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La Vie du Rail hebdo n°3526

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3526 3 juillet 2015 HEBDOMADAIRE FRANCE 2,50 BELGIQUE 2,85 SUISSE 4,80 FS www.laviedurail.com Des portillons La Vie du Rail - 3 juillet 2015 À la une... En couverture L’Alsace reçoit le Grand Prix d’or, notamment pour ses progrès constants en termes de régularité. Ici, un TER dans la vallée de la Zorn. � Projecteur Voyageurs. Des portillons sur les quais pour barrer le passage aux fraudeurs � Actualités Grands Prix des Régions 2015 - L’Alsace en haut du podium affiche la meilleure régularité - Le transport dans vingt régions en chiffresp. 10 - Les classements par critère p. 12 Réseaux. L’Atelier du Tramway sur la piste du tram moins cher p. 16 Louis Nègre: «Deux milliards vont manquer au ferroviaire chaque année» p. 17 TER. Trois nouvelles régions lancent un auditp. 18 Média. SNCF La Radio s’arrête p. 19 Interview d’Hubert du Mesnil, président de Tunnel Euralpin Lyon Turin (Telt) p. 20 Allemagne. Transdev gagne en Saxe… p. 24 � Dialogue � Les programmes télé, � Vos droits Assurance-vie: les éléments communs aux différents types de contrat � La vie des associations Humanitaire. Le Népal année zéro �Jeux, Agenda � sommaire Pour joindre La Vie du Rail STANDARD: tél.: 0149701200 ABONNEMENT: 11, rue de Milan, 75440 Paris Cedex 09 Tél.: 01 49 70 12 20 (de 9h à 12h00 et de 14h00 à 17h00 du lundi au jeudi) [email protected] BOUTIQUE: tél.: 0143878937 de 7h30 à 20h du lundi au vendredi et de 9h à 20h le samedi 13, rue d’Amsterdam - Gare Saint-Lazare - Paris VIII Anniversaire. Il y a 50 ans, Dali découvrait le centre de l’univers en gare de Perpignan (p.32) Vu sur la Toile. New York: un musicien veut faire chanter les tourniquets (p.36) Gares & Connexions. Bordeaux et Garorock jouent la même partition (p.38) Brive-la-Gaillarde. Une boîte à livres et à lire devant la gare (p.39) Culture rail Photo de couverture: © RFF/Capa/Laurent Rothan (Toma) Rhône-Alpes. Voie neuve sur Lyon - Grenoble. Depuis le 20juin, les trains ont retrouvé leurs horaires habituels. Lancé le 27février, le renouvellement complet de la voie entre Saint- André-le-Gaz et Moiron sur Lyon - Grenoble s’est achevé. Un chantier à 59,5millions d’euros financé par SNCF Réseau. Voyageurs. Des TGV populaires sur le Net. Nouvelle idée de la SNCF: 14 jours au plus avant la date prévue pour le départ, les internautes peuvent voter sur TGVpop.com pour les TGV qu’ils aimeraient voir circuler. Ils peuvent concrétiser l’achat trois jours avant. Les trains populaires circuleront. De quoi proposer une alternative au covoiturage, 30 destinations à petits prix, 25 à 40 , soit 100000 places en heures creuses, en juillet et en août. France - Suisse. Un train nommé Léman. Il s’appellera Léman Express. C’est finalement le nom qu’a choisi, à 40,7%, le public consulté par un vote pour le Réseau express régional transfrontalier. Un train toutes les 10minutes chaque jour, comme nous l’écrivions la semaine dernière, entre Annemasse, Genève-Cornavin et Coppet. De quoi convaincre des navetteurs qui n’étaient jusqu’ici que 16% à prendre le train, faute de service performant? PLACE AUX ÉTOILES Changement de camp Maria Harti, qui dirigeait iDBus depuis sa fondation en 2004, est devenue le 16juin directrice régionale SNCF Champagne- Ardenne. La filiale de transports internationaux par autocars de la SNCF est en mauvaise santé, le capital de l’entreprise ayant dû passer de 17millions à 64,5millions d’euros, en mars2015, pour couvrir les dettes. Mais Maria Harti s’en va au moment où de belles perspectives semblent s’ouvrir à iDBus, avec le développement attendu des lignes d’autocars régionaux autorisées par la loi Macron. Guillaume Pepy vient d’ailleurs d’annoncer l’achat de 80 autocars. Maria Harti, à la tête des TER de Champagne- Ardenne, va-t-elle devoir résister à l’offensive des autocars? L’ANECDOTE Chacun son métier et les vaches seront bien gardées Les fraudeurs sont de plus en plus audacieux à la SNCF. Un jeune homme de 27 ans s’est déguisé en contrôleur pour accéder à un train Paris - Châteauroux. Rapidement démasqué, il sera inculpé pour vol et port illégal d’uniforme. Entre frau- deur et contrôleur, il y a une sacrée différence que les vrais agents ont su repérer! C’est le nombre de diplômés que Voyages- sncf.com, leader de l’e-tourisme, recrute dans les métiers technologiques et de l’innovation pour ses sites de Paris, Nantes et Lille. À SUIVRE La Vie du Rail - 3 juillet 2015  par des Teoz. Et le dispositif pourrait être proposé aux ré- gions partantes pour ce type de contrôle sur les TER. Dans le collimateur de ces ma- chines capable de lire tous les types de billets: la fraude. Leur déploiement avait été annoncé le 20février dernier par Alain Le Vern, le directeur général Régions et Intercités, dans le cadre d’une offensive tous azimuts pour endiguer le nom- bre toujours croissant de tricheurs. La SNCF évalue au- jourd’hui la fraude à la baga- telle de 300millions d’euros par an. Dont 100millions sur les TGV. Ce qui au total repré- sente le prix d’achat d’une di- zaine de rames TGV neuves ou de quelque 30 TER. Aussi les premières LGV retenues pour l’expérience sont-elles les lignes qui génèrent le plus gros chif- fre d’affaires. Mais la mise en place de ces portiques dé- clenche un certain nombre de remarques. Et d’abord fini la possibilité d’accompagner jusqu’à leur voiture les voyageurs chargés de bagages, d’aider à monter à bord une personne âgée… Des associations s’en émeuvent déjà: « La lutte contre la fraude ne doit pas être organisée au dé- triment des usagers en règle » prévient la Fnaut, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports. Et la FUT SP (la Fédération des usa- gers des transports et des ser- vices publics) estime que « les TGV sont les trains les plus contrôlés et ceux où il y a le moins de fraudeurs: 3% des passagers contre 10% dans les RER, TER et autres Intercités? » , avance- t-elle. Et elle ajoute: «ce choix est donc étrange. Il serait plus per- tinent de lutter contre la fraude où elle se trouve » . Et elle « es- père » que les portiques « n’ont pour barrer le passage aux fraudeurs Christophe RECOURA-Photorail- LA VIE DU RAIL Christophe RECOURA-Photorail- LA VIE DU RAIL Quatre candidats au portillon Des portillons en gares fonctionnent ailleurs depuis longtemps en Europe et dans le monde en Angleterre, en Irlande, en Espagne… Il y en a sur Eurostar. Pour des raisons de sécurité dans le tunnel sous la Manche. Ceux qu’expérimente la SNCF doivent être capa- bles de « lire » tous les types de titres de transports: les billets pa- pier classiques mais aussi dématérialisés, sans contact ou sur té- léphone portable. En compétition, quatre fabricants présents partout dans le monde testent avec la SNCF « leur » portillon: Thalès, Xerox, Bolloré et Scheidt et Bachmann. Le cahier des charges stipule aussi qu’il de- vra s’agir de portes transparentes. « Pas de gros barrage anxio- gène, il faut que ce ne soit pas franchissable mais aussi que l’es- thétique soit légère » , précise Alain Le Vern, directeur général TER et Intercités. Six passages en ligne, devront donner accès au quai avec peut-être une réservée, pour un passage rapide, à la clien- tèle d’affaires et en tout cas un pour les personnes à mobilité réduite (PMR) et les chariots d’avitaillement des rames. « Le test doit me- surer différents paramètres: la fluidité, l’impact en terme de lutte an- tifraude, la sûreté… » , énumère le document remis aux représentants des contrôleurs. Est-ce à dire qu’on étudie aussi l’hypothèse d’un filtrage qui allierait contrôle et sécurité? Là-dessus pas de réponse encore. Mais on sait faire. Thalès par exemple a déjà développé pour le métro d’Amsterdam, c’est la dernière de ses innovations technologiques, des portillons équipés de caméras 3D. En tout cas, avec quelque 5000 gares en France les portillons constituent un marché à décrocher. Mais que se passe-t-il avec l’arrivée d’autres opérateurs de trains de voyageurs? Ils devront pour les utiliser, explique Alain Le Vern, acquitter une redevance à Gares & Connexions, tout comme ils doivent régler un « toucher gare », un droit d’accoster sur un quai SNCF. Ch. B. � Alsace Aquitaine Auvergne Bourgogne Bretagne Centre Champagne-Ardenne Franche-Comté Languedoc-Roussillon Limousin Lorraine Midi-Pyrénées Basse-Normandie Haute-Normandie Nord-Pas-de-Calais Pays de la Loire Picardie Poitou-Charentes Paca Rhône-Alpes MATÉRIEL ROULANT FER Parc total Caisses en commande FINANCES Charges TER en M d’ Charges TER en /hab 211,385 191,480 119,976 203,390 127,790 241,325 130,174 98,997 144,474 71,550 208,520 184,849 76,070 95,460 287,186 177,071 250,410 69,500 340,928 627,230 114,53 58,25 89,33 123,86 40,25 95,06 97,44 83,94 55,96 96,32 88,70 64,57 51,72 51,58 71,17 49,25 131,02 39,26 69,59 101,66 � La Vie du Rail - 3 juillet 2015 ACTUALITÉS Le transport dans vingt À noter que des trams-trains étaient également en 2013 aux parcs TER Alsace (12), Pays de la Loire (10) et Rhône-Alpes (24) La fréquentation en Rhône-Alpes est une estimation. � La Vie du Rail - 3 juillet 2015 ACTUALITÉS Les classements par critère Les données quantitatives qui ont servi de base à notre classement annuel, sont celles de 2013, les données définitives pour 2014 n’étant pas encore validées. Nous remercions vivement l’ARF pour son concours en matière de centralisation des différentes données, ainsi que les conseils régionaux qui ont eu l’amabilité de répondre à nos questions complémentaires. À partir de cette année, les données concernant la régularité des trains TER sont centralisées chaque mois par l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST). Du moins pour 18 des 20 régions TER actuellement (manquent Lorraine et, depuis le deuxième trimestre 2014, le Nord-Pas-de-Calais). Les données les plus récentes sont ainsi disponibles sur ce point, mais par souci de cohérence, c’est la comparaison de la régularité en 2013 par rapport à celle de 2012 qui a servi de base à notre classement annuel. Notre grand «tableau de bord» annuel, présenté sur la double page précédente, résume les principales données concernant les TER en 2013. Pour la plupart, ces données sont directement celles communiquées par les régions à l’ARF, mais quelques-unes ont dû être déduites par estimation, certains détails n’étant pas toujours disponibles. Enfin, les données financières sont obtenues par calcul. Source : ARF Paca Picardie Midi-Pyrénées Poitou-Charentes Centre Rhône-Alpes Haute-Normandie Franche-Comté Alsace Auvergne Champagne-Ardenne Aquitaine Bretagne Limousin Languedoc-Roussillon Lorraine Nord-Pas-de-Calais Bourgogne Basse-Normandie Pays de la Loire ÉVOLUTION DE LA FRÉQUENTATION 1,76% 0,71% 0,33% 0,32% 0,22% 0,11% 0,09% 0,02% -0,06% -0,85% -0,87% -1,14% -1,66% -1,87% -1,97% -2,40% -2,82% -3,04% -3,05% -4,27% Source : ARF Poitou-Charentes Midi-Pyrénées Bourgogne Franche-Comté Alsace Aquitaine Basse-Normandie Champagne-Ardenne Picardie Lorraine Bretagne Limousin Centre Haute-Normandie Pays de la Loire Rhône-Alpes Languedoc-Roussillon Auvergne Nord-Pas-de-Calais Paca ÉVOLUTION DE L’OFFRE 3,92% 3,71% 2,65% 2,08% 1,86% 1,47% 0,97% -0,22% -0,43% -0,96% -1,03% -1,19% -1,42% -1,80% -2,00% -2,82% -4,82% -8,08% -8,84% -9,90% Source : ARF Picardie Rhône-Alpes Haute-Normandie Centre Franche-Comté Aquitaine Auvergne Limousin Alsace Poitou-Charentes Paca Basse-Normandie Midi-Pyrénées Nord-Pas-de-Calais Pays de la Loire Bourgogne Bretagne Champagne-Ardenne Lorraine Languedoc-Roussillon ÉVOLUTION DES RECETTES 6,33% 3,97% 3,19% 2,49% 2,33% 1,93% 1,73% 1,57% 1,27% 1,04% 0,89% -0,09% -0,37% -1,34% -1,57% -2,55% -2,61% -2,85% -7,08% -7,72% L’évolution de la fréquentation est calculée sur les trains TER dans toutes les régions sauf Alsace et Aquitaine (tous modes)  La Vie du Rail - 3 juillet 2015 de 1,7%, la chute des recettes a atteint 7,72%, plaçant le Languedoc-Roussillon au der- nier rang de cette catégorie. Attention aux effets d’aubaine! Fiabilité du service Détérioration en 2013 Pour la deuxième année, plutôt que les trains-km sup- primés, résultat que nous calculions en comparant le ki- lométrage annuel contractuel et l’offre réalisée, le question- naire ARF envoyé aux régions a demandé à ces der- nières de nous communiquer les taux de réalisation de l’offre en 2012 et 2013. Une amélio- ration d’une année à la sui- vante est traduite par des chif- fres verts et une détérioration par des chiffres rouges. Et glo- balement, le rouge l’emporte dans 17 des 19régions ayant communiqué leurs taux de réalisation 2012 et 2013. Ce qui explique en partie la baisse des offres dans une majorité de régions (toutefois moins écrasante). En dépit de la détérioration générale, les «habitués» du haut du classement (en parti- culier les deux premiers) s’y maintiennent. Et le niveau gé- néral est quand même «ac- ceptable», avec 18régions présentant moins de 10% de trains supprimés (c’est-à-dire «seulement» un par semaine pour un salarié utilisant ces trains du lundi au vendredi). Régularité 2014, meilleur millésime que 2013 Utilisant pour la première fois les données de l’AQST (Auto- rité de la qualité de service dans les transports), notre dos- sier annuel peut désormais présenter l’évolution de la ré- gularité sur trois années suc- cessives. Ce qui permet de ne pas être trop «décalé» avec le discours général. Car comme nous allons encore le voir, ce critère clé dans la qua- lité de service fait souvent al- terner détériorations et amé- liorations d’une année sur l’autre. Tout comme pour le taux de réalisation, l’évolution de la régularité a été très mau- vaise entre 2012 et 2013, avec une détérioration dans 18ré- gions sur 20 (seules les régions Alsace et Poitou-Charentes sont en progression). Mais sauf dans le dernier quart du classement 2013, on reste dans des valeurs «acceptables» (seule l’Alsace étant au-dessus de 95% de trains avec moins de cinq mi- nutes de retard). Une lueur d’es- poir est apportée par les don- nées de l’AQST pour 2014: sans regagner tout le terrain perdu depuis 2012, la hausse est générale (16régions sur 18) par rapport au mauvais millé- sime 2013. Même si 2014 a été problématique à ses heures (grèves de juin, deuxième se- mestre en recul…). Matériel roulant Les prémices de la nouvelle vague Dernière année avant une nouvelle vague de rajeunisse- ment du parc TER, 2013 a donné l’occasion aux déci- deurs et aux voyageurs de découvrir la prochaine géné- ACTUALITÉS Source : ARF Champagne-Ardenne Bourgogne Picardie Alsace Nord-Pas-de-Calais Poitou-Charentes Auvergne Pays de la Loire Languedoc-Roussillon Rhône-Alpes Bretagne Lorraine Basse-Normandie Centre Midi-Pyrénées Haute-Normandie Limousin Franche-Comté Paca Aquitaine ÂGE MOYEN DU PARC AUTOMOTEUR (ans) Source : ARF Lorraine Bretagne Picardie Poitou-Charentes Pays de la Loire Midi-Pyrénées Bourgogne Franche-Comté Paca Auvergne Languedoc-Roussillon Aquitaine Haute-Normandie Rhône-Alpes Alsace Centre Champagne-Ardenne ÂGE MOYEN DU PARC REMORQUÉ (ans) Source : AQST RÉGULARITÉ 2014 Alsace Aquitaine Auvergne Bourgogne Bretagne Centre Champagne-Ardenne Franche-Comté Languedoc-Roussillon Limousin Lorraine Midi-Pyrénées Basse-Normandie Haute-Normandie Nord-Pas-de-Calais Pays de la Loire Picardie Poitou-Charentes Paca Rhône-Alpes 96,53% 95,21% 94,83% 94,70% 94,48% 93,39% 93,05% 92,93% 92,88% 92,88% 91,89% 91,87% 91,49% 90,33% 88,99% 88,90% 88,84% 81,65% � � La Vie du Rail - 3 juillet 2015 ACTUALITÉS C ombien coûte un tram «à la française»? De l’ordre de 24 à 25millions d’euros par kilo- mètre. Trop cher pour un nombre croissant de collecti- vités. Mais, selon l’Atelier du Tramway, on peut facilement économiser environ 40% de ce montant moyen. Récem- ment, plusieurs nouveaux ré- seaux français ont réalisé de substantielles économies, comme Dijon et Brest com- mandant leurs véhicules en commun, ou Besançon et son tram à 17millions par kilomè- tre. Mais on peut faire encore mieux: «14millions d’euros par kilomètre», annonce Roland Ries, maire de Strasbourg, s’ex- primant au nom de l’Atelier du Tramway, dont il est président. Cette association, qui se pré- sente comme un «lieu d’échanges et de partage d’ex- périences entre acteurs de la fi- lière industrielle du tramway», a engagé un nouveau cycle de quatre séminaires, du 28janvier au 17juin, consa- cré à réaliser, à partir d’une ville imaginaire, un «dé- monstrateur» rassemblant les idées et propositions de ses membres afin de «mettre en lumière les contraintes associées à tout projet de mobilité ur- baine par tramway, […] pro- poser des pistes de réflexion concrètes et des solutions inno- vantes, tant juridiques, régle- mentaires que techniques» «synthétiser [cette] production collective dans un ouvrage, ré- La SNCF a fait passer de 10 à 50% le taux de recouvrement des amendes grâce à une expérimentation menée avec le ministère des Finances, a expliqué, le 17juin, Alain Le Vern, directeur général SNCF régions et Intercités. Menée en coopération avec sept trésoreries générales, cette expérimentation, qui a commencé en mars, permet à la SNCF de transmettre aux impôts, au bout de deux mois, les PV non payés, afin qu’eux relancent les contrevenants avec les coordonnées dont ils disposent. La SNCF étudie une généralisation de cette coopération. Cette expérimentation diffère du droit de communication ouvert par le ministère de l’Intérieur, qui permet à la SNCF de recouper ses fichiers avec ceux des services de l’État, et d’identifier plus facilement les adresses des contrevenants. En février, la SNCF a annoncé un grand plan de lutte contre la fraude, qui lui coûte chaque année 300millions d’euros. Réseaux. L’Atelier du Tramway sur la piste du tram moins cher SNCF. Les amendes transmises aux impôts sont mieux payées Si le tram de Besançon est revenu à 17 millions d’euros par km, l’Atelier du Tramway envisage des réseaux à 14 millions d’euros par km. © Patrick Laval - Photorail digé sous la forme d’un roman, destiné à une large diffusion» pour les Rencontres natio- nales du transport public à Lyon, fin septembre. Sans at- tendre ce délai, une avant- première des conclusions de «serious game» a été pré- sentée dès le 17juin par Ro- land Ries et Yvon Puill, délé- gué général de l’Atelier du Tramway. «Les réductions se font surtout dans l’infrastruc- ture», indique Roland Ries, même si «beaucoup d’axes d’amélioration sont apparus», selon Yvon Puill, qui souligne l’importance du facteur temps et de la coordination des projets de tramway avec l’urbanisme. Mais on peut clairement faire des écono- mies dans les travaux d’infra- structure, voire sur certains aménagements urbains qui, sans être nécessairement liés à l’arrivée du tram, sont pourtant bien payés par le versement transport… Côté technique, le calage al- timétrique des ouvrages n’est pas nécessaire hors des cen- tres-ville, de même que l’étanchéité, qui augmente la charge des réseaux collec- teurs d’eaux de pluie. Côté esthétique, une approche plus naturelle de l’arrosage de l’herbe permet d’avoir un en- gazonnement des voies «aussi joli à regarder et moins cher». Quant à la pose des voies sur ballast, «il en existe des exemples esthétiques», ose Yvon Puill, par exemple avec des haies délimitant les voies, «moins coûteuses dans l’inves- tissement et dans le temps». Car «le coût d’usage devrait être celui à prendre en compte en premier lieu», en particu- lier en redéfinissant les ni- veaux «acceptables» modes dégradés dans l’ex- ploitation, ne serait-ce qu’en «de rares occasions», souligne Roland Ries. Par exemple, Be- sançon a montré que des éco- nomies «importantes» étaient possibles côté énergie si l’on accepte de faire baisser légè- rement la disponibilité, comme le rappelle Yvon Puill. Il se dit également au sein de l’Atelier du Tramway qu’il y a parfois eu des «surinvestis- sements», les techniciens s’in- terrogeant sur les déviations systématiques de réseaux, en- visageant un recours plus fré- quent à la voie unique ou soulignant le côté «maxima- liste» du STRMTG (Service technique des remontées mé- caniques et des transports, chargé entre autres de la sé- curité dans les transports gui- dés urbains). Sans toutefois aller jusqu’à remettre en cause des choix comme l’écartement standard ou les rames bidirectionnelles. Ces dernières offrent, par rapport aux rames unidirectionnelles, davantage de souplesse (pos- sibilité d’avoir des quais des deux côtés, retournement…) pour un surcoût inférieur aux économies permises sur les infrastructures. Reste à vérifier dans la pra- tique ces réflexions nées du «démonstrateur»… Patrick LAVAL «Les mauvaises nouvelles s’accumulent en s’accélé- rant», déplore Louis Nè- gre, président de la Fédé- ration des industries ferroviaires (Fif). Les der- nières venues de ces mauvaises nouvelles, que récapitule ce lundi 22juin un communiqué de la Fif, sont dues à la loi Macron, en cours d’adoption. Le passage du seuil de 9 à 11 sala- riés pour le paiement du versement transport re- présente un manque à gagner de 500millions d’euros en année pleine. De plus, pour Louis Nègre, le pro- jet d’ouverture à la concurrence des autocars effectuant des trajets de plus de 100 kilomètres, prévu par la loi introduit «un élément critique pour la compétitivité de notre mode ferro- viaire». D’autant plus dangereux qu’il est conjugué «à l’im- possibilité pour les régions d’appliquer les dispositions du règle- ment européen 1370/2007 et donc d’expérimenter la concurrence sur les TER en raison du maintien des dispositions de la Loti da- tant de 1983». Le président de la Fif rappelle tout ce qui est venu ces der- niers temps pénaliser le transport public et ferroviaire: sup- pression de l’écotaxe «sans alternative dans le court terme», soit un milliard de moins pour l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf); dézonage du pass Navigo en Île-de-France à compter du 1 septembre, coût évalué à 500millions d’euros en année pleine; et main- tien de la TVA à 10% pour les transports, taux longtemps ré- duit à 5,5%. Résultat selon la Fif: grosso modo, deux milliards d’euros vont manquer chaque année. C’est «l’équivalent de 200 rames TER ou des investissements annuels de régénération sur notre réseau ferré». Et un singulier contre-pied, alors que la France doit accueillir à la fin de l’année la conférence COP21 sur le climat. Som- bres perspectives, alors que doit se tenir le 20juillet la réu- nion officielle du Comité stratégique de la filière ferroviaire, que doit présider Emmanuel Macron à Bercy. Lot de conso- lation: on évoque la possible commande par la SNCF de 40 locotracteurs. F. D. La Vie du Rail - 3 juillet 2015 � Louis Nègre: «Deux milliards vont manquer au ferroviaire chaque année» Beaucoup d’axes d’amélioration sont apparus», mais «les réductions se font surtout dans l’infrastructure» � La Vie du Rail - 3 juillet 2015 ACTUALITÉS La Vie du Rail. Certains di- sent que vous n’étiez pas un chaud partisan du projet lorsque vous étiez président de RFF… Hubert du Mesnil. Je ne trouve pas qu’il soit juste de dire que quand j’étais prési- dent de RFF, j’étais contre le Lyon- Turin et que mainte- nant que je suis à la tête de Telt, je suis pour. Lorsque j’étais président de RFF, je ne me suis jamais opposé à ce projet. Sinon comment expli- quer que nous avons fait au- tant avancer ce projet? J’ai ap- porté mon soutien à la rénovation du réseau bien sûr mais en même temps, pendant cette période où j’étais à RFF, j’ai fait en sorte qu’aujourd’hui, en 2015, le projet soit prêt à être lancé. LVDR. Vous rencontrez une forte opposition, particuliè- rement en Italie. Comment y faites-vous face? H. du M. Le fait de débattre, d’argumenter sur le projet, sur son utilité, est respectable: on a le droit de ne pas le trouver utile. Mais ce que je regrette, c’est que les opposants ont glissé de l’opposition au projet à l’at- taque contre ceux qui en sont chargés. La société LTF [re- baptisée depuis Telt, NDLR] n’a jamais rien fait d’autre que faire ce qu’on lui a demandé de faire. Et elle a essayé de bien le faire. Après on peut es- timer que des erreurs ont été commises. Mais il faut distin- guer entre critique du projet et mise en cause des per- sonnes qui en sont chargées. Côté italien, nous faisons face à des violences très fortes de la part d’une petite minorité d’opposants. Nous souhaitons qu’elles s’arrêtent et lançons un appel à la pacification. Nous acceptons et souhaitons être entourés de personnes qui ne partagent pas la même opi- nion que nous. Nous accep- tons la confrontation mais pas la violence. L’écrivain Erri de Luca joue sur les mots, il joue sur le mot sa- botage, mais ce n’est pas de la poésie: quand des centaines de personnes sont agressées et plusieurs dizaines sont bles- sées, ce n’est pas du roman- tisme. On est dans des actes de violence caractérisée. Nous souhaitons que tout cela s’ar- rête et que le débat se pour- suive. C’est ce que cherche à faire Mario Virano, le directeur gé- néral de Telt, et il le fait bien: il multiplie les rencontres et les initiatives dans le respect des points de vue. LVDR. Vous souhaitez pour- suivre le débat. Mais dans quelle mesure puisqu’à vous entendre nous sommes arri- vés à un point de non-re- tour? H. du M. Je ne peux me contenter de ce raisonnement reposant sur le fait qu’on va al- ler jusqu’au bout parce que le projet est commencé. Certains nous disent: le Lyon- Turin, pourquoi pas? Mais est-ce utile dans un tel contexte de crise? Ne vaudrait-il pas mieux le lancer plus tard? Si on reste fidèle à cette vision d’un grand réseau structurant européen, si on veut arrêter le déclin inimaginable de la part ferroviaire en France et au mi- nimum la remonter à 30 ou 40%, on n’a pas besoin d’une vraie reprise de la croissance pour le faire. Regardez les chif- fres: aujourd’hui, 2,6millions de poids lourds passent chaque année par les vallées alpines. Notre ambition est d’en faire passer un million sur le train. Même si durant les 30 prochaines années, ce chiffre ne bouge pas, ce report mo- dal d’un million de camions reste ambitieux. C’est vrai qu’on a commencé par justi- fier le Lyon- Turin par les pré- visions de croissance. Au- jourd’hui, on ne dit plus cela. Mais on pense que notre ob- jectif reste fort. LVDR. Les opposants expli- quent qu’on pourrait com- mencer par mieux utiliser le «La seule façon de réussir le Lyon- Turin est de le financer via l’eurovignette» Hubert du Mesnil, président de Tunnel Euralpin Lyon Turin (Telt) Bruxelles aurait pu fixer des principes de tarification homogène pour les tunnels alpins Hubert du Mesnil. © RFF - Benevello M oins de trois mois après la commande «record» à Sie- mens de 82 rames Desiro pour le futur réseau express régional Rhein-Ruhr- Express (RRX) et de leur maintenance pendant 32 ans, l’exploitant de ces rames a été choisi. Ou plutôt les exploi- tants puisque sur les cinq candidats (selon l’autorité or- ganisatrice VRR), deux ont été retenus: le groupe britan- nique National Express et Abellio, filiale des chemins de fer néerlandais (NS). Natio- nal Express remporte deux lots (8,4millions de km- trains annuels), alors qu’Abel- lio Rail NRW en remporte un troisième (6,2millions de km-trains annuels). Ces trois lots du RER Rhin-Ruhr seront mis en service entre fin 2018 et fin 2020, la période contractuelle s’achevant en 2033, le terme pouvant être anticipé à partir de 2031. Les deux lots remportés par National Express représentent pour ce dernier un nouveau succès en Allemagne après le S-Bahn de Nuremberg, dont l’attribution fait toutefois l’ob- jet d’un recours en appel. Le groupe britannique sera res- ponsable des lignes Coblence – Cologne - Düsseldorf - We- sel et Aéroport-de- Cologne/Bonn - Cologne - Düsseldorf - Essen - Hamm - Minden, ainsi que de la trans- versale Aix-la-Chapelle - Mön- chengladbach - Hagen - Dort- mund. Soit un chiffre d’affaires de l’ordre du milliard d’euros sur la période contrac- tuelle. De son côté, Abellio ex- ploitera les dessertes Aix-la- Chapelle - Cologne - Essen - Hamm et Düsseldorf - Essen - Dortmund - Hamm - Kassel. Pas moins de cinq autorités organisatrices de transport sont concernées par le projet RRX: VRR (Rhin-Ruhr), NVR (Rhénanie), NWL (Westpha- lie-Lippe), SPNV-Nord (trans- ports ferroviaires Rhénanie- Palatinat du Nord) et NW (Hesse du Nord), avec VRR comme chef de file. Consi- déré comme «le projet du siè- cle» dans la région de dix millions d’habitants riveraine du Rhin et de la Ruhr, le RRX a pour objectif d’assurer une desserte cadencée au quart d’heure avec des trains en unités simples ou doubles, circulant jusqu’à 160km/h. Lorsque ses cinq lignes seront en service, l’offre totale de RRX sera de 14,6millions de km-trains annuels. À titre de comparaison, cette offre est légèrement supérieure à la part de la RATP dans le RER francilien; côté TER, seul le réseau de Rhône-Alpes pré- sente une offre supérieure. P. L. � La Vie du Rail - 3 juillet 2015 ACTUALITÉS Allemagne. Deux exploitants pour le futur RER Rhin-Ruhr I l aura fallu des mois de né- gociation mais ils y sont arri- vés: le Parlement européen et les États se sont mis d’accord, dans la nuit du 17 au 18juin, sur une réforme des procé- dures de certification des opé- rateurs, locomotives et wa- gons ferroviaires dans l’Union européenne. On parle ici du «volet technique» du qua- trième paquet ferroviaire eu- ropéen. Au final, les nouvelles procédures devraient aboutir à un gain de temps et d’argent pour les opérateurs, deman- deurs de la réforme. Le nouveau système impli- quera davantage l’Agence fer- roviaire européenne (Afe), ba- sée à Valencienne. C’est à elle que les demandes de certifi- cation de sécurité et d’autori- sation du matériel roulant de- vront être soumises à l’avenir, du moins quand elles sont destinées à des services trans- frontaliers. Mais pas de cava- lier seul ici: l’Agence conti- nuera à travailler en (très) étroite collaboration avec les autorités nationales de sécu- rité. Pour le matériel destiné à un seul État, les opérateurs et fabricants pourront par ail- leurs toujours s’adresser aux seules autorités de certifica- tion nationales s’ils le souhai- tent. La réforme ne verra cepen- dant pas tout de suite le jour. D’abord parce qu’un délai de trois ans a été prévu avant l’entrée en vigueur des nou- velles règles – et ce délai pourra encore être prolongé d’un an par les États qui le souhaitent. Ensuite parce que le pilier technique du paquet ferroviaire est aujourd’hui tou- jours adossé au pilier poli- tique. Donc pas d’adoption définitive tant qu’il n’y a pas d’accord sur le volet «concur- rence» du paquet ferroviaire. Isabelle SMETS Paquet ferroviaire européen. Accord sur le volet technique Image de synthèse des futures rames Siemens pour le RER Rhin-Ruhr, ici à Cologne. © National Express Cette photo vous plaît? Commandez-la sur www.photorail.fr/viaduc Viaduc de Passy, mars1995 . © Christophe RECOURA/PHOTORAIL La Vie du Rail - 3 juillet 2015 � Les tramways d’hier en France L’ouvrage s’inspire de l’œuvre de François Fontaine pour qui les tramways et les réseaux secondaires sont une vraie passion. La photographie lui a permis de constituer un fonds d’archives dès 1948 : ses images transmettent des scènes vivantes et pleines d’humanité où tout le monde a sa place. C’est d’ailleurs là la singularité de cet ouvrage : on y découvre des villes en tout genre, ses habitants et des coins atypiques à travers les réseaux des tramways. De Versailles à Perpignan, en passant dans une vingtaine de villes, cet ouvrage permet de partir à la découverte de ces véhicules dans les années 1950/1960, qui ont pour la plupart disparu à la fin des ces années-là, lors d’une période de transition avec le bus et le trolleybus. 250 photos inédites. Format : 240 mm x 320 mm - 160 pages. Réf. : 110318 Le tramway à Paris et en Île-de-France (Jean Tricoire ) Ce livre vous raconte l’histoire parfois tumultueuse (et la géographie) d’un mode de transport moderne et efficace au service des villes. Format : 320 x 240 mm. Réf. : 110 190 Les tramways de l’Est lyonnais Jacques Perenon - Robert Chappelet - René Clavaud 264 pages, plus de 370 illustrations (photos anciennes et actuelles, plans, schémas, horaires ...). Réf. : 121026 Les tramways de Grenoble 1858 - 1955 C’est près d’un siècle d’histoire de Grenoble et sa région, tout au long de cette œuvre de 272 pages, illustrées de 534 photos en bichromie, de 68 documents anciens, 20 plans et 5 cartes. Réf. : 121414 Vidéo Tram n° 4 Les tramways d’aujourd’hui en France Angers – Le Mans – Dijon Durée : 70 min. Réf. : 328642 VidéoTram n° 5 Milan en tram Durée : 71 min. Réf. : 328673 Lisbonne en tram “À la place du wattman…” Durée : 85 min. Réf. : 328593 VidéoTram n° 1 Bruxelles en tram Durée: 65 mm. Réf.: 328308 Prenez le tramway pour vos déplacements ; facile et sans stress pour vos découvertes en ville 39 � 30 � 25 � 25 � 30 � 45 � 59 � 69 � NOUVEAUTÉ NOUVEAUTÉ Commandez en ligne sur www.boutiquedelaviedurail.com La Vie du Rail - 3 juillet 2015 � DIALOGUE C ’est le 29septembre 1958 que l’agent expéditeur de Bruay-en-Artois donnait le départ à son dernier train en direction de Lens via Bully- Grenay. À cette époque, c’était l’avènement de l’automobile dans les pays miniers où les mineurs se sont trouvés plus vite motorisés que le reste de la population locale. Des horaires de trains calés à des moments peu favorables ont accompagné la baisse de la fréquentation. Dès l’arrivée de François Mitter- rand, le ministre des Transports de l’époque avait compris la nécessité de relancer le trans- port ferroviaire. Arrivé après la crise pétrolière, Charles Fiterman voulait lutter contre le gaspillage de carbu- rant et contre la pollution: il fal- lait revenir à des solutions de transport plus «écologiques». L’idée était judicieuse, mais il n’a eu le temps que de rouvrir la ligne de Lille à Lens par Don- Sainghin. Cette ligne, empruntée à l’ori- gine par un autorail, est désor- mais utilisée par des trains plus confortables. Dans l’ex-région des mines, la population est si dense que par la route, malgré une relation rapide pour rejoindre Lens, la circulation est intense et acci- dentogène. Pour se rendre à Lille, le Bruaysien est obligé, pour aller prendre le train, de se rendre à Béthune en voiture avec là aussi tous les problèmes liés à ce mode de transport (des frais en plus, une dizaine de kilo- mètres à parcourir, des pro- blèmes de stationnement à Béthune…). Il y a bien des bus, mais il ne faut pas que le train soit en retard car il n’y a plus de correspondance rapide. L’agen- cement de l’ancienne voie des Mines aurait permis de rejoindre Béthune en passant par Gosnay et Fouquereuil, mais ce projet n’a jamais été validé. Ne parlons même pas du pro- blème de la pollution que l’on nous remet à chaque rayon de soleil. Une association de la région, regroupant des élus des communes de Barlin, d’Hersin, de Bully-les-Mines, de Ruitz, de Lens, d’Houdain et de Liévin, des représentants de chemi- nots, d’usagers se sont battus auprès du conseil régional Nord-Pas-de-Calais et du minis- tère des Transports, pour finale- ment ne pas aboutir à quoi que ce soit. À l’heure actuelle, tout projet est enterré. Bruay-en-Artois est devenue Bruay-la-Buissière depuis plusieurs années. Le tracé de la ligne existe toujours, le quartier de l’ancienne gare est réaménagé pour accueillir des entreprises et la gare… des appartements. Peut-être qu’un jour une asso- ciation fera rouler sur cette ligne des trains touristiques. Triste fin tout de même pour cette ligne qui aurait pu servir de moyen de transport pratique pour se ren- dre au stade de Lens, voire au nouveau Louvre à proximité de la gare de Lens. Jean-Georges Leturgie Pour la rubrique courrier des lecteurs adressez vos courriers à: Chantal Blandin, La Vie du Rail - 11, rue de Milan 75009 Paris ou envoyez un e-mail à : [email protected] Sur le bureau du médiateur Vous retrouvez ici l’exposé d’un des cas précis qui, opposant un voyageur à la SNCF, a été arbitré par le médiateur de l’entreprise. Monsieur M.achète un billet Ouigo pour effectuer un voyage entre Marne-la-Vallée et Montpellier le 28mai 2014. Il déclare s’être présenté à l’embarquement plus de 30 minutes avant le départ du train et se serait vu refuser l’accès à bord pour arrivée tar- dive. Il indique avoir racheté des billets pour un autre train et adresse une réclamation au service relations clients Ouigo aux fins d’ob- tenir le remboursement des billets rachetés. Face au refus du service relations clients Ouigo de donner satisfaction à sa demande, Monsieur M.saisit le médiateur SNCF. Il résulte de l’enquête diligentée auprès du personnel chargé de l’accueil en gare de Marne-la-Vallée que les clients sont convoqués 30 minutes avant le départ afin d’avoir le temps nécessaire pour procéder aux formalités d’embarquement et accéder au train dans les meilleures conditions. Pour les retardataires, des boucles de rattra- pages ont été mises en place afin de leur permettre également d’accéder au train, jusqu’à 2 minutes avant le départ. Ainsi, le médiateur SNCF a considéré que Monsieur M.n’avait pu emprunter son train à destination de Montpellier en raison d’une arrivée nécessairement trop tardive et a confirmé la position prise par le service rela- tions clients Ouigo. Accueil embarquement des trains Ouigo Nostalgie. Feu la gare de Bruay-en-Artois La Vie du Rail - 3 juillet 2015  � Définitions L’assurance-vie est le contrat par lequel un assureur s’oblige en- vers un souscripteur à verser à un bénéficiaire un capital ou une rente dans l’éventualité de la vie ou de la mort du sous- cripteur pendant la durée du contrat ou à son terme. Il existe trois types de contrats d’assurance-vie: L’assurance-vie «en cas de vie»: Un capital ou une rente viagère est versé au bénéficiaire s’il est vivant au terme fixé dans le contrat. En cas de décès, le ca- pital investi est perdu sauf si le contrat prévoit une clause «contre-assurance décès». L’assurance-vie «en cas de dé- cès»: Un capital ou une rente est versé au bénéficiaire en cas de décès de l’assuré avant la date indiquée au contrat. En cas de vie, le capital est perdu. Le contrat peut toutefois cou- vrir la vie entière. L’assurance-vie «mixte»: Un ca- pital ou une rente est versé au bénéficiaire s’il est vivant au terme fixé dans le contrat. En cas de décès, un capital ou une rente d’un montant qui peut être différent est versé à un au- tre bénéficiaire défini au contrat. � La souscription Il existe 3 modalités de sous- cription d’un contrat d’assu- rance-vie: • Le contrat individuel: il est conclu directement entre l’as- sureur et le souscripteur. Ce type de contrat permet de né- gocier certaines clauses (par exemple le taux de rendement ou les droits d’entrée) notam- ment en cas de versements fi- nanciers importants. En cours de contrat il est possible d’en renégocier les clauses dans le cadre d’avenants. • Le contrat collectif à adhésion facultative ou obligatoire: il est conclu entre l’assureur et une personne morale chargée de distribuer ce contrat. Le client est seulement adhérent et non plus souscripteur. C’est la per- sonne morale qui négocie le contrat et ses avenants avec l’as- sureur. L’adhérent ne peut pas négocier ou renégocier les clauses lui-même. • Le contrat associatif / ou groupe: il est souscrit par une association d’épargnants. Le client qui adhère au contrat, adhère automatiquement à l’as- sociation. Des frais d’adhésion et de cotisation annuelle à l’as- sociation sont à prévoir. � Les versements Il existe 3 modes de versement possible des primes: • La prime périodique fixe: versement de la prime s’effectue selon une périodicité fixée dans le contrat. En cas de non-paie- ment, le contrat peut être ré- duit ou résilié selon les condi- tions générales. • Le versement libre: le montant des cotisations et les dates de versement sont librement dé- terminés. Un montant mini- mum de versement peut être prévu contractuellement, de même qu’une obligation d’ef- fectuer au moins un certain nombre de versements par an. • La prime unique: un seul ver- sement est demandé, au mo- ment de la souscription du contrat. � Les supports Les contrats d’assurance-vie peuvent reposer sur divers sup- ports: • Le contrat en euros: le mon- tant versé en cas de sinistre est chiffré en euros ou en pour- centage de participation aux bénéfices avec un minimum d’intérêt garanti. Les primes versées sont investies dans des placements sans risque (essen- tiellement des obligations fran- çaises). En principe, le rende- ment obtenu une année donnée est définitivement ac- quis à l’assuré même si l’année suivante est moins bonne. Il s’agit de l’effet cliquet. • Le contrat en unités de compte: le montant versé n’est pas chif- fré mais renvoie à des unités de compte, à savoir un nombre d’actions ou de parts investies sur le marché des devises, va- leurs mobilières ou immobi- lières comme les actions, Sicav ou FCP. L’assureur s’engage sur le nombre d’unités de compte et non sur leur valeur qui dé- pend du marché. Ces place- ments sont donc à risque. • Le contrat multisupport: montant versé comporte des supports libellés en euros et des supports libellés en unités de compte. L’assuré choisit la part de l’épargne investie sur chaque support selon l’objectif d’épargne recherché et la part de risque accepté. • Le contrat NSK (investis en ac- tions): créés par la loi de fi- nances pour 2005, ils doivent comporter 30% d’actions et 10% de titre à risques Tous les contrats supportent les prélèvements sociaux mais sont exonérés d’impôt sur le revenu au-delà de huit ans de détention. VOS DROITS Assurance-vie: les éléments communs aux différents types de contrat BON À SAVOIR Pour aider tout intéressé à se poser les bonnes questions avant la souscription d’une assurance-vie, le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a édité un questionnaire. Il est disponible à l’adresse: http://www.banque- france.fr/ccsf/fr/infos_prat/te lechar/ear/epargassuretr.pdf L a journée du 25avril 2015 restera gravée à vie dans la mémoire des bénévoles de l’as- sociation Au Népal un village une amitié en marche (An- vam). Ce jour-là, son président Jean-Claude Raimbault, ancien professeur de physique au lycée LaFayette de Clermont- Ferrand, était présent au Népal avec six autres touristes fran- çais et tous ont vécu le séisme qui frappa le pays. Un séisme si puissant (magnitude 7,8 sur l’échelle de Richter) qu’il tua plus de 8700 personnes, dé- truisit des régions entières du pays et fit se déplacer le mont Everest de plusieurs centi- mètres! Après la catastrophe, l’inventaire des dégâts humains et matériels fut terrible, comme l’ont montré les médias du monde entier. L’école est à terre, les maisons en miettes Ces Français n’étaient pas ve- nus uniquement pour faire du tourisme, mais dans un but bien précis: visiter le dispen- saire que l’association avait fi- nancé récemment. «En vingt ans, nous avons bâti deux écoles et une passerelle métallique dans le village de Basa Rapcha, dans l’est du pays. Le but de ce voyage, le douzième, était de vérifier les installations et d’envisager la suite.» Un avenir compromis, car il va d’abord falloir recons- truire ce qui avait été patiem- ment bâti. «L’école secondaire, qui accueillait près de 500 en- � La Vie du Rail - 3 juillet 2015 LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS LVDR LA VIE DES ASSOCIATIONS Humanitaire. Le Népal année zéro Suite au séisme dévastateur qui a frappé le Népal le 25avril, suivi de plusieurs répliques, des appels à la solidarité ont été lancés en faveur des habitants, dont ceux du village de Basa Rapcha. Tout ou presque est à reconstruire. Au Népal, le séisme du 25avril a été dévastateur. Ici, le village détruit de Basa Rapcha (dans l’est du pays) que soutient l’Anvam. fants, a été partiellement détruite et il faut la reconstruire. Par mi- racle, le premier séisme a eu lieu un samedi, lorsque les classes étaient vides. Mais les maisons ont été endommagées et on dé- plore deux morts. Nous avons quitté le Népal le cœur serré, nous étions partagés entre le soulage- ment du retour en France et la culpabilité de laisser nos amis dans une situation chaotique.» «À Basa Rapcha, une trentaine de maisons ont été démolies», commentent Jacques Lefèvre et Pascal Caille, cheminots et ad- hérents de l’Anvam. «Après le premier séisme, les habitants avaient commencé à reprendre les choses en main. Mais ils ont subi une réplique (magnitude 7) le 12mai et une autre le 11juin, et leur moral a été sérieusement atteint. Ils sont désemparés et en plein stress psychologique, au point que début juin, ils étaient toujours incapables de nous défi- nir leurs urgences et de nous chif- frer leurs besoins.» À l’Anvam, on fait dans le concret Loin de baisser les bras, les bé- névoles de l’Anvam en appel- lent à la générosité. «L’avantage de notre association, c’est sa taille. Elle est petite, sans aucun frais de structure. L’Anvam fait dans le concret. Aujourd’hui, les enfants ont besoin de retrouver leur école: nous sommes là pour les aider!» Dans ce but, l’association a lancé une opération de collecte de fonds. Début juin, 4000euros avaient été re- cueillis en l’espace de deux mois, «mais il en faudrait da- vantage pour aider à reconstruire l’école et les habitations des villa- geois», explique Jacques Clu- chat, membre de l’association. Face à l’ampleur de la catas- trophe, l’aide internationale des grandes ONG a afflué, l’aéro- port de Katmandou s’est re- trouvé encombré de colis. «Mais hélas, le village est en al- titude, très isolé, et il n’y a pas de moyens adaptés pour acheminer les colis. De nombreuses régions reculées ne recevront rien, d’au- tant que localement, trafics et cor- ruption sont comme un fléau sup- plémentaire. Dans l’immédiat, nous ne pouvons accompagner les villageois que moralement, par e-mail, en leur montrant que nous pensons à eux, en leur pro- posant quelques idées pour les in- citer à redémarrer et alors inter- venir selon leurs décisions avec nos moyens. Nous incitons aussi nos adhérents à se rendre au village dès que la mousson sera terminée pour apporter une pré- sence physique et un peu d’acti- vité, car pour nos amis népalais, le tourisme est la seule richesse.» – «Qu’allez-vous faire, maintenant?» – «Reconstruire, bien sûr!», répondent les habitants avec un sourire. Les habitants sont courageux et ils relèveront leurs ruines sans attendre des aides gou- vernementales hypothétiques. «Ils ont besoin de toute notre aide pour définir les priorités afin de leur apporter l’indispensable petit «plus».» Le chantier est de taille. «Dans l’école secondaire, qui accueillait plus de 400 élèves, les classes de- vront être reconstruites, mais en mode antisismique pour la sécu- rité des enfants. Le bâtiment du dispensaire a globalement résisté, mais il faut réparer la toiture et plusieurs cloisons», détaillent Jacques Lefèvre et Pascal Caille. Seul accès au village, la passe- relle métallique, elle, a été fort heureusement épargnée. « Actuellement, la population a reçu une aide gouvernementale d’urgence: une bâche en plastique et l’équivalent de 70 par foyer. Mais c’est la mousson et la popu- lation vit dans des conditions mi- sérables sous des tentes précaires faites de bâches. L’école a repris dans des classes provisoires: des bâches plastiques sur une ossa- ture en bambou. Plus grave, une partie de la récolte vivrière a été détruite par les glissements de ter- rain ou les chutes de pierres. Il faut reconstruire les murs de sou- tènement des terrasses détruites afin de pouvoir cultiver à nou- veau mais, avec les pluies abon- dantes dues à la mousson, le ra- vinement n’est pas exclu et la po- pulation risque donc de manquer de nourriture la saison pro- chaine.» Pour résumer, l’aide d’urgence est nécessaire «mais, pour rester fidèle aux principes de notre association, notre aide sur le long terme doit être réalisée en concertation avec nos amis en fonction des urgences qu’ils auront définies. C’est dans ce contexte que l’assemblée générale, qui a eu lieu le 6juin, a décidé, grâce aux premiers dons reçus à l’Anvam, de provisionner une aide d’urgence: celle-ci pourra être débloquée rapidement, voire augmentée de 50% au fur et à mesure des besoins et de nos moyens, sous réserve de mainte- nir nos engagements sur le long terme.» Anne JEANTET-LECLERC Contact: Anvam, «Au Népal un village une amitié en marche». Les dons sont à adresser à la trésorière: Gisèle Bonnet, La Roche, 63400 Brousse (la prévenir au préa- lable par courriel: chevrerie-de- [email protected]) Site Web: www.amitie-rapcha-nepal.fr La Vie du Rail - 3 juillet 2015 � Pour accueillir les élèves du village, de simples bâches maintenues par des bambous, en attendant que l’école soit reconstruite. L a Maison d’Izieu (photo ci-contre) de Roger Maloberti (Amiens), qui retrace avec émotion la rafle de 44 enfants juifs et de leurs éducateurs en avril1944, a remporté le concours de cinéma- vidéo de l’ UAICF LVDR n° 3522). Le deuxième au classement, Sur les traces du pirate de Bernard Prouteau (Paris-Nord), nous entraîne à la re- cherche d’un aventurier en Indochine. Quant au troisième, Sur les traces de Jules Verne de José Stark (Lille), il évoque la vie de l’auteur de 20000 lieues sous les mers et de Michel Strogoff à travers ses écrits et ses demeures successives. Contact : www.uaicf.asso.fr LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS  La Vie du Rail - 3 juillet 2015 LE COUP DE CŒUR � Vernon Subutex De Virginie Despentes (Grasset ). ROMAN. Vernon Subutex est un disquaire vieillissant que la crise a jeté à la rue. Pour ce libertaire en déroute, c’est une descente aux enfers qui commence… Virginie Despentes (Prix Renaudot 2010 pour Apocalypse bébé ) nous raconte avec beaucoup de colère et de talent la France d’aujourd’hui. ET AUSSI… • AIETÉ ROMAN. À la naissance de ses deux enfants, Louise, femme- enfant qui approche de la quarantaine – le double littéraire de l’auteur –, a du mal à prendre de la distance avec sa propre enfance. Justine Lévy (Stock) • ADORE ORK ROMAN. Trahie par son fiancé le jour du mariage de sa meilleure amie, Angela, revêtue de sa robe de demoiselle d’honneur, s’enfuit à New York. Une comédie romantique très sympathique. Lindsey Kelk (Milady) • AFFAIRE ENDRILLON POLAR. Un bon roman policier écrit à quatre mains, par la reine du best-seller et Alafair Burke sur le thème des sectes et des technologies de pointe. On y retrouve les personnages du Bleu de tes yeux.Mary Higgins Clark (Albin Michel) • HASSEAUTRÉSOR POLAR. Une nouvelle enquête du commissaire Montalbano à Vigata, en Sicile. Elle commence par l’arrestation d’un couple de septuagénaires bigots, qui tirent depuis leur immeuble sur les habitants. Andrea Camilleri (Fleuve éditions) • AISERSDUSOLEIL DOCUMENT. Dans cette autobiographie écrite avec beaucoup de spontanéité, la comédienne Marlène Jobert revient sur sa carrière d’actrice et ses grands rôles dans le cinéma des années 1960 et 1970. Marlène Jobert (Plon) Tout au long de l’année, la BCPC reste à votre écoute pour vous conseiller pour vos lectures. Tél.: 0143455419 E-mail: [email protected] Site Internet: www.bcpc-ccecheminots.com Pour emprunter ces livres: BCPC, 140, rue de Bercy, 75012 Paris. Tél.: 01 43 45 54 19. La sélection de la Bibliothèque centrale de prêt par correspondance du CCE Concours cinéma-vidéo . La maison d’Izieu , Jules Verne et le pirate Le 12 juillet, messe à Brétigny-sur-Orge L’Union catholique des cheminots français (UCCF) organise une messe ouverte à tous, le dimanche 12 juillet à 11h, en l’église Saint-Paul de Brétigny- sur-Orge, en mémoire des victimes de la catastrophe ferroviaire de juillet 2013. L’église se trouve à l’angle de l’avenue Roger Chambonnet et de la rue Maurice Boyau. � Rens.: UCCF, 15 Bd du Temple, 75003 Paris. 01 42 72 66 64. Courriel : [email protected] Site Internet : http://uccf.nat.cheminots.free.fr À Limoges, Vacarm’ joue avec les mots Mêler lectures, poésies, contes, chansons et jeux: c’est l’activité de l’association Vacarm’, l’acronyme de Voyager avec les cheminots amateurs de la résonance des mots. À Limoges, où l’association, affiliée à l’UAICF, est située, les soirées cabaret de Vacarm’ rencontrent un vif succès, «de même que notre participation à des fêtes populaires, spectacles, concerts et cafés littéraires», précise le président Loïc Le Diuzet. Le dernier thème, choisi pour le cabaret Vacarm’ de mars 2015a été les années 1960, soit les années yéyé. Pierre FOURCHAUD � Contacts: Loïc Le Diuzet, 0633880333. Erratum bis. SOS Voyageurs Marseille Une nouvelle erreur s’est glissée dans LVDR n° 3523 concernant l’association SOS Voyageurs à Marseille (www.sosvoyageurs.net), présidée par Anne-Marie Salles. En 2014, c’est à 77,50 % de voyageurs (et à 22,50 % de voyageurs) que l’antenne marseillaise a rendu service. La Vie du Rail renouvelle ses excuses aux intéressés ainsi qu’à ses lecteurs. Partez en randonnée avec l’ATC Les sections parisiennes de l’Association touristique des cheminots vous donnent rendez-vous en gare pour partir en balade dans les environs de Paris. � dans l’Eure : en forêt de Bizy, boucle autour de Vernon, le 30juillet (17 km, +/- 235 m). Départ de Paris-Saint Lazare : 8h20 (train Intercités 13103, tarif GL). Retour par le TER 5004. Rens. : 06 14 57 59 02. � dans le Loiret : boucle au départ de Briare, le pont-canal, le 4 août (16 km). Départ de Paris-Bercy : 7h15 (train à réservation obligatoire), chacun se munira de ses billets et réservations. Rens : 06 98 64 59 39. � dans l’Eure-et-Loir : la vallée de l’Eure, de Saint-Piat à Maintenon, le 8 août (17 km). Départ de Paris- Montparnasse : 8h09 (dir. Chartres). Rens : 06 03 83 19 78. � Contacts: Paris Île-de-France Nord, 01 46 07 56 65 ou 01 58 20 55 29. Paris-Sud : 01 43 07 42 42. LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS  La Vie du Rail - 3 juillet 2015 FGRCF. Réunion d’information à Chantilly Pour toucher un maximum d’adhérents, la section de Creil-Nogent de la FGRCF décentralise ses réunions. Après Estrées-St-Denis et Pont-Ste-Maxence, c’est à Chantilly que, le 21avril, Jean-Claude Lefèvre et Guy Duffau ont accueilli Jacky Vasset, président de l’Union Nord, venu faire une intervention face à environ 150 adhérents, dont sept nouveaux. Parmi les thèmes abordés: la mensualisation des pensions, le réexamen du maintien des prestations non pérennes de la CPR, et la suppression de la prestation Optique à compter du 31août 2015. Edwige Hoffman, conseillère en économie sociale et familiale, a précisé le rôle de l’Action sociale de la SNCF envers les veuves et les retraités (APA, séjours temporaires…). Abel DEHUT � Contacts: 0344734186. FGRCF. Rendez-vous successifs dans la Drôme Le 1 avril, à l’occasion de l’assemblée générale de la section de Montélimar de la FGRCF, Monique Leydier, présidente, avait invité Pascale Germain, animatrice, à faire une intervention. Celle-ci, venue de Lyon, a apporté aux adhérents les dernières informations sur les retraites et les acquis sociaux liés au statut cheminot. Le rendez-vous suivant pour les adhérents était la journée champêtre à Valaurie (Drôme) en juin. FGRCF Nancy. Les cheminots retraités inquiets La section FGRCF de Nancy, qui compte 515 adhérents, s’est réunie en assemblée générale le 16avril, à Essey-lès-Nancy. Le président René Xemar a rappelé les objectifs de la fédération, à savoir: défendre, aider, informer et être solidaire. Puis, après les interventions de Marcel Félix, président délégué Est, et Pierre Pierorazio, responsable régional Lorraine, Jacques Pastorello, président fédéral, a abordé différents thèmes qui sont source d’inquiétude pour les cheminots retraités: les contrats d’assurance Generali, le recrutement d’adhérents, «surtout par le bouche-à-oreille», la mensualisation des pensions dès janvier2016, les prestations spécifiques non pérennes de la CPR, les facilités de circulation, ainsi que le prochain congrès fédéral à Tours les 20 et 21octobre 2015. � Contacts: René Xemar, 0383982420. [email protected] Refuge des cheminots. Randonnée en Savoie et en Isère L e 21avril fut une journée bien remplie pour les randonneurs Refuge des cheminots à Gre- noble. Parti au fort Rabot, d’où trois massifs montagneux sont vi- sibles – celui du Vercors, la Chartreuse, la chaîne de Belle- donne –, le groupe a poursuivi sur le GR9, vers le massif du mont Jallat (635m), puis du mont Rachais (1046m). Le re- tour s’est effectué en limite do- maniale, où les cordes n’étaient pas de trop pour se tenir! De l’aventure, oui, mais pas ques- tion de prendre de risques. Randonnées chaque mardi en fonction de la météo. Contact: MmeLaurent-Guy, Contact: 0479840213, [email protected] E n plus de petites réunions à thème impromptues, l’amicale Les Retrouvailles , qui regroupe d’anciens contrôleurs des ECT du Nord-Est, organise deux grandes sorties par an, l’une au printemps, l’autre à l’automne. Pour septembre, elle propose une balade dans le pays du cris- tal et des verreries d’art (ex.: La- lique) à Wingen-sur-Moder, Meisenthal, Saint-Louis. L’ami- cale, basée à Strasbourg, invite les anciens collègues de Stras- bourg, Nancy, Metz, Reims, Pa- ris-Est, Lille et même Dijon, à la rejoindre. Jean-Pierre LABOUREUR Contact: Richard Duchêne, 0683337434. E-mail: Richard.duchene@ club-internet.fr L’amicale Les Retrouvailles au pays du cristal Abel Dehut La Vie du Rail - 3 juillet 2015 � Voyages et randonnées avec l’ATC Limoges Après un séjour randonnée à Hendaye en mai, la section de Limoges de l’Association touristique des cheminots - Routes du monde a choisi la prochaine destination: Albi et sa région, en octobre. De plus, la randonnée pédestre dans le Limousin continue d’être proposée. Pierre FOURCHAUD Permanence le jeudi de 16h30 à 18h au 36 rue Suzanne-Valadon. Tél.: 0555795198. Courriel: [email protected] Repas champêtre et dernier train Le 30mai à Jujurieux, l’Amicale des agents de conduite d’Ambérieu-en-Bugey a apprécié le repas champêtre préparé par Jean-Pierre, entouré de Marie-Pierre, Mireille, Armelle, ainsi que le poème de Monique sur le thème de la Fête des mères. Tous devaient se retrouver de nouveau le 20juin à 10h53 précises, en gare d’Ambérieu, pour le dernier train de l’un des leurs, Yvon Bablon. L’URR-TE CFDT Bourgogne se réunit Le 19mai à Dijon, les retrai- tés des transports et de l’environnement CFDT de Bourgogne se sont réunis en assemblée générale en présence de Michel Boileau, président de l’UFR FGTE CFDT, et de Pascal Bally, membre de l’exécutif de la FGTE CFDT. Après approbation des rap- ports d’activité et financier, les débats ont été engagés sur les orientations propo- sées aux participants. Composition du bureau: André Guérillot, président, Gérard Riger, secrétaire général, Daniel Moreau, tré- sorier. Bernard CERCLEY Roger Guégan est décédé le 8avril à l’âge de 84 ans. Embauché à la SNCF, au service électrique, il effectuera un bref passage à Sotteville avant de rejoindre la section Équipement de Paris-Montparnasse. Après avoir été contrôleur des installations électriques, il a cessé ses fonctions en 1986 à DV3 de Paris-Montparnasse avec le grade d’inspecteur. Un hommage lui a été rendu à la salle des fêtes de Trémel. Jean Piquet est décédé le vendredi 25avril à l’âge de 86 ans. À l’issue de sa scolarité, il est entré à la SNCF au service Voies et Bâtiments de L’Isle-sur-le-Doubs. Il a fait valoir ses droits à la retraite en 1983. Il avait servi dans les troupes coloniales en Indochine et en Algérie. Ses obsèques religieuses se sont déroulées à L’Isle-sur- le-Doubs. Jacques Tissot Jean-Pierre Malbrun est décédé le 28avril dans sa 78 Après avoir exercé quelques «petits boulots», il entre à la SNCF à la section d’Épinal. Il y effectue toute sa carrière en tant qu’agent de la voie et fait valoir ses droits à la retraite en 1995. Ancien combattant de la guerre d’Algérie, il fut également le président de l’Amicale des gens du voyage. Ses obsèques ont été célébrées en l’église de Darnieulles. Yvette Trébuchet CARNET ILS NOUS ONT QUITTÉS La Vie du Rail adresse ses sincères condoléances aux familles et aux amis des agents disparus. André Debril est décédé le 28avril dans sa 90 année. Il débute comme élève- bureau en gare de Bourbourg en 1942, et est commissionné facteur enregistrant à Gravelines en 1943. Il gravit successivement les échelons en passant par les résidences de Lille, Dunkerque-Port, Valenton, pour terminer avec le grade de chef de service mouvement principal hors classe en 1980. En 1942, il était entré dans la Résistance (réseau Voix du Nord) et a participé au sabotage de convois allemands. Il fut également receveur de la section locale de la Fédération générale des retraités des chemins de fer de France et d’outre- mer (FGRCF), correspondant de la section Nord-Est de l’Union sportive des cheminots de France (USCF), membre actif de l’Association sportive des cheminots Creil-Nogent football et du Club de l’amitié des cheminots retraités de Creil-Nogent. Ayant consacré une grande partie de sa vie au bénévolat, il avait été récompensé en étant médaillé d’honneur (argent et or) USCF, médaillé Fédération départementale de la jeunesse et des sports, et, sur décision ministérielle, médaillé de l’ordre national du Mérite. FGRCF. Blainville - Damelevières, Lunéville et environs La section Blainville-Damelevières, Lunéville et environs de la Fédération générale des retraités des chemins de fer (FGRCF), présidée par Michel Mathieu, a reçu Jean-Pierre Kowac, vice-président fédéral, venu évoquer des sujets sensibles, liés pour beaucoup à l’évolution des régimes de retraite. La section, qui sera représentée au congrès fédéral en octobre à Tours, tient des permanences à Damelevières, Mont-sur- Meurthe, Dombasle et Lunéville. Jean-Pierre LABOUREUR Pierre Fourchaud
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