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La Vie du Rail hebdo n°3472

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LGV Sud-Est À Cluny, des moutons entretiennent les talus Internet Quand La Famille du cheminot traque les pièges pour ados La boutique de Bon de commande page 49 Images de trains tome XXIV Atmosphères ferroviaires La France des Trente Glorieuses Photos François Fontaine En vente par correspondance à: La Vie du Rail BP 30657 - 59061 ROUBAIX CEDEX 1 Lors de votre commande rappelez la référence 110 302 Bon de commande page 49 C’est le tome XXIV : la prestigieuse collection « Images de trains » s’enrichit d’un nouvel album de photographies ferroviaires consacré à l’œuvre de François Fontaine. Passionné par le monde ferroviaire, cet excellent photographe sillonna la France en train et à vélo, en partant de la région parisienne et en prenant toutes les lignes secondaires, pouvant aller jusqu’à Montpellier. Un rituel immuable chaque fin de semaine, de 1947 à 1968, qui lui permit d’illustrer la vie ferroviaire mais aussi quotidienne d’une époque où le chemin de fer rassemblait famille et amis sur les quais des gares. Photographe talentueux et précurseur, François Fontaine ne se contenta pas de capter des instantanés de qualité du matériel ferroviaire, mais offrit en noir et blanc et en couleurs une vision humaine et personnelle de la vie de ces hommes et femmes rassemblés sur les quais, des prises de vue exceptionnelles réalisées le temps d’un court arrêt d’une ou deux minutes. Format : 240 mm x 320 mm. 160 pages. Réf. : 110 302 NOUVEAUTÉ Commandez en ligne sur www.boutiquedelaviedurail.com La Vie du Rail - 18 juin 2014 � hausse de 47% selon la Fnaut � La Vie du Rail - 18 juin 2014 La convention des Trains d’équilibre du territoire a été signée le 13décembre 2010. On comptait à l’époque 310 trains de jour, 30 trains de nuit et 100000 voyageurs par jour. Cette liste établie par la Fnaut n’est pas exhaustive et, selon la fédération, se limite aux modifications les plus structu- rantes. En particulier, ne sont pas pris en compte des Inter- cités remplacés par des TGV sur certains axes. Légende: AR =Aller-Retour; POLT =Paris - Orléans - Limoges - Toulouse. 10 décembre 2006 [Dégradation] Train de jour Paris - Rodez limité à Brive, corres- pondance TER. [Suppression] Abandon des voitures-lits dans tous les trains de nuit. [Suppression] Un AR Strasbourg - Lyon du lundi au jeudi. 9 décembre 2007 [Suppression] Le Cévenol et l’Aubrac ne sont plus directs: correspondances à Clermont-Ferrand pour Nîmes et Béziers. Dégradation] Augmentation des durées de correspondances entre les Paris - Nevers et les Paris - Nevers - Clermont-Ferrand. [Réduction] POLT =Paris - Limoges: de 14 à 12 AR; Paris - Brive: de 9 à 8 AR; Paris - Souillac, Gourdon, Caussade, Mon- tauban: de 3 à 2 AR. [Suppression] Trains d’été Paris - Limoges - Cerbère de jour; Paris - Royan/Hendaye de nuit. [Suppression] Trains d’hiver Reims, Metz, Strasbourg, Toulouse - Bourg-Saint-Maurice. 14 décembre 2008 [Suppression] Trains de nuit d’hiver, dits «de neige» sur les liaisons: • Brest/Quimper - Briançon/Saint-Gervais; • Quimper - Nantes - Latour-de-Carol/Tarbes; • Lille - Bourg-Saint-Maurice; • Lille - Briançon. 13 décembre 2009 [Suppression] Nantes - Nice de nuit en semaine l’été. [Dégradation] Réductions pour cause de travaux des liaisons Bordeaux - Limoges - Montluçon - Lyon. [Dégradation] Paris - Amiens: perte de 6 AR en «heures creuses». [Dégradation] Train d’été Paris - Angoulême - Royan limité au week-end. 12 décembre 2010 [Suppression] Nantes - Lyon de nuit (Rhône - Océan). [Suppression] Nantes - Bordeaux - Nice de nuit. [Suppression] Paris - Modane/Évian train «de neige» de nuit. [Dégradation] Paris - Vintimille de nuit (train bleu) limité à Nice. 11 décembre 2011 [Dégradation] Paris - Maubeuge: de 7 AR à 5 AR. [Suppression] Navettes Les Aubrais - Orléans. [Dégradation] POLT =Limoges: de 12 à 11 AR. [Dégradation] Paris - Belfort: suite à la mise en service du TGV Rhin-Rhône, maintien expérimental de 6 AR Vesoul, dont 5 Belfort. Suppression des 4 prolongements à Mulhouse. [Dégradation] Paris - Irun/Tarbes de nuit (la Palombe bleue) dé- tourné par Toulouse. Supprimé en semaine hors des vacances scolaires (circule 230 jours par an). [Suppression] AR hebdomadaire Hendaye - Genève. [Dégradation] Dérégularisation de l’Intercités de Nuit Bordeaux - Nice (limitation aux week-ends). 9 décembre 2012 [Suppression] 1 AR Paris - Limoges (45 semaines sur 52) pour cause de travaux. [Suppression] Limitation à Limoges du Bordeaux - Lyon pour cause de travaux entre Montluçon et Gannat. 8 décembre 2013 [Dégradation] Bordeaux - Nice: limitation à Marseille de 1 AR sur 2. [Suppression] Intercités de nuit Bordeaux - Nice. [Suppression] Paris - Dieppe direct de week-end. [Suppression] Paris - Royan de plein été. [Suppression] Non rétablissement du Bordeaux - Lyon. Limité à Limoges malgré la fin des travaux. [Dégradation] Paris - Troyes: de 14 à 13 AR; Paris - Belfort: de 5 à 4 AR. PROJECTEUR Chronologie des réductions de services Intercités de « l’inexistence d’une feuille de route visant au renouvellement de la totalité du parc» Et, selon elle, la situation ac- tuelle est à l’opposé des objec- tifs voulus par l’État, qui n’a pas vraiment assumé son rôle d’AO fixé par la convention. Elle regrette encore que la SNCF « se fixe un nouvel objec- tif de contraction, celui des des- sertes TGV » sur le réseau clas- sique, « bafouant pour des questions de dérives des coûts d’exploitation le modèle écono- mique initial de dessertes et d’aménagement du territoire du TGV» La Fnaut demande que l’on sorte de cette « logique négative de régression qui s’attaque aux conséquences par la suppression des services déficitaires, à une lo- gique positive de réduction des coûts d’exploitation par une pro- ductivité de croissance » . Elle demande donc une nouvelle fois « l’expérimentation au plus tôt de l’ouverture à la concur- rence des TET sous la forme de délégation de services publics» F. D. La Vie du Rail - 18 juin 2014 � employés par l’Epic de tête. Il y aura deux, voire trois employeurs différents » La plateforme proposée par les trois syndicats réclame, elle, no- tamment « un seul conseil d’ad- ministration, un comité central d’entreprise unique, une seule DRH. Et une structure de défai- sance de la dette » logée jusqu’ici à RFF. Le tout reposant sur un « décret socle suffisamment com- plet et précis » . Que les deux syndicats souhaitent voir pré- paré « sans précipitation » Et, au lieu de ce qu’ils quali- fient de « réunification de fa- çade » , ils réclament « une vé- ritable entreprise intégrée permettant de garantir le bon fonctionnement du service pu- blic » . Et non le « grand groupe international de la mobilité taillé pour faire du business à travers le monde » , auquel ils soupçon- nent la SNCF de donner la priorité. C’est pourtant sur des amen- dements au texte en l’état, et notamment ceux qu’elle sou- haitait voir adoptés concernant le volet social de la réforme, que comptait bien l’UNSA. Et pour sa part, le syndicat réfor- miste (23% de représentativité parmi les cheminots) estimait suffisamment satisfaisantes, pour ne pas se joindre d’em- blée au mouvement, les assu- rances écrites données par la direction de la SNCF. « Le pro- jet de loi peut-être amélioré, enri- chi sur un certain nombre de points pour conforter l’unité so- ciale du groupe » , avait tenu à assurer le DRH de l’entreprise, François Nogué dès le 5juin jugeant cette grève reconduc- tible « précipitée » Le syndicat, qui disait sa crainte « si le projet de loi est abrogé, [de voir] la Cour de jus- tice européenne imposer très vite un éclatement incontrôlable de la voulait « laisser toute sa place à la négociation » , se- lon les propos tenus par Roger Dillenseger, son secrétaire gé- néral adjoint. Elle considérait comme satisfaisants «les enga- gements écrits» qu’elle avait ob- tenus de la direction notam- ment en matière d’unité sociale du groupe, d’embauche au sta- tut et d’unicité des contrats de travail dans les trois Epic. L’UNSA n’en maintenait pas moins la menace d’une grève « pour peser sur l’examen des dé- putés » . Une grève à compter du 17juin. « Nous tirerons la conclusion le soir du 12juin » assurait Roger Dillenseger. Au- trement dit, au sortir de ce fa- meux entretien clé avec Frédé- ric Cuvillier. Si elles n’avaient pas réussi à franchir la barre des 10% de suffrages aux élections profes- sionnelles, First et FO n’en avaient pas moins rejoint les rangs de la manifestation na- tionale du 22mai qui avait conduit, de source syndicale, quelque 22000 cheminots dans les rues de Paris. Les deux petites organisations emboî- taient ensuite le pas à la CGT et SUD-Rail pour appeler aussi les cheminots à « se mobiliser massivement dans la durée » contre une refonte du système dont ils seraient, assurent-ils, « les premières victimes » Quant à la CFDT (15%) en nette opposition avec les te- nants de la grève, pour elle «l’enjeu est crucial» . Elle dé- fendait l’urgence de la réunifi- cation SNCF/RFF tout en réaf- firmant «sa détermination à ce que le futur cadre social soit de haut niveau» . Fidèle à sa posi- tion en retrait de la protesta- tion, elle devait à son tour et à sa demande être reçue elle aussi par Frédéric Cuvillier. Ce même 12juin. Deux heures plus tard. Le ministre lui avait réaffirmé le 10juin au Figaro défendre «un modèle 100% public, uni et eurocompatible» . Du côté de la CGT, on confiait compter, pour ce mouvement de grève reconductible, sur la mobilisa- tion au départ d’une moyenne de 70% des cheminots, no- tamment parmi les conduc- teurs, contrôleurs et agents cir- culation de l’Infra. Tout en rappelant qu’il leur appartenait de décider eux-mêmes, au sein des assemblées générales orga- nisées chaque matin dans les établissements, de la suite ou non à donner au mouvement. Chantal BLANDIN © SNCF Transilien Sylvain Cambon Prudents les sportifs C’est «en raison d’un mouvement social reconductible à compter du 10juin », comme on dit aux voyageurs selon la rhétorique consa- crée, que le bureau de l’Union sportive des cheminots de France a préféré reporter son assemblée générale prévue pour le 14. « Il nous est apparu nécessaire de ne pas maintenir l’assemblée géné- rale compte tenu des difficultés que pourraient rencontrer les per- sonnes pour se rendre à notre assemblée », écrivait son président, Dominique Paget le 5juin dernier à ses invités concluant, comme dans les communiqués « nous vous communiquerons dès que pos- sible la nouvelle date ». � La Vie du Rail - 18 juin 2014 ACTUALITÉS V ous pourrez peut-être les apercevoir au bord de la voie du TGV. Près du poste d’aiguillage de Cluny, dans la traversée de la Bourgogne, ce sont des moutons qui regar- dent passer les trains. Depuis début avril, un petit troupeau d’une vingtaine de bêtes broute allègrement la végétation enva- hissante sur un talus de la LGV. C’est notre confrère Le Journal de Saône-et-Loire qui soulève le lièvre, ou plutôt l’ovin, n’hési- tant pas à parler de «grande première». Une première sur la LGV Sud- Est en tout cas. Puisque, rappe- lons-le, l’expérience a déjà été conduite dès 2012 en Bretagne sur les pentes abruptes du via- duc ferroviaire de Morlaix. Avec des chèvres alpines. Quoi qu’il en soit, si l’essai est concluant, le champ de l’expé- rience pourrait être étendu à d’autres endroits difficiles d’ac- cès pour les engins mécaniques de débroussaillage. Conduite entre deux ponts, dans un en- droit où la voie passe en tran- chée, elle se limite pour l’ins- tant à une petite surface d’un hectare que les herbivores de- vront nettoyer en tournant d’une partie de la parcelle à l’au- tre d’ici à l’automne prochain. Mais l’opération pourrait faire des petits. «C’est un nouveau mode de ges- tion des talus ferroviaires que nous expérimentons à Cluny, en terme tout d’abord d’écologie et de dé- veloppement durable ainsi que pour son aspect financier», ex- plique tout à fait sérieusement à notre confrère de la presse ré- gionale Georges-Étienne Du- cert, surveillant de travaux à la SNCF, qui assure l’entretien de l’infrastructure pour le compte de RFF. Il précise toutefois qu’il faudra deux ans «pour tirer des ensei- gnements valables en matière de maîtrise de la végétation». Les brebis, ici des Solognotes – une race rustique dotée d’un solide appétit pour les rejets d’arbris- seaux, ronces et autres orties – sont censées en effet permettre, à moindre coût, de tondre le site tout en préservant la bio- diversité du milieu. Recyclée dans l’écopâturage, l’espèce me- nacée de disparition pourrait même trouver là un moyen de sauver sa laine. Ovins, caprins mais aussi bo- vins, petits chevaux camarguais, voire lamas… cette technique de l’écopâturage – autrement dit du pâturage tout court – n’est en fait que la version mo- derne d’une méthode aussi vieille que l’ancestrale domesti- cation des herbivores. Et qui a perduré jusqu’à la mécanisation à tout va. Sa pratique connaît un renouveau en France et cette méthode «douce», non pol- luante et silencieuse, est désor- mais parfois utilisée en milieu urbain pour l’entretien de parcs, d’installations sportives et au- tres espaces verts appétissants. Son utilisation a même été ex- périmentée par la Ville de Paris dans la capitale intra-muros l’on a vu des brebis ruminer leur dépaysement dans le XIX arrondissement. Mais revenons à nos moutons. Berges de cours d’eau, zones marécageuses, digues, carrières, sous-bois… la société paysa- giste Tarvel, qui réalise l’opéra- tion d’entretien sur ce talus bourguignon du TGV, déploie déjà des animaux depuis quatre ans sur d’autres écopâturages. Tarvel, dont les treize agences implantées surtout en Rhône- Alpes effectuent l’entretien de sites pour de nombreuses col- lectivités publiques, assure aussi pour la SNCF le «gar- diennage» du petit cheptel de la LGV, intervenant plusieurs fois par semaine, dit-elle, pour l’approvisionner en eau dont les moutons ont un besoin constant. Surveiller son état sa- nitaire. Et bien sûr vérifier les clôtures électriques qui le pro- tègent de toute intrusion dan- gereuse sur la voie. Chantal BLANDIN LGV Sud-Est. À Cluny, la SNCF revient à des moutons pour l’entretien des talus L’écopâturage, non polluant, silencieux et économique pourrait connaître un développement certain s’il fait ses preuves sur la maîtrise de la végétation. © TARVEL C’est une première sur la LGV Sud-Est, le débroussaillage des terrains difficiles d’accès aux abords de la voie sera confié à… des moutons. Ce mode doux de gestion des talus ferroviaires est expérimenté à Cluny par une société paysagiste spécialisée dans l’écopâturage. La Vie du Rail - 18 juin 2014 � M ercredi 11juin a été donné le coup d’envoi officiel des tra- vaux du Grand Paris. Le pro- longement au nord de la ligne 14 jusqu’à Mairie de Saint- Ouen sera la première réalisa- tion labellisée Grand Paris Ex- press. C’est un symbole de la préséance de la RATP, exploi- tant de la ligne de métro au- tomatique, qui est à l’origine de l’ensemble du projet. Le lancement des travaux aura lieu à la station Porte-de- Clichy de la ligne 13, dans la capitale intra-muros. Ceci ne saurait déplaire à Anne Hi- dalgo, qui avant même son in- tronisation comme maire de Paris, avait visité le chantier de la Canopée aux Halles, dont elle fait une future porte d’en- trée du système de transport du Grand Paris. Le projet arrêté par Jean-Marc Ayrault le 6mars dernier re- pose sur un phasage qui ne dit pas son nom. 2017: prolon- gement au nord de Saint-La- zare jusqu’à Mairie-de-Saint- Ouen. 2023: prolongement au nord de Mairie-de-Saint- Ouen jusqu’à Carrefour-Pleyel et, au sud, d’Olympiades jusqu’à Villejuif-Institut- Gustave-Roussy. 2027: pro- longement au sud de Villejuif- Institut-Gustave-Roussy jusqu’à Orly. Au Nord, Patrick Braouezec en tête (président de Plaine Commune), on ré- clame que les tunneliers ne désarment pas et poursuivent leur route jusqu’à Carrefour- Pleyel tout de suite. Au Sud, Christian Favier en tête (pré- sident du conseil général du Val-de-Marne), on demande que le métro aille dans la fou- lée jusqu’à Orly. C’est cette dernière option que s’apprê- terait à prendre Manuel Valls. Jean-Paul Huchon, lundi 2juin, lors d’une conférence préalable au conseil du Stif du jeudi5, a relaté sa conversa- tion sur le sujet avec le Pre- mier ministre, le samedi pré- cédent. Manuel Valls, qui fait du Grand Paris une priorité, souhaiterait accéder à la de- mande du Val-de-Marne. «J’ai cru comprendre que la proposi- tion pour prolonger aussi au sud lui semblait une opération inté- ressante» dit Jean-Paul Hu- chon qui résume: «nord, sud, on fait tout en même temps». Techniquement, cela n’a rien d’infaisable, comme l’a d’ail- leurs dit Philippe Yvin, prési- dent de la Société du grand Paris (SGP) au Parisien 2juin. Le problème est finan- cier. Comme le reconnaît Jean- Paul Huchon, «il va falloir le- ver des emprunts plus tôt». Philippe Yvin, que nous avons interrogé sur le sujet, s’en tient jusqu’à nouvel ordre à la feuille de route fixée par le gouvernement Ayrault. Et fait remarquer que si l’on accélère les travaux, la ligne n’arrivera à Orly au mieux qu’en 2024. F. D. Île-de-France. Valls pourrait accélérer le prolongement de la ligne 14 jusqu’à Orly © RATP JF MAUBOUSSIN U ne série d’exigences, au pre- mier rang desquelles la de- mande que le temps de trans- port soit du temps utile, pousse la RATP à proposer davantage de services. «La RATP a vrai- ment pris le tournant du digital au bénéfice de tous, a ainsi as- suré son PDG Pierre Mongin, fin avril. Car il s’agit d’un outil essentiel pour faciliter l’accessibi- lité du réseau.» Il présentait à la station Charles-de-Gaulle- Étoile un nouvel écran tactile d’information urbaine intégrée, le Zenway. En complément des 3000 écrans Image (Informa- tion multimodale généralisée dans les espaces) actuellement en cours de déploiement sur le réseau (800 sont installés à ce jour), ce produit développé par la filiale IXXI propose le calcul d’itinéraire et donne des infor- mations utiles (touristiques, commerciales…) autour du lieu où se trouve le voyageur. Installé à titre expérimental dans la salle d’échanges Hoche, il est destiné à remplacer pro- gressivement l’emblématique PILI (Plan indicateur lumineux d’itinéraire), créé en 1937. La révolution numérique de la Ré- gie passe également par la re- fonte régulière de son appli mobile (la dernière mouture, avec de nouvelles fonctionnali- tés, date d’avril dernier) et le déploiement progressif de la 3G et de la 4G dans les réseaux métro et RER. Promesse: la to- talité des stations, gares et trains équipée en 2016. Une rame de la ligne 14 : pas de conducteur, des portes palières sur le quai, des stations assez distantes. Services. La RATP prend le virage du numérique � La Vie du Rail - 18juin2014 DOSSIER SPÉCIAL Retour vers le futur Non, La Vie du Rail n’a pas pris de carte à Europe Écologie Les Verts. Nous n’allons pas nous mettre à brûler la grande vitesse que nous avons adorée, à faire comme si nous n’avions pas célébré les records de vitesse du TGV. Mais nous assistons à une conjonction: la fin d’une génération marquée par plus de trente ans de TGV, une crise violente des finances publiques et des capacités d’investissement; un retournement de la SNCF qui, voyant les recettes de la grande vitesse se tasser et jugeant que le rentable est fait depuis longtemps, ne pousse pas, mais pas du tout, à la construction de lignes nouvelles. Cette conjonction invite au bilan et au débat. Nous y versons les analyses d’élus d’EELV qui, sous le nom de THNS, ou Train à haut niveau de service, proposent un concept de train pouvant, selon les cas, compléter la grande vitesse ou la remplacer. Train reposant moins sur la vitesse que sur le cadencement et le confort, et nécessitant des lignes moins coûteuses que les LGV même s’il ne s’interdit pas, heureusement, une profonde modernisation. C’est une réinvention du train qu’on dit classique. Un retour vers le futur. Les élus ont travaillé avec des experts qui les ont aidés à mettre au point une vision forte et bien articulée. Elle mérite d’être connue. Et discutée. Une desserte repensée pour le cœur de France Le THNS est une alternative au projet Pocl. Mais il s’agit surtout, au-delà de la desserte des grandes villes, de repenser le système ferroviaire dans les régions centrales. S ans doute symbole de la première ligne TGV inau- gurée sur cet itinéraire, la ligne Pocl – pour Paris- Or- léans- Clermont-Ferrand- Lyon – a focalisé l’attention sur ce projet présenté par RFF et la SNCF comme LA solu- tion pour remédier à la satu- ration de la LGV Paris- Lyon. La date reste à déterminer pour un projet qui reviendrait à doubler la LGV actuelle ou- verte en 1981. Parallèlement, pour ses promoteurs, la nou- velle liaison serait un moyen d’aménagement du territoire avec de nouvelles dessertes vers Orléans et Clermont-Fer- rand, mais aussi vers des villes moyennes comme Vierzon, Bourges, Nevers, Moulins, Roanne… Un double objectif qui appa- raît «largement contradictoire» aux yeux des élus écologistes des régions concernées: «Les TGV ont vocation à s’arrêter le moins possible. Bien des villes du “cœur de France” ne verront que passer les trains.» Illustration en Rhône-Alpes de ce qui peut apparaître comme para- doxal: à l’issue du débat pu- blic sur le projet de LGV Pocl, les élus de la Loire, dont les maires de Roanne et de Saint- Étienne, se félicitaient du fu- tur désenclavement de leurs villes tandis que d’autres élus, dont le rapporteur du groupe régional UDC, au nom de l’at- tractivité de l’aire métropoli- taine lyonnaise, affirmaient qu’il «est essentiel de viser avec Pocl un temps de parcours Lyon- Paris de 1h45». Il res- terait à préciser comment réa- liser la quadrature du cercle. Autre écueil, le coût de la LGV est estimé aujourd’hui à 15milliards d’euros, et son fi- nancement devra se faire une place dans les lignes budgé- taires des nombreux projets ferroviaires. En attendant de connaître le sort qui lui est promis sous sa forme institu- tionnelle, la future ligne Pocl a donné l’occasion aux conseil- lers régionaux EELV de six ré- gions (Auvergne, Bourgogne, Centre, Île-de-France, Limou- sin, Rhône-Alpes) de lancer et de définir un autre concept de desserte du centre de la France: le Train à haut niveau de service (THNS). Pour les élus écologistes, la très grande vitesse, avec ses records fran- çais et son intérêt concurren- tiel – réel – sur les longues distances par rapport à la voi- ture et à l’avion, a fait son temps. «Un train rapide n’est pas seulement un train qui va vite, résument-ils; pour aller d’un point A à un point B, il ne suffit pas de battre un record de vitesse de pointe. C’est toute la solution de transport qui doit être efficace.» Surtout dans les versions nouvelles des TGV où les accès à des gares «sur mesures» éloignées des cen- tres-villes allongent les temps de trajet aux deux bouts de la chaîne. «Ce qui importe pour l’usager du rail, c’est le temps mis pour parvenir à destination au regard du prix qu’il a accepté de payer, et non pas la vitesse Comment définissez-vous le modèle économique du Train à haut niveau de service? Jean-Charles Kohlhaas. Le THNS est un modèle qui maximise les atouts du train tout en sollicitant moins les budgets publics que les lignes nouvelles à très grande vitesse. L’idée est d’uti- liser partout où c’est possible les infrastructures exis- tantes, de les améliorer et de réaliser des lignes nou- velles seulement quand elles sont indispensables. Selon les estimations de la SNCF, un kilomètre avec RVB et électrification revient à 2millions d’euros, contre 25 à 30millions d’euros pour un km de LGV. Mais le THNS n’est pas qu’une solution économique. C’est selon nous la meilleure des réponses aux be- soins de mobilité d’aujourd’hui, car elle propose des dessertes plus fines et plus fréquentes, une ampli- tude horaire plus importante et des billets à des tarifs très attractifs, de l’ordre de - 30% par rapport au TGV. Toutes ces conditions sont nécessaires à la compétitivité par rapport à la voiture. Comment arrivez-vous à équilibrer les comptes, avec un prix du billet diminué? J.-C.K. Les tarifs dépendent de deux facteurs. D’une part, du coût des infrastructures lié au coût du péage des sillons. Le péage est de 25euros par km quand on réalise des lignes nouvelles, seulement de 10euros par km sur des lignes rénovées, une différence à la baisse que l’exploitant peut donc répercuter sur les billets. D’autre part, des tarifs plus bas génèrent une clientèle supplémentaire. L’effet volume vient alimenter la rentabilité de l’offre qui contribue à maintenir les prix à la baisse. C’est un cercle vertueux. On peut aussi combiner les deux facteurs pour augmenter les fréquences donc les km-train. Les tarifs baissent moins, mais restent toujours très intéressants. C’est un modèle économique efficace dans la mesure où les usagers ne privilégient pas la vitesse mais le temps de parcours global, qui com- bine aussi fréquence et amplitude, et le tarif du dé- placement. Un nouveau matériel roulant est-il nécessaire? Si oui, pour quel investissement? J.-C.K. Le choix reste posé entre l’adaptation du matériel TER dans le cadre des marchés existants et un nouvel appel d’offres. La décision mérite une expertise indépendante. Mais dans le cahier des charges que nous proposons, le matériel doit pou- voir rouler à 249km/h sur les sections de lignes nouvelles, et jusqu’à 200-220km/h sur le réseau modernisé. Ce matériel pourrait aussi comprendre une option pendulaire pour certaines lignes. Le parc des rames Corail arrive en fin de vie, c’est une opportunité unique pour équiper la France d’un train intercités du XXI siècle. À la clé, il y a un marché de 5 à 10milliards d’euros, soit plusieurs centaines de rames. De quoi faire rêver les constructeurs, avec une condition se- lon moi: une fabrication en France. Propos recueillis par Antoine DUFOUR Jean-Charles Kohlhaas, conseiller régional, président de la commission Transports à la région Rhône-Alpes «Le THNS est attractif pour les usagers et moins coûteux pour la collectivité» Jean-Charles Kohlhaas. La Vie du Rail - 18juin 2014 En partenariat avec Europe Écologie Les Verts Le projet Pocl de doublement de la ligne nouvelle accélérerait les relations entre Paris et Lyon. Le projet THNS repose moins sur la grande vitesse que sur le cadencement et un meilleur service. © RFF / ROLLE Gilles - REA La Vie du Rail - 18juin 2014 � l’idée d’un train intermédiaire entre le Corail et le TGV, «roulant entre 220 et 250km/h, qui serait moins cher» . Plus globalement, l’ancien minis- tre des Transports Jean-Louis Bianco, dans son rapport sur le système ferroviaire (2013) affirme que « les investisse- ments doivent aller en priorité à la rénovation du réseau». propose lui aussi de créer «une offre alternative entre les TER et les TGV avec des trains qui circuleraient à 200- 220km/h et un haut niveau de qualité et de confort». Des avis qui confortent celui de la commission Mobilité 21 sur le report/ajournement d’un certain nombre de projets, en classant notamment les lignes Pocl/Polt, avec d’autres LGV, parmi les «secondes priorités», à l’horizon 2030-2050… Peut-être s’acheminera-t-on alors vers une redéfinition des projets LGV qui seraient tirés par le scénario THNS, ima- giné par la Fédération natio- nale des associations d’usagers des transports dès 2009. En partenariat avec Europe Écologie Les Verts Depuis 2001, les grands axes suisses sont parcourus par les ICN pen- dulaires produits pour les CFF par un consortium regroupant Bombar- dier et Alstom (à l’origine Adtranz et Fiat-SIG). En traction diesel, les Voyager de Bombardier règnent depuis 2001 sur les lignes transversales britanniques, tant en version pendulaire (Class 221) que non pendulaire (Class 220). Un maillage territorial grâce aux infrastructures modernisées «P lutôt que de multiplier les cordons om- bilicaux vers Paris et de compter les minutes gagnées, connectons les territoires entre eux de manière intelligente grâce à un réseau fi- nement maillé», affirme Jean-Charles Kohl- haas, conseiller régional de Rhône-Alpes, co- président de la commission «transports et territoires» d’EELV. Entre des LGV reliant les grandes métropoles et un réseau «maillant» reposant uniquement sur les lignes actuelles modernisées au maximum, le scénario THNS opte pour une troisième voie combinant le ré- seau «historique» existant optimisé et la construction de voies nouvelles. Une solution intermédiaire qui permettrait d’aménager le «cœur de France» par des dessertes inter- cités et, dans ce cas des liaisons transver- sales, en évitant Paris. Ainsi, le réseau alter- natif à Pocl (Paris - Orléans - Clermont-Fer- rand - Lyon) s’organise autour d’un axe struc- turant renforcé pour les liaisons intercités entre l’est et l’ouest de la France. Un axe as- surant les grandes liaisons Nantes - Tours - Bourges - Lyon avec deux itinéraires par Moulins et Roanne, et par Nevers et Chagny, chaque grande ville étant elle-même connec- «satellites» directs: Tours avec LeMans, Chinon, Blois, Orléans; Bourges, avec Montluçon,etc. Plusieurs tronçons se- ront modernisés entre Roanne et Angers (RVB, électrification sur Nevers - Chagny, réouverture de lignes,etc.) et aménagés en voie nouvelle à haute vitesse (Lozanne - Roanne à 220-250km/h). Le coût de cette dernière est évalué à 50millions d’euros par minute gagnée contre 100 à 200millions d’euros pour les lignes nouvelles GV inscrites dans le Schéma national des infrastructures de transport. In fine, la ligne Roanne - Nantes permettra ainsi une vitesse de 220km/h sur 70% du parcours, en outre plus court de 100km. Le temps de trajet serait de 4h30, avec sept arrêts intermédiaires, soit l’équiva- lent du trajet en TGV passant par Massy/Pa- ris, pour un billet moins cher (- 30%). Cette liaison «intersecteurs» a aussi l’avantage de ne pas emprunter la ligne TGV (LN1 et LN2) et d’y libérer de nouvelles capacités, avec un autre avantage de taille: la ligne THNS re- viendrait à 3milliards d’euros contre 15mil- liards prévus dans le projet de LGV Pocl. � La Vie du Rail - 18juin 2014 précise Éric Boisseau. Une ca- ractéristique indispensable alors même que «l’axe ferro- viaire attend 80millions de pas- sagers par an en 2023 contre 40millions en 2009», indique Jean-Yves Petit, vice-président EELV à la région Paca. De l’Atlantique à la Méditerranée, la Transversale Sud Bordeaux - Marseille En 1971, Bordeaux et Mar- seille (682km) furent reliées en turbotrain en moins de 4h30. Aujourd’hui, il faut 6heures de trajet sur la même liaison! Selon Éric Boisseau, ce parcours conçu en THNS pourrait être effectué en 4heures environ avec l’utili- sation de la LGV Marseille - Nîmes, la modernisation et le relèvement de la vitesse maxi- male jusqu’à 220km/h entre Bordeaux et Nîmes. Une mo- dernisation qui présente plu- sieurs intérêts: «le projet gé- nère une forte productivité en optimisant les rotations; avec les mêmes facteurs de production, en passant de 6heures à 4heures de trajet, on augmente l’offre de 50%, de huit allers-re- tours à prochainement 12, soit presque un train par heure. Fré- quence et tarification appropriée se conjugueront ainsi pour ren- dre l’offre attractive face aux au- tres modes», indique l’expert ferroviaire. Le nécessaire relèvement de la vitesse jusqu’à 220km/h sera optimisé en recourant aux au- tomoteurs pendulaires. Entre Bordeaux et Toulouse, seul le tronçon Agen - Montauban pourrait justifier une LGV. Au- delà de Toulouse, au profil bien meilleur, respectivement 60% du linéaire Toulouse - Carcassonne, 40% de Carcas- sonne - Narbonne et 80% de Narbonne - Tarascon sont ac- cessibles aux 220km/h. Entre Montpellier et Marseille, l’association de la ligne histo- rique et de la ligne nouvelle permettra de garantir rapidité et fiabilité 24h/24. Montpel- lier et Marseille seront reliés en 70minutes. Avec Montpel- lier - Toulouse en 90minutes et Toulouse - Bordeaux égale- ment en 90minutes, les deux capitales de l’Atlantique et de la Méditerranée seraient reliées en un peu plus de 4heures. Cette performance technique et commerciale par la moder- nisation de Bordeaux - Taras- con doit être accompagnée si- multanément par la création de la ligne nouvelle polyva- lente (Montpellier - Perpi- gnan), pour y détourner tous les trains de fret Espagne - France - Europe. Sinon, l’ac- tuelle fragilité de la section Montpellier - Narbonne, bien que non saturée (moins de 200 trains quotidiens) empê- chera tout gain de temps réel. Le Cévenol prêt à retrouver une nouvelle vitalité entre Clermont- Ferrand et Nîmes Le 21mars 1994, l’automo- teur pendulaire VT 610 par- courait Langogne - Alès (85km) en 60 minutes tout rond, avec une pointe à 120km/h immortalisée au PK 668,925, se souvient Éric Boisseau. Un pari possible à tenir à l’avenir. «D’après les études et essais effectués par In- gérail, le trajet Clermont-Fer- rand - Nîmes s’effectuerait en 3h30, soit un gain de 90 mi- nutes! Avec son prolongement à Marseille (4h30), le potentiel DOSSIER SPÉCIAL Avec le THNS, Polt bénéficierait du maintien et de l’aménagement de huit carrefours ferroviaires dont le renforcement de Vierzon. La Vie du Rail - 18juin 2014 � du Cévenol modernisé est de l’or- dre de 300000 passagers par an, dix fois plus qu’aujourd’hui.» Le secret? D’abord, une des- serte à deux niveaux, l’une «rapide» avec quatre allers- retours quotidiens comportant sept arrêts intermédiaires et une autre en TER, spécifique à l’Auvergne et au Langue- doc-Roussillon. Ensuite, la mise en service d’un auto- moteur thermique pendu- laire, permettant de franchir les courbes, nombreuses, 20% plus vite. Enfin, un re- lèvement de la vitesse sur l’ensemble de la ligne, jusqu’à 160km/h sur l’axe Clermont- Ferrand - Issoire, Arvant - Brioude et Alès - Nîmes. Le gros chantier de moderni- sation porterait avant tout sur l’axe Langeac - Langogne (67km), effectué aujourd’hui en 90 minutes contre 57mi- nutes en 1973 avec l’auto- moteur panoramique X4200. Le THNS permet- trait 50minutes demain, ce qui réalisera la moitié du gain de temps total. Le complé- ment est obtenu grâce à l’op- timisation des relèvements de vitesses sur Clermont - Lan- geac et Alès - Nîmes ainsi qu’à l’utilisation de la pendu- lation. Le temps de trajet réduit en- traînera un gain sensible de productivité avec quatre al- lers-retours par jour effectués avec seulement deux auto- moteurs pendulaires, au lieu de quatre trains aujourd’hui pour assurer trois allers-re- tours par jour. Ce qui ex- plique que, si certains n’y croient pas toujours, le Cé- venol compte de nombreux élus régionaux persuadés de sa viabilité économique. «La condition, c’est de tenir les 3h30 pour offrir un produit performant, attractif et, en prime, un environnement su- perbe pour les touristes et les voyageurs régionaux», affirme Éric Boisseau. Qui s’épargne- ront aussi une correspondance stressante à La Part-Dieu à Lyon. Polt: un chantier de modernisation en cours Dans un étrange mouvement pendulaire, qui n’a rien à voir pour l’instant avec le matériel roulant, la ligne Polt (Paris - Orléans - Limoges - Toulouse) est soumise à des revirements de «décisions» depuis début 2000. Le projet de rénovation de l’axe Paris - Toulouse sem- ble alors acquis à la satisfac- En partenariat avec Europe Écologie Les Verts V ous avez participé en 2013 aux travaux de la commission Mobilité 21, qui a clairement recommandé d’investir dans la modernisation du réseau existant plutôt que dans de nouvelles lignes à grande vi- tesse. Peut-on développer le transport ferroviaire sans LGV? Éva Sas. Tout d’abord, alors que le réseau ferré classique, le «ferro- viaire du quotidien», a été laissé de côté ces 30 dernières années, le financement des LGV a capté une partie trop impor- tante des moyens consacrés aux transports. Le bud- get de l’Afitf pour 2013 en est la preuve: 57% des dé- penses dans le domaine ferroviaire sont consacrées à de nouvelles LGV, soit environ 421millions sur les 729millions consacrés au ferroviaire. La création de nouvelles lignes LGV s’est donc faite au détriment de la modernisation du réseau qui, malgré l’augmentation des investissements, poursuit encore son vieillissement. Le souci de la commission a surtout visé à l’efficacité de la dépense publique, et a fait res- sortir le caractère pharaonique des milliards investis dans les LGV pour quelques minutes gagnées. La commission a donc constaté qu’il n’est plus possible à la fois de poursuivre des grands projets au rythme actuel et de mener les indispensables pré- servations et modernisation des réseaux. Il devrait être ainsi possible de proposer, entre TER et TGV, une offre de service de qualité pour de grandes dessertes d’aménagement du territoire, capable de satisfaire les besoins légitimes de mobilité au plus grand nombre. De quoi a besoin le scénario du «train à haut niveau de service» pour se concrétiser? Éva Sas. De convictions et de moyens! De la conviction tout d’abord, car certains grands élus régionaux sont encore accrochés au symbole de prestige que constitue le TGV. Je pense notamment à la ligne Bor- deaux - Toulouse qui, malgré son coût très élevé (plus de 7milliards d’euros), surtout si on le compare à des alternatives quasiment aussi efficientes pour un coût nettement moindre, a été classée parmi les priorités de la com- mission Mobilité 21 sous la pression des élus locaux. Et puis des moyens, car si l’affirmation de la priorité donnée à la modernisation de l’existant a été affir- mée, la traduction en terme de moyens peine à pren- dre forme. Parce que la politique des transports est aujourd’hui en grande difficulté du fait de la suspen- sion de la taxe poids lourds. Le budget de l’Afitf en 2014 a été qualifié par son président Philippe Duron «budget de crise». Celui-ci s’est établi à 1,8mil- liard d’euros, en baisse de 300millions d’euros par rapport à 2012, et l’agence a dû épuiser son fonds de roulement pour le boucler. Des moyens également, parce qu’au sein de ce budget, l’augmen- tation des moyens pour la modernisation du ferroviaire n’est pas clai- rement établie. En dehors des 500millions engagés pour le renou- vellement du matériel roulant des trains d’équilibre du territoire, un certain nombre d’acteurs souhaitent bien au contraire une augmen- tation des budgets consacrés aux réseaux routiers. Éva Sas, députée EELV, membre de la commission Mobilité 21 «Certains grands élus régionaux sont encore accrochés au symbole de prestige que constitue le TGV» Éva Sas. tion de tous. Mais en 2003, l’État décide d’une future ligne nouvelle entre Poitiers et Li- moges (120km, environ 2,5milliards d’euros). Avec cette LGV connectée au sud de Poitiers à la future ligne Pa- ris -Tours - Bordeaux, c’est la rénovation de la ligne histo- rique qui est reportée aux ca- lendes grecques… Mais dix ans plus tard, rien n’est tranché. Mieux, on est revenu à la modernisation de la ligne historique, et c’est le projet de LGV Poitiers - Li- moges qui, après le rapport Duron, semble dans les limbes en raison de son coût élevé. «Avec le programme de modernisation d’un milliard d’euros prévu par RFF, on va dans le bon sens. Mais il faut aller au bout des travaux dans une logique d’utilisation du THNS, qui implique de penser infrastructure et matériel rou- lant ensemble: par exemple, en aménageant au maximum les courbes autorisant les vitesses à 200-220km/h si on optait pour des trains pendulaires» explique Charles Fournier, conseiller régional EELV de la région Centre. Selon lui, cette modernisation prend tout son sens pour le «cœur de France», si elle s’inscrit aussi «dans une alternative ré- fléchie» aux raccordements avec la ligne Pocl et avec une autre radiale essentielle: Paris - Nevers - Moulins - Cler- mont-Ferrand. Dans sa version THNS, afin d’assurer un maillage territo- rial fin, Polt bénéficiera no- tamment d’un tronçon à � La Vie du Rail - 18juin 2014 DOSSIER SPÉCIAL L’idée de LGV entre Paris et LeHavre et la Normandie (ici Rouen) s’est révélée être un laboratoire du THNS. 250km/h entre Paris-Auster- litz et Orléans (Y inversé), du maintien et de l’aménagement de huit carrefours ferroviaires dont le renforcement de Vier- zon, de travaux de moderni- sation – notamment entre Li- moges et Brive – et de réouverture de lignes comme Tours - Châteauroux (au-delà de Loches),etc. S’il souligne le bon sens de la modernisa- tion de la ligne en cours, Charles Fournier reste vigilant quant aux menaces sur l’axe historique. Comme «cette aberration absolue» imaginée par l’État en 2013 de réduire de 7 à 4 allers-retours par jour sur Polt pour mieux rentabili- ser la future LGV. Tout le contraire de ce que souhaite THNS pour desservir et faire vivre le «cœur de France». Une boîte à outils pour la Normandie L’idée du THNS a germé et mûri en dehors même de la proposition «cœur de France». La Normandie en a été un laboratoire. En réac- tion à l’idée d’une LGV Paris - LeHavre, lancée par Nico- las Sarkozy comme un pro- longement du Grand Paris, s’est peu à peu construite une alternative. Il faut dire que l’application de la formule TGV au trafic Paris - LeHa- vre n’est pas très convain- cante. La grande vitesse est très chère (selon l’une des options la ligne coûterait 15milliards d’euros environ) et, à supposer que les fonds puissent être un jour mobili- sés, ce qui apparaît plus dou- teux aujourd’hui qu’avant la crise, les trafics ne risquent pas de l’amortir un jour. Les élus d’EELV d’Île-de-France et des deux Normandies se sont emparés du projet et en ont fait un cas d’école d’un autre développement. Déjà, on a vu, lors de débats préalables autour du projet les questions de régularité et de fiabilité des dessertes, sur- tout entre Paris et Rouen, prendre le dessus. Aussi, le projet mis au débat public entre le 30octobre2011 et le 8février2012 n’était plus une LGV, mais une ligne nouvelle, ce qui marque un infléchissement. Pourtant, aux yeux des élus d’EELV, on reste encore dans une ap- proche marquée par les rela- tions entre grandes villes, par les radiales et par la re- cherche d’un gain de vitesse. Or, ces élus doutent du lien direct entre temps de par- cours vers Paris et attractivité de la ligne. Ce qui compte, dit Jacques Picard, conseiller régional EELV Ile-de-France, c’est «plus que la question des radiales, celle des relations in- tranormandes». Les deux Normandies sont polycen- triques, insiste l’élu, et la re- fonte des services doit tenir compte des besoins nor- mands. La réflexion est par- tie de ce premier constat, d’aménagement du territoire. Deuxième constat, il y a un problème spécifique à l’Île- de-France, qui est la satura- tion de l’axe entre Mantes et Poissy, où l’on trouve des cir- culations de fret, de trains grande ligne, de trains pen- dulaires, de trains de ban- lieue. Troisième point, le fret, grand absent du projet initial, doit faire son retour. L’Île-de- France «s’est saisie de la com- pétence fret et réfléchit au re- port modal», affirme Jacques Picard. Le dispositif se met en place. Une ligne Motteville - Montérolier rejoignant Achères, forme un corridor fret reliant LeHavre à Paris. On dispose enfin d’une sortie ferroviaire duHavre. Et les trois ports, LeHavre, Rouen, Paris, ont constitué un GIE. Enfin les élus écologistes, en ce qui concerne Rouen, ont accepté l’option qui s’est im- posée à mesure que le débat progressait: celle du transfert de la gare à Saint-Sever. Il en résulte une proposition qui fait du projet de Ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN) une «boîte à outils» dans laquelle, en fonction des possibilités budgétaires, les élus invitent à se servir. Avec une idée maîtresse: faire «presque aussi bien à beaucoup moins cher». Antoine DUFOUR La Vie du Rail - 18juin 2014 � En partenariat avec Europe Écologie Les Verts RFF / D'ANGELO Jean-Jacques � La Vie du Rail - 18 juin 2014 DIALOGUE L ’emballement actuel sur les projets parisiens n’est-il pas dan- gereux pour le développement d’ensemble des transports de la Région Île-de-France? La Région se voit proposer quatre grands projets ferroviaires majeurs dont la caractéristique commune est le gigantisme des travaux: Eole, prolongement Ouest. Ligne 14, prolongement Nord. Nouvelle desserte de Roissy. Grand Paris Express, ligneC Sud. Chacun de ces projets est fondé mais il a été modifié et «gonflé» par rapport au projet d’origine, dans une période d’optimisme. Ne devrait-on pas les revoir pour les rendre plus réalistes? Eole devait se raccorder à Saint-Lazare. Ce n’est pas loin de Haussmann. L’objectif ouest sera facilement atteint. La ligne 14 devait rejoindre Pleyel. La branche Nord de la ligne 13 le fait déjà. Alors fusion- nons ces branches et la ligne 13 se trouvera déchargée… L’environnement de la ligne actuelle desservant Roissy per- met certainement une augmen- tation des capacités sans ligne nouvelle mais avec de notables améliorations progressives. Grand Paris Express ligneC Sud. La pertinence du nouveau tracé n’est pas prouvée pour une infrastructure lourde de type express régional. Alors atten- dons et réfléchissons à d’autres solutions pour le long terme. Cette vue plus modeste à court terme ne serait-elle pas le gage: de l’atteinte plus certaine des objectifs affichés dans ces «mégas» projets, de la poursuite des autres pro- jets de moindre ampleur, telles les prolongations des lignes de métro, les tramways, les tangen- tielles et toutes les modernisa- tions, de la possibilité de réaliser des infrastructures vraiment nou- velles telles que les liaisons LaDéfense - Pleyel, un RER Est- Ouest par la rive gauche desser- vant Montparnasse, de créer les nouvelles grandes gares (Normandie à Nanterre, Nord à Pleyel…) futurs pôles d’activité et d’échanges natio- naux. Ce n’est donc pas l’ambition qui manque! Jean-Claude Marmonier (par e-mail) Île-de-France. Ce qui manque, ce n’est pas l’ambition Sur le RER E, la gare de Chelles-Gournay. Pour la rubrique courrier des lecteurs adressez vos courriers à: Chantal Blandin, La Vie du Rail - 11, rue de Milan - 75009 Paris ou envoyez un e-mail à: chantal.blandin@la viedurail.com © Eole99 Sur le bureau du médiateur Vous retrouvez ici l’exposé d’un des cas précis qui, opposant un voyageur à la SNCF, a été arbitré par le médiateur de l’entreprise. On ne composte qu’une fois Monsieur S a saisi le Médiateur pour demander le remboursement d’une régularisation d’un montant de 151,30 acquittée à bord d’un TER pour le mo- tif «voyage sans billet, titre falsifié». Les éléments de l’enquête ont montré, dans un premier temps, une altération du billet au niveau du compostage. Afin d’établir de façon certaine la falsification, le Médiateur a demandé une expertise du billet au laboratoire du service de la sûreté ferroviaire qui a déterminé que le billet présentait effectivement deux compostages, à deux dates différentes. Le Médiateur a donc apporté un refus à la de- mande de Monsieur S. � La Vie du Rail - 18 juin 2014 DIALOGUE Q uelques mois après l’aména- gement de la halte ferroviaire de Parempuyre, c’est au tour de celle de Ludon-Médoc. C’est dire à quel point le Sud Médoc est un territoire en plein développement. Suite à l’acquisition du foncier nécessaire permettant de mettre en valeur la halte ferroviaire, la commune de Ludon-Médoc, pour sa part, aménage cet espace en permettant un deuxième accès au quai et la réa- lisation de 34 places de station- nement. Avec ce projet, la muni- cipalité entend encourager à utili- ser ce mode de transport pour les déplacements vers Bordeaux qui deviennent de plus en plus diffi- ciles. De plus, cette opération a permis aussi de sécuriser un accès sauvage au quai. La pose d’une clôture entre le passage à niveau voisin et le quai a été réali- sée avec la création d’un chemi- nement le long de la clôture. Le conseil régional a subventionné l’opération et la SNCF a assuré la pose du mobilier (signalétique, abri…). En revanche, cet accès au quai prévoyait une rampe d’accès aux personnes à mobilité réduites (PMR) qui a été refusée par Réseau ferré de France, l’ac- cès au quai pour les PMR conti- nuera donc de se faire à l’ancien parking. Reste que les voyageurs ont six bonnes raisons de pren- dre le train: – gagner du temps et éviter les embouteillages pour se rendre à Bordeaux (Ludon - Mérignac- Arlac en 35 minutes/Ludon-Gare- Saint-Jean en 45minutes); – cela coûte moins cher que la voiture avec les abonnements de travail pris en charge à 50% par l’employeur; – on profite des connexions aux tramways A et C avec un train toutes les 30 minutes aux heures de pointe; –préserver l’environnement avec ce mode de transport pro- pre électrique, sans rejet de CO – bénéficier de temps de trajet permettant de se reposer, lire, faire des rencontres… Et pourquoi pas d’aller à Soulac- sur-Mer en emportant les vélos dont le transport est gratuit dans les TER. Nouveau maire de Ludon et che- minot, je considère que le pro- blème du Médoc, c’est son enclavement et que la solution, ce sont les transports en com- mun qui permettent de régler des problèmes économiques et sociaux. Ma commune est mobilisée pour accompagner le développement du TER et a investi pour encoura- ger ce mode de transport en met- tant en valeur la halte de Ludon- Médoc. Malheureusement depuis plusieurs mois, nous constatons une dégradation considérable de la fiabilité de ce mode de transport. En particulier le manque de régularité qui entraîne des problèmes considé- rables pour les usagers et peut, à la longue, les conduire à privilé- gier d’autres modes de déplace- ment. Il apparaît que ces soucis pourraient être résolus si des investissements étaient alloués à ce secteur du sud Médoc en fort développement démographique, ce qui améliorerait les conditions de vie des populations. Le contrat de plan État/région 2014-2020 étant en cours de pré- paration, j’ai sollicité les services de l’État et le conseil régional Aquitaine en demandant d’étu- dier l’opportunité de l’automatisa- tion de la ligne jusqu’à Macau et pourquoi pas le doublement de la voie. On avait vendu aux com- munes hors de la communauté urbaine de Bordeaux le tram-train jusqu’à Macau. Notre crainte est que ce projet se fasse à notre détriment et se cantonne au train actuel qui verra passer à côté de lui un tram. Bref le train-train et ses retards quotidiens et non le tram-train promis. Benoît Simian, maire de Ludon-Médoc (Gironde) Bordeaux - Le Verdon. Oui au tram-train, non au train-train C herbourgeois de naissance, j’ai vécu au plus près la période de la Seconde Guerre mondiale que vous évoquez dans un article inti- tulé «Quand les Alliés prenaient les gares pour cible» (n°3468 du 21mai). J’étais alors âgé de 11 ans. La gare de Cherbourg, elle, n’a pas été bombardée. D’ail- leurs, les Alliés ont préservé l’axe ferroviaire Paris - Cherbourg. La photo illustrant l’article est celle de la gare maritime attenante aux installations portuaires, que les Allemands ont sabotées avant leur reddition de la ville. Bien que la ville de Caen ait été détruite à 90%, la gare elle- même a aussi été épargnée. Et à Valognes, qui a été détruite cette même nuit du jour J, la gare n’a pas été ciblée. J’en profite pour rappeler un fait souvent occulté dans les relations sur cette période du Débarquement. Celui-ci aurait sans doute été fortement compromis si le bom- bardement des rampes de lan- cement de V1 et de V2 à Cou- ville le 11novembre 1943 ne les avait pas détruites. Ce bombar- dement a duré de 9h à 13h par vagues de 100 avions, bombar- diers et chasseurs confondus, qui ont largué 4000 bombes sur le terrain. Si ces rampes de lan- cement avaient fonctionné, l’in- frastructure de la côte sud de l’Angleterre aurait été fortement mise à mal. Bernard Luce, LaRochelle (Charente-Maritime). (Par e-mail) Débarquement allié. Toutes les gares n’ont pas été prises pour cible La gare maritime de Cherbourg, attenante aux installations portuaires sabotées par les Allemands avant leur reddition. Cette photo vous plaît? Commandez-la sur www.photorail.fr/231-042 Locomotive 231-042 de la série 231-011 à 060, premières Paci�c de série construites pour le réseau de l'État en 1910. La 42 a appartenu au dépôt de Dieppe. © RAYMOND FLOQUET-PHOTORAIL-LA VIE DU RAIL La Vie du Rail - 18 juin 2014 � T alentueux, inventif, bijou- tier d’exception et grand maître du verre, René Lalique (1860-1945) a acquis une no- toriété mondiale au cours des deux périodes fastueuses des arts décoratifs, l’Art nouveau au tournant des XIX siècles, et l’Art déco durant les années 1920-1930. Du Ja- pon aux États-Unis, du Portu- gal à la Grande-Bretagne, en passant bien sûr par la France avec le musée Lalique, à Win- gen-sur-Moder (Alsace), une cinquantaine de musées pré- sentent ses créations. Et, non seulement le nom est resté, mais la fabrique Lalique, à proximité dudit musée, pour- suit son activité avec succès. Car l’une des grandes réussites de René Lalique est d’avoir su concilier admirablement l’art � La Vie du Rail - 18juin 2014 PATRIMOINE L’art du voyage. René Lalique: la recherche Réputé dans le monde entier, le maître du verre René Lalique a créé, dans la période de l’entre-deux-guerres, de nombreux éléments de décoration pour les trains de luxe. Des chefs-d’œuvre des arts décoratifs que l’on peut admirer en Alsace, au musée Lalique ou à la Cité du train, et à Paris grâce à l’exposition consacrée à l’Orient Express jusque fin août. � La Vie du Rail - 18juin 2014 PATRIMOINE Le salon de la voiture présidentielle PR1, achevé en 1923. Comme motif pour les portes et les luminaires (situés en hauteur), Lalique a choisi la branche de laurier. Ce salon est visible à la Cité du train, à Mulhouse. La maquette du bureau de la voiture PR1, décorée du bouquet de fleurs. Pour ce motif, Lalique a associé du verre blanc pressé-moulé et des feuilles d’argent. Les panneaux sont faits en bois d’acajou et bois de platane. Sa fille Suzanne a créé le motif «rails» des fauteuils et de la moquette. © Christophe RECOURA/Culturespaces © Christophe RECOURA/Culturespaces La Vie du Rail - 18 juin 2014  � Histoire � Cinéma � Théâtre � Radio � Internet � Musique � sur laviedurail.com/tv © Tony Vaccaro/Galerie Bilderwelt. The Kiss of Liberation, St-Briac, août1944. TF1 12.00 Les douze coups de midi 12.45 Météo 12.50 Du côté de chez vous 13.00 Le journal 13.30 Reportages 14.45 Mentalist 15.30 Les experts 16.20 Les experts 17.10 Tous ensemble 18.00 Sept à huit 19.45 Le journal de la Coupe du Monde FIFA 2014 19.50 Toi toi mon toit 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.35 Du côté de chez vous 20.55Le marquis de Dominique Farrugia Avec : Franck Dubosc, Richard Berry. Thomas Gardesse, VRP en système d’alarme, est arrêté pour un fait mineur et envoyé en prison pour six mois. Afin de gagner le respect des détenus, il se fait passer pour Le marquis, un génie du casse dont personne ne connaît le visage. 22.45Esprits criminels Avec : Shemar Moore. 3 épi- sodes 12.40 Météo 12.45 Le 12.45 13.05 Maison à vendre 15.00 Recherche appartement ou maison 16.10 D&CO 17.20 minutes 18.40 66 minutes : grand format 19.40 Météo 19.45 Le 19.45 20.05 E=M6 20.40 Sport 6 20.50Capital présenté par Thomas Sotto Avec le climat économique morose, les Français seront un peu moins nom- breux à partir en vacances. 23.00Enquête exclusive Télé-dimanche 22 juin France 2 12.05 Tout le monde veut prendre sa place 12.55 Météo 13.00 Journal de 13 h 13.20 13h15, le dimanche 14.05 Météo, point route 14.10 Vivement dimanche 16.25 Grandeurs nature 17.30 Stade 2 18.50 Vivement dimanche prochain 19.55 Météo 20.00 Journal de 20 h 20.30 le dimanche 20.45Tellement proches Avec : Vincent Elbaz, Isabelle Carré Quand Alain a épousé Nathalie, il ne savait pas qu’il épouserait aussi sa famille. Ce samedi, comme toutes les semaines, ils sont invités à dîner chez son beau-frère, à Créteil. 22.30Faites entrer l’accusé présenté par Frédérique Lantieri. France 3 12.00 Le 12/13 12.10 Le 12/13 Dimanche 12.50 30 millions d’amis 13.20 Jour de brocante 15.00 Sport dimanche 17.05 Les chansons d’abord 17.55 Questions pour un super cham- pion 18.45 Ma maison s’agrandit 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.15 Zorro 20.40 Météo des plages 20.45Le cinquième commandement Avec : Christine Döring, Francis Fulton-Smith. Le cadavre de John Bullinger, un jeune Amish de 25 ans, est retrouvé à l’intérieur de l’église d’un petit village de Bavière. Le jeune homme a été tué d’un coup violent porté à la tête. 2 épisodes 22.10Le cinquième commandement Avec : Christine Döring, Francis Fulton-Smith L’Eglise Saint Gabriel brûle à Munich, et le Vatican reçoit une lettre de menace. 2 épisodes Canal + 13.05 La grille (C) 13.50 Formule 1™ : Grand Prix d’Autriche (C) 14.00 Formule 1™ : Grand Prix d’Autriche 16.05 Les nou- veaux explorateurs 17.05 Casting(s) 17.10 Vikings 18.00 Vikings 18.45 La semaine Barré (C) 19.00 Spécial investiga- tion 19.35 Le JT de Canal+ (C) 19.50 Formula One (C) 20.55Le grand méchant loup Avec : Benoît Poelvoorde, Kad Merad Il était une fois trois frères qui vivaient heureux. Un jour, leur maman eut un accident. Alors ils se mirent à se ques- tionner sur le sens de leur vie. Une grande vague de doutes pour ces quadragénaires, qui suffit à leur faire entrouvrir la porte à l’inédit, à l’interdit, à l’aventure. 22.40Piégée de Steven Soderbergh Avec : Gina Carano, Michael Angarano. France 5 12.05 Les escapades de Petitrenaud 12.40 Traditions et saveurs 13.45 La grande histoire de la conquête spatiale 14.40 Expédition Guyana 15.30 Sale temps pour planète 16.00 fraise : un parfum de business 17.00 La 2 guerre mondiale en couleur 18.00 C politique 19.00 On n’est pas que des cobayes 20.00 In vivo, l’intégrale 20.25 Avis de sortie 20.35Elysée, à la première table de France 21.30Quand le terroir se rebelle actualité avec notamment, sur l’ancien poste central d’aiguillage, d’immenses bâches déployées illustrant La Norman- die accueille le monde et ce 70 anniver- saire. De plus, sur les quais de la voie A, une exposition d’une cinquantaine de photos issues du Mémorial de Caen rend hommage à cet événement historique. En- fin, sur la façade de la gare, une seconde exposition invite à un autre voyage dans le temps: elle réunit une sélection de photos de l’ancien soldat-photographe américain Tony Vaccaro, avec pour leit- motiv On a tous 70 ans Quand il débarqua à Omaha Beach le 21juin 1944, le «soldat à l’appareil photo» n’avait que 21 ans. Il portait un fusil M-1 dans une main, son appareil photo dans l’autre. Il avait réussi à convaincre ses supérieurs de le laisser photographier l’avancée de la 83 division d’infanterie américaine. Sa première vision fut celle d’une côte normande déchiquetée et de milliers de corps alignés le long de la route menant à Vierville (Calvados). Il sera blessé et soi- gné à Isigny-sur-Mer, avant de prendre part à la libération de la Bretagne. C’est là, le 15août 1944, qu’il prit sa photo la plus célèbre, Le Baiser de la Li- bération (page précédente), au milieu de la joie populaire à Saint-Briac. Souvent comparé au célèbre reporter de guerre Robert Capa, Tony Vaccaro, 91 ans au- jourd’hui, expose Shots of War , 100 pho- tos de la Libération au Mémorial de Caen depuis le 30mai. Anne JEANTET-LECLERC Rens.: Mémorial de Caen, esplanade du général Eisenhower, 14000 Caen. www.memorial-caen.fr Retrouvez les 80 chaînes de votre programme télé Culture Rail � La Vie du Rail - 18 juin 2014 © Tony Vaccaro/Galerie Bilderwelt. Le vétéran Tony Vaccaro. En 1944, on le surnomma « le soldat à l’appareil photo ». Télé-lundi 23 juin TF1 12.00 Les douze coups de midi 13.00 Le journal 13.40 journal de la Coupe du Monde FIFA 2014 13.50 Météo 13.55 Les feux de l’amour 15.05 Les blessures du passé 16.35 Dancers 17.20 Bienvenue chez nous 18.05 Bienvenue chez nous 19.00 Money Drop 20.00 Le journal 20.35 Loto 20.45 Nos chers voisins 20.55Esprits criminels Avec : Shemar Moore, Thomas Gibson. L’équipe part pour la Californie du Sud afin d’enquêter sur une série de cambriolages meurtriers, lors desquels des familles entières sont abattues. 21.45Football : Cameroun / Brésil commenté par Christian Jeanpierre, Bixente Lizarazu, Arsène Wenger Estadio Nacional à Brasilia. France 2 12.00 Tout le monde veut prendre sa place 13.00 Journal de 14.00 Toute une histoire 15.50 Comment ça va bien ! 17.05 Dans la peau d’un chef 17.55 On n’demande qu’à en rire 18.55 N’oubliez pas les paroles 19.25 N’oubliez pas les paroles 20.00 Journal de 20 h 20.45Meurtres au paradis Avec : Ben Miller, Sara Martins Drame sur l’île Sainte-Marie ! L’inspecteur Richard Poole vient d’être assassiné d’un coup de couteau en plein cœur. L’homme participait à une petite fête de retrouvailles avec d’anciens camarades d’université… 2 épisodes 22.45Meurtres au paradis Avec : Ben Miller. 2 épisodes France 3 12.00 Le 12/13 12.55 Météo à la carte 13.50 Un cas pour deux 14.55 Un cas pour deux 16.10 Des chiffres et des lettres 16.50 Harry 17.20 Un livre un jour 17.30 Slam 18.10 Questions pour un champion 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.10 Au plus près du Tour 20.15 Plus belle la vie 20.45Signé Mireille Dumas Impertinent, insoumis, inso- lent...Guy Bedos n’a cessé de nous faire rire et de nous bous- culer depuis près de 50 ans. De "Bonne fête Paulette" à la "Drague", avec l’irrésistible Sophie Daumier, sans oublier sa fameuse "Revue de presse" décapante qui n’épargne aucun politique, ce film offre tous ses sketches cultes mais aussi des "perles" de son répertoire et des images inédites. 23.55La case de l’oncle Doc Canal + 12.20 La nouvelle édition (C) 12.45 La nouvelle édition, 2 partie (C) 14.00 Arnaque à la carte 15.50 Les Guignols, l’in- tégrale 16.35 Le jour attendra 18.00 Zapping (C) 18.05 before du grand journal (C) 18.45 Le JT de Canal+ (C) 19.05 Le grand journal (C) 20.00 Le grand journal, la suite (C) 20.25 Le petit journal (C) 20.55Strike back US Avec : Philip Winchester, Sullivan Stapleton Vacances écourtées pour Scott et Stonebridge : cette nouvelle saison les envoie d’urgence en Colombie sur la piste de trafiquants de drogue en lien avec un réseau terroriste prêt à commettre une attaque majeure. 2 épisodes 22.30Spécial investigation présenté par Stéphane Haumant. 12.45 Le 12.45 13.05 Scènes de ménages 13.45 Nature morte 15.35 FBI : duo très spécial 16.25 Les Reines du shop- ping 17.30 La meilleure boulangerie de France 18.50 Mag 19.45 Le 19.45 20.05 Scènes de ménages 20.50L’amour est dans le pré présenté par Karine Le Marchand. 23.20Nouveau look pour une nouvelle vie présenté par Cristina Cordula. France 5 14.35 Allô docteurs 15.10 Sale temps pour planète 15.40 Afrique du Sud - La bonne espérance 16.35 Les 100 lieux qu’il faut voir 17.30 C à dire ?! 17.45 C dans l’air 19.00 C à vous 20.00 C à vous la suite 20.15 Gang de macaques 20.40Les beaux jours Avec : Clotilde Courau, Nadine Marcovici Juillet 1936. Gaby, une ouvrière de 25 ans, quitte son domicile pour rejoindre ses camarades. 22.20C dans l’air présenté par Caroline Roux. C omme tous les ans, le 21juin, pour an- noncer l’été, on célèbre la musique un peu partout en France. Ce sera ainsi le cas sur le parvis devant l’impressionnante façade de la gare Saint-Lazare, dans le IX arrondisse- ment de Paris, avec un concert exception- nel de Guillaume Grand. Cet après-midi sera le premier événement d’envergure à profiter du tout nouveau parvis de la gare, dont le chantier de modernisation vient de s’achever après une décennie de travaux. Ce sera également l’occasion de découvrir Il paraît, le deuxième album du chanteur, sorti dans les bacs en avril dernier. Vous vous souvenez probablement de Toi et moi, single issu de son premier album, qui a rencontré un immense succès à sa sortie en 2010. Ce premier opus, L’amour est laid, s’est écoulé à 100000 exemplaires et a été suivi d’une tournée marathon de plus de 140 dates, soit dix-huit mois, à parcourir la France… en train! Nous avons eu la chance de rencontrer cet artiste aussi attachant qu’habité par son tra- vail. Le rendez-vous était pris dans un bis- trot à deux pas de la gare où il se produira Retrouvez les 80 chaînes de votre programme télé Culture Rail � La Vie du Rail - 18 juin 2014 Événement Guillaume Grand fête la musique à Saint-Lazare Télé-mercredi 25 juin TF1 12.00 Les douze coups de midi 13.00 Le journal 13.40 journal de la Coupe du Monde FIFA 2014 13.55 Joséphine, ange gardien 15.35 Nos chers voisins 16.35 The Dancers 17.20 Bienvenue chez nous 18.05 Bienvenue chez nous 19.00 Money Drop 20.00 Le journal 20.45 Nos chers voisins 20.55Le Mag de la Coupe du Monde FIFA 2014 pré- senté par Estelle Denis, Denis Brogniart Le Mag de la Coupe du Monde 2014 revient sur les résultats de la compétition, le quo- tidien de l’Equipe de France ainsi que sur l’ambiance de cette 20ème Coupe du Monde au Brésil. 21.45Football : Equateur / France commenté par Christian Jeanpierre, Bixente Lizarazu, Arsène Wenger Estadio do Maracana à Rio de Janeiro. France 2 12.00 Tout le monde veut prendre sa place 13.00 Journal de 14.00 Toute une histoire 15.50 Comment ça va bien ! 17.05 Dans la peau d’un chef 17.55 On n’demande qu’à en rire 18.50 N’oubliez pas les paroles 19.20 N’oubliez pas les paroles 20.00 Journal de 20 h 20.45L’innocent Avec : Patrick Timsit. Nous sommes en 1978. Théo est cantonnier dans une municipalité d’Ile de France. Sans éducation, sans parents, sans famille, il a été livré à lui- même jusqu’à l’âge adulte au point d’avoir un langage basique proportionnel à son développement intellectuel de zéro. 22.25Rituels meurtriers Avec : Eric Elmosnino. France 3 12.00 Le 12/13 12.55 Météo à la carte 13.50 Un cas pour deux 14.55 Questions au gouvernement 16.10 Des chiffres et des lettres 16.50 Harry 17.20 Un livre un jour 17.30 Slam 18.10 Questions pour un champion 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.10 Au plus près du Tour 20.15 Plus belle la vie 20.40 Météo des plages 20.45Des racines & des ailes Entre Aquitaine et Massif Central, le Périgord dévoile un patrimoine exceptionnel au gré de ses couleurs emblématiques : vert, blanc, pourpre et noir ! De grottes préhistoriques en châteaux, de bastides séculaires en villages de caractère, le Périgord nous offre un étonnant voyage à travers le temps... Sarlat est la capitale du Périgord noir. 23.30Les chansons d’abord présenté par Natasha St Pier. Canal + 14.00 Promised land 15.45 La caméra planquée de François Damiens 15.55 Le supplément politique (C) 16.30 Mohamed Dubois 18.00 Zapping (C) 18.05 Le before du grand journal (C) 18.45 Le JT de Canal+ (C) 19.05 Le grand journal (C) 20.00 Le grand journal, la suite (C) 20.25 Le petit journal (C) 20.55Une chanson pour ma mère de Joël Franka Avec : Patrick Timsit, Dave. C’est parce qu’ils adorent leur maman qui est très gravement malade, que les membres de cette famille décomposée décident de lui offrir le plus incroyable des cadeaux d’adieu : une rencontre avec Dave, le chanteur, son idole, en personne ! 22.30Strike back US de Alex Holmes Avec : Philip Winchester, Sullivan Stapleton. 2 épisodes 12.45 Le 12.45 13.05 Scènes de ménages 13.45 Les terres de Wendy 15.35 FBI : duo très spécial 16.25 Les Reines du shopping 17.30 La meilleure boulangerie de France 19.45 19.45 20.05 Scènes de ménages 20.50Recherche appartement ou maison présenté par Stéphane Plaza. À Paris, Caroline est une jolie jeune femme de 32 ans. 22.20Recherche appartement ou maison France 5 13.40 Le magazine de la santé 14.35 Allô docteurs 15.10 Sale temps pour la planète 15.40 Gang de dinos 16.35 Géants de l’océan 17.30 C à dire ?! 17.45 C dans l’air 19.00 C à vous 20.00 C à vous la suite 20.15 Gang de macaques 20.40La maison France 5 Aujourd’hui, l’émission emène le téléspectacteur en région parisienne, dans les Yvelines, puis en Haute-Normandie. Inspirer : “jungle fever”. 22.35C dans l’air présenté par Yves Calvi. Suite page 38 La Vie du Rail - 18 juin 2014  � Télévision � Cinéma � Théâtre � Radio � Internet � Musique � sur laviedurail.com/tv © Denis Goria Ici en lumière zénithale, Guillaume Grand qui va d’une certaine façon “inaugurer” le parvis de la gare Paris-Saint- Lazare, le 21 juin (Fête de la musique). TF1 12.00 Les douze coups de midi 12.50 L’affiche du jour 13.00 Le journal 13.35 Petits plats en équilibre 13.40 Le journal de la Coupe du Monde FIFA 2014 13.50 Météo 13.55 Les feux de l’amour 15.10 L’intouchable Drew Peterson 16.55 The Dancers 17.40 Football : Portugal / Ghana 20.00 Le journal 20.30 1001 questions santé 20.40 Météo 20.45 Nos chers voisins 20.55Hostages Avec : Sandrine Holt, Dylan McDermott. Le docteur Ellen Sanders, une brillante chirurgienne qui exerce dans un hôpital de Washington, est chargée d’opérer le prési- dent des Etats-Unis. Elle se retrouve au cœur d’une conspira- tion politique. 2 épisodes 22.20Hostages de Henry Bronchtein Avec : Sandrine Holt, Dylan McDermott. 2 épisodes 12.45 Le 12.45 13.05 Scènes de ménages 13.45 Un bunga- low pour six 15.35 FBI : duo très spécial 16.25 Les Reines du shopping 17.30 La meilleure boulangerie de France 19.45 19.45 20.05 Scènes de ménages 20.50Jamel et ses amis au Marrakech du rire Jamel Debbouze est de retour… 23.10Jamel et ses amis au Marrakech du rire Télé-jeudi 26 juin France 2 12.00 Tout le monde veut prendre sa place 12.55 Météo 13.00 Journal de 13 h 13.50 Météo, consomag 14.00 Toute une histoire 15.50 Comment ça va bien ! 17.05 Dans la peau d’un chef 17.55 On n’demande qu’à en rire 18.50 N’oubliez pas les paroles 19.20 N’oubliez pas les paroles 19.50 Météo 20.00 Journal de 20 h 20.40 Alcaline, l’instant, Météo 20.45Carnet de voyage présenté par Guilaine Chenu, Françoise Joly. Maigrir d’un clic Exercices physiques, tech- niques de relaxation, carnets de recettes diététiques, les pro- grammes de minceur et de remise en forme fleurissent sur Internet. 22.50Complément d’enquête présenté par Benoît Duquesne France 3 12.00 Le 12/13 12.55 Météo à la carte 13.50 Un cas pour deux 14.55 Questions cribles au Sénat 15.55 Sénat info 16.10 Des chiffres et des lettres 16.50 Harry 17.20 Un livre un jour 17.30 Slam 18.10 Questions pour un champion 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.10 Au plus près du Tour 20.15 Plus belle la vie 20.45Une vie inachevée de Lasse Hallström Avec : Robert Redford, Jennifer Lopez Einar Gilkyson, fermier à la retraite, est un homme affecté par la mort de son fils unique survenue dix ans plus tôt dans un accident de voiture. 23.40L’ombre d’un doute présenté par Franck Ferrand Angers, Chinon, Chaumont, Amboise, Blois, Chambord, Chenonceau... des noms entrés dans la légende. Canal + 12.20 La nouvelle édition (C) 12.45 La nouvelle édition, 2 partie (C) 14.00 La religieuse 15.50 Surprises 16.00 L’effet papillon (C) 16.30 Piégée 18.00 Zapping (C) 18.05 before du grand journal (C) 18.45 Le jt de canal+ (C) 19.05 Le grand journal (C) 20.00 Le grand journal, la suite (C) 20.25 Le petit journal (C) 20.55Pawn de David A Armstrong Avec : Deborah Twiss, Jessica Szohr Comme tous les soirs, lorsqu’il est en service dans le quartier, Will, flic, vient boire un petit café dans son diner préféré. Mais ce soir, une attaque à main armée est en cours. Il s’en mêle et les choses tournent mal. Dès le lende- main, la Crime prend l’enquête en main. 22.20Girls Avec : Lena Dunham, Allison Williams. France 5 13.00 Un jour au zoo 13.40 Le magazine de la santé 14.35 Allô docteurs 15.10 Sale temps pour planète 15.40 La grande histoire de la conquête spatiale 16.35 Tous accros aux dîners apéros 17.30 C à dire ?! 17.45 C dans l’air 19.00 C à vous 20.00 C à vous la suite 20.15 Gang de macaques 20.40Cuisine sauvage En Corse du Sud, John invite la chef Reine Sammut. 21.35Traditions et saveurs pour la première fois dans quelques jours. Il détaille son enthousiasme: «Pour moi, c’est une première! C’est l’émotion qui domine, c’est la joie de faire de la musique en plein air dans un lieu à part. C’est la deuxième plus grande gare d’Europe, donc la possibilité de toucher un nouveau public.» Quand on lui parle de train, il évoque tout de suite un passé immédiat, puisqu’il l’a beaucoup emprunté pour assurer la pro- motion de sa musique: «Nous avons fait une tournée de 18 mois un peu partout en France et même ailleurs. Alors que mes mu- siciens voyageaient le plus souvent par la route, nous avions le bonheur de voyager en train. Un gros paquet de billets nous accom- pagnait en permanence. Parfois, ce fut même éprouvant, avec un record de 11heures de train dans la même journée!» Il nous confie dans un sourire un tout autre record: «Je pense que nous avons contribué à la plus haute recette d’une voiture-bar SNCF!» se remémore aussi toutes ces rencontres, dans la voiture-bar et ailleurs, dans cet es- pace ferroviaire propice au contact. Ren- contres avec des anonymes, comme avec des gens célèbres, peu importe, pour lui c’est tout l’intérêt du train. Un goût de la rencontre que l’on retrouve dans son goût de la scène, lieu du partage entre l’artiste et son public. Il clôt l’entretien par ces quelques mots: «J’écris quelque fois dans le train. Le trajet est pour nous également l’oc- casion de débriefer le concert de la veille, ré- fléchir à celui qui nous attend, mais avant tout, le train est pour nous un lieu de ren- contres, un lieu festif, où l’on aime se détendre entre deux prestations.» Au moins, à Saint- Lazare, le quai se situe quasiment au bout de la scène. Pratique. Samuel DELZIANI Il paraît . Par Guillaume Grand (EMI Warner). Retrouvez les 80 chaînes de votre programme télé sur laviedurail.com/tv Culture Rail � La Vie du Rail - 18 juin 2014 Erratum Le Paris de Baltard Une erreur s’est malencontreusement glissée dans LVDR n°3470 page30, dans l’article Paris de Baltard, Laloux et Guimard, consacré au film Un Long Dimanche de fiançailles. fallait lire «On y voit le Paris des années 1910-1920» (et pas «des années 1910-2020» Toutes nos excuses à nos lecteurs. Demandez le programme! - De 13h30 à 14h30: Orchestre sympho- nique du Rail, ensemble de 60 musi- ciens, menés par le chef Jean-François Gonzales Hamilton sur le thème des mu- siques du cinéma. - De 17h à 18h: Laura Llorens, auteur- compositeur-chanteuse américaine de folk. - De18h15 à 19h30: Guillaume Grand. Télé-vendredi 27 juin TF1 12.00 Les douze coups de midi 12.50 L’affiche du jour 13.00 Le journal 13.40 Petits plats en équilibre 13.50 Trafic info 13.55 Les feux de l’amour 15.05 Régime fatal 16.35 Dancers 17.20 Bienvenue chez nous 18.05 Bienvenue chez nous 19.00 Money Drop 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.45 Nos chers voisins 20.55Qui veut gagner des millions ? présenté par Jean- Pierre Foucault. Jean-Pierre Foucault propose une soirée exceptionnelle du célèbre jeu et invite de prestigieuses person- nalités venues défendre les couleurs d’associations qui leur tiennent à cœur ! 23.30Ce soir tout est permis avec Arthur présenté par Arthur. France 2 13.00 Journal de 13 h 14.00 Toute une histoire 15.50 Comment ça va bien ! 17.05 Dans la peau d’un chef 18.00 n’demande qu’à en rire 18.55 N’oubliez pas les paroles 19.25 N’oubliez pas les paroles 20.00 Journal de 20 h 20.45Les Grosses Têtes : nos 37 ans de bonheur présenté par Philippe Bouvard. Pour célébrer ses 37 ans de Grosses Têtes, sur la prestigieuse scène des Folies Bergère à Paris, Philippe Bouvard convie les téléspectateurs à une grande soirée exceptionnelle en présence des sociétaires d’aujour- d’hui, et ceux de la première heure. 23.05Boulevard du palais Avec : Anne Richard. France 3 12.00 Le 12/13 12.55 Météo à la carte 13.50 Un cas pour deux 14.55 Un cas pour deux 16.10 Des chiffres et des lettres 16.50 Harry 17.20 Un livre un jour 17.30 Slam 18.10 Questions pour un champion 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.10 Au plus près du Tour 20.15 Plus belle la vie 20.45Thalassa présenté par Georges Pernoud Elles nous font rêver, enchantent nos étés, nous offrent de beaux moments en famille ou entre amis : les plages marquent nos existences par leur beauté quelquefois exceptionnelle et par les souvenirs inoubliables que nous gardons en mémoire. Pourtant, certaines sont bien plus que cela. Inconnues ou célèbres, elles cachent une histoire extraordinaire. 23.10Enquêtes de régions Canal + 12.20 La nouvelle édition (C) 12.45 La nouvelle édition, 2 partie (C) 14.00 The sessions 15.35 La caméra planquée de François Damiens 15.40 Les nouveaux explorateurs 16.35 Joséphine 18.00 Zapping (C) 18.05 Le before du grand jour- nal (C) 18.45 Le JT de Canal+ (C) 19.05 Le grand journal (C) 20.00 Le grand journal, la suite (C) 20.25 Le petit journal (C) 20.55Man of steel Avec : Henry Cavill, Diane Lane Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur la Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. 23.15Pacific rim de Guillermo Del Toro Avec : Charlie Hunnam, Idris Elba. 12.45 Le 12.45 13.05 Scènes de ménages 13.45 Maternité à risque 15.35 FBI : duo très spécial 16.25 Les Reines du shop- ping 17.30 La meilleure boulangerie de France 19.45 19.45 20.05 Scènes de ménages 20.50Bones Avec : Michaela Conlin. Accompagnée de Booth, Brennan se rend aux funérailles de Todd Mirga, milliardaire et donateur pour les recherches de l’anthropologue. 2 épisodes 22.40Bones Avec : John Francis Daley. 3 épisodes France 5 13.00 Un jour au zoo 13.40 Le magazine de la santé 14.35 Allô docteurs 15.10 Sale temps pour planète 15.40 Inde, les mille parfums du sud 16.35 Dans la jungle avec les Pygmées 17.30 C à dire ?! 17.45 C dans l’air 19.00 C à vous 20.00 C à vous la suite 20.15 Gang de macaques 20.40On n’est pas que des cobayes ! émission spéciale comme dans les films ! 22.30C dans l’air présenté par Yves Calvi. Suite de la page 36 L a Famille du cheminot sait identifier les vrais problèmes de société et s’efforce de leur trouver des réponses. Après s’être penchée sur le mode de garde des enfants, la dépen- dance des personnes âgées et sur la défense de l’environne- ment, l’association s’attaque cette fois à l’éducation au nu- mérique, un sujet on ne peut plus actuel. 77% des Fran- çais ont une connexion Inter- net, ce qui situe notre pays en position en Europe. 55% des Français font des achats en ligne et 45% sont inscrits à un réseau social au moins, affirme le Centre de re- cherches pour l’étude des conditions de vie (Credoc). Ce sont autant de connexions qui peuvent être lourdes de conséquences… C’est Jean-François Coué, res- ponsable du secteur de la po- litique familiale, qui a pré- senté le 22mai dernier à � La Vie du Rail - 18 juin 2014 LVDR LA VIE DES ASSOCIATIONS Dans un rapport sur l’Éducation au numérique, La Famille du Cheminot prodigue aux parents des conseils concrets pour déjouer les risques encourus sur Internet par leurs enfants. Internet. La Famille du cheminot traque les pièges encourus par les adolescents Paris, à l’issue de l’assemblée générale et devant une cin- quantaine d’adhérents venus de toute la France, un rapport détaillé sur les problèmes que peut poser un mauvais usage d’Internet et sur la façon de les résoudre. Ce rapport cible en particulier les risques que courent les adolescents. « Notre monde a changé. Nous sommes tous, ou presque, connectés, à des degrés divers il est vrai, mais connectés. Le nu- mérique entre aussi à l’école. Des outils sont déjà dans les classes. Il nous semble important que les familles se sentent concernées. L’accompagnement de nos enfants est notre rôle, même si nous nous croyons, à tort ou à raison, hors jeu.» La Famille du cheminot en- gage donc les parents à s’in- téresser à ce qui se passe sur «la Toile» de leurs enfants. Les rivalités entre enfants qui se développaient hier dans le cadre restreint de la cour de récréation trouvent au- jourd’hui un large écho grâce au Net. Les moqueries ou les menaces à l’égard de ceux qui «sont un peu différents et qui n’appartiennent à aucun groupe, ce qui est considéré comme anormal» circulent largement d’une messagerie à l’autre. «Selon une étude de 2012, 5% des jeunes de 9 à 16 ans, se- raient harcelés sur le Net et 17% avouent avoir harcelé quelqu’un au cours des douze derniers mois. La majorité des victimes ont entre 13 et 15 ans, le plus grand nombre est au col- lège en 4 De son côté, la Commission Informatique et libertés a «reçu en 2011 700 plaintes relatives à des opposi- tions de publication, soit 4,2% de plus qu’en 2010». La Vie du Rail - 18 juin 2014 � Les jeunes passent de longues heures, souvent seuls, devant l’Internet. © Fotolia S’évader en famille pendant les vacances Pour la Famille du cheminot, les vacances sont un moment idéal, susceptible de favoriser l’épa- nouissement de chacun, parents et enfants, dans un environnement privilégié. D’où l’importance du secteur Vacances de l’association qui pro- pose à ses adhérents des résidences où séjour- ner. À Charavines, en Isère, une bâtisse comprenant 18 studios permet de s’évader en moyenne mon- tagne à travers les beaux paysages du Vercors, de la Chartreuse et des bauges et de profiter du lac de Paladru, tout proche. À Montpezat-sous-Bauzon, en Ardèche méridio- nale, quelques «bénévoles travaux» de la Fa- mille du cheminot ont retroussé les manches du- rant de longues années pour restaurer une an- cienne bergerie. Aujourd’hui, le site propose des gîtes, une piscine et un camping d’où s’évader pour explorer la superbe nature ardéchoise. Des semaines en bord de mer et à la montagne sont aussi proposées à des prix avantageux à Saint-Raphaël, Cavalaire, Antibes et Saint-Man- drier ainsi qu’aux Deux Alpes et à Porticcio. Contact: La Famille du cheminot 9, rue de Châ- teau-Landon 75475 Paris Cedex 10. Tél.: 0140381238, [email protected] « L’accompagnement de nos enfants est notre rôle, même si nous nous croyons à tort ou à raison hors jeu » Bon de commande à retourner à l’adresse suivante: La Vie du Rail - Service commandes - BP 30657 - 59061 ROUBAIX CEDEX 1 La Boutique de La Vie du Rail - Gare Saint-Lazare,13, rue d’Amsterdam, 75008 Paris - Tél.: 0143 87 89 37 www.boutiquedelaviedurail.com Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ville : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Code postal : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Téléphone : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Si vous souhaitez recevoir nos offres Internet, notez ici votre adresse e-mail: Désignation de l’article Référence QtéPrix unit. Prix total Frais de port pour 1 article Frais de port pour 2 ou 3 articles 10 Frais de port pour 4 articles ou plus 20 Par chèque bancaire ou postal joint à la commande à l’ordre de: La Vie du Rail Par carte bancaire (VISAou EUROCARD MASTERCARD) Notez les 3 derniers chiffres du n° au verso de votre carte bancaire Date d’expiration: Signature obligatoire TOTAL DE MA COMMANDE La boutique de Commandez en ligne sur www.boutiquedelaviedurail.com OLLECTION RAIL NOIR DE RAIL ET DE SANG Georges Gille Paris-Est, de la Seconde Guerre mondiale jusqu’au début du XXI siècle, est le théâtre de crimes macabres et d’une disparition inquiétante. Le roman, divisé en deux intrigues distinctes, plonge le lecteur dans ce tourbillon de violence au cœur des voies et le long des convois. Que ce soit Goliath Galgóczy au passé troublé ou Gaétan Guillem à la recherche d’Hélène Garnier, c’est avec brio que l’auteur nous amène à découvrir ces destins croisés en mêlant sa passion pour l’écriture et son métier de conducteur de trains. Georges Gille récidive dans sa remarquable maîtrise des codes du polar. Format : 150 mm x 220 mm. 160 pages. Réf. : 110304 Sans crier gare surgit la nuit Bernard Pasobrola Réf. : 110249 Du sang sur la ligne Georges Gille Réf. : 110248 Mort d’un cheminot Jean-Philippe Milesy Réf. : 110240 Ligne10 Anne Peter-Sauzin Réf. : 110239 13, 50 14, 50 NOUVEAUTÉ
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