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La Vie du Rail hebdo n°3508

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3508 27 février 2015 HEBDOMADAIRE FRANCE 2,50 Remède de choc pour les Intercités Stratégie La SNCF prend la voie de la transformation digitale Transport urbain La productivité en baisse � La Vie du Rail - 27 février 2015 D ans le rapport dévoilé le 4février sur son site par La Vie du Rail , les auteurs met- tent à plat la situation inquié- tante de ces trains déficitaires que ni la SNCF ni l’État n’ont réussi à redynamiser. Ils ta- clent avec sévérité la «réforme en trompe-l’œil» de 2010. Cette année-là, en effet, l’État est devenu l’autorité organisa- trice des trains d’équilibre du territoire et a passé une convention avec la SNCF pour qu’elle les exploite. Pour la Cour des comptes, la nouvelle organisation mise en place en 2010 «n’a pas changé grand-chose». Jusqu’à cette date, c’était la SNCF qui fi- nançait ces trains déficitaires en ponctionnant une partie des recettes des lignes à grande vitesse, alors florissantes. De- puis, c’est toujours la SNCF qui finance, pour l’essentiel, mais via un habillage compta- ble habile qui consiste à lui faire payer des taxes ferro- viaires servant elles-mêmes à alimenter un compte affecté au financement des TET. Au- trement dit, la SNCF reprend d’une main ce qu’elle donne de l’autre. «Le dispositif ne ré- pond pas aux objectifs fixés. Il est même caricatural en matière d’incitation à la qualité de ser- vice», commente le rapport. En 2014, le déficit s’est élevé à 309millions. Il était de 210millions en 2011. Les pertes s’accroissent tandis que l’activité TGV, censée alimenter le système, est en pleine ré- gression. «Le déficit d’exploita- tion des TET va représenter un poids de moins en moins suppor- table pour la SNCF», estime la Cour des comptes qui affirme que «ce statu quo n’est plus possible». Selon elle, la seule solution pour réduire «substantielle- ment» le déficit des TET ne peut passer que par une ré- duction de l’offre. «Dans cette perspective, la question devra être posée du maintien de cer- taines lignes, radiales ou trans- versales, dont les trains présen- tent sur certains tronçons des taux de remplissage inférieurs à 30% et des taux de subvention- nement élevés», écrit-elle. Autre critique formulée, les TET sont un véritable fourre- tout où l’on trouve aussi bien des Corail, des Intercités sans réservation, des Téoz à réser- vation obligatoire que de poussifs trains de nuit. Le tout exploité sous l’appellation In- tercités, représentant au- jourd’hui une bonne trentaine de lignes empruntées quoti- diennement par quelque 100000 voyageurs. Dans ce mélange des genres, les missions peuvent se confondre ou s’imbriquer les unes aux autres. Certains TET, explique la Cour, effectuent en réalité des missions de TER, ou bien deviennent des TER sur certains tronçons, comme c’est le cas par exemple sur les lignes Paris - Nevers, Paris - Mulhouse ou Hirson - Metz à certaines heures. «Il est en dé- finitive difficile de trouver une lo- gique dans le fait par exemple que Paris - Cambrai et Hirson - Metz sont des lignes TET tandis que Paris - Bar-Le-Duc et Lille - Rouen sont des lignes TER», re- lève le rapport. Pour le gardien des finances publiques, «la logique écono- mique pousse à une clarification de l’offre des TET qui devrait être recentrée sur les liaisons de moyenne distance comportant peu d’arrêts intermédiaires et sur Intercités. La Cour des comptes recommande la refonte du réseau Dans un rapport sur les trains d’équilibre du territoire (TET), la Cour des comptes recommande d’en réduire le nombre, d’en transformer certains en TER et de mettre des cars à la place des trains sur certaines liaisons très déficitaires. Selon la Cour des comptes, la seule solution pour réduire le déficit des TET ne peut être qu’une réduction de l’offre Les TET sont un véritable fourre-tout où l’on trouve aussi bien des Corail, des Intercités sans réservation, des Téoz à réservation obligatoire que de poussifs trains de nuit. PROJECTEUR  La Vie du Rail - 27 février 2015 J. A.: Le projet de loi sur la libéralisation du transport par autocar, c’est la cerise sur le gâteau! Nous sommes favo- rables au principe même de la libéralisation. Mais puisque le législateur est en train d’ex- pliquer que les régions doi- vent avoir une compétence accrue dans le domaine des transports, nous demandons à être pleinement responsa- ble de l’organisation de la mo- bilité sur le territoire régional. Au nom de notre légitimité ti- rée du suffrage universel. Or, les liaisons par autocar vont effectivement venir concur- rencer directement les TER et les transports interurbains. Nous, élus, avons un rôle de garant de l’égalité d’accès à la mobilité. C’est pourquoi nous sommes favorables à l’instau- ration d’un seuil pour régu- ler les ouvertures de lignes routières d’au moins 250km et non 100km comme l’a présenté l’Assemblée natio- nale. Nous voulons être libres d’autoriser – ou pas – les au- tocars, sachant que nos déci- sions pourront être contestées auprès de l’Araf qui devrait devenir l’instance de recours. Et, au-dessus de l’Araf, les tri- bunaux administratifs pour- ront être saisis. J’envisage aussi de réunir les transporteurs routiers pour voir comment on peut s’orga- niser pour être dans une lo- gique de complémentarité. S’il n’y a pas un minimum de ré- gulation, le système va non seulement libéraliser les initia- tives privées mais aussi et sur- tout déréguler tout le disposi- tif de conventions mis en place. Ceux qui ont préparé le texte de loi l’ont fait de façon idéologique. Ils ont fait confiance aux experts. Dans une démocratie, il est bon d’entendre les élus. LVDR: Vous vous battez aussi sur la question de la li- berté tarifaire. J. A.: Les députés ont voté pour la liberté tarifaire, alors que l’État ne le souhaite pas. L’État veut continuer à fixer les tarifs sociaux et les abonne- ments. Nous avons entamé des discussions avec Alain Le Vern sur cette question pour arriver à une simplification des tarifs. Actuellement, il n’y a pas moins de 1400tarifs dif- férents! Il y a donc un grand chantier à mener dans ce do- maine. Nous pensons que le décideur, c’est-à-dire l’autorité organisatrice, doit être maître de ses tarifs et de ses recettes. Propos recueillis par Marie HélènePOINGT Selon Jacques Auxiette, le Régiolis et le Regio 2N, adaptés par leur constructeur, devraient être retenus pour les TET. Ici, le Régiolis des Pays de la Loire. (c) Alstom Transport « Ce qui me semble le plus important, c’est qu’il y ait enfin une réflexion sur l’aménagement du territoire français. Et que ce débat se fasse devant le Parlement» Jacques Auxiette � PROJECTEUR La boutique de Bon de commande page 49 Retrouvez tous nos produits à La Boutique de La Vie du Rail - Gare Saint-Lazare, niveau quais, 13, rue d’Amsterdam - 75008 Paris Ouverture : du lundi au vendredi de 7h30 à 20h00 - le samedi de 9h00 à 20h00 Commandez en ligne sur www.boutiquedelaviedurail.com LES DECAUVILLE Tome 1 L‘histoire d’une réussite sociale Comment une famille d’agriculteurs de la région parisienne a-t-elle pu passer de la culture de la betterave à la fabrication de chemins de fer ? Comment les Decauville sont-ils devenus de grands notables en devenant maires puis sénateurs et en étant décorés de la Légion d’Honneur ? C’est cette incroyable épopée que ce livre se propose de retracer grâce à un véritable travail de recherche historique. Réf. : 140185 Tome 2 Au service de la Grande Guerre Dès la fin du XIX siècle, le matériel ferroviaire “Decauville” était utilisé par le gouvernement français, mais aussi par différents gouvernements étrangers, à des fins militaires. De quelle manière les Decauville se sont-ils mis au service de la France pendant la Grande Guerre ? C’est cette histoire trop souvent méconnue que l’auteur se propose de vous faire découvrir dans cet ouvrage. Réf. : 140186 NOUVEAUTÉ NOUVEAUTÉ COFFRET TGV LA POSTE LIVRÉE D’ORIGINE JOUEF HJ 2209 Époque IV, échelle : HO 1/87. Coffret de 4 éléments : 1 motrice, 1 fausse motrice et deux voitures d’extrémité. Châssis métal. Volant d’inertie. Feux avant /arrière : blancs/rouges réversibles. Longueur hors tampons : 1017 mm. Réf. : 230501 260, 25 NOUVEAUTÉ n° 22 : Les locomotives électriques BB 7200 / 15000 / 22200 Réf : 328664 n° 23 : Les locomotives Diesel 72000 et 72100 Réf. : 328672 n° 24 : Les locomotives électriques CC 6500 et 21000 Un film de Fabrice Lanoue Ce film de la collection Locovidéo retrace la fabuleuse carrière de la plus mythique des locomotives électriques françaises : la CC 6500. La première partie montre la construction par Alsthom de la série des 74 machines à courant continu et de leurs 4 sœurs bicourants, les CC 21000. La seconde partie du film illustre la tentative d’exportation des CC 21000 aux États-Unis et la vente de dérivées des 6500 au Maroc et en Yougoslavie. Pack de 2 DVD. Durée 2h40 ! Réf. : 328676 Collection Locovideo La grande encyclopédie des locomotives françaises Thierry Leleu Cette encyclopédie répertorie tous les matériels de la SNCF, ceux des compagnies privées ou étrangères opérant en France, ainsi que les versions exportées. Chaque type de machine fait l’objet d’une fiche descriptive, illustrée. ouvrage de 168 pages, au format 24 x 32 cm. Volume 1 Le premier album est consacré aux locomotives, locomoteurs et locotracteurs Diesel circulant ou ayant circulé sur le réseau national français. Réf. : 121228 NOUVEAUTÉ Volume 2 – Les autorails Le second album est consacré aux autorails circulant ou ayant circulé sur le réseau national français. Réf. : 121350 � La Vie du Rail - 27 février 2015 ACTUALITÉS L e transport public urbain doit abaisser ses coûts et augmenter le prix des billets, estime la Cour des comptes qui a analysé, dans le cadre de son rapport public annuel pré- senté le 11février, les données du transport public urbain dans 17 agglomérations re- présentant 11,1millions d’ha- bitants (hors Île-de-France). Elle pointe aussi les conditions de travail qui ont été accordées aux salariés du secteur, au dé- triment de la productivité. La Cour reprend les constats établis ces dernières années par le secteur: les périmètres de transport urbain ont crû de 40% entre2008 et2013, avec pour résultat « une explosion du coût du kilomètre marginal » Dans le même temps, les col- lectivités se sont montrées plus que réticentes à augmenter les tarifs, rappellent les auteurs du rapport qui donnent plusieurs exemples. Ils citent notam- ment Toulon « où les tarifs n’ont pas augmenté depuis 2007 et où la non-répercussion de la hausse de la TVA a engendré un coût supplémentaire pour la col- lectivité de 0,5million d’euros pour l’année 2014 » Selon la Cour, il faut augmen- ter sensiblement la contribu- tion des usagers au finance- ment du service. alignement de la contribution des usagers au financement du ser- vice sur celle des entreprises né- cessiterait d’augmenter d’environ 10 points le taux de couverture moyen des dépenses par les re- cettes commerciales » , estime- t-elle. Rappelons que ce taux de couverture est en moyenne de 28,6% seulement, allant même de 18% pour les ré- seaux de moins de 100000 habitants à 36% pour ceux de plus de 400000 habitants et dotés de transports en com- mun en site propre (TCSP). L’autre remède proposé par la Cour passe par la restructura- tion des réseaux et le dévelop- pement de modes alternatifs. En clair, il faut densifier et sim- plifier le réseau en centre-ville « en évitant les doublons de lignes et en adaptant les horaires de passage à la fréquentation » mais aussi supprimer, en péri- phérie, « les lignes trop peu fré- quentées en les remplaçant par une offre de services moins oné- reux » . La Cour cite le trans- port à la demande, la promo- tion du covoiturage, la création de parcs relais ou de pistes cy- clables, qui pourraient s’y subs- tituer. La gardienne des fi- nances publiques appelle également à des choix clairs en faveur de transports publics at- tractifs, ce qui passe par l’arrêt des politiques accommodantes vis-à-vis des automobilistes. Les entreprises de transport pu- blic ont aussi leur part de res- ponsabilité dans les difficultés de ce secteur qui offre « les ca- ractéristiques d’un marché oligo- listique » avec deux opérateurs principaux, Keolis et Transdev, rappellent les Sages. D’où, es- timent-ils, « un déséquilibre des relations entre délégants et délé- gataires » . Et des entreprises dé- légataires qui « sont peu incitées à améliorer leurs performances » Les pénalités de retard sont ra- rement appliquées et les infor- mations transmises par l’opé- rateur « ne permettent pas toujours à l’autorité délégante d’exercer un contrôle efficient » La Cour critique enfin le poids des charges de personnel. « L’évolution des dépenses d’ex- ploitation est fortement corrélée à celle de la masse salariale » . La durée moyenne hebdomadaire du travail est inférieure à 35heures dans un tiers des en- treprises représentant plus de 40% des salariés de la branche, calcule-t-elle. Le secteur se ca- ractérise de plus par un taux d’absentéisme important: il s’élève à plus de 25 jours par an et par salarié depuis 2010. Enfin, le rapport note que la productivité du personnel a eu tendance à régresser. « D’après l’UTP, cela s’expliquerait princi- palement par l’allongement et la dispersion des lignes desservies pour les réseaux de moins de 100000 habitants et par la dé- térioration de la vitesse commer- ciale dans les autres réseaux » La Cour estime de son côté que « les politiques accommo- dantes suivies en matière de temps de travail et de rémunéra- tions n’ont pas permis de les ab- sorber » M.-H. P. Transport urbain. La productivité en baisse Dans son rapport public annuel présenté le 11février, la Cour des comptes a analysé les données du transport public urbain. La Cour prescrit l’augmentation des tarifs acquittés par les usagers. Et s’inquiète de la faible productivité du travail. Le tram de Lyon, visé comme d’autres par les critiques de la Cour des comptes. © Alstom Transport La Vie du Rail - 27 février 2015 � « U ne inquiétude vient de la Ville de Paris et de sa volonté ou non de financer le projet» . Pierre Serne, vice-président du conseil régional d’Île-de- France, chargé des transports et des mobilités, s’impatiente. Le prolongement d’Eole à l’ouest, qui doit coûter en tout 3,3milliards d’euros, est ins- crit dans le projet de contrat de plan État-Région 2015- 2020 pour 1,75milliard. C’est le plus gros poste, et de loin, de ce projet de CPER qui pré- voit 7,5milliards d’euros pour son volet mobilité et qui doit être présenté les 12 et 13fé- vrier à l’assemblée plénière du conseil régional. Or, à propos de ce prolongement, une ru- meur insistante veut que s’im- pose un phasage à l’envers. Au lieu d’ouvrir comme prévu en 2020 le tunnel de Saint-Lazare à Nanterre-La Folie puis, dans la continuité, de livrer en 2022 la ligne rénovée jusqu’au Man- tois, on serait amené, faute de financements, à rénover pour commencer la ligne classique de Mantes à Nanterre et à re- mettre le tunnel à plus tard. Hypothèse aberrante. Le pro- longement d’Eole est en grande partie destiné à soulager la ligne A du RER, ce qui fait du tunnel Haussmann-Saint- Lazare - Nanterre une priorité. Cette hypothèse est cependant suffisamment prise au sérieux pour que la SNCF (selon une information de Mobilettre qui nous a été confirmée) propose de faire la trésorerie du projet et de boucler le financement, à condition que Bercy donne son feu vert. Il s’agirait d’avan- cer la part attendue de la Mai- rie de Paris. Alors que les au- tres conseils généraux, Hauts-de-Seine et Yvelines, sont prêts à contribuer au fi- nancement, l’attentisme de Pa- ris sur le sujet met à mal le projet. C’est d’ailleurs la Mai- rie de Paris, peu pressée d’être sollicitée, qui aurait proposé de commencer le prolongement par l’ouest avant d’en venir au cœur du projet. Autre sugges- tion parisienne, selon nos in- formations: ne pas réaliser tout de suite la coûteuse gare de la porte Maillot, et se contenter d’en réserver l’em- placement, au grand dam de la maire UMP du XVII , Brigitte Kuster. Phasages de la ligne, reports de la gare, deux propositions très discutables qui se traduisent par des complications et des surcoûts. Alors que tout le monde s’accorde sur les deux absolues priorités que sont le prolongement de la ligne 14 au nord et du RER E à l’ouest, l’une pour soulager la 13 qui n’en peut plus, l’autre pour re- donner de l’air à la ligne A du RER, la réticence de Paris sur- prend. Le cabinet de Chris- tophe Najdovski, adjoint au maire chargé des transports et des déplacements, n’a pour l’instant pas répondu à nos questions. Le conseil régional compte toujours signer la convention de financement cet été. Une convention unique pour les deux phases. Il est grand temps. On espérait d’abord boucler ce finance- ment au premier semestre 2014. La direction du projet Eole doit présenter au Stif en juin un avant-projet modifié. Les appels d’offres pour l’in- frastructure sont en cours. Et, les offres doivent être remises en mars. F. D. Eole: Paris joue cavalier seul La maire de Paris a de nouveau souhaité que le métro parisien circule la nuit, au cours d’une interview sur le plateau de RMC et BFMTV, le 10février. Tout en précisant que «ce n’est pas la Ville qui en décide, mais la RATP» , la maire a rappelé qu’elle avait «demandé à la RATP et au président de la région Île-de- France, de permettre de gagner chaque année une heure» . Le service fonctionne actuellement jusqu’à 2h du matin les vendredis et les samedis. «On ne m’a pas encore dit oui. Mais pour être pragmatique, j’ai demandé qu’on démarre sur les lignes de métro qui sont automatiques […] la 1 et la 14» Anne Hidalgo demande que le métro circule la nuit à Paris © RATP-Jean-François Mauboussin La maire de Paris est favorable à une prolongation progressive du service, en commençant par les lignes automatiques: la 1 (photo) et la 14. Alors que les conseils généraux des Hauts-de-Seine et des Yvelines sont prêts à contribuer au financement, l’attentisme de Paris met à mal le projet  La Vie du Rail - 27 février 2015 DÉBAT Le face-à-face Bussereau - Savary Quand la SNCF fait plus fort que l’inflation L’augmentation de 2,6 % des tarifs montre la situation inconfortable d’une SNCF devant à la fois faire face à la hausse de ses coûts et au bas prix des nouveaux concurrents routiers, montre Savary. Et pendant ce temps, la SNCF bloque la concurrence ferroviaire qui pourrait aider à baisser les prix, déplore Bussereau. La polyphonie gouvernementale qui a entouré l’annonce d’une augmentation de 2,6% des tarifs de la SNCF trahit l’embarras, au sein du Gouvernement, d’augmenter les tarifs de service public alors que les revenus des Français sont par ailleurs mis à contri- bution par la politique de réduction des déficits publics. Pourtant, nos grands services publics, qu’il s’agisse de la SNCF, d’EDF ou même des transports collectifs urbains, sont affectés du même mal chronique que celui qui a sinistré nos dépenses pu- bliques : l’écart entre leurs coûts et leurs recettes d’exploitation ne cesse de se creuser et d’alimenter un endettement critique. Si l’augmentation tarifaire consentie à la SNCF est anecdotique en regard de ses déséquilibres financiers, les usagers ne la sup- portent pas plus que les contribuables les augmentations d’im- pôt. En matière de services publics comme de dépenses pu- bliques, on a habitué les Français à ce que les questions d’argent soient inconvenantes au pays de l’État providence. Pourtant, il ne s’agit que d’une augmentation moyenne qui n’af- fectera que très marginalement les tarifs sociaux et les abon- nements, et n’empêchera pas la SNCF de multiplier les promo- tions tarifaires de type low cost. C’est finalement l’opacité de notre modèle de service public, que l’alliance de nos héritages colbertistes et corporatistes d’An- cien Régime identifie au statut public de l’entreprise et de ses agents, plutôt qu’à des missions de service public précisément définies et identifiées, qui explique cette illisibilité tarifaire. Du coup, la main de l’État qui fixe les tarifs de service public est tout aussi invisible que celle du marché qui fixe les prix du secteur marchand. Pour arbitraire qu’elle puisse paraître, cette augmentation est pourtant très loin d’accompagner l’inflation des coûts de notre système ferroviaire, due notamment à la double nécessité d’achever quatre chantiers de LGV particulièrement coûteux, et de produire simultanément un effort sans précédent de régéné- ration du réseau historique. Par ailleurs, il n’est pas contestable que dans de telles circons- tances la SNCF répercute l’augmentation de la TVA de 7 à 10%! Pour autant, cet ajustement tarifaire, même s’il est socialement modulé, risque de s’avérer contre-productif à un moment où la SNCF est confrontée à de nouvelles concurrences particulière- ment redoutables avec les développements fulgurants du co- voiturage et de l’aérien low cost. Ce dilemme confirme la nécessité vitale pour nos chemins de fer d’accentuer leurs efforts de redressement financier en jouant sur les deux registres d’un moratoire absolu sur les programmes de nouvelles LGV, et d’une conquête de gains de productivité internes significatifs. Encore faut-il que sa tutelle étatique accompagne sans faiblesse ces exigences, en cessant de lui imposer des contraintes contraires. La loi du 4août 2014 portant réforme ferroviaire, comme la règle d’or financière à laquelle le projet de loi pour l’activité, la crois- sance et l’égalité des chances économiques va soumettre les futurs investissements ferroviaires, devraient y aider puissam- ment. Mais la décision personnelle du Président de la République de confirmer la réalisation de la LGV à voie unique Poitiers – Li- moges, comme l’inflation de projets de nouveaux développe- ments ferroviaires portés par les Régions dans le cadre des contrats de plan ne sont pas de bon augure… Pour que l’effort tarifaire sollicité des usagers ait un sens et s’inscrive dans une volonté de redressement de nos chemins de fer, il faut que l’arbitraire politique laisse enfin à la SNCF le ré- pit que nécessite son adaptation… Et sa reconquête exigeante du réseau historique et de la qualité de service des trains du quotidien. Tarifs: la SNCF dans la seringue Par Gilles Savary Député PS de la Gironde et ancien vice-président de la commission Transport du Parlement européen. « Pour arbitraire qu’elle puisse paraître, cette augmentation est pourtant très loin d’accompagner l’inflation des coûts de notre système ferroviaire» La Vie du Rail - 27 février 2015  des tiges de 4m de hauteur en général; le sémaphore du PLM est constitué d’un poteau en fonte ou bois, de 6 à 7m de hauteur; quant au disque du PO, « du rail au centre du voyant, la hauteur est à peu près la même que sur les autres che- mins, c’est-à-dire de 4 à 5m. On remarque toutefois des points as- sez nombreux où ces appareils atteignent une hauteur de 6, 8 et 10m. Dans quelques cas par- ticuliers, elle est encore plus considérable. Lorsque la position d’un disque, par exemple, serait telle que, placé dans une tran- chée en courbe, il ne serait pas vu d’assez loin par le mécani- cien, on n’hésite pas à le placer sur la crête de la tranchée, quelle qu’en soit la hauteur, et pour cela, les fils sont dirigés en rampe le long des talus. » L’édition complètement revue, élaborée avec l’aide de l’ingé- nieur des Mines Aguillon et parue en 1883, ne développe aucune considération sur la visibilité des signaux fixes , si ce n’est en évoquant la dis- tance réglementaire qui doit les séparer des aiguillages, c’est-à-dire plutôt un délai d’annonce. Par contre l’atlas de ces signaux en vigueur qui l’accompagne nous renseigne bien sur les hauteurs adoptées pour les signaux courants. À noter que, défini par un ar- rêté ministériel du 15novem- bre 1885, le « code des si- gnaux » dont ces deux ingé- nieurs sont des concepteurs s’en tient à imposer un « lan- gage commun » aux systèmes adoptés par les divers réseaux, sans édicter des conditions minimales de visibilité des si- gnaux, alors que les trains roulent de plus en plus vite et que les signaux fixes croisés sont de plus en plus nom- breux. De l’examen rétrospectif des pratiques, il ressort d’emblée � Signaux de gauche à droite: disque sur mât en bois de la Compagnie de l’Ouest, hauteur de la cocarde au-dessus du rail: 5m; disque LP de 1912 créé au PLM pour améliorer la visibilité des mécani- ciens conduisant les nouvelles machines, hauteur de la cocarde au-dessus du rail: 8m; disque PO (puis carré en 1885) sur mât, hauteur de la cocarde au-dessus du rail: 5,82m; sémaphore de bifurca- tion (3 ailes). Hauteur de l'aile inférieure au- dessus du rail: 5,05m électro-sémaphore Lartigue: sur le Nord, sa hauteur varie de 8m à 12m, de hauteur plus réduite sur l’Est et le PO. Études sur les signaux , Brame et Aguillon, 1883.  La Vie du Rail - 27 février 2015 une différence entre les prin- cipaux types de signaux em- ployés sur les réseaux , inspi- rés du disque rouge inventé par la Compagnie de l’Ouest pour signifier l’arrêt et du sé- maphore PLM doté d’une aile rouge pouvant prendre trois positions, destiné à assurer un espacement entre les trains. Ce dernier, signal unique s’adressant le plus souvent aux deux sens de circulation, devait être très élevé afin de demeurer bien visible en cas de croisement de trains à son niveau. D’autre part les séma- phores sont restés longtemps sans signal d’annonce, parti- culièrement sur le PO, d’où une visibilité maximale assurée par une aile pouvant atteindre parfois 12m de hau- teur. Apparu en 1874 au Nord où ses ailes prendront la forme de raquettes, l’élec- tro-sémaphore Lartigue sera utilisé également sur les ré- seaux de l’Est et d’Orléans. Mais alors que sur le Nord, sa hauteur variera de 8 jusqu’à 12 mètres, afin de faire appa- raître ses ailes sur un fond de ciel plutôt que de végétation, sa hauteur sera bien moins élevée sur l’Est et le PO. Deux modes de réalisation de signalisation fixe latérale mé- canique s’imposeront, concur- rents, fondés sur l’apparence d’un signal élémentaire: soit une aile mobile, appe- lée aussi bras, palette ou flamme, dont la signification est donnée par son angula- tion; soit une cocarde, appelée aussi cible, portée par un axe vertical et pivotant à 90°. Présentée face au mouve- ment, elle indique une res- triction de circulation; pa- rallèle à la voie, « effacée », elle indique la voie libre. Les avantages relatifs reconnus aux signaux à ailes, utilisés pour les sémaphores, sont nombreux: une meilleure vi- sibilité à grande distance, comme les expériences des frères Chappe en télégraphie l’avaient démontré; une indication « positive » pour signifier l’ouverture de signal, inversement à la cocarde qui, effacée et donc invisible, si- gnifie la voie libre; la possibi- lité de réaliser des signaux à trois indications (aile horizon- tale, oblique ou verticale); en- fin le groupement facile de plusieurs ailes sur un même mât. À l’inverse, les signaux à co- carde pouvaient se prévaloir également d’une excellente visibilité et d’éviter les confu- sions grâce à l’emploi de couleurs et de formes géomé- triques différentes: en parti- culier les cibles rouges ou jaunes se détachent aisément sur un fond de végétation, mieux que les ailes de séma- phores ajourées. Le respect peut être encore amélioré par la présence d’un galon blanc ou noir, voire blanc et noir. L’article «Disques-signaux» du fameux Dictionnaire de Palaa livre une précision ja- mais évoquée ailleurs, parce que peut-être trop évidente: « En général les mâts de signaux sont placés latéralement aux voies à défendre et à gauche de ces voies, par rapport aux trains arrivant. » Mais il évoque aussi les instructions spéciales en vigueur sur divers chemins de fer, imposant un « entretien des appareils d’éclairage » très fré- quent . Peut-on en déduire que des critères de coût (ma- tériel et entretien) ou de sécu- rité des agents chargés de ces tâches auraient poussé cer- tains réseaux à limiter la hau- teur des signaux au plus juste? À la fin du XIX siècle, qui voit l’avènement des trains de grande vitesse, Sauvage, dans son fameux manuel, souligne l’évolution nécessaire des pratiques de la conduite en matière d’observation des signaux « Quand on conduit des trains rapides, dont les iti- néraires serrés ne permettent guère les moindres pertes de temps, la scrupuleuse obéissance aux signaux exige beaucoup de HISTOIRE � Signal PO de grande taille situé dans une courbe avec un talus assez haut à Pont-Vert (près de Bourges). Ce signal n’a été déposé qu’en 1986. Il était surnommé par les cheminots des environs «Le grand Charles». A. Gernigon La Vie du Rail - 27 février 2015 � soin et d’expérience; il faut par- faitement connaître ceux qu’on aperçoit, ainsi que le profil et les plus petits détails de la ligne qu’on parcourt à toute vitesse. Quelquefois des obstacles empê- chent de voir facilement les si- gnaux; il en est qu’on ne dis- tingue qu’à une certaine distance puis qui disparaissent momen- tanément quand on s’en ap- proche. On rectifie autant que possible la position de ces appa- reils quand elle est reconnue défectueuse; mais des arbres en poussant, des constructions nou- velles, peuvent venir les masquer à tout moment. Il est de règle gé- nérale que tous les passages où une grande attention est néces- saire, le chauffeur ne doit jamais être occupé au chargement du foyer ou à l’alimentation: il re- garde les signaux et surveille la voie comme le mécanicien. Enfin un train n’est réellement bien conduit suivant toutes les règles de l’art, que lorsque le mé- canicien sait se réserver quelques secondes, non pas précisément pour ralentir aux bifurcations importantes, aux grandes sta- tions, lorsque les règlements n’ordonnent aucun ralentisse- ment, mais pour éviter en ces points une vitesse excessive. » Alain GERNIGON et Georges RIBEILL 1. « Quel est le système de signaux que l’on emploie sur la ligne? Donner le détail des signaux fixes, des signaux mobiles, de ceux que l’on fait aux abords des gares, aux abords des souterrains et autres points dangereux. Indiquer les signaux que font les gardes de la ligne, ceux des ouvriers de l’entretien, ceux des agents des stations. » Attention à la terminologie: aujourd’hui les si- gnaux désignent à la SNCF des signaux immobiles Enquête sur les moyens d’assurer la régularité et la sûreté de l’exploitation sur le chemin de fer , Imprimerie impériale, 1858, p.LXXIII. Réponses des compagnies, pp.98-99. 3. Le Châtelier, Flachat, Petiet et Polonceau, le Guide du mécanicien constructeur et conducteur de machines locomotives , Dupont, Lacroix et Baudry, 1859, p. 466. 4. Exposition universelle de 1855, Rapport du jury mixte international , Paris, Imprimerie impériale, 1856, tome XX, 5 classe, Mécanique spéciale et maté- riel des chemins de fer , p. 258. 5. Brame, Étude sur les signaux de chemins de fer à double voie , Dunod, 1867, pp. 1, 2, 20-21. 6. Brame et Aguillon, Étude sur les signaux des chemins de fer français Dunod, 2 édition, 1883. 7. Sur ce code de 1885, précédant celui de 1934, voir Alain Gernigon, Histoire de la signalisation française, La Vie du Rail , 1998, pp.18-20. , pp. 10-15. 9. « On doit entretenir le réflecteur dans son poli, à l’aide d’une peau de cha- mois et du rouge anglais. Il faut éviter de le frotter avec des chiffons durs ou imprégnés de sable. Pour empêcher l’huile de geler dans le godet qui re- çoit le trop-plein de l’huile de la lampe, quelques chefs de section font mettre une veilleuse dans le godet qui reçoit le trop-plein de l’huile de la lampe. La veilleuse est renouvelée à chaque tournée de garde. Par les froids rigoureux, une veilleuse ne suffit pas. Il faut en allumer au moins deux dans chaque go- det. » (J.-G. Palaa, Dictionnaire législatif et réglementaire des chemins de fer Marchal et Lacroix, 1864, pp.155-157). Informations toujours reproduites dans les deux éditions ultérieures du Dictionnaire , en 1872 et 1887. 10. Sauvage, La Machine locomotive , Librairie polytechnique Baudry, 1894, p. 346. D. Wurmser 1979 Électro-sémaphore Lartigue de la Compagnie du Nord en gare de Saint- Gratien (ligne de La Plaine à Ermont-Eaubonne). � La Vie du Rail - 27 février 2015 PRATIQUE L a terre ne peut à elle seule répondre aux différentes exigences des plantes: celles- ci ont besoin d’un sol qui leur convienne, d’une alimenta- tion et une hydratation adap- tées à leurs besoins, une pro- tection efficace en cas de sécheresse, de gel ou d’in- tempéries. Deux ingrédients sont indispensables: les amendements, qui aideront à améliorer la structure phy- sique du sol, et les paillis, qui protégeront la surface. Selon Stéphane Marie, l’ani- mateur du magazine de France 5 dédié aux jardins Si- lence, ça pousse! , auteur de plusieurs ouvrages sur le jar- «un compost fait maison, un terreau de feuilles, de l’en- grais vert, la tourbe de sphaigne, la terre de bruyère et les fu- mures animales sont autant de moyens d’améliorer la terre d’origine du jardin, de corriger ses défauts éventuels, de la ren- dre plus fertile ou d’éviter qu’elle ne s’appauvrisse à trop pro- duire.» Dans son jardin de La Maubrairie, dans le Cotentin, cet expert utilise le compost sur l’ensemble du terrain, «partout où les plantes ont be- soin d’un “plus” de nourriture. Dans les trous de plantation des arbres et des arbustes, dans ceux des vivaces et des grami- nées, au pied des grimpantes. En règle générale, je compte une épaisseur de 2 à 5cm que j’in- corpore superficiellement à la terre du jardin. Le potager est certainement le plus gourmand: Nous sommes en février et le jardin est au repos pour encore quelque temps. Mais rien n’empêche de lister les bons principes et matériaux qui amélioreront le sol pour permettre aux plantes et arbustes de prospérer. Voici quelques conseils d’expert. Jardin. Les bons ingrédients pour le sol Lucie Moraillon Le potager est gour- mand en compost, mais c’est la condition requise pour récolter des fruits et légumes en quantité. Retrouvez les 80 chaînes de votre programme télé Culture Rail � La Vie du Rail - 27 février 2015 TF1 12.00 Les 12 coups de midi 12.50 L’affiche du jour 13.00 journal 13.40 Petits plats en équilibre 13.45 Histoire d’un rêve 13.50 Météo 13.55 Les feux de l’amour 15.15 Voleuse d’en- fant 17.00 4 mariages pour 1 lune de miel 18.00 Bienvenue chez nous 19.00 Le juste prix 20.00 Le journal 20.30 My 20.40 Nos chers voisins 20.45 C’est Canteloup 20.55Person of interest Avec : Jim Caviezel, Emerson Michael. Reese et Shaw arrivent trop tard pour sauver Leona Wainwright, le nouveau numéro. Ils savent qu’elle a été tuée par Vigilance pour des informations qu’elle détenait au sujet de la Machine, en tant qu’employée du gouvernement. 2 épisodes 22.40Person of interest de Frederick EO Toye. Avec : Michael Emerson, Taraji P Henson. 2 épisodes Télé-mardi 3 mars 12.05 Tout le monde veut prendre sa place 12.55 Météo 13.00 Journal de 13 h 14.00 Toute une histoire 15.10 L’histoire continue 15.40 Comment ça va bien ! 17.10 food truck à la clé 18.15 Poker 18.50 N’oubliez pas les paroles 19.25 N’oubliez pas les paroles 19.55 Météo 20.00 Journal de 20.50Cash investigation présenté par Élise Lucet. Ils ne connaissent pas la crise. Ils gagnent toujours plus d’argent. La rémunération des actionnaires explose… 22.55Infrarouge La dynastie Wendel, fleuron de la sidérur- gie française au XIX siècle, a survécu à tous les bouleverse- ments économiques depuis la première révolution industrielle et a toujours su conserver un pied dans les affaires… 12.00 Le 12/13 12.55 Météo à la carte 13.50 Un cas pour deux 14.55 Questions au gouvernement 16.10 Des chiffres et des lettres 16.50 Harry 17.25 Un livre un jour 17.30 Slam 18.10 Questions pour un champion 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.15 Météo régionale 20.20 Plus belle la vie 20.50L’héritière de Alain Tasma. Avec : Anne Marivin, Patrick Mille. Afin d’empêcher la fusion de l’entreprise de fusils de son mari, Philippe Keller, tué accidentellement au cours d’une partie de chasse, Ana Keller, belle femme d’une quarantaine d’années, prend la tête de ce fleuron des "faiseurs de fusils" stéphanois. 23.15Le divan de Marc-Olivier Fogiel Nouveau magazine animé par Marc-Olivier Fogiel qui recevra chaque semaine, sur son divan, une personnalité marquante de la société française. Canal + 12.25 La nouvelle édition (C) 12.45 La nouvelle édition - partie (C) 14.05 Homeland 14.55 Homeland 15.40 Homeland 16.25 Rencontres de cinéma (C) 16.50 Diplomatie 18.15 before (C) 18.45 Le JT (C) 19.05 Le grand journal (C) 20.00 grand journal, la suite (C) 20.25 Le petit journal (C) 20.55Dans la cour de Pierre Salvadori. Avec : Catherine Deneuve. Antoine est musicien. La quarantaine passée, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d’errance, il se fait embaucher comme concierge. 22.30Jimmy P. de Arnaud Desplechin. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Jimmy Picard, un Indien Blackfoot ayant combattu en France, est admis à l’hôpital militaire de Topeka, au Kansas… 13.40 Le magazine de la santé 14.35 Allô docteurs 15.10 zoo à Paris 15.40 Planète des hommes 16.35 Urgences au bout du monde 17.30 C à dire ?! 17.45 C dans l’air 19.00 à vous 20.00 C à vous la suite 20.15 Entrée libre 20.40Enquête de sante de Bernard Faroux. Tisanes, huiles essentielles, compléments alimentaires... Les plantes médicinales ont envahi les rayons des pharmacies et des grandes surfaces. 22.20C dans l’air présenté par Yves Calvi. 12.45 Le 12.45 13.05 Scènes de ménages 13.45 Dans l’engrenage de l’amour 15.45 Mariage sans frontières 17.30 Les Reines du shopping 18.40 Tous les couples sont permis 19.40 Météo 19.45 Le 19.45 20.10 Scènes de ménages 20.55Peplum de Philippe Lefèbvre. Pour cette deuxième soirée, Bravus va encore devoir mouiller sa toge et jongler entre une vie professionnelle stressante et une vie de famille chaotique. 22.45Peplum de Philippe Lefèbvre. Avec : Jonathan Lambert. F olio a eu la bonne idée de publier dans sa collection de poche, Folio 2 euros, un recueil qui réunit six nou- velles qui traitent essentiel- lement de la naissance du désir qu’offrent certaines rencontres que l’ont fait lors- qu’on prend le train. Jean-Christophe Rufin, l’au- teur de Rouge Brésil , ouvre le bal avec Train de vie . Un pho- tographe monte dans un Co- rail à Paris-Gare de l’Est pour retourner dans l’isolement de sa maison dans les Ardennes. Il entame la discussion avec sa voisine, une serveuse qui doit changer au Luxembourg pour attraper une correspondance vers l’Allemagne. Seulement, le train freine, s’immobilise et doucement ac- cumule les heures de retard. Un retard qui ne sera pas sans conséquences pour les deux voyageurs. Autre auteur, autre rencontre. Serge Jon- cour nous décrit lui aussi l’émoi provoqué par une compagne de voyage. Il rentre de vacances dans ce Corail qui «coulisse entre les collines inondées de soleil, avant d’aborder des lignes de plus en plus droites d’Île-de- France, des rangées d’arbres de plus en plus ordonnées le long desquelles on glisse jusqu’à la nuit.» Sombre retour qui va se trouver transfi- guré par la ren- contre avec une belle en- dormie. De l’imagination au passage à l’acte et à ses consé- quences, l’auteur nous entraîne avec lui dans son questionne- ment et ses espérances… Puis, dans Ce cochon de Morin , nous re- trouvons tout l’humour grinçant de Guy de Maupassant, l’un des grands maîtres français de la nouvelle qui en publia de nombreux recueils comme Boule de suif Horla ou encore Les Contes de la bécasse dont est extraite cette nouvelle. Morin est un mercier de LaRochelle qui, après s’être encanaillé pendant deux semaines à Paris, revient chez lui dans un train de la Com- pagnie de Paris à Orléans. Dans la salle des Nouvelles Quand le désir s’éveille dans le train Retrouvez les 80 chaînes de votre programme télé A ujourd’hui, la Mayenne, comme de nom- breux départements français, ne jouit plus d’un réseau ferroviaire local et les trains y ont depuis longtemps laissé la place aux bus. Mais la nostalgie de cette époque faste est encore bien vivace. Pierre-Alain Menant, passionné de train et fin connaisseur de la Mayenne a produit un ouvrage complet et richement docu- menté (plus de 250 illustrations, photo- graphies, cartes postales, plans et docu- ments) sur ce passé glorieux. Publié en octobre2014 par les Éditions du Petit Pavé, une petite maison d’édition régionale créée en 1995, Un demi-siècle de petits trains en Mayenne se penche sur la difficile naissance du réseau mayennais au début du siècle, puis sur son apogée, avec ses gares, notamment la gare centrale de La- val, ses compagnies (Chemins de fer dé- partementaux de la Mayenne, Chemins de fer de la Manche et Tramways de la Sarthe) et enfin sur son déclin et son sacrifice sur l’autel de la rentabilité. Grâce à ce travail rigoureux, l’auteur cultive une mémoire émotionnelle de ces petits trains qui ont fait l’histoire économique et sociale de cette région. En près de 244 pages, il tente de Culture Rail � La Vie du Rail - 27 février 2015 TF1 12.00 Les 12 coups de midi 12.50 L’affiche du jour 13.00 journal 13.40 Petits plats en équilibre 13.45 Météo 13.55 Les feux de l’amour 15.15 Un bébé à bord 17.00 4 mariages pour 1 lune de miel 18.00 Bienvenue chez nous 19.00 juste prix 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.45 C’est Canteloup 20.55Section de recherches de Gérard Marx. Avec : Xavier Deluc, Franck Semonin. Après avoir célébré un mariage, Pauline Domergue, la maire du village, est retrouvée morte en tenue de soirée, au fin fond du parc du Mercantour… mangée par des loups ! La situation est étonnante, surtout lorsqu’on sait qu’elle se battait pour la protection des loups dans la région. 23.00Section de recherches de Christian Guerinel, David Brel. Avec : Xavier Deluc, Franck Semonin. 2 épisodes Télé-jeudi 5 mars TF1 12.00 Les 12 coups de midi 12.50 L’affiche du jour 13.00 journal 13.40 Petits plats en équilibre 13.45 Météo 13.55 Les feux de l’amour 15.15 Un bébé à bord 17.00 4 mariages pour 1 lune de miel 18.00 Bienvenue chez nous 19.00 Le juste prix 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.45 C’est Canteloup 20.55Section de recherches de Gérard Marx. Avec : Xavier Deluc, Franck Semonin. Après avoir célébré un mariage, Pauline Domergue, la maire du village, est retrouvée morte en tenue de soirée, au fin fond du parc du Mercantour… mangée par des loups ! La situation est étonnante, surtout lorsqu’on sait qu’elle se battait pour la protection des loups dans la région. 23.00Section de recherches de Christian Guerinel, David Brel. Avec : Xavier Deluc, Franck Semonin. 2 épisodes France 3 12.00 Le 12/13 12.55 Météo à la carte 13.50 Un cas pour deux 14.55 Questions au gouvernement 16.10 Des chiffres et des lettres 16.50 Harry 17.30 Slam 18.10 Questions pour un champion 18.45 Météo des neiges 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.15 Météo régionale 20.20 Plus belle la vie 20.50Les évadés de Frank Darabont. Un jeune et honnête banquier est condamné à la prison à vie à Shawshank pour le meurtre de sa femme et son amant. Introverti mais idéaliste et rêveur, il se lie d’amitié avec Red, vétéran de Shawshank… 23.10Grand Soir 3 présenté par Louis Laforge, Patricia Loison. Débat, reportages, invités décryptage, chroniques... Un rendez-vous d’information proposé par la Rédaction nationale de France 3. Canal + 12.25 La nouvelle édition (C) 12.45 La nouvelle édition - partie (C) 14.05 12 years a slave 16.15 La semaine de Gaspard Proust 16.25 Supercondriaque 18.15 Le before (C) 18.45 Le JT (C) 19.05 Le grand journal (C) 20.00 Le grand journal, la suite (C) 20.25 Le petit journal (C) 20.55Homeland Avec : Claire Danes, Mandy Patinkin. Carrie Mathison a donné naissance à une petite fille. Pourtant, très vite, plusieurs événements – notamment les bavures d’un drone au Moyen-Orient – la relancent dans le feu de l’action. 3 épisodes 23.15Shameless À l’hôpital, Frank reprend enfin ses esprits, apprend qu’il a épousé Sheila et qu’il a cinq nouveaux enfants amérindiens. 13.00 Sur les toits de Sao Paulo 13.40 Le magazine de la santé 14.35 Allô docteurs 15.10 Un zoo à Paris 15.40 Révélations sur l’univers 16.35 Allo, j’ai faim 17.30 C à dire ?! 17.45 C dans l’air 19.00 C à vous 20.00 C à vous la suite 20.15 Entrée libre 20.40La grande librairie François Busnel propose chaque semaine un magazine qui suit de près l’actualité littéraire. 21.40Edouard Leclerc / Marcel Fournier - L’hyper duel C’est l’histoire d’une lutte sans merci entre Carrefour et Leclerc… 12.45 Le 12.45 13.05 Scènes de ménages 13.40 Météo 13.45 La croisière mystère 15.45 Le ranch des cœurs sau- vages 17.30 Les Reines du shopping 18.40 Tous les couples sont permis 19.45 Le 19.45 20.10 Scènes de ménages 20.55Scorpion Avec : Elyes Gabel. 2 épisodes 22.35Scorpion Une mission d’entraînement dans le corps des Marines s’avère catastrophique pour le groupe Scorpion mais l’agent Gallo maintient son soutien… Histoire ferroviaire Ces petits trains qui racontent la Mayenne Photos DR dresser un portrait exhaustif de cette histoire ferroviaire qui n’a pas survécu à la baisse du trafic voyageurs et à l’augmenta- tion du coût du charbon, mais aussi au désengagement de l’État et des politiques locaux. Pour les plus nostalgiques, Pierre-Alain Me- nant propose même un inventaire du pa- trimoine des chemins de fer locaux tou- jours visible aujourd’hui, dessi- nant ainsi un parcours dans toute la Mayenne sur les traces de cette histoire ferroviaire aujourd’hui disparue. L’ouvrage intéressera essentiellement les passionnés de réseaux secondaires ou les amoureux de la Mayenne, mais aussi tous les nostalgiques de ces petits trains qui serpentaient à travers les cam- pagnes françaises. Samuel DELZIANI Un demi-siècle de petits trains en Mayenne par Pierre-Alain Menant. Éditions du Petit Pavé. Prix: 26euros. La Vie du Rail - 27 février 2015  sur laviedurail.com/tv � Télévision � Cinéma � Livre � Internet � Musique � Télé-vendredi 6 mars TF1 12.00 Les 12 coups de midi 12.50 L’affiche du jour 13.00 journal 13.40 Petits plats en équilibre 13.47 Météo, trafic info 13.55 Les feux de l’amour 15.15 Les yeux de l’amitié 17.00 4 mariages pour 1 lune de miel 18.00 Bienvenue chez nous 19.00 Le juste prix 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.35 Météo 20.40 Nos chers voisins 20.45 C’est Canteloup 20.55Les extra-ordinaires présenté par Christophe Dechavanne. Premier divertissement mettant en scène des Français ordinaires aux capacités extraordinaires ! 8 candidats aux facultés hors-normes, 8 défis presque irréalisables, 1 grand gagnant. 23.35Vendredi, tout est permis avec Arthur présenté par Arthur. France 2 12.05 Tout le monde veut prendre sa place 12.55 Météo 13.00 Journal de 13 h 13.50 Météo, Point route 14.00 Toute une histoire 15.10 L’histoire continue 15.40 Comment ça va bien ! 17.15 Mon food truck à la clé 18.10 Point route 18.15 Joker 18.50 N’oubliez pas les paroles 19.25 N’oubliez pas les paroles 19.55 Météo 20.00 Journal de 20 h 20.40 Alcaline 20.50Boulevard du palais de Marc Angelo, Marc Angelo, Jean-Marc Vervoort, Jean-Marc Vervoort. Une femme est retrouvée morte par ses deux fils. Tout accuse l’ex-mari, qui vient de sortir de l’asile après 7 ans d’internement. 22.25Ce soir (ou jamais !) présenté par Frédéric Taddeï. France 3 12.00 Le 12/13 12.55 Météo à la carte 13.50 Un cas pour deux 14.55 Un cas pour deux 16.10 Des chiffres et des lettres 16.50 Harry 17.25 Un livre un jour 17.30 Slam 18.10 Questions pour un champion 18.45 Météo des neiges 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.15 Météo régionale 20.20 Plus belle la vie 20.50Thalassa Thalassa pose son sac dans un site éminemment maritime : la mer, une falaise, un phare. Un décor naturel depuis lequel Georges Pernoud présente l’émission. 23.20Du côté de chez Dave, l’intégrale Ce soir, retrou- vez en exclusivité l’intégrale de l’émission, tout ce que vous n’avez pas vu dimanche et plus ! A la manière d’un rendez-vous "entre amis", Dave reçoit un invité principal… Canal + 12.25 La nouvelle édition (C) 12.45 La nouvelle édition - partie (C) 14.05 Divin enfant 15.30 Spécial investigation 15.55 Captain america : le soldat de l’hiver 18.15 Le before 18.45 Le JT (C) 19.05 Le grand journal (C) 20.00 Le grand journal, la suite (C) 20.25 Le petit journal (C) 20.55Babysitting de Philippe Lacheau, Nicolas Benamou. Avec : Philippe Lacheau, Alice David. Faute de baby-sitter pour le week-end, Marc Schaudel confie son fils Rémy à Franck, son employé, « un type sérieux » selon lui. Sauf que Franck a 30 ans ce soir et que Rémy est un sale gosse capricieux... 22.20Prêt à tout de Nicolas Cuche. À à peine 30 ans, Max est devenu millionnaire... et s’ennuit. Un jour, il découvre que son amour de jeunesse est en passe d’être licenciée… France 5 13.40 Le magazine de la santé 14.35 Allô docteurs 15.10 zoo à Paris 15.40 Les Massaïs et le lion 16.35 Planète insolite 17.30 C à dire ?! 17.45 C dans l’air 19.00 C à vous 20.00 C à vous la suite 20.15 Entrée libre 20.35On n’est pas que des cobayes ! Agathe, Elise, Vincent, David et James emploient les grands moyens pour tordre le cou aux idées reçues. 2 épisodes 22.25C dans l’air présenté par Caroline Roux. 12.40 Météo 12.45 Le 12.45 13.05 Scènes de ménages 13.40 Météo 13.45 Un si bel inconnu 15.45 Un secret bien enfoui 17.30 Les Reines du shopping 18.40 Tous les couples sont permis 19.45 Le 19.45 20.10 Scènes de ménages 20.55Elementary Avec : Lucy Liu. Désormais à son compte, Watson n’a pas eu de nouvelles de Sherlock depuis son départ précipité auprès du MI6 à Londres huit mois plus tôt. 22.40Elementary Avec : Jonny Lee Miller, Lucy Liu. DIALOGUE L ecteur assidu de La Vie du Rail je ne puis m’empêcher de réagir à la lecture de votre article « Poitiers - Limoges. La LGV des princes» (paru dans le n°3503). Ce n’est pas sur le fond, avec lequel je suis à 100% d’accord, mais sur le préambule que je me sens agressé. Vous écrivez: « Rappro- cher de Paris la Corrèze, ses prési- dents actuel et passé, son désert démographique, son économie vacillante ne saurait être un projet sérieux en ces temps de vaches maigres. » (…) Tout le monde ne peut pas vivre dans des régions surpeuplées à l’économie floris- sante. Est-ce une raison pour mépriser les autres? Je rappelle quand même quelques chiffres: Brive (50000 habitants) est une gare importante sur l’axe Paris - Toulouse. La ville est au cœur d’une communauté d’agglomération d’environ 110000 habitants. Elle est le pôle d’attraction commercial d’une zone beaucoup plus peuplée qui regroupe la quasi- totalité du département de la Cor- rèze, le nord du département du Lot et le sud-est du département de la Dordogne. (…) Il n’y a certes pas de grands groupes industriels mais une multitude de PME qui luttent dans un contexte mondial difficile. Et le tourisme attire de nombreux visiteurs étrangers, en majorité britanniques et néerlan- dais. Cela étant précisé, je sous- cris entièrement à vos considéra- tions sur le projet de construction d’une ligne à grande vitesse Poi- tiers - Limoges. Il s’agit d’un projet idiot et je pèse mes mots. Vouloir consacrer deux milliards d’euros au minimum pour construire une ligne de 105 kilomètres qui servira à quelques privilégiés pour un tra- jet plus long mais en TGV! Et satis- faire l’ego des élus de la Haute- Vienne au détriment des intérêts des habitants de la Creuse et de l’Indre, relève de l’absurde. Je me souviens d’un temps où les élus de la Corrèze étaient opposés au projet mais Bernadette Chirac avait donné son appui et tous les élus avaient changé de cap… Je pense honnêtement qu’il vaudrait mieux consacrer une somme moindre à la modernisation du Polt et mettre Brive à trois heures de Paris, Limoges à deux heures avec de bonnes dessertes, du matériel rénové et un service à bord appréciable. Ce serait suffi- sant. Cela permettrait aussi bien de desservir le sud de Brive, jusqu’à Cahors au moins, qui est le grand oublié. Pour mémoire, la région est desservie par deux autoroutes qui se croisent à Brive à savoir: l’autoroute A20 l’Occi- tane de Paris à Toulouse et l’auto- route A89, dite des 3 A (Atlantique, Auvergne, Alpes) qui relie Bor- deaux, Clermont-Ferrand et Lyon. Un aéroport moderne Brive-Vallée de la Dordogne est en service depuis 2010. Le train, qui a contri- bué à l’essor de la ville au XIX siè- cle, va-t-il rester à la traîne? Michel Sabri, La Chapelle-aux-Brocs (19) Projet de la LGV Poitiers - Limoges. Une absurdité Pour la rubrique courrier des lecteurs adressez vos courriers à: Chantal Blandin, La Vie du Rail 11, rue de Milan 75009 Paris ou envoyez un e-mail à: [email protected] La Vie du Rail - 27 février 2015 � Comme alternative au projet de LGV Poitiers - Limoges, on pourrait envisager la modernisation du Polt et la rénovation de son matériel. Ce qui mettrait, à moindre coût, Limoges (photo) à deux heures de Paris. Christophe RECOURA Photorail La Vie du Rail Erratum Nous avons commis une regrettable erreur dans notre article «Comment choisir son contrat de prévoyance?» publié en pages28 et29 de La Vie du Rail n°3506, daté du 13février 2015. Dans le carnet d’adresses, nous avons indiqué les coordonnées de la Caisse de prévoyance et de retraite du personnel de la SNCF, située à Marseille. Or cette caisse n’est pas une mutuelle complémentaire, mais une caisse de maladie à part entière des agents retraités. Nous remercions l’aimable et attentif lecteur qui nous a signalé cette maladresse. Précision Les photos illustrant l’article du numéro du 13février dernier de La Vie du Rail (pages18 et19) consacré à la fermeture du Technicentre d’Oullins près de Lyon ne correspondent absolument pas à la situation de 2015. Précisons, comme nous aurions dû l’indiquer en légende et ainsi que nous le fait remarquer un lecteur, ancien d’Oullins Machines, André Gouttenoire, qu’elles montrent pour la partie sud de la photo aérienne ainsi que la photo frontale les anciens ateliers d’Oullins Voitures. Ces ateliers ont été fermés depuis de nom- breuses années et démolis maintenant pour laisser la place pour une grande part au métro et à la nouvelle gare d’Oullins ainsi qu’à la gare routière. A vec un effectif stable (envi- ron 700 adhérents), le Cercle littéraire des écrivains cheminots (Clec) affilié à l’ Union artistique et intellectuelle des cheminots français , association de défense de la langue fran- çaise, n’a rien perdu de sa com- bativité. En témoigne l’ordre du jour de son assemblée générale annuelle du 24janvier, à Paris- Est, qui a réuni une cinquan- taine de membres et des invi- tés. À l’actif du Clec, figurent notamment les actions intentées en justice contre les universités qui ne respectent pas la loi Fio- raso qui stipule que le français est la langue de l’enseignement, des examens et concours. Son regret: « que le 20 anniversaire de la loi Toubon, relative à l’em- ploi de la langue française, ait eu lieu dans un relatif silence » . La diffusion de la revue bimestrielle Le Dévorant se maintient à 600 exemplaires expédiés à travers la France et une dizaine vers l’étranger. Mais suite au décès brutal de Geneviève Frigui, qui  La Vie du Rail - 27 février 2015 LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS LVDR LA VIE DES ASSOCIATIONS CLEC , défenseur de la langue française Ardent défenseur de la langue française, le Cercle littéraire des écrivains cheminots reste combatif et multiplie les initiatives : concours littéraire, ateliers d’écriture en groupe ou via Internet, cercle de lecture, dictée ludique, rencontres… 64 e concours littéraire: c’est parti! Le 64 concours littéraire des cheminots francophones de l’UAICF, organisé par le Clec, est ouvert jusqu’au 31mars aux cheminots (actifs, retraités et ayants droit), salariés assimilés (CCE, CER, as- sociations cheminotes) ou simples adhérents du Clec. Il propose quatre sections: texte en prose (récit, nouvelle, conte) ayant un rap- port avec le train, texte en prose à sujet libre, poésie régulière et poésie libérée ou prose poétique. Les manuscrits doivent être trans- mis avant le 31mars 2015 au Cercle littéraire des écrivains chemi- nots (Clec), Concours 2015, 7-9, rue de Château-Landon, 75010 Paris). Règlement complet consultable sur www.clec-asso.fr/concours Contact: par courrier, 7-9, rue de Château-Landon, 75010 Paris. Tél.: 0183926599 (répondeur). Courriel: [email protected] Site Internet: www.clec-asso.fr Les lauréats du concours littéraire. � La Vie du Rail - 27 février 2015  José Claveizolle José Claveizolle M on premier est spor- tif amateur, en équipe, en rando cycliste, ma- rathonien, etc. Mon deuxième est « mono- ligniste » (il a même inventé le mot), c’est- à-dire l’art de dessiner une silhouette ou un paysage en un seul coup de crayon (comme le fameux monsieur Linéa, créé en 1971 par Osvaldo Cavandoli pour la TV italienne). Mon troi- sième est ténor, en solo (en studio et en public accompagné par une pianiste) ou dans une chorale d’hommes. Mon quatrième est un poète proli- fique et grand prix UAICF (prix Raymond-Bes- son) au dernier concours littéraire du Clec pour son poème Les Étés à venir . Mon tout est l’époustouflant Édouard Piolet, un Stéphanois pur jus, cheminot, et fidèle membre du Clec depuis 1964. Cet ex-agent administratif qui travailla entre autres à direction générale, « près du Bon Dieu » , au « 88 » (rue Saint-Lazare, à Paris) est retraité depuis 1993. C’est en 1964, sur l’insistance de feu Raymond Besson alors président du Clec, qu’il participa au concours annuel de l’association, remportant du premier coup le prix René-Violaines (poésie classique). « Un exploit » , dit-il, qu’il ne renou- vellera que… cette année, soit cinquante ans plus tard, malgré de nombreuses participations, toutes primées ou mentionnées. C’est que de- puis l’adolescence, Édouard n’a jamais cessé d’écrire ni, ce qui va souvent avec, de lire les grands auteurs humanistes. Membre depuis 1965 de la chorale cheminote Lutèce, il a com- mencé à écrire des chansons, paroles et mu- sique, en 1985. Il a également engagé une col- laboration artistique avec la pianiste Suzanne Vengeon sur les scènes de la région stéphanoise et au-delà. Le duo cé- lèbre les plus belles signatures de la chan- son française enga- gée: Léo Ferré, Mou- loudji et, surtout, le « bon tonton mousta- chu » , Georges Bras- sens, pour lequel Édouard et Suzanne recevront le prix ho- monyme en 1996 au Théâtre de la mer, à Sète, à l’occasion du quinzième anniver- saire de la disparition de l’auteur de L’Au- vergnat Édouard vibre pour la poésie et invente sans cesse de nouvelles formes de spectacles – conférences sur Aragon et Bras- sens, concerts en duo ou en trio avec Karine Safart, stéphanoise elle aussi, montages poé- tiques – et a animé nombre de manifestations de l’UAICF, notamment avec la musicienne Ma- rie-Andrée Balastre et la comédienne Rolande Pignolet, deux autres membres du Clec. Lau- réat du Grand Prix des poètes de l’Ouest en 2008 (Saint-Nazaire) et deuxième Grand Prix Raymond-Besson, il a publié un recueil de prose poétique, Le Voyage immobile (voir ci-des- sous) , préfacé par son ami Henri Merle qui ré- sume ainsi le talent d’Édouard Piolet comme « une écriture solide comme du marbre, vivante comme un arbre, mais sans feuilles mortes. » J. Cl. Ses textes: Le Voyage immobile (recueil).Éd. Claude Bussy, 42110 Mizérieux; Zigzag, poésie en ricochets. Avec Suzanne Vengeon (édité chez Bayon Espace Création, Saint-Étienne); Not’emo (CD, 15 titres). Avec Suzanne Vengeon. Disponibles auprès des auteurs: [email protected] Édouard Piolet, stéphanois, poète, chanteur et lauréat 2014 Laurence Dallot, secrétaire du concours. Le lauréat Édouard Piolet avec sa complice artistique, la pianiste Suzanne Vengeon. José Claveizolle La revue du Clec paraît tous les deux mois. assurait le secrétariat de rédac- tion avec Armelle Devillé, le Clec doit poursuivre la conception de la revue sans elle. La fréquenta- tion du site Internet (www.clec- asso.fr), animé par André Bon- nisseau, « continue à se développer, ce qui en améliore le référence- ment. » Une infolettre est publiée chaque mois pair, Le Dévorant paraissant les mois impairs. Comme tous les ans, l’associa- tion a proposé moult activités culturelles à ses adhérents, « sous la forme d’ateliers ou de rencontres délocalisées qui sont autant d’oc- casions de nouer ou renouer des contacts avec ceux qui vivent loin de Paris et sa banlieue » . Citons les ateliers d’écriture parisiens une fois par mois (Denise Thé- mines), qui attirent une petite dizaine de personnes pour deux heures de jeux d’écriture; l’ate- lier d’écriture de Toulouse (Lau- rence Dallot) qui poursuit ses rencontres mensuelles malgré des difficultés à trouver un lo- cal; l’atelier Internet (Mireille Gras) qui rassemble treize par- ticipants dont les textes sont pu- bliés dans la rubrique «Jet d’encre» du Dévorant (leur ré- union en mars2014 à Mont- martre fut une réussite); et en- fin, l’atelier Clecture (Marie- Christine Vacavant) avec une douzaine de lecteurs passionnés qui commentent chaque tri- mestre trois ouvrages choisis. 2014 a été riche en rencontres et sorties: un stage de lecture à voix haute (Julien Köebrich), le spectacle sur Jean-Jacques Rous- seau, joué par William de La Rocca, un « week-end chez les Ch’tis » en mai, un atelier dé- centralisé à Marseille en mai qui fut l’occasion d’une rencontre avec la troupe cheminote du Théâtre Corail, une promenade auHavre en octobre pour dé- couvrir la lumière du peintre Ni- colas de Staël et enfin, pour clore l’année, une visite des Archives nationales à Pierrefitte. Sans ou- blier la dictée de la bibliothèque de Romilly et deux ateliers d’écriture, l’un au Technicentre SNCF de Pantin, l’autre dans la bibliothèque de Paris-Nord. En- core et toujours pour le plaisir de la langue française… José CLAVEIZOLLE  La Vie du Rail - 27 février 2015 LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS Palmarès du concours Et le gagnant est… Pour le 63 concours littéraire du Clec, affilié à l’UAICF, le jury a dé- partagé 18 textes parmi les 66 manuscrits reçus (contre 67 l’an dernier). • section (récit, nouvelle, conte ayant un rapport avec le chemin de fer): prix et Prix spécial de la Délégation générale à la langue fran- çaise et aux langues de France: Emmanuel Tahon (Belgique) pour Le Gaucher prix: Roger Texier (Vendée) pour Découche prix: Virginie Perraud (Paris) pour La Petite Traverse • section (récit, nouvelle, conte à sujet libre): prix: Julien Köberich (Paris) pour Jean-Paul Dugommier prix: Emmanuel Tahon (Belgique) pour La Belle aux cheveux d’or • section (poésie régulière): – Prix René-Violaines (1 prix) et Prix spécial de l’UAICF-Prix Raymond-Besson: Édouard Piolet (Loire) pour Les Étés à venir (voir encadré p.39) prix: Paul Baïsset (Hérault) pour La Rose impubère prix: Jean Havel (Moselle) pour C’est un petit pays • section (poésie libérée ou prose poétique): prix: Paul Chaperon (Paris) pour Rouges engelures prix: Georges Wallerand (Val-de-Marne) pour Saisons prix et Prix spécial du CCE: Julien Köberich (Paris) pour Ensable-moi Le groupe de danseurs amateurs L’Empire de la Danse, la Danse de l’Empire, présidé par Jackie Letourneur, a conclu agréablement la journée. Les tenues ont été réalisées par les danseuses elles-mêmes. José Claveizolle � LE COUP DE CŒUR La Pensionnaire du bourreau D’Olivier Dutaillis (Albin Michel). ROMAN. Arrivée à Paris en pleine fièvre révolutionnaire, Manon habite chez les Sanson, célèbres bourreaux royaux. Tandis que l’agitation règne au sein du Palais Royal, la jeune fille travaille, pose pour le peintre David, vit avec un député de la Constituante… ET AUSSI... ISS LABAMAETSESPETITSSECRETS ROMAN. Alabama, 2008. Maggie, quinquagénaire, ex-miss Alabama, célibataire sans enfants, a pris sa décision: elle va quitter ce monde. Mais un imprévu bouscule ses plans: une énigme à résoudre… Fannie Flagg (Le Cherche-Midi) ESAMISSIPROCHES ROMAN. Gabbie, Billy, Izzie, Andy et Sean se connaissent depuis l’école maternelle et se sont juré d’être toujours là les uns pour les autres. Un serment difficile à tenir… Danielle Steel (Presses de la Cité) AISEUSED ANGES POLAR. L’île de Valö en Suède, Pâques 1974. Une famille disparaît sans laisser de traces. Seule la petite Ebba, âgée d’un an, erre dans la maison abandonnée… Camilla Läckberg (Actes Sud-Actes Noirs) ERULDELGGER POLAR. Le commissaire Yeruldelgger est appelé dans la steppe par des nomades qui ont découvert près de leur yourte un corps et un tricycle d’enfant. Lauréat 2014 du Prix SNCF du polar. Ian Manook (Albin Michel) OYEN GEEXPLIQUÉENIMAGES BEAUX-LIVRES. Cette période fut créatrice dans les domaines artistiques, universitaires, moins dure avec les femmes qu’en d’autres temps. Jacques Le Goff, Jean- Louis Schlegel (Seuil) LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS La Vie du Rail - 27 février 2015 � La sélection de la Bibliothèque centrale de prêt par correspondance du CCE Tout au long de l’année, la BCPC reste à votre écoute pour vous conseiller pour vos lectures. Tél.: 0143455419 E-mail: [email protected] Site Internet: www.bcpc-ccecheminots.com Pour fêter la langue française La Semaine de la langue française et de la francophonie, rendez-vous des amoureux des mots dont les membres du Clec (lire page38 dans ce n°) , fêtera son 20 anniversaire du 14 au 22mars, à travers des événements phares: un grand bal francophone à la Maison des métallos (94, rue Jean- Pierre-Timbaud, Paris XI le 13mars à partir de 20h30, des rendez-vous à la TV et la radio (le 16mars), sieste littéraire, concours d’orthographe et bal littéraire au ministère de la Culture (rue de Valois, Paris I les 16, 17 et 18mars. Mais aussi avec les écoles, hôpitaux, bibliothèques, librairies, musées, maisons de retraite qui prévoient une foule d’animations: ateliers d’écriture, dictées, spectacles… Rens.: www.semainelangue francaise.culture.fr FGRCF. Rendez-vous à Dijon La section de Dijon de la Fédération générale des retraités des chemins de fer que préside Jean-Pierre Jalquin organise son assemblée générale le 1 avril à 9h, au CFA La Noue-Bourgogne à Longvic. L’animateur sera Jean- Pierre Bougaud, responsable régional Bourgogne-Franche- Comté. La réunion sera suivie d’un repas (22 /personne). Date limite des inscriptions: le 17mars auprès de la permanence du mercredi (de 14h30 à 16h30), 7, rue du Docteur-Chausset, ou par courrier au siège de la section: FGRCF, Maison des associations, boîte AA4, 2, rue des Corroyeurs, 21068 Dijon Cedex. Une journée aux Archives nationales pour la généalogie Les généalogistes amateurs, dont ceux du Cercle de généalogie des cheminots, participeront à la journée d’études «Des racines pour créer l’avenir», initiée par la Fédération française de généalogie le 28mars, aux Archives nationales à Pierrefitte- sur-Seine (Seine-Saint-Denis). L’objectif: donner des repères et conseils pratiques aux personnes (enseignants, bibliothécaires, animateurs…) souhaitant animer des activités de généalogie et/ou d’histoire familiale, avec des jeunes en milieu scolaire. Parmi les thèmes prévus: comment animer un atelier avec des collégiens et lycéens; comment faire de la généalogie autrement (généalogie non personnelle, histoire des familles, d’un quartier, d’une rue, jeux généalogiques…); faire la généalogie des familles d’aujourd’hui. Rens.: colloque.racines.avenir @gmail.com Partez en randonnée avec l’ATC Tout au long de l’année, les sections parisiennes de l’Association touristique des cheminots continuent de vous donner rendez-vous en gare pour partir en balade dans les environs de Paris et au-delà. • dans le Val-d’Oise: en forêt de Montmorency, de Vaucelles à Taverny, le 19mars (18km). Départ de Paris-Nord, gare banlieue (voies 30 à 33): 8h30 (dir. Valmondois). Rens: 0686106293 • en Indre-et-Loire: à Chinon, entre vignes et coteaux, le 24mars (15km). Départ de Paris- Montparnasse: 7h46 (TGV 8341). Changement à Saint-Pierre-des- Corps pour Tours: 8h46/9h05. Changement à Tours pour Chinon (TER): 9h15. Chacun se munira de ses billets et réservations. Rens.: 0664941162 • en Seine-Saint-Denis: le canal de l’Ourcq, de Sevran-Livry à la Bastille ou la gare de Lyon, le 25mars (19km). Possibilité de quitter la randonnée dans Paris. Départ de Paris-Nord: 8h27 (RER B, gare souterraine). Rens.: 0682486199 • Contacts: Paris Île-de-France Nord, 0146075665 ou 0158205529. Paris-Sud: 0143074242. Pour emprunter ces livres: BCPC, 140, rue de Bercy, 75012 Paris. Tél.: 0143455419. À lire. Polar nippon en BD P etites coupures à Shioguni , de Florent Chavouet (Éd. Philippe Picquier), a remporté le Fauve Polar SNCF le 31janvier au Festival interna- tional de la BD d’Angoulême. Ce polar éner- gique et burlesque, conçu comme un rapport de police avec documents et annexes, met en scène des yakuzas, les redoutables gangsters nippons. LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS � La Vie du Rail - 27 février 2015 L ’Association des agents Trac- tion de Dijon-Perrigny (AATDP), dont le but est de resserrer les liens entre conduc- teurs de train actifs et retraités, fête ses 50 ans cette année. Rappelons que l’objectif prin- cipal de l’association est d’or- ganiser la cérémonie du « der- nier train » pour les conducteurs qui font valoir leurs droits à la retraite afin que leur dernier jour de travail soit un jour de fête. Elle compte actuellement 323 membres: 159 actifs et 164 retraités. La dernière assemblée géné- rale, le 24janvier, a permis de faire le point sur l’année écou- lée. La séance fut la dernière E n prélude au congrès national de mars prochain, l’assemblée générale de l’ Union fédérale des retraités (UFR) du Languedoc- Roussillon a réuni entre autres Éric Tour- nebœuf, président de l’UFR, Bernard Le- pingle, président de l’UFR Sud-Est, Chris- tian Durand, président de l’UFR de Mont- pellier, et Christelle Journet, coordinatrice régionale pour le congrès national UNSA Interpro. Parmi les sujets abordés lors de la réunion, figuraient la nécessité d’une meilleure coordination avec les unions ré- gionales pour mieux suivre « le passage d’actifs à retraités », le blocage des pen- sions et retraites, les nouveaux périmètres d’activités de la SNCF, la contribution en amendements déposés par l’UNSA dans le cadre de la réforme ferroviaire, l’évolution des comités d’entreprise et des instances syndicales et l’impérieuse nécessité pour les UR d’évoluer afin de coller au plus près à ces entités. Prochains rendez-vous: le congrès national en mars à Montpellier, le congrès Sud-Est en 2016 à Vittel et l’assemblée générale à Marseille. Michel BROUILLET 1965-2015: les 50 ans de l’Association des UFR. Débat d’idées en Languedoc-Roussillon Michel BROUILLET La tribune avec Éric Tournebœuf (à gauche) lors de l’assemblée générale de l’UFR. Photos Bernard CERCKEY  La Vie du Rail - 27 février 2015 À vous Trois petits jeux pour vous remuer les méninges � D’abord, en suivant à la trace un facétieux voyageur qui jalonne d’indices le récit de son parcours en train, à vous de reconstituer de gare en gare, de ligne en ligne, l’itinéraire qui l’entraîne à travers l’Europe. � Puis nous vous invitons à identifier une photo. Trois possibilités vous sont proposées, parmi lesquelles la plus proche de la réalité n’est pas forcément la plus attendue. � Enfin, une série de questions pour lesquelles vous devrez cocher la bonne parmi trois réponses possibles. De quoi vérifier que vous connaissez votre chemin de fer sur le bout des doigts, ou enrichir vos connaissances… Vous séchez complètement? Vous avez des doutes? Mon voyage commence un lundi matin vers six heures. Je me rends à la gare –un ancien bâtiment de la Marine royale– entièrement rénovée pour l’ar- rivée du TGV, il y a quelques années. Trois trains, que l’on appellerait TER au- jourd’hui, vont partir dans une poignée de minutes: l’un vers le nord rejoindre le chef-lieu de région, un autre vers le sud en direction d’une autre capitale ré- gionale et le mien, une « Caravelle » rouge et crème qui va prendre la direc- tion de l’ouest. De cette gare on peut aussi partir vers l’est, mais il n’y a pas de circulation à cette heure de la journée. Nous partons sous ralentissement 60 et, après avoir franchi le tunnel qui traverse le centre-ville, nous marquons une pre- mière halte (aujourd’hui disparue) près des bâtiments historiques d’une entre- prise artisanale devenue entreprise mondiale au cours du XX siècle. Rappel 60 et deux feux blancs à l’indica- teur de direction, nous quittons la grande ligne du sud et traversons une ancienne route nationale transformée en voie ur- baine. La gare suivante marque la fin de la double voie. Au détour d’une boucle du fleuve, qui de près ou de loin va longer la première partie de notre itinéraire, nous arrivons dans une petite bourgade de mille âmes au passé industriel très riche. Premier croisement: un X 2400 et sa remorque, qui emmènent les scolaires vers leurs collèges et lycées respectifs le lundi ma- tin. Les gares se suivent et mon train ar- rive dans une petite ville devenue cé- lèbre lorsqu’un président de la République a choisi d’y établir sa der- nière demeure. Nous longeons mainte- nant une base aérienne de l’armée de l’air et arrivons dans la deuxième ville du département, connue pendant vingt- cinq ans pour son festival cinématogra- phique mais surtout pour un alcool cé- lèbre produit dans de nombreuses propriétés dont on reconnaît les murs noircis par « la part des anges ». Nou- veau croisement avec un train identique au mien, qui se dirige vers ma ville de départ. Elle aussi a son festival interna- tional, en janvier de chaque année. Après quelques gares, changement de département et changement de train. Je monte dans un express qui traverse tout le pays, de l’ouest au sud-est, et qui me déposera sur mon lieu d’études, à quelques dizaines de kilomètres. Le train X 4300 poursuit sa route et, après un changement de sens de marche, attein- dra son terminus: une cité balnéaire au bord de l’océan, que l’on aperçoit de loin grâce à la haute flèche de son église de style moderne. Au pays des festivals RÉPONSES P.50 Ce mois-ci, notre rédacteur habituel cède sa place à un lecteur, qui nous a spon- tanément envoyé la lettre suivante: «Bonjour, Lecteur de La Vie du Rail depuis de nombreuses années, j’apprécie les énigmes parfois proposées. Je vous propose donc de faire découvrir aux lecteurs le trajet que j’ai effectué chaque lundi et chaque vendredi dans l’autre sens durant deux an- nées scolaires pour mes études. Peut-être que cela donnera des idées à certains lecteurs pour la plus grande joie des autres…» Si, comme ce lecteur (qui a souhaité que son nom ne soit pas publié), vous avez également des propositions, n’hésitez pas à nous les envoyer! Conception Patrick LAVAL
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