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La Vie du Rail Magazine n°3277

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MAGAZINE Tourisme : 6 destinations européennes à portée de train www.laviedurail.com 3:HIKPKE=ZUZ^UU:?n@c@r@h@a; M 05045 - 3277 - F: 5,90 SNCF et RATP recrutent Capitainetrain : le petit site qui concurrence la SNCF Quand les designers planchent sur le TGV du futur � La Vie du Rail - Octobre 2012 UN MOIS DANS LA VIE DU RAIL PHOTO DE COUVERTURE Un Eurostar au Landy. BONNEMENT téléphonez au 0811021212 N° Azur, au coût d’un appel local, de 9h à 17h30, du lundi au jeudi et de 9h à 16h le vendredi OUTIQUE téléphonez au 0143878937 De 7h30 à 20h00 du lundi au samedi ÉDACTION téléphonez au 0149701239 De 10h à 19h30 du lundi au vendredi ETITESANNONCES téléphonez au 0149701208 AU SOMMAIRE DE CE Billets. Capitainetrain, le petit site qui concurrence la SNCF p. 6 Réforme des régimes spéciaux. Le compte n’y est pas p. 10 Provence-Alpes-Côte-d’Azur. La carte Zou ! dope le trafic p. 14 Canal Seine-Nord. Le projet va-t-il tomber à l’eau ? p. 22 Suède. Arriva entame sa conquête de Stockholm p. 20 DBAG Christian BESNARD-PHOTORAIL-SNCF Fredskitchen SNCF/PACA Port autonome de Paris POUR TÉLÉPHONER LA VIE DU RAIL � La Vie du Rail - Octobre 2012 UN MOIS DANS LA VIE DU RAIL Ç a roule pour Capitai- netrain, la petite start- up qui vend des billets de train sur Internet. Le site de vente ouvre au public cet automne. Quand pré- cisément? La date n’est pas encore définitivement fixée. « Tout dépendra de la charge générée par la sor- tie de la version bêta », ex- plique Valentin Surrel, l’un des trois cofondateurs du site, qui en est au- jourd’hui le directeur gé- néral. Les trois ingénieurs à l’origine de Capitaine- train ne sont plus à quelques semaines près. Dès la conception de leur site en mai2009, ils ont dû batailler ferme pour avoir accès au système in- formatique de la SNCF et pouvoir commercialiser ses titres de transport. Une fois cet obstacle levé, et après une série de tests menés à partir de l’été 2010, le site a fini par être lancé en mars2011 en version bêta (c’est-à-dire en accès restreint pour corriger les défauts de jeunesse). Et le contenu a été peu à peu enrichi. Ca- Après avoir été testé sur un petit nombre d’utilisateurs, le site de vente de billets Capitainetrain ouvre au public cet automne. Représentant un concurrent direct pour voyages-sncf.com, il a déjà signé un accord de partenariat avec Deutsche Bahn et envisage à terme de proposer des billets ferroviaires sur toute l’Europe. Kelbillet.com a vu le jour en 2006, suite à une déception: Yann Raoul, grand voyageur, a dû jeter des billets qui n’étaient ni remboursables ni échan- geables. « Comme j’étais un utilisateur de la première heure d’Internet et que j’avais la capacité de développer un site, j’ai passé mes soirées, mes week- ends, puis de plus en plus de temps, à concevoir une plateforme de mise en relation entre les particuliers pour la re- vente de leurs billets», raconte-t-il. La notoriété du site grandit, tandis que le nombre de billets Prem’s (ni échan- geables ni remboursables) progresse. Résultat, les volumes échangés se dé- veloppent. Entre 200000et 300000 annonces de vente d’occasion sont annuellement publiées. Mais la de- mande est largement supérieure: il y a 30 fois plus de personnes à la re- cherche d’un billet que d’annonces. Depuis l’an dernier, le site a lancé un moteur de recherche multitransport, qui permet de recenser toutes les of- fres d’occasion non seulement train, mais aussi en car, en covoiturage ou en avion. « Notre public est composé de personnes qui cherchent des pe- tits prix ou bien des places sur un train complet. Nous les redirigeons vers des sites d’opérateurs ou vers des sites de covoiturage », explique Yann Raoul. Avec une équipe de six personnes, kelbillet.com affiche plus de 700000 membres inscrits et un million de vi- sites par mois. C’est un site rentable, qui réalise un chiffre d’affaires de 427000euros. « Nous ne sommes pas une agence de voyages mais un “apporteur d’affaires” comme peut l’être Google. L’an dernier, nous avons apporté un volume d’affaires repré- sentant 12millions d’euros. Nous mo- nétisons notre audience. Nous tra- vaillons au clic, notre rémunération dépend de discussions menées avec chaque opérateur », souligne le fon- dateur du site. La comparaison avec Google s’arrête là. « Nous sommes évidemment bien moins chers que Google qui est devenu incontourna- ble pour l’ensemble des agences de voyages en ligne!» M.-H. P. Kelbillet.com, des billets à revendre Sur une relation France - Allemagne, après comparaison SNCF/DB, le site retiendra l’offre la moins onéreuse. Billets. Capitainetrain, le petit pitainetrain vend désor- mais des billets iDTGV et Lyria. « Nous sommes constam- ment à l’écoute des clients. Dès qu’ils nous font part d’un problème, nous réagis- sons. Cela nous a permis de gagner leur confiance », ex- plique Valentin Surrel. « Les clients peuvent écrire à toute heure, ils obtiennent une réponse immédiate. Ils n’ont pas le sentiment d’avoir face à eux une énorme structure imperson- nelle. » Un mot d’ordre a guidé la conception du site: la simplicité d’usage. « Plus le processus d’achat est sim- ple, plus on gagne du temps et donc de l’argent. » besoin de naviguer, le site permet d’avoir, en un seul coup d’œil, l’ensemble des informations liées au voyage dans un tableau synthétique. Il enregistre systématiquement les tra- jets favoris et les propose lors de la connexion de l’utilisateur. Un habitué peut trouver son train et acheter son billet en 30 à 40 secondes. L’équipe de Capitainetrain (neuf personnes au- jourd’hui) s’attendait à trouver beaucoup de geeks (des accros du Net) parmi ses utilisateurs. Ce n’est pas le cas: parmi les 20000 comptes bêta re- censés, on trouve tous les profils, de l’étudiant au CSP +, en passant par le retraité. Selon Capitainetrain, 90% des clients reviennent par la suite refaire des achats. « Sur les 10% qui ne revien- nent pas, nous pensons qu’il y en a beaucoup qui ne voyagent qu’une fois dans l’année », estime Valentin Surrel. Ce dynamisme a intéressé la Deutsche Bahn. En mai2012, l’opérateur fer- roviaire allemand a signé un partenariat avec Capi- tainetrain qui lui permet- tra de vendre ses billets avant la fin du printemps prochain. « Nous propose- rons des tarifs moins chers que ceux du canal de vente voyages-sncf.com car nous avons accès à l’inventaire in- tégral des billets DB, ce qui n’est pas le cas de la assure Valentin Surrel. Par exemple, sur un Paris - Francfort, Capi- tainetrain comparera le ta- rif de la SNCF et celui de la DB et affirme qu’il pro- posera le moins cher des deux. « Si tout se passe bien, nous essaierons de décliner le même concept dans d’au- tres pays européens. Nous ne visons pas seulement les In- ternautes français mais eu- ropéens.» Bien que le site s’adresse avant tout aux particuliers, de plus en plus de petites entreprises se montrent in- téressées. « Elles se rendent compte qu’elles passent moins de temps à acheter leurs billets si elles le font via notre site », explique Capi- tainetrain qui réfléchit à la mise au point d’une offre professionnelle spécifique. Autre évolution envisagée pour répondre à une re- quête très fréquente (plus de la moitié des de- mandes): la conception d’une application pour les smartphones. Comparés à voyages- sncf.com, la première agence de voyages en ligne et ses 3,2milliards de chif- fre d’affaires, Capitainetrain et son million d’euros de volume d’affaires réalisé l’an dernier paraissent bien mo- destes. Mais le nouveau venu représente tout de même une concurrence qui pourrait se faire une place au soleil. Commissionné comme une agence de voyages classique (2,4% sur les billets de train, un taux qui varie en fonction de divers critères: classe, destination…), Capitaine- train sera rentable s’il arrive à capter 1% de la vente en ligne des billets de trains en France. Le site devrait at- teindre l’équilibre dès les derniers mois de l’année, puis gagner de l’argent l’an- née suivante. Ce qui lui permettra d’approcher le but qu’il affiche depuis son lancement: « révolutionner l’achat de billets de train en Europe », actuellement do- miné par les grands opéra- teurs historiques. Marie-Hélène POINGT La Vie du Rail - Octobre 2012 � Un habitué peut trouver son train et acheter son billet en 30 à 40 secondes. © DBAG site quiconcurrence la SNCF � La Vie du Rail - Octobre 2012 UN MOIS DANS LA VIE DU RAIL S UD-Rail a tiré le signal d’alarme fin juillet. Selon le syndicat, la SNCF pourrait cesser l’exploitation de son service Auto-Train. « La di- rection de la SNCF envisage de ne laisser qu’un train par semaine au départ de Paris et un seul dans le sens province - Paris et ce dès la fin de l’année 2012. La première étape consiste à faire fuir les usagers en réduisant l’offre de trans- port, puis en toute logique la SNCF fera le constat de la non-rentabilité économique et que la seule issue logique est la suppression pure et simple de l’Auto-Train », écrit le syndi- cat dans un communiqué. La direction de l’entreprise a reconnu qu’elle va faire évoluer le service mais elle réfute toute volonté de le faire cesser. « Nous sommes dans une logique d’adapta- tion en fonction de la de- mande» , explique une porte-parole de l’entreprise. Actuellement, la SNCF pro- pose à ses clients de trans- porter leurs véhicules vers 12 destinations du Sud-Est et du Sud-Ouest, toutes au départ de Paris-Bercy (Avi- gnon, Biarritz, Bordeaux, Briançon, Brive, Fréjus- Saint-Raphaël, Lyon, Mar- seille, Narbonne, Nice, Tou- lon et Toulouse). Mais la demande est très sai- sonnière: 70% du trafic est acheminé entre juin et septembre. En hiver, sur cer- tains trains, le taux d’occu- pation atteint à peine 30%. D’où la décision de mainte- nir les fréquences en été mais de les réduire forte- ment durant la saison basse. Entre Paris et Nice par exemple, trois trains conti- nueront d’être acheminés chaque semaine en été, mais seul un train hebdomadaire circulera en période creuse. Autre hic, la très faible no- toriété du service. Selon la SNCF, seuls 16% des Fran- çais le connaissent. Interrogé le 9août sur RTL, Georges Maltese, le directeur d’Auto- Train, a affirmé qu’il allait mener une campagne pour renforcer cette notoriété. L’activité progresse pourtant: 76000 véhicules ont été transportés en 2011, en hausse de 7% par rapport à 2010. Mais les comptes restent déficitaires. La direc- tion affirme qu’elle renouera avec l’équilibre économique d’ici à la fin 2013. Elle assure aussi que les adaptations à venir ne se tra- duiront pas par des sup- pressions d’emplois, alors que SUD-Rail estime que « sur Bercy, c’est plus de 25 emplois menacés de chômage sans compter les dessertes de province sachant qu’une bonne partie de ces salariés a plus de 50 ans et aura donc sans doute beaucoup de mal à retrouver un emploi » . La SNCF ex- plique de son côté que saisonnalité d’Auto-Train né- cessite le recours à des saison- niers. Le reste de l’année, la plupart des agents qui inter- viennent pour Auto-Train tra- vaillent également pour d’au- tres transporteurs » Marie-Hélène POINGT Service. Auto-Train peut-il tenir la route? L’ initiative avait, assez dis- crètement, séduit lors de la précédente rentrée. De quoi réitérer et passer à la vitesse supérieure. La SNCF facilite la rentrée des étudiants en leur proposant une offre Ba- gages à domicile à 10euros par bagage « ordinaire»… autrement dit d’un poids in- férieur à 30kg. Pour des étudiants qui vivent un em- ménagement dans une rési- dence universitaire, un lo- gement, accompagné d’un long déplacement, cela peut être une vraie bonne affaire pour acheminer livres, vête- ments… Le service prend en charge leurs bagages là où ils le souhaitent et les livre sur l’ensemble de la France continentale dans un délai de 24 à 48heures. Les bagages sont emballés pour le transport, on peut suivre leur parcours en temps réel. Conditions impératives: avoir la Carte étudiant et acheter un billet de train SNCF. Il faut payer la pres- tation au tarif en vigueur, soit 33euros le 1 bagage et 15euros les suivants, dans la limite de 30 bagages. Ensuite, il suffit d’adresser une demande de rembour- sement par Internet ou par courrier, accompagnée d’une copie de la Carte étu- diant et d’un RIB. La diffé- rence est remboursée par virement bancaire. P. G. Rentrée des facs. La SNCF transporte les bagages des étudiants Selon la SNCF, seuls 16% des Français connaissent le service Auto-train. Le service sera maintenu tel quel en été et très fortement réduit durant la saison basse. Patrick CURTET2010 - SNCF La Vie du Rail - Octobre 2012 � D epuis août2011, Thalys, au-delà de Cologne en Al- lemagne, dessert Düssel- dorf, Duisbourg, Essen. Dans cette région rhénane qui concentre près de 12millions d’habitants et une activité économique importante, il affiche au- jourd’hui d’autres ambi- tions. Il invite au «city-trip» dans ces cités aussi riches que méconnues des Fran- çais. Thalys augmente pour cela le nombre de liaisons prolongées jusqu’à Düssel- dorf et Essen. Deux nou- veaux horaires sont propo- sés à partir de Paris, ce qui offre trois départs sur les cinq trains quotidiens à des- tination de Cologne: 6h01 pour une arrivée à 10h15, 12h01 pour une arrivée à 16h07, 17h28 pour une ar- rivée à 22h16, seule liaison effective depuis août2011. Au retour d’Essen, le train du matin quittera désormais la gare à 5h40 pour attein- dre Paris-Nord à 9h59. Une nouvelle grille horaire qui se prête aisément aux courts séjours. Mais pas en- core aux allers-retours dans la journée. Cela reste un ob- jectif et le renforcement de la desserte est appelé à se poursuivre, souligne Franck Gervais, directeur général de Thalys: «Nous espérons obtenir bientôt d’autres ho- raires de retour dans la jour- née pour les Français, comme les Allemands en profitent de- puis plusieurs mois dans l’au- tre sens depuis Essen.» ventes sont ouvertes depuis le 14septembre pour des voyages à partir du 9dé- cembre. P. G. Thalys. De nouveaux horaires pour des escapades en Allemagne (c) Thalys La nouvelle grille horaire incite aux courts séjours, elle visera ensuite les allers-retours dans la journée. C’est le nombre de Français qui ont choisi le train pour voyager cet été. 20 millions iDBUS augmente ses fréquences vers Londres La SNCF a augmenté, comme prévu, sa nouvelle offre d’autocars iDBUS vers le nord de l’Europe en ouvrant le 27août les ventes pour 11 nouvelles relations quotidiennes entre Paris, Lille, Londres, Bruxelles et Amsterdam. Les fréquences seront de nouveau accrues le 24septembre, avec trois allers-retours supplémentaires (deux vers Londres et un vers Amsterdam), puis le 15octobre, avec huit nouvelles liaisons par jour. Téléphone: recharge gratuite en gare de Lyon La SNCF met à disposition des voyageurs une borne gratuite de recharge de téléphone portable en gare de Paris-Lyon. Si l’expérience se révèle concluante, elle pourrait être étendue à d’autres gares. Circulation de cannabis dans le métro Une odeur de marijuana s’échappait des grilles d’aération d’un tunnel désaffecté: la police a découvert 4000m de culture dans le métro de Rome et effectué une saisie d’une valeur de 3millions d’euros. Le tribunal de grande instance de Niort vient de condamner la SNCF à payer 5000 euros de provision sur des dommages et intérêts à venir à une dame du canton de Celles-sur-Belle. C’est ce qu’a annoncé, dans son édition du 10septembre dernier, Le Courrier de l’Ouest. Selon le quotidien régional, cette voyageuse avait été « grièvement blessée » à la main lors d’un voyage en TGV à destination de Paris. La porte des toilettes du TGV s’était refermée violemment sur ses doigts, ce qui avait nécessité « d’importants soins médicaux ». Au cours du procès, la SNCF avait tenté d’écarter sa responsabilité, estimant que la voyageuse aurait dû faire attention à l’endroit où elle mettait ses mains et avait évoqué une inattention. Pas de quoi convaincre le tribunal. Il indique dans son jugement, comme le relève Le Courrier de l’Ouest, que « le fait qu’un train puisse tanguer n’exonérait pas la SNCF de ses responsabilités et que la société aurait dû mettre des amortisseurs aux toilettes des trains. » Contactée, la direction de la SNCF n’a pas souhaité réagir à une décision de justice ni précisé si elle faisait appel. 5000euros de dommages et intérêts pour une voyageuse blessée L a réforme des régimes de retraite de la SNCF et de la RATP, menée à l’au- tomne 2007, est-elle une bonne affaire pour tous, du contribuable aux entre- prises? Comme beaucoup l’avaient prédit, le fait est qu’elle coûterait beaucoup plus cher que prévu aux entreprises et apporterait moins d’économies à l’État. Manquaient les chiffres précis. La Cour des comptes, dans un rapport spécifique, vient de confir- mer ces craintes: «L’aspect symbolique de ces réformes a été privilégié sur leur contri- bution à l’équilibre des fi- nances publiques.» Elle met directement en cause des «mesures d’accompagne- ment» pour les salariés, en particulier à la SNCF, sou- vent coûteuses, mises en place «en compensation» pour mieux faire passer la réforme. Lors des premières ré- flexions sur la réforme, en 2006, le gouvernement affiche «un impératif d’équité» , une réforme de- venue «une condition de l’acceptabilité des profonds réajustements déjà opérés dans les autres régimes comme des nouveaux efforts à envisager» . Au-delà, il y a également la volonté de li- miter le coût de régimes qui pèsent lourdement sur l’État, par le biais d’une subvention aux régimes spéciaux, et donc au contribuable. La raison es- sentielle en est simple: avec de plus en plus de re- traités et de moins en moins d’actifs, beaucoup de retraités et relativement peu de cotisants, ces ré- gimes coûtent de plus en plus cher. Dans ce contexte, si l’on part plus tard à la retraite, cela permet d’augmenter le nombre de cotisants et de diminuer le nombre de pensionnés. Pour cela, la réforme va donc, progres- sivement, faire passer le taux de cotisation de 37,5 à 40ans pour l’obtention d’une retraite complète. L’âge «couperet» , obligeant à partir, est supprimé. Une décote et une surcote sont introduites, afin d’encou- rager à travailler plus long- temps. L’âge légal de départ va progressivement passer de 50 ans – pour les rou- lants notamment – et 55ans à 52 et 57ans. Et les taux de cotisation des salariés vont passer de 7,85% à 10,55%… en Des soustractions… Cotiser plus longtemps, à des taux supérieurs, partir plus tard, c’est bénéfique pour les caisses de retraites de la SNCF et de la RATP, qui touchent davantage de cotisations et paient moins de pensions. Selon la Cour des comptes, le gain cumulé pour les années 2011-2030 serait, pour la seule SNCF, de l’ordre de 10,5milliards. Toutefois, la progressivité de la mise en œuvre de la ré- forme n’apporte pas d’im- pact immédiat sur le mon- tant des subventions d’équilibre versées par l’État. Elles atteignent, pour la SNCF, un niveau record de 3,19milliards en 2012 et ne vont entamer une tendance à la réduction qu’à partir de 2017 pour atteindre 2,18milliards en 2030. Soit une baisse d’un tiers du ni- veau de la subvention entre ces deux dates. Cela ne paraît pas suffisant à la Cour des comptes. Elle considère que «malgré les réformes intervenues, le besoin de financement global actua- lisé à l’horizon 2050 est estimé � La Vie du Rail - Octobre 2012 UN MOIS DANS LA VIE DU RAIL En privilégiant le symbole, on a oublié la calculette. C’est ce qui ressort à la lecture du rapport de la Cour des comptes consacré à la réforme des régimes de retraite de la SNCF et de la RATP. Pour la seule SNCF, elle pourrait coûter 9milliards sur 20 ans. Christian BESNARD-PHOTORAIL-SNCF Le coût des «mesures d’accompagnement», sur le long terme, doit être pris en compte. Réforme des régimes spéciaux. La Vie du Rail - Octobre 2012 � à 76milliards d’euros pour la SNCF et 18milliards pour la RATP.» … et des additions Pour avoir la certitude de la faire passer sans paralysie durable des transports, et après une grosse semaine de grèves, de nombreuses contreparties – longue- ment négociées – ont été accordées, «particulière- ment à la SNCF (une ving- taine au total)» . Parallèle- ment, la réforme a entraîné naturellement un vieillisse- ment des effectifs. Et cet impact démographique a une incidence directe sur les comptes de la SNCF et de la RATP. La réforme coûte donc très cher aux entreprises. Le rapport estime que pour la période de2011 à2018 – date à laquelle s’arrête l’évaluation du coût des mesures d’accompagne- ment par la SNCF – le coût cumulé atteint 4,1mil- liards «à rapprocher d’un gain de 3,3milliards pour la Caisse de retraite, soit un sur- coût de 800millions d’eu- ros.» Globalement, le coût pour la SNCF «excède pro- bablement» 4,73milliards pour l’actuelle décennie et 4,14 pour la prochaine, soit un coût avoisinant 9milliards sur vingt ans. Et c’est seulement au cours de la décennie 2021-2030 que «la réforme opère ses pleins effets au profit du ré- gime de retraite (+6,3mil- liards), à comparer avec un coût pour la SNCF supérieur à 4,1milliards, soit un gain qui pourrait être de 2mil- liards.» Le conditionnel reste de mise. Tout comme il le reste lorsqu’en conclusion, la Cour estime que «le bi- lan global des réformes pour 2011-2030 pourrait se révé- ler légèrement positif» «les hypothèses ambi- tieuses» de départ des agents se confirment. Les magistrats semblent, à ce sujet, avoir un sérieux doute. Pascal GRASSART Social. condamnée pour licenciement abusif mpte n’y est pas L’ ex-compagnie de ferries SeaFrance a été condamnée le 14septembre par le tri- bunal d’instance de Calais pour le licenciement abusif et le non-reclassement de salariés licenciés lors de plans sociaux en2009 et2010, a annoncé leur avocat, Philippe Brun. Quelque 272 ex-salariés ré- clamaient des indemnités et des dommages et intérêts au cas par cas pour chacun d’eux, licenciés lors de deux premiers plans de sauve- garde de l’emploi (PSE), en2009 et2010, au cours desquels 726 salariés – la moitié des effectifs de SeaFrance – avaient été congédiés. «Je n’ai pris connaissance que des deux premières décisions: il y a une condamnation à 28000euros et une condam- nation à 22000euros» , a ex- pliqué Maître Brun, se di- sant confiant dans une issue positive pour la majorité des dossiers. Le montant des in- demnisations sera toutefois variable en fonction de l’âge et de l’ancienneté, notam- ment, a-t-il précisé. Maître Brun a prévenu qu’il comptait «continuer le com- bat» et qu’il déposerait «d’ici à 15 jours plus de 300 nou- veaux dossiers devant le direc- teur des affaires maritimes». «Nous allons poursuivre cette fois-ci à la fois SeaFrance et la (ex-maison mère de SeaFrance, ndlr) , a-t-il pré- cisé. Les premières années d’application de la réforme ont été marquées par une évolution de l’âge moyen de départ à la retraite: 54,7 ans toutes catégories confondues en 2007, 55,3 ans en 2011. Entre2009 et2011, les nouveaux retraités ont reculé chaque année leur départ de quatre mois. Parallèlement, il y a une forte baisse du nombre de cheminots qui partent à «l’âge plancher». En 2008, c’était le cas des trois quarts des nouveaux retraités, en 2011 de 30% d’entre eux. À l’inverse, ceux qui partent un an plus tard, très minoritaires en 2008, représentent aujourd’hui un tiers du total. Désormais, dès qu’il atteint l’âge d’ouverture des droits, chaque agent peut choisir son âge de départ comme il l’entend, en fonction de ses projets et de ses contraintes. Quatre mois de plus tous les ans Accessibilité. Un rapport modèle l’objectif de 2015 Les associations s’en alarmaient depuis des mois, c’est désormais officiel: l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite des établissements publics ne sera pas réalisée pour 2015 comme le demande la loi, constate un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, publié le 12septembre. Les auteurs jugent l’objectif «impossible dans le contexte économique et budgétaire actuel» , compte tenu de «l’ampleur des travaux à réaliser» . À moins de trois ans de l’échéance, seuls environ 15% des établissements recevant du public sont aujourd’hui accessibles, précisent-ils. Le rapport estime toutefois «hautement souhaitable» de conserver l’échéance de 2015, qui «permet de maintenir la pression sur tous les acteurs», tout en définissant «un objectif d’accessibilité intermédiaire pour 2015» . La ministre déléguée chargée des Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, a annoncé qu’elle allait demander aux préfets un état des lieux sur l’accessibilité des transports et du bâti sur l’ensemble du territoire. Une mission de 3 mois devrait aussi être confiée à la sénatrice Claire-Lise Campion, qui travaillera en concertation avec les collectivités par des «propositions concrètes» A lors que le gouvernement ne semble guère pressé d’ouvrir à la concurrence le marché des trains express régionaux de voyageurs, la Fnaut (Fédération nationale des associations d’usagers des transports) veut dé- montrer que cette concur- rence pourrait booster le TER. Le 12septembre, elle a présenté une étude réali- sée pour le Predit par les ca- binets Beauvais consultants, KCW et Rail Concept, dé- montrant que les appels d’offres donnant lieu à dé- légation de service public (DSP) pour des lignes TER se traduisent par des éco- nomies importantes et une fréquentation croissante. L’étude se base sur l’exem- ple allemand. Outre-Rhin, les régions (Länder) sont responsables des trains ré- gionaux depuis 1995. Le re- cours aux DSP a permis d’augmenter l’offre de trans- port de 8,5% en une di- zaine d’années, note l’étude. Environ les 2/3 des appels d’offres ont été gagnés par la concurrence, mais la DB continue d’exploiter encore 76% du marché. Autre effet bénéfique souligné, les sub- ventions demandées aux Länder par les opérateurs ont reculé de près de 25%. Plus les lots attribués sont grands, plus les économies le sont. Et la fréquentation a fait un bond de 38% en- tre1995 et2010, alors que le niveau initial était déjà élevé. « Une démarche gagnant - ga- gnant», selon la Fnaut, qui recommande sa transposition en France. D’après ses calculs, sans augmenter leurs subven- tions, les régions pourraient voir la fréquentation progres- ser de 12 à 50%. Reste qu’il faudrait pour cela abaisser les coûts de production qui ne sont pas les mêmes qu’en Alle- magne. Il faudrait, entre au- tres, énumère la Fnaut, «aug- menter la polyvalence du personnel, élever le temps an- nuel de conduite, diminuer le nombre de circulations avec des agents d’accompagnement, baisser les charges de struc- tures, cadencer les dessertes, disposer d’un matériel roulant plus homogène…» Autant de conditions qui paraissent difficiles à mettre en œuvre, surtout au niveau social, même si la direction de la SNCF ne dirait pas non à un certain nombre d’entre elles, à commencer par davantage de polyva- lence. Pour réduire leurs subventions, les régions pourraient être tentées par un recours accru au car, se substituant dans la journée aux trains vides (ils ne sont v raiment occupés qu’aux heures de pointe). C’est d’ailleurs ce que suggérait la Cour des comptes dans son rapport de novembre 2009, afin de limiter la charge fi- nancière des régions. Une solution qui pourrait reve- nir sur le devant de la scène en cette période de crise des finances publiques, même si la Fnaut la rejette avec force, la jugeant «défaitiste» et menant à «la dégradation du service public» Marie-Hélène POINGT Alsace. Deux Regiolis de plus L es TER alsaciens affichent une belle crois- sance de leur fréquentation : +7, 4% en 2011 comparé à l’année précédente, puis +7% sur les six premiers mois de 2012. «Pour faire face à cette augmentation constante, la région Alsace, qui avait déjà commandé 22rames Regiolis en 2009, a fait l’acquisition de deux rames supplémentaires» , explique le conseil régional dans un communiqué. Les livraisons s’échelonneront de 2013 à 2017. Rame Regiolis (B 85901) aux essais à Velim. TER. Les usagers plaident pour les bienfaits de la concurrence (c) CR Nord-Pas-de-Calais Patrick Laval La Vie du Rail - Octobre 2012 Pays de la Loire: le trajet domicile - travail à 1euro Les Pays de la Loire ont plafonné à 1euro le coût du trajet pour les titulaires d’un abonnement TER domicile - travail, dans le contexte de flambée des prix des carburants. Lancée le 1erseptembre, la mesure devrait concerner plus de 4000 personnes qui effectuent un trajet supérieur à 50km, soit 40% des abonnés, pour un coût de 750000euros, selon la Région. En pratique, la collectivité remboursera la différence aux usagers dont les abonnements mensuels ou annuels reviennent à plus de 45euros par mois «soit 1euro par trajet sur la base de 22,5 allers-retours par mois», prime employeur de 50% déduite. La Vie du Rail - Octobre 2012 � P our lutter contre les com- portements à risque, la SNCF en Île-de-France donne de la voix. Elle a en- rôlé pour cela huit petits de 5 à 8 ans. Elle leur a de- mandé de composer les messages et d’utiliser leurs voix. Au cœur de la cible: deux comportements particulièrement dangereux et pé- nalisants pour la régularité, le blo- cage des portes du train et les traversées de voies. Fin juin deux annonces sonores ont été enregistrées, composées à partir des réactions des en- fants recueillies à la projec- tion de films montrant des adultes bloquant les portes et traversant sans utiliser souterrains, passerelles et passages autorisés. En fai- sant dire par ces enfants les consignes de sécurité habi- tuellement énoncées par les agents des gares ou par Si- mone, « la » voix de la SNCF, l’objectif est de mieux attirer l’attention des voya- geurs et de les inciter à changer des comportements dangereux et inciviques. Les deux messages d’une ving- taine de secondes seront dif- fusés dans les gares, dans les trains du RER D et du ré- seau de Paris-Nord, jusqu’à fin octobre. Près de 9000 affiches reprenant les deux messages sont aussi placées dans tous les trains Transi- lien, jusqu’au 15octobre. P. G. Transilien. Sécurité: les enfants rappellent les règles aux adultes C ’est un chantier colossal qui a débuté au printemps. Le groupement d’entreprises Cosea, chargé de la construction de la LGV Tours - Bordeaux, doit respecter un calen- drier précis. Vingt-trois kilomètres de ligne seront répartis sur six villes de la commu- nauté d’agglomération du Grand Poitiers. Ce qui implique une profonde modifica- tion des lieux. Trois grandes opérations figurent au pro- gramme: le contournement de Poitiers et deux raccordements aux voies existantes, au nord et au sud, permettant de desser- vir la gare. « Concilier des aménagements complexes avec les installations du futur bus à haut niveau de service n’est pas une mince af- faire, reconnaît Stéphane Brondino, direc- teur opérationnel de Cosea pour la Vienne. Une pente maxi de 2,5% doit être respectée malgré le profil et la création d’une centaine d’ouvrages d’art, dont certains d’importance, au croisement d’une autoroute, d’une nationale et de huit départementales. » Au nord de Poi- tiers, sur le site de la Folie, c’est une grosse opération qui est en cours, en vue d’édi- fier une estacade de deux kilomètres, ou- vrage passant à la fois au-dessus de l’entrée de l’A10, de la RN147 et de la RD910, et en dessous de lignes à haute tension. Une succession de deux viaducs enjambant l’Auxance, deux importants remblais et une tranchée couverte sous l’A10 sont au menu. Au total, 800000 m de déblais. Lorsque la roche est trop dure, le terrasse- ment s’effectue par microminage, technique plus rapide. À Fontaine-le-Comte, ce sont des sauts-de-mouton qui sont nécessaires. Les TGV passeront aussi sous l’A10. On va creuser profondément, la différence de ni- veau équivalant à la hauteur d’un immeu- ble de cinq étages. Dans la Vienne, le chan- tier de la LGV concerne 50 entreprises et plus de 1000personnes. F.-X. POINT Dans un communiqué commun publié le 10septembre, les syndicats CGT, UNSA, SUD, CFDT et FO de la RATP s’opposent «avec la plus grande force» aux dispositions de la loi Diard, en particulier l’obligation faite aux grévistes de déclarer 24heures à l’avance qu’ils reprendront le travail. Une disposition introduite, en mars2012, dans cette loi dont l’objectif premier était d’étendre au transport aérien les dispositions de la loi du 21août 2007 sur la continuité du service public dans les transports de voyageurs (SNCF, RATP, transports urbains). L’application de cette loi se fera à compter du 15septembre, indique la direction de la RATP dans un courrier interne que l’AFP s’est procuré. Les syndicats signataires demandent au gouvernement de revenir sur cette mesure. À la SNCF, la loi est déjà en vigueur. Toutefois, elle serait appliquée avec une certaine modération, une sanction intervenant seulement à la troisième « infraction », les deux premières faisant l’objet d’une simple note, selon la consigne donnée aux chefs d’établissement. P. G. Poitou-Charentes. Le Grand Poitiers en chantier RATP : droit de grève, les syndicats montent au créneau 16 � La Vie du Rail - Octobre 2012 UN MOIS DANS LA VIE DU RAIL À Bordeaux, la passerelle Eiffel s’illumine chaque nuit Chaque soir, au coucher du soleil, de grands tubes LED s’allument désormais sur la passerelle Eiffel, élément incontournable du paysage ferroviaire bordelais. Datant de 1860 et classé depuis 2010, l’ouvrage, inutilisé depuis la première phase de suppression du bouchon de Bordeaux, attend une seconde vie. L’illumination met en valeur son architecture, pour la plus grande satisfaction de l’association «Sauvons la passerelle» que président Xavier et Myriam Larnaudie-Eiffel. Jean de Giacinto, architecte, et David Durand, designer, en sont les concepteurs. Ineo, filiale de GDF-Suez s’est chargée de l’installation. Côté ville, des «i» lumineux majuscules rappellent l’attachement des Bordelais. Côté opposé, des «x», soulignant les fameux croisillons, semblent interroger sur son utilisation future. «Un signal artistique fort pour ce lien de 5120m entre les deux rives», commente David Durand. RFF va entreprendre des travaux d’ici 2014 et vendra la passerelle à Euratlantique pour l’euro symbolique. Lequel lancera un appel à projets en vue d’une réhabilitation. Il s’agira sans doute d’un lieu de passage doux pour piétons et cyclistes ou d’un secteur d’animation. F.-X. P. La Vie du Rail - Octobre 2012 � 17 David DURAND � La Vie du Rail - Octobre 2012 UN MOIS DANS LA VIE DU RAIL Innotrans. Affluence record à Berlin Pour la première fois, le parc des expositions de Berlin (Messe Berlin, à gauche) était occupé en totalité par Innotrans. Venus de 49 pays, 2 515 exposants ont présenté leurs réalisations tant sur les stands que sur les voies prévues à cet effet (ci-dessous). En particulier, l'industrie française était représentée par trois groupements de stands, dont l'un a accueilli Frédéric Cuvillier, ministre des Transports et Louis Nègre, président de la FIF, quelques heures après l'ouverture du salon. © Patrick LAVAL/Photorail L e plus grand salon du transport ferroviaire, qui se tient tous les deux ans à Berlin, a battu des records de fréquentation. Du 18 au 21septembre, quelque 125000 professionnels ont été décomptés, soit 20 % de plus que lors de la précé- dente édition. Tout l’espace du centre d’exposition était occupé. Et, pour la première fois, un ministre français des Transports, Frédéric Cuvil- lier (en bas à gauche sur no- tre photo, à côté de Louis Nègre, président de la Fédé- ration des industries ferro- viaires) a fait le déplacement. Nicole Bricq aussi, la minis- tre du Commerce extérieur, a visité Innotrans. Venus en force, les Français ont repré- senté la deuxième délégation après les Allemands et juste avant… les Chinois. Une présence qui illustre la mon- tée en puissance de ces der- niers dans le secteur. Autre fait marquant, selon les ob- servateurs, le salon s’est dé- roulé dans un climat d’opti- misme, porté par la crois- sance soutenue dans le domaine du « mass transit », comprenez les transports de la vie quotidienne. Le mois prochain, nous consacrerons un dossier aux matériels présentés. La Vie du Rail - Octobre 2012 � D ès le lendemain de la grève dans les transports publics sur les salaires et les re- structurations, la négociation a repris le 18septembre entre les syndicats et l’opé- rateur Renfe, qui, en 2013, sera partagé en quatre entités. Le gouvernement espa- gnol ne souhaite pas une libéralisation à l’anglaise, mais plutôt une concurrence encadrée: pour les voyageurs, il y aurait deux ou trois opérateurs; et le fret serait intégré à «un grand opérateur global» (ex- pression synonyme de DB, dit-on à Ma- drid). Pour la grande vitesse, à côté de Renfe, l’exécutif voit bien la SNCF et un opérateur de transports voyageurs par route, par exemple les autocars Alsa. Espagne. Le gouvernement prépare une concurrence encadrée sur les rails © RENFE Egis a annoncé le 14septembre que le groupe et sa filiale atelier Villes & Paysages, les architectes français Antoine Grumbach et Jean-Michel Wilmotte, associés au Russe Sergueï Tkachenko, s’étaient vu confier deux des trois missions de réflexion pour le développement du Grand Moscou. La ville de 12millions d’habitants est aujourd’hui complètement congestionnée. Durant six mois, l’équipe lauréate a travaillé à l’avenir de la métropole en s’intéressant aux problématiques de transport, de développement durable et de paysages, alors qu’une extension de 160000km vers le sud-ouest de la ville est envisagée par les pouvoirs publics moscovites. En termes de transport, l’équipe franco-russe propose la création d’une nouvelle ligne de métro à grande vitesse reliant les nœuds urbains existants à ceux des futures extensions de la capitale russe, d’un réseau intermédiaire en site propre, ainsi que la mise en place d’une autorité organisatrice des transports unique pour l’ensemble de l’agglomération. D ate butoir, le 1 décem- bre, pour présenter des propositions chiffrées sur le réseau de Riyad: quatre groupements internatio- naux sur seize en lice res- tent finalement présents avec chacun des entreprises du BTP, des partenaires lo- caux et un grand construc- teur de matériel ferroviaire. Ainsi, Bombardier avec le BTP espagnol OHL et la coréenne GS Engineering. Également, Siemens avec Vinci et l’américain Aecom. Ensuite, Ansaldo avec Stad- ler, le suédois Strabag et l’indien Larsen. Enfin, Als- tom avec la coréenne Sam- sung et le BTP ibérique FCC. Le projet comprend 175km, 6 lignes et 87 sta- tions pour une ville de 6millions d’habitants. Le marché, qui se chiffre à 10milliards d’euros, sera sans doute partagé en plu- sieurs lots. La mise en ser- vice se ferait en 2016-2017. Eurotunnel inaugure son nouveau terminal à Folkestone Eurotunnel a inauguré le 17septembre son nouveau terminal à passagers situé à Folkestone (Kent). D’une superficie de 5000m , il remplace l’ancien bâtiment qui avait presque 20 ans. Dédié aux 10millions de voyageurs annuels qui embarquent dans le Shuttle pour traverser la Manche le Tunnel, ce nouvel espace baptisé « Victor Hugo Terminal » propose des commerces variés et des restaurants. « Le leader britannique du commerce dédié aux voyageurs, World Duty Free, s’est engagé aux côtés d’Eurotunnel qui a investi 1million d’euros », souligne Eurotunnel dans un communiqué, qui précise en attendre « une augmentation des ventes pouvant aller jusqu’à 30% ». Russie: une équipe franco-russe lauréate de la consultation pour le Grand Moscou Arabie saoudite. Quatre consortiums se disputent le métro de Riyad Pour la grande vitesse, la SNCF pourrait être l’opérateur choisi par Madrid. CLIN D’ŒIL Effet mammouth Interruption de taille du chantier du métro de Düsseldorf. Une défense de mammouth, vieille de 10000ans et pesant 34kg pour 1,20m de long a été retrouvée à 12m de profondeur. A vec le changement d’ho- raire du 20août, Arriva (transporteur britannique du groupe DB) a repris le tram de Nockeby, le tram- train de Lidingö et les lignes de bus de banlieue de Bromma, Sollentuna, Solna et Sundbyberg, dans la ré- gion de Stockholm. Soit un personnel de 1100 salariés, ainsi qu’un parc de 255 bus et 82 trams. Mais il ne s’agit que de la première phase du contrat E20, signé avec SL (l’autorité organisatrice de transports du Grand Stockholm): en janvier prochain, avec la deuxième phase du contrat, Arriva devrait reprendre 2020 sa- lariés supplémentaires, ainsi que 484 bus et 183tramways ou voitures de train de banlieue. Avec près de 100millions de voyages annuels supplé- mentaires dans le cadre du contrat E20, l’exploitant va doubler son volume d’acti- vité en Suède, aux dépens de Veolia, Keolis et Nobina. Mais Arriva n’est pas uni- quement intéressé par la quantité: côté qualité, l’ex- ploitant a distribué 15000 roses rouges aux voyageurs «encourager les idées permettant d’améliorer les transports publics» . Avec pour récompense sept an- nées de transport gratuit au voyageur qui aura la meil- leure idée. � La Vie du Rail - Octobre 2012 UN MOIS DANS LA VIE DU RAIL INTERNATIONAL Suède. Arriva entame sa conquête de Stockholm Après les multiples incidents techniques de l’été 2012, les investissements propo- sés par le gouvernement suédois le 29août devraient permettre au réseau ferré suédois non seulement de retrouver une certaine robustesse, mais aussi de se doter des premiers tronçons d’un ré- seau à grande vitesse entre les trois prin- cipales villes du pays. Au total, le gou- vernement propose d’investir 55milliards de couronnes (6,6milliards d’euros), dont 20milliards supplémentaires pour le bud- get d’exploitation et de maintenance du réseau ferré national entre 2014 et 2025, mais surtout 30milliards pour «le lien Est» (Ostlänken), ligne nouvelle de 150km entre Järna (au sud de Stock- holm) et Linköping, et 5milliards pour la première étape d’une ligne nouvelle en- tre Göteborg et Borås. Outre des gains de capacité pour le réseau, ces deux tronçons, dont la construction devrait s’étaler de 2017 à 2028 et de 2020 à 2024 respectivement, seraient les pre- miers d’un réseau reliant Stockholm, Gö- teborg et Malmö à grande vitesse, via les aéroports de Skavsta et Landvetter. Le gouvernement a indiqué que d’autres projets, dans le projet de budget 2013 ou dans un projet de loi sur les infrastruc- tures cet automne, faisaient l’objet de dis- cussions. Le plan d’investissements gouvernemental ouvre la voie vers la grande vitesse © Gu Zhenhong L a commission chargée d’une enquête publique sur le projet contesté de LGV Lyon - Turin a rendu un avis positif, mais avec des réserves, soulignant no- tamment son impact « im- portant» sur l’agriculture. « Les avantages apportés par le projet l’emportent large- ment sur les inconvénients (…) », conclut la commis- sion d’enquête dans son rapport du 2juillet, rendu public par RFF début août. Les opposants au projet ont critiqué cet avis de la com- mission d’enquête en le qualifiant de Se- lon la coordination contre le projet Lyon - Turin Fret Voyageurs, les prévisions de trafic sont irréalistes et le coût largement sous- évalué. La coordination continue de réclamer la modernisation des lignes existantes. Europe. 14millions pour le rail français. La Commission européenne a débloqué 200millions d’euros pour les réseaux transeuropéens. En France, plusieurs projets retenus concernent le rail: 5 millions iront à des fouilles sur la branche est du Rhin-Rhône; près de 4 millions aux trois corridors de fret traversant le pays; 2,8millions à une étude sur le contournement de Lyon; 2,15millions pour la construction des gares de Nîmes et Montpellier sur la LGV Nîmes - Montpellier. Lyon - Turin. Avis positif sous réserves de la commission d’enquête Le contrat porte sur la reprise d’exploitation de lignes de tram, tram-train et bus du Grand Stockholm. R ecep Tayyip Erdogan, le Premier ministre turc, a inauguré le 17 août la ligne de métro Kadköy - Kartal, la première mise en service dans la partie asiatique de la ville. Longue de 21,7km, la quatrième ligne du réseau stambou- liote dessert 16 stations en- tre Kadköy et Kartal. Elle sera reliée au réseau ferro- viaire turc à la station Ayrlkçe�me et au réseau de transport urbain Metro- bus au niveau de la station Ünalan. Le coût total du projet est estimé à 1,27 milliard d’eu- ros. À noter que le groupe français Thales a fourni les systèmes de signalisation et de communication de la nouvelle ligne. L’exploitant espère atteindre une fré- quentaion de 700000per- sonnes par jour. Afin de les attirer, les billets seront ven- dus à moitié prix jusqu’au 29octobre prochain. La Vie du Rail - Octobre 2012 � Turquie. Une quatrième ligne de métro pour Istanbul Thales CFL Cargo et CFL Multimodal, deux sociétés luxem- bourgeoises, ont annoncé le 14septembre la mise en service d’une navette de trains combinés entre Bettem- bourg au Luxembourg et Trieste en Italie, d’où les mar- chandises arriveront en provenance des ports turcs d’Is- tanbul, d’Izmir et de Mersin. Les deux sociétés ont mis en place cette nouvelle navette en partenariat avec Mars Logistics, un acteur majeur du fret en Turquie. Le service repose sur une fréquence de trois allers-retours par se- maine. À partir du terminal multimodal de Bettembourg, les marchandises continuent leur trajet en train vers de nombreuses destinations au Luxembourg, en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne et en Alle- magne. Selon les prévisions des promoteurs du projet, cette liai- son permettra une réduction de 13000 tonnes de CO , soit 75% d’émissions de CO en moins par rapport au transport routier. À noter que ce train combiné a été en partie réalisé grâce à des financements européens via le programme communautaire Marco Polo. Un train combiné relie l’Europe au marché turc CFL Cargo et CFL Multimodal ont conclu un partenariat avec l’opérateur turc Mars Logistics. Israël. Projet de LGV. D’ici fin 2012, le gouvernement israélien doit adjuger la construction d’une LGV sur 350km entre Tel Aviv et Eilat. L’opération fait partie d’un plan ferroviaire adopté en février 2012 d’un montant de 20 milliards d’euros à engager sur cinq ans. États-Unis : le WiFi dans le métro de New York D’ici à la fin de l’année, 36 stations du métro seront équipées de hotspots WiFi. Elles seront 270 dans cinq ans. Une évidence pour la ville la plus hype de la planète, mais une initiative qui a un coût: quelque 200millions de dollars. Il en coûte 8 par mois pour un usage illimité sur un appareil (10 pour deux appareils). Australie : Sydney retient l’espagnol CAF C’est un marché de 17 millions d’euros. L’État australien de Nouvelle-Galles du Sud a conclu un contrat avec le constructeur espagnol CAF pour le réseau de tramway de Sydney (une agglomération de 4millions d’habitants). Dix véhicules seront importés d’Europe pour circuler en 2014 dans le quartier d’Inner West. La commande, qui inclut la maintenance des véhicules, permet à l’espagnol d’entrer sur le marché australien après avoir déjà décroché une commande en 2011 de la Nouvelle-Zélande voisine. Longue de 21,7km, la quatrième ligne du réseau stambouliote, première dans la partie asiatique de la ville, dessert 16 stations entre Kad�köy et Kartal. � La Vie du Rail - Octobre 2012 VOYAGE Pourquoi ne pas profiter de l’arrière-saison pour faire un petit voyage. Avec le train, c’est facile. Nos six coups de cœur pour des villes d’Europe auxquelles vous n’auriez peut-être pas pensé rendre visite. © Lionel Royer © Christophe Licoppe © OT Cologne © OT Bâle © Giuseppe Bressi © Vincent Van Dordrecht Londres Turin Bâle Rotterdam Bruxelles Paris Lyon Marseille Cologne villes à portée de train tueux pavillons victoriens et la présence de petits com- merces locaux. Ne manquez pas de vous promener aussi sur les rives de Regent’s Canal. À voir • « Préraphaélites. Avant- garde victorienne, ex- position ». Une centaine d’œuvres (peinture, sculpture, photographie et arts appliqués) illus- trent ce qui fut le pre- mier courant d’art mo- derne (Dante Gabriel Rossetti, William Hol- man Hunt), inspiré du début de la Renaissance. Tate Britain jusqu’au 13décembre (14£). www.tate.org.uk Bronze ». Plus de 500 fontes parmi les plus belles du monde, prove- nant d’Asie, d’Afrique et d’Europe et de toutes les époques, de l’antiquité gréco-romaine et des Étrusques à Rodin, en passant par le Moyen Âge et la Renaissance. Royal Academy jusqu’au 9décembre (15,50£). www.royalacademy.org.uk Et un peu plus loin… York, ville au riche passé médiéval, aujourd’hui do- tée de plusieurs musées, dont… le musée du Che- min de fer! • Bath, répertoriée au patri- moine mondial de l’Unesco pour ses trésors architecturaux et histo- riques (bains romains, Pump Room, Royal Cres- cent) et la magnifique campagne qui l’entoure. • Bristol, sur la rivière Avon. La ville était au Moyen Âge un grand centre d’échan- ges commerciaux et de construction de navires. � La Vie du Rail - Octobre 2012 VOYAGE Comment y aller? En Eurostar (sans changement). Entre Paris-Nord et Londres Saint Pancras: un départ par heure (voire deux aux heures de pointe). Temps de par- cours: 2heures 16 à 2heures 37. Entre Lille-Europe et Londres Saint Pancras: un départ par heure le matin et le soir, toutes les 2heures en milieu de journée. Temps de parcours: 1 heure 21 à 1 heure 40. www.eurostar.com En haut: dans l’axe du Millenium Bridge, la cathédrale Saint-Paul. Ci-dessus, à gauche: pause chlorophylle dans le quartier de Paddington et à droite: l’Union Jack flotte à South Kensington. © Photos Lionel Royer C apitale culturelle de la Suisse, Bâle (en allemand Basel), unique port helvétique, est une ville méconnue et pour- tant c’est l’une des plus agréables du pays. En amont sur le Rhin, cette grande ville côtoie des terres suisses, françaises et allemandes et elle est reliée à la campagne par le tram. Nulle part ailleurs on ne trouvera autant d’avantages réunis en un même lieu: une vieille ville superbe et piétonne, coupée en deux par le Rhin, une vie culturelle foisonnante (pas moins de 40 musées!), une ambiance internationale et une population ouverte et polyglotte. Du carnaval tradi- tionnel à l’Art Basel (foire internationale d’art moderne et contemporain), en passant par le tournoi de tennis Davidoff Swiss Indoors ou la Muba, grande foire, Bâle a de quoi vous retenir. Les incontournables • La cathédrale Münster (XI siècle), tout en grès rouge, mêlant roman et gothique et qui abrite le tombeau d’Érasme. • Le Kunstmuseum, le plus riche et le plus prestigieux mu- sée de Bâle grâce à son vaste échantillon d’œuvres d’ar- tistes du Rhin supérieur et des Pays-Bas de 1400 à 1600, ainsi que des œuvres de la Renaissance et du XIX • La Fondation Beyeler, panorama sur l’art du XX siècle, de Monet à Warhol, en passant par Cézanne, Picasso et Van Gogh. La Vie du Rail - Octobre 2012 � Bâle. Ville d’esprit De haut en bas: le Mittlere Brücke, le premier pont sur le Rhin, a été inauguré en 1226; la Fondation Beyeler, riche en œuvres du XX siècle. Depuis Paris, Lyria propose un départ toutes les deux heures. © Patrick Laval-Photorail © Serge Hasenböhler © Andreas Gertch � La Vie du Rail - Octobre 2012 VOYAGE C onviviale et multicultu- relle, la capitale de la Bel- gique et de l’Europe a de quoi séduire. Du Manneken Pis à l’Atomium en passant par la Grand-Place, cette ville aux mille visages sur- prend le visiteur. Les quar- tiers populaires et les mai- sons centenaires sont à quelques mètres des quar- tiers chics et des immeubles futuristes. La ville moderne et le quartier européen pro- fitent de l’esprit bruxellois qui allie humour surréaliste et accueil chaleureux… Le tout arrosé de bière, sans ou- blier le chocolat et les célè- bres gaufres. À ne pas man- quer, le parcours BD. La ville a demandé à plusieurs des- sinateurs de bande dessinée de peindre des murs ou des pignons du centre-ville. Parmi eux, François Schui- ten (Le Passage), Tibet et Du- château (Ric Hochet), Roba (Boule et Bill), Philippe Ge- luck (Le Chat), Morris (Lucky Dupa (Cubitus). Dans le métro, la station Stockel (ligne 1B) rassemble 150 personnages de Tintin, réa- lisés par les dessinateurs du studio Hergé sur deux bas- reliefs en bois, longs de 135m chacun. Un petit tour s’impose au musée d’Art et d’Histoire pour re- trouver des détails du Tem- ple du soleil, la momie de Rascar Capac et l’original du fétiche arumbaya de L’Oreille cassée, et au Musée royal de l’Afrique centrale de Tervu- ren les traces de Tintin au Congo. Quant au Centre belge de la bande dessinée, il comblera les BDphiles de tous âges.Côté culture: au choix, « 100 ans d’art belge » à Ixelles (www.mu- seumvanelsene.irisnet.be), « Jordaens et l’Antiquité » aux Musées royaux des beaux-arts (www.fine-arts- museum.be) ou « Locorail » à la Maison Autrique, chef- d’œuvre architectural de Victor Horta, le père de l’Art nouveau belge. Côté nature: été comme hi- ver, la Commission orni- thologique de Watermael- Boitsfort (www.cowb.be) propose une multitude d’ac- tivités et dévoile la nature • L’insolite musée Tinguely et ses 70 sculptures mises en scène dans le jardin de la firme Hoffmann-La Roche. • Les fontaines de Bâle (il y en a 168, toutes d’eau potable, réparties dans les rues de la ville). • Le Musée suisse du papier et le musée de l’Écriture et de la Typographie, tous deux hébergés au Moulin à papier (Papiermühle). • Le musée du jouet (Spielzeugmuseum). • La fête et le carnaval de la Foire d’automne (Herbstmesse), du 27octobre au 11novembre. • Le festival de jazz Avo Session, du 26octobre au 15no- vembre. • Le salon du Vin, 27octobre au 4novembre. Et un peu plus loin… • les chutes du Rhin • le nord du Jura • Berne Comment y aller? En TGV Lyria de Paris (sans changement). Entre Paris-Lyon et Bâle CFF : un départ toutes les deux heures. Temps de parcours : 3h03 la LGV Rhin-Rhône. En train classique de l’Alsace ou de la Lorraine. Entre Strasbourg et Bâle SNCF : un départ toutes les heures en TER. Temps de parcours : 1h18. Entre Mulhouse-Ville et Bâle SNCF : un à deux départs par heure en 23 minutes (TER Alsace), plus un à deux dé- parts par heure en 31 minutes (CFF, avec arrêts intermé- diaires). Entre Metz-Ville ou Nancy-Ville et Bâle SNCF : TER, EC et IC offrent quotidiennement plusieurs relations sans changement à Strasbourg en 2h38 et 2h54 respective- ment. Bruxelles. Une ville capitale Capitale culturelle, Bâle est également le seul port helvétique. © Marcel Vanhulst © OT Bâle � La Vie du Rail - Octobre 2012 VOYAGE R otterdam se situe au cœur d’un réseau de destinations va- riées. Ville tendance en plein essor, elle affiche un nouveau vi- sage depuis quelques années. À l’avant-garde artistique, dans les domaines de l’architecture et des arts plastiques, cette ville est la destination idéale pour l’amateur d’architecture et de design. Pour une première impression de l’architecture néerlandaise, allez voir le spectaculaire pont Érasme, les ori- ginales maisons-cubes, les anciennes maisons du quartier Delfshave… Ceux qui préfèrent les musées iront au Foto- museum, au Kunsthal Rotterdam (www.kunsthal.nl) pour admirer l’exposition consacrée au sculpteur Aristide Maillol et au Museum Boijmans van Beuningen (www.boijmans.be) qui rend hommage au peintre Van Eyck. Et un peu plus loin… • La Haye et Scheveningen, de la ville à la mer. • Amsterdam: pour les canaux, bien sûr, et l’exposition Van Gogh à l’Amsterdam Hermitage (www.hermitage.nl). • A Utrecht se trouve le musée ferroviaire le plus extraor- dinaire d'Europe continentale. Train-navette de la gare centrale (départ toutes les heures de 9h46 à 16h46). Comment y aller? En Thalys (sans changement) depuis Paris. Entre Paris- Nord et Rotterdam: un départ toutes les 2heures (toutes les heures en fin d’après-midi). Temps de parcours: 2heures 38. Rotterdam. Àl’avant-garde En haut, le pont Érasme, long de 802m, est l’un des emblèmes de la ville. À l’avant-garde artistique dans les domaines de l’architecture et des arts plastiques, Rotterdam permet d’admirer des chefs-d’œuvre d’Aristide Maillol ou de Van Eyck. © Thalys © Baudoin de Lannoye © Maayke de Ridder © OSSIP des Duivenbode © WestImage-Art Digital Studio � La Vie du Rail - Octobre 2012 P remière capitale de l’Italie, de 1861 à 1864, Turin est une ville gigantesque, dominée par les Alpes et plusieurs parcs naturels. Fief des ducs de Savoie, cité royale, ville de la Fiat que dirige la dynastie Agnelli, Turin possède un patrimoine attachant, de nombreux musées et une vie cul- turelle dynamique. Traversée par le Pô, la métropole pié- montaise a su se reconvertir après la crise industrielle des années 1980 et possède aujourd’hui un beau patrimoine de l’ère moderne, tout en conservant les splendeurs baroques de son Centro storico. C’est une ville agréable et humaine où, de cafés historiques en restaurants slow food, les ha- bitants cultivent avec élégance un certain art de vivre. Les incontournables • La cathédrale Saint-Jean-Baptiste (Duomo) et la chapelle du Saint Suaire, où est abrité le morceau de lin qui aurait enveloppé le Christ à sa descente de la croix. • La piazza San Carlo. • La piazza Castello. • Le château Casaforte degli Acaja. • Le palazzo Madame. • L’église San Lorenzo (XVII siècle), ex-chapelle royale de la Maison de Savoie. • La Mole Antonelliana (fin XIX siècle), l’un des plus hauts édifices en maçonnerie d’Europe (167m), devenu le sym- bole de la ville. Ce bâtiment en forme de dôme, au départ destiné à servir de synagogue, abrite aujourd’hui le mu- sée du Cinéma! • Les ateliers du Lingotto, superbe exemple d’architecture industrielle moderne. Les lieux, qui abritaient les usines Fiat (avec la fameuse piste d’essais de plus d’un kilomè- tre sur le toit!) ont été totalement transformés dans les années 1990 par l’architecte Renzo Piano en un centre de loisirs abritant bureaux, magasins, cinéma, hôtel et la Pi- nacothèque Agnelli où l’on peut admirer des tableaux signés des plus grands maîtres: Canaletto, Tiepolo, Ma- net, Modigliani, Renoir, Matisse, Picasso. • Le musée de l’Automobile (Fiat oblige…). • Boire un digestif dans un café-bar doté d’un poste de TV pour regarder en direct un match de football du Torino FC ou des Bianconeri (blancs et noirs) de la Juventus, l’autre grand club de la ville, surnommé «La Vieille Dame». Ambiance garantie! Et un peu plus loin… • La campagne du Piémont, première région viticole d’Italie. • Milan, métropole de la province voisine, la Lombardie. Dossier réalisé par Anne JEANTET-LECLERC et Patrick Laval Comment y aller? En TGV depuis Paris-Lyon (temps de parcours: 5heures 30) Lyon-Saint Exupéry (3heures 30) et Chambéry (2heures 30) et Trois départs par jour. Turin. Art de vivre et shopping VOYAGE La Mole Antonelliana, symbole de la ville. Moment de détente dans l’un des nombreux cafés turinois et shopping au Lingotto. © SP © Veronica Rossi © Richard Tulloch N DY AU SOLEIL Entre Paris-Nord et Saint-Denis, que vous soyez en RER, en Corail ou en TGV, vous êtes passé devant. Du périphérique au Stade de France, à l’ouest des voies principales, se trouve le Technicentre où votre train aura forcément fait un séjour : Le Landy. Coup de projecteur sur l’immense paddock des trains. Textes Patrick Laval. Photos Fredskitchen Sous les ponts roulants et les sept voies du bâtiment Transmanche se cache un atelier souterrain, tout aussi impressionnant � La Vie du Rail - Octobre 2012 L’ŒIL DE LOC MAG Le bâtiment Transmanche a été inauguré il y a 20 ans pour la maintenance des rames du même nom, mais aussi des autres membres de la famille TGV. Long de plus de 400 m, ce hall très innovant en son temps a été l’un des tous premiers à être doté de caténaires rigides escamotables, ces dernières étant actuellement en cours de remplacement par un nouveau modèle. Ici, la zone de stockage avoisine les voies où s’alignent les essieux, ainsi que les emplacements où les ponts roulants déposent les imposants blocs moteurs et transformateurs extraits par la toiture des motrices Eurostar. Au dehors, entre le bâtiment Transmanche et les voies parcourues par les trains en ligne, court la voie desservant La Vie du Rail - Octobre 2012 � le bâtiment du tour en fosse (TEF), long de 60 m. bâtiment à travers lequel la traction des rames est assurée par câble et où est effectué le reprofilage des essieux après examen aux ultrasons. Le long de l’autre long mur du bâtiment sont rangées les pièces qui permettent de reconstituer des faces avant de TGV, de Thalys ou, comme sur cette photo, d’une rame Transmanche. � La Vie du Rail - Octobre 2012 L’ŒIL DE LOC MAG La Vie du Rail - Octobre 2012 � Et maintenant, cap au sud vers le chantier fosses. Un chantier que les rames à grande vitesse visitent bien plus souvent que le bâtiment Transmanche, en particulier pour la maintenance des toilettes ! L’odeur du liquide WC est tellement présente ici que plus personne n’y prête attention… Mais cette visite nécessaire et périodique (tous les deux à trois jours) n’est pas la seule raison pour les rames de remonter sur ces voies de garage, qui surplombent deux niveaux, dont celui de la fosse. Tous les jours, les TGV et autres membres de la famille viennent se garer, en unités simples ou multiples, entre les trottoirs du chantier pour des visites de sécurité et un nettoyage intérieur (effectué par un prestataire extérieur). Au niveau des motrices, des équipements performants permettent d’effectuer le remplissage des sablières. Mais surtout, sur une voie au sud du chantier, se trouve la machine à laver (MAL). Celle-ci est traversée à 3km/h dans le sens sud-nord, après un passage sous le périphérique et au-dessus d’un dispositif de contrôle des organes de roulement. Et lors du passage à la MAL comme partout ailleurs sur le chantier, attention à la caténaire 25 kV ! L e tram-train de l’Ouest lyonnais devait entrer en service le 22 septembre –un samedi– pour un week-end de rodage gran- deur nature, avant de dé- marrer «en vrai» le 24. La mise en service, qui s’effectue avec un an de retard, était suspendue à la procédure d’homologa- tion du nouveau matériel roulant Dualis d’Alstom, ce qui est chose faite de- puis le 22juin. Fort de cette autorisation, le co- mité de pilotage* du pro- jet ferroviaire de l’Ouest lyonnais a enfin pu, fin juin, s’engager sur un ca- lendrier des travaux am- bitieux pour ce réseau à trois branches de 55km: Lyon - L’Arbresle - Sain- Bel, Lyon - Brignais et Lyon - Lozanne, toutes au départ de la gare Saint- Paul, cette «oubliée» du réseau SNCF qui va connaître une nouvelle animation dans les pro- chaines années. Les trois lignes sont concernées de façon diffé- rente par l’arrivée du nou- veau matériel Alstom. C’est sur Lyon - Sain-Bel, la plus centrale et la plus impor- tante, que sera introduit le tram-train dès septembre. Il cohabitera avec les trains actuels (des autorails X73500) jusqu’en décem- bre, où «le nouveau maté- riel assurera seul la des- serte» , selon Josiane Beaud, directrice régionale de la SNCF. En décembre, le tram-train sera aussi mis en service sur Lyon - Bri- gnais. La ligne Lyon - Lo- zanne, elle, restera équipée des trains TER classiques (jusqu’en 2015?) sur un itinéraire qui, pour une bonne partie, est concur- rencé par les bus du Sytral. L’enjeu du tram-train de l’Ouest lyonnais, c’est le re- port de la voiture vers le rail sur un territoire de 200000 habitants, «plu- tôt CSP+ », totalisant 270000 déplacements quotidiens, dont seule- ment 3,5% sont réalisés en train. Depuis une dou- zaine d’années, la fréquen- tation plafonne à 6500 voyageurs par jour, et l’ob- jectif est ambitieux: dou- bler le nombre de voya- geurs dès 2013 et passer à 20000 en 2020. La région a mis les moyens. Outre les 24 rames Dualis pour amé- liorer le confort des passa- gers qu’elle a financées seule (102 millions d’eu- ros), la collectivité a aussi largement participé à la modernisation des infra- structures (143 millions d’euros), au réaménage- ment et à la construction des gares (20 millions), ainsi qu’à la construction du centre de maintenance à L’Arbresle (20 millions). Au total, 300 millions d’euros ont été investis (dont 70% par la région) qui permettront d’aug- menter les fréquences: en heure de pointe, il est prévu un train au quart d’heure sur Sain-Bel et un à la demi-heure sur Bri- gnais et Lozanne, avec des plages horaires élargies de 5h30 jusqu’à 21h en train, et à minuit en car. La nou- velle exploitation permet- tra aussi de gagner du temps, environ 7 minutes sur des trajets de, respec- tivement, 42 et 31 mi- nutes, grâce à la capacité d’accélération/décélération entre les gares, plus nom- breuses (douze), et aux courbes mieux négociées par le nouveau matériel, ainsi qu’à la modernisation des infrastructures (voir encadré ci-contre). La conception des suspen- sions et du confort des voyageurs debout a consti- tué le principal défi indus- triel pour Alstom, ce qui explique le retard à l’allu- mage, émaillé de discus- sions tendues avec le maî- tre d’ouvrage et, au bout  La Vie du Rail - Octobre 2012 ESPACE TRAM Tram-train. Le réseau de l’Ouest lyonnais C’est le réseau de tram-train le plus important jamais lancé, avec 24 rames et du matériel Alstom, nouvel entrant sur ce créneau. Une double première pour le tram- train lyonnais, qui sera mis en service progressivement. Un chantier à 143 millions d’euros pour les infrastructures Pour rendre attractif le tram-train, ses promoteurs ont réalisé des travaux de moderni- sation qui ont nécessité régulièrement l’arrêt des circulations de trains, remplacés par des autocars. Les principaux travaux ont porté sur: � le doublement des voies ferrées sur 2,5km entre les gares d’Écully et Tassin-la- Demi-Lune, et entre la gare de Gorge-de-Loup et l’entrée du tunnel des Deux-Amants, � la réalisation du «shunt» de Tassin (550m). Cet ouvrage permet de raccorder la ligne de Brignais à Saint-Paul en évitant un rebroussement en gare de Tassin. Ce sont 10 minutes de gagnées, soit 30% du temps de transport, � le renouvellement de la voie (rail et ballast) sur la majorité des lignes et la réfection des quais de toutes les gares, � l’électrification des lignes au départ de Saint-Paul vers Brignais et vers Sain-Bel. C. F. L’enjeu du tram-train c’est le report de la voiture vers le rail sur un territoire de 200 000 habitants � La Vie du Rail - Octobre 2012 DOSSIER our PM Design, qui a positionné son curseur sur un futur proche (2030-2040), les temps de trajet allant en s’allongeant –on va de plus en plus loin avec les trains grande vitesse–, le confort à la place devient essentiel. «Nous estimons –à gabarit et capacité standards– aug- menter de 30% en 2 classe et de 50% en 1 classe l’espace dédié à la place» , indique PM Design. Le travail porte sur l’espace individuel disponible, qui est augmenté radica- lement : le confort de posture mais aussi l’aptitude à s’ap- proprier le temps de trajet. Le développement de ce concept part du voyageur et de son besoin en espace, pour élaborer un diagramme intégrant la troisième di- mension. La structure de train est composée d’alvéoles composites en assemblage souple ne formant au final qu’un élément. «Nous avons injecté une part design aéro dans notre réflexion: intégration de la 3 dimension pour le diagramme, vidéo à la place, siège position relax, parois d’iso- lement voyageur» , indique PM Design. La conduite au- tomatisée est placée sous le contrôle d’un conducteur. Le poste de contrôle situé au centre du train fournira au conducteur l’intégralité des informations liées –entre autres– à la voie par écrans (caméras extérieures relayant les images de l’environ- nement type Command-car mi- litaire). Le visuel sera optimisé par des systèmes de réalité aug- mentée permettant d’identifier et de lancer les alertes suffisam- ment tôt. PM Design La Vie du Rail - Octobre 2012 � PM Design / Jean-Christophe Mayeur Créé en 1990 par Olivier Piard et Jean-Christophe Mayeur, PM Des- ign possède une très forte culture métier et de grandes compétences en développement design produits et design transport (ferroviaire, aéronau- tique, bus, car et tourisme). Les principales réalisations du cabinet sont le Francilien (Bombardier), le réaména- gement des métros de Lyon et de Lausanne, le BHNS Crealis et le Crealis Neo (Irisbus Iveco). La Vie du Rail - Octobre 2012 � Yellow Window / Patricia Bastard, Julien d’Hoker, Benoît Mintiens Yellow Window, le bureau français de l’agence anver- soise et trentenaire Enthoven Associates, fête cette année ses cinq ans. Avion, train, métro, tramway, bus, vélo… Yellow Window exerce son talent au service des transports publics et de la mobilité, avec comme ambition d’exprimer par le design la perspective de l’exploitant comme celle de l’expérience de l’usager. L’agence franco-belge tente de créer des équilibres sensibles, subtils entre culture locale et globalisation, entre innovation et économie, entre désirs et besoins, entre émotion et rationalité. La Vie du Rail - Octobre 2012 � Version «haute densité». Ce diagramme «haute densité» offre une capacité de 60 places, identique à celle d’une seconde classe de TGV A. Deux exemples d’implantation de plateforme dédiée aux services. Deux approches de la restauration dans le même espace: l’un orienté confort (page de gauche), l’autre orienté libre-service avec batterie de distributeurs automatiques. Un nouvel espace à la place. Dans cette version, les accoudoirs escamotables permettent un effet «sofa» pour une meilleure convivialité MBD Design / Stéphane Pottier Fondée en 1972, MBD Des- ign développe des solutions globales de design en propo- sant son expertise sur trois métiers principaux: design transport, design produit, design graphique. Parmi les leaders internationaux dans le design transport, MBD Des- ign déploie ses activités en Europe, en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique la- tine. L’équipe est experte dans le management de pro- jets complexes, stratégiques ou à dimension interna- tionale. MBD Design détient plus d’une trentaine de prix internationaux de design. DOSSIER A vec ces esquisses de l’équipe Alstom Transport Design&Styling, le rêve de voir défiler la voie à 400km/h devient réalité. Les quelques sièges pla- cés à l’avant du train pro- fitent d’un privilège –ef- frayant? – aujourd’hui réservé aux conducteurs de TGV: voir le train en- gloutir le paysage à très grande vitesse. Autant la ville est verticale, autant le transport longue dis- tance implique de l’hori- zontalité. Ce n’est pas le ballast qui défile, ou les nuages dans le ciel qui in- téressent le passager TGV, mais bien une vision pa- noramique du paysage. L’utopie prend la forme d’une baie vitrée de 10m de long, sans trumeau et donc sans «place aveu- gle». Le vitrage devient intelligent, on y fait pas- ser de la lumière (et l’on peut au besoin l’occulter), de la chaleur et des infor- mations contextualisées. Pour l’aérodynamique et le bruit, les bogies sont caré- nés, les entrées d’air auto- risant le refroidissement. La cabine, qui est «de pi- lotage» et non pas «de conduite», est placée au- dessus du train. «Le déplacement de longue distance implique un voca- bulaire de formes», in- dique Xavier Allard. «Même si elle devient ac- cessible, la grande vitesse doit garder un aspect ma- gique.» Alstom Transport Design&Styling MÉTIERS D epuis quelques années, la SNCF a sensible- ment changé ses pratiques de recrutement. Alors que la Société nationale embau- chait jusqu’alors quasiment exclusivement des jeunes, elle a décidé de recruter aussi des seniors ou du moins des personnes ayant une expérience profession- nelle significative. Consé- quence, sur les quelque 10000 personnes recrutées annuellement au sein du groupe SNCF (y compris Keolis ou Geodis, pour ne citer qu’eux), 25% sont des seniors. Cette inflexion résulte à la fois de la volonté de diver- sifier les profils, mais aussi de respecter la législation en évitant des pratiques discri- minatoires liées à l’âge. Ces embauches présentent des avantages. « Même si le coût d’un senior est supérieur, ses compétences peuvent se décli- ner à la SNCF et il est immé- diatement opérationnel », commente Vincent Renet, du département du Recru- tement. Le reste des embauchés est constitué de jeunes, avec ou sans diplôme, ce qui ap- porte là encore une grande diversité à l’entreprise. La SNCF affiche des objectifs ambitieux d’ouverture vis- à-vis des « sans diplôme », des habitants des zones urbaines sensibles (ZUS) et favorise les contrats urbains de cohésion sociale. « Nous réalisons pas loin de 15% de nos recrutements dans ces zones défavorisées», souligne Vincent Renet. « Nous allons vers des gens qui ne vien- draient pas à nous spontané- ment, en organisant des Fo- rums égalité-compétence ou encore des Rencontres égalité des chances. » Par ailleurs, la SNCF a l’in- tention de recruter 500jeunes dans le cadre des emplois d’avenir an- noncé par le gouvernement. Ces emplois, ouverts aux jeunes de 16 à 25 ans non qualifiés, concerneront qua- � La Vie du Rail - Octobre 2012 Embauches. Les seniors ont la cote à la SNCF La SNCF veut mettre en œuvre une politique d’embauche équilibrée, en accord avec les politiques nationales. Le savez-vous? La SNCF, qui a stabilisé ses effectifs, a recours pour 25% de ses embauches à des seniors ou des personnes expérimentées. Elle affiche aussi des objectifs ambitieux: recruter des jeunes sans diplôme qui ne se tourneraient pas spontanément vers elle. Elle leur propose principalement des postes à la maintenance. Et elle a l’intention d’embaucher 500 jeunes dans le cadre des emplois d’avenir. © Christophe RECOURA pour le Centre Audiovisuel SNCF tre activités: la médiation, l’entretien du patrimoine, l’accueil des touristes et le numérique. Autre dispositif intéressant, la SNCF recrute des jeunes sans diplôme dans le cadre de l’alternance. Deux ses- sions annuelles de forma- tion à la conduite des trains sont par exemple organi- sées. Une centaine de per- sonnes en profitent chaque année. L’alternance permet ainsi de former, de prépa- rer à des examens et à des diplômes, dont le bac. Les alternants sont recrutés à tous niveaux, même si la majorité d’entre eux ont le bac ou le niveau bac. « Nous ciblons particulièrement les jeunes avec peu de diplômes », La Vie du Rail - Octobre 2012 � H eureux! Philippe Bahuaud mesure chaque jour sa chance d’avoir été recruté à 54 ans dans une grande entreprise alors que le contexte est à la crise: le 1 juin 2012, il est entré à la SNCF comme agent commer- cial à la gare de Chelles-Gournay (Seine-et- Marne). Un tournant dans le parcours pro- fessionnel de ce passionné de moto et de voyages. Après des études dans un lycée professionnel de la banlieue de Nantes, Philippe Bahuaud a obtenu un BEP, puis un CAP d’électromécanique. Entre 1975 et 1978, il s’engage dans la Marine natio- nale, travaille dans l’aéronautique, tout en poursuivant sa formation d’électroméca- nicien aéronautique à Belfort. Après avoir quitté l’armée, il trouve rapi- dement un poste à l’Aérospatiale, d’abord en tant que manutentionnaire, puis en tant que cariste et enfin contremaître. Une his- toire d’amour le conduit à Paris, où il re- bondit en créant sa société de moto-taxi. « Au bout de quelque temps, j’ai décidé d’ar- rêter. Conduire une moto dans la circulation parisienne et avec des timings serrés est plutôt dangereux », explique Philippe Bahuaud, qui ferme sa société et se retrouve à Pôle Emploi. C’est là qu’il s’inscrit à un Forum métiers organisé par la SNCF. Sa candida- ture est retenue pour un poste de surveil- lant des travaux à l’Infra. Mais il est recalé pour un problème de vue, incompatible avec le niveau de sécurité nécessaire au tra- vail sur les voies. Son dossier n’en est pas moins retenu mais pour un poste commercial. « Je pense que mon expérience et mon regard technique ont intéressé la SNCF », souligne Philippe Ba- huaud. Après la réussite des tests, il est embauché en CDI. « J’ai été en formation pendant 15 jours au guichet, en double avec un autre agent. Puis je me suis retrouvé seul, sans problème. Les col- lègues sont toujours là pour m’aider au cas où », raconte-t-il. Sa journée est rythmée par la vente et l’ac- cueil au guichet (4heures par jour), mais aussi les tournées de gare (vérifications du matériel à l’ouverture et des équipements comme les ascenseurs par exemple) et l’ac- cueil en gare et sur les quais. « J’avais un peu d’appréhension du fait de mon âge: je ne tra- vaille qu’avec des jeunes de moins de 30 ans. Dans les faits, la différence d’âge n’existe pas. Ce sont plus souvent les jeunes qui me chaperon- nent! De mon côté, je leur apporte sans doute de la stabilité: en cas de situation tendue, ils ont tendance à prendre tout à cœur, moi je m’emballe moins vite, j’ai plus de recul ». D’ail- leurs, souligne-t-il, « sur les quais, quand je suis avec des agents plus jeunes, les voyageurs ont tendance à s’adresser spontanément à moi, pensant sans doute que j’ai plus d’expérience et de connaissances! » Une seconde vie professionnelle commence pour lui, explique-t-il. Il est certain qu’elle sera aussi variée que son ancien parcours, car « la SNCF offre des opportunités aux agents qui souhaitent évoluer. Et elle laisse la chance à des personnes de tous les âges la possibilité de postuler». Marie-Hélène POINGT Il avait fait un peu tous les métiers, Philippe Bahuaud. Bouger, repartir de zéro ne lui a jamais fait peur. Depuis cet été, il recommence une carrière commerciale en CDI en tant que contractuel à la SNCF, à l’âge où d’autres auraient raccroché. Philippe Bahuaud. Comment je suis devenu cheminot à 54 ans Plus de 500 emplois pour l’Île-de-France La SNCF va organiser le 10octobre à Paris un «forum du recrutement» pour l’Île-de-France, avec l’intention d’embaucher 570 personnes en CDI, essentiellement pour les métiers de l’infrastructure. Il s’agit de faire face aux gros travaux actuellement menés sur le réseau Transilien pour le moderniser. Près de 1000 candidats présélectionnés seront accueillis entre 16h et 21h. Ceux qui veulent s’inscrire peuvent le faire sur sncf.com/fr/forum- emploi-idf © Marie-Hélène Poingt/Photorail À la RATP, la volonté de re- cruter des sans diplôme et des personnes «relative- ment» âgées, ceux et celles que la crise économique pourrait mettre plus que d’autres hors circuit, est clairement revendiquée, jusqu’au sommet de l’entre- prise. Lors de sa récente conférence de presse consa- crée aux résultats du groupe pour le premier semestre, son PDG Pierre Mongin est revenu sur le terrain de l’emploi, évoquant l’exem- ple d’une femme devenue machiniste bus à plus de 50ans, après deux ans de formation. Car la RATP re- crute depuis quelques an- nées au-delà des 35ans, âge limite pour une embauche au statut. «Nous nous vou- lons très ouverts et flexibles sur la question de l’embauche. Après, les formations sont spé- cifiques, longues, très coû- teuses… Mais c’est ainsi que l’on s’affirme vraiment comme un acteur du territoire», a as- suré Pierre Mongin. Message bien reçu par Béa- trice Beaulieu, responsable de la politique d’insertion à la RATP. «Intégrer des per- sonnes très éloignées de l’em- ploi depuis très longtemps, c’est un rôle naturel pour une en- treprise de service public. C’est au cœur de notre politique so- ciale et de développement local � La Vie du Rail - Octobre 2012 MÉTIERS précise Vincent Renet. Résultat: 6000 alternants se trouvent en permanence dans l’entreprise. « Cette for- mation professionnelle garan- tit une meilleure entrée dans le monde du travail. Elle pré- sente aussi l’intérêt pour l’en- treprise nationale de partici- per au grand projet des pouvoirs publics de développer l’alternance », poursuit le responsable du département Recrutement. La SNCF propose aussi des formations à des métiers qu’on ne trouve pas dans l’Éducation nationale, prin- cipalement pour préparer à ses emplois techniques, son cœur d’activité: mainte- nance de l’infrastructure, du matériel et de tout ce qui tourne autour de la conduite de trains et des cir- culations ferroviaires. Dans une moindre mesure, elle cherche aussi des candidats aux métiers commerciaux à bord des trains et dans les gares, ainsi que pour des postes de surveillance et de sûreté. Qu’il s’agisse de jeunes sans diplôme ou de seniors avec un long par- cours professionnel derrière eux, les critères d’embauche sont avant tout fondés sur la motivation et les compé- tences. L’entreprise ferroviaire em- bauche également quelque 800 ingénieurs par an. Mais sur ce marché de l’emploi, elle admet se heurter à une forte concurrence des autres entreprises. Selon la SNCF, toute poli- tique de recrutement doit être équilibrée entre les jeunes, les moins jeunes, mais aussi les femmes ou encore les personnes à mobilité réduite. Un équilibre qui permet de respecter les politiques na- tionales de l’emploi mises en œuvre par les pouvoirs publics. Marie-Hélène POINGT Comment devenir agent commercial à la SNCF Chaque année, la SNCF embauche un peu moins de 1000 agents commerciaux. Pour postuler, le niveau bac est en général exigé. Reste que la SNCF recrute aussi des personnes non titulaires de ce diplôme mais avec une bonne expérience dans un métier similaire. « Une expé- rience transférable peut suppléer au manque de diplôme » précise un responsable du recrutement à la Société na- tionale. Une fois la candidature retenue, le postulant doit passer des tests classiques de vérification de connais- sances, puis surtout une épreuve individuelle ou collec- « mise en situation concrète » Pour des postes d’agent commercial en gare, seule une vi- site médicale d’embauche est nécessaire, tandis que les postes d’agent commercial à bord des trains nécessitent une habilitation médicale et psychologique. Une fois embauché, le nouvel agent devra suivre des for- mations de quelques semaines pour mieux connaître l’en- treprise et ses pratiques commerciales. Se définissant comme «un acteur du territoire», la RATP assume le choix de recruter des personnes qui pourraient être fragilisées par la vie. Elle propose un grand nombre d’emplois pour lesquels on peut postuler sans diplôme. Mais il faut réussir une batterie de tests pour être embauché. Recrutement. La RATP aussi fait tomber des barrières © METL-MEDDE 71 � La Vie du Rail - Octobre 2012 David DURAND Le chef-d'œuvre de René Clément, La Bataille du rail, à la gloire des cheminots de France.  La Vie du Rail - Octobre 2012 CULTURE RAIL À lire. L’odeur du charbon et la couleur des coquelicots Entre carnets de souvenirs et album photos, Daniel Combrexelle, amoureux exclusif de la vapeur, évoque les trains de son enfance au tournant des années soixante. Avec une émotion contagieuse. ’était au temps où il n’y avait pas classe le jeudi. Au temps où, quand les verres carillonnaient sur l’étagère du haut dans le buffet de sa grand-mère, au rez-de- chaussée, le gamin des Combrexelle savait que, derrière le pavillon familial, le banlieue venant de la Bas- tille, tirant ses quatre voi- tures, était en train de pas- ser, secouant à heure fixe l’aimable petit bourg de La Varenne de son ennui. «Vo- lutes de fumée, brassées de coquelicots, odeurs de char- bon et salut du mécani- cien» à l’intention du gosse ébloui qui regarde passer le convoi du haut du talus, goût des tartines… et puis la voix de sa mère qui chante… Des couleurs de son enfance de gosse heu- reux: tout allait disparaître. Quand tout était encore là, intact dans la boîte à fumée de sa mémoire. Il a suffi de l’ouvrir pour que les souve- nirs s’échappent et que s’écrive le livre que publient aujourd’hui les éditions La Vie du Rail dans sa collec- tion Héritage. Petit-fils d’un ajusteur de la Ciedes Chemins de fer de l’Est, fils d’un cheminot qui travaillait «dans les bu- reaux», petit-neveu qui, sur le chemin des vacances dans le Jura, s’arrê- tait chaque été au passage à niveau où son grand- oncle était sémaphoriste… Le grand-frère Michel et Daniel à la mode de l’époque... vêtus de leurs incontournables marcels ... P rochain arrêt, la Somme! Trois siècles d’histoire des chemins de fer»: c’est le thème de l’ex- position inédite proposée par les Archives départe- mentales, à Amiens. Elle ra- conte l’aventure ferroviaire qui a commencé au XIX siècle – d’où l’astuce dans l’intitulé de l’exposition – sous l’im- pulsion de la Compagnie du Nord. Gravures, affiches touristiques, photos, plans d’architectes et autres docu- ments extraits des collec- tions – 200 originaux, au total – illustrent cette épo- pée. «Nous possédons un fonds d’archives très riche», se réjouit Florence Char- pentier, l’un des trois com- missaires de l’exposition avec Élise Franque et Xavier Daugy. «Le parcours est or- ganisé en trois parties: l’his- toire du réseau du Nord, la sé- curité, les gares et la vie en gare et enfin la vie des voya- geurs à bord des trains.» Conçue par Anne Man- caud, la scénographie invite le visiteur à traverser suc- cessivement ces trois es- paces thématiques, installés � La Vie du Rail - Octobre 2012 CULTURE RAIL Expos. La Somme et le train: toute une histoire! Arrêtez-vous à Amiens. Les Archives de la Somme présentent, jusqu’au 9décembre, une exposition sur le train dans le département. Tout y passe: la grande et la petite histoire, en gare et dans les voitures. Un beau parcours du XXI siècle. « Béton, angles droits et allure rectiligne pour la nouvelle gare d’Amiens (ici, photographiée dans les années 1960). Dessinée par Auguste Perret, elle a remplacé la gare originelle (photo haut de page), détruite à deux reprises, pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale. Photos ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE LA SOMME � La Vie du Rail - Octobre 2012 CULTURE RAIL L e 21septembre 1862, le train entre pour la première fois en gare de Vannes et de Lorient, dans le M orbihan. Il était temps… Le rail avait com- mencé à se développer en France vingt ans plus tôt, mais la Bretagne avait été écartée du premier plan na- tional en 1842. Documents, photos, maquettes, affiches et objets montrent dans l’ex- position présentée à Vannes la construction des réseaux et des ouvrages d’art, l’émer- gence de nouveaux métiers, le désenclavement d’un dé- partement jusqu’alors éloi- gné des grandes voies na- tionales de communication. Au départ, le Morbihan n’a “que” 150km de lignes, mais partout où il passe, le train, accueilli avec enthou- siasme, agit comme un for- midable dynamiseur éco- nomique et social. En 1884, on en est à 260km. Mais bien des communes ne sont pas desservies. Le conseil général va donc faire construire à ses frais un che- min de fer d’intérêt local. De 1899 à 1921, neuf lignes nouvelles sont construites. Après 1914-18, plus de 700km de voies sillonnent le Morbihan. La gare, sym- bole de la puissance de la compagnie, rivalise avec la cathédrale, l’église ou la mairie. Puis naîtront les gares, plus modestes, du ré- seau local, de petits bâti- ments rectangulaires qui n’en vont pas moins deve- nir, elles aussi, un nouveau centre de la vie urbaine. On s’y promène pour assister au va-et-vient des trains, ob- server la foule des voyageurs ou les manœuvres des che- minots. On s’y fait photo- graphier en famille, en ha- bits du dimanche devant une locomotive fumante. Le train va dynamiser ici l’agri- culture, la pêche avec les trains de marée vers Paris et le Sud-Ouest, les ports, l’énergie charbonnière, les forges… La modernité, en somme. A. J.-L. «Sur les rails du Morbihan: 1850-1947». Du lundi au vendredi (9h-17h30). 80, rue des Vénètes, 56000 Vannes. Entrée gratuite. Jusqu’au 19avril 2013. Affiche de l’exposition ©Archives départementales du Morbihan ARCHIVES_PHOTORAIL_LA VIE DU RAIL ©Archives départementales du Morbihan Il y a 150 ans, le train arrivait (enfin) dans le Morbihan À partir de 1862, en France, le train se lance à la conquête de l’Ouest. Une épopée que raconte l’exposition «Sur les rails du Morbihan: 1850-1947», proposée par les Archives départementales du Morbihan, à Vannes. La gare de Sainte Anne-d’Auray. La petite gare de Josselin. La gare de Carnac. La Vie du Rail - Octobre 2012 � tionale s’annonce ambi- tieux avec de grands clas- siques, Le Songe d’une nuit d’été et Roméo et Juliette Shakespeare ou La Mouette de Tchekhov, des spectacles contemporains, de la chan- son, avec Julien Clerc no- tamment, et des concerts. Renseignements et réserva- tions: 0240229136. La gare de triage de Porte-lès-Valence a eu beau fermer, au fil des décennies, la ville s’était imprégnée d’un esprit cheminot qui perdure. Ainsi aujourd’hui, le théâtre municipal s’appelle-t-il « Train-Théâtre ». Et lorsqu’il s’est agi de construire une annexe, la municipalité a, tout naturellement, eu l’idée d’utiliser une ancienne voiture voyageurs. Dénichée à Saulon-la-Chapelle, en Bourgogne, cette voiture du début du xx siècle, à deux essieux, comptait trois classes et six compartiments. Elle a circulé sur le réseau de Paris-Saint-Lazare avant d’être transformée en voiture de cantonnement. Elle a été acheminée jusqu’au parvis du théâtre où elle sera rénovée et aménagée en bureaux, dans le style Orient-Express. La métamorphose est en cours et devrait durer jusqu’en décembre 2012. À Porte-lès-Valence, en voiture pour le Train-Théâtre Une gare sauvée En 1857, Saint-Nazaire fut relié au réseau ferroviaire de la Compagnie des chemins de fer d’Orléans et une gare fut construite à proximité du bassin à flot d’où partaient les paquebots desservant l’Amérique du Sud. Elle a vécu des heures tragiques, notamment lors de la Seconde Guerre mondiale où elle fut partiellement détruite. Reconstruite, elle a vu son activité diminuer après l’édification d’une nouvelle gare au nord de la ville qui permettait d’éviter les rebroussements des trains vers Le Croisic. Elle a donc fermé mais l’ancien bâtiment voyageurs a été conservé et entretenu à la grande satisfaction des Nazairiens. Gérard Divet L’installation de la voiture sur le parvis du théâtre. (c) Photos Dominique MACEL � La Vie du Rail - Octobre 2012 Commandez en ligne sur www.boutiquedelaviedurail.com La boutique de NOUVEAUTÉ Livres Retrouvez notre bon de commande page 85 DVD RIVESALTES - AXAT - QUILLAN DE LA COMPAGNIE DU MIDI AU TPCF Réf.: 328 634 � 25 ,00 Frais de port inclus COLLECTION VIDÉO RAIL ÉVASION N°30: CUBA À TOUTE VAPEUR Un film de 110 minutes dans un boîtier de deux DVD. N°31: L’ARGENTINE ET LE PÉROU EN TRAIN Un film de 110 minutes. PROMOTIONS Le pack de 2 DVD . ,00 Frais de port inclus Réf.: 328 633 au lieu de LE CHEMIN DE FER DU BLANC À ARGENT 110 ans de train départemental entre Berry et Sologne une iconographie riche et FUMÉES, VOYAGES, IMAGES De Chris Ludlow, peintre du rail Chris Ludlow, au travers de 46 exclusivement monde ferroviaire la locomotive à vapeur. NANTES-BLOTTEREAU Dans cet ouvrage richement mise en service du technicentre, inauguré en 2010. ,50 Frais de port inclus ,00 Frais de port inclus ,00 Frais de port inclus NOUVEAUTÉS Réf.: 121 102 Réf.: 121 103 Réf.: 140 173 Le pack de 2 DVD . PARCOUREZ LA PROVENCE ET LA CÔTE D’AZUR À BORD DE LA BB 22245 Prenez place à bord de la BB 22245 en tête du train TER 17487 2heures 30, vous dense, la grande variété des convois croisés, une exploitation complexe, la beauté des paysages traversés donnent à ce film 39 ,00 Frais de port inclus � Réf.: 328 635 au lieu de 50 � � La Vie du Rail - Octobre 2012 E n cette veille du 15août 2012, je suis le seul voya- geur à attendre en gare de Génolhac le train ex-Céve- nol, que j’avais prévu d’emprunter avec mon vélo pour me rendre à la gare de La Bastide - Saint- Laurent. L’agent de la gare m’informe qu’en raison d’un incident technique (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit d’une panne de locomotive qui s’est pro- duite la veille à Langeac), la composition du train est réduite et que celui-ci est plein à craquer, en sorte qu’il ne peut me garantir que je puisse monter à bord. Effectivement, avec quelque 20minutes de retard, c’est un autorail X73500 en solo qui se pointe à l’horizon et s’arrête en gare. Je constate que de nombreux voyageurs debout occupent les plate- formes. Dans ces condi- tions, il est illusoire d’espé- rer monter dans l’autorail avec mon vélo, et je me résigne à renoncer à mon voyage. La centaine de voyageurs à bord du train et ceux qui sont montés dans les gares suivantes auront voyagé dans de bien mauvaises conditions, et tout porte à penser qu’à l’avenir ils seront tentés de trouver une autre solution pour se déplacer. Cévenol. La descente aux enfers CORRESPONDANCES Le Cévenol à Langogne en 1956. Le passage sans arrêt du Cévenol à Alleyras en août 2011, Haute-Loire. ARCHIVES-PHOTORAIL-LA VIE DU RAIL © Lunon92 La Vie du Rail - Octobre 2012 � de jouer ! � Testez vos connaissances ferroviaires Les mystères de Berlin Marqué par une histoire complexe, le nœud ferroviaire de Berlin n’en est que plus passionnant… 1 - Quel nom a été finalement donné à la nouvelle gare centrale ouverte en 2006? a - Berlin Lehrter Bahnhof b - Berlin Zentralbahnhof c - Berlin Hauptbahnhof 2 - Quelle était la grande gare de Berlin-Ouest du temps du Mur? a - Berlin-Charlottenburg b - Berlin-Spandau c - Berlin Zoologischer Garten (Zoo) 3 - Comment s’appelle aujourd’hui l’ancienne gare principale de Berlin-Est? a - Berlin Ostbahnhof b - Berlin Schlesischer Bahnhof c - Berlin Frankfurter Bahnhof 4 - Coupée par le Mur en 1961, la Ringbahn (Petite Ceinture) est aujourd’hui… a - ... recouverte b - ... coulée verte c - ... rouverte 5 - Et sur l’Aussenring (Grande Ceinture), indispensable du temps du Mur, ... a - ... rien n’a changé depuis b - ... quelques gares ont été fermées c - ... il n’y a plus de trains de voyageurs 6 - Qu’avait de spécial la station de métro Friedrichstrasse du temps du Mur? a - Accessible de l’Ouest, mais sous Berlin-Est b - Accessible de l’Est, mais sous Berlin-Ouest c - Les rames la traversaient sans s’arrêter 7 - Que sont devenus les tramways pendant la coupure de Berlin? a - Ils ont été maintenus des deux côtés b - Ils ont disparu à Berlin-Ouest c - Ils ont totalement disparu 8 - Que doit devenir la petite ligne de métro U55 (3 stations)? a - Elle va fermer car elle transporte trop peu de voyageurs b - Elle doit être connectée à la ligne U5 Unter den Linden) c - Elle va être transformée en ligne-musée 9 - Jusqu’en 1882, Berlin avait des gares terminus, comme Paris. Combien de ces gares sont encore en service au- jourd’hui? a - Toutes sauf une b - Une seule c - Aucune Un élément essentiel pour les trains modernes… A – Antenne WiFi, à monter en toiture des TGV rénovés B – Capteur de vitesse pour antienrayeur, à mon- ter en bout d’essieu C – Climatisation à monter en toiture des cabines de conduite des TER Patrick LAVAL/PHOTORAIL � LA PHOTO MYSTÈRE LES PETITES ANNONCES DE LA VIE DU RAIL MAGAZINE 40 caractères par ligne, une lettre par case, signe de ponctuation compris, réservez un espace entre chaque mot Règlement par : Chèque , à l’ordre de La Vie du Rail Mandat Carte bancaire N° de la carte : Cryptogramme : Date d’expiration : ..../.... Signature Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Code postal : Ville : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tél. : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E.mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 lignes 35 TTC / Ligne supplémentaire 10 TTC / 2 parutions identiques 50 TTC / Domiciliation supp. 10 TTC. Remise des éléments 10 jours avant la date de parution. VOTRE PETITE ANNONCE DANS LA VIE DU RAIL 11 rue de Milan 75009 PARIS T. 01 49 70 12 08 - Fax 01 48 74 61 49 RENCONTRES LOCATIONS SAISONNIERES IMMOBILIER Entre particuliers VENDEZ et ACHETEZ entre particuliers !! Acheteurs ALLEMANDS, ANGLAIS, FRANCAIS, HOLLANDAIS, Recherchent Maison, Villa, Appt, Terrain... L’Immobilier 100 % entre Particuliers Tél gratuit ! 0 800 14 11 60 Mandelieu (06) Vend Grd 2p 54 m² Terr. Véranda de 10 m² Rés. calme gardées, dernier étage avc asc., Grd séjour, cuisine équipée, sdb, wc, clim., poss. garage, proche commerce. 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Du lundi au vendredi de 7h30 à 20h, samedi de 9h à 20h La Vie du Rail - Octobre 2012  XPOSITIONDEMODÉLISME FERROVIAIRE � Varennes-Vauzelles (Nièvre) Du jeudi4 au dimanche 7octobre , organisée par le Cercle ferroviaire nivernais (CFN58) au centre Gérard Philippe. Renseignements: 0386600009. [email protected] � Coutances (Manche) La Traction coutançaise rassemble, les samedi13 et dimanche 14octobre , 17 clubs européens et nationaux avec des réseaux à l’échelle N et H0. Salle Marcel Hélie, de 10h à 18h. Renseignements: 0632437278. [email protected] � Pringy (Seine-et-Marne) Organisée par Pringy loisir modélisme (PLM77), salle omnisport les samedi20 (de 10h à 19h) et dimanche 21octobre (de 10h à 18h). Entrée: 3 Renseignements: 0614166903. [email protected] � Le Quesnoy-sur-Deûle (Nord) L’association France autorail réunit à l’espace Festival (rue de Lille) des che- mins de fer touristiques et musées fer- roviaires, des détaillants spécialisés, et des réseaux ferroviaires à différentes échelles. Les exposants viendront de France, de Belgique et d’Angleterre. Les samedi 27 et dimanche 28 octobre, 10h à 18h. Entrée 3 , gratuit - 12 ans. Renseignements: 0320929677, 0666522524. [email protected] http://france.autorails.monsite-orange.fr XPOSITION TOUTESCOLLECTIONS � Neuville-lès-Dieppe (Seine-Maritime) Organisée par le Maquettes fan club de Dieppe les samedi 6 (de 14h à 19h) et dimanche 7 octobre (de 10h à 18h) au gymnase Robert Vain. Entrée à 1,50 gratuit - 12 ans. Renseignements: [email protected] � Le Perray-en-Yvelines (Yvelines) Les samedi 20 et dimanche 21 octobre , à la salle de la Mare au Loup, avec de nombreux représentants de clubs de maquettistes des Yvelines et de ses alen- tour, des professionnels et des passion- nés venus des quatre coins de France. Plusieurs animations rythmeront le week-end. Renseignements: 0130463124. www.leperrayenyvelines.fr � Argelès-sur-Mer (Pyrénées- Orientales) Du vendredi 2 au dimanche 4 novembre , Les Ailes de Pégase et le Club d’aéro- modélisme réunissent avions RC, circuit voitures, piste camions, trains… à la salle Jean Carrère, au gymnase Gaston Pams et dans le hall de tennis. Vendredi de 10h à 20h, samedi de 10h à 19h et di- manche de 10h à 18h30. Entrée à 7 pour les 10-17 ans, gratuit - 10 ans. Renseignements: [email protected] http://www.salondumodelismeargeles- surmer.com XPO BOURSE � Joinville-en-Vallage (Haute- Marne) À la Salle des Fêtes, modélisme pluri- disciplinaire et bourse d’échange les samedi 6 et dimanche 7 octobre . � Coudekerque-Branche (Nord) Place de la convention, à l’espace Jean Vilar, clubs et particuliers régionaux pré- senteront avions, bateaux, figurines, voi- tures, trains, réalisations Meccano… Samedi 6 (de 14h à 19h) et dimanche 7octobre (de 10h à 18h). Entrée gratuite. Renseignements: rmc59.free.fr � Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône) Par le Rassemblement du model club de Crau (RMCC), les samedi 13 et di- manche 14 octobre trains, avions, ba- teaux et vapeur vive en intérieur et ex- térieur. Salle Mistral, ZA du Cabara, de 10h à 18h. Entrée à 1,50 pour les 10 à 16 ans et 2,50 pour les + 16 ans. Renseignements: 0442053805 ou 0618661256. http//www.rmcc13.net � Espinasses (Hautes-Alpes) Multi-maquettes à la salle des fêtes, les samedi 13 (de 14h à 18h) et dimanche 14octobre (de 10h à 18h) par le Club de modélisme ferroviaire Gamac, sec- tion UAICF de Gap. Entrée à 2 , gra- tuit enfants accompagnés. Renseignements: 0492536239 ou 0951601143. � Cholet (Maine-et-Loire) Les samedi 13 (de 11h à 19h) et Longue soirée Mulhouse - Belfort - Montbéliard - Besançon - Lons- le-Saunier - Bourg-en-Bresse - Lyon Depuis l’ouverture de la LGV Rhin-Rhône en décembre der- nier, les trains les plus rapides entre l’Alsace et Lyon n’em- pruntent plus la ligne classique suivant le cours du Doubs. Il en était autrement en juin2007, lorsque le train venu de Strasbourg par la plaine d’Alsace quittait Mulhouse à 18h14 pour Lyon, en reliant, tout comme le canal voisin, le bas- sin du Rhin à celui du Rhône. Passé Belfort, fief d’Alstom entre Vosges et Jura, arrêt à Montbéliard (proche de So- chaux, fief de Peugeot). Puis nous suivons d’assez près le Doubs jusqu’à Besançon, avant de gagner la saline royale d’Arc-et-Senans, où nous sommes brièvement rejoints par la ligne Dijon - Vallorbe. Nous quittons cette dernière à Mouchard pour rester au pied du Jura, parmi les vignobles d’Arbois. Arrêt à Lons-le-Saunier (nombreuses salines jadis à l’ouest du Jura) et passage à Saint-Amour avant un arrêt à Bourg-en-Bresse à 21h35 (il fait presque nuit). Pour gagner Lyon-Part-Dieu et Perrache, nous ne prenons pas la ligne de la Dombes, mais passons (sans arrêt) à Ambérieu. Les mystères de Berlin: 1c – 2c – 3a – 4c – 5b – 6a – 7b – 8b – 9c La photo mystère: � Réponses aux jeux des pages94et95 AGENDA
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