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La Vie du Rail hebdo n°3488

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3488 10 octobre 2014 HEBDOMADAIRE FRANCE 2,50 BELGIQUE 2,85 SUISSE 4,80 FS www.laviedurail.com Piano en gare Histoire d’un succès Histoire Les progrès de La Vie du Rail - 10 octobre 2014 � la Ringbahn (Petite Ceinture berlinoise). Deux ans plus tard, InnoTrans a acquis une noto- riété mondiale grâce à son jumelage avec le salon inter- national des trains à grande vi- tesse Eurailspeed. L’édition 1998 apportait également un changement qui allait devenir le principal « plus » de ce sa- lon: la pose de voies (800m à l’époque) in situ a permis de présenter le matériel roulant au Parc des expositions de Berlin. Pour l’an 2000, la longueur de ces voies d’exposition a été portée à 2km, avec un pro- longement entre les halls. L’ex- tension suivante des voies viendra en 2008, avec 3,5km à écartement normal, que complètent des panneaux de voie large ou métrique… Côté halls, ceux-ci n’ont cessé d’être toujours plus nombreux, au point que les dernières édi- tions occupent la totalité du gi- gantesque Parc des expositions berlinois. Même en poussant les murs: depuis cette année, le nouveau « City Cube » ou- vert à l’emplacement de la Deutschlandhalle récemment démolie, reçoit également In- noTrans. Inconvénient de cet étalement sur une trentaine de halls: il est pratiquement im- possible de visiter en entier le salon, même en quatre jours! Côté exposants, la présence de l’Extrême-Orient était de plus en plus visible. Le Japon et la Corée du Sud, présents depuis dix ans, sont maintenant rat- trapés par la Chine et ses stands imposants, où l’on a pu voir – sous forme de remar- quables maquettes – la rame d’inspection des lignes à grande vitesse ou un tramway à biberonnage. En revanche, logistique oblige, il était diffi- cile de présenter sur place des véhicules venus de l’autre bout du monde. Sur les voies extérieures domi- naient donc toujours les loco- motives, wagons, voitures, rames et trams venus d’Europe. Cette fois, la demi-rame ita- lienne Frecciarossa 1000 était la principale attraction… et le seul matériel roulant à grande vitesse, d’ailleurs. Les trains ré- gionaux et le matériel urbain (banlieue, métro, métro léger et tram) étaient en revanche bien représentés. Y compris ré- novés: les matériels allemands de la fin des années 90 ont au- jourd’hui atteint leur mi-vie et se voient remis au goût du jour (nouveaux systèmes d’infor- mation voyageurs, comptage, éclairage LED, wi-fi…) Comme lors des éditions pré- cédentes, les voisins de l’Est (Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Rouma- nie, Bulgarie et Croatie) étaient bien visibles. Et si ces pays pro- duisent des rames automo- trices, ils n’en ont pas pour autant abandonné les voitures classiques… et les locomotives pour les remorquer! Au tout premier rang des matériels ex- posés figurait d’ailleurs l’auto- rail Link commandé par la DB au polonais Pesa lors de la pré- cédente édition d’InnoTrans. Une commande qui avait alors fait l’effet d’une bombe… Cet autorail rouge vif avait comme voisin de premier rang un tram conçu par les trans- ports publics d’Istanbul pour une de ses lignes. Ce tram – ou plutôt un métro léger, vu la hauteur de ses accès – sym- bolisait la forte présence turque sur les voies d’exposition cette année. Il n’était pas le seul: un autre métro léger et une nou- velle version du tram « ver à soie » à plancher bas produits par Durmazlar, ainsi qu’une lo- comotive diesel-électrique GE- Tülomsas avaient fait le voyage de Turquie. Et d’autres maté- riels destinés à ce pays qui in- vestit massivement dans les transports par rail (urbain, tun- nel sous le Bosphore, grande vitesse) étaient également pré- sentés par Skoda (tram in situ et Siemens (Velaro présenté au stand). Une délégation de 420 politiciens et industriels étaient également venus confirmer cette forte présence turque à Berlin. Autre visite officielle remar- quée, celle de Patrick McLoughlin, secrétaire d’État britannique aux Transports, à la remise officielle de la première rame Class 700 de Siemens destinée au RER londonien Thameslink. Un RER tout confort, avec tables en 1 classe, toilettes… Et la France? Trois pavillons nationaux organisés par Ubi- france et regroupant 102 ex- posants – clusters, industriels et centres de recherche – étaient répartis dans la tren- taine de halls ouverts aux visi- teurs au Parc des expositions de Berlin. En particulier, les ac- teurs du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie étaient regrou- pés sous la bannière Northern France Rail, qui occupait une place de choix à côté des plus grands exposants dans un des halls les plus visités. Alain Vidalies, secrétaire d’État aux Transports, n’a pas manqué de visiter les stands tricolores lors de la journée inaugurale. En particulier ce- lui d’Alstom, tactiquement placé près du tram compact d’Aubagne. Ce véhicule, qui n’a laissé personne indifférent, symbolisait le lancement de la nouvelle gamme Citadis X05, dont il est le précurseur. Ou- tre les wagons modernisés par les Ateliers d’Orval, la présence française sur les voies était aussi assurée par le Regio2N de Bombardier, en livrée de la région Centre. Au bout du compte, la diversité de l’offre française était moins mise en valeur que lors des précédentes éditions. L’absence de la SNCF dans la liste des exposants n’y est sans doute pas étrangère… Patrick LAVAL © Patrick LAVAL-PHOTORAIL 140 innovations, 145 matériels roulants différents, 2758 exposants et 138872 visiteurs professionnels… plus 15000 passionnés � La Vie du Rail - 10 octobre 2014 A lstom vient de remporter un contrat auprès de la DB pour équiper 40 ICE de première génération de son système de signalisation ERTMS de niveau 2. Le système de signalisation, Atlas 200, doit permettre l’in- teropérabilité du transport fer- roviaire européen en facilitant le franchissement des frontières aux trains de passagers et de marchandises. Doté de ce nouveau dispositif, l’ICE, train à grande vitesse, sera capable de relier Berlin à Munich en quatre heures, au lieu de six actuellement. Le contrat prévoit également un contrat de maintenance de logiciels de plus de six ans. «Avec ce marché, Alstom équipe désormais la quasi-totalité du parc interurbain de Deutsche Bahn avec son système ERTMS de niveau 2, et contribue à l’amé- lioration du réseau ferroviaire en augmentant sa fluidité.» , déclare Martin Lange, membre du di- rectoire d’Alstom Deutschland AG responsable du transport. Le contrat sélève à 23millions d’euros. ACTUALITÉS Allemagne. Alstom équipera les ICE de son système ERTMS L e président du directoire de la Deutsche Bahn, Rüdiger Grube, et Guillaume Pepy, le président de la SNCF, ont, le 23septembre, prolongé l’acti- vité de leur filiale commune Alleo jusqu’en 2020, à l’occa- sion du salon Innotrans de Ber- lin. Alleo exploite 20 trajets quotidiens sur les lignes Paris - Francfort, Paris - Stuttgart - Munich et Marseille - Franc- fort. «Avec plus de dix millions de passagers transportés depuis (…) juin2007, les TGV et les ICE sont devenus les piliers des dessertes longues distances entre la France et l’Allemagne» , s’est réjoui face à la presse Rüdiger Grube. «Entre2007 et2013, le trafic a augmenté de 40%» relevé Guillaume Pepy, saluant ce partenariat entre deux en- treprises «concurrentes sur de nombreux marchés, notamment le fret ferroviaire» Avec le lancement prévu en 2016 de la deuxième phase du TGV Est-européen, les temps de parcours vont être raccour- cis, permettant d’ajouter en se- maine un aller-retour Paris- Stuttgart et un aller-retour Paris- Francfort par jour, soit quatre trajets transfrontaliers de plus. Selon les projections des deux entreprises, Paris ne sera plus qu’à 3heures 10 de Stuttgart, contre 3heures 40 actuellement, à 5heures 40 de Munich et à 3heures 35 de Francfort. France-Allemagne. Coopération prolongée entre la SNCF et la Deutsche Bahn France - Italie. Thello lancera une ligne directe quotidienne Marseille - Milan le 14décembre La compagnie ferroviaire italo-française Thello, filiale de Trenitalia (67%) et de Transdev (33%), a annoncé, le 23septembre, le lancement, à partir du 14décembre, d’une liaison directe et quotidienne entre Marseille et Milan. Thello attend plus de 300000 passagers en trafic international en 2015. Le train quotidien, qui partira de Marseille vers l’Italie à 15h30, et de Milan vers la France à 15h10, desservira neuf gares françaises et 12 gares italiennes, sans changement, ce qui constitue une nouveauté. La compagnie, annonce des «prix abordables, entre 30 et 70euros pour un Marseille - Milan et entre 15 et 45euros pour un Nice - Milan» L’ouverture des ventes est prévue pour la mi-octobre, sur le site Internet de la compagnie et les points de vente partenaires. À partir de décembre, Thello compte installer, dans les gares de Marseille, Nice, Toulon, Monaco et Menton, des bornes automatiques, à côté des bornes de la SNCF. «La compagnie espère également pouvoir ouvrir une boutique en gare de Nice dès la fin de l’année et explore toutes les options de distribution dans une optique de proximité virtuelle ou physique» . Thello annonce, par ailleurs, l’ouverture d’une plateforme à Nice, d’où elle compte piloter ses opérations dans le sud de la France. «Nous prévoyons de créer une trentaine d’emplois dans la région. (...) Une quinzaine de postes a déjà été pourvue. Nous procéderons début 2015 à une nouvelle campagne de recrutement» , a indiqué le directeur général de Thello, Albert Alday, dans le communiqué. Avec nouveau système de signalisation, Atlas 200, l’ICE pourra relier Berlin à Munich en quatre heures au lieu de six actuellement. La filiale commune Alleo a enregistré une augmentation de trafic de 40% entre2007 et2013. (Photo: gare de Stuttgart.) � La Vie du Rail - 10 octobre 2014 A ujourd’hui, ils sont deve- nus quasi incontournables lors de la réalisation de travaux souterrains pour des projets d’infrastructures de transport. Que ce soit pour des prolon- gements ou des créations de lignes métros, de relations rou- tières ou autoroutières, de lignes nouvelles à grande vi- tesse. Sortes d’énormes taupes mécanisées, pilotées et dirigées au centimètre près par une in- formatique sophistiquée et des faisceaux laser, ce sont les tun- neliers réservés à l’attaque de la roche dure et les boucliers, technologie un peu plus ré- cente et plus sophistiquée, qui creusent et soutiennent en même temps. Même si ces en- gins constituent un investisse- ment lourd représentant une part non négligeable dans un projet, ils sont désormais très largement inscrits dans la pa- noplie des techniques utilisées par les grandes sociétés de gé- nie civil, comme en France, Vinci, Bouygues ou Eiffage. «Le bouclier à confinement est devenu une méthode indispensa- ble pour réaliser des ouvrages dans une économie raisonna- ble» , estime un spécialiste. Travailler en traditionnel avec Infrastructures. Le club très fermé des constructeurs de tunneliers ACTUALITÉS Créer de nouvelles infrastructures lourdes de transports, en particulier sous les villes ou dans les grandes agglomérations, nécessite de très importants travaux souterrains de génie civil. Dans la palette de techniques possibles, les entreprises ont des alliés de poids: les tunneliers et boucliers de plus en plus sophistiqués pour s’adapter aux sous-sols à traverser. Le tunnelier «Victoria» descend rejoindre «Elizabeth» dans le puits de Limmo en novembre 2012 pour entamer un des points d’attaque du percement de Crossrail. La Vie du Rail - 10 octobre 2014 � une machine à attaque ponc- tuelle s’avère toujours possi- ble bien sûr. Mais, selon la nature du terrain rencontré, cela peut nécessiter au préala- ble de lourds et très coûteux traitements de renforcement des sols. Capable de travailler à grande profondeur, le tun- nelier évite aussi les longues, fastidieuses et coûteuses opé- rations de déviations des ré- seaux d’eau, d’électricité et de gaz. Il réduit le besoin d’em- prises de chantier en surface puisqu’elles se limitent aux puits de départ et de sortie des machines et aux ouvrages an- nexes de sécurité. Ce qui mi- nimise d’autant la gêne pour les riverains. Surtout, il en- gendre un avancement rapide. Par exemple, lors de l’excava- tion des 34,6km du tunnel de base du Lötschberg en Suisse (28km sur les 88km de gale- ries ont été forés au tunnelier) des cadences d’avancement élevées ont été atteintes. À quatre reprises, les mineurs ont battu le record mondial journalier d’avancement pour des tunneliers de grand dia- mètre: 41,8m, 43m, 46m et 50,2m! De ce fait, cette tech- nique peut sérieusement rac- courcir l’aboutissement d’un grand projet. Exemple au ni- veau mondial avec ces deux réalisations sensiblement de même longueur, soit environ 50km. Le tunnel sous la Manche, foré par 11tunne- liers, est devenu réalité en cinq ans, alors qu’il aura fallu plus de vingt longues années pour creuser, en majorité à l’explo- sif, celui de Seikan au Japon! Le temps de la construction d’un réseau de métro comme celui de Paris à l’air libre, pré- sentant rues et avenues éven- trées, est révolu depuis belle lurette. Justement, des projets colossaux vont être entrepris d’ici peu en région parisienne et plusieurs de ces monstres de technologie vont ainsi œu- vrer à l’abri des regards, comme leurs prédécesseurs voici quelques années pour Meteor (ligne 14) et Eole (RER E). Une partie du prolonge- ment de ce dernier vers l’ouest va faire appel à un tunnelier. Et douze autres vont s’atteler à la création des tunnels du fu- tur réseau de métro du Grand Paris Express… Michel BARBERON A près achèvement d’un projet, quelques tunne- liers sont parfois recondition- nés pour en entreprendre un nouveau. Cela a été le cas, par exemple, à la fin des an- nées90 pour «Néfertiti» qui, après avoir creusé le prolon- gement d’une ligne de métro au Caire, s’est attaqué à deux tunnels routiers dans cette même capitale. Mais dans la majorité des cas, chaque ma- chine est pratiquement spéci- fique et unique. Elle est étu- diée et conçue selon la nature du projet, les dimensions sou- haitées, les courbures du fu- tur tunnel, l’environnement à franchir en adéquation avec les conditions géologiques et hy- drogéologiques. La taille des machines varie bien entendu selon le diamètre à creuser. Pour réaliser des col- lecteurs d’eau, des assainisse- ments ou enfouir des lignes électriques à très haute ten- sion, des microtunneliers (d’un diamètre inférieur à 2m) sont utilisés. Précurseurs dans ce domaine, les Japonais s’en servent depuis plus de quarante ans; en France des chantiers de ce type se sont déroulés au cours des années 80. CSM Bessac, une entre- prise française dont le siège se situe près de Toulouse, filiale de Solétanche-Bachy (Groupe Vinci), s’est même spécialisée dans ce domaine. Elle dispose d’une trentaine de tunneliers et microtunneliers opération- nels et a creusé plus de 140km d’ouvrages au cours de ces dix dernières années. Connue depuis plus d’un siè- cle, la technique des tunneliers a été à l’origine développée pour s’attaquer aux roches dures. Leur essor a surtout été significatif voici une trentaine d’années avec l’apparition des boucliers mécanisés à confi- nement qui maintiennent le front de taille dans les terrains meubles. Les constructeurs ont désormais un large choix entre différentes technologies. Des sols pulvérulents nécessi- teront une machine à pression de boue. Un mélange de boue et de bentonite (argile fine), maintenu sous pression, as- sure le soutènement du front. Pour des matériaux à structure pâteuse, des machines à pres- sion de terre seront utilisées. Cette pâte, qu’il est possible d’extraire par une vis d’exca- vation, peut être obtenue par addition de mousse sur le front de taille. En France, le premier tunnelier à confine- ment de boue a été mis en œuvre en 1984 sur le tronçon central de la ligne D du métro de Lyon, qui passe sous le cen- tre historique, sous le Rhône Des boucliers de plus en plus grands, de plus en plus sophistiqués «Le bouclier à confinement est devenu une méthode indispensable» La palette des techniques de boucliers s’est considérablement élargie au cours de ces dernières décennies. Et les quelques grands constructeurs tels l’américain Robbins, le japonais Mitsubishi, l’allemand Herrenknecht ou le français NFM Technologies (filiale d’un groupe chinois), rivalisent d’ingéniosité pour adapter chaque machine à chaque projet. � La Vie du Rail - 10 octobre 2014 L e creusement de la pre- mière ligne du métro de Rennes a été lancé en 1996. Presque vingt ans plus tard, ce- lui de la deuxième va déployer, à partir de janvier, un niveau de performance technique et économique bien supérieur. C’est ce dont la ville de Rennes est maintenant sûre. Le 19août, elle a vérifié la ma- chine (le tunnelier) chez son fabricant, l’allemand Herrenk- necht à Schwanau, à une trentaine de kilomètres de Strasbourg. Démonté, le tunnelier sera transporté par soixante ca- mions en convois exception- nels entre la mi-septembre et la mi-novembre. Il sera re- monté et équipé de son train suiveur, puis percera les 8km du sous-sol rennais pendant près de trois ans, sans s’arrê- ter. Le grand progrès vient de cette continuité, rarissime sur une telle longueur. «Une ma- chine comme celle-là est considé- rée comme usée (et amortie fi- nancièrement) au bout de 4km. Pour gagner du temps, un autre tunnelier creuse généralement dans l’autre sens. Là, un seul suf- fit parce qu’il est surpuissant (une poussée de 70000 kilos-newtons, cinqfois son poids) et s’use donc moins vite, et parce qu’il travaille en continu, 24h/24, 7 j/7. Le mè- tre linéaire de tunnel s’en trouve considérablement réduit, guère plus qu’une tranchée couverte. Bien sûr, la fabrication des sta- tions, entre 15 et 20m de pro- fondeur, augmente la note de la ligne. Mais le prix global bénéfi- cie de l’efficacité du creusement» explique Guy Malbrancke, di- recteur général de la Semtcar, la société d’économie mixte en charge de la ligneB du métro rennais. Sur un chantier de 319millions d’euros, le perce- ment du tunnel en coûte 27. Avec l’équipement intérieur, le tunnel nécessite 127millions d’euros et les stations 191 mil- lions. Le travail en continu du tunnelier se heurtait jusqu’ici à un obstacle: l’impossibilité de faire circuler un tapis rou- lant sur 8km sans qu’il sorte de sa base dans les virages et les courbures. Mais c’est main- tenant faisable. Le tunnel est plus grand que celui de la pre- mière ligne avec ses 9,44m de diamètre contre 7,50m. Le tunnelier dit «à pression de terre» (il est «à boue» pour les terrains humides ou «à air» dans la roche) a été constitué pour avancer dans le secteur à base de schiste du bassin alluvial de Rennes à la vitesse moyenne de 280m par mois. La progression continue réduit considérablement les risques d’effondrement. Ici, les stations sont construites avant le passage du tunnelier. Il y en a neuf en sous-sol pour quinze sur toute la ligne. La roue de coupe du tunnelier est réparée à chaque fois qu’elle débouche dans une station. Les pièces at- taquant le sol, en aciers spé- ciaux et comportant pour cer- taines du tungstène, sont éventuellement remplacées. Ce tunnelier, le 883 construit par l’entreprise allemande, est jugé rien moins que «bluffant» par Guy Malbrancke, directeur gé- néral de la Semtcar. Hubert HEULOT ACTUALITÉS Rennes: trois ans de percement en continu pour le second métro Un tunnelier puissant, au lieu de deux répartis de chaque côté, va creuser les 8km de souterrain. L’opération ne coûte pas plus cher qu’une tranchée couverte. La ligne 2 du tramway de Nice voit le début du tunnel La première phase de travaux pour le tunnel urbain de la future ligne du tramway niçois, la construction des parois du puits d’entrée du tunnelier, a été lancée en septembre. Le tunnelier sera acheminé à Nice début 2016 pour être monté sur place. L es travaux du tunnel urbain de 3,2km sur le tracé de la future ligne de tramway ouest- est de Nice ont débuté le 10septembre. Première phase, la construction des parois mou- lées du puits d’entrée du tun- nelier, large de 12m, long de 47m, sur une trentaine de mè- tres de profondeur. La tech- nique utilisée sera la même que pour les quatre stations souter- raines: les parois périphériques du puits sont d’abord réalisées à partir de la surface sur une lar- geur d’1m environ. Une fois le fond bétonné à son tour, les terres à l’intérieur de la «boîte» ainsi créée sont extraites. Les parois du puits doivent être ter- minées à la fin de cette année et les travaux de terrassement pourront commencer début 2015. Ils devraient durer envi- ron 14mois. Le tunnelier sera acheminé à Nice au début de l’année 2016. Il sera monté sur place et les éléments de la roue de coupe sont en cours d’éla- boration pour êtres adaptés aux caractéristiques du sous-sol ni- çois. Le creusement du tunnel d’un diamètre de 9,5m doit com- mencer au printemps 2016 et durer 11mois, la mise en ser- vice de la ligne étant prévue fin 2017 ou début 2018. Ce marché de 270,9millions d’euros HT (valeur 2013), per- cement du tunnel et réalisation des quatre stations souterraines compris, a été attribué à un groupement conduit par  La Vie du Rail - 10 octobre 2014 HISTOIRE Lyon-Mouche. Elle va conduire à des résultats éloquents (ta- bleau B). Si le gain de 31% constaté à Lyon-Mouche est anormalement trop élevé, on l’expliquera par la puissance des machines 3000 qui n’a « pas été bien utilisée durant la période considérée » Dès 1892, la transformation de 96 machines 121 de la série 111-400 est entreprise: à lon- gueur de châssis constante, l’essieu porteur arrière est sup- primé, alors qu’un bogie rem- place l’essieu porteur avant, dont l’intérêt ne fait plus de doute. Ces 121 devenues des 220 (série B 111-400), sont des compound équipées de tubes à ailettes et dont le profil est ca- réné: une sorte de proue cou- pante à l’avant doit diminuer la résistance de l’air, l’abri du mé- canicien est en forme de coin, la cheminée et la sablière sont réunies dans une même enve- loppe pointue. Ces locomotives vont contribuer à porter la vi- tesse des trains express de 59,5km à 64km/h avec des charges plus élevées. Une nouvelle série de locomo- tives à bec, les C 21 à 60, dites « coupe-vent » allaient être conçues et construites de1894 à1896, différant des C 11 et C 12 par de multiples détails. Les cylindres HP extérieurs at- taquaient le second essieu ac- couplé au premier essieu qu’at- taquaient les cylindres BP intérieurs. Cette option d’es- sieux accouplés n’était pas celle retenue par le Nord, favorable aux essieux indépendants: ce qui reflète deux écoles distinctes françaises du compoundage. � Une innovation discrète au service d’une transformation radicale, les tubes à ailettes Au congrès de 1889, Henry avait fait part de ses recherches entreprises au PLM sur l’in- fluence des tubes à fumée sur la puissance de production et le rendement économique de la chaudière. Tubes lisses clas- siques, mais aussi tubes à ai- lettes qu’un mécanicien- constructeur voisin avait brevetées, Jean Serve, et dont il faisait varier la longueur, le nombre et le diamètre. Henry décédant prématurément en 1892, il revint à Georges Marié de présenter les résultats de ces expériences capitales dans les Annales des Mines Que ce soit au Nord ou au PLM, l’adoption des tubes à ai- lettes Serve constitue une vé- ritable révolution dont Baudry, l’ingénieur du PLM qui l’adopta le premier, a parfaite- ment souligné la portée à pro- pos de leur adoption dans les anciennes 121 transformées en 220; aux anciens tubes de 5cm de diamètre et de 4,945m de longueur entre les plaques tubulaires étaient subs- titués des tubes de 6,5cm et 3,35m, après que deux autres options (6,5cm x 3m; 5cm x 2,5m) testées sur quatre loco- motives soient rejetées, « trou- vées nettement inférieures sous le rapport de la puissance, de la facilité de conduite, de l’alimen- tation et de l’économie de com- bustible » C’est tout le système de la lo- comotive qui était bousculé, le rendement accru de la chau- dière permettant son raccour- cissement sans diminuer la La locomotive compound 3313 du PLM, type 040 voué à la traction des trains lourds de marchandises. Petit/Photorail La Vie du Rail - 10 octobre 2014 � puissance de la locomotive et sans nuire à l’économie. Un détail secondaire dans la fixa- tion des tubes devait y contri- buer aussi: les tubes n’étaient pas bagués du côté de la boîte à feu et de la boîte à fumée, « inversement à l’ancien usage du chemin de fer PLM » , cette suppression de bagues, en fa- cilitant le passage des gaz, ne pouvant qu’induire « une puis- sance accrue » . Les premières locomotives transformées au service d’hiver 1893-1894 per- mirent à charge constante de porter la vitesse commerciale des rapides reliant de jour Pa- ris à Marseille à 63,53km/h, parcours abrégé de 14heures 30 à 13heures 34. Le Nord emboîta le pas en 1892: l’ingénieur principal des ateliers de machines Kéromnès se livra à des essais par l’appli- cation de tubes de 70mm sur trois machines (vitesse, mixte et marchandises), en 1893 sur sept locomotives de grande vi- tesse. Comparant des tubes lisses, tubes à ailerons longs de 7, 9 ou 11mm, il concluait en faveur des ailerons de 7mm, « À défaut de conclusion officielle, vous me de- mandez peut-être ma conclusion personnelle. Il m’est très facile de vous satisfaire; ma conclu- sion, qui fut aussi celle de mon ingénieur en chef, alors M. Henry, ce fut l’envoi à nos ateliers, le 8dé- cembre 1890, d’une commande de deux locomo- tives compound C 11 et C 12, dont la première fut mise en service le 24mai 1892 et dont nos dispo- sitions sont encore celles des locomotives d’ex- press que nous faisons construire aujourd’hui. «Une autre compagnie avait tiré une conclusion peu différente et nous avait devancés de quelques mois dans l’application. C’était le Nord. Dès le mois d’août 1891, notre collègue M. du Bousquet, avait mis en service une locomotive ayant beaucoup d’analogies avec les nôtres. Je me fais un devoir, tout en revendiquant pour le PLM sa part dans la création du nouveau type, de reconnaître cette priorité de mon ami, notre ancien président [Très bien! très bien! Applaudissements.] «Les nouvelles locomotives du Nord et du PLM présentaient des caractères empruntés aux di- verses locomotives essayées en 1889 et 1890. Leur aspect général était celui des locomotives d’essai du Nord et de l’Ouest, avec leurs chau- dières ramassées et leurs larges bases d’appui sur les rails, leurs essieux accouplés à l’arrière et leurs bogies à l’avant. Comme les locomotives d’essai du PLM, elles avaient des chaudières d’acier tim- brées à très haute pression (15 et 14kg), elles avaient, de plus, la disposition compound avec quatre cylindres, deux cylindres à haute pression attaquant l’essieu d’arrière et deux cylindres à basse pression attaquant l’autre essieu accouplé. «Le nouveau type du PLM était caractérisé, de plus, par son foyer en acier et ses tubes à ailettes du système Serve. Je ne m’arrêterai pas au foyer d’acier parce que les difficultés d’entretien de ce genre de foyer nous ont amenés à y renon- cer et à revenir au foyer en cuivre, malgré les 1000kg de surcharge que ce dernier donne à la locomotive. Au contraire, nous sommes restés fi- dèles aux tubes à ailettes, qui n’ont pas tardé à se répandre, d’ailleurs, dans les autres Compagnies. Vous savez que ces tubes, lisses à l’extérieur, c’est-à-dire du côté de l’eau, où la transmission de la chaleur se fait facilement, présentent à l’in- térieur une série de nervures longitudinales ou ai- lettes qui plongent dans le courant des gaz se di- rigeant vers la cheminée, de manière à les dépouiller plus complètement de la chaleur. À la faveur de ces ailettes, on peut obtenir une puis- sance égale de vaporisation avec des tubes plus courts et, par conséquent, avec une chaudière moins lourde. «D’autre part, l’heureuse répartition de ses poids par rapport à sa longue base d’appui et la réparti- tion de sa puissance entre deux essieux moteurs eurent vite conquis la faveur des ingénieurs de la Voie, qui ne s’opposèrent pas à ce qu’on aug- mentât peu à peu sur le même type de poids des locomotives d’express, ce qui permit d’augmen- ter encore leur puissance. Le poids fut porté en 1894 à 50,600t, et la locomotive de notre dernier type qui figurait à l’Exposition de 1900 ne pesait pas moins de 56t.» La locomotive compound C 12 du PLM, prototype équipé d’un bogie porteur avant. SNCF/Photorail Baudry tire les leçons des essais de 1889-1890  La Vie du Rail - 10 octobre 2014 notant aussi l’accueil très favo- rable des mécaniciens: surcroît de production de vapeur facili- tant la montée des rampes, feu plus facile à conduire, moindre nécessité, à vitesse et charge de train données, de serrer autant l’échappement en raison de l’augmentation du passage des gaz. � La locomotive, un assemblage technique nouveau La combinaison des trois in- novations majeures que furent les tubes Serve, l’option com- pound à quatre cylindres et la disposition d’un bogie avant porteur, contribuèrent à répar- tir le poids accru des locomo- tives sur une base d’appui al- longée, pour la plus grande sa- tisfaction des ingénieurs de la Voie. Des chaudières plus per- formantes par des surfaces de chauffe et de grille accrues, un timbre relevé et l’application du système compound contri- buèrent à l’augmentation de la puissance et donc à une aug- mentation de vitesse plafond des locomotives, débridées par leurs meilleures stabilité et flexibilité. La stabilité était amé- liorée par leur empattement croissant et la suppression des masses importantes en porte- à-faux, la flexibilité par le re- cours aux bogies ou bissels. HISTOIRE octobre-novembre 1892mécanicien Monnier Blot Levet Duthion parcours total 4125 4523 4926 4532 tonnage moyen remorqué cons. / 100 TK décembre-janvier 1893mécanicien Blot Monnier Duthion Levet parcours 4843 4829 4227 tonnage moyen remorqué cons. / 100 TK février-mars 1893 mécanicien Levet Duthion Monnier Blot parcours 5178 5367 5331 5321 tonnage moyen remorqué cons. / 100 TK avril-mai 1893 mécanicien Duthion Levet Blot Carriot parcours 5376 5376 4920 4857 tonnage moyen remorqué cons. / 100 TK moyenne d’ensemble cons. / 100 TK Tableau A. Essais comparatifs de consommation de combustible au PLM (novembre 1892-mai 1893) DR/Photorail La locomotive C 112 du PLM, de la prestigieuse série des coupe-vent C 61 à 180, dites «grosses C», plus puissantes que les C 21 à 60. La contrainte que constituait la limitation du poids par essieu, obstacle majeur au développement de la puissance de la locomotive, se trouvait allégée, du fait qu’en rempla- çant un essieu porteur par un bogie ou en rajoutant des es- sieux moteurs, le poids adhé- rent et la charge par essieu étaient mieux répartis dans ces nouvelles locomotives. Ainsi s’ébauchait l’évolution contrainte et tendancielle vers les roues porteuses et essieux moteurs de plus en plus nom- breux de locomotives de plus en plus puissantes, des Atlan- tic, les 221, aux fameuses Pa- cific, les 231. � Un nouveau type adopté par tous les réseaux? Onze ans après l’Exposition de 1889 et quelques mois après la fin de l’Exposition universelle de 1900, où l’annexe de Vin- cennes avait accueilli le matériel ferroviaire, dans son exposé en janvier1901, Baudry pouvait faire le commentaire suivant: « En même temps que le Nord et le PLM, les autres compa- gnies françaises ont créé, après 1890, des types originaux et de grande valeur, auxquels nous avons eu, les uns et les autres, plus d’un emprunt à faire. Mais, petit à petit, toutes ou presque toutes se sont ral- liées au type dont je viens d’in- diquer les traits généraux [les compound à quatre cylindres], et à l’Exposition de Vincennes vous avez pu voir des locomo- tives d’express de l’Est, de l’Or- léans, de l’Ouest et du Midi, construites sur ce type, l’État seul faisant exception en res- tant fidèle aux deux cylindres indépendants, malgré le tim- bre de 14kg de sa chaudière. » Mais de rappeler aussi qu’il fal- lait se garder d’ériger en norme définitive ce type, comme l’il- lustrait la singulière Atlantic du Nord, dotée de cinq essieux: « Cette quasi-unanimité a dû réjouir les esprits amoureux de simplification, que vous avez pu entendre quelquefois dé- plorer ce qu’ils appellent la ma- nie des ingénieurs du Matériel de toujours innover, pour le vain désir, pensent-ils, de met- tre leur griffe sur tout ce qu’ils font construire. Ils ont pu es- pérer qu’en un jour prochain, ces ingénieurs s’entendraient pour adopter un type unique, réglementé jusque dans les plus petits détails de sa construction, et auquel on ne La Vie du Rail - 10 octobre 2014  La locomotive compound 3202 du PLM, prototype révélé aux essais de 1889-1890. Photorail/Chevalier Manufacturier à Givors, le 19avril 1886, Jean Serve déposait un brevet pour « tubes à ailettes pour chaudières et autres dispositifs », accepté le 19février 1887. L’innovation partait du constat que le transfert de chaleur se faisant par contact, la partie centrale de la veine gazeuse circulant dans les tubes n’était pas en contact direct avec leurs parois; il y avait là une perte sensible du rendement thermique de la chaudière tubulaire. Révolutionnaire, l’invention conjointe de Ste- phenson et de Seguin, décisive dans l’épopée technologique des chemins de fer, n’avait pas sus- cité une telle réflexion de bon sens… L’invention de Serve, fort simple, consiste donc à employer des tubes à nervures ou ailettes inté- rieures, communiquant mieux à la paroi extérieure la chaleur de tout le gaz circulant. À longueur don- née de tubes, ceux-ci pouvant être élargis de quelques centimètres, le pouvoir de vaporisation de la chaudière était ainsi considérablement accru. Ou à puissance constante, son encombrement pouvait être réduit. Il est paradoxal que cette in- vention, très vite adoptée sur tous les réseaux, n’ait pas suscité des recherches approfondies sur ce constructeur Jean Serve, dont on peut penser que son brevet dut l’enrichir passablement. Devançant son adoption par les chemins de fer, dès 1886, la Compagnie générale de navigation, entreprise de navigation à vapeur sur le Rhône, décidait d’équiper les chaudières de ces tubes « système Serve », sa conversion étant achevée en 1890. Jean Serve, un « révolutionnaire » de la chaudière tubulaire méconnu? � La Vie du Rail - 10 octobre 2014 toucherait plus qu’après mûre délibération et du consente- ment général. J’émettrais vo- lontiers un espoir tout contraire: c’est que les ingé- nieurs du Matériel, après le grand progrès accompli depuis onze ans, ne s’endorment pas dans la satisfaction d’un pre- mier succès, et qu’ils pensent que les avantages donnés au public, grâce à l’amélioration des locomotives, n’ont fait qu’aiguiser son appétit, et qu’il faut travailler pour lui donner des satisfactions nouvelles et plus complètes. [Applaudisse- ments.] Vous êtes, d’ailleurs, certainement convaincus comme moi que ce n’est pas par des délibérations en com- mun, mais par le travail indi- viduel, que, dans l’avenir, comme dans le passé, le pro- grès s’accomplira. [Très bien! Applaudissements.] «Dès aujourd’hui, Messieurs, l’un de nous s’est détaché du groupe et a abandonné le type qu’il avait été l’un des premiers à créer. Vous avez tous admiré comme moi, à l’Exposition, la magnifique locomotive du Nord avec son grand foyer de 2,74m de surface de grille, à l’avant duquel on a dû faire passer les deux essieux cou- plés, et qu’il a fallu supporter par un cinquième essieu por- teur, avec sa surface de chauffe de 208,52m , son timbre de 16kg et son poids de 63t. Vous avez pu admirer aussi les résultats remarquables comme puissance et comme vitesse donnés par cette machine dans l’essai dont le graphique était mis sous les yeux des visiteurs de l’Exposition. Je suis heureux de féliciter aujourd’hui notre collègue, M.du Bousquet de son initiative et de son succès. [Vifs applaudissements.] Il convient d’évoquer ici que ce compliment adressé entre ingénieurs de la Traction, du PLM au Nord, évoque l’ému- lation certaine qui animait les diverses équipes de concep- teurs de chaque réseau. Si le PLM et le Nord ont bien été les moteurs de ces innovations spectaculaires, ils différaient par leur culture technique et leur image de marque: d’un côté, trains lourds de mar- chandises circulant entre grands bassins industriels, de l’autre, trains de voyageurs ra- pides et prestigieux ralliant la Riviera… Au Nord, le recours longtemps privilégié aux ingé- nieurs centraliens y a catalysé une culture technologique as- sez empirique, où les essais de- vaient aboutir aux solutions les plus économiquement intéres- santes en termes de coût d’ex- ploitation. Ils sont les fonda- teurs et animateurs dominants de la Société des ingénieurs ci- vils de France, cette académie des technologies où ils étaient ainsi mêlés aux débats d’ac- tualité, sources d’inspiration ou d’autocritique. Gaston du Bousquet (1839-1910), cen- tralien de la promotion 1862, membre de la SICF en 1891, en devint le président en 1894. Claude Kéromnès, centralien de la promotion 1868, ingé- nieur principal des ateliers de machines, adhéra à la SICF en 1892, y exposant ses expé- riences (cf. supra) le 21juillet 1893… Au PLM, le plus important ré- seau européen, une certaine culture de la distinction tech- HISTOIRE La locomotive B 146 du PLM, l’une des 121 transformées. DR/Photorail nologique était de mise chez les ingénieurs polytechniciens, bien plus nombreux que les centraliens, plus portés aussi sans doute aux calculs théo- riques et à la modélisation. Tout comme les voitures de voyageurs à trois essieux ca- ractérisaient son parc, ils fu- rent les seuls à opter pour un système compound à essieux accouplés (cf. supra) . Adolphe Henry (1846-1892), polytech- nicien issu du corps des Mines, entré au PLM en 1878, y in- troduisit le frein modérable Westinghouse, et les joutes de locomotives organisées en 1889-1890 sans classement ni jugement témoignent de son empirisme. Charles Baudry (1844-1909) qui lui succéda, polytechnicien du corps du Génie maritime, avait adhéré à la SICF dès 1881, ce qui tra- hit son intérêt pour les inno- vations, et devenu son prési- dent en 1901, révèle la reconnaissance flatteuse de ses pairs. Passé par les Ateliers de la Compagnie des messageries maritimes de la Ciotat, il re- joint le PLM en 1879. Il ajouta à ses locomotives compound le principe de leur carénage, ce qui faisait ressortir encore mieux leur « griffe PLM ». � L’Exposition de 1900, vitrine technologique des grands réseaux Pour accueillir le matériel rou- lant présenté, un vaste hangar de 3600m avait été construit à Vincennes, abritant 3,6km de voies, un faisceau de 20 voies de 160 à 200 mètres de longueur, embranché sur la ligne de Paris à Vincennes. Au tournant d’un siècle à l’autre, l’Exposition universelle de 1900 se devait d’établir un bi- lan rétrospectif des progrès ac- complis, tout en constituant une vitrine technologique pour chaque nation représentée. Dans le domaine ferroviaire, la progression des locomotives exposées depuis l’Exposition de Paris en 1855 était élo- quente: 20 y avaient été pré- sentées, puis 30 à Londres en 1862, 34 à Paris en 1867, 47 à Vienne en 1873 et à Paris en 1878, 52 à Paris en 1889, 62 à Chicago en 1893, 72 à Paris en 1900. Dont 55 locomotives à vapeur pour voie large, en provenance de 10 États. Les bogies faisaient enfin une arri- vée spectaculaire: une seule locomotive équipée en 1855, deux en 1867, trois en 1878, sept en 1889, et 34 en 1900! Le timbre le plus élevé des lo- comotives enregistrait une pro- gression plus mesurée: de 9kg en moyenne en 1878, on passait en 1900 à 12,75kg, avec deux locomotives tim- brées à 16kg. La France présentait 13 des 46 locomotives à tender séparé, talonnée par l’Allemagne (huit locomotives) et la Grande-Bre- tagne (cinq). Parmi elles, 32 (soit sept sur 10) étaient bien des compound. Si l’on met à part la locomotive singulière conçue par Thuile, présentée par son constructeur Schnei- der22, 12 machines étaient ex- posées par les sept grands ré- seaux français. Neuf étaient des compound à quatre cylindres sauf la machine à simple ex- pansion de l’Ouest n°283 déjà exposée en 1889, remise en scène à titre historique de pre- mière machine munie d’un bo- gie à mouvement pivotant et transversal, construite dans les ateliers de l’Ouest sous la di- rection de Clérault. Le choix que firent les sept ré- seaux français quant aux loco- motives de vitesse exposées traduit sans doute un certain message implicite, subliminal en somme. Il est paradoxal priori de constater que les deux réseaux pionniers et toujours en pointe en matière de pro- grès de la locomotive à vapeur n’y présentent chacun qu’une locomotive. En fait, pionniers dans l’option compound, exhi- bant leur « chef-d’œuvre », ils entendaient signifier la consé- cration d’un effort et d’une conviction autant précoces que persévérants. Le Nord dévoi- lait ainsi la première Atlantic construite en France, essayée opportunément en service commercial pendant l’Exposi- tion, remorquant en tête du Nord-Express 200 tonnes à 100km/h sur des lignes à rampes de 5mm. Le PLM exhibait la C 91, sa compound la plus sophistiquée, la plus puissante aussi, issue de la série C 21 à 60 mise en service en 1896 après quelques améliora- tions. Le design original qu’of- fraient ses enveloppes en forme de coupe-vent en avant de la La Vie du Rail - 10 octobre 2014  Dépôt Série 3001-3140 Série 3211-3200 Économie combustible en faveur des 3200 Villeneuve-Saint-Georgesparcours total 325040 169190 tonnage moyen remorqué cons. / 100 TK 11,83% Dijon-Perrigny parcours total 299475 338419 tonnage moyen remorqué cons. / 100 TK 14,71% Lyon-Mouche parcours total 163873 210815 tonnage moyen remorqué cons. / 100 TK 30,94% Ensemble parcours total 788388 718424 tonnage moyen remorqué cons. / 100 TK 19,16% Tableau B. Essais comparatifs entre les locomotives 3000 et 3200 du PLM (1894) Q uelques remarques au sujet du grand dossier que vous avez consacré au THNS, le train à haut niveau de service, dans le n°3472 du 18juin dernier de Vie du Rail (pages12 à23). Il est très important de soigner, voire de réinventer les trains classiques comme faisant partie intégrante du service offert au client aussi et même surtout pour les transversales. Le THNS est une très bonne alternative au tout-TGV. Il ne s’agit pas de minimiser les mérites du train à grande vitesse mais quelques réflexions s’im- posent sur son exploitation. On pourrait faire une proposition en matière de vitesse: ne pas dépasser 300km/h en régime normal mais pousser jusqu’à 360km/h en cas de retard là où c’est possible. Ce qui constitue- rait un avantage sensible pour une plus grande stabilité de l’ho- raire. Cela pose quelques questions: – combien coûte la construction (éventuellement l’aménagement) d’une ligne à grande vitesse per- mettant le 360km/h par rapport à une ligne ne permettant que le 300km/h? (sachant qu’il s’agit d’évaluer la rentabilité de la réali- sation d’une ligne pour le 360 en ne recourant à cette vitesse qu’en cas de retard); – combien coûte l’exploitation du TGV à 360km/h par rapport au 300km/h? Ce qui est certain, c’est que cela contribuerait à des économies considérables d’exploiter à 300 par rapport à des vitesses plus élevées en régime normal. Cette proposition serait un bon com- promis entre gain de temps et frais déraisonnables. Même à 300km/h, le TGV se distingue- rait encore du THNS. Il s’agirait de trouver un équilibre entre TGV et THNS. On se demande pourquoi, alors que la Cour des comptes cri- tique dans les Intercités: « un système à bout de souffle », dans un article sur le sujet (n°3477 du 23juillet) vous ne mentionnez pas les THNS? Qui permettraient justement que ces liaisons ne soient pas à bout de souffle. Charlie Hofer, Neuwis (Suisse) La Vie du Rail - 10 octobre 2014 � THNS/TGV: un équilibre à trouver Pour la rubrique courrier des lecteurs adressez vos courriers à: Chantal Blandin, La Vie du Rail - 11, rue de Milan - 75009 Paris ou envoyez un E-mail à: chantal.blandin@la- viedurail.com Cyclistes chronophages La SNCF a démantelé la concertation avec les cyclistes telle qu’elle avait été mise en place il y a vingt ans par un de ses anciens prési- dents, Jacques Fournier, lui-même cyclotouriste. Elle reposait sur environ trois réunions annuelles et quelques rares visites chez les constructeurs ferroviaires. Les représentants des fédérations défen- dant les cyclistes (FUB, Fnaut, AF3V, FFCT) se sont entendu dire que cette concertation était chronophage. Comme il n’est pas pos- sible de complètement supprimer cette concertation, elle a été rem- placée par une concertation thématique, avec des sujets choisis par la seule SNCF. Celui de cette année est intéressant, il s’agit de l’em- barquement des vélos dans les trains. Un sujet rebattu où il est bien difficile d’innover. Les points à étudier sont connus: information des voyageurs sur l’offre, accès dans les gares et les trains, repérage des véhicules spécifiques sur un quai, nombre de vélos autorisés, gestion des groupes, typologie des cyclistes et des trains, offre gra- tuite ou tarifée, position des vélos horizontale ou verticale (crochets). La disparition des réunions «ordinaires» fait perdre la prise sur l’ac- tualité des demandes des cyclistes et des changements qui inter- viennent. De nombreux sujets récurrents ou jamais résolus ne seront plus discutés. Ne plus «perdre du temps» avec les cyclistes ne fera pas disparaître les problèmes qui se posent au quotidien dans les gares et les trains, tant pour les voyageurs que pour les agents de l’entreprise. Erick Marchandise, CycloTransEurope Le regard de la Fnaut Chaque mois, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) nous fait part d’une difficulté, grande ou petite, rencontrée par les usagers. Rapide et permettant une desserte fine du territoire, le train à haut niveau de service (THNS) est une bonne alternative au tout-TGV, surtout sur les transversales. Ici, la gare de Montpellier. DIALOGUE Retrouvez les 80 chaînes de votre programme télé Culture Rail � La Vie du Rail - 10 octobre 2014 Télé-samedi 11 octobre TF1 12.00 Les douze coups de midi 12.50 L’affiche du jour 13.00 Le journal 13.20 Reportages 15.15 Camping paradis 16.55 Tous ensemble 17.45 Tous ensemble 18.45 50 mn inside 19.50 Là où je t’emmènerai 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.30 Loto 20.35Football : France / Portugal commenté par Christian Jeanpierre, Bixente Lizarazu Après sa victoire contre l’Espagne et le match nul en Serbie, l’Equipe de France poursuit sa campagne de matchs de préparation pour l’UEFA EURO 22.45New York Unité Spéciale de Steve Shill. Avec : Mariska Hargitay, Christopher Meloni Le corps de Sandra Douglas est jeté d’une camionnette blanche. La jeune fille avait été enlevée trois jours auparavant. 3 épisodes France 2 14.00 Mon Envoyé spécial 14.50 Faites entrer l’accusé 16.45 Talents des cités 2014 16.50 Grand public 17.45 Vos objets ont une histoire 18.50 Mot de passe 19.20 Mot de passe 20.00 Journal de 20 h 20.40 Météo 20.45C’est votre vie ! À l’occasion de ses 50 ans de car- rière, Mireille Mathieu, l’interprète française la plus connue au monde, va revivre, le temps d’une soirée inoubliable, les étapes marquantes de sa carrière extraordinaire avec les téléspecta- teurs. 23.05On n’est pas couché Neuvième saison pour le Saturday Night Show avec Laurent Ruquier, entouré d’un nouveau duo de choc : Léa Salamé et Aymeric Caron. France 3 12.00 Le 12/13 12.50 30 millions d’amis 13.25 Les Grands du rire 15.00 En course sur France 3 15.25 Samedi avec vous 16.50 Expression directe 17.00 Les carnets de Julie 18.00 Questions pour un champion 18.35 Avenue de l’Europe 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.15 Zorro 20.45Désiré Landru de Pierre Boutron. Avec : Patrick Timsit, Julie Delarme. A l’issue de la Première Guerre mon- diale, Landru, un petit escroc, sort de prison et cherche un moyen de subsistance. Bien que déjà marié, il décide de répondre aux petites annonces de veuves en quête d’un mari. 22.50Pourquoi personne me croit ? de Jacques Fansten Avec : Batyste Fleurial, Caroline Proust Tout accuse Sébastien. A 13 ans, l’adolescent aurait tué son père. Canal + 12.05 La météo (C) 12.15 Le petit journal de la semaine (C) 12.45 Le tube (C) 13.45 L’effet papillon (C) 14.30 Super samedi rugby (C) 14.35 Rugby : Bordeaux Bègles / Castres 16.20 Super samedi rugby 16.35 Rugby : Paris / Racing Métro 92 18.20 Jour de rugby 19.00 Le JT (C) 19.10 Salut les terriens ! (C) 20.25 Made in Groland (C) 20.55Je fais le mort de Jean-Paul Salomé. Avec : François Damiens, Géraldine Nakache. À 40 ans, Jean, comédien, est dans le creux de la vague… Au pôle Emploi Spectacle, sa conseillère lui propose un job un peu particulier... 22.40Players de Brad Furman. Avec : Ben Affleck, Justin Timberlake Richie, étudiant à Princeton, joue au poker en ligne pour payer ses frais de scolarité. 12.45 Le 12.45 13.05 Scènes de ménages 14.15 Hindenburg : le géant des airs (1/2) 16.05 Hindenburg : le géant des airs (2/2) 17.55 Cousu main 19.45 Le 19.45 20.10 Scènes de ménages 20.50NCIS : Los Angeles Avec : Chris O'Donnell. Un consultant du Pentagone a été assassiné à Bahreïn alors qu’il devait remettre, via uneclé USB, un plan de confiscation de l’arsenal pakistanais. 2 épisodes 22.40NCIS : los Angeles Avec : Chris O'Donnell France 5 12.25 Les escapades de Petitrenaud 13.00 C à vous le meilleur 14.15 Chine, la révolution verte 15.10 Hélène & les animaux 16.10 Planète terre 17.10 Portugal - Le trésor Ibère 18.05 J’irai dormir chez vous 19.05 Dangers dans le ciel 19.55 Entrée libre 20.35Échappées belles de Sébastien Laffont. Jérôme arrive à Mende où il visite la Maison des Paysans de Lozère. 22.10Norvège - Les chemins du nord de Pierre Brouwers © Benjamin MONNEROT-DUMAINE/SNCF GETC La Vie du Rail - 10 octobre 2014  � Télévision � Livres � Théâtre � Radio � Patrimoine � Musique � «I l n’y a pas de plus beau restaurant que ce- lui de la gare de Lyon» , disait Louise de Vil- morin. C’est encore plus vrai aujourd’hui, grâce à la cure de jouvence dont vient de bénéficier le restaurant mythique de style néobaroque et Belle Époque, construit à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900 par la Compagnie du Paris-Lyon-Mé- diterranée (PLM) sous le nom de Buffet de la gare de Lyon. Le vaste chantier de réno- vation s’est déroulé l’été dernier, sous la houlette d’un groupement de maîtrise d’œuvre réunissant l’Arep, l’agence d’ar- chitecture Duthilleul, Eurogip et Christophe Bottineau, architecte en chef des Monu- ments historiques (cabinet 2BDM). «Le somptueux décor de stuc doré et de peintures décoratives demeure à ce jour l’un des en- sembles des plus remarquables de l’art acadé- mique de la toute fin du XIX siècle encore conservé dans la capitale» , souligne ce der- nier, auteur d’une étude très détaillée en préambule du chantier, car Le Train Bleu est classé aux Monuments historiques. «Le Train Bleu était comme un port sur la Médi- terranée dans Paris, et les trains sur les quais sur laviedurail.com/tv TF1 12.00 Les douze coups de midi 12.50 Du côté de chez vous 13.00 Le journal 13.30 Reportages 14.45 Mentalist 15.30 Mentalist 16.20 Les experts : Manhattan 17.10 Les experts : Manhattan 18.00 Sept à huit 19.50 Toi toi mon toit 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.30 Du côté de chez vous 20.35 Là où je t’emmènerai 20.45 Météo 20.55The dark knight, le chevalier noir de Christopher Nolan Avec : Christian Bale, Heath Ledger Avec l’aide du lieutenant Gordon et du procureur Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent Gotham City… 23.45Esprits criminels de Gloria Muzio. Avec : Shemar Moore, Thomas Gibson. 2 épisodes 12.45 Le 12.45 13.05 Recherche appartement ou maison 14.30 Maison à vendre 16.10 D&CO, une semaine pour tout changer 17.15 66 minutes 18.40 66 minutes : grand format 19.45 Le 19.45 20.10 E=M6 20.40 Sport 6 20.50Capital présenté par François-Xavier Ménage. C’est une passion française : aménager et décorer au mieux sa mai- son quels que soient ses moyens. 23.00Enquête exclusive présenté par Bernard De la Villardière Télé-dimanche 12 octobre France 2 12.05 Tout le monde veut prendre sa place 13.00 Journal de 13.20 13h15, le dimanche 14.05 Météo, point route 14.10 Vivement dimanche 16.25 Grandeurs nature 17.30 Stade 2 18.50 Vivement dimanche prochain 19.55 Météo 20.00 Journal de 20 h 20.30 20h30, le dimanche 20.40 D’art d’art, météo 20.45Inglourious basterds de Quentin Tarantino. Avec : Brad Pitt, Mélanie Laurent. Dans la France occupée de 1940, un groupe de soldats juifs américains mène des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. 23.20Un jour, un destin présenté par Laurent Delahousse. France 3 12.00 Le 12/13 12.10 Le 12/13 Dimanche 12.50 30 millions d’amis 13.50 Jour de brocante 14.55 Sport dimanche 15.00 En course sur France 3 15.20 Cyclisme : Paris - Tours 2014 17.00 Du côté de chez Dave 17.55 Questions pour un super champion 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.15 Zorro 20.45Les enquêtes de Murdoch Avec : Yannick Bisson, Helene Joy La canicule s’abat sur Toronto et la morgue ne désemplit pas. Julia Ogden apporte son aide sur le cas d’une jeune noyée, Katherin Buchanan, favorite du concours " Miss pureté ". 2 épisodes 22.10Les enquêtes de Murdoch Avec : Yannick Bisson, Helene Joy. L’inspecteur Murdoch est invité à un rassemble- ment ayant lieu dans un jardin public. 2 épisodes Canal + 12.05 La grille (C) 12.50 Formula 1 : Russian Grand Prix (C) 13.00 Formula 1 : Russian Grand Prix 15.05 Les nouveaux explorateurs 16.10 Southcliffe 17.00 Southcliffe 17.50 Zapping de la semaine (C) 18.10 Formula one (C) 19.10 Canal football club - 1 partie (C) 19.40 Canal football club - 2 partie (C) 21.00Rugby : Toulouse / Toulon présenté par Éric Bayle, Bertrand Guillemin, François Trillo Aux commentaires : Éric Bayle, Bertrand Guillemin et François Trillo, accompagnés des consultants emblématiques de la chaîne, Marc Lièvremont, Thomas Lombard et Fabien Pelous. 22.55TEDxParis 2014 de Jean-pierre Devillers. Tribune de référence pour faire émerger des personnalités et des idées, TEDxParis a reçu sur scène près de 200 talkers… France 5 13.40 Les dessous de 14.45 Dangers dans le ciel 15.30 nursery 16.00 Chantilly, la capitale du cheval 17.00 Dossiers secrets du Troisième Reich 18.00 C politique 19.00 On n’est pas que des cobayes ! 20.00 In vivo, l’intégrale 20.25 Avis de sorties 20.40La voiture électrique : pas si écolo ! de Martin Mischi. Maintes fois annoncé, puis avorté, l’essor de la voiture électrique semble enfin devenu une réalité aujourd’hui… 22.25Trente ans de guerre au nom de Dieu © Benjamin MONNEROT-DUMAINE/SNCF GETC Le chantier de l’année Cure de jouvence pour Le Train Bleu On accède au restaurant depuis les quais par un grand escalier à double révolution. Le logo a été modernisé en utilisant le principe du métal ajouré. Retrouvez les 80 chaînes de votre programme télé Culture Rail � La Vie du Rail - 10 octobre 2014 sont comme des navires en partance vers des destinations rêvées» , commente Jean-Marie Duthilleul. Pendant 60 jours et 60 nuits, une centaine d’artisans ont transformé le lieu en une gigantesque ruche. Restaura- tion des décors d’origine, remise à niveau du mobilier, remplacement intégral du par- quet en chêne posé en point de Hongrie, nettoyage de toute la lustrerie, re-création du petit salon marocain supprimé dans les années 1970… À l’origine, la Compagnie du PLM, dési- reuse de conforter sa notoriété, voulait un Télé-lundi 13 octobre TF1 12.00 Les douze coups de midi 12.50 Petits plats en équilibre 13.00 Le journal 13.55 Les feux de l’amour 15.15 La veuve noire 17.00 L’addition, s’il vous plait 18.00 Bienvenue chez nous 19.00 Money Drop 20.00 Le journal 20.30 Du côté de chez vous 20.40 Nos chers voisins 20.45 C’est Canteloup 20.55Une famille formidable de Alexandre Pidoux. Avec : Bernard Le Coq, Anny Duperey. Au village, la vie des Beaumont reprend son cours, entre crises de couple, pro- blèmes sexuels et crises d’identité. 22.45New York unité spéciale Avec : Mariska Hargitay. Deux petits garçons accusent monsieur Jackie, le professeur de musique de leur école maternelle d’attouchements sexuels… 3 épisodes France 2 12.00 Tout le monde veut prendre sa place 12.55 Météo 13.00 Journal de 13 h 13.50 Météo, Consomag 14.00 Toute une histoire 15.10 L’histoire continue 15.40 Comment ça va bien ! 16.55 Dans la peau d’un chef 17.55 Face à la bande 18.45 N’oubliez pas les paroles 19.20 N’oubliez pas les paroles 19.55 Météo 20.00 Journal de 20 h 20.40 Parents mode d’emploi 20.45Castle Avec : Nathan Fillion, Stana Katic. Une jeune femme est retrouvée pendue sur les docks avec du fil de pêche par un vigile répondant au nom de Carl Mathews. La légiste Lanie Parish est bouleversée. 3 épisodes 23.05Un oeil sur la planète présenté par Etienne Leenhardt France 3 12.00 Le 12/13 12.55 Météo à la carte 13.50 Un cas pour deux 14.55 Un cas pour deux 16.10 Des chiffres et des lettres 16.50 Harry 17.25 Un livre un jour 17.30 Slam 18.10 Questions pour un champion 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.15 Plus belle la vie 20.45Lundi en histoires Pour la première fois, en 94 minutes d’archives colorisées, ce film révèle le rôle décisif que les femmes ont joué hors des tranchées pendant ces quatre années de conflits meurtriers. 22.20Quand la grande guerre rend fou Ils ne sont pas morts et pourtant ils ne sont jamais rentrés du front. Confrontés au spectacle quotidien de l’horreur, certains poilus ne se sont jamais remis de cette épreuve. Canal + 12.25 La nouvelle édition (C) 12.45 La nouvelle édition - 2e partie (C) 14.05 Je suis supporter du standard 15.35 Timbavati le clan des chasseurs 16.30 Je fais le mort 18.15 Le before (C) 18.45 Le JT (C) 19.05 Le grand journal (C) 20.00 Le grand journal, la suite (C) 20.25 Le petit journal (C) 20.55Borgia - l’ultime saison de Tom Fontana. Avec : John Doman, Mark Ryder. Lucrezia reçoit un accueil mitigé chez les d’Este. Tandis que sa belle-sœur semble lui vouer une haine féroce, le duc Ercole fonde beaucoup d’espoirs en la jeune femme. 2 épisodes 22.45Spécial investigation présenté par Stéphane Haumant. Dans les jardins du Louvre, dans le métro de New- York, dans des hôpitaux chinois… les rats prolifèrent. 12.45 Le 12.45 13.05 Scènes de ménages 13.45 L’infirmière du cœur 15.45 Céline 17.40 Les Reines du shopping 18.50 100% Mag 19.45 Le 19.45 20.10 Scènes de ménages 20.50Extant Avec : Halle Berry, Goran Visnjic. Molly pour- suit son enquête et découvre que la propre fille de Sparks était également enceinte lors de la mission spatiale Aruna 22.30Extant Avec : Halle Berry, Goran Visnjic. L’entité est parvenue à faire s’entretuer les hommes de Yasumoto… France 5 15.05 Des trains pas comme les autres 15.35 Hélène & les animaux 16.35 La France du bout du monde 17.30 C à dire ?! 17.45 C dans l’air 19.00 C à vous 20.00 C à vous la suite 20.15 Entrée libre 20.40Une femme dans la révolution de Jean-Daniel Verhaeghe. En 1793, Manon, qui a épousé les principes de la Révolution, prend part aux événements politiques de son temps. 22.40C dans l’air présenté par Yves Calvi. © Benjamin MONNEROT-DUMAINE/SNCF GETC (Suite page 36) � Télévision � Livres � Théâtre � Radio � Patrimoine � Musique � La Vie du Rail - 10 octobre 2014  sur laviedurail.com/tv TF1 12.00 Les douze coups de midi 12.50 L’affiche du jour 13.00 Le journal 13.40 Petits plats en équilibre 13.45 Histoire d’un rêve 13.50 Météo 13.55 Les feux de l’amour 15.15 Voleurs de stars 17.00 L’addition, s’il vous plait 17.50 Football : Arménie / France 20.00 Le journal 20.30 My Million 20.35 Météo 20.40 Nos chers voisins 20.45 C’est Canteloup 20.55Mentalist de Robert Duncan McNeill. Avec : Simon Baker, Robin Tunney. L’agent Fischer vient chercher Lisbon, qui est devenue chef de la police dans l’Etat de Washington. 2 épisodes 22.40Mentalist de Randy Zisk Avec : Simon Baker, Robin Tunney Horatio Jones travaille en tant que géologue chez V.N.X Energy. 13.05 Scènes de ménages 13.45 Romance à Paris 15.45 L’argent ne fait pas le bonheur 17.40 Les Reines du shopping 18.50 100% Mag 19.45 Le 19.45 20.10 Scènes de ménages 20.50Cousu main présenté par Cristina Cordula. Depuis 8 semaines, 10 passionnés de couture s’affrontent à coups d’aiguilles et de ciseaux pour remporter le titre de « Meilleur couturier amateur de France ». 23.25Cousu main présenté par Cristina Cordula. Télé-mardi 14 octobre France 2 13.00 Journal de 13 h 14.00 Toute une histoire 15.10 L’histoire continue 15.40 Comment ça va bien ! 16.55 Dans la peau d’un chef 17.50 Face à la bande 18.45 N’oubliez pas les paroles 20.00 Journal de 20 h 20.50Secrets d’histoire La vie d’Anne de Bretagne, est une aventure extraordinaire du Moyen Âge à la Renaissance, où se mêlent amour, trahisons, désespoir et jalousie. 22.40Infrarouge Après vingt-cinq ans de tournage et de « proximité », Serge Moati filme encore une fois le « président d’honneur » et fondateur historique du Front national. France 3 12.00 Le 12/13 12.55 Météo à la carte 13.50 Un cas pour deux 14.55 Questions au gouvernement 16.10 Des chiffres et des lettres 16.50 Harry 17.25 Un livre un jour 17.30 Slam 18.10 Questions pour un champion 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.15 Plus belle la vie 20.45Un homme au pair de Laurent Dussaux. Avec : Antoine Duléry, Gwendoline Hamon. Maxime, la quarantaine, au chômage depuis plusieurs années, squatte chez sa sœur Claire. Celle-ci, dynamique et brillante, élevant seule son fils de 9 ans, dirige une agence de recrutement. 23.10Du côté de chez Dave, l’intégrale présenté par Dave. Ce soir, retrouvez en exclusivité l’intégrale de l’émission, tout ce que vous n’avez pas vu dimanche et plus ! Canal + 12.25 La nouvelle édition (C) 12.45 La nouvelle édition - partie (C) 14.05 Vikings 14.50 Vikings 15.35 Spécial investigation 16.30 Avant l’hiver 18.15 Le before (C) 18.45 Le JT (C) 19.05 Le grand journal (C) 20.00 Le grand journal, la suite (C) 20.25 Le petit journal (C) 20.55La marche de Nabil Ben Yadir. Avec : Jamel Debbouze. En 1983, dans une France en proie à l’intolérance, trois jeunes adolescents et un curé lancent une grande marche pacifique pour l’égalité, de plus de 1000 km entre Marseille et Paris. 23.00Vandal de Hélier Cisterne. Avec : Zinedine Benchenine. Chérif, 15 ans, est un adolescent rebelle et soli- taire. Dépassée, sa mère décide de le placer chez son oncle et sa tante à Strasbourg, où il doit reprendre son CAP maçonne- rie. France 5 15.10 Des trains pas comme les autres 15.40 Je ne devrais pas être en vie 16.35 Décollage pour l’Amérique 17.30 C à dire ?! 17.45 dans l’air 19.00 C à vous 20.00 C à vous la suite 20.15 Entrée libre 20.40Gaz de schiste les lobbies contre-attaquent de Michel Tedoldi Depuis des années, les lobbyistes, hommes de main des industriels, jouent dans l’ombre des parties qui sacrifient la santé publique aux intérêts financiers. 21.45Propagande chinoise en zone interdite © Photos Anne JEANTET-LECLERC/Photorail Ci-dessus: les banquettes d’origine ont été retapissées avec des cuirs bleus qui font écho à tous les bleus de la Méditerranée présents dans les décors peints des plafonds. À droite: omniprésent, le sigle du PLM. Ambiance tamisée du salon marocain avec les moucharabiehs, les luminaires et les tapis orientaux. La Vie du Rail - 10 octobre 2014  � Télévision � Livres � Théâtre � Radio � Patrimoine � Musique � sur laviedurail.com/tv TF1 12.00 Les douze coups de midi 12.50 L’affiche du jour 13.00 Le journal 13.55 Les feux de l’amour 15.15 Secrets inavouables 17.00 L’addition, s’il vous plait 18.00 Bienvenue chez nous 19.00 Money Drop 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.30 1001 questions santé 20.35 Météo 20.40 Nos chers voisins 20.45 C’est Canteloup 20.55Profilage de Julien Despaux, Vincent Jamain. Avec : Odile Vuillemin, Philippe Bas. Les pistes sont minces pour retrouver l’assassin de Violette Grimal, vingt-deux ans, dont le corps démembré a été expédié aux quatre coins de la France. 2 épisodes 22.55Profilage de Alexandre Laurent. Avec : Philippe Bas, Raphaël Ferret. 2 épisodes 12.40 Météo 12.45 Le 12.45 13.05 Scènes de ménages 13.40 Météo 13.45 Conséquences 15.45 Conclusions hâtives 17.40 Les Reines du shopping 18.50 100% Mag 19.40 Météo 19.45 Le 19.45 20.10 Scènes de ménages 20.50Rising Star présenté par Guillaume Pley, Faustine Bollaert. 23.10Rising Star présenté par Guillaume Pley, Faustine Bollaert Juste après Rising Star, la soirée continue sur M6 ! Télé-jeudi 16 octobre France 2 12.00 Tout le monde veut prendre sa place 12.55 Météo 13.00 Journal de 13 h 13.50 Météo, Consomag 14.00 Toute une histoire 15.10 L’histoire continue 15.40 Comment ça va bien ! 16.55 Dans la peau d’un chef 17.50 Face à la bande 18.45 N’oubliez pas les paroles 19.20 N’oubliez pas les paroles 19.55 Météo 20.00 Journal de 20 h 20.40 Alcaline l’instant 20.45Envoyé spécial présenté par Guilaine Chenu, Françoise Joly Harcèlement sexuel : la guerre des femmes / Le téléthon de la santé. 22.25Complément d’enquête présenté par Nicolas Poincaré . France 3 12.00 Le 12/13 12.55 Météo à la carte 13.50 Un cas pour deux 14.55 Questions au gouvernement 16.10 Des chiffres et des lettres 16.50 Harry 17.25 Un livre un jour 17.30 Slam 18.10 Questions pour un champion 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.15 Plus belle la vie 20.45Le cerveau de Gérard Oury. Avec : Jean-Paul Belmondo, Bourvil. De Paris à Bruxelles, un train spécial va transporter les fonds secrets des nations de l’O.T.A.N. Des deux côtés de la Manche, deux individus cherchent à s’en emparer. Côté français, Arthur, petit truand débrouillard, côté britan- nique, Le Cerveau, brillant escroc... 23.40Poupoupidou de Gerald Hustache-Mathieu. Avec : Jean-Paul Rouve, Sophie Quinton. Canal + 12.25 La nouvelle édition (C) 12.45 La nouvelle édition - 2 partie (C) 14.05 World war Z 15.55 Les Guignols, l’intégrale 16.40 Players 18.15 Le before (C) 18.45 Le JT (C) 19.05 Le grand journal (C) 20.00 Le grand journal, la suite (C) 20.25 Le petit journal (C) 20.55Ray Donovan de Ann Biderman. Avec : Liev Schreiber, Jon Voight. Antihéros charismatique, Ray Donovan est l’homme à tout faire des stars et des riches californiens, dont il efface toute preuve des dérapages. Un don pour la sale besogne qui ne franchit pas le seuil de sa demeure familiale, jusqu’au jour où reparaît son père, Mickey. 2 épisodes 22.35Lilyhammer de Anne Bjornstad, Eilif Skodvin. Avec : Steve Van Zandt, Trond Fausa Aurvaag. France 5 14.35 Allô docteurs 15.10 Des trains pas comme les autres 15.40 Les dessous de 16.30 Côte d’Azur : le luxe réinventé 17.30 C à dire ?! 17.45 C dans l’air 19.00 C à vous 20.00 C à vous la suite 20.15 Entrée libre 20.35La grande librairie François Busnel propose chaque semaine un magazine qui suit de près l’actualité littéraire, avec pour seul mot d’ordre, le plaisir. 22.35C dans l’air présenté par Yves Calvi. © Benjamin MONNEROT-DUMAINE/SNCF GETC Retrouvez les 80 chaînes de votre programme télé sur laviedurail.com/tv buffet prestigieux, symbole du voyage, du confort, du luxe et de l’innovation tech- nique. L’architecte toulonnais Marius Tou- doire exaucera ses vœux. Inauguré le 7avril 1901 en présence du président de la Ré- publique Émile Loubet, le restaurant se di- vise en plusieurs espaces: au centre, la Grande Salle, dite Réjane; sur la droite, la salle Dorée, qui doit son nom aux stucs or- nant ses murs; sur la gauche, les salons tu- nisien, algérien et marocain, ornés de mo- tifs arabes géométriques et de paysages orientaux. Lustres en bronze doré, meubles de service en acajou massif, stucs, do- rures… Le décorum du lieu, rebaptisé Le Train Bleu en 1963 en référence au my- thique Paris - Vintimille qui reliait la capi- tale à la Méditerranée, lui vaudra d’être sauvé de la démolition en 1972 par André Malraux, ministre de la Culture. Les décors peints sont l’œuvre de plusieurs artistes in- ternationaux, dont certains lauréats du Grand Prix de Rome. Avec force symboles, ces toiles font la promotion du PLM qui, à l’époque, dessert le lac d’Annecy, les ports méridionaux – dont le vieux port de Mar- seille dominé par Notre-Dame-de-la- Garde–, Monaco. Mais aussi l’Afrique du Nord, car le PLM était concessionnaire de la ligne reliant la France aux colonies. L’axe «PLM» si cher aux géographes est ainsi littéralement magnifié. Anne JEANTET-LECLERC Culture Rail � La Vie du Rail - 10 octobre 2014 Télé-vendredi 17 octobre TF1 12.00 Les douze coups de midi 12.50 L’affiche du jour 13.00 Le journal 13.40 Petits plats en équilibre 13.45 Histoire d’un rêve 13.55 Les feux de l’amour 15.15 Le courage au cœur 17.00 L’addition, s’il vous plait 18.00 Bienvenue chez nous 19.00 Money Drop 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.30 Million 20.40 Nos chers voisins 20.45 C’est Canteloup 20.55Koh-Lanta présenté par Denis Brogniart. C’est la réunification en Malaisie. Entre stratégies et dévouement, l’aventure s’accélère ! Les Jaunes veulent semer la zizanie chez les Rouges. 23.20Mon incroyable fiancé présenté par Elsa Fayer. Clara pense participer à une expérience inédite pour rencontrer l’âme-sœur, "La love machine"… 2 épisodes France 2 12.00 Tout le monde veut prendre sa place 12.55 Météo 13.00 Journal de 13 h 13.50 Météo, Consomag 14.00 Toute une histoire 15.10 L’histoire continue 15.40 Comment ça va bien ! 16.55 Dans la peau d’un chef 17.50 Point route 17.55 Face à la bande 18.50 N’oubliez pas les paroles 19.20 N’oubliez pas les paroles 19.50 Météo 20.00 Journal de 20 h 20.45Les petits meurtres d’Agatha Christie Avec : Samuel Labarthe, Blandine Bellavoir. Le docteur Bousquet dirige un centre de réinsertion pour délinquants… 22.30Ce soir (ou jamais !) présenté par Frédéric Taddeï. Le rendez-vous incontournable où la culture décrypte l’actua- lité. France 3 12.00 Le 12/13 13.50 Un cas pour deux 14.55 Un cas pour deux 16.10 Des chiffres et des lettres 16.50 Harry 17.25 livre un jour 17.30 Slam 18.10 Questions pour un champion 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.15 Plus belle la vie 20.45Thalassa présenté par Georges Pernoud Flâner Le long des côtes, parcourir les deltas et partir au grand large... Thalassa nous propose ce soir de découvrir le Sénégal sous un jour nou- veau. De la Casamance à Saint-Louis, du Sud au Nord, le pays se décline en une incroyable palette de couleurs et de paysages. 23.15Docs interdits Après avoir été séquestré, torturé pen- dant 24 jours dans une banlieue aux portes de Paris, Ilan Halimi est retrouvé le 12 février 2006 au matin, agonisant près d’une voie ferrée, bâillonné, menotté. Canal + 12.25 La nouvelle édition (C) 12.45 La nouvelle édition - partie (C) 14.05 Cartel 15.55 Surprises 16.05 Made in Groland (C) 16.25 Les Miller, une famille en herbe 18.15 Le before (C) 18.45 Le JT (C) 19.05 Le grand journal (C) 20.00 Le grand journal, la suite (C) 20.25 Football : Avant- match 20.30Football : Lens / PSG 22.35Fonzy de Isabelle Doval Avec : José Garcia, Lucien Jean-Baptiste Fonzy, 42 ans, travaille en tant que livreur au sein de la poissonerie familiale et mène une vie insouciante et maladroite. Lorsque sa compagne Elsa lui annonce qu’elle est enceinte, son passé de donneur de sperme remontant à 20 ans ressurgit. Il découvre qu’il est père de 533 enfants. 12.45 Le 12.45 13.05 Scènes de ménages 13.45 Un million de raisons 15.30 La vie d’une femme 17.40 Les Reines du shopping 18.50 100% Mag 19.45 Le 19.45 20.10 Scènes de ménages 20.50NCIS : Enquêtes spéciales Avec : Mark Harmon, Michael Weatherly. Alors qu’il retrouve son père devant son hôtel, Tony est intrigué par un officier de la Navy qu’il doit abattre lorsque celui-ci pointe son arme sur eux. 2 épisodes 22.40NCIS : Enquêtes spéciales,3 épisodes France 5 14.35 Allô docteurs 15.10 Des trains pas comme les autres 15.40 L’aventure des premiers hommes 16.35 Dangers dans le ciel 17.30 C à dire ?! 17.45 C dans l’air 19.00 C à vous 20.00 C à vous la suite 20.15 Entrée libre 20.35On n’est pas que des cobayes ! Mission : sauter à ski le plus loin possible ! / Un stylo peut-il écrire au plafond ? / Défi : faire tourner une assiette chinoise géante ! 22.25C dans l’air présenté par Caroline Roux. © Benjamin MONNEROT-DUMAINE/SNCF GETC © Anne JEANTET-LECLERC/Photorail Détail de la toile tendue et du lustre dans le salon algérien. (Suite de la page 32) D ès 1914, la gare de l’Est, à Paris, a accueilli les soldats en partance pour le front de l’Est, les blessés, les permission- naires… Tous ces poilus origi- naires des quatre coins de la France et de ses colonies étaient nourris, soignés et pro- fitaient de distractions sur place. Un siècle plus tard, sur le parvis de la gare, dans le cadre du centenaire du début de la guerre, le programme «Du pain et des liens» a proposé un parcours sonore et une série d’animations. Le 5septembre, Orchestre d’harmonie du che- min de fer du Nord , affilié à Union artistique et intellec- tuelle des cheminots français (UAICF), a eu le privilège d’inaugurer en musique, inter- prétant un répertoire de chan- sons et d’airs célèbres qui étaient fredonnés et joués à l’époque: La Madelon Frou- frou Sous les ponts de Paris… Un public bon enfant a chanté les couplets et refrains, aidé par la chorale de Luzarches et la jeune soprano Violette Renié. Tout ce joli monde était mené à la baguette par Benoît Boutemy, chef de l’harmonie. Pour rappel, l’Harmonie du chemin de fer du Nord a été créée en 1893 par les ouvriers des ateliers de La Chapelle ap- partenant au réseau Nord. La plupart de ces musiciens ama- teurs furent mobilisés et beau- coup ont payé de leur vie, in- terrompant ainsi l’activité de l’orchestre pendant ces années noires. Mais, solidarité chemi- note oblige, quelques concerts de bienfaisance étaient organi- sés, avec un effectif réduit, afin de collecter des subsides pour aider les veuves, les femmes de prisonniers et les orphelins. Ce concert aubade du 5septembre a permis aux musiciens actuels de rendre hommage à leurs aî- nés morts pour la France. www.harmoniedunord.org La Vie du Rail - 10 octobre 2014  OHCF. Gares en guerre: du pain, des liens et des musiciens � Guerville et ses lavoirs: 14octobre (21km, D +/- 450m). Départ de Paris-Saint-Lazare: 8h20 (dir. Vernon). Changement à Mantes-la-Jolie, dir. Paris- Montparnasse: 8h50/8h55. L’animateur sera à Épône- Mézières. Rens.: 0614575902. � dans la Marne: autour d’Épernay, la Champagne après les vendanges, le 18octobre (16km). Départ de Paris-Est: 8h36. Rens.: 0668508501 ou 0623015889. � en Seine-et-Marne: Nemours à Moret-sur-Loing, le 21octobre (22km). Départ de Paris-Lyon: 8h19 (dir. Montargis). Rens.: 0698645939. � dans l’Eure-et-Loir: la vallée de l’Eure entre Chartres et Barjouville, le 25octobre (18km). Départ de Paris-Montparnasse: 9h06. Rens: 0603831978. � dans l’Oise: de Villers-Saint- Paul à Liancourt, le 28octobre (20km). Départ de Paris-Nord GL: 8h49 (dir. Compiègne). Rens.: 0629564369. � en Seine-et-Marne: autour de Moret-sur-Loing, le circuit Sisley, le 30octobre (20km). Départ de Paris-Lyon: 8h19 (dir. Montargis). Rens.: 0147255025. � dans les Hauts-de-Seine: traversée forestière, le 3novembre (18km, D +/- 450m). Départ de Paris-Saint-Lazare: 8h59 (dir. Saint-Cloud). RDV avec l’accompagnateur à Saint-Cloud. Retour à Paris-Austerlitz par le RER C depuis Chaville-Vélizy. Rens.: 0614575902. � en Seine-et-Marne: de Montigny-sur-Loing à Champagne-sur-Seine, le 12novembre (20km). Départ de Paris-Lyon: 8h19 (dir. Montargis). Rens.: 0682486199. � Contacts: ATC Paris-Sud: 0143074242. ATC Paris-Nord: 0155311027. ATC Paris-Est- Ouest: 0158205529, 0146075665. Partez en randonnée avec l’ATC Les sections parisiennes de l’Association touristique des cheminots vous donnent rendez-vous en gare pour partir en balade dans les environs de Paris. LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS � La Vie du Rail - 10 octobre 2014 Jean-Pierre Claude est décédé dans sa 83 Embauché comme élève en 1948 à la gare de Thaon-les- Vosges, il est nommé facteur enregistrant à Gérardmer puis à Remiremont. Promu contrôleur mouvement à Nancy puis à Blainville, il évoluera ensuite sur le grade d'inspecteur et chef de circonscription exploitation à Épinal. Il a fait valoir ses droits à la retraite en 1986 au grade de chef de gare principal hors classe. Il a été conseiller municipal de Sainte-Énimie (Lozère). Ses cendres ont été inhumées le 8 juillet au cimetière de Rouvres- la-Chétive. Yvette Trébuchet Roger Roy est décédé le 6juillet à l'âge de 73 ans. Son père étant chef de gare, il rejoint lui aussi la SNCF, à La Clayette - Baudemont en 1969. Au retour du service militaire et d'Algérie, il gravit les échelons en passant par Paris, le Doubs, l’Yonne, la Côte-d’Or pour revenir à La Clayette - Baudemont en 1979 comme chef de gare. Il s’est investi dans la vie de son village, à l'Union cycliste, à la radio locale «Radio Cactus», au Comité des fêtes comme président sans oublier Jardinot. Il a été correspondant de La Vie du Rail. Ses obsèques ont eu lieu à Baudemont. Daniel Schoonjans et Bernard Cercley Robert DuvivIer est décédé le 7juillet à l’âge de 68 ans. Il entre à la SNCF en 1966 aux ateliers d’Hellemmes en qualité d’ouvrier qualifié. Il a obtenu le grade de technicien en 1966 et, en 2001, il est nommé documentaliste à la gestion des dessins et archivages. Il a fait valoir ses droits à la retraite le 25août de la même année. Ses funérailles ont eu lieu au crématorium de Beuvrages. CARNET ILS NOUS ONT QUITTÉS La Vie du Rail adresse ses sincères condoléances aux familles et aux amis des agents disparus. Claude Constant est décédé le 14juillet à l'âge de 83 ans. Il entre à la SNCF, au début des années 1950, sur l'arrondissement de Chambéry et fait ses classes au triage d'Ambérieu-en-Bugey, puis dans plusieurs gares de l'étoile d'Annecy. Au cours des années 1960, avec le grade d'inspecteur, il est occupé à la Direction de la Région Sud-Est, dans les bureaux de la Divison des Études de l'Exploitation. S'occupant plus spécialement du budget d'investissement des grands travaux, il participe aux études d'implantation et d'équipement du triage de Sibelin, à l'agrandissement de la gare internationale franco- italienne de Modane, à la reconstruction de la gare de Grenoble en prélude aux Jeux Olympiques d'hiver en 1968. À la réforme des structures (en 1971), il rejoint le Service de la banlieue parisienne, organisme naissant, et devient l’un des pères de la Carte Orange, s'occupant par ailleurs de l'implantation du contrôle automatique des titres de transport. La décennie 1980 lui permet de s'intéresser aux chemins de fer à l'échelle mondiale. Il accompagnera les fonctionnaires des réseaux étangers sur les sites les plus marquants et en ligne, notamment à bord des rames TGV. Il quittera la SNCF en 1996 avec le grade d'ingénieur principal. L’ atelier de ferronnerie d’art compte parmi les activités les plus dynamiques de l’ Associa- tion des familles de Busigny (Nord) qui vient en aide aux personnes de tous âges, à tra- vers diverses disciplines cultu- relles ou pratiques (lire LVDR n°3466). Les 17, 18 et 19oc- tobre, les ferronniers participe- ront aux journées portes ou- vertes organisées par le département. Sous la houlette de Daniel Hu- leux, cheminot retraité des ate- liers Réparation wagons de Longueau et président de l’Association des familles de Busigny, ils exposeront leurs œuvres pour la quatrième an- née consécutive. «Ces sculp- tures en fer naissent à partir de vieux outils qui sont radicalement métamorphosés grâce à la créati- vité des bénévoles et retrouvent ainsi une nouvelle vie», explique Daniel Huleux. «Ces œuvres se- ront présentées au public et mises en vente au profit de l’associa- tion.» La qualité du travail de ces artistes amateurs leur a déjà valu le soutien d’entreprises partenaires comme Ineo Suez et ERDF. Ils se sont illustrés en réalisant notamment la grille en fer forgé d’un puits de Busigny et, dernièrement, en participant à la rénovation de la chapelle Saint-Sernin. Trois artistes de l’atelier de peinture exposeront eux aussi leurs créations, tan- dis que Jean-Paul Lemaire, pré- sident d’Arts en Cambrésis, présentera son «trésor», com- posé d’œuvres offertes par des artistes internationaux. Enfin, le centenaire de la déclaration de guerre de 1914 ne sera pas oublié: des photos et des do- cuments sur les dégâts infligés à la gare et au triage de Busi- gny en1914 et1918 seront ex- posés. Christine CARTIER Les 17, 18 et 19octobre, de 14 à 18h, Espace Edmond-Degond (en face de l’église). Entrée libre. Contact: Daniel Huleux au 0615779306, [email protected] L’événement de la semaine AFB. La magie des ferronniers de Busigny
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