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La Vie du Rail hebdo n°3485

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� SUISSE 4,80 FS � Saint-Pierre-des-Corps Le Magasin Freyssinet appelé à revivre www.laviedurail.com RER C La galère après l’incendie Journées du patrimoine Les coulisses des trains d’antan La Vie du Rail - 17 septembre 2014 � fin septembre, déroule les étapes suivantes: « Il faudra, plaide-t-il, compter 11 mois d’études spécifiques pour cette installation très complexe où la sécurité et la fiabilité sont capi- tales pour le meilleur trafic pos- sible du RER C. Viendra ensuite la consultation des entreprises, les procédures d’appel d’offres, le permis de construire. Tout ceci peu prendre 20 mois.» Tout ceci à incruster au chausse-pied dans un planning de travaux déjà programmés de longue date et eux aussi indispensa- bles. Sans parler de la démoli- tion de l’ancien poste 1. Dé- molition lourde et complexe dans le respect des réglemen- tations de protection de l’en- vironnement car le vieux poste carbonisé contenait de l’amiante. Tout ceci à effectuer sous anes- thésie locale seulement. Car si l’accès est extrêmement réduit aujourd’hui sur le site, il s’y trouve le vérin et le tour en fosse par lesquels les matériels doivent forcément continuer à passer pour la sécurité et no- tamment pour le reprofilage des roues. Alors on fait comment? On se débrouille. Grâce au bricolage provisoire qui a été effectué. La relation avec les voies princi- pales a été reportée provisoire- ment sur Austerlitz. Et pour faire passer une rame d’une voie à une autre sur le site même, il faut actuellement qu’une quarantaine d’agents se relaient en permanence pour effectuer les manœuvres. À la force des bras. « Comme avant les années 50. Des leviers qu’on a dû aller récupérer partout où il en restait encore en province pour les implanter à la place des mo- teurs hors d’usage, raconte Yves Ramette. Avec bien sûr des me- sures particulières pour la sécu- rité. Mais ces manœuvres néces- sitent tellement de temps qu’il s’est avéré préférable de répartir la maintenance ordinaire des ux ans et demi de patience aux voyageurs Christiphe RECOURA - Photorail Pas d’indemnisation des voyageurs Une indemnisation des abonnés du RER C en raison des perturbations dues à l’incendie du poste des Ardoines est-elle prévue? Pour l’instant la SNCF est réticente. Guillaume Pepy l’a dit aux élus et aux associations d’usagers qui la réclament comme la FUT-SP, la Fédération des usagers des transports des services publics, qui annonce aussi la création de « SOS Usagers RER C » pour réclamer des mesures d’urgence. Il préfère mettre les fonds nécessaires dans l’opération elle-même pour résoudre le problème au plus vite. Pour Marc Pélissier, le président de la Fnaut Île- de-France « la priorité est aussi clairement à l’amélioration le plus vite possible de la situation. Il faut d’abord s’efforcer de rajouter des trains sur les trous les plus criants de la grille, sur la branche qui va sur Pont-de-Rungis notamment». Mais la Fédération nationale des associations d’usagers des transports pointe aussi « la vétusté d’installations qui ne sont pas aux normes actuelles de détection d’incendie.» Marc Pélissier rappelle d’autres incidents récents et s’alarme: « Si le PC de Juvisy prenait feu on aurait deux RER à l’arrêt. On n’ose pas y penser », poursuit-il. Le Nord-Pas-de-Calais appelé à la rescousse Un levier pour améliorer la situation en attendant la mise en service de la nouvelle installation des Ardoines est de récupérer des matériels pour la C. Marc Pélissier, le président de la Fnaut Île-de-France, rappelle que « le Nord-Pas-de-Calais dispose ainsi de six rames Z2N, que le Stif aimerait récupérer depuis 2012. D’autant que la région a reçu depuis des rames neuves. Rénovées, dit-il, elles seraient les bienvenues. Mais il faudrait les faire sortir de la convention TER et le Nord-Pas-de-Calais ne semble guère enclin pour l’heure à s’en séparer. La Fnaut a écrit dans ce sens à la Région. » � La Vie du Rail - 17 septembre 2014 rames dans sept autres établisse- ments d’Île-de-France, dont cer- tains comme Joncherolles par exemple nécessitent plus d’un jour et demi d’acheminement à l’aller comme au retour, précise Yves Ramette. Des tâches sup- plémentaires à insérer dans leurs plannings. Des agents à former à des tâches qu’ils ne connaissent pas, des équipements et outillages spécifiques à installer pour effec- tuer ces opérations. Et certains personnels des Ardoines qui ont dû être redéployés avec pour eux des contraintes quotidiennes sup- plémentaires.» Tout comme il a fallu mettre en place des roulements spécifiques de conducteurs pour tous ces dé- placements de rames dans tous les sens. Qui ont évidemment désorganisé le plan transport. « Alors que neuf rames du parc du RER C étaient retenues chaque jour pour maintenance, on est passé à 25 rames immobilisées » , précise Yves Ramette pour donner une idée du jeu de chamboule-tout auquel il faut se livrer. Et du manque criant de matériels qui en découle. Pourtant au- jourd’hui, la SNCF l’assure, « le trafic est normal sur tous les axes de la ligne. Sauf trois » . Les trains – mais parfois des trains plus courts, relèvent les associations – seraient même assurés à 100% entre les gares les plus fréquentées. Au détriment bien sûr de portions de lignes qui le sont moins. Ce qui fait tout de même 13% des trains man- quants à l’appel. Et des usagers qui craignent de rester à quai d’autant que la direction de Transilien le reconnaît: ces dif- ficultés fragilisent l’ensemble du réseau au moindre incident. Bien sûr, à terme, le poste 1 des Ardoines, un poste à relais élec- tromécanique traditionnel de « qui aurait pu fonctionner parfaitement encore 10 ans » , se- lon Yves Ramette, va passer à la technologie PAI entièrement in- formatisée. Mais, lundi 8 sep- tembre, Jean-Paul Huchon, le président de la région, et Pierre Serne, le vice-président chargé des Transports, mettaient la pression. Ils l’ont fait savoir à la SNCF et à RFF: pour eux ce dé- lai annoncé de deux ans et demi «ne peut être accepté » Chantal BLANDIN PROJECTEUR RER C : un réseau plus qu’un ligne Lors de sa création, en 1979, le RER C réunissait les an- ciennes lignes de banlieue de Paris-Austerlitz (où se trouve le dépôt des Ardoines) et la ligne des Invalides à Ver- sailles-Rive-Gauche RG. Suc- cessivement, ce RER entière- ment exploité par la SNCF a gagné Saint-Quentin (1980), la banlieue nord-ouest via la branche VMI (Val de Montmo- rency – Invalides, 1988), la Grande Ceinture sud (Juvisy – Versailles-Chantiers, 1992) et Pontoise (2000). Malgré l’amputation de la branche d’Argenteuil (2006), le RER C forme désormais un complexe de sept branches qui conver- gent vers un tronc commun très chargé à travers Paris, avec un train toutes les 2 mi- nutes 30 secondes. Plus qu’une ligne, le RER C est un réseau de 187 km, dont les 84 gares sont desservies par 531 trains quotidiens, assurés par 172 rames deux niveaux (dont 133 entretenues aux Ar- doines). Environ 2 000 chemi- nots sont concernés à divers degrés par l’exploitation de ce RER qui transporte quelque 480 000 voyageurs par jour, dont 15 % de touristes et oc- casionnels. P. L Trois axes très impactés On a dû faire dans l’urgence mais la SNCF s’efforce de renforcer au- tant que faire se peut la robustesse du plan transport. Et promet en- core une amélioration de la situation dès 2015. D’ici là on reste en moyenne et en théorie à: 1 train sur 2 au quart d’heure en pointe sur Bibliothèque-Fran- çois-Mitterrand - Vallée-de-l’Orge; 1 train sur 2 seulement à certaines heures de pointe sur la section Pontoise - Avenue-du-Président-Kennedy; 1 train sur 2 à certaines heures entre Bibliothèque-François- Mitterrand et Pont-de-Rungis. Par souci d’efficacité, la reconcentration de la maintenance sur un nombre plus limité de sites est à l’étude, des sites parfois éloignés comme Brétigny ou Trappes. Conséquence du sinistre : un manque important de matériels disponibles pour la desserte du RER C. Christiphe RECOURA - Photorail Social. Grève interprofessionnelle en vue C’est une visite au poste 1 des Ardoines à Vitry-sur- Seine que le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a choisie le 5septembre dernier pour lancer un appel à l’interprofessionnelle et intersyndicale contre la politique économique et sociale du gouvernement prévue le 16octobre prochain. � La Vie du Rail - 17 septembre 2014 L e 22juillet, Hitachi a pré- senté à Londres sa gamme de rames automotrices élec- triques. Destinées en un pre- mier temps au marché britan- nique, elles sont conçues pour gagner l’Europe continentale. Après les trains à grande vi- tesse pour la desserte du Kent, un nouveau défi est lancé aux constructeurs européens. Pourront-ils résister à la concurrence d’une industrie japonaise rompue au transport de masse, alignant des perfor- mances inégalées en termes de régularité ou de fiabilité? En juillet aussi, le chinois CRCC (China Railway Construction Corp.) rempor- tait un contrat de construction de 150km de lignes pour le métro de Moscou. Car la concurrence mondiale ne se fait plus seulement sur les ma- tériels mais sur les infrastruc- tures. Le décor est planté. On a vécu longtemps dans l’idée qu’il y avait trois grands construc- teurs mondiaux, Alstom, Sie- mens, Bombardier. Et que c’était peut-être un de trop. Aujourd’hui, les trois grands sont pris en tenaille. De plus gros qu’eux sont apparus: CSR et CNR, deux Chinois. Le Japonais Hitachi a implanté au Royaume-Uni le siège de son activité ferroviaire. Parallèle- ment, en Europe même, des constructeurs de taille plus modeste, pesant toutefois de 1 à 2milliards d’euros de CA, ont une influence considéra- ble sur le marché en se met- tant à l’écoute des «petits» clients: le Suisse Stadler, le Tchèque Skoda, les Polonais Solaris et Pesa, les Espagnols Caf et Talgo, l’Allemand Voss- loh. Une autre raison pousse à la baisse des prix: alors que les Espagnols s’étaient lancés dans d’énormes efforts d’équipe- ment et renforçaient leur in- dustrie ferroviaire, la violence de la crise a conduit à l’inter- ruption des programmes dans la péninsule. Les industriels ou les ingénieries, en surcapacité, arrivent «comme des morts de faim» sur le marché mon- dial. Dans une moindre me- sure, n’est-ce pas ce chemin que prend le secteur en France? En Allemagne, le ferroviaire ré- siste, avec un CA de 10,4mil- Spécial InnoTrans. Où va l’industrie ferroviaire française ACTUALITÉS Quoique la Suisse soit très protectionniste, la ligne de métro automatique de Lau- sanne (M2), mise en service en 2008, est techniquement parlant une réalisation fran- çaise. En particulier, ses rames Alstom sont une ver- sion raccourcie de celles de la ligne 14 de la RATP. Comment les Français peuvent rebondir Les Français broient du noir. Confrontée à une baisse de la commande publique, la filière ferroviaire et, au-delà, l’ensemble des professions qui y concourent, tentent de se mettre en ordre de marche. Il s’agit à la fois de tenir sur un marché national atone et de partir à la conquête de marchés mondiaux en nette croissance. Une conviction: c’est maintenant ou jamais. Heureusement les industriels disposent de très solides atouts en termes de savoir-faire. La Vie du Rail - 17 septembre 2014 � T raverses motorisées et cœur français, talons d’ai- guille forgés au Luxembourg, rails et traverses en béton sué- dois, attaches allemandes… Les appareils de voie modu- laires Vossloh Cogifer en cours d’installation à grande échelle en Suède sont très européens! Pas très étonnant de la part d’un groupe d’origine alle- mande, dont une des princi- pales usines de locomotives est en Espagne et dont un centre technologique sur les appareils de voie et un centre d’exper- tise sur la fonderie ont récem- ment été localisés en France. En septembre 2002, le groupe allemand Vossloh AG, indus- triel de taille intermédiaire déjà connu entre autres dans le monde ferroviaire pour ses locomotives diesels, reprenait le groupe français Cogifer, spécialiste français des appa- reils de voie pour chemins de fer et tramways, de la signali- sation et des équipements as- sociés. Onze ans plus tard, Vossloh Cogifer, dont le siège est en France, à Rueil-Mal- maison, emploie environ 2300 personnes sur 36 sites industriels implantés dans 21 pays. Et c’est en France que 1,9million d’euros ont été in- vestis dans un nouveau Cen- tre technologique inauguré en septembre 2013 à Reichshof- fen, sur l’ancien site De Die- trich du nord de l’Alsace. En outre, un million d’euros ont été investis sur ce site pour de nouveaux bancs d’essai et moyens de test. C’est là que Vossloh Cogifer a regroupé l’ensemble des ressources de R&D de ses deux ateliers de Reichshoffen et réalisé un «showroom» de ses réalisa- tions. Parmi celles-ci trône la traverse d’appareil de voie in- tégrée électrohydraulique Ea- syswitch-R, un dispositif fia- ble par les climats les plus extrêmes et autorisant le bour- rage mécanisé. Des qualités qui ont permis à Vossloh Co- gifer de remporter son plus important contrat-cadre: 7000 traverses pour Trafik- verket, le gestionnaire du ré- seau ferré national suédois. Après des essais concluants sur deux sites particulière- ment éprouvants, en banlieue de Stockholm et en Laponie, le nouvel équipement est en voie de généralisation en Suède, installé sur des aiguil- lages modulaires mettant en œuvre d’autres équipements Vossloh ou Vossloh Cogifer. Parmi ces autres équipements, les talons d’aiguilles sont for- gés au Luxembourg, sur l’an- cien site Kihn de Rumelange, à un jet de pierre de la fron- tière française. Un site qui connaît une nouvelle jeunesse depuis l’inauguration, le 21mai dernier, de la nouvelle unité de forgeage Vossloh Co- gifer Kihn. Comme à Reichs- hoffen, le bâtiment de la nou- velle unité luxembourgeoise a été réalisé en un an et ac- cueille son propre centre d’ex- pertise, dédié au forgeage. Revenons en France pour l’autre centre d’expertise mis sur pied par Vossloh Cogifer et dédié cette fois à la fonde- rie. Ce centre a été établi à Outreau (Pas-de-Calais), site spécialisé dans les cœurs de voie et repris en 2013 à Ma- noir Industries face à un pré- tendant chinois. Comme quoi la puissance d’un groupe allemand et le savoir- faire français savent s’unir quand il le faut! Vossloh Cogifer – L’Airbus du rail existe Vérification d’un appareil de voie Vossloh Cogifer avant sa mise en service entre Kiruna et Narvik, dans l’ex- trême nord de la Laponie suédoise, en février2012. Vossloh / A.Henk � La Vie du Rail - 17 septembre 2014 D ans le nouveau monde de la recherche ferroviaire française, pas toujours évident de savoir qui est qui, d’autant plus que les limites des do- maines d’activités respectifs de ces nouveaux acteurs sont en- core assez mouvantes. Dans le Nord-Pas-de-Calais et la Pi- cardie en particulier, deux nouveaux acteurs ont vu le jour: i-Trans et Railenium, mettant à profit un réseau de PME côtoyant les usines Als- tom ou Bombardier du Valen- ciennois, ainsi que des insti- tutions comme l’Agence fer- roviaire européenne, Certifer, l’EPSF et le Centre d’essai fer- roviaire (CEF), le tout à proxi- mité des centres universitaires de Valenciennes et de Ville- neuve d’Ascq. Cette proximité entre indus- triels, institutions et enseigne- ment supérieur a donné nais- sance dès 2005 au pôle de compétitivité i-Trans. Un pôle qui ne se limite pas au secteur ferroviaire, même si celui-ci est à son origine, car il s’inté- resse aussi aux systèmes de transports intelligents et à l’au- tomobile. Globalement, i- Trans fédère l’ensemble des acteurs de l’industrie (450 en- treprises et industriels), de la recherche (33 laboratoires) et de la formation (19 orga- nismes) dans les domaines des transports terrestres dura- bles et de la logistique. Asso- ciant les régions Nord-Pas-de- Calais et Picardie, i-Trans et ses partenaires ont pour am- bition de devenir «un pôle d’excellence mondiale référent pour la conception, la construc- tion, l’exploitation et la mainte- nance de systèmes de transports durables et de répondre aux be- soins croissants de transport de fret et de voyageurs par le déve- loppement de solution co-mo- ACTUALITÉS i-Trans et Railenium. Un pôle de compétitivité et un institut de recherche technologique pour le nord de la France Railenium a élargi son domaine d’activité à la filière ferroviaire • Réduire la masse du matériel roulant Le projet Ultimat (acronyme d’Utilisation Innovante des nouveaux MA- Tériaux) porte sur une caisse de train multi-matériaux – notamment composites – avec pour objectif de réduire de 20% la masse du ma- tériel roulant ferroviaire. Alléger permet non seulement de diminuer la charge par essieu ou d’économiser de l’énergie; mais cette dé- marche permet aussi d’intégrer des équipements, voire d’accueillir plus de voyageurs, comme l’a montré en son temps le TGV Duplex. Aujourd’hui, le passage d’une structure métal aux matériaux compo- sites pose à l’industrie ferroviaire des problèmes identiques à ceux rencontrés il y a 20 ans par l’aéronautique. Cette dernière possède donc un retour d’expérience en la matière, l’avion d’aujourd’hui étant un mixte composite/métallique. Résultats: absence de corrosion, meilleure tenue en fatigue, 5 à 10 fois moins de pièces (gain de 25 à 30% en maintenance et opérations) et doublement du pas des vi- Airbus, qui a eu une approche progressive en passant de 10 à 52% de composites dans ses avions civils, participe à ce projet via Airbus DS (EADS Composites Aquitaine), aux côtés d’Alstom Transport, Ar- celorMittal, Cybernetix (ex-AETech) et Stratiforme Industries. Sont as- Trois nouvelles innovations portées par i-Trans Destiné à augmenter la disponibilité du matériel roulant en détectant préventivement les défaillances, Surfer doit être installé sur une “mini-flotte” de dix rames Francilien. La Vie du Rail - 17 septembre 2014 � dales»: voie d’eau, route, fer. Dans ce dernier domaine, on retrouve Alstom, Bombarbier et plus d’une trentaine d’au- tres acteurs industriels (Centre d’essais ferroviaires, Certifer, Faiveley, Hiolle Industrie, Info TER, Neu SF, Odice, Railtech, RATP, RFF, SNCF, Eurotunnel, Sambre et Meuse, Sofanor, Stratiforme, Valdunes…). En près de dix ans d’exis- tence, i-Trans a pu voir les plus anciens de ses 193 pro- jets labellisés (pour un total de 1,04milliard d’euros) s’acheminer vers leur indus- trialisation. Des projets qu’il s’agit désor- mais d’accompagner, parmi lesquels trois ont été présentés lors du deuxième Innovation Day, en juillet2014 (voir en- cadré ci-dessous). À l’occasion, Jean-Marie Van- zemberg, Directeur général du CEF, a déclaré que «i-Trans fait du Shift2Rail avant Shift2Rail». Présidé par Jean-Marie Del- becq, i-Trans est également porteur de l’Institut de re- cherche technologique (IRT) Railenium, dont le délégué gé- néral est Jean-Marc Delion. Depuis son lancement en 2011, Railenium a élargi son domaine d’activité: d’IRT «dédié à l’infrastructure ferro- viaire» à son lancement en 2011, il est devenu un IRT «filière ferroviaire», impliquée dans Shift2Rail. Cet institut regroupe huit or- ganismes publics de recherche et de formation (dont l’Uni- versité de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, l’IFST- TAR, l’Université de techno- logie de Compiègne et l’Uni- versité des sciences et technologies de Lille, mem- bres fondateurs), le pôle de compétitivité i-Trans, trois opérateurs et gestionnaires de réseaux ferroviaires (SNCF, RFF, Eurotunnel), 19 entre- prises industrielles, de construction et de services (dont Alstom, Vossloh-Cogi- fer et Bouygues), représenta- tives de la filière ferroviaire. Le tout en partenariat avec les régions Nord-Pas-de-Calais et la Picardie. Railenium a pour objet «la définition et la mise en œuvre d’une stratégie scientifique de coopération dans le but de conduire un projet d’excellence scientifique dans le domaine des équipements, des infrastructures et des systèmes de transports ferroviaires». Il couvre les systèmes ferro- viaires urbains, convention- nels (fret et voyageurs) et grande vitesse. Pour ce faire, un budget de 350millions d’euros a été al- loué sur 10 ans, partagé en- tre les programmes de R&D et les investissements en moyens d’essais d’ici 2019 (au plus tôt), implantés dans le Val de Sambre au sein d’un Centre européen d’essais fer- roviaires (anneau ferroviaire de 5,9km, anneau tramway, manège de fatigue, bancs d’essai rail-roue, plateformes de simulation numérique). sociés à ce projet lancé en 2007 les laboratoires de l’École des Mines de Douai (Armines), de l’Université technologique de Compiègne et de l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis. En partant de la caisse aluminium de 3,3t du métro parisien MP05 produite par Alstom, on a estimé qu’une fabrication en acier HLE (haute limite d’élasticité) ArcelorMittal aurait une masse de 2,7t, contre 1,9t en composite Stratiforme et 2,2t en associant un pavillon acier avec un châssis et des faces en composites. Un chaudron a ainsi été réalisé sans liaison mécanique, avec assemblage par collage. Reste à rassurer les futurs clients avec un démonstrateur afin de connaître l’impact sur l’exploitation et la maintenance. Il faudra égale- ment vaincre les habitudes et établir un juste prix: si les clients étaient prêts à payer 100euros par kilo gagné dans le domaine de l’aviation (et bien plus en spatial!) ce montant serait plutôt de 20euros dans le marché ferroviaire. • Détecter et diagnostiquer les pannes À l’échelle du réseau Transilien, le moindre pour-cent de gagné en disponibilité se traduit par une économie de trains à service égal. C’est dans cette optique que le projet Surfer (SURveillance FERro- viaire active) propose un système de diagnostic et de détection des pannes embarqué pour développer une maintenance prédictive et augmenter la disponibilité du matériel, en commençant par le Franci- lien de Bombardier. Le constructeur est logiquement présent dans ce projet labellisé en 2009 et démarré en 2010, avec Hiolle Industries, Prosyst (spécialiste des logiciels de surveillance et diagnostics dont c’est le premier projet ferroviaire), l’IFSTTAR (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux) et l’université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis. Intervenir sur les pannes avant qu’elles se produisent repose sur des modèles prédictifs utilisant les données obtenues au niveau des cap- teurs embarqués en détectant les éléments annonciateurs. En com- mençant par les portes et accès voyageurs, qui représentent «5% du coût et 30% des défaillances», selon Guillaume Branger, ingénieur fiabilité chez Bombardier: «une augmentation du frottement d’un galet est une signature annonciatrice d’un blocage de porte». Système non intrusif, Surfer peut être installé sur des trains neufs ou en rénovation. Après un premier équipement concluant, la SNCF a confirmé l’installation de Surfer sur une «mini-flotte» de dix rames Francilien, qui permettra de valider la partie diagnostic. Et tous les participants au projet d’en souhaiter la généralisation sur le Franci- lien! Parallèlement, à Londres, un déploiement est prévu sur les fu- tures rames Bombardier pour Crossrail, dans le cadre du cahier des charges (portes, climatisation, contrôle-commande). • Reprofiler les roues au plus vite W3M cet acronyme-ci est en anglais – Wheel Mobile Milling Ma- chine – c’est-à-dire «fraiseuse de roue mobile». Sur une idée de Sogema Engineering, développée avec un étudiant Ensam Lille (École nationale supérieure d’Arts et Métiers) en fin d’études, ce dispositif innovant initié en 2010 est né d’un problème très classique: l’en- dommagement des roues de wagons de fret lors d’incidents de frei- nage. L’idée est ici de reprofiler ces roues plus rapidement (en moins de quatre heures, contre huit heures en moyenne actuellement) et avec des moyens légers (le système se compose de modules ne dépassant pas 25kg chacun). Un prototype a été réalisé et testé à Tergnier (Technicentre SNCF de Picardie) et s’est révélé facile d’installation. Une deuxième phase de développement est que W3M permette de repartir directement en ligne après le reprofilage effectué in situ, plutôt que de devoir re- passer au tour en fosse en atelier. Mais pour ce faire, il faudra garantir les conditions géométriques des deux roues de chaque essieu traité. En tout cas, la SNCF montre un vif intérêt et il apparaît déjà que W3M est quatre fois moins cher qu’un équipement d’atelier. La Vie du Rail - 17 septembre 2014 � Sur la structuration, la création de Fer de France, articulée avec la FIF, est indéniablement une première étape importante et positive pour fédérer les ac- teurs de la filière et mieux coordonner les efforts à l’ex- port (par exemple via le parte- nariat avec UbiFrance). Il lui reste maintenant à trouver un ancrage sur le terrain, au ni- veau local et auprès des ETI et PME pour relayer son action. Le développement des Pôles de compétitivité n’en est qu’à ses débuts. L’impulsion ne peut venir que des grands donneurs d’ordre, qui dans l’aéronau- tique ont été les artisans de cette structuration. Par ailleurs, il manque sans doute à la fi- lière française son salon du Bourget, à forte valeur symbo- lique et dans laquelle toute la filière aéronautique est empor- tée dans le sillage d’Airbus. Au- jourd’hui, force est de constater qu’InnoTrans a éclipsé les sa- lons français. Pour poursuivre la comparai- son avec l’aéronautique, da- vantage de coopération sera nécessaire entre les acteurs de la filière. Pour que la «Maison France» gagne, il faut que tous les ac- teurs gagnent et pas seulement un maillon de la chaîne en particulier. Cette coopération, dans le strict respect des règles de la concurrence, doit porter sur trois niveaux: entre les opérateurs et les constructeurs de matériel rou- lant; entre les grands donneurs d’ordre et les équipementiers tant sur le matériel roulant que sur l’infrastructure (construc- tion et maintenance); entre les industriels et les instituts de formation et de re- cherche. Certains partenariats ont déjà été mis en place, comme par exemple Metrolab, entre RATP et Alstom Transport, sur les métros automatiques. Le renforcement des ETI est un enjeu majeur. Pour pou- voir se positionner à l’interna- tional, les entreprises doivent avoir une taille critique qui fait souvent défaut aux entreprises françaises. Seules 16 entre- prises françaises de la filière ont un CA supérieur à 250millions d’euros (cf. fi- gureci-dessus). La création récente du fonds Croissance Rail, doté de 40millions d’euros est une première initiative à saluer. Il est possible d’aller plus loin, comme en témoignent ACE Management et ses fonds Ae- rofund, fonds de Private Equity spécialisé dans l’Aéro- nautique avec initialement un AerofundI à 36millions d’eu- ros, et aujourd’hui un Aero- fund III à… 300millions d’eu- ros. Là encore, les grands donneurs d’ordre tels qu’Air- bus, Safran, Airbus Helicop- ters, Thales, ou encore DCNS sont moteurs puisque pour- voyeurs de fonds. Concernant les gains de com- pétitivité et l’innovation, les Pôles de compétitivité ont de nouveau un rôle à jouer dans les synergies industrielles et les coopérations. L’exemple des pôles aéronautiques: Aero- space Valley en Midi-Pyrénées et Aquitaine, Astech en région parisienne, Pégase en Paca, montre la dynamique ver- tueuse de ces regroupements géographiques. Par ailleurs, les contraintes de financement public ne laisse- ront pas d’autre choix aux ac- teurs que de gagner en effica- cité et de réduire leurs coûts. Cela ne peut que pousser à mieux structurer la filière et nécessitera de rationaliser son organisation industrielle, afin de maximiser les effets d’échelle et d’expérience en op- timisant notamment les sché- mas de sous-traitance et en fai- sant émerger les tailles critiques nécessaires. Le marché français est composé de grandes entreprises, de peu d’ETI de taille significative et de nombreuses entreprises de taille plus petite CA 2013 des principales entreprises françaises (en millions d’euros) La Vie du Rail - 17 septembre 2014 � ral, une «halle Freyssinet» appelée à revivre Ci-dessus, sur le toit de l’ancien Magasin général de la SNCF, les sheds, classés Monuments histo- riques. La forme de ces lucarnes s’inspire de celle du hangar à dirigeables construit durant l’entre-deux-guerres à Orly par l’ingénieur Eugène Freyssinet, inventeur du béton précontraint. Par ces sheds passait la lumière qui éclairait l’ensemble des ate- liers. À droite, la Pacific 231 E 41 Cha- pelon, autre trésor du patrimoine ferroviaire de Saint-Pierre-des- Corps, le jour de son transfert vers le hangar aux avions où elle sera restaurée. © Guillaume Souvant Au programme des journées «Patrimoine industriel et mémoire sociale» Les 20 et 21septembre, à Saint- Pierre-des-Corps, les journées «Patrimoine industriel et mé- moire sociale» permettront ex- ceptionnellement au public d’en- trer à l’intérieur du Magasin général. Des visites guidées ainsi qu’une exposition des photos de Guillaume Souvant révéleront l’histoire du bâtiment. Les visi- teurs découvriront aussi, sous la haute charpente du Hangar aux avions, la Pacific231E41 Cha- pelon. Les membres de l’Ami- cale des anciens et amis de la traction vapeur qui restaurent cette locomotive répondront aux questions du public, qui admi- rera aussi un réseau de trains miniatures et approfondira ses connaissances grâce à des courts métrages et des livres. Entrée libre de 10h à 17h. À voir aussi, l’ancien hangar aux avions et la Pacific 231E41 Chapelon Le public pourra entrer dans un autre site exceptionnel, le han- gar aux avions, construit par la Royal Air Force après la Se- conde Guerre mondiale. La haute charpente, d’une portée de 33m de ce bâtiment, lui aussi désaffecté, abrite depuis dé- cembre2013 la Pacific 231E41 Chapelon, classée Monument historique en 2003. Cette loco- motive a longtemps stationné sur un rond-point de la ville, tel un symbole du passé ferroviaire de Saint-Pierre-des-Corps. Puis elle a été transportée en grande pompe jusqu’à ce hangar où les bénévoles de l’Amicale des an- ciens et des amis de la traction à vapeur se sont attaqués à sa restauration qui devrait durer des années (LVDR n°3447) © Saint-Pierre-des-Corps La Vie du Rail - 17 septembre 2014 � dépôt et le centre de répara- tion des machines. Véritable microcosme, le Magasin géné- ral comprend alors les im- menses halles de stockage mais aussi les services administratifs dont les bureaux occupent une petite partie du bâtiment. Il comporte aussi un pavillon de gardien, un immense garage à vélos pour le personnel qui vient travailler en deux-roues, une infirmerie, une maison pour le directeur et une an- nexe, le «hangar aux avions» récupéré après guerre auprès de la Royal Air Force. Mais peu à peu, les méthodes de travail évoluent. Le site, qui ne ré- pond plus aux exigences de la SNCF, se vide progressivement de sa substance et ferme défi- nitivement en 2005. Christine CARTIER Marie-France Beaufils « Le Magasin général pourrait devenir le siège pôle de compétences énergétiques et ferroviaires» Pour Marie-France Beaufils, maire de Saint-Pierre-des-Corps, «le Magasin général est porteur de la mémoire cheminote et in- dustrielle de la ville». Mais il n’est pas question de s’arrêter à ce constat. «L’équipe municipale a fait le pari de la réindustrialisation et de l’emploi.» Il s’agit donc de faire connaître le Magasin gé- néral aux habitants mais tout autant aux entreprises qui pour- raient venir s’y installer. En 2012, la municipalité a acheté à la SNCF ce bâtiment et les 9 hectares qui l’entourent. Un peu comme la halle Freyssinet à Paris qui, réhabilitée, devrait ac- cueillir un millier de start-up innovantes dans tous les do- maines, le Magasin général pourrait devenir le siège d’un «pôle de compétences énergétiques et ferroviaires». Et M Beaufils de mettre en avant les atouts de ces 32500m embranchés au réseau ferré de Saint-Pierre-des-Corps, lui-même au cœur d’une étoile qui dessert par le rail les villes de Tours, Paris et, au-delà, celles d’Europe du Nord, mais aussi Marseille, Lyon, Stras- bourg et Bordeaux. Sans oublier la proximité de l’autoroute A10. Des avantages que certains chefs d’entreprise ont déjà perçus. Dès 2012 sont apparus, à deux pas de l’ancien Maga- sin général, deux bâtiments industriels flambant neufs, sym- boles de renouveau. Celui de Socofer, tel un parallélépipède gris anthracite posé au bord des rails. Cette société construit des engins d’entretien du matériel ferroviaire et des voies qu’elle exporte à travers le monde. Un an après son arrivée à Saint- Pierre-des-Corps, Bertrand Hallé, son directeur, constate qu’il a vu juste en choisissant ce site au cœur des emprises SNCF, les engins à dépanner y accédant souvent et facilement. Il y voit un encouragement à développer l’activité «service». En face de Socofer, Dalkia abrite, à l’intérieur d’une architecture auda- cieuse, une chaudière biomasse qui produit de l’électricité et de l’eau chaude pour le chauffage urbain de Tours, en brûlant des résidus de bois. Deux entreprises jeunes qui semblent être les têtes de pont de ce futur «pôle de compétences énergétiques et fer- roviaires» dont Marie-France Beaufils rêve pour sa ville. Marie-France Beaufils, maire de Saint-Pierre-des-Corps. © Saint-Pierre-des-Corps © Guillaume Souvant Les sheds qui jalonnent le toit du Magasin général de la SNCF sont autant de puits de lumière pour l’intérieur de ce bâtiment long de 200m, éclairé aussi par des fenêtres latérales. Ils se reflètent ici dans les flaques d’eau du site abandonné. (cuisines, lavabos) de la salle principale, où les militaires prennent leur repas, lisent ou bien se reposent quand ils sont las. Car on n’y reçoit que des militaires de passage. Pour être admis, ceux-ci doivent présenter un bulletin, qui leur est délivré au Bureau militaire de la gare sur le vu de leur feuille de route. Le bulletin indique s’ils coucheront et quel repas leur servir: repas com- plet (soupe, pain, plat de viande rôtie avec légumes, fro- mage, demi-setier de vin et verre de café) auquel la Croix- Rouge ajoute une orange, des confitures et une cigarette; ou bien une simple collation (potage, sandwich, verre de vin et café), le tout accompagné également d’une orange et d’une cigarette. Ajoutons que l’on fleurit les tables bien blanches où mangent les sol- dats! Ceux qui couchent trou- vent, fixée sur leur oreiller, une serviette de toilette toute blanche, dont ils se servent le lendemain pour se débarbouil- ler et qui est mise immédiate- ment au sale. À noter qu’un service de désinfection fonc- tionne et que tout est d’une propreté méticuleuse. Il y a 60 lits montés, plus une réserve de 20 matelas et cou- vertures toute prête. Les sol- dats ont à leur disposition des livres, des journaux, du papier à lettre et des cartes postales pour leur correspondance et même une boîte aux lettres, pourvue du timbre “franchise militaire”. Ceux qui se font écrire gare du Nord trouvent là leurs lettres qui les attendent. Il y a aussi une grande carte du théâtre de la guerre indiquant au jour le jour, à l’aide d’un ruban de couleur, les positions respectives des armées. Bref, tout est prévu pour pro- curer aux soldats fatigués ou éclopés le maximum de confort. Une bonne chaleur règne dans tout le local, dont la tenue est parfaite et fait le plus grand honneur à l’administra- teur en chef qui est M.le baron d’Orgeval, ainsi qu’à la direc- trice, Mme la comtesse de Waresquiel. Deux dames et un administrateur sont de service le jour; une dame et un admi- nistrateur la nuit, car on peut y arriver à toute heure. En principe le poste de secours n’est pas destiné à soigner les malades ou les blessés; cependant, il existe une infirmerie avec une dou- zaine de lits et un médecin mili- taire est toujours présent avec des infirmières pour les secours d’urgence. Une auto ambulance transporte d’ail- leurs, en cas de besoin, les malades ou blessés à l’hôpital militaire Villemin (ex-hôpital Saint-Martin, rue des Récol- lets).» Note : Signalons que Guy Flucher précise qu’il s’apprête à réédi- ter mois par mois ce petit jour- nal chroniquant la vie des villa- geois pendant ces années ter- ribles. Son site web est visible à l’adresse www.barbentane.org. Quant à l’AHICF, rappelons qu’elle s’intitule désormais Rails et histoire. Et qu’elle se consacre largement cette année à rappeler le rôle majeur des chemins de fer dans ce premier conflit moderne. AHICF: 9 rue du Château-Lan- don 75010 Paris. Tél. : 0158205101 Accueil sur rendez-vous. www.ahicf.com. La Vie du Rail - 17 septembre 2014 � Pour la rubrique courrier des lecteurs adressez vos courriers à: Chantal Blandin, La Vie du Rail - 11, rue de Milan - 75009 Paris ou envoyez un e-mail à: [email protected] Sur le bureau du médiateur Vous retrouvez ici l’exposé d’un des cas précis qui, opposant un voyageur à la SNCF, a été arbitré par le médiateur de l’entreprise. Monsieur et Madame J. ont acheté des billets avec une carte commerciale leur permettant de bénéficier d’une réduction sur le prix de leurs billets. Le jour du voyage, ayant oublié leur carte, ils n’ont pu la pré- senter au contrôleur, comme cela est indiqué sur le billet. Celui-ci, ne pouvant vérifier qu’ils sont effecti- vement titulaires d’une carte, leur a donc établi un procès-verbal d’un montant de 82 chacun. Ce montant correspond à la différence tarifaire entre le prix du billet au plein tarif et le tarif réduit, à l’indemnité forfaitaire liée à l’irrégularité de la situation et des frais de dossiers car les clients ont refusé la transaction immédiate (paiement à bord). Dans un premier temps, les clients ont écrit au centre de recouvrement qui a proposé une minoration des procès-verbaux à l’in- demnité forfaitaire. Puis ils ont saisi le médiateur qui après vérification qu’ils sont effectivement détenteurs d’une carte, valable le jour du voyage et qu’ils n’ont ja- mais été verbalisés auparavant, a proposé de classer les deux procès-verbaux. Retrouvez les 80 chaînes de votre programme télé Culture Rail � La Vie du Rail - 17 septembre 2014 Mes chers amis (1975) Mario Monicelli Cinq amis (Ugo Tognazzi, Philippe Noiret, Gastone Moschin, Duilio Del Prete et Adolfo Celi, un vrai casting de rêve!) hommes d’âge mûr, pro- longent leur enfance en multipliant les blagues po- taches. À la mort de l’un d’entre eux, ils se remé- morent certaines d’entre elles. Immense succès de l’autre côté des Alpes! Il faut absolument voir ce film ne serait-ce que pour une scène d’anthologie, une des plus drôles du ci- néma italien. Les cinq amis se sont postés au bout du quai et alors que le train accélère doucement pour s’élancer vers sa prochaine destination, ils en profi- tent pour distribuer des claques aux voya- geurs penchés à la fenêtre. Un grand mo- ment de cinéma! Cinérail La cinémathèque ferroviaire idéale – Les 10 meilleurs films du cinéma mondial (après 1970) Nous achevons dans ce numéro notre série sur les meilleurs films mettant en scène des trains. Comme la semaine dernière, ce sont les cinémas de toute la planète qui nous intéressent aujourd’hui. Comédie italienne, thril- ler japonais ou même film d’épouvante ou de science-fiction sud-coréen: vous trouverez dans cette liste finale des films de cultures et de genres différents. Télé-samedi 20 septembre TF1 12.00 Les douze coups de midi 13.00 Le journal 13.20 Reportages 15.15 Ghost whisperer 16.05 Ghost whisperer 16.55 Ghost whisperer 17.55 Tous ensemble 18.45 50 mn inside 20.00 Le journal 20.30 Du côté de chez vous 20.40 Nos chers voisins 20.55The voice kids présenté par Nikos Aliagas Nikos Aliagas, accompagné de Karine Ferri, vous donne rendez-vous pour la grande finale en direct de The Voice Kids. Ce soir, en plus de leur coach, c’est vous que les talents vont devoir convaincre ! Après l’épreuve des battles, trois enfants se sont qualifiés dans chaque équipe. Ils seront donc neuf à s’affronter lors de cette grande finale ! 23.30The voice kids présenté par Nikos Aliagas. France 2 13.00 Journal de 13 h 13.20 13 h 15, le samedi 14.00 Mon Envoyé spécial 14.45 Faites entrer l’accusé 16.30 Grand public, les meilleurs moments 17.05 Grand public 17.55 Vos objets ont une histoire 18.55 Mot de passe 19.25 Mot de passe 20.00 Journal de 20 h 20.40 Parents mode d’emploi, météo 20.45Le Monument préféré des Français présenté par Stéphane Bern Stéphane Bern présente les plus beaux monu- ments issus de chacune des régions de France métropolitaine. Cette émission quotidienne permet de découvrir l’histoire de nos monuments, leurs secrets et leurs coulisses. 23.05On n’est pas couché présenté par Laurent Ruquier. France 3 12.00 Le 12/13 12.50 30 millions d’amis 13.25 Les Grands du rire 15.00 En course sur France 3 15.25 Samedi avec vous 16.45 Expression directe 17.00 Les carnets de Julie 18.00 Questions pour un champion 18.35 Avenue de l’Europe 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.15 Zorro 20.45Origines de Jérôme Navarro Avec : Micky Sébastian, Julien Baumgartner Margot Laurent, la cinquantaine vive, généalogiste professionnelle dans la région de Tours, cumule les paradoxes. Alors que, dans son métier, elle révèle le passé et les ascendances de ses clients, elle-même ignore ses ori- gines, ayant été abandonnée enfant. 2 épisodes 23.00Chien de guerre de Fabrice Cazeneuve Avec : Samir Boitard, Sarah Le Picard. Canal + 12.15 Le petit journal de la semaine (C) 12.45 Le tube (C) 13.45 L’effet papillon (C) 14.30 Samedi sport (C) 14.45 Rugby : La Rochelle / Toulouse 16.50 Football : Ligue 1 19.00 Le JT (C) 19.10 Salut les terriens ! (C) 20.25 Made in Groland (C) 20.55Cartel de Ridley Scott Avec : Michael Fassbender, Penélope Cruz Cartel raconte la descente aux enfers d’un avo- cat pénal, attiré par l’excitation, le danger et l’argent facile du trafic de drogues à la frontière americano-mexicaine. Celui-ci va découvrir qu’une décision trop vite prise peut le faire plon- ger dans une spirale infernale. 22.50Jour de rugby présenté par Isabelle Ithurburu Rendez-vous chaque samedi avec Isabelle Ithurburu pour revivre en images l’ensemble des rencontres de Top 14 de la journée. 12.45 Le 12.45 13.05 Scènes de ménages 13.20 13h Grand format 14.20 Croqueuse d’hommes (1/2) 16.05 Croqueuse d’hommes (2/2) 17.55 Cousu main 19.45 Le 19.45 20.10 Scènes de ménages 20.50NCIS : Los Angeles Avec : Chris O'Donnell, Daniela Ruah Hetty. 2 épisodes 22.40NCIS : Los Angeles de Tony Wharmby Avec : Chris O'Donnell, Daniela Ruah. 3 épisodes France 5 13.00 C à vous le meilleur 14.15 Jours de fête chez les Zemi 15.10 Hélène et les animaux 16.10 La légende du Nil 17.05 Planète insolite 18.00 La France du bout du monde 19.00 Superstructures : les îles-monde 19.55 Entrée libre 20.35Échappees belles de Jean-Yves Cauchard. 22.10Les routes de l’impossible Trombes d’eau, villages inondés, population noyée sous une pluie torrentielle, égouts qui débordent. La Vie du Rail - 17 septembre 2014  � Télévision � Cinéma � Théâtre � Radio � Internet � Musique � Super Express 109 (1975) Junya Sato Le Hikari 109, un Shinkansen qui effectue la liaison entre Tokyo et Hakata, a été piégé par deux maîtres-chanteurs qui affirment avoir placé une bombe sur un bogie qui explosera si le train descend en dessous de 80km/h. À son bord, 1500 passagers sont otages de ce chantage, les malfaiteurs ré- clamant 5millions de dollars pour les épar- gner. Un scénario efficace que nous re- trouverons plus tard dans Speed , un blockbuster avec Keanu Reeves, où la si- tuation est identique sauf que la charge ex- plosive voyage ce coup dans un bus longue distance. La version française a été rac- courcie, la version initiale dure plus de 2heures30. The Burning Train (1980) Ravi Chopra Ce classique des films d’action de Bolly- wood des années quatre-vingt jouit d’un impressionnant casting, affichant les plus grands noms des studios de Bombay de cette époque faste du cinéma indien. Dans le plus pur style «Massala» (du nom de ce mélange d’épices qu’on asso- cie à cette modernité indienne qui multiplie les inspirations différentes), ce film catastrophe reprend tous les pon- cifs du genre en y associant la folie des In- dian Railways et de son réseau géant. Comme dans tous les bons films de Bolly- wood, l’ensemble est saupoudré de ro- mance, d’héroïsme et de bons sentiments et surtout de beaucoup de musique et de danses chorégraphiées. Loco 33 (2002) Diego Arsuaga En Uruguay, une locomo- tive à vapeur mythique, la loco 33, est sur le point d’être vendue à un puissant studio holly- woodien qui en a besoin pour un film. Mais trois amis retraités, membres de l’as- sociation «Les amis du rail» ne l’enten- dent pas ainsi. Accompagnés d’un jeune garçon, ils s’emparent de la machine et en- treprennent un voyage sur le réseau désaf- fecté à travers l’Uruguay. Poursuivis par la police, ils sont aidés dans leur mission par un village isolé qui dépérit depuis la fer- meture de sa ligne de chemin de fer… Entre le western et le road trip, le film os- cille entre les genres et se révèle un véri- table manifeste altermondialiste. sur laviedurail.com/tv TF1 12.00 Les douze coups de midi 12.45 Météo 12.50 Du côté de chez vous 13.00 Le journal 13.30 Reportages 14.45 Person of interest 15.30 Person of interest 16.20 Les experts : Manhattan 17.10 Les experts : Manhattan 18.00 Sept à huit 19.50 Toi toi mon toit 20.00 Le journal 20.45 Météo 20.55Rtt de Frederic Berthe Avec : Kad Merad, Mélanie Doutey Persuadé qu’elle ne sait pas ce qu’elle fait, Arthur s’in- vite à Miami au mariage de Florence, qui vient de le larguer. Il croise la route d’Emilie, en partance pour Miami elle aussi, et qui cache le tableau qu’elle vient de voler dans son sac... 22.45Esprits criminels de Felix Enriquez Alcala Avec : Shemar Moore, Thomas Gibson. Un schizophrène paranoïaque prend Elle en otage ainsi que plusieurs passagers. 3 épisodes 12.40 Météo 12.45 Le 12.45 13.05 Maison à vendre 15.00 D&CO, une semaine pour tout changer 17.15 66 minutes 18.40 66 minutes : grand format 19.40 Météo 19.45 19.45 20.10 E=M6 20.40 Sport 6 20.50Capital présenté par François-Xavier Ménage C’est un avan- tage dont on n’a pas toujours conscience en cette époque de crise. 23.00Enquête exclusive présenté par Bernard De la Villardière. Télé-dimanche 21 septembre France 2 12.00 Cérémonie du souvenir 13.00 Journal de 13 h 13.20 13h15, le dimanche 14.05 Météo, point route 14.15 Vivement dimanche 16.25 Grandeurs nature 17.30 Stade 2 18.50 Vivement dimanche prochain 19.55 Météo 20.00 Journal de 20.30 20h30, le dimanche 20.40 D’art d’art, météo 20.45Les infiltrés de Martin Scorsese Avec : Leonardo DiCaprio, Matt Damon. À Boston, alors qu’une lutte sans merci oppose la police à la pègre irlandaise, chaque camp est par- venu à infiltrer une taupe chez l’ennemi. Traquenards et contre- offensives s’enchaînent… 23.20Un jour, un destin présenté par Laurent Delahousse. France 3 12.50 30 millions d’amis 13.50 Jour de brocante 15.00 course sur France 3 15.20 Inspecteur Barnaby 17.00 Du côté de chez Dave 17.55 Questions pour un super champion 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.15 Zorro 20.45Les enquêtes de Murdoch de Laurie Lynd. Avec : Yannick Bisson, Helene Joy C’est le voyage inaugural du bateau de l’armateur Clarence McFarlane : de nombreuses personnali- tés de la ville sont à bord ainsi que sa femme Elisabeth et sa fille Amy. 2 épisodes 22.10Les enquêtes de Murdoch de Laurie Lynd. Avec : Yannick Bisson, Helene Joy Bristol, en Angleterre. L’inspecteur Murdoch est poursuivi par deux hommes qui le blessent par balle. 2 épisodes Canal + 12.00 Rencontres de cinéma (C) 12.25 Zapping de la semaine (C) 12.45 Le JT (C) 13.05 La grille (C) 13.50 Automobile : Formule 1 14.00 Automobile : Formule 1 16.05 Les nouveaux explorateurs 17.05 Vice versa 17.10 Vice versa 17.15 Spécial investigation 18.10 Formula One (C) 19.10 Canal football club - 1 partie (C) 19.40 Canal football club - 2 par- tie (C) 20.55 Football : Ligue 1 (C) 21.00Football : PSG / Lyon journée. Commenté en alternance par Grégoire Margotton et Christophe Dugarry, ou par Stéphane Guy et Eric Carrière. 23.15L’équipe du dimanche présenté par Messaoud Benterki L’ÉQUIPE DU DIMANCHE est désormais le terrain de Messaoud Benterki. France 5 14.35 Thaïlande côté plages 15.30 Vues d’en haut 16.00 grande aventure des petits zoos 17.00 14-18 la grande guerre en couleur 18.00 C politique 19.00 On n’est pas que des cobayes ! 20.00 In vivo, l’intégrale 20.25 Avis de sorties 20.40Fais-moi une place de Christophe Pinguet Alessandra Sublet reçoit, quelque part dans le monde, une invi- tation à voyager... ! 22.0514-18 la grande guerre en couleur � La Vie du Rail - 17 septembre 2014 À Paris, la gare de Lyon ac- cueillera le public dès le ven- dredi afin de lui dévoiler ses plus beaux trésors par le biais de plusieurs visites guidées (ré- servation obligatoire). La tour de l’Horloge qui, grâce à ses 67 mètres de hauteur, offre une vue imprenable sur la capitale, abritera une exposition de pho- tos installée sur trois niveaux, retraçant l’histoire de la gare: l’époque de la vapeur, l’électri- fication et les années 1950 à 1980, la gare actuelle. On pourra se faire expliquer les ca- ractéristiques de la façade (1899) ornée de statues et de blasons et celles de la galerie des Fresques, longue de près de 100m et où sont représentées les principales destinations des- servies au départ de la gare. Le buffet de la gare, Le Train Bleu (ainsi nommé depuis 1963 en référence aux trains de nuit Pa- ris - Nice - Vintimille, baptisés du même nom) ouvrira de nouveau ses portes après deux mois de fermeture cet été pour rénovation. Il proposera égale- ment un dîner spécial Années De la Normandie à la Lorraine en passant par Paris, voici une sélection d’expositions et d’animations ferroviaires proposées le week-end prochain à l’occasion des Journées du patrimoine. LVDR LA VIE DES ASSOCIATIONS Un voyage dans le passé en gare de Lyon à Paris Une fois encore, elle impressionnera les visiteurs de la gare de Lyon à Paris par son gabarit et son panache de fumée… La 231 K 8, dernière repré- sentante des Paci�c PLM en service en France, a été construite en 1912 pour le réseau PLM (Paris-Lyon-Méditerranée). Elle pèse 176 tonnes et consomme 12 kilos de charbon au kilomètre! Spécial Journées du patrimoine. Dans les coulisses des trains d’antan � La Vie du Rail - 17 septembre 2014 LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS L es bénévoles de l’ Association pour le musée des Transports urbains interurbains et ruraux (Amtuir) sont sur le pied de guerre pour ces Journées du patrimoine. Le musée situé à Chelles (Seine-et-Marne), qui est habituellement fermé au public, ouvrira exceptionnelle- ment ses portes comme il le fait depuis plusieurs années pour la Nuit des musées. Sur place, soixante-dix véhicules anciens retracent l’histoire des trans- ports. Parmi eux, un splendide omnibus hippomobile datant de 1889 et qui assurait dans Paris la liaison Wagram - Bas- tille, «l’une des pépites de nos collections» , souligne Bernard Villedieu, vice-président de l’Amtuir, des autobus, des trol- leybus, des tramways et une motrice de métro Sprague Thomson. Pour se rendre sur les lieux, des navettes pas comme les autres – des auto- bus parisiens anciens à plate- forme – circuleront toutes les 15 minutes entre la mairie de Chelles et le site. Cerise sur le gâteau, on pourra circuler à bord de l’omnibus à chevaux (sur réservation préalable). En- fin, en clôture de ces journées, une parade de véhicules an- ciens aura lieu dans la ville le dimanche à 17h. Les 20 et 21. Contact: Amtuir, 0160204550. E-mail: [email protected] Page FaceBook: musée des Transports urbains. Réservations pour l’omnibus à chevaux: office de tourisme de Chelles au 0164212799. Anne JEANTET-LECLERC De l’omnibus hippomobile au tramway à Chelles Photos Amtuir Dans le Cotentin, le train de la Côte des Isles «J’irai revoir ma Normandie…» Dans la Manche, le Train touristique du Cotentin , qui circule sur la ligne de la Côte des Isles, de Carteret à Port- bail, accueillera lui aussi le public les 20 et 21septembre. «C’est l’oc- casion rêvée pour découvrir le patrimoine ferroviaire et architectural de cette partie du littoral normand» , explique Hervé Jouxtel, qui fera les commentaires au micro. Avis aux gourmands: un goûter normand sera proposé à ces voyageurs d’un jour. Et en prime, le dimanche21, les organisateurs proposent une visite de la chapelle Saint-Louis, une an- cienne chapelle seigneuriale datant du XIV siècle. Les 20 et 21. Départ du train pour Portbail: 15h. Retour vers Carteret: 17h45. Tarif spécial JEP: 5 . Réservation vivement conseillée. Tél.: 0233049058, 0630351571. Un moyen inédit de découvrir le patrimoine normand. Omnibus à chevaux, tramways, autobus, trolleybus… Les véhicules anciens attendent le public à Chelles. Train touristique du Cotentin La Vie du Rail - 17 septembre 2014  LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS Pour emprunter ces livres: BCPC, 140, rue de Bercy, 75012 Paris. Tél.: 0143455419. La sélection de la Bibliothèque centrale de prêt par correspondance du CCE LE COUP DE CŒUR � Le Facteur Phi De Franck Manuel (Anacharsis) . ROMAN. Quoi de mieux qu’une tournée de facteur pour faire la connaissance des habitants d’un village? Ce premier roman nous entraîne de surprise en surprise, croisant la route d’un astronaute en partance pour Mars, d’un artiste adepte de la tomate hallucinogène, d’une vieille dame souffrant de la solitude… ET AUSSI… HOMMEQUIAVAITSOIF ROMAN. 1946, après la guerre du Pacifique. Dans le train qui l’emmène vers sa fiancée, sa seule lueur d’espoir, Hisao s’aperçoit qu’il a oublié le cadeau qu’il lui destine. Hubert Mingarelli (Stock) ÉNIA ROMAN. L’histoire de deux copines qui habitent dans la cité des Proverbes. Xénia, femme de ménage, qui vient de se faire plaquer par le père de son bébé, et Blandine, mère célibataire, qui enchaîne boulot après boulot. Gérard Mordillat (Calmann- Lévy) ONVERSATIONS ROMAN. Magda, la narratrice, vient de mourir et se souvient de l’amitié a priori indéfectible qui l’unissait à Prune, son amie. Jusqu’à ce que la Seconde Guerre mondiale fracasse tout… Anna Lisbeth Marek (Phébus) POLOGIEDUSLOW ESSAI. Ne vous fiez pas à ce titre: ce livre réunit en fait 109 fragments d’une vie: souvenirs, réflexions et digressions auxquels l’auteur, touche-à-tout (musicien, dessinateur…), nous convie. Fabio Viscogliosi (Stock) ISTROTSDETOUJOURS HISTOIRES AMBIANCESETTRADITIONS RECETTES BEAUX LIVRES. Cet ouvrage alterne les recettes traditionnelles de bistrot et l’histoire de ces petits établissements depuis leur origine, à la fin du XIX e siècle: les Grands Boulevards, Montmartre, Saint-Germain-des-Prés, les bouchons lyonnais. (Gründ) Pour consulter le site Internet entièrement rénové de la BCPC: www.bcpc-ccecheminots.com Partez en randonnée avec l’ATC Les sections parisiennes de l’Association touristique des cheminots vous donnent rendez-vous en gare pour partir en balade dans les environs de Paris et au-delà. � dans l’Aisne: randonnée en boucle autour de Château- Thierry, pique-nique chez mémé Jeanne, le 24 septembre (18 km). Participation: 12 . Départ de Paris-Est: 7h36. Nombre de places limité, s’inscrire avant le 18 septembre auprès d’Éric Boulin au 0682486199. Rens.: 0146275952. � dans l’Aisne: autour de Soissons, le 27septembre (22km). Départ de Paris-Nord (Grandes Lignes, direction Laon): Rens.: 0668508501. � en Seine-et-Marne: en forêt de Fontainebleau, le 28septembre (20km). Départ de Paris-Lyon (gare surface, direction Montargis): 9h19. Rens.: 0681865216. � Contacts: ATC Paris-Sud: 0143074242. ATC Paris-Nord: 0155311027. ATC Paris-Est-Ouest: 0158205529, 0146075665. Les anciens de Paris-Masséna Le repas annuel des anciens de l’atelier Paris-Masséna aura lieu le 16octobre. Les participants ont rendez-vous à 12h au restaurant d’entreprise de Masséna, Paris XIII . Réservations auprès d’Yvon Peyrouty, 18, rue Henri-Gilbert, 94480 Ablon-sur-Seine (28 personne, à régler par chèque libellé à l’ordre de: CE SNCF Paris Rive Gauche). À découvrir alors que l’on cé- lèbre le centenaire de 14-18, deux ouvrages qui traitent du rôle des chemins de fer belges pendant le conflit. Le premier, Destination le front (Éditions Ra- cine, en partenariat avec la SNCB), retrace l’histoire du rail en Belgique depuis l’apparition des chemins de fer au XIX siècle jusqu’à la Première Guerre mondiale, épisode dramatique pour ce pays «tampon» entre la France et l’Allemagne. Le second ouvrage, Le Rôle des cheminots dans la bataille de Liège , de Louis Maraite, raconte un pan méconnu du conflit mondial, à savoir la détermina- tion des cheminots belges à ra- lentir la progression de l’armée allemande vers Liège dès le dé- but de la guerre: tunnels dyna- mités, sabotage de locomotives et de voies ferrées, collisions de locomotives dans les tunnels pour empêcher l’arrivée des ca- nons allemands à Liège (dont la terrible Grosse Bertha, que les Allemands devront finalement décharger à Herbesthal, en Al- lemagne), transfert des trains vers la France pour éviter qu’ils ne profitent à l’ennemi. Au total, 1928 locomotives, 1358 voi- tures et 10280 wagons ont ainsi pu être évacués en France. A. J.-L. Téléchargeable gratuitement sur le site: http://www.jememouille- pourliege.be/un-livre-gratuit-a- telecharger/ FGRCF. La rentrée dans le Lunévillois La section du Lunévillois de la Fédération générale des retraités des chemins de fer (FGRCF) organise des réunions d’information: le 7 octobre à 10h30, salle des fêtes de Damelevières (avec apéritif et repas dansant, 28 /pers., s’inscrire avant le 3 octobre auprès de la section, 8, rue de l’Étang, 54360 Damelevières). le 24octobre à 14h, mairie de Mont-sur-Meurthe, et le 6 novembre à 14h, salle polyvalente de Dombasle-sur-Meurthe (réunions suivies du verre de l’amitié). 4 décembre à 10h30, Salon des Halles de Lunéville (avec apéritif et repas). Yvette Trébuchet Contact: 0383750040. E-mail: [email protected] À lire. Les trains de 14-18 Du piano en gare de Bordeaux-Saint-Jean I nterpellé par quelques notes de musique flottant dans le hall de la gare Saint-Jean à Bor- deaux, le visiteur, le quidam aux pas perdus, le passager en transit ou celui de l’heure de pointe est attiré par une source musicale inattendue. C’est que là aussi, comme dans d’autres grandes gares fran- çaises (Paris, Lille-Europe, Strasbourg, Toulouse, Angers, Troyes…), la SNCF met à dis- position des voyageurs un piano droit, installé sur un tapis où il est inscrit: «À vous de jouer». Chacun, jeune ou moins jeune, peut interpréter à sa guise les morceaux de son choix. Et le public de la gare est séduit par une flûte en- chantée, une marche turque, du jazz New Orleans ou un re- frain qui évoque les prome- nades «au bord de l’eau» Bernard CHUBILLEAU LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS � La Vie du Rail - 17 septembre 2014 est la rentrée et il est temps pour les Toulousains de s’ins- crire à l’École de musique de Association artistique des che- minots de Toulouse (AACT). Elle est ouverte aux enfants et aux adultes, cheminots ou non cheminots, qui souhaitent suivre un enseignement musi- cal afin de perfectionner leur pratique musicale en amateur. L’École, véritable pépinière de l’orchestre L’Harmonie de Ga- ronne, a un credo : la musique doit être accessible à tous, jeunes ou moins jeunes, cha- cun devant pouvoir laisser s’ex- primer son côté artistique avec l’instrument qu’il aime. La formation musicale va du premier à la fin de troisième cycle. Le choix des instruments est vaste: piano, guitare, vio- lon, trompette, batterie, per- cussions, saxophone, clarinette et flûte traversière. C’est également la rentrée pour les membres de l’ Harmonie de la Garonne . Les répétitions ont déjà commencé puisque le 18octobre prochain, un concert est prévu à Orléans. Il faudra aussi être prêts pour celui de la Sainte-Cécile, le 22novembre. Les mélomanes toulousains l’attendent… Contact: Harmonie de la Garonne, 0561240214. E-mail: [email protected] Site Web: www.lagaronne.fr Répétitionsà la Maison des associations, 48-bis, rue Louis-Plana, 31500 Toulouse. AACT. À Toulouse, la rentrée des musiciens Gares & Connexions, qui a pour objectif de développer la culture en gare, a mis un piano à disposition des voyageurs dans la gare Saint-Jean à Bordeaux. Bernard CHUBILLEAU La Vie du Rail - 17 septembre 2014  René Lachazette est décédé le 17mai à l’âge de 79 ans. Il était entré à la SNCF au début des cinquante, en gare de Nîmes- Voyageurs, comme homme d’équipe à l’essai. Il opte ensuite pour la filière Matériel et est muté au dépôt de la gare de Nîmes puis, lors de la partition du Matériel et de la Traction, il rejoint les ateliers du Matériel de Nîmes-Courbessac. Il a fait valoir ses droits à la retraite, comme ouvrier hautement qualifié en 1989. Ses obsèques religieuses ont été célébrées en l’église Saint-Luc, à Nîmes, suivies de l’inhumation à l’ancien cimetière de la commune de Caissargues. Michel Brouillet André Méric est décédé le 18mai à l’âge de 93 ans. À sa sortie de l’École Centrale de Paris, il débute à la SNCF en 1943. Sa carrière a été composée de dix-neuf affectations, de Valence à Port- Vendres en passant par Marvejols, Aix-en-Provence, Marseille, Millau, Orange, Avignon, Valence, Montpellier et Clermont-Ferrand. Il a terminé sa carrière dans cette dernière résidence en 1983, avec le grade d’ingénieur en chef. Il était un sportif accompli, un homme de culture et de passion. Ses obsèques ont eu lieu en léglise de Barjac. Jean-Claude Gaboriau est décédé le 6mai à l’âge de 77ans. Fils de cheminot, il entre tout naturellement à la SNCF comme apprenti à l’âge de 14 ans. Des machines à vapeur aux locomotives électriques, il n’a cessé d’apprendre, et surtout de transmettre son savoir à de jeunes élèves. Après quarante années d’activité, exercée à Nantes et sur les rails de France, il avait fait valoir ses droits à la retraite. Jean Delmas est décédé le 7juin à l’âge de 80 ans. Il a débuté sa carrière à la SNCF comme élève en gare d’Espéraza en 1950. Devenu facteur mixte sur la ligne Carcassonne - Quillan en 1953, il part effectuer son service militaire en 1954. À son retour, en 1956, il rejoint la gare des Cabannes pour connaître ensuite les résidences de Luzenac- Quillan, Vindrac, Bagac, Ax-les- Thermes, Auch et Coutras. C’est dans ce dernier établissement qu’il a fait valoir ses droits à la retraite, en1988, avec le grade de chef de gare de 1 classe. Ses obsèques religieuses ont été célébrées en l’église de Campagne-sur-Aude. Simonne Damour est décédée le 16juin à l’âge de 91 ans. Elle suit les traces de son père (qui était cheminot sur le PO) et de sa sœur, et entre à la SNCF. Elle a effectué sa carrière au Service Général du 6 arrondissement Voies et Bâtiments de Montluçon puis en gare et a pris sa retraite en 1977. Ses obsèques religieuses ont eu lieu en l’église Notre-Dame. CARNET ILS NOUS ONT QUITTÉS La Vie du Rail adresse ses sincères condoléances aux familles et aux amis des agents disparus. L’ATC de Metz en visite à Thiaucourt À Thiaucourt le 28 juin, ce fut une sortie axée sur l’histoire pour la section de Metz de l’Association touristique des cheminots. Le groupe a visité le cimetière américain, le cimetière allemand et le musée du Costume militaire, créé par Joël Huret. Le guide a expliqué la bataille du saillant de Saint-Mihiel, menée en septembre1918 avec le concours des soldats américains. Le groupe a ensuite assisté au spectacle Des flammes à la lumière, dans les carrières d’Haudainville. � Rens.: www.atc-routesdumonde.com, rubrique: sections ATC Contact musée Thiaucourt: 0387528418 FGRCF. Balade dans le Bugey Nord C’est en covoiturage que la section de Culoz-Bugey- Sud de la Fédération générale des retraités des chemins de fer (FGRCF) a visité le Bugey Nord: l’autoroute des Titans, le viaduc, les Glacières et le lac de Sylans, qui fut le théâtre d’un spectaculaire accident ferroviaire le 1 avril 1954 (après avoir déraillé, la 140L25 avait plongé dans le lac, tandis que la rame s’était stabilisée sans faire la moindre victime). Après avoir déjeuné à Nantua, le groupe a visité le Musée international du peigne et de la plasturgie, puis flâné au bord du lac Genin. Prochaine sortie prévue: Marseille et le Mucem, en septembre. � Rens.: Pierre Fressoz, 0699079203. Site Web: www.fgrcf-culoz.fr.gd, rubrique: activités. Les anciens du Sernam visitent le Roussillon et la Catalogne Pour sa sortie annuelle en juin, l’Amicale des dirigeants du Sernam (ADS) avait choisi le Roussillon et la Catalogne, guidés par un parfait connaisseur, le Catalan Jo Moret. Le groupe comptait deux nouveaux participants, Lionel Simon, accompagné de son épouse, et Jean-Louis Jolard. Ils ont visité Banyuls, la Côte vermeille, Collioure, Cucugnan, Tautavel, la vallée d’Agly, dotée du seul château cathare catalan (Quéribus) et enfin, Gérone en Espagne. � Contact: André Jourdheuil, 0609843742. PARIS-NORD Pascal Sénéchal Pascal Sénéchal a conduit son dernier train le 31 mai. Il est entré à la SNCF comme agent de train voyageurs à l’Établisse- ment Commercial Trains de Paris-Nord en 1982. Huit années plus tard, il entre en formation de conducteur au dépôt de Petit Thérain (Creil), avec comme engins mo- teurs de base les 16500 et 68000. Nommé élève conduc- teur à Paris-Nord en 1991, il est affecté à la banlieue jusqu’en 2004. Après la formation aux Rapides Express et TGV, il est autorisé Grandes Lignes en 2005. Yves PRATURLON PARIS-NORD Benoit Déjoué Fini les contrôles pour Benoit Déjoué qui a mis un terme à sa carrière le 21 juin. Entré à la SNCF en 1978, il a connu la ban- lieue, jusqu’en 1982, avant d’être nommé contrôleur de route sta- giaire. Il travaille en bri- gade en période creuse et en réserve Grandes Lignes en période de pointe et vacances d’été. À l’arrivée des TGV, il est nommé chef de bord et assure cette fonction comme agent de réserve sur les TGV Nord et in- ternationaux. De 1996 jusqu’à la fin de sa car- rière, il a œuvré sur les Thalys et il est parti à la retraite avec le grade de chef de bord moniteur principal. Y. P. NANCY Annie Bourlier Le 5 juillet, le TER 835112 en provenance de Lunéville a marqué la fin de carrière d'An- nie Bourlier, agent de l'Établissement Com- mercial Trains. Après avoir été ven- deuse dans une bou- tique de Nancy, elle dé- bute sa carrière à la SNCF en 1983, comme attachée groupe 7. Après l'examen de contrôleur elle est nom- mée chef de bord en 1991 puis chef de bord principal. Affectée d’abord sur les trains régionaux puis sur les Corails, Interci- tés et Trains Euraffaires, elle effectuera à partir de 2007 de très nombreux allers-retours Nancy - Paris sur la LGV Est Eu- ropéenne. Elle a fait valoir ses droits à la retraite avec le grade de chef de bord moniteur. Yvette TRÉBUCHET Le 26 juin, Nicolas Tellier, directeur d’établissement, a procédé à une remise de médailles d’honneur du chemin de fer. Ont reçu la médaille d’argent: Thierry Bonneaud, Franck Lejeune, Philippe Leroy. Ont reçu la médaille de vermeil: Patrick Bertram, Wahid Bichari, Chris- tian Bonello, Bruno Bourgeois, Michel Boussarie, Yves Flamment, Thierry Gillet, Jacky Hivanhoe, Joêl Houriez, Didier Huyot, Jean-Phi- lippe Joyeux, Henri Le Joly, Sylvain Lepers, Dominique Leroux, Lau- rent Manzoni, Éric Merckling, Luc Morelli, Pascal Parmentier, Casimir Pierrot, Jean-Paul Robert, Michel Rosello, Patrick Vienne, Serge Wro- bleski. Ont reçu la médaille d’or: Étienne Alarcon, Édouard Cervenka, Phi- lippe Duval, Gérard Kogel, Arthur Lepingle. Y. P. � La Vie du Rail - 17 septembre 2014 Carnet, départs en retraite, médailles, citations Pour la rubrique Carnet: 0149701245. [email protected] Pascal Sénéchal. Annie Bourlier. Benoit Déjoué. �Les cheminots à l’honneur. PARIS-NORD (Technicentre)
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