines auraient mal- mené des voies faiblement armées. Dans ce pays, c’est le constructeur local Sorefame (SOciedades REunidas de FAbricaçoes MEtalicas) qui a obtenu la licence de fabrication. Quelques modifications, comme des ouïes de ventilation ou un gros phare monté sur le haut des capots, les distinguent des engins français. Ces locomotives assuraient, il y a encore une dizaine d’années, du service voya- geurs dans l’Algarve. En 2006-2007, 12 d’entre elles (les 1201, 05, 07, 11, 12, 14, 16, 17, 18, 21, 23 et 24) ont été remises en état par les ateliers de Barreiro et vendues en Argentine. Les der- nières croupissent aujourd’hui sous le soleil du cimetière de Barreiro-Alto de Seixalinho. Espagne Eurofima finança également l’acquisition 10locomotives à écartement ibérique mais équi- pées, comme les 63159 à 195 de la SNCF, d’un moteur Sulzer 6 LDA 22-E (mais taré à 725ch, comme celui des 63109 à 158) et destinées à l’Espagne. À l’instar des portugaises, ces BB sont également construites sous licence B&L, mais cette fois par les constructeurs espagnols MTM (Maquinista Terrestre y Maritima) et Babcock & Wilcox. Numérotées 10701 à 10710 lors de leur réception par la Renfe en 1962-1963, elles devien dront ensuite 307.001 à 010 lors de la renumérotation générale de 1971. Comme pour La 643.026 des Slovenske Zeleznice (SZ, ex-JZ), construite par Djuro Djakovic, manœuvre à Ljubljana une tranche d’un train de nuit (22mai 2007). A. Grouillet (1) C’est-à-dire «pour services mixtes de route et de manœuvres», engins généralement composés d’une cabine entourée de deux capots, ce qui facilite l’accès aux organes lors de la maintenance ainsi que la visibilité à l’avant comme à l’arrière. (2) Voir Rail Passion n°132. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE2009 94 Étranger LES BB 63000/63500 BRISSONNEAU ET LOTZ À L’ÉTRANGER les 1200 des CP, les 10700 (puis 307) de la Renfe se démarquent de leurs cousines françaises par un gros phare frontal, l’UM, des grilles de venti- lation différentes, ainsi que par quelques autres détails moins visibles mais souhaités par les responsables du matériel espagnol. Durant leur carrière, elles furent entièrement utilisées en service marchandises (manœuvres lourdes et dessertes locales). Elles ont toutes été reformées au début des années 90. Yougoslavie Le pays d’Europe ayant le plus grand nombre de 040 DE après la France est l’ancienne Yougo- slavie, qui en possédait 155 unités (22 importées et 133 construites sur place). Les Yougoslaves ayant l’habitude de surnommer leurs locomo- tives, les séries 642 et 643 répondent au surnom de «Djurica» (en rapport avec le nom de leur constructeur français). Comme au Luxembourg, c’est une 040 DE fran- çaise, la 509, qui effectua une tournée de démonstration, qui la conduisit jusqu’à Zagreb, en septembre1956. Favorablement impres- sionnés, les responsables des Jugoslovenske Zeleznice (JZ) vinrent ensuite en France. Puis une autre locomotive française (la 040 DE 402) se rendit également en Yougoslavie, où elle parcou- rut 5250km avec une vitesse de pointe de 100km/h. Une première commande fut alors signée entre les JZ, la société Brissonneau et Lotz et le fonds Eurofima,commande prévoyant de construire sous licence une grande partie des locomotives dans les ateliers croates de Djuro Djakovic (DD). Les Yougoslaves recevront en tout deux séries de «Djurica»: la série 642, à moteur MGO V 12 ASH de 825ch, construite de 1961 à 1972; la série 643, à moteur MGO V 12 ASHR sur- alimenté de 925 ch, construite de 1967 à 1977. Ce sont tout d’abord 36 unités de la série 642 qui sont assemblées en Yougoslavie entre 1961 et 1963. Destinées aux manœuvres lourdes, elles seront immatriculées 642.001 à 036 dans le sys- tème JZ. Suivent les 642.137 à 203, qui sont entièrement construites dans le pays entre 1964 et 1972. Équipées d’une chaudière à vapeur, ces dernières peuvent remorquer aussi bien des trains de voyageurs légers que des marchan- dises, et elles disposent de deux postes de conduite. On notera que certaines 642.0 ont été, après leur livraison, équipées d’une chaudière et renumérotées en 642.1 (3). Enfin, un exemplaire unique, numéroté 642.301, a été entièrement construit par Djuro Djakovic; semblable aux 642.1, il n’a toutefois pas de chaudière. La série 643 est assez semblable, mais équipée de la suralimentation ainsi que d’une chaudière, ce qui se traduit par un petit capot un peu plus haut que celui des 642.0. Destinées à un service plus universel que les 642.0 sans chauffage, les 643, plus puissantes et pourvues du chauffage du train, ont été tout d’abord construites à 22 exemplaires en France et exportées en Yougo- slavie en 1967. Elles prennent la numérotation 643.001 à 022. Puis viennent les 643.023 à 051, semblables, mais construites par DD de 1967 à 1977; les dernières construites sont les ultimes «Brissonneau» du type 040 DE/BB 63000. Après l’éclatement de la Yougoslavie, les JZ sont répartis en plusieurs réseaux entre 1991 et 2006: Slovenske Zeleznice (SZ) en Slovénie, Hrvatske Zeljeznice (HZ) en Croatie, Makedonski Zeleznici (MZ) en Macédoine, Zeljeznice Federacije [Fédération] Bosne i Hercegowine (ZFBH) et Zel- jeznice Republice Srpske (ZRS) en Bosnie-Herzé- govine (respectivement dans la Fédération de Bosnie-et-Herzégovine islamo-croate et dans la République serbe de Bosnie), des Zeleznice Srbije (ZS) en Serbie, des Zeljeznica Crne Gore (ZCG) au Montenegro ainsi que de l’Unmik Railways [Un- mik: United Nations Interim Administration Mis- sion in Kosovo] suivie des Hekurudhat e Kosovës (HK) au Kosovo. Mais revenons à la fin des JZ… Les 642 sont réparties entre les différents pays émergents sans toutefois que la répartition exacte soit clairement connue. Seul le prototype 642.301 a été localisé au dépôt de Ljubljana (Slovénie), où il opère toujours actuellement. Les 643.001 à 022 sont réparties entre les ZRS (1), les HZ (2), les MZ (3), les SZ (8), les ZS (7), la 643.001 ayant été radiée; les 643.023 à 051 grossissent les parcs des ZRS (1), ZFBH (1), SZ (20), ZS (5) et ZCG (2). Pour être complet, signalons également l’existence de la 643.101, un prototype construit par Djuro Djakovic en 1970 et équipé d’un moteur Pielstick 8 PA 4 V 185 VGG, de même puissance que le SACM suralimenté. Ce prototype ira en Croatie, où il deviendra HZ 2042.101. Chili C’est ensuite au tour du Chili d’être intéressé par les BB B&L. En tout, 49 exemplaires seront montés sur des bogies à voie large (1,676m) puis expédiés du port de LaRochelle vers Valpa- raiso en deux temps, fin 1962 et début 1963. De nombreuses modifications ont été nécessaires pour adapter ces locomotives à moteur MGO-ASH de 825 ch aux conditions climatiques propres à ce pays. Par la suite, la privatisation du réseau chilien EFE (Empresa de los Ferrocarriles des Estado), opérée à partir de 1989, a entraîné l’application de livrées diverses et variées selon le réseau d’adoption, mais… sans changement de numérotation pour la plupart d’entre elles. Suisse Si la Suisse fut le théâtre d’essais menés dans les années 50, aucune commande n’a abouti. Cependant, l‘ancienne HBNPC n°029 a été reconditionnée en Belgique (aux ateliers CFD Locorem), louée aux CFF en 1992 pour une durée de cinq années et renumérotée Em 4/4 1110 selon la dénomination en vigueur en Suisse. Cette locomotive fut affectée aux trains de tra- vaux dans la gare de Morges (entre Lausanne et Genève) ainsi qu’aux échanges de wagons avec le BAM (Bière– Apples- Morges), le train privé local à voie métrique. Une fois ces travaux ter- minés, elle fut réutilisée à Thoune, sur la ligne Berne- Spiez- Interlaken, pour les manœuvres dans cette gare, puis restituée à la fin du contrat de location. On signalera que cette locomotive portesur ses flancs «040 DE 600», ce qui cor- respond au type de la locomotive (BB, diesel- électrique, 600 ch) mais n’a aucun rapport avec la 040 DE 600, devenue 63600 à la SNCF! La BB 003 mauritanienne de Miferma à Nouadhibou (octobre 1999). T. Nicolas NOVEMBRE2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 95 Gabon En 1997, ce sont encore deux entreprises industrielles du Gabon qui achètent chacune une BB 63000 réformée par la SNCF. Tout d’abord, la Comilog (COmpagnie MInière de L’OGooué) achète la BB 63236; la même année, la SNBG (Société Nationale des Bois du Gabon) rachète la BB 63169. Ces locomotives ont, comme bien d’autres, été reconditionnées par les ateliers de Sotteville (Quatre-Mares) et expé- diées dans le pays destinataire. Kosovo Enfin, plus récemment et plus près de nous, la guerre de Yougoslavie a entraîné l’envoi au Ko- sovo de matériel ferroviaire par certains pays européens au titre de la reconstruction des che- mins de fer dans ce pays exsangue. En 1999, après cessation des bombardements de l’Otan, le Kosovo est séparé de la Serbie et administré par la KFOR. Cette année-là voit l’Unmik assurer le financement de certaines opérations ainsi que la gestion des chemins de fer de la province du Kosovo (certains pays aident en cédant des lo- comotives). La France a expédié ainsi deux Bris- sonneau et Lotz, les BB 63015 et 63018 de la SNCF, qui se trouvent aujourd’hui encore dans le cimetière du dépôt de Kosovo Polje (Fushë Ko- sovë), frappées du logo des Nations unies. D‘autres pays ont également vu rouler des BB Brissonneau et Lotz, mais à des degrés moindres. • La 040 DE 591 a été présentée à l’Exposition universelle de Bruxelles en 1958, mais aucune commande émanant de la SNCB n’a été passée. Toutefois, les BB 63121 et 63123 ex-SNCF ont été acquises par le Chemin de fer à vapeur des trois vallées (CFV3V) pour son exploitation touristique en Belgique. D’autre part, la 63149 est exposée au musée ferroviaire de Treignes. Toujours dans le même pays, la société NVKS (Naamloze Vennootschap van Kempense Steen- koolen), exploitant les charbonnages de Campine, a racheté 14 locomotives ex-HBNPC. • La 040 DE 142 fut exposée en 1958 à la foire de Poznan, mais aucune commande ne fut enregistrée de la part des PKP, l’engin ne pou- vant tracter ni les convois de voyageurs (absence de chaudière) ni les lourds convois de marchan- dises de 1200 t, alors de règle en Pologne. • Une 040 DE 500 (future 63941?) fut présentée également à Sao Paulo, entraînant une demande des Brésiliens auprès de MTM et de Sulzerpour étudier une version à voie large et une version à voie métrique de la locomotive française. Une étude sans suites concrètes. • Une 040 DE 500 (quel numéro?) fut égale- ment présentée à Moscou en 1961; là non plus, sans le résultat escompté. • Le transitaire fret Decoexsa assure la manœuvre sur voies normales d’Irun avec la BB 63245 ex- SNCF, qui pénètre ainsi en Espagne depuis 1995. • La HBNPC n° 047 a été louée en 1996-1997 à la cimenterie suisse HCB (Holderbank Ciments et Bétons) d’Eclépens, entre Lausanne et Yverdon. L’étonnante fiabilité de ce matériel a donc été démontrée aussi bien à l’étranger qu’en France! Mais est-ce terminé? Les opérateurs privés, sou- cieux d’utiliser un matériel fiable et bon marché, n’ont sans doute pas fini de faire résonner le V 12 de la SACM ou le six cylindres en ligne de Sulzer… Le lecteur désirant davantage de détails sur ces engins pourra se reporter à l’excellent livre Les Locomotives diesel mixtes BB-63000/63500 et leurs dérivées, de P. Dumont et J. Banaudo, aux Éditions du Cabri (1998). A. Grouillet Fraîchement repeinte, la 1223 portugaise manœuvre sur la plaque tournante de Barreiro avant d’embarquer pour l’Argentine (12juin 2006). Caractéristiques principales FOC 7501 à 7506, puis FC 60801 à 60811: Bo’ - Bo’, 552kW, 80km/h, 72t, 14,62m HT, 1954, B&L, Creil. FOC 8003 à 8008, puis FC 60801 à 60811: Bo ‘- Bo’, 589kW, 80km/h, 72t, 14,62m HT, 1956, B&L, Creil. FC 8015 à 8044, puis FC 50801 à 50830: Bo’ - Bo’, 607kW, 90km/h, 72t, 14,20m HT, 1964-1965, B&L, Aytré. CFL 851 à 858: Bo’ - Bo’, 607kW, 105km/h, 72t, 14,75m HT, 1956-1957, B&L, Creil. CFL 901 à 913: Bo’ - Bo’, 681kW, 105km/h, 72t, 14,75m HT, 1958-1959, B&L, Creil. SNIM BB 001 à 010: Bo’ - Bo’, 626kW, 90km/h (?), 72t, 14,48m HT, 1961-1971, B&L, Aytré. CP 1201 à 1225 : Bo’ - Bo’, 607kW, 80km/h, 65t, 14,68m HT, 1961-1964, Sorefame sous licence. Renfe 307.001 à 010: Bo’ - Bo’, 534kW, 80km/h, 66t, 14,68m HT, 1962-1963, MTM et B&W sous licence. JZ 642.001 à 036: Bo’ - Bo’, 607kW, 80km/h, 64t, 14,74m HT, 1962-1963, DD sous licence. JZ 642.137 à 203: Bo’ - Bo’, 607kW, 80km/h, 67t, 14,74m HT, 1964-1972, DD. JZ 642.301: Bo’ - Bo’, 607kW, 80km/h, 64t, 14,74m HT, 1968, DD. JZ 643.001 à 022: Bo’ - Bo’, 681kW, 80km/h, 67t, 14,74m HT, 1967, B&L, Aytré. JZ 643.023 à 051: Bo’ - Bo’, 681kW, 80km/h, 67t, 14,74m HT, 1967, DD. JZ 643.101: Bo’ - Bo’, 681kW, 80km/h, 67t, 14,74m HT, 1970, DD. Note: pour des raisons de simplification, nous donnons ci-dessus les caractéristiques des locomotives JZ, étant bien entendu qu’aujourd’hui elles sont partagées entre certains des nouveaux pays (Slovénie, Croatie, Macédoine, Bosnie-Herzégovine, Serbie et Monténégro). EFE D 7101 à 7149 : Bo’ - Bo’, 607kW, 90km/h, 72t, 14,50m HT, 1962-1963, B&L, Aytré. (3) Il s’agit des 642.004 devenue 642.104, 642.005 de- venue 642.121, 642.007 devenue 642.105, 642.008 devenue 642.117, 642.010 devenue 642.118, 642.022 devenue 642.110 et 642.023 devenue 642.111. NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 96 Les 63000 et 66000 en modèles réduits Contrairement à d’autres séries de locomotives du parc de la SNCF, ces deux types de machines diesels ont connu un certain succès auprès des fabricants, ce qui s’est évidemment traduit dans les faits par la production de modèles réduits dans plusieurs échelles traditionnelles. Modélisme PAR GUY LANDGRAF La BB 63743 et sa livrée orange de Roco. La 040 DG 52 de Piko, en HO, un modèle représentatif de l’époque III. Une 63500 de Jouef en N. À dr., l’une des machines proches du type 63500 utilisées par la RDT 13, l’un des derniers chemins de fer départementaux, proposée par Roco. En 1995, Roco proposait une nouvelle version, en HO, d’une 63500 (ici, la 63953). Pas de changement radical, mais des améliorations dans les domaines électrique et mécanique. G. Landgraf Doc. Doc. C. Recoura/Doc. C. Recoura/Doc. NOVEMBRE 2009 RAIL PASSION HORS-SÉRIE 97 L es différentes reproductions n’ont pas toutes été de la même qualité, mais elles ont eu du moins pour les amateurs l’avantage d’être des représentantes tout à fait valables de ces longues séries qui, dans la réa- lité, restent encore très appréciées par les cheminots – conducteurs, agents de manœuvres ou dirigeants. Ceux-ci ont toujours su profiter de leurs qualités dans des domaines variés de l’organisation ferroviaire: manœuvres de gares, traction de trains de fret locaux et même de trains de voyageurs. Certains de ces derniers avaient généralement des compo- sitions légères en voitures du parc et, dans certains cas ou à certaines occasions, en remorques d’autorails… Bref, ces machines laisseront le souvenir de « bonnes à tout faire » du rail au cours des quelque 40 dernières années du siècle ainsi qu’en ce début du En modélisme, les reproductions de ces deux séries ont commencé à apparaître dès les années 1960. Ce fut le cas, en H0, d’une 040 DE 500/ BB 63500 de fabrication artisanale, mise sur le marché grâce au dyna- misme du détaillant parisien exploitant le magasin Au Pullman , dans le quartier Saint-Lazare. Le modèle était de bonne facture, même si l’aspect général et certains détails pouvaient prêter le flanc à la critique de la part des amateurs. Disons que cette machine, seule du genre lors de sa sortie, fut bien accueillie, mais son prix ne la mettait pas à la portée de toutes les bourses. Il aura fallu attendre le premier modèle H0 de la 63500 sorti par Roco pour, cette fois, retenir vraiment l’attention des amateurs. Ce modèle en plastique sur châssis métallique, bien gravé et dignement motorisé, est sorti dans sa livrée verte et jaune (gros filets) de l’époque IV, puis dans sa présentation originale due au styliste Paul Arzens (époques IV/V). Au fil des ans, le même modèle a revêtu aussi les couleurs de l’époque III (vert foncé et petits filets jaunes) ainsi que les livrées précédemment décrites, en même temps que de nouveaux numéros étaient apposés, ceux de la sous-série 040 DE 400/63400 dite « Eurofima » notamment, du nom de l’organisme financier de l’UIC. Et, tout récemment, c’est la marque allemande Piko qui a sorti à son tour une 040 DE 500/63500 dans les différentes livrées déjà citées. Ce dernier modèle bénéficie d’un prix de vente attractif pour une qualité de reproduction et de motorisa- tion intéressante. En N, c’est Roco qui s’est lancé et a proposé un modèle de 040 DE 500/ 63500 correct, mais resté unique en son genre jusqu’à aujourd’hui. Le 0, lui aussi, a possédé dans sa gamme ce type de locomotive, grâce à des productions artisanales construites en métal et généralement ven- dues en kit. On peut citer ici la locomotive 63500 en laiton proposée un temps par un commerçant/artisan français, ICA, malheureusement disparu depuis. Et l’on remarquera que, jusqu’à présent, seule la gamme des 040 DE 500 et 63500 (la plus nombreuse et la plus efficiente de la famille il est vrai) a été représentée. Les séries antérieures (63000 et 63100), dont les détails des capots sont différents de ceux des « 500 », n’ont inspiré personne, et il est vraisemblable qu’elles ne seront sans doute jamais reproduites, étant donné leur disparition imminente du paysage des gares et des triages. Après ce survol des principales reproductions de « 63000 », il est intéressant de noter que la série des 66000 (040 DG) a été davantage représentée, et ce, même plus tôt que leurs « cousines » 63000. C’est en tout cas le modèle de la 66150 qui aura certainement le plus longtemps représenté la « famille », étant né chez Jouef et ayant tenu bon pendant Succès critique et commercial à l’époque pour la 66400 de Jouef: qualité des détails et de la décoration, moteur au fonctionnement parfait… Les amateurs furent comblés! La 66445 de Jouef, en livrée de l’époque IV, avec sigle SNCF « allégé», sortie fin 1998. À dr., autre modèle Jouef de 66400. C. Recoura/Doc. N. Giambi/Doc. N. Giambi/Doc. RAIL PASSION HORS-SÉRIE NOVEMBRE 2009 98 Modélisme LES 63000 ET 66000 EN MODÈLES RÉDUITS une trentaine d’années dans le catalogue de la marque! Il s’agissait pourtant d’un modèle dont les adaptations techniques et la qualité générale des détails pouvaient être critiquées. Mais il faut aussi recon- naître que ce modèle fut, pour la marque française, celui qui constitua alors le point de départ vers des productions plus respectueuses de la réalité qu’auparavant. La 66150n’a été détrônée, dans cette gamme Jouef, que par les modèles entièrement « revisités » et sortis dans le commerce dans les années 1990. Ces modèles à châssis métallique et à motorisation perfor- mante, faisant appel à la transmission par arbres à cardans (c’est devenu la règle désormais), respectent beaucoup mieux les proportions des engins réels. Et, outre les livrées différentes avec des numéros typiques de l’époque III jusqu’à l’époque actuelle, ces divers modèles se révèlent réussis, tant pour l’évocation de la réalité que sur le plan de la qualité et des performances. Et, outre les numéros variés proposés dans la série 66000 de base, la sous-série 66400 (celle qui est équipée de l’appareillage nécessaire au chauffage élec- trique des trains de voyageurs) est maintenant bien représentée. Et tant pis pour les fourgons-chaudières d’autrefois! En plus de notre « marque nationale », on peut également citer l’arti- san TAB, qui a produit en petite série une 66000 en métal moulé, de très grande qualité. Et l’on peut valablement ajouter à présent la firme Piko, qui a, comme pour les 63000, mis à son catalogue récemment les 040 DG/66000 avec des numéros assortis aux livrées successives, de l’époque III à nos jours. Comme pour ses 63000, la marque propose désormais des modèles à un prix plutôt raisonnable, avec des qualités de traction et de roulement tout à fait correctes. Et, en plus des modèles typiquement SNCF, cette marque est la seule à posséder des engins ayant revêtu la livrée d’entreprises de traction ou de travaux ferroviaires (ETF, TSO, Vecchietti, VFLI, Colas, etc.) étrangères à la Société nationale mais empruntant régulièrement ses voies. Reste, en revanche, que les amateurs de N, comme ceux de 0, ne dispo- sent quant à eux – pour l’instant du moins… – d’aucun modèle de 040 DG/66000. Tout espoir n’est cependant pas perdu, des marques comme Minitrix ou Piko, grâce à leur vitalité actuelle, pourraient bien en effet sortir un de ces jours des modèles du genre, au 1/160… On peut toujours espérer. Et même se laisser aller à rêver! L’importance de ces machines dans le parc réel justifie le véritable raz de marée virtuel sur ces séries et leurs déclinaisons respectives. Nous nous contenterons ici de passer en revue les modèles actuellement en ligne. Les BB 63000/400/500 C’est le magasin de jouets L’Auto-Rail Metz qui a proposé, début 2002, les pre- mières modélisations. Il s’agissait en l’occurrence des BB 63414, 63792 et 63941, respectivement en livrée orange, verte et orange délavé (rose). Au fil du temps, la liste des retexturages de ce modèle n’a cessé de croître. Citons les réalisations en mars 2007 des 63048 et 63138 aux couleurs de l’association du TPCF, et plus récemment le pack d’Hervé Droin avec ses 17 locomotives supplémentaires. L’intégralité des livrées est alors reproduite, comme les 63426, 522, 718, 756, 812, 833, 884 et 64052 en livrée Arzens, les 63544, 587, 632, 957 en livrée verte, et les 63694, 981 en livrée Fret. Les modèles en livrée d’origine portent les numéros 040 DE 13 et 040 DE 535. Les BB 66000/400/700/69400 Édouard Staniczek modélisa en avril2002 la BB 66472, conception de très bonne qualité. Cette locomotive servit de support à d’autres créations, telles que la 66417 Fret, la 66705 avec l’attelage BSI, la 66479 ou bien encore la 66411 avec sa libre interprétation de la livrée jaune de l’Infrastructure. Une décli- naison en 69400 a même été entreprise avec, à la clé, la 69433. En avril 2008, 19 BB 66000 de la deuxième sous-série (BB 66041 à 66188) et 10 engins de la tranche BB 66189 à 66318 ont étoffé la gamme, sans oublier le pack qui vous propose 10 nouvelles BB 66400. Romain Mercier Toutes les réalisations mentionnées sont disponibles gratuitement au téléchargement: - sur le site d’Activitysimulatorworld (catégo- rie « Les locomotives diesels ». Cliquez alors sur le drapeau français); - ou sur http://bpao.free.fr/french/simu/simu.php. Les BB 63000, 66000 et leurs dérivées Captures d’écrans R. Mercier UM et triplette de BB 66000 attendant leur prochain service au départ de Borgue (gare virtuelle). Concentration de 63000 arborant le panel complet des livrées arborées par la série depuis le début. Les BB 66051 et 66043 encadrent la BB 66073 en livrée bleu roi. La 66150 de Jouef, en HO, est un des modèles de la gamme à avoir connu une longévité record. La photo montre une machine qui a bénéficié de quelques retouches de peinture pour un meilleur réalisme. G. Landgraf
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