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La Vie du Rail hebdo n°3566

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Belgique La vapeur a son festival Logement Comment faire le bon choix  La Vie du Rail - 8 avril 2016 PROJECTEUR D ans la compétition à la- quelle se livrent les trois principaux groupes français de transport public, Keolis garde sa place de leader sur le mar- ché domestique face à Trans- dev et RATP Dev. Mais il n’est pas exclu que les forces en pré- sence évoluent dans les pro- chaines années, puisque la fi- liale de la SNCF, qui a aujourd’hui main mise sur tous les grands réseaux à l’exception de Marseille et Nice, toutes deux en régie, va voir quelques-uns de ses fleurons remis sur le marché (voir l’arti- cle p. 4-5) À l’affût des tendances dans les nouvelles mobilités, Keolis dé- veloppe une politique de par- tenariats. Le groupe vient de si- gner un partenariat avec LeCab, leader du VTC, via « prise de participation significa- tive» qui pourrait «accélérer son développement hors de l’Île- de-France, en s’appuyant sur l’implantation nationale de Keo- lis» . Et un autre avec Navya, le fabricant lyonnais de navettes électriques autonomes. C’est surtout à l’international que Keolis se développe, ce qui donne souvent lieu à des luttes fratricides entre Français. Et laisse parfois de profondes traces, comme le contrat des trains de banlieue à Boston dans le Massachusetts. Gagné de haute lutte contre Transdev, il a fait perdre l’année dernière 29,6millions de dollars à Keo- lis. Si ce n’était ce point noir, tout irait pour le mieux, affirme Keolis. « Nos résultats sont en très forte croissance, tirée par l’in- ternational, avec un chiffre d’af- faires en hausse de 12,2 %, mais de 30 % à l’international, ce qui en fait une année record» , in- dique Jean-Pierre Farandou, son président. Keolis affiche 33millions d’eu- ros de résultat net, contre 25millions d’euros en 2014, qui était sa première vraie an- née de croissance rentable. Dans un secteur réputé à fai- bles marges, « à près de 6 %, no- tre profitabilité, qui est en hausse de 6,6 % malgré Boston, est bonne» , souligne Jean-Pierre Farandou. Le chiffre d’affaires 2015, en hausse de 12,2%, at- teint 5milliards d’euros. Il est cette année présenté selon les normes comptables en vigueur, c’est-à-dire sans les entreprises dans lesquelles les participa- tions sont minoritaires, soit les franchises du Royaume-Uni avec First et Go Ahead. « Avec l’ancienne méthode, nous serions à 6,425milliards d’euros de CA» spécifie Michel Lamboley, di- recteur exécutif Corporate. Du fait de ce jeu d’écritures, la part réalisée à l’international, ne re- présente plus que 44 % de l’ac- tivité, alors qu’elle atteignait 50 % l’an passé. Rappelons que Résultats 2015. Croissance pour le trio national du transport public © SNCF Médiathèque - BERTRAND JACQUOT © RATP JF Mauboussin Jean-Pierre Farandou. Jean-Marc Janaillac. Élisabeth Borne. © Ratp Jean Mauboussin «Nos résultats sont en très forte croissance, tirée par l’international» Jean-Pierre Farandou, Keolis douzaine d’années, seul en lice pour cette DSP. Transdev n’a pas essayé du tout et RATP Dev, qui a semblé intéressé au début, n’a pas donné suite. Mais la procé- dure est loin d’être achevée et la nouvelle présidente du Sy- tral, Annie Guillemot, n’exclut pas de la déclarer infructueuse. Les nouveaux appels d’offres présentent aussi de nouvelles caractéristiques liées aux chan- gements législatifs: d’une part, on voit apparaître de nouveaux territoires, d’autre part de nou- veaux services de transports, par exemple des services de transports interurbains, sont parfois intégrés dans les cahiers des charges. Une des consé- quences de la loi Notre, no- tamment, c’est le transfert aux régions de la gestion des lignes interurbaines régulières et sco- laires à partir de 2017. Si l’on pense avant tout aux deux groupes qui s’affrontent depuis des années sur le mar- ché français, le groupe RATP est en embuscade. RATP Dev a commencé en 1995 l’exploita- tion du réseau de Valenciennes, a gagné Laon. Où ira-t-il cette année? « Si nous pouvons déve- lopper notre savoir-faire pour la satisfaction des clients tout en fai- sant du développement rentable, tous les réseaux sont potentielle- ment des cibles » , développe François-Xavier Perin, président du directoire de RATP Dev. Sans toutefois vouloir dévoiler s’il sera ou non candidat à Lille ou à Caen… La présidente du groupe en- fonce le clou: « Nous n’avons pas besoin d’aller chercher coûte que coûte des références, parce que nous les avons, nous pouvons nous concentrer sur la croissance rentable» . L’air de rien, un pe- tit tacle pour la concurrence… M.-H. P. et C. N. La Vie du Rail - 8 avril 2016 la maison mère, la SNCF, a fixé des objectifs ambitieux à sa fi- liale, qui en 2013 annonçait « viser un chiffre d’affaires de 7milliards d’euros hors acquisi- tions en 2017» . Ce qui sera pro- bablement atteint en conti- nuant de tenir compte des activités internationales en joint-venture. Côté Transdev, c’est le début d’une nouvelle phase: pour la première fois depuis plusieurs années, la filiale de Veolia et de la Caisse des dépôts et consi- gnations a réussi à stabiliser son activité en 2015, avec un chif- fre d’affaires de 6,6milliards d’euros. L’activité a été impac- tée par des contrats perdus, no- tamment Boston et Valen- ciennes, un contrat qui devait débuter en janvier2015 et au- quel l’opérateur a préféré re- noncer en raison des relations difficiles avec l’autorité organi- satrice. Mais le CA reste supé- rieur à celui de Keolis. Le ré- sultat opérationnel courant s’est amélioré de 15% à 19millions d’euros, et l’entreprise affiche un résultat net part du groupe plus que triplé à 82millions d’euros. « Nous avons dépassé les objectifs de redressement que nous nous étions fixés en 2013 » indique Jean-Marc Janaillac, le PDG de Transdev. Ne reste plus qu’une dernière cession à réali- ser en Israël, précise Transdev qui « est désormais centré dans 19 pays » . L’endettement finan- cier net a été abaissé de 132millions d’euros pour pas- ser à 741millions d’euros, ce qui « permet de retrouver des marges de manœuvre pour nour- rir nos ambitions » , ajoute Jean- Marc Janaillac. Reste aussi à restructurer le ca- pital: la Caisse des dépôts et consignations et Veolia sont en- trés en discussion pour per- mettre la sortie de Veolia. Trans- dev cherchera ensuite des actionnaires minoritaires pour accompagner son développe- ment sur le long terme. La santé financière retrouvée, Transdev veut désormais re- partir à l’offensive commerciale. En France et à l’étranger où ses futurs actionnaires devront lui donner les moyens de s’im- planter. Second axe de déve- loppement, l’innovation et les nouvelles mobilités. Au métier historique d’opérateur de trans- port va donc venir s’ajouter ce- lui d’intégrateur de services de mobilité. Pour 2020, l’objectif est d’atteindre 8,5milliards de chiffre d’affaires. Développement en France et à l’international, ce sont aussi les axes de développement de RATP Dev. La filiale de la RATP, qui intervient comme le bras armé du groupe en province et à l’étranger, se pose comme un challenger à la taille bien plus modeste qui ne demande qu’à croître. Avec un CA de 1,14milliard d’euros, c’est déjà 20 % des 5,55milliards réalisés par le groupe en 2015. Des ré- sultats en ligne avec les objectifs pour 2020: 7milliards d’acti- vité dont 2milliards pour RATP Dev, soit une contribu- tion à hauteur de 30 %. « Des résultats qui confortent notre am- bition d’être un des leaders mon- diaux de la mobilité durable et de la ville intelligente, a d’emblée assuré sa présidente Élisabeth Borne en présentant les comptes 2015 à la presse le 25mars. Et qui soulignent aussi à la fois l’équilibre et la dynamique du groupe.» Pour Élisabeth Borne, « les fondamentaux de RATP Dev sont très bons: le chiffre d’affaires augmente et la rentabilité croît également» . La clé de tout, c’est la rentabilité. Si bien que jusqu’à présent, les marges étant faibles en France, c’est davantage à l’in- ternational (70 % du CA de RATP Dev) que les marchés ont été conquis. Avec une dernière ligne droite avant l’attribution officielle des 3000 bus urbains et interurbains de la région Tos- cane. En 2015, portée par la contri- bution de ses filiales, l’activité du groupe RATP croît de 5,7 %. Les investissements, à hauteur de 1,83milliard d’eu- ros « présentent un niveau re- cord » et la dynamique va se poursuivre puisque « 8,5mil- liards sont prévus au nouveau contrat de performance avec le Stif 2016-2020, dont 4,2milliards sur fonds propres » , a mis en exergue la présidente. Son ré- sultat net de 302millions d’eu- ros en 2015 hors éléments conjoncturels (mais 437mil- lions d’euros en les incluant) est en effet totalement dédié à ses investissements de moder- nisation et de renouvellement de ses installations. Un résultat stable par rapport à 2014, mal- gré une faible inflation, donc une faible hausse de la rému- nération du Stif, ainsi qu’une faible progression du trafic voyageurs (+0,9%). Reste que des éléments conjoncturels tels que des ventes immobilières (52millions d’euros), ou en- core une révision à la baisse de ses provisions notamment pour anticiper les départs à la retraite (70 %) lui ont permis de déga- ger ce résultat net. Tenant compte de ces derniers ainsi que du nouveau contrat avec le Stif, la présidente estime que ce résultat se situera aux alen- tours de 200millions d’euros en 2016. Enfin, l’Epic affiche une maî- trise de son endettement, resté stable depuis 4 ans. Toutefois, pas de désendettement en vue puisqu’à 5,18milliards en 2015, la dette progresse de 0,1 %. Pour tenir ses objectifs, le groupe devra réussir à se dés- endetter à hauteur de 4,7mil- liards, dans les cinq ans. Le groupe bénéficie aujourd’hui d’une position confortable, l’es- sentiel de l’activité de la mai- son RATP étant en monopole. Reste qu’il a des ambitions fortes, poussé par la perspec- tive de mise en concurrence progressive de ses activités sur son pré carré, notamment avec les prochains tramways T9 et T10. Sans oublier la bataille pour l’exploitation du métro du Grand Paris, où l’on s’attend à retrouver nos trois fleurons na- tionaux, pourquoi pas challen- gés, cette fois, par des groupes étrangers? M.-H. P. et C. N. « Nous avons dépassé les objectifs de redressement que nous nous étions fixés en 2013 » Jean-Marc Janaillac, Transdev «Les fondamentaux de RATP Dev sont très bons: le chiffre d’affaires augmente et la rentabilité croît également» Élisabeth Borne, RATP Dev S ur les 170km du réseau de S-tog (RER) de Copenhague, la signalisation actuelle est en cours de remplacement par un contrôle des trains de type CBTC Trainguard MT de Sie- mens. Outre un gain de fiabi- lité (la signalisation actuelle, installée entre l’ouverture du réseau en 1934 et les années 1960, est sujette à des dys- fonctionnements), le CBTC augmentera la capacité du ré- seau par l’automatisation de la marche des trains (ici avec conducteur) et la diminution des intervalles (de 120 à 90 se- condes). Le 29février, l’équi- pement d’un premier tronçon (Hillerød- Jægersborg, 25km) a été mis en service par Bane- danmark, le gestionnaire da- nois des infrastructures ferro- viaires. Situé au bout de la branche « nord » du réseau, ce tronçon fréquenté par quelque 70000 voyageurs quotidiens (sur les 350000 du S-tog) a été choisi pour une phase d’essais de cinq se- maines en raison des règles d’exploitation simplifiées qui y sont en vigueur. L’équipe- ment du reste du réseau, qui doit être réalisé d’ici 2018, sera plus complexe. En particulier sur le tronc commun dans le centre de la capitale danoise, où l’on devrait passer à 40 trains par heure et par sens, contre 30 actuellement. À cette fin, Siemens fournit, en plus du CBTC, les enclenche- ments (Trackguard Sicas ECC), la commande centrali- sée (Controlguide OCS) et les équipements à bord des 135 rames S-tog, construites par Alstom/LHB et Siemens entre 1996 et 2005. P. L. C e sera seul qu’Arriva conti- nuera d’assurer la desserte de l’Overground londonien pen- dant sept ans et demi à partir du 13novembre, avec deux an- nées supplémentaires en op- tion. Candidate pour la pro- chaine période contractuelle sous l’appellation Arriva Rail London Limited, la filiale de la DB exploitait déjà le nouveau réseau orbital depuis son lan- cement en 2007, mais jusque-là en joint-venture avec MTR Cor- poration, à parts égales. De son côté, l’entreprise de Hong-Kong faisait également partie des can- didats short-listés pour l’Over- ground par Transport for Lon- don (TfL), de même que Lo- KeGo Limited (joint venture 51-49 entre Keolis et Go- Ahead) et Metroline Rail Limi- ted, de Singapour. Dans le cadre du contrat, évalué à 1,5milliard de livres (1,9mil- liard d’euros), Arriva devra as- surer avec 1300 salariés une qualité de service d’un niveau «ambitieux» dans ses gares et ses trains, tout en gérant l’arri- vée en 2018 de nouvelles rames automotrices Bombardier sur la ligne Gospel Oak - Barking, en cours d’électrification, ainsi que sur le réseau de banlieue de la La Vie du Rail - 8 avril 2016 ACTUALITÉS Danemark. Premiers essais du CBTC Siemens sur le RER de Copenhague D’ici 2018, le réseau de S-tog de Copenhague sera entièrement équipé. © Patrick LAVAL/PHOTORAIL Indonésie. Le pays a signé pour la grande vitesse ferroviaire « à la chinoise » Le 16mars, après un mois et demi de divergences au sein du gouvernement indonésien, ce dernier a finalement signé avec le consortium sino-indonésien KCIC pressenti depuis le 21janvier, un contrat de 50 ans pour la construction, l’exploitation et la maintenance de la ligne nouvelle entre Djakarta et Bandoeng. Soit un tracé de 142km sur l’ouest de l’île de Java, chiffré à 5milliards d’euros, financé aux trois quarts par la Banque de développement chinoise et à réaliser par KCIC, consortium contrôlé à 40% par China Railway International Co Ltd. Les partenaires locaux sont l’entreprise de BTP Wijaya Karya, le constructeur et exploitant de routes à péages Jasa Marga et les Chemins de fer PT Kereta Api Indonesia. Selon le calendrier contractuel, les travaux devraient être terminés avant le 31mai 2019, date du démarrage de la concession. Dimensionnée pour 250km/h, la nouvelle ligne devrait être parcourue en 40 à 60 minutes selon le nombre d’arrêts intermédiaires, contre trois heures pour les trains classiques. Cette ligne est destinée à être la première d’un réseau à grande vitesse de 750km à travers quatre provinces de Java, avec Surabaya comme point le plus à l’est. P. L. Grande-Bretagne. Arriva garde l’Overground, sans MTR gare de Liverpool Street, in- corporé à l’Overground depuis l’an dernier. À l’annonce qu’Ar- riva était le soumissionnaire re- tenu, MTR a fait part de sa «déception» , considérant que son offre était «forte et compé- titive» , mais félicite quand même son ancien partenaire. Et MTR ne chômera pas dans les prochains temps, avec le démarrage pour TfL de la nou- velle ligne de «RER» Cross- rail, récemment rebaptisée Eli- zabeth Line. P. L. C arole Delga, présidente de la région Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées a présenté ven- dredi 25mars, à Baillargues, près de Montpellier (Hérault), les États généraux du rail et de l’intermodalité qui doivent per- mettre de définir les priorités régionales pour les 15 à 20 ans à venir. «La région Languedoc- Roussillon - Midi-Pyrénées, auto- rité organisatrice des transports régionaux et responsable de l’amé- nagement du territoire, souhaite que les habitants de son territoire puissent s’exprimer sur les enjeux multiples de la mobilité et leurs attentes dans le cadre des nom- breux projets à poursuivre ou à construire comme par exemple le développement des TER, l’arrivée de la grande vitesse, le maillage des différents réseaux de transport et devenir des trains d’équilibre du territoire», a souligné Carole Delga avant de poursuivre: «En organisant les États géné- raux du rail et de l’intermodalité, la région a pour objectif de créer un temps d’écoute des usagers ac- tuels et des citoyens non-usagers, accessible à tous, en tout point du territoire et autour des chantiers prioritaires en matière de rail et d’intermodalité. Il s’agira d’une large concertation territoriale et d’une grande participation ci- toyenne, inscrite dans la proxi- mité, afin que chacun puisse s’em- parer de ce sujet». La concertation sera lancée dès le mois d’avril pour qu’ensem- ble, usagers quotidiens, occa- sionnels ou non-usagers, sala- riés, cheminots, responsables d’entreprise, élus, financeurs, lycéens, étudiants, expriment leurs attentes sur les orienta- tions d’un grand schéma régio- nal garantissant l’attractivité et l’équilibre du territoire Langue- doc-Roussillon - Midi-Pyrénées. Seront au cœur de ces États gé- néraux les problématiques de transport de voyageurs, ainsi que des marchandises avec no- tamment l’ambition de déve- lopper les trains du quotidien; des tarifications adaptées à tous; la complémentarité avec les lignes d’autocars et modes doux; l’intermodalité; le deve- nir des trains d’équilibre du ter- ritoire de jour et de nuit; l’ave- nir des lignes à grande vitesse; l’identification des enjeux du fret ferroviaire; le renouvelle- ment des lignes classiques; la qualité des gares, des services offerts et de l’information aux voyageurs; le transfert des ser- vices d’autocars départemen- taux dans le cadre de la loi No- tre vers une meilleure harmonisation et une amélio- ration des services réguliers et scolaires. 36 réunions publiques seront organisées dans chaque préfecture et sous-préfecture de la grande région. Elles se tien- dront principalement dans les lycées, les CFA ainsi que sur les sites des hôtels de région à Tou- louse et Montpellier. Ces 80 jours de concertation débute- ront le jeudi 21avril à Capde- nac-Gare en Aveyron et pren- dront fin le jeudi 7juillet à Narbonne. Simultanément, une grande enquête publique sera lancée auprès de la population. La concertation sera suivie d’un temps d’analyse de juillet à sep- tembre à partir des enquêtes publiques des comptes-rendus des réunions et des conclusions du Comité économique et en- vironnemental régional (Ceser). Une restitution finale sera réali- sée à partir de septembre2016. Robert FAGES La Vie du Rail - 8 avril 2016 Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées. La région lance les États généraux du rail Les chiffres clés du ferroviaire en Languedoc-Roussillon- Midi-Pyrénées 20 lignes TER 60 lignes d’autocars 56000 voyageurs quotidiens sur 543 trains quotidiens 3500km de voies ferrées Budget annuel transports de la région: plus de 400millions d’euros Carole Delga Robert FAGES © Patrick LAVAL/PHOTORAIL Arriva exploitait déjà le réseau orbital depuis son lancement en 2007. La Vie du Rail - 8 avril 2016 DOSSIER L a réorganisation des trans- ports en région est en marche. Le gouvernement de- vait lancer avant la fin mars un appel à manifestations d’inté- rêt pour les trains de nuit, à l’exception de deux lignes (Pa- ris- Briançon et Paris- Ro- dez/Latour-de-Carol). Les opé- rateurs ferroviaires qui le souhaitent devraient avoir jusqu’à la fin mai pour faire connaître leur candidature à la reprise de ces liaisons réputées difficiles à exploiter et surtout déficitaires. S’agissant des Intercités de jour, le gouvernement vient de pré- senter sa feuille de route pour ces trains que l’on nomme aussi TET (trains d’équilibre du ter- ritoire). Cette feuille de route ouvre la voie à une redéfinition des liaisons desservies par les TET, appelés pour certains à être transformés en TER, pas- sant de ce fait sous la respon- sabilité des régions. Certaines liaisons risquent aussi de dis- paraître. D’autres encore pas- seront peut-être à la route. Le préfet François Philizot est en train d’achever son tour de France des régions. À chacune, il explique ligne par ligne, des- serte après desserte, quel sort souhaite lui réserver l’État. Sans trop de surprises puisque le gouvernement s’inspire large- ment du rapport écrit par le député socialiste Philippe Du- ron qui avait été auparavant chargé de défricher le terrain. Pour résumer, le gouverne- ment ne souhaite conserver sous le statut de TET que qua- tre lignes «structurantes»: Paris - Limoges - Toulouse, Pa- ris - Clermont, la Transversale Sud Bordeaux - Toulouse - Marseille et Paris - Caen - Cherbourg. Pour les autres, il souhaite passer la main aux ré- gions. Mais en région, on ne l’entend pas forcément de cette oreille. Et, pour une région Normandie prête à prendre la main sur l’ensemble de ses transports, combien d’autres sont sur la même longueur d’ondes? Le tour de France effectué par notre magazine (à l’exception de Provence- Alpes-Côte d’Azur qui n’a pas Les régions sont confrontées à de sérieux changements. Alors qu’elles doivent s’emparer de nouvelles compétences en devenant les chefs de file de la mobilité, elles doivent à la fois réfléchir à l’évolution du réseau Intercités et surveiller la concurrence des cars Macron sur leurs liaisons ferroviaires. Un bouleversement majeur dans un contexte budgétaire serré. TER, Intercités, cars. Les régions face à l’État Le gouvernement souhaite transformer certaines liaisons TET en TER. Mais com- bien de régions vont accepter de prendre la main? répondu aux questions de no- tre correspondant local) mon- tre que la plupart des régions demandent –a minima– des précisions à l’État: dans quelles conditions le passage de relais peut-il se faire? Sur- tout, quel serait le montant du transfert financier et comment prendre en compte le coût de fonctionnement de ces lignes qui sont quasiment toutes dé- ficitaires? Une question d’au- tant plus délicate en période où les finances publiques font la grimace. Dans ces condi- tions, quelle est la marge de manœuvre des régions? Vont- elles demain se révolter contre ce qu’elle pourrait considérer comme un diktat de l’État? Certaines régions pourraient être tentées par la concurrence et pourraient chercher à l’ex- périmenter sur certaines lignes sans attendre 2026, date limite actuellement évoquée par l’Union européenne. Un autre phénomène pourrait considérablement bouleverser la donne: l’arrivée des cars Ma- cron. En quelques mois, 700 liaisons environ ont été créées et 770000 voyageurs trans- portés si l’on en croit un pre- mier bilan présenté par l’Auto- rité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer). Avec des prix d’appel à 1euro, les Français découvrent une nouvelle façon de voyager. Certes plus longue et moins confortable. Mais avec des ar- guments financiers défiant toute concurrence. En Alle- magne, la libéralisation du transport longue distance par autocar, lancée il y a quelques années, a fait souffrir la Deut- sche Bahn. En France, l’en- quête réalisée par l’Arafer et une autre menée par France Straté- gie montrent que les autocars pourraient surtout concurren- cer les TET et les TGV. Mais selon Anne Epaulard, qui a planché pour France Stratégie, le train ne vise pas la même catégorie de clientèle. «Si on regarde le prix et le temps de tra- jet, on voit que la principale concurrence se joue entre covoi- turage et le car: avec le covoitu- rage, le prix est inférieur de quelques centimes et le temps de trajet plus court. Le train va plus vite et est plus cher» . Les auto- caristes se placent sur tous les créneaux, y compris celui de la courte distance, pour lequel ils multiplient les déclarations de création de lignes de moins de 100km. Ce qui conduit fré- quemment les élus régionaux à déposer des recours contre les lignes de cars qui concur- rencent leurs services TER. Ce à quoi on ne s’attendait pas for- cément, reconnaît l’Arafer. Pour permettre aux autorités publiques de prendre des dé- cisions en toute connaissance de cause, le gendarme du rail et des routes veut publier des bilans trimestriels sur l’état du marché. Il les enrichira dès le mois de juin prochain avec une collecte de données ferroviaires. Une façon, espère-t-il, d’avoir toutes les cartes en main pour mesurer la concurrence entre les modes. Marie-HélènePOINGT La Vie du Rail - 8 avril 2016  L a Normandie s’est dite prête mi-février à prendre la gou- vernance des lignes Paris- Rouen- LeHavre et Paris- Caen- Cherbourg. Ce qui im- plique qu’elle prendrait aussi en charge le déficit de ces deux lignes, évalué par la SNCF, selon Jean-Baptiste Gastinne, à 12millions d’eu- ros annuels, dont sept mil- lions pour Paris- Rouen- LeHavre. «Mais en échange, nous vou- lons que l’État finance le renou- vellement du matériel roulant car son état est le principal res- ponsable de la dégradation poussée du service ferroviaire» ajoute le vice-président chargé des Transports à la région. L’investissement réclamé à l’État est désormais évalué dans une fourchette allant de 700 à 800millions d’euros, alors qu’il était initialement estimé à quelque 650mil- lions. Pour l’élu, il est essen- tiel que le matériel roulant soit uniforme pour permettre d’améliorer la qualité de ser- vice et de gagner en produc- tivité. «Les discussions avec l’État se passent dans un bon état d’es- prit, estime Jean-Baptiste Gas- tinne. Elles portent à la fois sur le matériel roulant (Lequel? Combien de rames? Quelle ca- pacité, quel confort?) et sur la question du transfert de compé- tence.» Selon lui, «prendre la main sur les Intercités ne veut pas dire les transformer en TER. Car au- jourd’hui, les recettes du TER fi- nancent seulement 30% des dé- penses. Avec les Intercités, nous voulons aboutir à l’équilibre» En formulant cette proposi- tion, la région s’est donné jusqu’à la fin mars-début avril pour aboutir à un accord avec l’État. Selon elle, en prenant la main sur l’ensemble de ses transports à l’exclusion des transports urbains comme le prévoit la loi, elle pourra de- venir «une autorité organisa- trice plus efficace» ayant les moyens de réorganiser en pro- fondeur ses transports. Et, ré- sume Jean-Baptiste Gastinne, «avec notre futur schéma régio- nal de l’intermodalité, nous pourrons jouer sur la complé- mentarité entre les modes» M.-H.P La Normandie veut prendre la main Quel serait le montant du transfert financier et comment prendre en compte le coût de fonctionnement? La Vie du Rail -8 avril 2016 A u moins cinq lignes de jour et deux de nuit sont sur le billot, et Patrick Mignola, vice-président Transports de la région Auvergne - Rhône- Alpes (Aura), est catégo- rique: «La région ne se subs- tituera pas à l’État sans compensation financière, on paie déjà les TER [plus de 800millions d’euros dans le CPER pour les infrastructures et la convention SNCF, NDLR au tarif fort, pas les TET.» C’est ce qu’il a dit en substance le 15mars au pré- fet Philizot, qu’il devrait re- voir en avril. Parmi les lignes à maintenir en priorité selon l’élu figure Montluçon- Paris direct dont la suppression «nécessitant un changement à Vierzon n’est pas acceptable» . En outre, avec un taux de couverture des charges de 60%, la ligne ne lui paraît pas si mauvaise que ça mais il n’est pas ques- tion pour la région de rajou- ter une douzaine de millions d’euros. De même, l’élu n’imagine pas un seul instant la suppres- sion du Lyon- Bordeaux via Clermont-Ferrand. «C’est un non-sujet, l’autorité de l’État doit imposer une liaison quoti- dienne entre deux des plus grandes villes de France.» revanche, le train Clermont- Nîmes (Cévenol) pourrait faire l’objet d’une convention interrégionale avec Midi- Pyrénées-Languedoc- Roussillon: Aura «est prête à payer (5millions d’euros en- viron?) en complément d’une participation financière de l’État» Seul point positif, la ligne Clermont-Ferrand- Paris est renforcée (plus de fréquences et nouveau matériel) mais, selon Patrick Mignola, «cette avancée satisfaisante ne doit pas servir à compenser les points négatifs» . Dont la sup- pression des trains de nuit Paris- Savoie qui souffrent d’une «mauvaise commercia- lisation» . L’élu évoque des «produits touristiques “week- end 2 jours” à bâtir sur Me- gève, Méribel, le Mont-Blanc, comme l’a fait Venise» , et «un déficit de 30% seulement» Même si la vérité des prix «difficile à connaître avec la SNCF» complique leur tâche, les élus rhônalpins comptent jouer la carte des solutions alternatives (Thello, Transdev…) dans le cadre de l’appel à manifestation d’in- térêt. Claude FERRERO DOSSIER La Vie du Rail: Paris- Troyes passe pour un exemple emblématique des trains d’équilibre du territoire qui as- surent avant tout une fonction de TER. Où en sont les négociations avec l’État? Philippe Richert: Les négociations ont repris avec François Philizot dans le cadre de la nouvelle carte des régions. Les choses ne sont pas encore totalement scellées. Il est trop tôt pour parler d’un désengagement de l’État ou envisager une reprise de la ligne par la région as- sortie d’une compensation financière. Il nous manque des éléments financiers et des chiffres sur la fréquentation. Le préfet Philizot attend de la part de la SNCF des éléments complémentaires d’information. C’est en cours. LVDR: Vous militez pour la montée en puissance de cette ligne, qui passerait par une électrification. En a-t-on les moyens? P. R.: L’électrification n’est pas dissociée des négociations sur la fu- ture desserte. Dans le budget de la région Alsace - Champagne- Ardenne - Lorraine, les crédits sur le pro- jet d’électrification s’établissent à 85mil- lions d’euros. Une autre partie est dans le contrat de plan en Île-de-France, mais il manque 30millions d’euros dans la pre- mière phase, qui mobiliserait 160millions d’euros au total. Cet été, le cadre de la clause de revoyure de son contrat de plan, l’Île-de-France pourrait ajouter les crédits nécessaires. LVDR: Tous ces aménagements sont à l’étude depuis trois décennies. Le ca- lendrier est-il favorable pour un tel scé- nario? P. R.: Au niveau des travaux, il faut prévoir un ensemble cohérent en commençant aux confins de l’Île-de-France, en conti- nuant du côté de Troyes et sur un certain nombre d’ouvrages d’art. La deuxième tranche viendrait ensuite, pour 160mil- lions d’euros supplémentaires. Je souhaite que cette électrification se fasse. C’est un projet d’urgence car nous devons montrer aux citoyens que nous tenons nos engagements. Propos recueillis par Olivier MIRGUET © Stadler / Région Alsace En Alsace - Champagne-Ardenne - Lorraine, «il nous manque des éléments financiers et de fréquentation» Philippe Richert, président (LR) de la région et président de l’Association des régions de France Auvergne - Rhône-Alpes ne veut pas payer pour les Intercités D eux lignes Intercités sont menacées dans la région Nord- Pas-de-Calais - Picardie, qui souhaiterait se rebaptiser «Hauts-de-France». Le rap- port Duron avait pointé le manque de rentabilité des lignes Paris- Amiens- Bou- logne-sur-Mer et Paris- Saint- Quentin- Maubeuge- Cam- brai. «Ce sont des trains d’équi- libre du territoire, ils n’ont pas vocation à rapporter de l’argent» , rétorque Gérald Darmanin, vice-président Les Républicains de la région, en charge des Transports. Pour autant, l’élu avance qu’il est impossible pour la collec- tivité territoriale de supporter intégralement les coûts de ces lignes. «Il est hors de question de prendre en charge ces trains Intercités si le matériel roulant, très vieillissant, n’est pas changé» , déclare Gérald Dar- manin. Autre condition récla- mée par l’élu: une compensa- tion financière pour supporter les coûts d’exploitation. Selon les calculs de l’État, les coûts de fonctionnement des deux lignes Intercités de la grande région reviendraient à 40mil- lions d’euros par an. «S’il y a une compensation suffisante, la région est partante, avance Gé- rald Darmanin. Vu l’enjeu pour les villes moyennes comme Cam- brai ou Douai, la région est prête à prendre en charge ces lignes, mais vu la baisse des dotations de l’État, on ne peut pas tout ac- cepter.» Durant sa campagne, le candidat Les Républicain Xavier Bertrand avait promis aux usagers des TER et Inter- cités le Triple A: «assis, à l’heure et avertis» en cas de pé- pin. Voilà un argument électo- ral qui pourrait s’avérer diffi- cile à tenir. La négociation risque d’être longue. Théo BAUDEMONT Nord-Pas-de-Calais - Picardie pose ses conditions Le gouvernement a décidé de lancer des appels d’offres pour trois des quatre lignes structurantes TET, et a indiqué pour la quatrième une autre possibilité, celle du recours au contrat-cadre passé avec Bombardier pour des trains à deux niveaux. Selon des premières es- timations, c’est environ une soixantaine de trains qui pourraient être commandés pour les trois lignes structurantes. Or, se demande un proche des industriels, quel constructeur va répondre à un ap- pel d’offres pour la conception de seulement 60 nouveaux trains? Pas Alstom ou Bombardier, dont les modèles de production sup- posent des séries assez grandes. D’autres constructeurs, comme CAF, estiment que l’on peut pro- duire différemment. Et Stadler s’impose dans des pays voisins avec des commandes quasiment sur mesure. Mais la SNCF, souvent ac- cusée de «surspécifier», risque par ses exigences de rendre très coûteux des trains qui ne devraient pas l’être. Et qui devront l’être de moins en moins. Car on estime que le coût du kilomètre-voyageurs en train (TGV, TET, TER) est en moyenne le double de celui des services routiers (cars Macron ou BlaBlaCar). Estimation «à la louche», mais qui sonne comme une injonction. Car, que la concurrence nouvelle des services routiers soit massive ou pas (ce que l’avenir dira), elle va déstabiliser l’économie des TET qui n’en a nullement besoin. C’est vrai, certains coûts imposés au ferroviaire l’entravent, alors que les cars y échappent; on pense à tous les efforts pour l’ac- cessibilité. Mais ils n’expliquent pas tout. Aussi, comme on le dit à Fer de France, l’association regroupant tous les acteurs du ferroviaire, l’alternative est simple: soit le sys- tème ferroviaire est en mesure de produire des kilomètres-voya- geurs deux fois moins cher, soit les Intercités meurent. Cette alternative invite à la frugalité, au «just enough» dans la conception ou l’adaptation des trains. Mais aussi dans leur exploi- tation. Les trains grandes lignes n’y sont pas vraiment prêts. Ils y sont d’autant moins bien préparés qu’en bloquant l’ouverture des ser- vices ferroviaires comme les TER ou les TET à la concurrence, le gouvernement s’est privé de la fameuse concurrence aiguillon. Une concurrence censée permettre à l’opérateur historique de se com- parer et de progresser. Certes, on n’offusque pas la SNCF ou le corps cheminot. Mais, ce faisant, prépare-t-on vraiment leur avenir? F. D. Le train va devoir diviser ses coûts de moitié Deux lignes Intercités de la région sont menacées dont Paris - Amiens - Boulogne (photo: un Corail Intercités en gare d’Abbeville). Paul MANCINI / PHOTORAIL La Vie du Rail - 8 avril 2016 DOSSIER «N otre région est une des plus éloignées de la capitale, de nom- breuses préfectures étant à plus de 5heures» , souligne Jean-Luc Gibelin. Selon le vice-président chargé des Transports de la ré- gion Midi-Pyrénées - Langue- doc-Roussillon, cette situation n’est pas compatible avec une réduction de la desserte en TET. «Nous ne sommes pas dans une phase où nous aurions des doublons ou des situations qui justifieraient des remises en cause. Au contraire» ajoute-t-il. Carole Delga a de son côté rappelé mi-mars la nécessité absolue de conserver une des- serte par trains de nuit vers la Bigorre et le Roussillon, alors que le rapport Duron propose de ne retenir que les circula- tions Paris- Rodez- Latour- de-Carol, réduisant de plus de 60% l’offre Intercités de nuit avec Paris. Sa contre-proposi- tion est de mutualiser les moyens engagés pour les branches Latour-de-Carol, Cerbère, Hendaye et Rodez en ne faisant circuler qu’un seul aller-retour nocturne sur le tronc commun Paris- Tou- louse, ce qui contribuerait à réduire le déficit de 40% avec une offre quasi identique et un remplissage amélioré. Elle de- mande un délai à la mise en œuvre des réductions de des- sertes au 1 juillet afin de me- ner des réflexions et études approfondies. C.S.-S. Midi-Pyrénées - Languedoc-Roussillon dit déjà non aux restrictions des dessertes Le train Clermont-Ferrand - Nîmes (Cévenol) pourrait faire l’objet d’une convention interrégionale entre Auvergne - Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées - Languedoc-Roussillon. © Lunon «N ous n’en sommes qu’au stade des discussions avec le préfet François Philizot. Et donc pas au stade de prendre des décisions» déclare Alain Hunault, le pré- sident de la commission Trans- ports en Pays de la Loire, en rappelant que la région est des- servie par trois lignes Interci- tés: Nantes - Lyon, Nantes- Bordeaux, Caen- LeMans- Tours. Toutes trois cumulent plusieurs millions d’euros de déficit, ajoute-t-il. Selon Alain Hunault, il pour- rait être envisageable pour la région de reprendre la ligne Caen- LeMans- Tours qui pourrait devenir une ligne TER. À condition bien sûr, d’une part de trouver un accord fi- nancier avec l’État, d’autre part de nouer un partenariat avec les autres régions concernées. En revanche, il estime peu pro- bable que la région accepte de reprendre dans son giron les deux autres TET. M.-H.P. La prudence est de mise en Pays de la Loire La Vie du Rail - 8 avril 2016  La Vie du Rail - 8 avril 2016 DOSSIER Le «oui mais» de la Bourgogne - Franche-Comté L a position de principe de la Bourgogne - Franche-Comté est simple, selon Michel Neugnot, son vice-président chargé des Transports: «Nous ne nous interdisons rien. À partir du moment où il y a complémen- tarité entre réseau TER et Inter- cités, la question de l’harmonisa- tion des réseaux mérite d’être posée. En revanche, sur les longues distances, comme c’est le cas entre Paris et Clermont-Fer- rand, il appartient à l’État de maintenir les lignes, c’est son rôle.» Selon Michel Neugnot, qui est aussi le président de la com- mission Transports de l’Asso- ciation des régions de France (ARF), lorsque François Phili- zot aura complètement achevé son tour de France des régions et aura remis son rapport au gouvernement, l’État et la SNCF pourront avancer des propositions plus précises sur l’avenir du réseau. «Il sera alors possible de parler des conditions du transfert, poursuit Michel Neugnot. Il n’est évidemment pas question que l’État n’organise pas de transfert financier aux ré- gions.» Ces moyens financiers devront porter tant sur le ma- tériel que sur le fonctionne- ment, précise encore l’élu qui conclut: «Pour la SNCF, ce ne doit pas être un solde de tout compte.» M.-H.P. La région ne s’interdit rien à condition qu’il y ait une complémentarité entre TER et Intercités. © Christophe RECOURA La Vie du Rail - 8 avril 2016 «I l est important que chacun connaisse l’état du marché et que les responsables politiques puissent disposer d’éléments d’in- formation fiables pour ensuite pouvoir prendre les bonnes déci- sions» , a expliqué Pierre Cardo, le président de l’Autorité de régulation des activités ferro- viaires et routières (Arafer), qui présentait le 21mars le premier bilan de la libéralisation du transport longue distance par autocar permise par la loi Ma- cron. Ce bilan, établi par l’Observa- toire des transports et de la mo- bilité sur les six premiers mois de la libéralisation, montre que, à la fin décembre, 148 lignes d’autocar étaient proposées et 136 villes desservies, de toutes tailles. «Le maillage s’est rapi- dement constitué» , commente Nicolas Quinones-Gil, respon- sable de l’observatoire, même si, reconnaît-il, «Paris et Lyon sont les deux villes où les voya- geurs se voient proposer le plus de destinations possibles» . En effet, même si le réseau s’étend sur 76000 kilomètres, la demande reste concentrée sur quelques liaisons, notamment celles bap- tisées Top 10 par l’observatoire et qui concentrent 51% du nombre total de passagers transportés, la plupart au dé- part ou à l’arrivée de Paris (voir la carte page suivante) Les six opérateurs qui se sont pour le moment positionnés sur le marché (Ouibus, Isilines, Autocars Macron: une demande (forte) concentrée sur quelques lignes L’observatoire mis en place par l’Arafer dresse un premier bilan de la libéralisation du transport longue distance par autocar. L’offre, qui s’étend sur tout le territoire, s’est mise en place très rapidement mais la demande reste concentrée sur quelques liaisons. * CA calculé pour les O/D France (retraitements Arafer pour les opérateurs ayant donné le total CA O/D France +International) Recette moyenne* par passager aux 100km selon la longueur totale de la ligne Répartition du nombre de liaisons trimestre 2015 La Vie du Rail - 8 avril 2016 compte tenu de la faible fréquence et du faible nombre d’au- tocars, il y avait peu de substituabilité entre cars et TER. Les au- tocaristes s’adressent plutôt à des voyageurs occasionnels et pas à des «pendulaires» qui partent travailler le matin et ren- trent chez eux le soir. LVDR: Et, selon vous, comment se positionne le car par rapport au covoiturage? A.Y.-B.: C’est encore trop tôt pour le savoir. Nous connaissons la recette moyenne par voyageur pour 100km parcourus en car grâce aux données fournies par les opérateurs du marché qui se sont montrés très coopératifs. À partir de leurs chiffres d’af- faires et du nombre de voyageurs transportés, la recette s’établit à 3,20euros par voyageur pour 100km. Sachant que les voya- geurs effectuent en car en moyenne une distance de 376km, la recette moyenne par billet s’élève à 12euros. Sur les sites de co- voiturage, on voit que la recette conseillée est de 6,50euros par 100km. C’est un plafond. Ceux qui le souhaitent peuvent demander moins. LVDR: Comprenez-vous le mécontentement de nombreux élus régionaux qui se plaignent de voir le service public qu’ils subventionnent, les TER, concurrencés par les cars Macron? A.Y.-B.: L’objectif de nos décisions n’est pas de faire perdre de l’argent public. Les régions ont la possibilité de nous demander de regarder l’impact de l’arrivée d’un car non seulement sur une ligne TER mais aussi sur l’ensemble du contrat des TER. Nous évaluons l’impact sur les recettes et sur la contribution fi- nancière versée par l’autorité organisatrice. À la demande du lé- gislateur, nous adoptons une approche de défense du service public: nous prenons les hypothèses les plus conservatrices du point de vue régional. En ayant cette approche maxima- liste c’est-à-dire en considérant que tous les voyageurs du car viennent du TER et que tous auraient payé le prix maximal du billet, nous avons calculé que l’impact du car pour cer- taines lignes équivaut à 1 voire 2% du montant des contri- butions publiques versées pour soutenir le service. Nous consi- dérons qu’il n’y a pas là une atteinte substantielle à l’économie d’une ligne TER. LVDR: Quels constats dressez-vous sur les gares routières en France? A.Y.-B.: Nous devrons publier un registre sur les gares rou- tières, qui nous intéressent fortement. Ce document permettra de répertorier les différents services proposés et de vérifier que leurs accès ne sont pas discriminatoires. Nous allons mener une consultation à ce sujet. Pour l’heure, nous ne disposons pas d’informations précises sur la perception et la qualité des services offerts. Ce que nous savons, c’est qu’il y a 186 points d’arrêts en France et 136 villes desservies. Donc les opérateurs s’arrêtent en dif- férents points dans les villes. Sur ces 186 points, on recense 59gares routières. Les cars s’arrêtent donc majoritairement ail- leurs, sur la voirie, dans des parkings… LVDR: Constatez-vous des similitudes avec le développe- ment du transport par autocar en Allemagne où la libéra- lisation a été lancée il y a quelques années? A.Y.-B.: Nous n’avons pas effectué de benchmark précis mais il semble que nous connaissons une même tendance de déve- loppement fort de l’offre et de la demande. En Allemagne, le ré- seau ferroviaire est beaucoup plus maillé et moins centralisé. On pourrait donc s’attendre à un développement encore plus élevé en France. On peut considérer que six opérateurs en France, c’est à la fois peu et beaucoup. À côté de Starshipper (un réseau d’opéra- teurs locaux), ils sont tous rattachés à de grands groupes, Isi- lines et Eurolines à Transdev; Ouibus à la SNCF; Megabus à Stagecoach, le plus gros opérateur de transport multimodal en Grande-Bretagne; et Flixbus, un opérateur allemand connu, mais dont le cœur de métier n’est pas de transporter mais d’agréger une offre et de la commercialiser. On peut ainsi consi- dérer que le marché est déjà concentré. Propos recueillis par Marie-Hélène POINGT 148 lignes, 689 liaisons 76000km de réseau 136 villes desservies 9,3millions de chiffre d’affaires 770400 passagers 3,20euros la recette moyenne par passager pour 100km 32% de taux d’occupation en moyenne 970 emplois créés sur un total de 1660 personnes employées dans la filière, dont plus de 80% de chauffeurs Les chiffres clés Depuis août2015, plus de 770000 passagers ont déjà été transportés. © Scania PRATIQUE La Vie du Rail - 8 avril 2016 «O n n’est jamais prêt à de- venir vieux et on n’y croit jamais individuellement» constate le PrFrançoise Forette, gériatre, ex-chef du service gé- riatrie de l’hôpital Broca à Paris, auteur de La Révolution de la lon- gévité (Éd. Grasset). Seulement voilà… En France, le nombre de personnes âgées de plus de 80 ans devrait quasiment tripler d’ici à 2060, passant ainsi de millions de personnes à ce jour à plus de 8millions. Le phénomène est lié non seulement au vieillisse- ment de la génération des baby- boomers, mais également à l’al- longement constant de l’espérance de vie dans notre pays: trois mois supplémen- taires chaque année. Or, nous ne sommes pas tous égaux de- vant le grand âge. On estime en effet qu’aujourd’hui, un Fran- çais sur cinq de plus de 85 ans est en situation de dépendance. Il faut alors choisir entre deux options principales: le maintien à domicile ou l’hébergement dans des structures adaptées. Toutes les enquêtes d’opinion convergent sur ce point: face à la perte d’autonomie, les Fran- çais souhaitent finir leurs jours chez eux plutôt que d’aller dans un Ehpad (maison de retraite médicalisée). Plusieurs options pour faire la transition Encore faut-il que le logement soit adapté (ou adaptable), que des structures d’accompagne- ment (ex.: O2, Bien à la mai- son, UNA, Âge d’Or Services, Azaé…) et de soins médicaux existent à proximité et que les ressources financières des aidés et des aidants, augmentées des éventuelles aides publiques, le permettent, comme le souligne la récente enquête du magazine Que Choisir (avril2016). «De plus, les aidants – enfants, conjoint, proches parents… – doivent être disponibles, car leur quotidien va durablement être bouleversé et devenir rapidement épuisant. Le recours à des services Logement. Comment faire le bon choix Alors qu’en 1950, un homme partant à la retraite à 65 ans pouvait espérer vivre une douzaine d’années, aujourd’hui, l’espérance de vie à 60 ans est supérieure à vingt ans pour les hommes et à vingt-cinq ans pour les femmes. Ce constat démographique pose la question complexe de l’intégration de ces nouvelles catégories de population. Comment bien vieillir? Où bien vieillir? Dans quel cadre et dans quelles conditions? Au domicile ou dans une structure spécialisée? La clé pour faire le bon choix: anticiper afin d’éviter les prises de décision dans l’urgence. © Fotolia d’aide à domicile (auxiliaires de vie, aide ménagère…) est indis- pensable, autant donc l’envisager très rapidement.» Le maître mot? An-ti-ci-per! «Le recru- tement de ce personnel peut se faire en direct ou par le biais de struc- tures spécialisées (associations ou entreprises commerciales) qui pré- sentent l’avantage de prendre en charge les démarches administra- tives et d’assurer la continuité du service tout au long de l’année. Les contreparties: la rotation inces- sante du personnel et une qualité de service parfois décevante dans un secteur en diffi- culté.» Lorsque la personne ne peut être maintenue à son domicile, l’Ehpad n’est pas la seule solu- tion d’hébergement. Les rési- dences-autonomie (ex-foyers lo- gement), résidences services seniors, maisons d’accueil ru- rales pour personnes âgées (Marpa), petites unités de vie, béguinages… ces structures al- ternatives sont actuellement en plein développement. Le prin- cipe? Retrouver un «chez-soi» tout en ayant accès à des ser- vices collectifs à la carte (restau- ration, blanchisserie, animation, garde 24 h/24…). Ces rési- dences sont situées en centre- ville, à l’exception des Marpa. Les résidences seniors (Les Se- nioriales, Villages d’Or, etc.) re- présentent la version haut de gamme de ces établissements (lire LVDR n°3541) . Mais la plu- part ne sont pas médicalisés et s’adressent à des personnes en mesure de mener une vie nor- male. Il ne faut donc pas atten- dre l’apparition de symptômes graves pour envisager d’y avoir recours. Le résident peut toute- fois faire appel à des services ex- térieurs (infirmiers, auxiliaires de vie…). Le tarif de l’héberge- ment varie en fonction de la na- ture du gestionnaire: organisme municipal, associatif ou mutua- liste ou encore société privée. La location d’un studio coûte en moyenne de 500 à 900 . S’y ajoute le coût des services sous- crits, variable là encore du sim- ple au double selon la nature du gestionnaire. Pouvoir continuer de vivre chez soi La grande majorité des retraités (84% selon un sondage Odoxa réalisé en décembre 2014) dé- plorent que pouvoirs publics et professionnels de l’immobilier ne prennent pas suffisamment en compte le vieillissement de la population lorsqu’ils construi- sent des logements. Aux inté- ressés donc de trouver par leurs propres moyens la solution pour adapter leur Home, Sweet home L’Action sociale SNCF, certaines Les Ehpad du Refuge des cheminots Dans ses six Ehpad, l’association Le Refuge des cheminots s’at- tache à proposer une qualité de soins et de services à des tarifs compétitifs. Les tarifs sont inférieurs de 20 à 25 au secteur lucratif. Cet excellent rapport qualité/prix a d’ailleurs été salué à plusieurs re- prises dans le classement national de France Info des maisons de retraite médicalisées. La demande est telle que les six établisse- ments ont un taux d’occupation de 98% : Mouans-Sartoux, Ram- bouillet, Salies-de-Béarn, Saint-Nazaire, Bagnoles-de-l’Orne, Ivry- sur-Seine (lire LVDR n°3546) A. J.-L Rens.: Le Refuge des cheminots, siège national, 64, boulevard de Reuilly, 75012 Paris. 0142089951 E-mail: [email protected] Site Internet: www.refugecheminots.asso.fr  La Vie du Rail - 8 avril 2016 mutuelles et l’Agence nationale de l’habitat (0 820 15 15 15, www.anah.fr) peuvent accorder des aides financières pour ces aménagements. Dans l’idéal, les retraités estiment qu’ils devraient commencer à se préoccuper de cette question dès l’âge de 68 ans (56 ans pour les non-retrai- tés), mais dans les faits, rares sont ceux à avoir sauté le pas. À peine un retraité sur quatre a réalisé des travaux dans son ha- bitation dans cette optique, soit une faible proportion. Et pour- tant, ils sont plus de 67% à «vouloir rester jusqu’au bout dans leur lieu de résidence» . Car ce qu’ils redoutent avant tout, c’est de finir leurs jours dans une maison de retraite (à peine 1% envisage cette éventualité). Quant à l’option de vivre avec leurs enfants, «un modèle d’avant-guerre, dépassé» , elle ne les séduit guère plus: 1% seu- lement y pense… L’exemple du Danemark Et si on s’inspirait de l’expé- rience du Danemark, qui met en œuvre une politique avant- gardiste en faveur du troisième âge? Les 271 municipalités du royaume ont leur «conseil de seniors», depuis la loi du janvier 1998 rendant leur création obligatoire. Uniques au monde, composés de sept membres (apolitiques) âgés de plus de 60 ans, ces conseils consultatifs détiennent un droit de regard sur toutes les décisions concernant les retraités. Dans le pays, tous les efforts convergent vers un seul objectif: rendre les retraités le plus autonomes pos- sible afin de retarder au maxi- mum l’entrée dans les maisons de retraite, qui sont toutes fi- nancées avec l’argent public et dont la gestion est jugée trop onéreuse. «C’est évident: la prise en charge de retraités en bonne santé est relativement éco- nomique» , fait-on observer à la mairie de Copenhague. Dans cette perspective, une politique sportive spécifiquement réser- vée aux seniors a vu le jour: cours d’aérobic gratuits adap- tés, petites randonnées pédes- tres pour les maintenir en ac- tivité. Des «ateliers de réminiscence» , lors desquels les participants sont invités à ra- conter leurs souvenirs d’en- fance, ont également été créés. Les retraités les plus heureux du monde Ces activités de stimulation physique et intellectuelle ser- vent l’amélioration de l’état de santé général. La municipalité de Copenhague multiplie aussi la création de petites unités de rééducation réservées aux pen- sionnés, l’objectif étant de faire en sorte qu’une simple fracture du poignet ou un accident do- mestique bénin ne débouche pas, faute de soins adaptés, sur une fragilisation généralisée. En l’espace de 10 ans, le nombre de résidents en maison de re- traite a été divisé par deux! Au- jourd’hui, un retraité danois sur cinq bénéficie chez lui, sous une forme ou sous une autre, d’une aide personnalisée gratuite. De leur côté, les maisons de retraite ont innové. Partout, elles ont été réaménagées et pris l’aspect chaleureux de demeures pri- vées: murs repeints avec des couleurs vives, infirmières sans blouses blanches, pensionnaires encouragés à participer aux tâches domestiques. Selon les récents sondages, les retraités danois se considèrent comme les plus heureux de la pla- nète… Anne JEANTET-LECLERC PRATIQUE Les années défilent et puis, un beau jour, il «faut prendre» sa retraite. Or, si elle suscite rêves et désirs (de voyages, de bénévolat, de loisirs…), cette obligation de changement de vie peut aussi entraîner des angoisses face à cette liberté nouvelle: perte de pouvoir d’achat, peur de perdre son réseau relationnel, inutilité sociale, peur d’un déclin physique ou mental… «Il faut y réfléchir, s’y projeter, s’y préparer bien à l’avance, car c’est en anticipant que l’on restera maître de ses choix et que l’on pourra éventuellement suivre des formations pour vivre cette deuxième vie», souligne Aliette Armel, spécialiste des activités de coaching et de transmission. Dans un style clair et dédramatisant, l’auteur livre des conseils ponctués de questionnaires pour faire un bilan personnel et aider à prendre les bonnes décisions d’orientation (ce que je peux transmettre, ce que j’ai peur de perdre, ce vers quoi je veux aller, les moyens dont je dispose…), des témoignages utiles et des exemples concrets, des conseils pratiques (ex.: les exercices du TM8 pour maintenir sa tonicité musculaire en 8 minutes, pas plus!). A. J.-L. Bientôt la retraite! Par Aliette Armel. Éd. Albin Michel. 13,90 (en librairie) Autrefois, les grands-pères restaient en retrait. À l’inverse, les grands-pères d’aujourd’hui (6,2millions en France en 2010) ont souvent envie de profiter pleinement de leur nouveau rôle, qui survient en moyenne à 56 ans en France. Comment s’inclure dans la vie des jeunes parents sans les envahir? Comment s’occuper de ses petits- enfants et les divertir? Quels sont les faux pas à éviter? Par quel diminutif doivent-ils nous appeler, Papy, Dadou, Papou? Grand-père de six petits-enfants, le journaliste Yves Durand détaille en une quarantaine de scènes, complétées par un abécédaire (de A comme Aîné à Z comme Zut), ses conseils et les avis de spécialistes (psychologue, médecin nutritionniste, psychiatre, vétérinaire, sociologue) pour bien vivre ce statut tout neuf et assurer comme un chef dans ce nouveau rôle. A. J.-L. Grand-père débutant . Par Yves Durand. First Éditions, 9,95 Réussir sa deuxième vie Un guide pour les grands-pères d’aujourd’hui Retrouvez les 80 chaînes de votre programme télé Culture Rail  La Vie du Rail - 8 avril 2016 gine – un embarcadère – a été inaugurée en 1837» , explique Nadège. «Mais le succès fut tel qu’il fallut bientôt construire davantage de voies et de tunnels, et une gare plus grande, capable d’absorber le trafic. La gare telle que vous la voyez maintenant a atteint sa superfi- cie actuelle en 1889 pour l’Exposition univer- selle. Il fallait un bel écrin pour accueillir di- gnement les visiteurs venant de l’étranger.» Faisant cercle autour de la conférencière, les participants écoutent attentivement, tout en observant la façade sobre, de style clas- sique, les pilastres et les chapiteaux corin- thiens. «Je suis parisienne, mais je n’étais ja- mais venue à Saint-Lazare» , confie Élisabeth qui est ravie d’apprendre «tant de choses sur ce lieu. Cette gare est vraiment belle, la rénovation est très réussie!» Geneviève, elle, s’est inscrite à cette journée parce qu’elle «aime l’ambiance des gares, regarder les gens, la vie qui s’y passe…» La vie qui s’y déroule, «c’est justement ce qu’a voulu capter le peintre Claude Monet après avoir obtenu du chef de gare l’autorisation d’installer son chevalet sur les voies. Il en naîtra sept tableaux célèbres» commente la conférencière, après avoir en- traîné le groupe à l’intérieur du bâtiment, dans la salle des pas perdus baignée de lu- mière zénithale grâce à la monumentale verrière. Invité à lever la tête, le groupe dé- TF1 12.00 Les 12 coups de midi 12.45 Météo 12.50 Du côté de chez vous 13.00 Le journal 13.30 Grands Reportages 14.45 Reportages découverte 16.00 Vétérinaires, leur vie en direct 17.15 Sept à huit life 18.15 Sept à huit 19.50 A chacun sa ville 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.45 Météo 20.55Man of steel de Zack Snyder. Avec : Henry Cavill, Diane Lane. Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur la Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. 23.35Esprits criminels Avec : Joe Mantegna, Matthew Gubler. L’équipe se rend dans l’Indiana afin d’aider les autorités à arrêter un incendiaire qui sème la terreur. 2 épisodes Télé-dimanche 10 avril France 2 13.00 Journal de 13 h 13.20 13h15, le dimanche 14.05 Météo 14.15 Vivement dimanche 17.05 Rugby : Racing 92 / RC Toulon 19.05 Stade 2 19.55 Météo 20.00 Journal de 20 h 20.55Neuilly sa mère ! de Gabriel Laferrière. Avec : Samy Seghir, Rachida Brakni. Sami, 14 ans, était bien tranquille dans sa cité de Chalon-sur-Saône, quand on le confie à sa tante Djamila, avocate mariée à Stanislas de Chazelle... 22.25Faites entrer l’accusé Le samedi 9 janvier 2010, les secours suisses reçoivent l’appel d’un homme paniqué : la femme de son père est morte, chez elle, au Moulin de Vaux-sur- Morge, à une vingtaine de kilomètres de Lausanne. France 3 12.00 Le 12/13 12.10 Le 12/13 Dimanche 12.55 Sport Dimanche 17.15 Personne n’y avait pensé ! 17.55 Le Grand Slam 19.00 Le 19/20 19.55 Météo 20.00 Champions de France 20.05 Tout le sport 20.20 Météo régionale 20.25 Zorro 20.55Les enquêtes de Morse Ingrid Hjort, une jeune fille au pair de vingt deux ans a disparu. Elle rentrait de ses cours du soir pour s’occuper des jeunes enfants du professeur Hector Lorenz. Que s’est-il passé ? D’après le professeur d’espagnol Mark Bryden, la veille au soir, la victime serait allée boire un verre avec sa classe et serait revenue à l’institut récupérer son portefeuille qu’elle pensait avoir oublié... 22.25Les enquêtes de Morse Avec : Shaun Evans, Roger Allam. Canal + 12.15 Rencontres de cinéma (C) 12.40 Météo (C) 12.45 Le JT 12.55 Le supplément (C) 14.30 La semaine des Guignols (C) 15.10 L’effet Papillon 15.45 Spécial investigation 16.40 Making of section zéro 16.55 Sniper 5 : l’héritage 18.35 Intérieur sport 19.10 Canal football club (1 re partie) (C) 19.40 Canal football club (2 partie) (C) 20.55 Football : Avant-match (C) 21.00Football : Ligue 1 CANAL+ offre les 38 journées du championnat de Ligue 1 en direct, soit deux grands matchs en direct et en exclusivité tous les week-ends et un troisième match en direct à l’occasion de treize week-ends événementiels. 23.15L’équipe du dimanche présenté par Karim Bennani. Les plus grands moments de sport du week-end, magnifiés par les équipes de CANAL+. France 5 12.35 Médias, le mag 13.40 Dangers dans le ciel 14.45 Bigfoot, en quête de preuves 15.40 La Toscane, la bella Italia 16.35 Obésité, la médecine dans la balance 17.35 Manger plus pour se nourrir moins 18.35 C politique 20.00 In vivo, l’intégrale 20.40Les moules, reines des coquillages Huit français sur dix déclarent en manger au moins une fois par an... avec des frites ! 21.30Le Canal du Midi de Morad Ait-Habbouche. 12.30 Sport 6 12.40 Météo 12.45 Le 12.45 13.10 Recherche appartement ou maison 14.40 Maison à vendre 16.35 minutes : le doc 17.20 66 minutes 18.40 66 minutes : grand for- mat 19.40 Météo 19.45 Le 19.45 20.05 Sport 6 20.10 20.55Enquête exclusive présenté par Bernard De la Villardière. 23.05Enquête exclusive présenté par Bernard De la Villardière. Anne JEANTET-LECLERC Télévision Patrimoine Théâtre Internet Musique La Vie du Rail - 8 avril 2016  sur laviedurail.com/tv Télé-lundi 11 avril TF1 12.00 Les 12 coups de midi 12.50 Petits plats en équilibre 13.00 Le journal 13.35 Petits plats en équilibre 13.40 belle histoire 13.45 Météo 13.55 Les feux de l’amour 15.15 Une vie pour une vie 17.00 4 mariages pour 1 lune de miel 18.00 Bienvenue chez nous 19.00 Money Drop 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.35 20.40 Météo 20.45 C’est Canteloup 20.55Clem Avec : Victoria Abril, Lucie Lucas. Caro et Xavier s’apprêtent à se marier mais c’était sans compter sur le retour en France de Nathalie, la maman de Dimitri et Anouchka. Pour Caro, cette femme de dix ans de moins qu’elle, est clairement une rivale et il n’est pas question qu’elle s’approche de Xavier. 22.50New York unité spéciale Avec : Mariska Hargitay, Tamara Tunie. 4 épisodes France 2 12.55 Météo 13.00 Journal de 13 h 13.50 Météo 14.00 Toute une histoire 15.05 L’histoire continue 15.40 Comment ça va bien ! 16.20 Comment ça va bien ! 17.15 Dans la peau d’un chef 18.05 Joker 18.45 N’oubliez pas les paroles 19.20 N’oubliez pas les paroles 19.50 Météo 20.00 Journal de 20 h 20.55Rizzoli & Isles : autopsie d’un meurtre lieutenant Rizzoli et sa protégée Tasha se remettent de leurs bles- sures à l’hôpital. Pendant ce temps, Maura et Frankie Jr enquê- tent sur le meurtre ou suicide d’une femme. Fran Clarke est morte empoisonnée à la ciguë quatre ans et demi plus tôt. 2 épisodes 22.15Rizzoli & Isles : autopsie d’un meurtre Avec : Angie Harmon, Sasha Alexander. France 3 12.00 Le 12/13 12.55 Météo à la carte 14.00 Un cas pour deux 15.05 Un cas pour deux 16.05 Un livre un jour 16.15 Des chiffres et des lettres 16.55 Harry 17.30 Slam 18.10 Questions pour un champion 19.00 Le 19/20 19.55 Météo 20.00 Tout le sport 20.20 Météo 20.25 Plus belle la vie 20.55Le jour le plus long de Gerd Oswald, Bernhard Wicki, Andrew Marton, Ken Annakin, Darryl F Zanuck. Avec : John Wayne, Eddie Albert. Les préparatifs du débarquement en Normandie, dont la date est fixée au 6 juin 1944. Si les Allemands ne croient guère à une attaque alliée, la Résistance se prépare déjà. Enfin, les premiers parachutistes se posent et les barges débarquent les soldats sur les plages normandes... 23.50Grand Soir 3 présenté par Patricia Loison. Canal + 12.15 Parks and recreation 12.45 La nouvelle édition (C) 14.05 Connasse, princesse des coeurs 15.25 Rencontres de cinéma (C) 15.50 Hacker 17.55 Le zapping 18.05 Parks and recreation 18.25 L’album de la semaine (C) 18.45 Le JT du Grand journal (C) 19.10 Le grand journal (C) 20.10 Le petit Journal (C) 20.50 Les Guignols 20.55Section zéro de Olivier Marchal. Avec : Ola Rapace, Pascal Greggory. Lors de son enterrement, tous les proches de Sirius sont réunis autour du cercueil. Alors que ses amis se dispersent, Nadia Rosen, balisticienne au 3e District, aborde Élie Klein. Elle lui dit avoir des informations importantes à lui communiquer concernant la mort du commandant Becker. 22.35Spécial investigation présenté par Stéphane Haumant. France 5 14.35 Allô docteurs 15.05 Dans la peau d’un vétérinaire 15.35 Un nouveau monde sauvage 16.35 Peuples nomades 17.30 C à dire ?! 17.45 C dans l’air 19.00 C à vous 20.00 C à vous la suite 20.20 Entrée libre 20.45Jeanne Poisson, marquise de Pompadour Jeanne a été chassée de Versailles. Sur l’insistance de Louis, elle rentre au palais, non plus comme maîtresse du roi mais comme son "alliée". 22.25C dans l’air présenté par Yves Calvi. 13.45 Un soupçon de magie, 3 épisodes 17.25 Les rois du shopping 18.40 Chasseurs d’appart’ 19.40 Météo 19.45 20.10 Scènes de ménages 20.55Top chef présenté par Stéphane Rotenberg. C’est la 12 semaine du concours pour les 3 candidats encore en lice, mais seuls deux d’entre eux vont se qualifier pour le face à face final. 23.00Top chef, les secrets des grands chefs présenté par Stéphane Rotenberg. La Marne et la Meuse, deux allégories parmi celles qui ornent les façades de la gare de l’Est. Les horloges (ci-contre) sont du plus pur style Art déco. L’immense rosace (ci-dessous) a bénécié d’une rénovation totale il y a quelques années. Photos Anne JEANTET-LECLERC pidement conquérir les joueurs invétérés, les plus jeunes comme les plus aguerris. Cerise sur le wagon, son petit format en fait le compagnon idéal des voyages… sur- tout ferroviaires! Samuel DELZIANI Game of Trains. Auteurs: Alexey Konnov, Alexey Paltsev et Anatoliy Shklyarov. Illustrations Reinis Petersons. 2-4 joueurs, à partir de 8 ans. Durée : 20 minutes. Édité par Brain Games. Renseignements: www.atalia-jeux.com La Vie du Rail - 8 avril 2016  sur laviedurail.com/tv Télévision Cinéma Théâtre Radio Ludisme Musique Télé-vendredi 15 avril TF1 12.00 Les 12 coups de midi 12.50 L’affiche du jour 13.00 journal 13.35 Petits plats en équilibre 13.40 Météo 13.45 Trafic info 13.55 Les feux de l’amour 15.15 Un homme trop parfait 17.00 4 mariages pour 1 lune de miel 18.00 Bienvenue chez nous 19.00 Money Drop 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.55Koh-Lanta Désormais réunifiés, les aventuriers doi- vent vivre ensemble et la cohabitation est électrique ! Les ex- rouges essaient par tous les moyens de tirer leur épingle du jeu. De quoi déstabiliser l’apparent équilibre des ex-jaunes… Entre rapprochements opportuns, chance et désespoir, les naufragés ne sont pas au bout de leurs peines, ni de leurs surprises ! 22.55Vendredi, tout est permis avec Arthur présenté par Arthur. France 2 13.00 Journal de 13 h 13.50 Météo, point route 14.00 Toute une histoire 15.05 L’histoire continue 15.40 Comment ça va bien ! 16.20 Comment ça va bien ! 17.10 Dans la peau d’un chef 18.05 Joker 18.40 N’oubliez pas les paroles 19.15 N’oubliez pas les paroles 19.45 Météo 20.00 Journal de 20 h 20.55Caïn Avec : Julie Delarme, Bruno Debrandt. Le cadavre d’une jeune étudiante, qui se livrait à la prostitution, est repê- ché. Caïn décide non seulement de découvrir le coupable mais aussi de démanteler tout le réseau. 3 épisodes 23.40Ce soir (ou jamais !) présenté par Frédéric Taddeï. Le rendez-vous incontournable où la culture décrypte l’actualité. France 3 12.00 Le 12/13 12.55 Météo à la carte 14.00 Un cas pour deux 15.05 Un cas pour deux 16.05 Un livre un jour 16.15 Des chiffres et des lettres 16.55 Harry 17.30 Slam 18.10 Questions pour un champion 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.20 Météo régionale 20.25 Plus belle la vie 20.55La vie secrète des chansons commenté par André Manoukian. Pour ce nouveau numéro nous allons nous attarder sur La bande originale de la vie . La vie de la naissance à la mort, la vie avec ses amours et ses deuils, la vie avec ses victoires… 23.35Françoise Hardy, tant de belles choses France 3 propose de redécouvrir, en version longue, un portrait de Françoise Hardy, qui en quarante ans de chansons, n’a jamais quitté le premier rang des icônes de la chanson. Canal + 12.05 La semaine de Stéphane Guillon 12.15 Parks and recreation 12.45 La nouvelle édition (C) 14.05 Enfant 44 16.20 Surprises 16.25 Jarhead 2 : field of fire 18.05 Parks and recreation 18.25 L’album de la semaine (C) 18.45 Le JT du Grand journal (C) 19.10 Le grand journal (C) 20.05 Météo 20.10 Le petit Journal (C) 20.50 Les Guignols 21.00Shaun le mouton, le film de Mark Burton, Richard Starzak. Shaun est un petit mouton futé qui travaille, avec son troupeau, pour un fermier myope à la ferme Mossy Bottom. La vie est belle, globalement, mais un matin, en se réveillant, Shaun se dit que sa vie n’est que contraintes. 22.20San Andreas de Brad Peyton. Avec : Dwayne Johnson, Alexandra Daddario. France 5 14.35 Allô docteurs 15.10 Dans la peau d’un vétérinaire 15.35 Planète insolite 16.35 Laponie norvégienne, la magie du chant 17.30 C à dire ?! 17.45 C dans l’air 19.00 C à vous 20.00 C à vous la suite 20.20 Entrée libre 20.45La maison France 5 de Stéphane Thebaut. "La maison France 5" est à Saint-Paul de Vence, dans l’arrière pays cannois. 22.40C dans l’air présenté par Caroline Roux. 12.05 Modern family 12.40 Météo 12.45 Le 12.45 13.10 Scènes de ménages 13.40 Météo 13.45 Romance à l’hôtel 15.45 Un soupçon de magie 16.30 Un soupçon de magie 17.25 Les rois du shopping 18.40 Chasseurs d’appart’ 19.40 Météo 19.45 Le 19.45 20.10 Scènes de ménages 20.45 Météo 20.55Bones Avec : Emily Deschanel, David Boreanaz. 22.40Bones Un corps est retrouvé dans une fosse septique. 4 épisodes Convergence nationale rail Fin avril doivent se dérouler Les Assises nationales pour la défense du service public ferroviaire de Convergence nationale rail (CNR). Les débats feront suite aux assises organisées dans les régions en février et en mars. Face à l’évolution du secteur ferroviaire, CNR, dont le président et le vice-président sont respectivement Pierre Ménard et Didier Le Reste, milite pour «un système ferroviaire au service de tous les citoyens de France, selon les principes d’égalité d’accès à ce service» Rens.: 0614715793. E-mail: [email protected] Blog: www.convergence- nationale-rail.fr FGRCF Saint-Étienne. Des sorties au musée La section de Saint-Étienne de la Fédération générale des retraités des chemins de fer propose plusieurs sorties à ses adhérents. Le 25mai, visite du musée de la Société des transports urbains de Saint-Étienne Métropole (STAS), qui retrace plus de 120 ans de savoir-faire en matière de transports collectifs. Rendez-vous à 14h à l’arrêt L’Escale, ligne T2. S’inscrire avant le 15mai. Tarif: 4 /personne. Le 23juin, visite du musée des Poids et Mesures. Rendez- vous à 13h30, gare routière Châteaucreux, ligne 14. S’inscrire avant le 13juin. Tarif: 3 /personne environ. Inscriptions: Mme Sauzet, 0477326042. FGRCF. Réunion à Laroche-Migennes L’assemblée générale de la section de Laroche-Migennes (Yonne), présidée par Philippe Boursin, se tiendra le 26avril à 9h30, salle de L’Armançon, 25, rue Gabriel-Cordier à Migennes. Si vous êtes retraités (ou le serez bientôt), si vous êtes veuve ou veuf de retraité(e), la section vous invite à la rejoindre. Un représentant de l’Action sociale SNCF fera une intervention au cours de la réunion. Les participants qui le souhaitent déjeuneront ensuite au restaurant L’Érable à Monéteau (25 Inscription et règlement avant le 15avril: FGRCF, 48, rue Pasteur, 89400 Laroche-Saint-Cydroine. Rens.: 0685406005 Randonnées en Europe L’association touristique des cheminots Routes du monde-ATC propose plusieurs séjours randonnées en Europe: en Italie, les Cinque Terre du 27avril au 3mai avec le CCE SNCF (à partir de 645 dans les îles Éoliennes du 9 au 17mai (à partir de 1330 en Irlande (Cork et Kerry) du 27mai au 3juin (à partir de 970 en Suisse (lac des Quatre- Cantons) du 25août au septembre (à partir de 940 Rens.: 0155269370. E-mail: atc-siege@atc- routesdumonde.com Site Web: www.atc- routesdumonde.com LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS  La Vie du Rail - 8 avril 2016 A u sommaire du nouveau numéro du Dévorant , la revue éditée par le Cercle littéraire des écrivains cheminots (Clec): des conseils sur le nou- veau contrat d’édition destinés aux auteurs en quête d’un éditeur, l’actualité du Clec, le portrait de Louis-René des Forêts, ami de Raymond Queneau, et du cheminot Pierre Piney, ancien administrateur du Clec, des nouvelles et des courts récits, de la poésie (Henri Queffélec, Raymond Besson) et la tra- ditionnelle rubrique Livres. Rens.: Cercle littéraire des écrivains cheminots, www.clec-asso.fr Clec. Le Dévorant est paru � La Bibliothèque des cœurs cabossés Par Katarina Bivald (Denoël) . ROMAN. Sara, 28 ans, libraire suédoise au chômage, part dans l’Iowa et va enfin rencontrer son amie sexagénaire Amy qu’elle ne connaît que par l’échange de lettres. Sauf qu’Amy était en fin de vie et ne le lui avait pas dit. Sara arrive le jour de l’enterrement de la vieille dame… ET AUSSI… L’E XERCICEDELAMÉDECINE ROMAN. De la Russie tsariste du début du XX à nos jours, le médecin et écrivain Laurent Seksik se base sur des faits historiques pour raconter l’histoire d’une famille et aussi l’art de guérir. Laurent Seksik (Flammarion) ENSEUR ROMAN HISTORIQUE. Paris, à l’époque de la Restauration. Fin courtisan, Charles Brifaut devient le censeur des théâtres, biffant ou refusant les manuscrits des prétendants au répertoire du Théâtre-Français, dont ceux de Victor Hugo. Clélia Anfray (Gallimard) ERCAIL ROMAN HISTORIQUE. Issue d’une famille ayant un lourd passif de collaboration, Odette retrouve son village natal qu’elle avait quitté avec joie en 1944. Elle va être amenée à répondre aux questions d’Esther, une étudiante descendant de résistants. Marie Causse (Gallimard) RANÇAISQUIRÉVOLUTIONNENTLAMÉDECINE DOCUMENT. Willy Rozenbaum, René Frydman, Stéphane Palfi ou encore Alain Cribier. Ce livre présente seize médecins français qui, chacun dans leur domaine, ont su innover, inventer, trouver, permettant de grandes avancées médicales. Laurence Bourgine (La Martinière) ELA OCONDEAUXTESTS ADN, JUSQU OÙIRALACHIMIE ESSAI. La chimie analytique permet de tout mesurer, notre état de santé comme celui de l’environnement. Couplée aux technologies émergentes, elle va bientôt mettre en jeu des nano-échantillons. N’allons-nous pas perdre le sens de la mesure? James Lequeux, Thérèse Encrenaz (Le pommier) Tout au long de l’année, la BCPC reste à votre écoute pour vous conseiller pour vos lectures. Tél.: 0143455419 E-mail: [email protected] Site Internet: www.bcpc-ccecheminots.com Pour emprunter ces livres: BCPC, 140, rue de Bercy, 75012 Paris. Tél.: 01 43 45 54 19. La sélection de la Bibliothèque centrale de prêt par correspondance du CCE La Vie du Rail - 8 avril 2016 ans la région de Toulouse Midi-Pyrénées, Routes du monde-ATC est redynamisée par une nouvelle équipe de bénévoles actifs et retraités, présidée depuis peu par Fran- cis Crassat. Les projets de sor- ties pour 2016 sont particu- lièrement séduisants, autant par leur contenu attractif que par leurs tarifs imbattables. Les adhérents peuvent choi- sir de faire des sorties d’une journée (Aéroscopia, visite de Toulouse avec repas, Sète et l’ostréiculture), de deux jours (la Bigorre et le Béarn, la Flamme de l’Armagnac) ou d’une semaine (Rosas en Es- pagne, balnéothérapie en An- dorre), ainsi que de grands voyages (l’Inde, une croisière ferroviaire autour de la Médi- terranée, le bal de la Saint-Syl- vestre à Vienne en Autriche) et des séjours dans les rési- dences de vacances de l’asso- ciation. L’équipe va travailler à diversifier encore davantage les offres, sans exclure le low cost. Gérard HAHUSSEAU Contact: 0615828033 ou 0623572255 E-mail: [email protected] Tourisme. Une nouvelle équipe en Midi-Pyrénées ette année, c’est l’ Associa- tion artistique des cheminots d’Angers (Maine-et-Loire) qui a été chargée d’organiser le 14 Salon régional des arts gra- phiques et plastiques de Union artistique et intellec- tuelle des cheminots français (UAICF). Préparée en partenariat avec le comité UAICF Ouest et le CER SNCF Mobilités de Nantes, la manifestation pren- dra place dans la chapelle Saint-Lazare, l’un des beaux écrins que recèle dans la cité du «bon roi René». L’exposi- tion permettra aux artistes amateurs de Paris, Nantes, An- gers, Rennes, Mézidon-Canon et LeHavre de présenter leurs créations et de faire partager leur goût des disciplines artis- tiques telles que la peinture, la sculpture, le modelage, la gravure, le collage et autres techniques. Le salon est également l’occa- sion de sélectionner des œuvres qui pourront concourir au prochain salon national de l’UAICF, programmé du 5 au 8mai en Alsace à Entzheim, puis éventuellement de parti- ciper au concours internatio- nal de la Fédération interna- tionale des sociétés artistiques et intellectuelles de cheminots (Fisaic). Ce concours réunit 26 pays différents. Les 9 et 10avril (vernissage le 8avril à partir de 18h). Chapelle Saint-Lazare, 64-66, rue Saint-Lazare, 49000 Angers. Entrée libre de 10h à 19h. Rens.: comité UAICF Ouest, 0148746697 Francis Crassat, président de la section, entouré de Mireille Dubosc, trésorière (à g.) et de Marie-Paule Bergez, secrétaire (à dr.). UAICF. Angers accueille le Salon des arts graphiques et plastiques Gérard HAHUSSEAU LILLE Didier Delamaide Didier Delamaide a reçu tous ses anciens amis et collègues le 25février. Il est entré à la SNCF en 1981, notamment en gare de Lille-Flandre, en tant qu’élève bureau. Le 1 juillet de la même année, son désir de rou- ler le conduit au Service des trains de Lille TER et il arrive avec le grade d’agent de train voya- geurs stagiaire. Nommé agent de train voyageurs en 1983, agent de train principal en 1987, chef de bord en 1993, chef de bord principal en 2000, chef de bord moniteur en 2004, il fait valoir ses droits à la retraite avec le grade de chef de bord moniteur principal, ob- tenu en 2012. Jean-Georges LETURGIE La Vie du Rail - 8 avril 2016 Carnet, départs en retraite, médailles, citations Didier Delamaide. Distinctions Nathalie Falkowski agent au département de la signalisation fer- roviaire de la direction Ingénierie et Projet à La Plaine-Saint-Denis, a été décorée de la mé- daille de la Défense na- tionale, échelon bronze, agrafe gendarmerie dé- partementale. Pour faire paraître un départ à la retraite, une remise de médailles ou une distinction: [email protected] �Les cheminots à l’honneur BRIVE (EIC Limousin, EIV QC, ESV, EMT Limousin et Infrapole Indre Limousin) Le 26janvier, Laurent Beaucaire, directeur régional Mobilités Limousin, a procédé à la remise de médailles d’honneur des chemins de fer. Ont reçu la médaille d’argent: Christophe Allegre, Stéphane Beltran, Patrick Bessonie, David Bourdet, Thierry Breuil, Virginie Castagnol, Fran- cis Champeau, Xavier Charlot, Christophe Continsous, Jocelyne Coste, Frédéric Cueille, Christophe Desvaux, Didier Elophe, Frédéric Fau- cher, Jean-Marie Gasnier, Frédérique Gentet, Éric Girodole, Jean-Luc Gouygoux, David Jeudy, Pascal Jouffreau, Philippe Lacoste, Stéphane Lacroux, Hervé Lascoste, Michel Lauby, Frédéric Leclere, Pascale Levet, Jean-Gabriel Marcillaud, Jean-Marc Mathieu, Serge Piollet, Nathalie Planet, Pierre Rochette, Sébastien Rue, Pierre Soulier. Ont reçu la médaille de vermeil: Patrick Bordes, José Louis Borraz, Yorick Bouillaguet, Guy Chazal, Daniel Christophe, Pascal Delahaye, Alain Farge, Jean-Luc Feix, Alain Foucher, Anne-Marie Geangoult, Évelyne Gonde, Pierre Hitier, Dominique Laporte, Stéphane Magne, Philippe Valet. Ont reçu la médaille d’or: Alain Balous, Rémy Baudot, Yves Dufaure, Patrick Labrunie, Eddie Lamare, Patrick Laval, Jean-Marc Madesclaire, Régis Martineau, Yves Maury, Régis Mazière, Didier Motheau, Michel Nauche, Hervé Reynier, Thierry Rodrigo, Michèle Tiberghien, Joël Tour- ret, Jean-Marc Vergne, Régis Vernière, Jean-Luc Vert.
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