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La Vie du Rail Magazine n°3315

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MAGAZINE du débat régional MAGAZINE Décembre 2015 MENSUEL FRANCE MÉTROPOLITAINE 5,90 3’:HIKPKE=ZUZ^UU:?d@n@l@f@a"; M 05045 - 3315 - F: 5,90 - RD www.laviedurail.com D epuis le 2novembre, plu- sieurs dessertes TER ont été annulées, en particulier en Auvergne, dans le Midi-Pyré- nées et dans les lignes du pourtour vosgien, en Alsace comme en Lorraine. C’est la conséquence d’incidents sur- venus sur le parc X73500 qui ont conduit l’Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) à interdire à compter du 2novembre la circulation en «solo» de ces autorails. Toutefois, les X73500 peu- vent continuer en circuler en unités multiples, doubles ou triples. Depuis la mi-octobre, plu- sieurs syndicats s’étaient en ef- fet emparés du problème de shuntage – ou plutôt de dés- huntage – que rencontre ce type d’autorail lorsqu’il circule en unités simples. À plusieurs reprises, il est arrivé que, par intermittence, les X73500 cir- culant en «solo» ne court-cir- cuitent plus le circuit de voie qu’ils occupent, devenant ainsi «invisibles» pour les différents systèmes de sécurité. L’incident le plus spectaculaire, relevé par la presse quoti- dienne régionale et mis en exergue depuis par les syndi- cats, a été un «bivoie» – un déraillement dû à l’aiguillage de deux parties d’un même train vers deux voies diffé- rentes – le 12octobre à Sainte- Pazanne (Loire-Atlantique), survenu lors du passage à fai- ble vitesse d’un autorail mo- mentanément devenu «invisi- ble» sur un appareil de voie. Ce n’était pas le premier inci- dent dû à un déshuntage sur ce type de matériel, en service depuis 1999. Une collision mortelle sur un passage à ni- veau entre Brest et Morlaix en 2006 aurait été causée par un déshuntage qui n’aurait pas déclenché l’abaissement des barrières. Plus récemment, en janvier, de tels non-abaisse- ments de barrières de passages à niveau ont été observés entre � La Vie du Rail - Décembre 2015 PROJECTEUR Sécurité. L’interdiction des X73500 en Les problèmes de déshuntage des X73500, qui multiplient les incidents, ont entraîné l’interdiction de faire circuler cet autorail en unités simples. Avec comme conséquence la suppression des dessertes assurées par ce matériel en «solo». Bordeaux et Hendaye, sur une section de 11km où l’autorail «disparu» à sept reprises. C’est dans cette perspective, alors que, depuis la mi-octo- bre, de plus en plus de conducteurs faisaient valoir leur droit de retrait, que l’EPSF a interdit la circulation des X73500 en unités simples. Même si un déshuntage a de- puis été constaté sur une unité double vers Firminy, entre Le Puy et Saint-Étienne, à cause de feuilles mortes. Conséquence pour les usa- gers: le mode ferroviaire est remis en cause sur plusieurs lignes ou dessertes à faible fré- quentation. Pourquoi mettre sur les rails une rame avec 120 places assises au moins pour transporter 15 personnes, voire moins? D’où un trans- fert sur route, parfois impro- visé. Et un risque de voir cette situation pérennisée sur cer- taines lignes déjà menacées, comme la desserte du Mont- Dore. Un risque qu’a souligné la Fédération nationale des as- sociations d’usagers des trans- ports (Fnaut) dans un com- muniqué du 4novembre. D’autant plus important que 317 autorails de ce type sont en service en France dans la quasi-totalité des régions (sauf en Nord-Pas-de-Calais et Paca), sur les lignes les moins fréquentées. Président de la région Midi- Pyrénées, où 27 autorails X73500 sont à l’arrêt, Martin Malvy a saisi, le 5novembre, le directeur régional de l’EPSF, se déclarant «surpris d’appren- dre que la situation pourrait se prolonger alors que les services seraient assurés dans les autres régions dont certaines ont un nombre beaucoup plus élevé de modèles X73500.» Un traite- ment particulièrement défa- vorable, avec 20% des liaisons supprimées et remplacées par des cars, notamment sur des lignes où la région venait d’as- surer un renouvellement com- plet des voies dans le cadre du Plan Rail! Issu d’un programme franco- allemand des années 1990, l’autorail TER (ATER) a été commandé à De Dietrich et LHB (dont les activités ferro- viaires respectives ont été re- prises par Alstom) par la SNCF (X73500 et version transfrontalière X73900 pour l’Alsace et la Lorraine) ainsi que par la DB (VT641), mais aussi par les CFL (2100), qui les ont par la suite revendus à la SNCF. Patrick LAVAL La Vie du Rail - Décembre 2015 � «solo» frappe les plus petites lignes © CC - Marc André Levy En cas de déshuntage, un autorail devient «invisible» pour les systèmes de sécurité. � La Vie du Rail - Décembre 2015 L a Vie du Rail s’est procuré la première expertise menée par l’Établissement public de sé- curité ferroviaire (EPSF), Bom- bardier et la SNCF sur l’acci- dent survenu à un AGC le 20octobre, qui avait dérivé sur 19 kilomètres avant que le conducteur n’arrive à l’immo- biliser. L’expertise révèle des fragilités aux extrémités et en partie basse du train. Elle a conduit au lancement de quatre études de faisabilité, portant aussi bien sur le ren- forcement du chasse-obstacle aux extrémités des rames, la protection renforcée des pan- neaux de frein, l’évolution des valves de purge et l’alimenta- tion électrique des équipe- ments de sécurité en mode dégradé. Enfin, une étude comparative est lancée sur des matériels roulants technique- ment similaires à l’AGC, en particulier les rames Francilien et Regio2N. Rappel des faits. Le 20octo- bre, le TER848973 reliant Abancourt et Rouen est assuré par l’AGC Z27674 - Z27673, une rame automotrice articulée tricaisse reposant sur quatre bogies. Après un arrêt à For- merie (Oise), le mécanicien aperçoit deux vaches sur les voies principales alors qu’il roule à 138km/h et déclenche un freinage d’urgence quelques instants avant l’impact, géné- rant la mise à l’atmosphère de la conduite générale et l’ouver- ture de la boucle de sécurité de freinage. Mais, suite au choc (côté motrice Z27674), la rame se retrouve dans l’inca- pacité de freiner et entame une dérive de 19km, avant que le mécanicien finisse par l’immo- biliser au-delà de la gare de Serqueux, sans qu’aucune vic- time humaine soit à déplorer. C’est sur ce dernier site, ainsi qu’au Technicentre Norman- die, à Sotteville, que l’expertise a été menée par un représen- tant de l’EPSF, des représen- tants de Bombardier Transport, ainsi que des agents SNCF du Pôle Ingénierie de Nevers et du Technicentre Normandie. Visiblement, le carénage et l’at- telage de la motrice ont pris le choc de plein fouet. Arraché de son support, le coupleur électrique a subi une forte dégradation mécanique, à l’origine de courts-circuits électriques, déclenchant des coupe-circuits qui à leur tour ont généré la perte de l’ali- mentation électrique 72 V au niveau de la motrice de tête. De ce fait, la descente des pa- tins magnétiques, qui auraient dû assurer un freinage puissant suite à l’ouverture de la boucle de sécurité, n’a plus été possi- ble. Parallèlement, la conduite principale a été arrachée lors du choc au niveau de l’attelage, faisant perdre l’alimentation pneumatique de l’ensemble de la rame. Mais la collision ne s’est pas limitée au choc fron- tal: mêlés au ballast, les bovins sont ensuite passés sous la rame, endommageant les équi- pements installés sous caisses, dont ceux de freinage (tuyau- teries, panneaux de frein…) Sous l’effet de la force exercée sur le panneau de frein du bo- gie de tête, les valves de purge ont été déclenchées, faisant perdre la capacité de freinage pneumatique de ce bogie mo- teur. Sur les deux bogies sui- vants, porteurs, les impacts sur la tringlerie ont également en- traîné une purge, donc une perte de la capacité de freinage pneumatique. Enfin, même cause et même effet au niveau du bogie de queue (moteur) que sur celui de tête. Conclu- sion: sans capacité de freinage pneumatique, alors que les pa- tins magnétiques ne pouvaient plus être activés faute d’ali- mentation électrique, il deve- nait impossible de freiner la rame… P.L. Comment le «TER fou» a perdu ses freins PROJECTEUR AGC Z 27500 de Bombardier, similaires au matériel touché par l’incident de freinage du 20octobre. L’expertise a été menée par l’EPSF, Bombardier Transport et la SNCF © CC - Passiondutrain La Vie du Rail - Décembre 2015 � P our la CGT Cheminots, au regard du nombre d’in- cidents récents, la cote d’alerte est atteinte. Le syndicat, qui se défend de vouloir «créer la peur» , dit aussi ne pas vou- loir attendre «un accident pour communiquer» . Il tenait le 9novembre une conférence de presse au siège de la CGT à Montreuil avec des cheminots qui, «experts dans leurs mé- tiers» , analysaient la situation. Et exposaient les propositions de leur organisation. Avec l’objectif de «se faire entendre des citoyens» parce qu’ils «n’avaient pu trouver des in- terlocuteurs prenant en considé- ration, et au niveau requis, l’am- pleur du problème» . Tant auprès de la direction SNCF que du ministère des Trans- ports et de l’EPSF. La CGT rappelait les avoir tous alertés à nouveau à de nombreuses reprises depuis juillet. Gilbert Garrel, le secrétaire général, voit dans la détério- ration de la sécurité l’aboutis- sement de «la gestion de l’entreprise telle qu’elle est pra- tiquée depuis 15 ans avec une aggravation depuis 2008» . Et son analyse conforte le plai- doyer jamais abandonné de la CGT pour une entreprise in- tégrée qui ne sépare pas le rail et la roue. Autrement dit le Matériel et l’Infrastructure. In- dispensable selon elle – avec le maintien d’un nombre suf- fisant d’emplois bien formés – pour assurer la sécurité fer- roviaire. Pour la CGT Cheminots, celle- ci doit rester comme autrefois «basée sur le risque nul» non comme la route sur un « risque potentiel permanent » Ainsi, entre autres exemples de manquements graves à la sécurité pour ces experts, les risques de déshuntage des 318 TER 73500 qui, connus de- puis l’origine, font de nouveau parler d’eux. Un problème qui affecte aussi, précisent-ils, des locs fret BB60000 lorsqu’elles circulent haut le pied. Parmi les mesures prises, la so- lution préconisée par l’EPSF de ne faire circuler que des 73500 en unités multiples par précaution n’a selon eux pas résolu le problème. D’ailleurs, souligne Thierry Durand, re- présentant national CGT des agents de conduite, deux jours après cette mesure prise le novembre, un nouvel inci- dent affectait aussi bien une unité multiple sur la ligne Firminy - Le Puy. La conception de ces engins moteurs Alstom est en cause, expliquent-ils. Notamment la masse sur rail de ces matériels volontiers baptisés « Suppos », « Concombres » ou « Saucisses » par les conducteurs. Cette conception favorise aussi le phénomène de pollution des essieux. Et une maintenance insuffisante, à la fois du maté- riel roulant mais aussi du rail, qui peut être lui-même pollué, multiplie encore les risques de déshuntage. Pour mettre fin à ces risques au plus vite, la CGT suggère la réaffectation du parc des 73500 sur des lignes sans cir- cuit de voie et le recours pour les remplacer à des engins moteurs actuellement garés. Qui, estime-t-elle, peuvent être remis en service. Le temps d’étudier et de réaliser une modification du matériel incriminé. Des propositions qu’aurait re- fusées la direction, parce que cela obligerait à modifier 6% du plan de transport. Pour des raisons économiques. Mais aussi, dénoncent les syndicats, pour des motifs stratégiques: justifier des fermetures de lignes (lire l’article pages4-5) La SNCF, qui a annoncé une étude du matériel par l’Ingé- nierie, n’avait pas réagi à l’agi- tation syndicale à l’heure où nous bouclions cette édition. En effet, d’autres organisations n’entendaient pas être en reste sur le sujet à la veille des élec- tions professionnelles du 19novembre. De son côté, le même jour, l’UNSA Ferroviaire faisait sa- voir qu’elle avait demandé par courrier à être reçue par Alain Vidalies pour l’ensemble des problèmes de sécurité qui af- fectent l’entreprise, citant les déshuntages d’X 73500, « qua- tre accidents graves de passages à niveau depuis le début de l’an- née 2015, la sécurité concernant les entreprises sous-traitantes, pour l’infrastructure » et «la sé- curité des personnels de la SNCF œuvrant sur les installations dans le cadre de la modernisa- tion du réseau » SUD-Rail rappelait le 9no- vembre que les CHSCT ont déposé des droits d’alerte. Et affichait son soutien aux agents qui « font légitimement valoir leur droit de retrait lorsqu’ils sont amenés à conduire les X 73500 » La CFDT Cheminots pour sa part assurait aussi quelques heures plus tard dans un com- muniqué avoir « actionné l’en- semble des dispositifs d’alerte in- terne pour protéger les personnels et les voyageurs des risques liés à ces dysfonctionne- ments» . Précisant que l’arrêt des circulations des matériels incriminés « ne peut être une réponse pérenne au traitement de ces dysfonctionnements » . Elle appelait à « une prise de conscience générale » . Elle pré- cisait avoir interpellé le minis- tre « au-delà des mesures prises par la SNCF et l’EPSF » . Et an- nonçait du même coup qu’elle devait être reçue le 27novem- bre. Une balle renvoyée dans le camp de la tutelle. Qui, au vu du tapage médiatique, se devait de réagir. Chantal BLANDIN Syndicats. «La sécurité n’est pas assurée» Réagissant à une série d’incidents préoccupants en matière de sécurité, les organisations syndicales veulent alerter l’opinion. Elles interpellent jusqu’au ministre des Transports. La sécurité ferroviaire doit rester, estime la CGT Cheminots, comme autrefois «basée sur le risque nul» La Vie du Rail - Décembre 2015 � mense panorama sur le Sacré- Cœur offert par le site des an- ciennes installations ferro- viaires de La Chapelle. Au ni- veau des rues aussi: d’inno- vantes unités de 50 à 200m² où pourront s’installer petites PME, artisans, créateurs, pro- fessions libérales travaillant et logeant sur place puisque ces petites unités baptisées Sohos (pour small office/home of- fice) associeront chacune local professionnel et appartement. De quoi métamorphoser cette zone grise de friches urbaines, peu amène, prise en étau en- tre les rails de la gare du Nord, le boulevard Ney et la rue de la Chapelle. On attend plusieurs milliers de nouveaux habitants à Cha- pelle International. Le quar- tier, qui hérite son nom de son passé cheminot, est des- servi par la ligne 12 du mé- tro et par le tram T3 dont la prolongement est prévue en 2017 jusqu’à Porte-Maillot. La nouvelle gare Rosa-Parks du RERE va ouvrir dès ce mois de décembre.Les nou- veaux habitants doivent pro- fiter aussi de 6500m² d’équi- pements publics avec, détaille Anne Chabert, une école de 12 classes, une crèche de 66 berceaux, un gymnase. Et un terrain de sport en hauteur. Au-dessus de l’hôtel logis- tique, la Ville de Paris a en ef- fet acquis 10000m² de toi- ture. Où elle veut voir s’implanter aussi un espace expérimental d’agriculture ur- baine. L’appel à projets est déjà lancé pour ces cultures en l’air. Au-dessus des instal- lations fret pourraient bientôt pousser salades ou tomates cultivées en terre sur dalle, bacs et serres. Chantal BLANDIN Vue du dépôt de La Chapelle, haut lieu du ferroviaire, en 1952. ©SAGL-Architectes Associés Autre vue d’artiste du projet d’hôtel logistique de Sogaris à La Chapelle. � La Vie du Rail - Décembre 2015 ACTUALITÉS C omme elles sont loin les ambitions initiales de Bruxelles! Les ministres des Transports de l’UE se sont mis d’accord, le 8octobre à Luxembourg, sur le fameux volet politique du quatrième paquet ferro- viaire, censé ouvrir les mar- chés nationaux de passagers à la concurrence. Mais au prix d’un détricotage en règle de ce que prétendait faire la Commission en présentant ses propositions il y a déjà presque trois ans. Là où l’exécutif européen voulait obliger les États à re- courir aux appels d’offres pour attribuer les contrats de service public – qui couvrent la toute grande majorité des lignes ferroviaires en France (trafic TER et TET) et en Eu- rope – les États ont choisi de se donner le droit de choisir. Le nouveau régime n’entrera en vigueur qu’à partir de 2026, au bout d’une période de transition de dix ans. Il sera donc toujours possible pour les autorités publiques d’opter pour un mode d’attri- bution directe des contrats, sans appel d’offres et donc sans mettre concurrence plu- sieurs opérateurs. «On a un cadre communau- taire qui permet à la France d’appréhender sereinement la suite des opérations puisqu’elle va pouvoir décider comment elle met en concurrence, si elle le veut et à quel rythme», dé- cryptait un expert à l’issue de la réunion. Un libre choix rendu possi- ble par le fait que le nouveau règlement européen sera truffé de possibilités d’exemptions à ce qui était censé être un prin- cipe général d’attribution par appel d’offres. Pour tourner le dos à la mise en concurrence, les États pourront invoquer la (petite) taille des marchés, l’isolement géographique des réseaux, la petitesse du contrat à octroyer, les situa- tions d’urgence –ça fait déjà pas mal de possibilités– mais surtout, ils pourront choisir d’attribuer directement les contrats de service public s’ils considèrent que ce mode de passation permettra «d’amé- liorer la qualité des services et/ou la rentabilité par rapport à l’an- cien contrat». Des critères de performance (ponctualité, fré- quence des services, qualité du matériel roulant…) seront alors intégrés dans les nou- veaux contrats pour juger de la chose. Si l’opérateur ne par- vient pas à se conformer à ces exigences, le contrat pourra être suspendu. Ou pas. Bref, c’est une flexibilité totale qui est laissée aux autorités publiques. Quid des contrats passés avant le passage au nouveau ré- gime? Ils pourront courir jusqu’à leur expiration. «En 2025, on pourra toujours pas- ser un contrat directement sans avoir besoin de se justifier, par exemple au niveau des critères de performance, et alors on est parti jusqu’en 2035», expli- quait une source au Conseil. La concurrence, si les États n’en veulent pas, pourrait être longue à mettre en œuvre… Pour les lignes commerciales, non couvertes par les contrats de service public (essentielle- ment les lignes TGV), l’accord européen prévoit par contre Quatrième paquet ferroviaire. La concurrence Bien loin des ambitions initiales de Bruxelles, les ministres européens se sont mis d’accord sur une ouverture des marchés nationaux de passagers à la concurrence qui ne sera obligatoire qu’en 2026. Un accord qui comprend également de nombreuses exemptions permettant aux États de contourner l’attribution par appel d’offres et des structures intégrées qui ne seront aucunement remises en cause. Bref, c’est une flexibilité totale qui est laissée aux autorités publiques. La concurrence pourrait être longue à mettre en œuvre… La Vie du Rail - Décembre 2015 � une ouverture à la concur- rence à partir de 2020. «Dans le strict respect du cadre social national et à la condition de ne pas porter atteinte aux lignes TET et TER», ont précisé les services d’Alain Vidalies, le se- crétaire d’État français aux Transports. Si l’accord contient aussi une série de mesures visant à ren- forcer l’indépendance des ges- tionnaires d’infrastructure par rapport aux opérateurs histo- riques et à garantir la trans- parence des flux financiers au sein des structures en hol- ding, il ne remettra en aucune façon en question l’existence de ces structures intégrées. Encore une fois, malgré la vo- lonté initiale de la Commis- sion d’en finir avec ce type d’organisation, qu’elle estime trop sujette aux conflits d’in- térêt. En clair, la SNCF réformée sera totalement eurocompati- ble. Réagissant à ces nouvelles rè- gles, Transdev ne cache pas sa déception. « La multiplica- tion des exceptions à la de- mande des petits États et le recul à 2026 de l’entrée en vigueur du nouveau régime vide de sa substance l’objectif initial qui vi- sait à renforcer la compétitivité du rail régional face à la route en ouvrant ces marchés, seule voie pour favoriser l’innovation, la qualité de service et la baisse des coûts pour les collectivités, écrit l’opérateur de transport français dans un communi- qué. Ceci étant, 2026 n’étant que la date à laquelle le nou- veau régime deviendra obliga- toire, la France ne doit pas at- tendre 2026 pour bouger, pour expérimenter l’ouverture régulée des TER et des TET, comme l’ont fait d’autres pays, tels l’Al- lemagne ou la Suède. […] Il est donc urgent que l’État donne aux régions – elles le réclament depuis l’an dernier – la possibi- lité de sélectionner de nouveaux opérateurs pour exploiter cer- taines lignes TER et TET et de faire baisser les coûts, comme l’ont expérimenté les Länder al- lemands (baisse de 3 % de leur subvention au train-km en dix ans alors qu’elle augmentait de 22 % pour les régions françaises sur la même période) », de- mande-t-il. Place aux négociations avec le Parlement européen. Le plus dur est fait mais pour avoir le texte définitif, le Conseil des ministres doit encore s’enten- dre avec les eurodéputés. Une chose est sûre cependant: les grands principes ne change- ront pas. Le Parlement avait déjà refusé, l’année dernière, l’idée d’une mise en concur- rence obligatoire pour les contrats de service public. Il avait aussi introduit le prin- cipe de la performance pour justifier l’attribution directe. Et il avait confirmé qu’il ne désirait pas interdire les so- ciétés en holdings. Isabelle SMETS © Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons La Cour des comptes aussi s’inquiète des finances de l’Afitf C’est l’Afitf (Agence de financement des infrastructures de transport de France) qui nous l’apprend dans un communiqué du 8 octobre: la Cour des Comptes s’intéresse à sa situation financière. L’Afitf « a pris connaissance des premières observations orales formulées par la Cour à l’issue du contrôle de l’agence ouvert en mai », indique- t-elle. Et elle précise: « La plus importante de ces observations porte sur la soutenabilité financière de l’agence, jugée problématique dans l’hypothèse de ressources constantes à hauteur de moins de deux milliards d’euros par an. » Une observation qui conforte la demande de Philippe Duron, le président de l’Afitf, d’augmenter la taxe sur le diesel pour alimenter son budget. En 2015, la taxe sur la TICPE (Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) a permis de compenser l’abandon de l’écotaxe en apportant 1,139 milliard d’euros à l’Agence. Or, le gouvernement prévoit de rogner sur cet apport. De plus, selon les calculs de Philippe Duron, il faudrait que l’agence puisse disposer d’au moins 2,2 milliards l’année prochaine pour financer les infrastructures de transport, puis, les années suivantes, d’au moins 2,5 milliards. Un amendement proposant une augmentation de deux centimes de la taxe sur le diesel a été déposé par le député socialiste Olivier Faure dans le cadre du projet de loi de finances 2016. Mais il n’a pas été retenu par la commission des finances de l’Assemblée nationale. La commission a suivi le gouvernement qui demande du temps pour mener une réflexion plus globale sur la fiscalité écologique. Encore du temps! Marie-Hélène POINGT si je veux, quand je veux Le premier train Régiolis SNCF Région Alsace B83547M en service commer- cial dans sa région, le TER 830910 Strasbourg - Sarre- guemines le 28 avril 2014. � La Vie du Rail - Décembre 2015 ACTUALITÉS L e 13 octobre, la ville de Ca- sablanca a passé commande de 50 rames de tramway sup- plémentaires auprès d’Als- tom. Les Citadis, identiques à ceux qui sont déjà en cir- culation, seront mis en ser- vice sur le nouveau tronçon dès 2018. Trois ans après sa mise en service, le tramway de Casablanca connaît un réel succès et son trafic a aug- menté de 30 %. Pour faire face au besoin croissant de mobilité, la ville a décidé de créer une seconde ligne de 22 km. À terme, le réseau s’étendra sur 53 km, contre 31 km aujourd’hui. Le parc de véhicules, quant à lui, comptera 124 unités contre 74 actuellement. Le montant de la commande s’élève à 100millions d’euros. Europe. Bruxelles dévoile ses priorités pour la recherche sur les transports L a Commission européenne a dévoilé ses priorités de fi- nancement en matière de re- cherche et innovation pour les années2016 et2017. En tout, plus de 930millions d’euros devraient revenir au secteur des transports, à tra- vers des appels à proposi- tions lancés dans le cadre du méga-programme européen de recherche Horizon 2020. Plusieurs appels à proposi- tions sont notamment pré- vus au titre d’une priorité appelée Mobilité pour la croissance (Mobility for Growth – 436millions d’eu- ros), qui permettra par exemple de financer des projets dans les domaines de la mobilité urbaine, de la sécurité, de la logistique et des infrastructures (notam- ment des terminaux inter- modaux et des connexions ports-rail). Une autre prio- rité, dénommée véhicules verts, devrait aussi permet- tre de financer des projets dans l’électrification du transport ferroviaire. Isabelle SMETS Maroc. Casablanca commande 50 tramways supplémentaires à Alstom Le tram de Casablanca, trois ans après sa mise en service, connaît un réel succès. © Alstom Transport Polémique. Pas de billets gratuits pour les migrants La polémique avait enflé très vite à la suite de la fuite dans certains médias de documents internes mal interprétés: la SNCF a dû préciser le 13octobre dernier qu’il « n’existait pas de billets de train gratuits pour les migrants ». Christophe Piednoël, le directeur de l’information de l’entreprise a précisé: « Ce qu’on a mis en place c’est une possible gratuité si besoin de la réservation pour l’attribution de places numérotées à ces populations afin qu’elles puissent voyager ensemble et qu’on évite tout risque de conflit entre voyageurs si jamais elles allaient occuper des places réservées par d’autres ». Il précisait que les équipes de contrôle ont été invitées à faire preuve de « discernement » et il a ajouté: « pour nous ces gens ne sont pas des fraudeurs qui cherchent à profiter du système. Ce sont des gens qui sont dans une situation exceptionnelle très souvent de détresse et de fatigue. Il est normal de les gérer avec humanité ». Et Christophe Piednoël a aussi précisé que la grande majorité, souhaitant poursuivre leur voyage sans se mettre dans l’illégalité et sans ennuis, sont munis de titres de transport. Soit ils disposent de l’argent nécessaire, soit ceux-ci sont acquittés pour eux par des associations. Ch. B. Espagne. Dernière ligne droite pour l’AVE Madrid - Zamora Prêt à 98% selon la ministre des Transports, Ana Pastor, le nouveau tracé à grande vitesse entre Madrid-Olmedo et Zamora (ouest de l’Espagne) entamait le 19octobre ses derniers essais en ligne. La mise en service est annoncée pour début novembre. Soit 106,9km supplémentaires entre Olmedo et Zamora, construits à deux voies, écartement UIC avec électrification 25kV. Survenant après la livraison le 29septembre de Valladolid - León, le nouveau tronçon doit être prolongé en 2018 vers Ourense et la Galice. Michel GARICOÏX La Vie du Rail - Décembre 2015 � U n contrat de 1,4milliard d’euros vient d’être gagné en Équateur par le consortium formé par l’espagnol Acciona et le brésilien Odebrecht. Fin octobre, cette alliance a reçu le feu vert pour construire la deuxième phase du métro de Quito. Dans cette capitale, il s’agira de réaliser 22km de tunnels, les ateliers et 13 sta- tions pour une ligne nord - sud capable d’accueillir 400000 voyageurs par jour. Équateur. L’alliance Acciona-Odebrecht l’emporte pour le métro de Quito ’acquisition de Vossloh Rail Vehicles par le constructeur suisse Stadler Rail AG a été actée le 4 novembre. Aux termes du contrat, le repreneur versera 48 millions à Vossloh AG, dont il reprendra éga- lement les dettes de l’activité Rail Vehicles, soit 124 millions. La transaction devrait être bouclée pour le premier trimestre 2016, sous condition d’une approbation par les autorités responsables de la concurrence, tout en prenant effet rétroactivement au 1 juillet 2015. Le vendeur affiche sa satisfaction, Hans Martin Schabert, PDG de Vossloh, qualifiant Stadler Rail d’ « acheteur expérimenté dans cette in- dustrie, avec une formidable réputation et fiable » . De plus, les activités de Stadler Rail et de Vossloh Rail Vehicles sont complémentaires, le second apportant ses locomotives diesel-électriques au premier, mais aussi ses tramways, ainsi que son implantation en Espagne. Repris à Alstom par Vossloh en 2004, le site de Valence devrait subsister et de- venir le centre de compétence dans le domaine des locomotives. Fi- nancièrement, Stadler a racheté une activité dont le chiffre d’affaires s’est chiffré à 223,2 millions en 2014 et à 182,4 millions pour les trois premiers trimestres 2015. Le constructeur suisse a pour sa part réa- lisé en 2014 un chiffre d’affaires d’environ 2 milliards d’euros. Le groupe Vossloh veut recentrer sa division Transports autour de l’in- frastructure (notamment avec Vossloh-Cogifer). On sait depuis dé- cembre2014 qu’il veut se séparer non seulement de Vossloh Rail Vehicles, mais aussi de Vossloh Locomotives (Kiel) et de Vossloh Electrical Systems (Düsseldorf). L’objectif est de trouver un repre- neur « convenable » d’ici la fin 2017. À cette date, Vossloh Locomo- tives devrait avoir emménagé dans sa nouvelle usine à Kiel-Suchsdorf. Quant à Vossloh Electrical Systems, il a déjà amélioré son chiffre d’affaires (+ 58%) et ses marges lors des trois premiers trimestres 2015 par rapport à la même période en 2014. Patrick LAVAL Suisse. Le constructeur Stadler acquiert la branche espagnole de Vossloh Europe. Nouvelle aide au cofinancement de projets de transports La Commission européenne prévoit 7,6 milliards d’euros au titre du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) pour aider à financer des projets dans le domaine des transports. Bruxelles veut notamment mettre l’accent sur les transports innovants – systèmes de transport intelligents et de gestion du trafic comme Sesar, ERTMS (transport ferroviaire), SIF (transport aérien) ou RIS (voies navigables). « L’aide sera accordée après mise en concurrence des offres, sous la forme d’un cofinancement de l’UE, à la suite d’une évaluation et d’une procédure de sélection rigoureuses » , a indiqué la Commission européenne dans un communiqué. Rappelons que la Commission avait déjà publié à la fin du mois de juin une première liste de 276 projets pouvant prétendre à un cofinancement de 13,1 milliards au titre du MIE. Pour ce deuxième appel à projets, les candidatures peuvent être déposées jusqu’au 16 février 2016. Les résultats des appels seront publiés d’ici à l’été 2016. Australie. Le design du métro de Sydney a été dévoilé Le 5novembre, le design du métro de Sydney en Australie a été dévoilé par le ministre des Transports de Nouvelle-Galles du Sud, Andrew Constance, suite à la livraison par Alstom d’un modèle à taille réelle. Alstom fournira 22 rames Metropolis ainsi que le système de signalisation. Le futur métro sera équipé de la solution de signalisation CBTC Urbalis d’Alstom, assurant la circulation d’un train toutes les quatre minutes durant les heures de pointe. Le métro de Sydney dont le design intérieur et extérieur a été conçu en collaboration avec Transport for New South Wales (TfNSW), autorité organisatrice des services de transport dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud en Australie, devrait entrer en service commercial au cours du premier semestre 2019. Il sera le premier réseau de métro entièrement automatisé en Australie. Maquette 1/1 du métro de Quito, qui devrait entrer en service en 2016. «C ’est une aberration éco- nomique et sociale» avait fustigé Martine Aubry l’été dernier à l’annonce de la fusion des deux régions. «Deux régions pauvres n’ont ja- mais fait une région riche» avait-elle ajouté… La maire de Lille s’est ainsi opposée avec des mots fermes à cette fusion prévue au 1 janvier 2016. Ses craintes peuvent s’entendre: le Nord-Pas-de-Calais est la troi- sième région la plus pauvre de France, avec près de 20% de la population qui vit sous le seuil de pauvreté. La Picardie, sans être au niveau de sa voisine du Nord, se situe également au-dessus de la moyenne nationale, avec 13% des habitants vivant sous le seuil de pauvreté. Pourtant, avec un PIB de plus de 150milliards d’euros, elle sera la quatrième région la plus riche de France. La position de la maire de Lille est plutôt représentative du scepticisme des habitants. Se- lon un sondage réalisé par Voix du Nord en juin dernier, plus de la moitié des Picards (53%) ne sont pas favorables à cette fusion. Les Nordistes eux sont plus optimistes, puisque 58% d’entre eux y sont favo- rables. Il faut donc encore convaincre les habitants du bien-fondé de cette fusion, et pour cela la question de la mo- bilité est essentielle. Il existe, malgré ces craintes et ces réticences, d’importantes similarités entre les deux ré- gions dans l’organisation du territoire. Elles sont par exem- ple toutes deux organisées au- � La Vie du Rail - Décembre 2015 ÉLECTIONS RÉGIONALES Transports. Les grands enjeux Les élections régionales des 6 et 13décembre font entrer dans les faits la nouvelle carte, c’est-à-dire le passage de 22 régions métropolitaines à 13. Dans le domaine du transport régional, les contrats passés entre les précédentes régions et la SNCF ne sont pour l’instant pas affectés par le regroupement. Les nouveaux ensembles se cherchent et vont se trouver en marchant. Nous avons choisi deux grandes régions dans leurs nouvelles frontières: Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Un Grand Nord et un Grand Est en voie de formation. Dans les deux cas, il faut améliorer les relations entre les grands pôles urbains. Amiens et Lille au nord, Charleville-Mézières, Metz, Nancy et Strasbourg à l’est. Villes qui sont parfois plus tournées vers Paris que vers leurs voisines. Une véritable réorientation des territoires s’impose, qui ne va pas de soi et qui prendra des décennies avant d’entrer dans les faits. Pas de changement en Paca, mais la région souffre particulièrement de la faiblesse endémique de son système de TER, que n’arrange pas la restriction générale des crédits. En Île-de-France enfin, la grande affaire est de ne pas accentuer la coupure régionale: la petite couronne est plutôt bien dotée et le sera encore mieux avec le métro du Grand Paris alors que les habitants de la grande couronne souffrent de l’état des RER. Les principaux candidats promettent des investissements massifs… Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Harmonisation et congestion automobile au centre des préoccupations � La Vie du Rail - Décembre 2015 ÉLECTIONS RÉGIONALES Sandrine Rousseau (EELV): vers une mobilité zéro carbone L’écologiste est la seule des principaux candidats à vouloir renégocier le projet de canal Seine- Nord: «trop coûteux, pas compétitif en raison de la lon- gueur du temps de trajet», avance-t-elle avec un exemple: «Même avec le canal, il faudra cinq jours pour relier Paris et Rotterdam, contre cinq heures en camion, par la route.» Elle souhaiterait davan- tage investir dans le fret ferroviaire et la rénovation des lignes TER de la région: «Avec 1,5milliard d’euros, on peut rénover l’ensemble des lignes TER et proposer une haute qualité de service.» Sandrine Rousseau a un objectif majeur: «aller vers une mo- bilité zéro carbone» dans cette région qui s’est construite sur le charbon. Pour cela, elle veut dy- namiser le covoiturage, l’autopartage, le télétravail et veut expérimenter l’écotaxe au niveau régional. «Il faut interdire à certains véhicules de circuler lors des pics de pollution», assène l’élue, qui rappelle que la région compte le plus fort taux d’asthmatiques en France. Marine Le Pen (FN): relier les «oubliés» Le FN du Nord fustige régulièrement la congestion automobile autour de Lille. Pour Philippe Eymery, sa tête de liste dans le Nord, «il faut relocaliser davantage d’activités vers les zones rurales». Fer- vent partisan du projet de Réseau Express Grand Lille, un projet de RER entre Lille et le bassin minier, le FN veut «fluidifier le trafic entre Lens et Lille», explique Philippe Eymery, où «il y a 28passages à niveau entre les deux villes, ce n’est pas possible!» Marine Le Pen, qui a lancé sa campagne fin sep- tembre sur une péniche, croit aussi au développe- ment du réseau fluvial, avec l’apport considérable du canal Seine- Nord. «Mais il faut qu’il y ait un lien entre la façade maritime et le canal Seine- Nord», ajoute Philippe Eymery. Cependant le grand credo du parti d’extrême droite est la sécurité. Marqué par la tentative d’attentat à bord du Thalys en gare d’Arras, le FN veut enta- mer une réflexion sur des portiques de détection, «un peu comme pour accéder au métro, car l’ac- cès au train est trop aisé». T.H. © European Union 2014 © EELV national «Grand Est» cherche à rapprocher ses territoires e continuerai de me bat- tre pour l’aéroport de Vatry, troisième plateforme du Bassin parisien.» La promesse de Jean-Paul Bachy, président sortant (divers gauche) du conseil régional de Cham- pagne-Ardenne, en dit long sur la nécessaire mise en cohésion des infrastructures de transport dans le «Grand Est». Favora- ble à un rapprochement avec la Picardie et regardant naturelle- ment vers l’Île-de-France pour les échanges économiques, l’as- semblée régionale champar- dennaise s’est soumise à contre- cœur à l’idée d’un ancrage à l’Est. Le Lorrain Jean-Pierre Masseret (PS) et Philippe Ri- chert, président sortant (LR) du conseil régional d’Alsace, n’ap- pelaient pas non plus de leurs vœux cette fusion avec la voi- sine de l’Ouest. Un an après l’adoption de la carte de la réforme territoriale par l’Assemblée nationale, la po- lémique n’est pas retombée. «La fusion a été décidée de ma- nière très artificielle. Champagne- Ardenne a été collée à l’ensemble constitué par la Lorraine et l’Al- sace, parce que les socialistes de l’Assemblée nationale ne savaient pas qu’en faire», résume Roger Cayzelle, président du Comité économique, social et environ- nemental (Cese) de Lorraine. Avec cinq aéroports à vocation internationale (Vatry, Metz- Nancy-Lorraine, Mirecourt, Strasbourg, Bâle-Mulhouse) sur son territoire et une zone de chalandise étendue à la Belgique (Chaleroi), au Luxembourg, à l’Allemagne (Sarrebruck, Francfort, Baden- Baden), le conseil régional issu des urnes le 13décembre de- vra contrer des logiques terri- toriales crispées sur les infra- structures existantes. «Il va se créer des habitudes de travail en commun, elles vont s’imposer d’elles-mêmes», tempère Jean- Paul Bachy, soutien du socia- liste Jean-Pierre Masseret dans une campagne régionale qui a peiné à monter en puissance, depuis la fin de l’été. Les Alsa- ciens exigeront le maintien de la priorité à l’Euroairport, qui vient de passer la barre des six millions de passagers grâce aux clientèles suisse et allemande, friandes de low cost. Les Lorrains vont chercher, à tout prix, une meilleure coordination entre l’aéroport de Metz-Nancy, en perte de vitesse, et la plateforme luxembourgeoise du Findel où l’opérateur national, Luxair, pourrait rechercher de nou- veaux partenariats. Dans le fer- roviaire, comme pour les flux économiques sur l’axe Stras- bourg- Châlons en Cham- pagne, d’inédites relations est- ouest sont à réinventer. «Nous La Vie du Rail - Décembre 2015 � Christian Estrosi (LR): faciliter les déplacements Christian Estrosi, tête de la liste Les Républicains, estime que «depuis 18ans nos territoires sont tou- jours autant enclavés, les matériels se sont dégradés et l’insécurité a progressé. Cette situation affecte les usagers dans leur quotidien». Le candidat à la présidence de la région Paca veut «faciliter les dé- placements en améliorant la qualité du service fer- roviaire, construisant des infrastructures pour amé- liorer notre accessibilité et en installant des dispositifs pour lutter contre la fraude et l’insécu- rité. Nous ferons des transports une de nos priori- tés!» Pour lui, l’enjeu de la politique régionale en ma- tière de transports ferroviaires est notamment de proposer «des trains plus nombreux et plus fia- bles aux heures de pointe». La renégociation de la convention avec la SNCF sur l’exploitation des TER devrait être au cœur de cet enjeu avant l’ouverture à la concurrence du trans- port de voyageurs en 2019. Christian Estrosi veut par ailleurs instaurer la carte unique de transports, «décentraliser» la mainte- nance des matériels et mettre à la disposition des usagers des agents de la région pour les accompa- gner dans leurs démarches dans les gares. Il pourrait aussi adopter une proposition faite par les usagers: le remboursement partiel de l’abonne- ment et l’indemnisation des voyageurs en cas d’an- Sophie Camard (EELV) et Jean-Marc Coppola (FG): simplicité et fiabilité «Simplicité et fiabilité» sont les objectifs de la liste commune EELV-FG conduite par Sophie Camard (EELV) et Jean-Marc Coppola (FG) pour qui la mobilité des personnes et des marchan- dises est «un des enjeux majeurs de notre so- ciété». «Les compétences de la région vont être ren- forcées, avec la gestion des TER mais aussi des transports interurbains et scolaires. La région sera l’organisatrice de la mobilité dans tous les départements», notent-ils. Ils comptent donc proposer la création d’un passe unique dans chaque département, constituant «un pas sup- plémentaire vers la gratuité pour les scolaires et les fragiles». Pour les candidats EELV-FG, l’amélioration du ser- vice ferroviaire passe par «un pilotage renforcé et décentralisé des transports, avec un nouveau contrat avec la SNCF dès 2016», dont l’enjeu principal est «la fiabilité des trains et une garantie pour les voya- geurs, avec remboursement en cas de suppressions et retards de train, et l’accès à tous les trains, TER, TET, Thello, TGV, avec un billet régional». L’enjeu est aussi «la poursuite du développement des infrastructures et des services pour rapprocher le transport public des habitants, des emplois, de la culture, à dix minutes maximum.» Enfin, ils entendent encourager l’utilisation du vélo pour les déplacements de proximité, mais égale- ment l’autopartage et le covoiturage. Tête de liste du Front national, Marion Maréchal-Le Pen pointe du doigt «les graves dysfonctionnements sur la gestion des transports en Paca et particuliè- rement celle des TER». Elle souligne «l’impact» «retards récurrents, la dégradation des rames et du service, les incivilités, sur le quotidien des 100000 usagers». À l’occasion de la renégociation de la convention SNCF-Région, la tête de liste du FN exigerait «la mise en place d’un contrat financier ferme lié à la ré- gularité des trains, la surveillance par un organisme in- dépendant de la SNCF de la qualité de service, et la sécurité. Cette convention ne doit pas être prise sur dix ans mais tenir compte de l’ouverture à la concur- rence en 2019». Elle veut en outre associer des re- présentants des usagers à l’élaboration de la nou- velle convention. La candidate prévoit aussi «la mise en place d’une police régionale des transports dans les TER, l’intro- duction de critères de sécurisation des lignes dans la renégociation, en exigeant davantage de qualité de service» et le développement «des lignes de bus alternatives pour les secteurs mal desservis par le train». Marion Maréchal-Le Pen souhaite enfin que soit menée «une réflexion sur la possibilité de mettre en place des TER couvrant un segment plus court, mais avec une plus grande fréquence, sur les tron- çons de ligne les plus fréquentés». Marion Maréchal-Le Pen (FN): plus de régularité et de sécurité � La Vie du Rail - Décembre 2015 ÉLECTIONS RÉGIONALES La candidate Les Républicains promet la révolution et la tête de liste socialiste annonce une accélération. Mais tous deux se placent en fait dans la continuité du président sortant. Le FN veut abandonner le Grand Paris Express, EELV refuse d’entrer dans la course à l’acquisition de matériel et le Front de gauche met l’accent sur les embauches. J ean-Claude Delarue, l’ani- mateur de l’association SOS Usagers l’avait annoncé. Il irait jusqu’au bout. Il a pourtant jeté l’éponge. En septembre il s’est rallié à Nicolas Dupont-Aignan. Le candidat souverainiste a un triple message pour cette cam- pagne. Il veut des RER tout neufs, refuse le Grand Paris Ex- press, «pharaonique» . Surtout, à en croire ses affiches, il veut qu’on arrête d’embêter les au- tomobilistes. Pas de Grand Paris Express, tout pour le RER, l’idée a des partisans tout à fait sérieux et elle a été formulée de façon moins radicale et plus subtile par des grands sages du Cercle des transports. Le couplage avec la défense des automobilistes est plus surprenant. Mais, maire de Yerres, ville de l’Essonne, Ni- colas Dupont-Aignan est assez naturellement porté à deman- der le meilleur accès à Paris par les RER, et à défendre pour le reste le mode de déplacement qui reste le plus évident quand on n’est pas en zone dense. Quant à Delarue, il devient tête de liste en Seine-et-Marne de la liste Debout la France, qui de- vient un peu un «Debout les damnés du RER, debout les for- çats des vieux trains!» Mâtiné d’un «Touche pas à ma ba- gnole». Ce mélange un peu déroutant, La candidate Les Républicains promet d’acheter 700 RER. Le so- cialiste Bartolone veut changer tous les trains. Est-ce possible? Est-ce souhaitable? © Arnaud Bouissou/MEDDE-MLETR Île-de-France. Bartolone et Pécresse sur les pas de Jean-Paul Huchon  La Vie du Rail - Décembre 2015 ÉLECTIONS RÉGIONALES ger tous les trains». Thème émi- nemment sympathique et por- teur. Marre des vieux trains! Est-il si légitime? Pas sûr. D’une part il suppose que l’industrie puisse fournir. Pas de problème, dit-on chez Valérie Pécresse. La candidate a consulté les constructeurs, qui le lui ont confirmé. Reste que le rythme de livraison supposé est terri- blement rapide –140 par an!– et excède ce qu’on peut faire avec les lignes de production et les moyens humains actuels. Même si les constructeurs, par la commande alléchés, se gar- dent de le faire remarquer. L’autre point, c’est le finance- ment. Valérie Pécresse a une réponse toute trouvée. Le cré- dit-bail. Pas si nouveau que cela. Le Stif y a recours depuis 2011. Certes, c’était pour 107 tramways, soit 378millions d’euros seulement, si l’on peut dire. Cette fois, l’ordre de gran- deur est de plus de 7mil- liards… 20 fois plus! Est-il raisonnable d’endetter la ré- gion pour de très fortes sommes sur une durée de trente ans? Mais la question majeure, ce n’est ni le rythme de produc- tion, ni le coût de l’opération. C’est sa légitimité. Un achat rapide et massif de matériel conduirait à radier des rames certes vieillies, mais tout à fait en état de marche, et qu’une opération de rénovation à mi- vie peut profondément mo- derniser, sans dépenser trop d’argent public. Ce qu’il faut viser, selon des spécialistes, pour un matériel d’une durée de vie de 40ans, c’est un âge moyen de 20ans. Et un âge moyen de l’aména- gement intérieur de 10ans. Il serait inutile et coûteux de vouloir aller au-delà. Et, en fait, on n’est pas en si mauvais chemin que cela, puisque, fin 2016, l’ensemble du parc aura été remplacé ou modernisé… Signalons aussi que les deux candidats veulent largement recourir au pilotage automa- tique pour les RER, excellente idée qui a fait son chemin. � Réseau: on modernise Si les trains sont souvent en rade, ce n’est pas tant le ma- tériel qui est en cause que l’infra. Valérie Pécresse veut consacrer à la modernisation 100mil- lions de plus qu’aujourd’hui, soit pas loin de 700millions. Claude Bartolone fait plus: 800millions. On ne saurait lui donner tort. Cela ne sert pas à grand-chose d’avoir des trains flambant neufs si, pa- rallèlement, l’infrastructure est défectueuse. Le problème c’est que, malgré l’augmentation depuis les dernières années de 2000 postes à SNCF Réseau en Île-de-France, les moyens de production du gestionnaire d’infrastructure sont saturés, et que l’accélération des tra- vaux ne peut pas être assurée simplement avec des moyens financiers supplémentaires. � Pour les bus, c’est toujours plus Valérie Pécresse veut comman- der un millier de bus supplé- mentaires, avant tout destinés à la grande couronne. Le sys- tème est cohérent. Il correspond d’ailleurs à ce qu’on a pu en- tendre dire de la part de pro- fessionnels. Quand on compare les systèmes de l’Île-de-France et du Grand Londres, on se dit qu’un renforcement des bus pour des radiales ou des ro- cades, serait le bienvenu. Mille bus en plus sortiraient de la ga- lère une bonne partie des Fran- ciliens. Même raisonnement chez «Barto», sauf que le candidat socialiste préfère mettre en avant l’embauche de 1000 conducteurs qui permettront aux matériels de mieux tourner et de ne pas rester au dépôt les samedis et dimanches, ou la nuit. Les deux candidats veu- lent développer les services de nuit. Valérie Pécresse met l’ac- cent sur les bus. Claude Barto- lone commence par eux, mais pense aussi au mode ferroviaire. � Passe Navigo: le passe unique préservé… et augmenté Affaire étrange, le principe d’une tarification unique était soutenu par Roger Karoutchi, le prédécesseur de Valérie Pé- cresse à la tête de l’UMP régio- nale. Jean-Paul Huchon qui n’en voulait pas avait dû l’accepter, prix de son accord avec les écologistes. Il a tenu parole en fin de mandat. Quasi impossi- ble, quand une telle mesure est © EELV national Pierre Laurent (Front de gauche). Emmanuelle Cosse (Europe Écologie-Les Verts). En grande couronne, les bus apparaissent comme une solution rapide et peu coûteuse pour améliorer le quotidien des usagers. © Bernard Suard/MEDDE-MLETR La Vie du Rail - Décembre 2015  votée, de revenir en arrière. Va- lérie Pécresse l’a tout de suite reconnu. La gauche Huchon était contre, la droite Pécresse aussi et c’est une victoire d’EELV d’avoir réussi à faire passer la mesure. Pierre Serne, vice-président Transport et Dé- placements du conseil régio- nal doit d’autant plus la sa- vourer qu’aujourd’hui, les candidats, non seulement la gardent mais en plus veulent l’étendre et en faire le support de toute une gamme de ser- vices… � Sécurité priorité On s’en doute, le sujet sécurité est affirmé de façon plus directe par Valérie Pécresse qui réitère sa demande que l’on soit tenu de présenter une pièce d’iden- tité. Contexte sécuritaire de lutte contre le terrorisme, mais aussi de lutte contre la fraude, dont les opérateurs font un de leurs principaux objectifs. Pour Va- lérie Pécresse, 10% seulement des PV sont payés, contre 70% des PV des automobilistes. Claude Bartolone ne se dit pas convaincu par l’idée et rappelle que la possession d’une carte d’identité n’est pas obligatoire. Il souhaite plutôt modifier les conditions de délit de fraude d’habitude. Approche qui est celle du gouvernement et que doit traduire une prochaine proposition de loi qui sera pré- sentée par Gilles Savary. Claude Bartolone souhaite d’autre part aller vers un corps unique re- groupant tous les agents de sû- reté. � Le FN ne veut pas du métro du Grand Paris Le FN, est-ce l’effet de la dédia- bolisation, est assez sage et pru- dent dans les propositions transport. Le candidat se félicite du passe unique, demande la mise en œuvre des schémas di- recteurs des RER, le passage au pilotage automatique des RER et de la plupart des lignes du Transilien, le prolongement d’Eole à l’ouest. La grande af- faire pour le FN c’est la sécurité et c’est dans le chapitre consacré à cet aspect du programme qu’est traité le sujet. Tout de même, une proposition radi- cale. L’abandon du «pharao- nique» Grand Paris Express. Ce qui permet au FN d’économiser une trentaine de milliards et de financer sans difficulté les me- sures qu’il évalue entre 10 à 12milliards. Dont l’une est par- ticulièrement coûteuse: le dou- blement du tunnel Châtelet - Gare du Nord. � Le Front de gauche embauche Mesure phare du Front de gauche, emmené par Pierre Laurent: l’embauche de 10000 personnes dans les transports (2000 pour la maintenance, 3000 pour l’hu- manisation, 5000 pour l’of- fre). Le Front de gauche pro- pose aussi un passe Navigo à 35euros mensuel pour les re- traités, la gratuité des trans- ports pour les moins de 18 ans, le quadruplement des in- vestissements pour les vélos afin d’augmenter sensiblement sa part modale grâce à l’effa- cement des coupures ur- baines, et la réalisation d’un plan d’urgence pour les RER, allant bien au-delà du plan de mobilisation de la région. Il demande pour ce faire que soit lancée une procédure de débat public semblable à ce qui avait été fait pour Arc Ex- press. À ceux qui pourraient juger que tout cela est bien dispendieux, le Front de gauche estime qu’il est bien plus raisonnable que Valérie Pécresse en ce qui concerne le matériel roulant qu’il souhaite en grande partie rénover. Et que la plupart des mesures se- raient financées par des res- sources affectées, par exemple des taxes sur des parkings. En- fin, remarquons une attention particulière portée par le Front de gauche au développement d’espaces logistiques urbains, préoccupation quasiment ab- sente de la campagne. � EELV n’est pas dans la course à l’échalote Au moment où nous bou- clions ces pages, EELV, em- mené par Emmanuelle Cosse, venait tout juste d’ar- rêter les éléments clés de son programme. On sentait EELV un peu pris de court par ce qui lui semblait une surenchère des deux princi- paux candidats. Tout n’était pas fixé, mais on voit bien que EELV s’apprê- tait à se centrer sur les usages, sur les parcours, pour permettre au bout du compte aux usagers, qui passent en moyenne 1heure40 dans les trans- ports en Île-de-France, de gagner un temps significatif, jouant sur les meilleures cor- respondances entre les modes, ou bien sur le trans- port à la demande, etc. Pro- blème: ces mesures sont sans doute efficaces et payantes, et plus réalistes que des mesures flam- boyantes. Mais elles parlent moins à l’électeur… EELV s’apprêtait aussi à re- mettre en chantier un véri- table ticketT, ticket qui, sur le modèle de nombreuses villes, ait une validité d’en- viron une heure trente et permette les changements de mode. Autre axe, sur lequel EELV avait déjà communi- qué: la prolongation des services de nuit le week-end, jusqu’à 3h du matin, pas seulement pour les métros mais aussi pour les RER ou les tramways… ce qui sup- pose d’ailleurs, correspon- dance oblige, à faire en sorte que les bus soient au ren- dez-vous. Ce qui nécessite aussi un renforcement de la présence humaine, dans les rames et dans les bus, au-delà de ce qu’ont prévu les contrats du Stif avec les opérateurs. F.D. © Thibault Savary Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France). Wallerand de Saint-Just (Front national). Prise sur le vif. La jeune garde-barrière en service au poste sémaphorique 126 du block manuel Lartigue de la ligne Amiens - Boulogne. L’installation est située au PK 231,3 entre Étaples et Dannes-Camiers (fin des années 50). La Vie du Rail - Décembre 2015 BONNES FEUILLES Il était une fois en Amérique. Garage portuaire et embarcadère de New York Central avec, à l’arrière-plan, Manhattan en 1967. Yves Broncard a très tôt collaboré avec le magazine La Vie du Rail qui s’appelait à ses débuts Notre Métier . Du transport des automobiles au téléphérique de l’aiguille du Midi en passant par les électrifications, il a montré les différentes évolutions du chemin de fer ainsi que les divers matériels. Témoignage de la fin d’une époque. À Tuffé (Sarthe), sur la ligne du chemin de fer de Mamers à Saint-Calais, le paysan et le cheval marquent une pause au passage de l’autorail Billard 903 03 du réseau. Quiberon et ses mouettes. Un TA pour la presqu’île de Quiberon, avec un X 3000 Renault ABJ 2 et deux remorques, traverse l’isthme de Penthièvre en 1960. La Vie du Rail - Décembre 2015 La Vie du Rail - Décembre 2015 � Le viaduc de Millau. Une BB 8600 fret en tête de l’«Aubrac» Neussargues - Béziers s’éloigne du viaduc routier de Millau, 2011. En gare maritime. Correspondance du bateau de Newhaven. À gauche, le train pour Port-Bou avec la 231 H 652 en tête. Sur la droite, le TA pour Rouen RD et, à l’arrière-plan, la 231 D 734 avec le train 62 pour Paris. N os confrères de Ouest- France ont eu la bonne idée de publier, sur le site In- ternet du quotidien régional, une vidéo filmée à bord du tunnelier Élaine, qui perce ac- tuellement le tunnel de la fu- ture deuxième ligne du métro de Rennes. Cette impressionnante ma- chine qui pèse 1450 tonnes et qui mesure 82 mètresdoit achever les 8650 mètres de galerie d’ici à 2017 jusqu’ à son point de sortie, entre les fu- tures stations Les Gayeulles et Joliot-Curie. Fin 2019, la seconde ligne de métro automatique de Rennes Métropole doit relier le sud- ouest et le nord-est de la ville. Elle desservira 15 stations. Ouest-France nous emmène ici à plus de 20 mètres en sous- sol, dans l’intimité de la ma- chine, en compagnie des équipes qui assurent ce chan- tier titanesque. Un travail de précision et de patience pour les cinq conducteurs qui se re- laient sans discontinuer 7 jours sur 7, 24heures sur 24. Des équipes soumises aux pro- blèmes de pression et qui sont obligées, après 4heures de tra- vail, de patienter 1 heure et de- mie, voire deux heures, pour décompresser. Au fil de sa progression, qui se contrôle grâce à deux systèmes de guidage distincts, le tunne- lier pose les anneaux de béton (appelés voussoirs) qui consti- tuent la paroi du tunnel et qui doivent être assemblés au mil- limètre près! Actuellement en pause technique à la station Mabilais, il devait repartir, à l’heure où nous écrivons ces lignes, entre le 5 et le 10no- vembre à l’assaut des 7000 derniers mètres du tunnel pour atteindre le boulevard de Vitré. Une vidéo qui démontre la dif- ficulté de ce type de chantier. Samuel DELZIANI À voir sur: http://www.ouest-france.fr/me-  La Vie du Rail - Décembre 2015 CULTURE RAIL Rennes. Dans l’intimité d’Élaine, le Le tunnelier Élaine en chiffres � Longueur totale: 82m (bouclier +trois remorques) � Diamètre: 9,45m � Masse: 1450t � Vitesse de creusement maximum: 2m/h � Nombre de voussoirs: 31000 (pièces de béton préfabriquées constituant le revêtement du tunnel) � Profondeur moyenne de creusement: 25m � Volume de terrain à extraire: 572000m � Puissance: 3,2MW La Vie du Rail - Décembre 2015 � Martin Scorsese en photos © David PAQUIN puis le film After Hours , sorti dans les salles obscures en 1985. Elle a sélectionné pour l’occasion une série de photo- graphies prises sur les tour- nages les plus récents du maître italo-américain: Gangs of New York Shutter Island Aviator encore Le Loup de Wall Street On y trouve également des cli- chés des tournages précédents parmi les plus emblématiques. Parmi tous ces films, les ama- teurs de rail se souviennent probablement de ce long-mé- trage à destination des enfants: Hugo Cabret . L’intrigue se dé- roule essentiellement dans la gare Montparnasse. Dans le Pa- ris des années 1930, Hugo est un orphelin de douze ans qui vit caché dans les combles d’une grande gare dont il règle les horloges. D’ailleurs, une photo impressionnante nous montre le cadreur, perché sur une grue, juste en dessous d’une magnifique horloge. Un film qui se veut également un hommage à Georges Méliès (joué ici par l’excellent Ben Kingsley), cinéaste inventeur de génie passant pour être le créateur des premiers trucages et effets spéciaux du cinéma et qui réalisa son premier film en 1896. Pour les besoins du film, les décorateurs ont construit une gare grandeur nature, avec toutes ses boutiques et son café. Une fois terminé, le décor du hall principal mesurait 45m de long et plus de 12m de haut! Les thèmes et les univers de ses films sont extrêmement variés. Film musical avec New York, New York , films biographiques avec Kundun ou Aviator ou, bien sûr, films noirs avec Les Affranchis Les Nerfs à vif Mean Streets : tous ces films très différents reposent toujours sur une direction d’acteurs excep- tionnelle. Comme l’explique � La Vie du Rail - Décembre 2015 CULTURE RAIL © David PAQUIN © David PAQUIN L e journaliste Marc Gbal- lou et Daniel Le Danvic, cheminot et photographe ta- lentueux dont le travail est ancré en Bretagne, se sont ef- forcés de saisir un certain es- prit cheminot qui a marqué la Bretagne (comme le reste de la France) et qui est, selon les auteurs et leurs témoins, en train de disparaître. En 160 pages et 120 photos iné- dites, c’est donc un état des lieux nostalgique qui nous est proposé, nostalgie accentuée par les très beaux clichés en noir et blanc du photographe. Sorti le 8octobre dernier, train… de disparaître – Images du monde ferroviaire et témoi- gnages de cheminots bretons veut également un hommage à tous ces hommes et ces femmes qui, tous les jours, font circuler des trains sur les voies de chemin de fer de Bretagne. Le développement industriel de la France s’est accompli en parallèle à celui du réseau fer- roviaire. Mais avec la crise, la désindustrialisation du pays et la déréglementation, le doute s’est installé. En Bre- tagne, comme ailleurs dans le pays, la fierté d’être cheminot � La Vie du Rail - Décembre 2015 C’est “un beau livre”, consacré à une qualité qui serait en voie de disparition : l’esprit cheminot. Du moins celui qui a fait les grandes heures du rail breton... et aussi de tout le pays. CULTURE RAIL Nostalgie. Une plongée émouvante © Daniel Le DANVIC (Suite page 62) La Vie du Rail - Décembre 2015  chez les cheminots bretons � La Vie du Rail - Décembre 2015 CULTURE RAIL La Vie du Rail - Décembre 2015  � © Daniel Le DANVIC s’accompagne aujourd’hui d’une inquiétude sur le futur d’une carrière pas comme les autres. Être cheminot, c’est bien plus qu’un simple mé- tier. Comme l’explique Éric, un ancien chef d’équipe conduite: «L’esprit cheminot, c’est pour moi une très grande solidarité entre collègues. Quel plaisir lorsqu’on rentre dans un bureau en gare ou dans un ate- lier sur un site inconnu et qu’on ne connaît personne: il suffit de se présenter, qu’on soit en ser- vice ou pas, et le collègue se met- tra en quatre pour te faciliter la vie. Bien évidemment, avoir l’es- prit cheminot, c’est être un ar- dent défenseur du transport fer- roviaire et de la qualité du service public.» Cet «esprit cheminot» est au centre de l’ouvrage. Un esprit de fraternité, de respect de l’histoire de l’entreprise pu- blique, mais aussi de combat pour la défense de valeurs communes. Grâce à ce beau livre, on met maintenant un visage sur ces cheminots bre- tons qui tentent de le préser- ver et de le faire vivre dans un monde en constante évolu- tion, où la notion de rentabi- lité est érigée en commande- ment suprême. Une parole rare et bienvenue. Samuel DELZIANI En train… de disparaître Marc Gballou (textes) et Daniel Le Danvic (photographies). Édi- tions Privat avec le soutien du Comité central d’entreprise de la SNCF. 26euros. � La Vie du Rail - Décembre 2015 CULTURE RAIL La boutique de � � � � � � � � � � � � À PARAÎTRE EN DÉCEMBRE Matériel roulant dans le système ferroviaire - TomeI Cet ouvrage technique est destiné aux professionnels et amateurs avertis. Rédigé par des ingénieurs, il fait le point sur les techniques modernes appliquées au matériel roulant tout en plaçant celui-ci au sein du système ferroviaire en forte évolution. Format: 220 x 270mm. 500 pages. Réf.: 110333 Les Automotrices électriques en France Denis Redoutey Ce livre en retrace l’évolution des automotrices avec l’apport de nombreux documents inédits. 240 x 230 mm. 160 pages. Réf.: 110326 49 � 45 � 45 � 45 � TomeXXVII - Les Trains de voyageurs Didier Leroy et Pierre-Yves Toussirot Les passionnés trouveront avec plaisir dans cet ouvrage des visuels méconnus, uniques et d’une grande diversité, de ces trains de voyageurs qui parcouraient les lignes de la SNCF issues des anciennes compagnies. 240 x 320mm. 160 pages. Réf.: 110322 TomeXXVI - 1965-1985. Vingt années qui ont changé le train Jean-Claude Marachin Cet ouvrage réunit les meilleures photographies de l’auteur, prises au cours des décennies soixante et soixante-dix. Le lecteur, tout au long de cet album, va découvrir le réseau national français au tournant de son histoire. 240 x 320mm. 160 pages. Réf.: 110320 TomeXXV - Un Anglais sur les rails de France Vacances d’un photographe de 1962 à 1967 Hugh Ballantyne Ce tome offre trois voyages sur les rails de France, en 1962, 1966 et 1967, effectués par le célèbre photographe anglais Hugh Ballantyne. 240 x 320 mm. 160 pages. Réf.: 110 316 (Version française) 95 � � � � � � � � � À PARAÎTRE EN DÉCEMBRE Les Trains de la victoire Le rôle du chemin de fer dans la libération de la France. 1944-1945 Vincent Cuny Le rôle des chemins de fer français lors de la Seconde Guerre mondiale reste aujourd’hui encore assez méconnu. Ce livre retrace l’histoire du chemin de fer et de ceux qui l’ont accompagné à cette époque. Format: 230 x 240mm. 160 pages. Réf.: 110327 Les Tramways d’hier en France L’ouvrage s’inspire de l’œuvre du photographe François Fontaine pour qui les tramways et les réseaux secondaires furent une vraie passion. La photographie lui a permis de constituer un fonds d’archives dès 1948. 240 x 320mm. 160 pages. Réf.: 110318 L’Histoire du métro parisien racontée par ses plans Julian Pepinster et Mark Ovenden Né en 1900, le métro parisien est aujourd’hui l’un des réseaux souterrains les plus importants avec ses 14 lignes et 4,5millions de passagers par jour en moyenne. Cet ouvrage propose aux lecteurs de le redécouvrir à travers les nombreux plans qui ont jalonné son histoire. 275 x 240mm. 176 pages. Réf.: 110331 Paris-Austerlitz et sa banlieue Didier Leroy et Paul-Henri Bellot Dans l’esprit de la collection initiée par ses auteurs, cet ouvrage fait la part belle aux images, pour évoluer dans l’ambiance de la banlieue sud-ouest à travers ses trafics voyageurs et marchandises, son matériel et ses dépôts de Paris-Quai- d’Orsay à Dourdan. 240 x 320mm. 160 pages. Réf.: 110325 OURVOSACHATSDE OËL LABOUTIQUEDE IEDU AIL SERAEXCEPTIONNELLEMENT OUVERTELESDIMANCHES 6, 13 DÉCEMBREDE Les Locomotives à vapeur du réseau de l’État Bernard Collardey Dans ce nouveau livre sont rassemblées les innombrables séries de locomotives à vapeur ayant appartenu à la compagnie de l’État, qui a fusionné en 1909 avec celle de l’Ouest, de leurs débuts à leur extinction sous le règne de la région Ouest de la SNCF. Format: 240 x 320mm. 160 pages. Réf.: 110319 49 N°25: Les Autorails légers SNCF FNC - U150 - CFD - A2E Ce film illustre le concept d’autorail léger. Réf.: 328679 N°24: Les Locomotives électriques CC 6500 et 21000 Un film de Fabrice Lanoue Pack de deux DVD. Durée 2heures40! Réf.: 328676 N°23: Les Locomotives Diesel 72000 et 72100 Un film de Fabrice Lanoue Durée: 70 minutes. Réf.: 328672 N°22: Les Locomotives électriques BB 7200/15000/22200 Un film de Fabrice Lanoue Durée: 78 minutes. Réf.: 328664 La boutique de COLLECTION OCOVIDÉO La Saga du chemin de fer du Vivarais en 2 DVD Fabrice Lanoue. Deux DVD de 80 et 75 minutes. Réf.: 328644 (le lot de deux DVD) 141 R - Les Dernières Années: 1960 - 1975 Pack de deux DVD. Durée de plus de 2heures. Réf.: 328678 Les CFTA de Franche-Comté: 1966 - 1975 Images de Claude Bernard Rossinelli, amateur suisse passionné qui dès 1966 a commencé à filmer ces machines en format 8mm. Réf.: 328656 Les Trains des vacances Un film de 75 minutes. Réf.: 328595 COLLECTION ARCHIVES � � � � � � � � 39 � 39 � 30 � 30 � 30 � 30 � 30 � 35 � Gare sonorisée Cette gare interactive dispose de différents bruitages et annonces en allemand, anglais, français et néerlandais. La fonction d’enregistrement permet de créer sa propre annonce. Panneau d’affichage aux lettres et chiffres tournants avec différents noms de ville. Trois piles AA fournies. Réf.: 230516 Coffret enfant démarrage TGV Duplex Marklin Contenu du coffret: un circuit composé de 12 éléments de voie courbes, deux éléments de voie droits et un appareil de commande à infrarouge sans fils. Longueur du train: 610mm. Les piles sont fournies. À partir de 3 ans. Réf.: 230507 Set de voies aiguillages Complétez tous les coffrets de démarrage enfant Marklin avec ce set de voies qui permettra d’agrandir votre circuit à volonté. Réf.: 230510 La Sorcière du TGV Lorsqu’elle prend le train, Léna adore observer les autres voyageurs. Mais, aujourd’hui, sa voisine d’en face est très mal élevée! Alors, quand elle se met à hurler des choses bizarres dans son téléphone portable, la maman de Léna n’y tient plus: elle lui fait une remarque. Grave erreur! Car cette vilaine bonne femme est en réalité… une sorcière! Réf.: 121153 La Petite Encyclopédie Youpi des grands curieux: Les Trains Sais-tu que les wagons transportent tout, même des camions, que les trains à grande vitesse roulent parfois à plus de 500km/h et que l’on peut jouer du piano dans l’Orient-Express? Observe les trains qui sont dans ce livre: tu apprendras à les reconnaître et tu découvriras tous leurs secrets. Réf.: 121169 Coffret de départ TGV Lyria Marklin Contenu: 22 éléments de voie courbes en plastique, un croisement et appareil de commande infrarouge ergonomique sans fil. Quatre piles AA et deux piles AAA fournies. Longueur du train: 630mm. Réf.: 230520 Sifflet locomotive Recréez le son d’une véritable vapeur! Longueur: 180mm. À partir de 3 ans. Réf.: 233124 � � � � � � 42 � 90 � 60 � 4, 50 � 22, 50 � 59, � 59, � � La Vie du Rail - Décembre 2015 F ils et petit-fils de cheminot, aujourd’hui installé à Qingdao (Chine), je reste un fidèle lecteur de La Vie du Rail. C’est pourquoi j’ai pensé à vous récemment. Pendant les festivités du octobre dernier commémo- rant le 66 anniversaire de la création de la République Popu- laire de Chine par Mao, en face de la mairie se trouvait une «sculpture temporaire» repré- sentant le chiffre «66», dont je vous envoie la photo. Si l’on regarde la partie droite de l’ins- tallation, on peut remarquer dis- tinctement certaines créations chinoises comme la fusée Longue Marche 2F ou le Stade national de Pékin (surnommé le Nid d’oiseau). Plus surprenant, un train orange est également représenté, qui, lui, n’a absolu- ment rien de chinois! Il s’agit du premier TGV français, le TGV Sud-Est. La Chine a-t-elle voulu faire un clin d’œil au construc- teur Alstom (qui n’a pourtant pas vendu son TGV à la Chine) et au réseau à grande vitesse français? Ou bien la Chine sou- haite-t-elle s’attribuer la pater- nité de ces rames repeintes en bleu et gris depuis? L’hypothèse la plus vraisembla- ble est, il me semble, que le concepteur de l’installation, cherchant la photo d’un train à grande vitesse, a trouvé par hasard la photo de ce TGV, et l’a incorporé à son œuvre sans bien savoir de quoi il s’agissait. Je me suis amusé à diffuser mon texte sur WeChat, le réseau social chinois. Et j’ai plaisir à adresser ce clin d’œil aux lec- teurs de La Vie du Rail. Laurent Germain, Qingdao, Chine. Située en amont du Fleuve Jaune, sur la péninsule de Shandong, Qingdao (2,7mil- lions d’habitants) est une ville de la province du Shandong. Surnommée «La petite Suisse orientale», elle passe pour une des villes de Chine où il fait bon vivre. Station balnéaire, c’est aussi un port important et un grand centre industriel. La cité est aussi devenue célèbre grâce à la bière qui porte son nom, la Tsingtao, qui est brassée ici et exportée partout dans le monde. (NDLR) DIALOGUE Insolite. Le TGV en Chine! © Photo Laurent GERMAIN La Vie du Rail - Décembre 2015 � de jouer ! � Grandes manœuvres À quel groupe Alstom a-t-il fini par vendre ses activités énergie? a – GE b – Mitsubishi c – Siemens Et quelle activité ferroviaire de [réponse à la question 1] a été reprise par Alstom? a – Locomotives diesels b – Caténaires c – Signalisation Qu’a décidé Bombardier de faire de sa division Transport au printemps dernier? a – La vendre à CNR b – La vendre à CSR c – L’introduire en bourse Qui a fini par reprendre les activités ferroviaires du groupe Finmeccanica? a – CSR b – Hitachi c – Siemens Et quelle(s) entreprise(s) du groupe Finmeccanica est/sont concernée(s) par la question 4? a – AnsaldoBreda b – Ansaldo STS c – AnsaldoBreda et Ansaldo STS En Chine, les deux principaux constructeurs ferroviaires ont fusionné. Quel est le nom du nouveau groupe regroupant CNR et CSR depuis juin? a – CNR-CSR b – CRRC c – CNSR Quel groupe doit reprendre Vossloh Rail Vehicules, la filiale espagnole de Vossloh spécialisée dans les locomotives? a – CAF b – Stadler c – Talgo Et que pense faire Vossloh de Vossloh Locomotives, filiale basée en Allemagne? a – Finir de la moderniser, puis la vendre b – En faire sa principale activité c – La vendre au plus vite Quel industriel ferroviaire nordique a été racheté cet été par Skoda? a – Kockums Industrier b – Motala Train AB c – Transtech Et quel industriel ferroviaire nordique a été racheté cet automne par Alstom? a – Kockums Industrier b – Motala Train AB c – Transtech Dans l’industrie ferroviaire, ces derniers mois ont été marqués par une profonde recomposition du paysage, avec des ventes et des rachats en série. Arrivez-vous à suivre? Dans cette ville italienne circulent des trams d’un âge certain! Où suis-je? Milan Rome Turin © Patrick Laval LA PHOTO MYSTÈRE Menton Carnolès (06). Loue studio dans résidence prox. gare et mer, commerces, calme, confort. 1 étage, ascenseur, balcon. Sem./quinz. Tél.: 0687139567. CÔTE D’AZUR Menton Loue appt 5 mn plage 5 mn gare, 2 pièces 65 m², meublé, tt confort, asc., clim., vue, soleil. Possibilité sem./quinz./mois. Prix/semaine 300 à 400 Tél. : 06 89 80 62 38. LES PETITES ANNONCES DE LA VIE DU RAIL 40 caractères par ligne, une lettre par case, signes de ponctuation compris, réservez un espace entre les mots. Règlement par : Chèque , à l’ordre de La Vie du Rail Mandat Carte bancaire N° de la carte: Cryptogramme : Date d’expiration : ..../.... Signature Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Code postal : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ville : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tél. : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E-mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 lignes 35 TTC / Ligne supplémentaire 10 TTC / 2 parutions identiques 50 TTC / Domiciliation supp. 10 TTC. Remise des éléments 10 jours avant la date de parution. Pour toutes questions, merci de contacter : Frédéric DUPONT HÔTELS/PENSIONS VOTRE PETITE ANNONCE DANS LA VIE DU RAIL 11, rue de Milan 75009 PARIS Tél.: 0149701208 – Fax: 0148746149 - [email protected] LOCATIONS SAISONNIÈRES Prochaine parution: janvier 2016 ANDORRE (Alt. 1300m) 46 à 58 � Pens. Compl. Pers/J Serv. Vin Comp. 7 nuits mini Hôtel *** Famil. Bain, WC, Tél., TV Sat. Cuis. française. Garage. Excursions ts les jours départ hôtel. Écrire: HÔTEL MILA, AD200 ENCAMP ANDORRA Tél.: 00 376 73 13 13 [email protected] www.hotelmila.com HOTEL HELIOS ** HÔTEL HÉLIOS ** 6/8, av. Hélios 65100 LOURDES Ttes chbres avec dche, WC, tél., TV, asc., salon TV, park., jardin. Ouverture exceptionnelle du 06 au 09/12 pour le 1 er jour du JUBILÉ DE LA MISÉRICORDE le 08/12 . Tél. : 0562944195 ou 0562940578 [email protected] Collectionneur achète CHER affiches anciennes, PLM, CHEMIN DE FER, SNCF, même en mauvais état. Je me déplace dans toute la France. Tél.: 0680785978 ou 0675230175. COIN COLLECTIONNEURS La Vie du Rail - Décembre 2015 Cette photo vous plaît? Commandez-la sur www.photorail.fr/beziers Ligne Béziers - Neussargues, près de Peyre, en juin 1995. © Besnard / PHOTORAIL � La Vie du Rail - Décembre 2015 L’Amicale des cheminots pour la préserva- tion de la 141 R 1126 met son train diesel en circulation avec le Père Noël à bord. Il sera présent dans les voitures et des ani- mations pour les enfants seront organi- sées. Samedi 12 :Toulouse - Auch, dimanche 13 :Toulouse - Carcassone, samedi 19 :Toulouse - Agen et dimanche 20 décembre :Castelnaudary - Quillan. Rens.: 0561094261 [email protected] www.trainvapeur-toulouse.com Chemin de fer de la baie de Somme L’homme à la barbe blanche a trouvé un nouveau moyen de transport en baie de Somme avec une locomotive à vapeur et des voitures d’époque. Dans le cadre des marchés de Noël, le CFBS met en place des trains entre Le Crotoy, Noyelles, Saint- Valery et Cayeux, le Père Noël ne pouvant être partout en même temps… Les same- di 5 dimanche 6 samedi 12 et dimanche 13 décembre (balade en autorail). Les samedi 19 et dimanche 20 décembre marché de Noël de Cayeux et du Crotoy. Rens.: www.cfbs.eu, 0322269696 Chemin de fer du Centre-Bretagne (CFCB) Les dimanche 13 samedi 19 décembre départ de Loudéac à 14h30, retour à 18h. Les dimanche 20 lundi 21 et mardi 22 décembre , départ de Saint-Brieuc à 14h30, retour à 18h. Un goûter avec le Père Noël est offert. Réservation obligatoire. Rens. et tarifs: 0677093886, 0603121431 [email protected]. www.cfcb-asso.org Train du Pays cathare et du Fenouillèdes Le Père Noël monte à bord du train pour la grande joie des enfants lors d’un arrêt en pleine forêt… Atelier maquillage, ani- mation, goûter et boissons chaudes pour tous en gare d’Axat et un cadeau pour chaque enfant. Départ de Rivesaltes (13h45, retour 19h) les 22 décembre Rens.: 0468200400 ou 0468599902 [email protected]. Site: www.tpcf.fr Train touristique du Centre-Var Quelle que soit la gare, tous les trains parti- ront à 14h pour aller chercher le Père Noël dans son château, puis le conduire en gare de Sainte-Anastasie. Départ de Carnoules-Les Platanes les samedi5 dimanche 6 , et samedis 12 19décembre . Départ de Brignoles les dimanches 13 et 20décembre Rens. : 06 07 98 03 09. www.attcv.fr La Vie du Rail - Décembre 2015 AGENDA La Vie du Rail: Numéro de commission paritaire 0420 T 90350. ISSN 2112-504X Tarif abonnement pour 1 an: pour 12 numéros et 12 DVD +accès illimité au site laviedurail.com Impression: RAS Imprimerie (95) Pages TV: TV Presse. Journal publié par les Éditions La Vie du Rail: Société anonyme au capital de 2043198euros Principaux actionnaires: VLA, Le Monde Ouest-France Durée de la société 99 ans. – RCS Paris B334130127 – ISSN 0042-5478 – Dépôt légal à parution. Siège: 11, rue de Milan, 75440 Paris Cedex 09. La Vie du Rail décline toute responsabilité quant aux documents qui lui sont soumis, insérés ou non, ils ne sont jamais rendus. 11, rue de Milan, 75009 Paris. Tél.: 0149701200. Fax: 0148743798. https://www.europechina.net PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION, DIRECTEUR DE LA PUBLICATION: Vincent Lalu DIRECTRICE GÉNÉRALE ADJOINTE: Delphine Chêne Assistante de la direction: Clarinda Jorge (0149701211) PRÉSIDENT D’HONNEUR: Pierre Lubek RÉDACTION 0149701239 François Dumont, directeur de la rédaction Chantal Blandin, rédactrice en chef Philippe Hérissé, rédacteur en chef adjoint Samuel Delziani, Patrick Laval, Anne Jeantet-Leclerc, rédacteurs RÉALISATION Agathe Paumier, rédactrice en chef adjointe (édition) Marie-Laure Le Fessant, Olivier Micha, secrétaires de rédaction Sylviane Frot, service photo Yvan Daviddi, directeur artistique José Delattre, rédacteur graphiste Alice Ly, stagiaire INTERNET Pierre Lalu, community manager Venice Affre, rédactrice SERVICE TECHNIQUE (informatique et production) Robin Loison, directeur, Ali Dahmani, informatique ABONNEMENTS 0149701220 Directrice de la diffusion: Michèle Marcaillou Service abonnements: 11, rue de Milan - 75440 Paris Cedex 09 [email protected] Assistante commerciale: Valérie Grouard BOUTIQUE0143878937 Directrice commerciale et marketing: Victoria Irizar 0149701248. 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[email protected] Communiqué C’est avec regrets que les bé- névoles de l’association Loco Vapeur 141 R 1199 de Nantes informent leurs voyageurs de l’obligation d’annuler les trains du Père Noël prévus pour les 19 et 20 décembre pour le retour de la R de Nantes, en raison d’impor- tants actes de vandalisme (tags, vitres brisées, compar- timents saccagés et transformés en abris sauvages…) commis sur la rame voyageurs des années 1970, expatriée par la SNCF et isolée depuis quelques mois sur le site de Nantes-État. Actes inqualifiables commis par des irresponsables, pseudo-artistes in- conscients de l'important travail assuré par les bénévoles de l’association pour faire vivre un patrimoine ferroviaire en partie classé. Association Loco Vapeur 141 R 1199, 2, rue du Pont-de-l’Arche, 44100 Nantes. 0770719406. www.141r1199.fr
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