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La Vie du Rail hebdo n°3438

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du porte-à-porte SNCF L’association touristique des cheminots fête ses 80 ans Réforme ferroviaire Le ministre des Transports est venu rassurer les cheminots Grands Prix de la Région Capitale Le chantier du RER B Nord doublement récompensé Réf. : 110 262 Réf. : 110 267 Réf. : 110 268 Réf. : 110 280 La boutique de Parution octobre 2013 Collectif Les Transports parisiens En vente par correspondance à: La Vie du Rail BP 30657 - 59061 ROUBAIX CEDEX 1 Lors de votre commande rappelez la référence 110 295 Bon de commande page 49 Visitez la Ville Lumière au siècle dernier à travers une sélec- tion des plus belles images du fonds photographique de la RATP. Des omnibus hippomobiles aux tramways, des auto- bus au métro, Les Transports parisiens retracent l’histoire de la ville et nous plongent dans un voyage dans le temps. Le long des rails et des pavés, un regard nostalgique est porté sur la capitale à découvrir ou à redécouvrir. Les ouvrages de la collection Mémoires du Rail présentent la particularité d’être imprimés sur du papier carte postale, d’un format de 13 x 18cm. Ces photos détachables sont à collectionner pour soi-même ou à envoyer en souvenir de Paris. 100 pages - Format: 13 x 18cm Prix public: 16,90 TTC Commandez en ligne sur www.boutiquedelaviedurail.com DANS LA MÊME COLLECTION 16, 90 � 16, 90 � L’unité C omment la SNCF se voit- elle à l’horizon 2020? À la fois comme une entreprise de proximité proposant des dépla- cements à la carte et comme un groupe mondial porté par sa croissance à l’international. C’est ce qu’a expliqué le 12septem- bre le président de la SNCF, Guil- laume Pepy, devant 5000 ca- dres. Le tout sur fond d’économies: la SNCF prévoit une coupe de quelque 700 mil- lions d’euros par an sur les achats d’ici à la fin 2015, auxquels s’ajoute 1,3milliard grâce à une meilleure organisation de ses ser- vices d’ici à 2020. Première prio- rité: les transports du quotidien. Cette priorité n’est pas nouvelle mais elle est complexe, notam- ment en Île-de-France, où le ré- seau est saturé. «L’Île-de-France est une priorité nationale, je l’as- sume à 100%» , précise le patron de la SNCF. Un objectif est fixé: le niveau de satisfaction des clients du quoti- dien doit être hissé en sept ans au niveau de celui du TGV. La SNCF va lancer «un véritable plan haut débit» en zones denses pour l’exploitation dans les grandes agglomérations, en Île- de-France bien sûr, mais aussi à Lyon, Marseille ou Lille. Autre priorité, la SNCF va pro- poser aux voyageurs de nou- velles prestations porte-à-porte. Là encore, l’ambition n’est pas nouvelle. En 2008 déjà, lors de la présentation du plan Destination 2012, l’objectif était de faire de la SNCF l’un des leaders mon- diaux de la mobilité. On se rap- pelle notamment la tentative fi- nalement abandonnée d’achat de licences de taxis portant l’em- blème de la SNCF et devant per- mettre d’améliorer la desserte des gares. Pour l’entreprise, l’enjeu est de- venu majeur alors que les géants d’Internet commencent à se pla- cer comme des intermédiaires incontournables de la mobilité. «Nous ne pouvons pas laisser Goo- gle ou d’autres faire ce magnifique projet à notre place» , souligne Guillaume Pepy. La SNCF en- tend donc proposer une palette de services multimodaux per- mettant de simplifier le trajet et combinant train et vélo ou voi- tures en libre service, covoitu- rages… Elle a acheté cet été la société GreenCove Ingénierie, éditrice du site de covoiturage www.123envoiture.com. Guil- laume Pepy rappelle que Blabla- � La Vie du Rail - 23 octobre 2013 Le conseil d’administration de la SNCF devait se pencher le 15octobre sur le projet d’entreprise pour les sept ans à venir. Il prévoit de nouvelles prestations de transport «à la carte» et des objectifs très ambitieux de développement à l’international. En 2015, la solution porte-à-porte sera accessible à 2 millions de voyageurs par jour. Et d’ici à 2020, à la totalité La SNCF veut simplifier le voyage et proposer des trajets qui combinent train, voiture en libre service ou partagée, vélo… SNCF. La stratégie du porte-à-porte PROJECTEUR car, leader européen de covoitu- rage, n’existait pas il y a huit ans. Aujourd’hui, il organise 600000 voyages par mois. «C’est déjà plus de 5% du nombre de trajets vendus par SNCF Voyages!» , sou- ligne le président de la SNCF. Pour personnaliser ses services, la SNCF se fixe un calendrier: dès 2014, un système d’infor- mation multimodale en temps réel sera proposé à ses clients ainsi qu’un dispositif permettant de connaître la position exacte des trains. En 2015, la solution porte-à-porte sera accessible à deux millions de voyageurs par jour. Et d’ici à 2020, à la totalité. Voyages-sncf.com deviendra mo- bilites.com. Les mêmes possibi- lités seront offertes aux clients du transport de marchandises. Troisième grande priorité, la SNCF compte porter l’interna- tional à 30% de son chiffre d’af- faires en 2018. Actuellement, il en représente 24%. La SNCF compte sur Keolis, Geodis et SNCF Voyages pour en être les moteurs (voir ci-dessus). SNCF Voyages devra transporter un voyageur grande vitesse sur deux grâce à Thalys, Eurostar et grâce au développement espéré sur le marché espagnol à partir de la fin de l’année. La SNCF attend aussi beaucoup des projets de TGV à l’étranger où elle s’est por- tée candidate (Russie, Brésil). En- fin, côté Geodis, la branche mar- chandises se concentrera sur les activités à fortes valeurs ajoutées, comme la logistique et le métier de commissionnaire de trans- port. Ce plan stratégique vise une hausse moyenne annuelle de 3% du chiffre d’affaires de SNCF Mobilités et Logistique, qui de- vrait atteindre 35,7 milliards en 2020. Il doit permettre à l’entre- prise «de se développer sans s’en- detter» Marie-Hélène POINGT «Soit on est fous, soit on est visionnaires!» C’est ainsi que Jean-Pierre Fa- randou, président de Keolis conte «la bagarre du moment» pour le groupe à l’international: la compétition pour exploiter les trains de la banlieue de Boston aux États-Unis. 26 dossiers avaient été retirés et Keolis, allié pour la circonstance à la SNCF (40%), a été le seul à répondre face au sortant Trans- dev (à l’époque Veolia) à cet appel d’offres qui pèse «plus de 300millions de dollars par an». Le groupe a passé son grand oral le 24septembre, le verdict est attendu en décembre et, vu la «prime au sortant», le président évalue ses chances à une sur trois. Mais l’avenir de Keolis se joue surtout en Grande- Bretagne, où il est déjà présent dans Thameslink à 35% et dans le DLR, mé- tro aérien des Docklands. Deux franchises ferroviaires sont convoitées: celle de Crossrail, RER londonien en construction, et celle de l’East Cost Main Line, des intercités qui vont jusqu’en Écosse, où c’est avec Eurostar que la filiale SNCF a répondu. «Dans les deux cas, il y a un enjeu de business important, de l’ordre du milliard d’euros, et un enjeu d’image de classe mondiale…», ex- plique Jean-Pierre Farandou. Par ailleurs, il y a «toute une ribambelle d’ap- pels d’offres aux Pays-Bas et en Allemagne», poursuit-il. Pour conquérir ces marchés, Keolis s’est organisé en cinq plateformes géographiques: Amé- rique du Nord, Royaume-Uni, Europe du Nord, Australie-Nouvelle-Zélande et pays émergents. Dans le viseur, le Moyen-Orient (un bureau devrait ouvrir à Abu Dhabi) et le Brésil. Déjà présent dans 14 pays, le groupe ne souhaite tou- tefois pas s’éparpiller. Son objectif: atteindre un CA de 7 milliards en 2017, soit deux de mieux qu’en 2012, dont 57% réalisés à l’étranger (50% en 2012). Une croissance qu’il ira d’abord chercher au Royaume-Uni, en Amérique et en Australie. Le président de Keolis n’envisage pas d’échouer aux deux appels d’offres outre-Manche. «Avec un contrat sur deux, je remplis mon plan stra- tégique, dit-il. Avec les deux, je suis l’empereur du transport public!» Cécile NANGERONI L’avenir de Keolis passe par l’international La Vie du Rail - 23 octobre 2013 � © Mairie de Paris U ne visite pour tâter le ter- rain? C’est le technicentre SNCF de Pantin que Frédéric Cuvillier avait choisi vendredi 11octobre pour présenter la réforme du système ferroviaire qu’il devait poser sur la table au prochain conseil des minis- tres. Le projet de loi, qui venait d’être validé par le Conseil d’État, sera ensuite au premier semestre 2014 soumis au Par- lement. Et le ministre des Transports était venu le pré- senter à la fois aux cheminots et à la presse. À la fois mais sépa- rément. Car pas question pour les journalistes d’assister aux échanges directs organisés pour l’occasion avec quelques-uns des 590 agents du site de main- tenance. Invités à patienter sa- gement entre thermos de café et croissants devant le museau des TGV Est, ils sont un peu restés sur leur faim. Et la conférence de presse pres- sée qui a suivi une visite à grande vitesse – avec juste un petit de coup de patin devant un pupitre informatique de maintenance des freins – n’a pas permis d’en savoir plus. D’autant que, dans la foulée, après la photo de famille avec Guillaume Pepy et Jacques Rapoport, le ministre annulait la traditionnelle séance de questions de la presse après sa présentation. Visite et présen- tation écourtées pour, semble- t-il, pouvoir passer plus de temps que prévu à répondre aux interrogations des premiers concernés, les cheminots. Les questions avaient d’ailleurs commencé à se manifester dès son arrivée. Une petite déléga- tion de syndicalistes CGT l’at- tendait drapeaux en tête à la porte des ateliers. Et le ministre a commencé par prendre son temps avec eux: une bonne di- zaine de minutes d’échanges « directs » a bien voulu rap- porter à La Vie du Rail une voix autorisée. La même voix a bien voulu nous dire que les agents participants ensuite à la réu- nion s’étaient inquiétés de voir le système français sous la contrainte européenne, de la pérennité du statut dans le ca- dre de la grande convention collective annoncée pour tous les travailleurs du rail, des pos- sibilités ou non de passer d’un Épic à l’autre et que des agents de la Suge avaient voulu avoir l’assurance de voir leur mission ne pas quitter le giron SNCF. Le tout bien sûr « dans un vif mais excellent climat » Un climat qu’après Brétigny et au lendemain d’une journée de grève «contre la libéralisa- tion forcée dictée par Bruxelles» on sent plus tendu à l’intérieur de la SNCF. Le ministre est donc venu en personne et en substance dire que les chemi- nots n’ont aucune raison de s’inquiéter. Les Français non plus. Avec le Grand plan de modernisation du réseau de 2,5milliards par an jusqu’en 2020 annoncé en septembre, la réforme va remettre les choses d’équerre. Sur son contenu, il est vrai on savait déjà à peu près tout. Six mois de travail ont été néces- saires pour établir ce contrat de remariage entre M. l’Opérateur avec Mme l’Infrastructure. Un remariage sous les auspices de la République, dont les bans avaient été, on s’en souvient, en quelque sorte publiés le 30octobre 2012 devant quelque 2000 agents et cadres. Une cérémonie avec grand banquet en la halle Freyssinet à Paris. C’était à l’occasion des 75 ans de la SNCF. Après un divorce en 1997, tout le monde allait rentrer à la maison. Mais attention plus rien ne sera tout à fait comme avant. On va recomposer la famille chemi- note selon un modèle mo- derne. Autrement dit avec des liens de famille pas d’emblée faciles à comprendre. Au sein d’un grand groupe public in- dustriel, société mère ou plu- � La Vie du Rail - 23 octobre 2013 ACTUALITÉS Juste avant sa présentation au conseil des ministres le 16octobre, Frédéric Cuvillier a tenu à rencontrer des agents au technicentre de Pantin pour discuter du projet de loi sur la réforme du système ferroviaire. Avec la volonté de les rassurer et en insistant sur le retour de l’État stratège aux commandes d’un grand groupe public industriel réunissant la grande famille cheminote. Réforme du système ferroviaire. Le ministre des (c) A. Bouissou - MEDDE Frédéric Cuvillier s’est rendu, le 11octobre, en compagnie de Guillaume Pepy (président de la SNCF, à g.) et de Jacques Rapoport (président de RFF, à dr.) au technicentre Est-européen de Pantin où 590 agents travaillent à la maintenance des trains. tôt groupe père selon la gram- maire, avec son président nommé par l’État logeraient deux filles: SNCF Réseau et SNCF Mobilités. Elles seraient dirigées par un couple parta- geant l’autorité: un directoire coprésidé par le PDG de cha- cune. Mais le président du groupe serait aussi le président de SNCF Mobilités et celui de SNCF Réseau son vice-prési- dent (lire La Vie du Rail des 18septembre et 2octobre der- niers) . Et en cas de scène de ménage, pour arbitrer le conflit, deux instances les auront à l’œil. D’abord l’œil d’un conseil de surveillance, ayant un pré- sident nommé aussi par l’État, et composé majoritairement de ses représentants mais aussi des représentants des salariés du pôle ferroviaire, des régions. Et des parlementaires. Autrement dit l’œil des citoyens. Et sous l’œil enfin d’un régulateur im- partial qui n’est autre que l’Araf avec des pouvoirs renforcés. À lui de veiller à ce que la SNCF tienne sa promesse d’assurer un accès non discriminatoire au réseau pour ses éventuels concurrents. Un remariage républicain à la française mais sous le régime européen de la séparation de biens. Les bons comptes font les familles efficaces. Et la dette du couple justement? Pour maîtriser sa croissance qui grimpait follement de 1,5mil- liard par an chez RFF attei- gnant 32milliards au total et 7milliards à la SNCF, une sorte de « règle d’or » sera fixée par le Parlement (et non par Bercy) que le nouveau gestionnaire de l’infra s’engagera à respecter. Aucune enveloppe d’argent ne pouvant circuler du GIU vers SNCF Mobilités, celle-ci pour- rait en revanche participer à l’assainissement financier du pauvre SNCF Réseau. Pour donner un signe de son engagement dans cette nou- velle donne, le ministre a rap- pelé que l’État ferait aussi un cadeau de remariage. Une par- tie des impôts sur les sociétés et des dividendes que la SNCF lui verse normalement ira au GIU. Si on parle, ici ou là, de quelque 200millions d’euros dans la corbeille pour l’exer- cice 2012, à Pantin, Frédéric Cuvillier n’a avancé aucun chiffre. Ni précisé si le trans- fert serait reconduit tous les ans pour aider à faire tourner le ménage. Et s’il a redit, comme à la halle Freyssinet, que le statut de la famille cheminote serait pré- servé, s’il a redonné l’assurance qu’il ne n’agirait pas de tirer vers le bas en voulant mettre tout le monde au même ni- veau, il a aussi, fermement pré- cisé qu’il y aurait forcément « de l’efficacité à trouver » . Guil- laume Pepy, qui appelle la ré- forme de ses vœux depuis longtemps, avait d’ores et déjà promis de doubler le gain de productivité du GIU en met- tant fin au redoublement des tâches, de serrer les boulons du côté des achats… Reste qu’ensuite Bruxelles de- vra donner sa bénédiction à ce modèle français réunifié dont Frédéric Cuvillier espère qu’il sera un modèle pour d’autres pays d’Europe peu enclins, eux aussi, à la séparation de corps. Chantal BLANDIN La Vie du Rail - 23 octobre 2013  Si Frédéric Cuvillier a réaffirmé que le statut des cheminots serait préservé, il a précisé qu’il y aurait «de l’efficacité à trouver» � Politique « Ce sera une réforme politique, une réforme de gauche. » « Il existe une autre voie que ce modèle qui s’affranchissait de la réalité historique. Mais un modèle qui doit aussi se tourner vers l’efficacité moderne. » « Le système ferroviaire appartient au patrimoine de la nation. Le Parlement doit s’emparer de son avenir.» « L’État prendra la place qui doit être la sienne dans une stratégie nationale. » � Statut « On a vu ce qui s’est passé pour le fret. Il faudra un cadre social commun, un corpus de règles communes, pour éviter le dumping social. » «Un décret socle négocié avec les partenaires sociaux garantira les exigences de sécurité et la continuité du service public. » � Réunification « Plus de murailles de Chine, de murs de Berlin entend-on dire: pas non plus de cheminots contre les cheminots. Et des facilités de passages entre les Épics. Il y aura des perspectives de carrière, des possibilités de découvrir d’autres métiers, plus de sanctuarisation. » � Dette « Il faut cesser de faire financer à crédit les grands travaux par RFF, un système où l’État s’est déchargé sur RFF à coup de milliards de dettes. On en a vu les conséquences: les trains du quotidien qui ont été sacrifiés, la modernisation du réseau, son entretien ont été remis en cause. Une politique de Gribouille faite par manque de courage. » � Concurrence « Bruxelles exige 2019 pour les lignes intérieures. Ce sera peut-être au-delà. Je me refuse à presser les choses. Mes prédécesseurs voulaient commencer par la concurrence. Nous voulons, nous, la préparer avec dans un groupe unifié qui puisse y faire face en France et dans le monde. » � Service public «Les objectifs seront partagés et non plus divergents. Le service public sera remis à l’honneur. Une bonne desserte des territoires est un facteur de cohésion sociale. » Paroles de ministre. « Qui mieux que l’État… » Transports est venu rassurer les cheminots � La Vie du Rail - 23 octobre 2013 ACTUALITÉ À un mois de sa mise en service prévue le 16novembre, le tram T7 qui reliera Villejuif (94) à Athis-Mons (91) a débuté sa marche à blanc le 14octobre. Cette dernière phase de test permet de vérifier l’ensemble du système en conditions réelles sans voyageurs et de procéder aux derniers ajustements. Depuis mai dernier, les essais techniques se sont succédé afin de vérifier le fonctionnement du matériel, de la signalisation ferroviaire et routière et des systèmes de sécurité. Dans le même temps, une centaine de conducteurs ont été formés. Enfin, des opérations de sensibilisation ont été menées auprès des utilisateurs de la voirie, notamment les jeunes, afin de présenter les bons réflexes de cohabitation avec le tram. La ligne, longue de 11,2km (18 stations), relie le terminus de la ligne 7 du métro Villejuif-Louis-Aragon et le futur pôle d’échanges bus et tram d’Athis-Mons, un secteur où vivent et travaillent plus de 300000 personnes. Elle est aussi en correspondances avec le Trans-Val-de-Marne, le RER C et Orlyval. Île-de-France. T7 débute la marche à blanc S ans attendre les conclusions de l’enquête qui devra déter- miner les responsabilités dans l’accident ferroviaire survenu le 12juillet dernier à Brétigny- sur-Orge, la SNCF a présenté le 8octobre son programme baptisé Vigirail visant à amélio- rer la maintenance du réseau. Il prévoit un effort de 410 mil- lions d’euros d’investissement jusqu’en 2017, dont 300 mil- lions pour accélérer le renou- vellement des appareils de voie les plus sollicités. L’objectif est de passer de 300 à 500 aiguil- lages remplacés par an. Second point fort: le recours aux nouvelles technologies. De- puis un an, la SNCF expéri- mente des engins de surveil- lance automatisés des voies (avec analyse automatique des écarts) qu’elle va déployer à partir de janvier prochain sur le réseau. Elle va également re- courir à la surveillance des ai- guillages par vidéo haute défi- nition, grâce à l’acquisition qu’elle a réalisée en 2012 de 50% de parts de la société néerlandaise Eurailscout qui développe ce type de techno- logie. «D’ici à la fin 2015, il sera possible de mesurer systémati- quement et à une bonne fréquence toutes les voies du réseau», in- dique Pierre Izard, le directeur général de SNCF Infra. Quelles seront les conséquences pour les agents chargés de surveiller les voies? Pour l’heure, les ef- fectifs continuent d’augmenter, assure Guillaume Pepy. «Ils ont augmenté de 500 en 2012 com- paré à 2011, puis de nouveau de 500 en 2013, affirme le prési- dent de la SNCF. Les recrute- ments de SNCF Infra s’élèvent à plus de 2000 en 2013 contre 1000 par an entre 2000 et 2010.» Les agents chargés de la sur- veillance du réseau continue- ront à effectuer des inspections visuelles toujours «absolument indispensables», précise de son côté Jacques Rapoport, le pré- sident de RFF. Mais ils seront équipés d’outils digitaux, type tablettes, connectés en temps réel au service maintenance et permettant la traçabilité des ins- pections. Parallèlement, la for- mation du personnel sera ren- forcée. Le système de traitement des alertes va être amélioré. «Toutes les anomalies signalées seront ex- ploitées systématiquement», an- nonce la SNCF, qui compte ou- vrir son dispositif de recueil des alertes à tous, y compris voya- geurs ou riverains. La SNCF, qui devrait avoir dé- ployé l’ensemble de ce dispo- sitif fin 2016, prévoit entre- temps –d’ici à juin 2014– d’avoir tiré les enseignements des procédures de maintenance mises au point par ses voisins suisse et allemand. M.-H.P. Maintenance. Le nouveau plan de la SNCF SNCF Médiathèque - Sébastien Godefroy Le plan Vigirail prévoit 410 millions d’investissement dans la maintenance d’ici 2017. La Vie du Rail - 23 octobre 2013 � Amiens Métropole a désigné le 27septembre Egis Rail comme mandataire de la maîtrise d’ouvrage de la première ligne du tramway de l’agglomération. Le mandataire assurera le suivi administratif, financier et technique des études qui devraient durer huit mois, jusqu’à la désignation de la maîtrise d’œuvre, à la fin du premier semestre 2014. Durant la réalisation, il veillera à l’optimisation de l’organisation des travaux, au respect des délais, et à la maîtrise des coûts d’un projet estimé à 200millions d’euros (valeur janvier 2013). La mise en service est prévue en mai 2019. L a première rame Caf du tramway de Besançon devra parcourir une distance de 10000km pour obtenir sa qualification. Deux ans après le début du chantier, le tram- way du Grand Besançon a réa- lisé son premier essai de rou- lage. Depuis le 19septembre, la rame «Victor Hugo», livrée le 6juin, effectue donc ses pre- miers essais dynamiques en effectuant des allers-retours sur une portion du tracé tota- lement fermée et sécurisée. Au programme: essais de trac- tion, de freinage, de vitesse, de charges, de gabarit, de remor- quage-poussage, d’endurance, etc. D’ici à mars 2014, la tota- lité des rames aura été livrée au centre de maintenance du tram par les ateliers Caf de Ba- gnères-de-Bigorre. Chacune des 18 autres rames effectuera ensuite 500km de tests avant d’être mise en circulation sur le reste de la ligne. À raison de deux semaines par rame, ces essais devraient être achevés en juillet 2014, en vue de la mise en service commer- cial en décembre. Parallèle- ment, dès le début de l’année prochaine, les conducteurs de bus du réseau Ginko débute- ront un cycle de formation afin d’obtenir leur habilitation spéciale et le Grand Besançon communiquera sur les aspects sécuritaires afin de sensibiliser les habitants aux nouvelles ha- bitudes à prendre, en particu- lier dans les rues où le tram circule en partage de voirie. Une brochure Objectif sécu- rité, les nouvelles règles à adopter a déjà été distribuée à tous les habitants du Grand Besançon. Une campagne d’af- fichage est également dé- ployée, accompagnée de mes- sages radios pour présenter les spécificités de ce mode de transport qui sera emprunté quotidiennement par 47000 voyageurs. Les essais sur les 19 rames seront réalisés d’ici juillet2014, pour une mise en service en décembre. Franche-Comté. Premiers essais pour le tramway de Besançon Picardie. Egis Rail mandataire de la maîtrise d’ouvrage du tram d’Amiens (c) Jean Charles Sexe Ville de Besançon � La Vie du Rail -23 octobre 2013 ACTUALITÉS L es lignes TGV reliant Montpellier, Marseille, Lyon, Toulouse et Perpignan à Bar- celone, en Espagne, «de- vraient être effectives au der- nier trimestre 2013», a-t-on appris auprès de la SNCF. Les chemins de fer français et la compagnie publique es- pagnole Renfe «travaillent en parfaite collaboration pour lancer le service dès que possi- ble, et pour résoudre les der- nières questions techniques, afin de permettre l’homologa- tion croisée des matériels rou- lants», a assuré la SNCF à l’AFP. Qui précise aussi que «le calendrier de lancement de l’offre et d’ouverture des ventes» sera annoncé dès que «l’homologation des ma- tériels par les deux autorités nationales compétentes» sera effective. Les différences techniques entre les réseaux nécessitent «des études ap- profondies pour s’assurer de la compatibilité entre les rames et les réseaux». L’exploitation commerciale de ces liaisons sera partagée entre la SNCF et Renfe. Montpellier sera à 2h45 en- viron de Barcelone, Perpi- gnan à 1h45. France-Espagne. Les lignes TGV jusqu’à Barcelone lancées en fin d’année Thello va stopper en décembre l’exploitation de trains directs entre Paris et Rome. Mais dans le même temps, la compagnie ferroviaire va étendre son réseau en combinant son offre avec celle des Frecce, les trains à grande vitesse de Trenitalia: des correspondances adaptées – et à un prix «avantageux»– seront proposées avec un plus grand nombre de villes italiennes à partir de Milan. De plus, dans les prochains mois, la filiale de Trenitalia (67%) et de Transdev (33%) envisage de lancer une liaison Milan- Marseille, permettant d’embarquer des passagers dans plusieurs gares de Provence-Alpes-Côte- d’Azur, dont Nice, Antibes ou Cannes. Cette liaison concurrencerait directement les TER de la SNCF. Une perspective d’ores et déjà acceptée par l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf), pour qui il n’y a «pas atteinte à l’équilibre économique» de ces trains. L a métropole de Casablanca va disposer d’un métro aérien pour un coût de 715 millions d’euros, rapporte le quotidien Libération du 26 septembre, ci- tant le maire de la capitale éco- nomique du Maroc. « Casa- blanca aura bien son métro aérien », long de 15 km, a dé- claré la veille Mohammed Sajid lors d’une conférence de presse. Les études techniques, en cours, devraient être «prêtes en avril 2014 » mais le métro ne verra le jour qu’en 2018. Aucune précision sur les mo- dalités de l’appel d’offres n’a été fournie. Casablanca, mégalo- pole de près de cinq millions d’habitants, compte déjà une ligne de tramway, inaugurée en décembre par le roi Moham- med VI et le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault. D’un coût de 600 millions d’euros, cette première ligne exploitée par RATP Dev devrait contribuer à décongestionner Casablanca. Plus de 16 mil- lions de passagers ont été transportés par le Citadis d’Als- tom depuis l’inauguration. Une fréquentation qui irait crescendo mais qui, selon la presse ma- rocaine, ne permet pas encore de rentabiliser l’exploitation. Le journal L’Économiste évoque des pertes de 12 millions d’eu- ros à fin août. Maroc. Après le tramway, un métro aérien pour Casablanca © Arnold de Vries France-Italie. Thello intéressé par la Côte d’Azur Israël. Lancement d’un projet de grande vitesse entre Tel Aviv et Eilat Une commission ministérielle d’Israël a approuvé le 6octobre un projet de ligne ferroviaire à grande vitesse qui reliera Tel Aviv, la plus grande ville israélienne sur la côte méditerranéenne, à la ville touristique d’Eilat au bord de la mer Rouge, dans l’extrême sud du pays, selon l’agence Xinhua. La future ligne, qui s’étendra sur environ 400km, permettra de desservir les deux villes en deux heures à la vitesse de 250km/h. Il s’agira du plus grand et plus coûteux projet relatif au transport en Israël, avec un budget estimé à environ 30milliards de shekels (soit 6,2milliards d’euros). La ligne devrait être en service en 2020. E urostar au nord de Lon- dres? Non, il ne s’agit pas d’une nouvelle tentative de prolonger les dessertes trans- manche vers le nord de l’An- gleterre ou l’Écosse (ce qui était pourtant prévu il y a vingt ans), mais d’une candi- dature conjointe d’Eurostar et de Keolis sur la franchise East Coast Main Line (ECML, ligne de la côte Est). Suite à la dé- faillance des anciens exploi- tants GNER puis National Ex- press, les trains grandes lignes de l’ECML, entre Londres, le nord-est de l’Angleterre et l’est de l’Écosse sont exploités «di- rectement» par le ministère britannique des Transports (DfT) depuis novembre 2009. Mais pour clore cette paren- thèse «publique», le DfT souhaite faire à nouveau ap- pel à un exploitant privé en lançant un nouvel appel d’of- fres ce mois d’octobre. Non par pure idéologie, mais parce que les contrats de franchise stipulent qu’en fin de période, les exploitants paient au gou- vernement britannique le droit d’exploiter les lignes concernées plutôt que de re- cevoir des subventions. Ligne de prestige reliant Lon- dres à Leeds, Newcastle et Edimbourg côté pile, l’ECML présente un risque du point de vue économique côté face, comme l’ont montré les abandons des deux premiers exploitants privés. Mais elle at- tire déjà Stagecoach, First- Group, Abellio, Arriva et le groupement Keolis-Eurostar. Deux groupes privés britan- niques et trois groupements de filiales des chemins de fer na- tionaux néerlandais, allemands et français. Soit cinq candidats déjà présents sur le marché des franchises britanniques. Du moins si l’on considère que dans le groupement Keo- lis-Eurostar, le premier des deux est le chef de file. Outre- Manche, Keolis exploite en ef- fet quatre franchises (Sou- thern, Southeastern, London Midland et TransPennine Ex- press) dans le cadre de grou- pements. Et la filiale de la SNCF est également candi- date, avec le britannique GoAhead, à l’exploitation de Crossrail, le futur RER londo- nien. Pour ce qui est de l’ECML, les candidatures seront sans doute observées avec une at- tention particulière par le DfT, qui doit redorer son blason après sa gestion très critiquée de la franchise West Coast Main Line l’an passé. Pas de panique, donc: les résultats seront connus en octobre 2014, pour une reprise par le nouvel exploitant en février P.L. Grande-Bretagne. Eurostar et Keolis candidats sur la côte Est Le groupe de transport britannique National Express va exploiter deux lignes de train dans l’ouest de l’Allemagne, dans le cadre d’un consortium avec le groupe allemand IntEgro Verkehr. Ces liaisons desservent les villes de Krefeld, Cologne, Bonn, Wuppertal et Münster, dans l’Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Le service actuellement assuré par Deutsche Bahn, transporte 18millions de passagers par an. Le contrat de 1,6milliard d’euros, qui a signé le 25septembre, doit débuter en décembre 2015 et durer 15 ans. Sous la marque City2City, National Express est déjà entré en avril sur le marché allemand des bus longue distance, nouvellement ouvert Le DfT se tourne à nouveau vers les exploitants privés en lançant un appel d’offres ce mois-ci. Suisse. Lausanne veut doubler la capacité de son métro automatique Victime de son succès, le M2, métro automatique de Lausanne mis en service à l’automne 2008 avec une capacité de 3700 voyageurs par heure et par sens devra presque doubler sa capacité à l’horizon 2020 (7000voy/h/sens) pour répondre aux besoins de transport. Face à ce constat émanant des Transports Lausannois (TL), le gouvernement du canton de Vaud a décidé le 26septembre d’une série de mesures visant à satisfaite la demande. Selon le quotidien suisse 24heures, la capacité unitaire des rames passera de 200 à 233 après réaménagement, le mode d’exploitation sera amélioré sur la période 2014-2017, de même que la vitesse commerciale afin de gagner une minute 30 sur le trajet d’un terminus à l’autre, ce qui nécessitera l’achat de 3 ou 4 rames supplémentaires. Plus tard, il est aussi envisagé de diminuer l’intervalle entre les trains, qui passerait à 90 ou 80 secondes. Un prolongement de la ligne actuelle est en revanche considéré comme «peu vraisemblable» dans un avenir proche. C. N. National Express, nouvel exploitant ferroviaire dans l’ouest de l’Allemagne Patrick Laval - Photorail ALSTOM Transport / P. de Salabert La Vie du Rail - 23 octobre 2013 La Vie du Rail - 23 octobre 2013 � moyens humains et financiers. Notre positionnement, c’est faci- liter la vie au quotidien», ré- sume-t-il. Faire connaître le réseau n’est pas le seul bénéfice que peut procurer la ludification. Il y a quatre ans, Citalis, le réseau de bus de Saint-Denis de La Réunion a organisé le concours du «Ticket le plus long». Objectif, collectionner un maximum de titres de transports pour gagner un voyage. Le ticket le plus long est en réalité une accumula- tion du plus grand nombre de tickets. Mais rien n’empêche de s’amuser à en récupérer un maximum auprès des compa- gnons de voyage. L’objectif de fidélisation a été atteint un an plus tard. L’opération pourrait être rééditée bientôt. Un suc- cès qui rentre parfaitement dans la définition théorique de la ludification qui vise à «aug- menter les déplacements en modes doux grâce à un reca- drage ludique, éphémère ou per- manent, des espaces traversés», selon les deux sociologues. Les tickets sont un support parfait pour cette communi- cation. Le réseau de bus du Grand Villeneuvois (Lot-et- Garonne) propose depuis deux ans de planter ses titres de transports dans le sol pour voir pousser des fleurs. Les tickets spéciaux, biodégrada- bles et ensemencés, expriment parfaitement le message de l’AOT: «En prenant le bus vous ferez pousser une fleur.» Un jar- din composé de fleurs des champs issu du réseau de bus peut voir le jour. De quoi mo- tiver quelques usagers à la main verte. Et surtout bien po- sitionner le réseau vers le dé- veloppement durable. Des applications interactives peuvent aussi permettre TIBOU est heureux ce matin : Il va à la piscine avec l’ école . Il attend sagement l’arrivée avec ses camarades . Ça y est, le arrive ! La maîtresse annonce : “ Attention , voilà notre bus , restez bien sur le trottoir jusqu’à ce qu’il s’arrête”. Pourquoi la maîtresse demande aux enfants de rester sur le trottoir ? Pour une question de sécurité : Si un enfant traversait devant le bus, il risquerait de se faire écraser. Attention ! 1 Les messages sur la sécurité sont beaucoup mieux retenus par les enfants lorsqu’il sont ludiques. Ci-dessus la campagne Tibou du réseau Calais Opale Bus. La ludification passe parfois la technologie embarquée: ci-dessus les «tables communicantes» du MooviTER des Pays de la Loire. Patrick Laval - Photorail C omment faire en sorte que le touriste fraîchement dé- barqué de son avion n’ait pas pour premier et souvent unique réflexe l’idée de sauter illico dans un taxi? C’est en par- tant de cette idée que le projet Intégra a vu le jour à LaRo- chelle il y a six ans avec 13 villes européennes (France, Royaume-Uni, Espagne et Por- tugal). Integra est issu de Start (Seamless Travel across the At- lantic Regions using sustaina- ble Transport) et même de Part- ner (2004), deux programmes de recherche européens axés sur les actions en faveur de l’info voyageurs et l’améliora- tion de l’accueil touristique dans une ville. Sa conférence finale a eu lieu fin mai à l’École d’ingénieurs généralistes (EIGSI) de LaRochelle, parte- naire et concepteur du portail Integra lancé à cette occasion. Étant donné la spécificité du programme, il apparaît assez vite évident qu’il faut proposer sur ce portail, non seulement des informations de transport, mais aussi des renseignements touristiques détaillés. «Integra part du principe qu’on a une idée de voyage, mais on ne sait pas ce qu’on fera sur place; il permet la formation d’opinion en amont du déplacement , explique Domi- nique Breuil, directeur de la Re- cherche à l’EIGSI. L’idée de se rapprocher des offices de tourisme s’est donc imposée petit à petit afin de se positionner à la frontière en- tre deux mondes, transports et tourisme, qui ont du mal à com- muniquer… L’avantage pour une ville pas connue ou peu accessi- ble: se faire connaître!» Sur integra.tv (en français, an- glais, espagnol et portugais), le voyageur, entre sa ville de dé- part et sa ville de destination, peut choisir entre différents modes de transports qui lui sont proposés, à commencer par le train, le bus, mais aussi le covoiturage, la voiture, l’avion… Il s’informe aussi sur les atouts touristiques des villes, les centres d’intérêts, les espaces culturels, les hébergements… «Integra a été conçu comme une marque, un logo, un portail ras- semblant les infos pour rassurer les gens car la précision fournie va jusque par exemple où ache- ter le ticket de bus» , poursuit- il. Une cinquantaine de villes de la façade atlantique, fran- çaises, espagnoles, portugaises, anglaises et belges, sont déjà dans cette base de données. «On espère avoir le soutien de grands réseaux de villes, si ce n’est financier, au moins promotionnel. On vise une centaine de villes avant la fin de l’année, et très vite couvrir l’ensemble des villes des quatre pays» , ajoute-t-il. « Des informations simples à met- tre en œuvre existent déjà de fa- çon homogène sur le territoire , as- sure pour sa part Nicolas Taillade, directeur associé de Mécatran, société spécialisée dans le calcul d’itinéraires mul- timodaux. Pour fournir une in- formation complète, fiable et pré- cise, qui permet d’inciter, informer et orienter le voyageur vers les Mobilité. Quand les touristes prennent les transports en commun � La Vie du Rail - 23 octobre 2013 VOYAGE Pousser les touristes à prendre les transports en commun plutôt que leur voiture, cela suppose que les transporteurs soignent l’information, mettent sur pied des services spécifiques, des tarifs adaptés, des offres saisonnières… Présentation de quelques solutions. «Des villes de petite taille ou qui avaient une image de villes industrielles arrivent sur le marché du tourisme» , note Cécile Léonhardt, responsable projets à la direction de l’ingénierie et du développement d’Atout France. En 2012, l’agence de promotion touristique de la France a mené une étude détaillée sur la mobilité des vacanciers. Constat: ils ont des besoins spécifiques. «Les touristes ont un espace et un tempo différent de celui des habitants de la ville, ne serait-ce que parce qu’ils visitent souvent le week-end et pendant les vacances scolaires» , rappelle Cécile Léonhardt. À noter la propension grandissante aux courts séjours: 70% des séjours font moins de quatre jours, et plus de la moitié des visiteurs est là pour une journée. «Ils sont donc très sensibles à l’optimisation de leur temps» , poursuit-elle. Autres besoins spécifiques: la simplification de l’offre de transports, la traduction de la signalétique et des documents, qui s’ajoutent au souhait croissant d’expériences insolites et ludiques. Dans la pratique, que constate-t-on? Plus de 70% des touristes accèdent à la ville en voiture. Plus de la moitié se déplace ensuite à pied, dans une pratique hédoniste de la promenade, moins de 20% utilisent au moins une fois les transports en commun. Dernier point à ne pas négliger: le territoire, car la notion de ville à visiter ne s’arrête pas à ses frontières administratives. «Plus ou moins la moitié des visiteurs veulent découvrir les alentours, surtout des familles, ou bien ceux qui prolongent leur séjour ou encore ceux qui sont déjà venus» , explique la responsable d’Atout France. Pour en savoir plus: Faciliter les mobilités pour enrichir l’expérience touristique , qui, partant des constats, fournit des préconisations et dresse un panorama de l’offre de transport à destination des touristes dans les villes. Atout France. 45euros. C. N. Des touristes sensibles à l’optimisation du temps «Il faut se positionner à la frontière entre deux mondes, transports et tourisme, qui ont du mal à communiquer» Dominique Breuil U n voyage sur dix dans les transports en commun pari- siens est effectué par un tou- riste. Sachant que l’Île-de- France accueille en moyenne 30millions de touristes chaque année, et que les trois quarts d’entre eux sont utilisateurs des bus, métro, tram et autres trains – 84% des touristes étrangers mais seuls 56% des visiteurs français, qui sont majoritaire- ment arrivés en voiture –, c’est un flux que la RATP ne peut décemment pas négliger. Et qu’elle souhaite même bichon- ner: l’accueil des voyageurs d’affaires ou de loisirs fait désormais partie de ses priori- tés. Malgré la crise, l’activité touristique francilienne reste très soutenue. Et «la RATP s’est toujours préoccupée de son rôle dans l’économie de l’Île-de- France , affirme-t-elle dans un communiqué. C’est également pour cette raison qu’elle s’implique fortement au quotidien pour amé- liorer et renforcer son service à destination de cette clientèle.» La régie a commencé par signer en 2011 la charte «l’accueil en France, une ambition parta- gée» avec le secrétariat d’État au Tourisme. En dehors des services pensés pour cette clien- tèle – Balabus, Montmartrobus et Open Tour sans oublier les liaisons aéroportuaires – elle s’attache maintenant à amélio- rer l’information. Elle a ainsi développé tout un tas de ser- vices. Dernier en date, l’appli- cation “Visiter Paris en métro” pour smartphones, qui, avec ou sans connexion à Internet, donne accès à plein de services pratiques et aide le visiteur tout au long de son séjour. Car même si selon l’enquête MV2 d’octobre 2012, plus de huit voyageurs sur 10 déclarent n’avoir rencontré aucune diffi- culté lors de l’utilisation des transports en commun, «cer- tains points restent à améliorer, comme par exemple le manque d’informations en langues étran- gères ou l’identification des titres de transport à acheter» , recon- naît-on chez le transporteur francilien. L’appli conçue par l’agence Backelite et IXXI, filiale billet- tique et info-voyageurs de la RATP, et téléchargeable gratui- tement sur l’AppStore et Google Play, est donc traduite en sept langues. Complète et in- tuitive, elle sert d’aide aux dé- � La Vie du Rail - 23 octobre 2013 VOYAGE La RATP aussi veut mettre les touristes dans le métro Une étude menée auprès de 2500 touristes par le comité régional du tourisme, la RATP et SNCF Transilien révèle que: Les Britanniques sont ceux qui ont le moins recours aux transports publics; les Italiens (90%), Allemands (88%) et Espagnols (87%), sont les visiteurs qui les privilégient le plus. • Parmi les utilisateurs, la moitié se déplace exclusivement dans Paris intra-muros , l’autre moitié dans Paris ainsi qu’en banlieue. • Le métro est de loin le mode le plus utilisé, par plus de 9 personnes sur 10, tandis qu’un peu moins de 6 sur 10 prennent le RER. • Leurs attentes prioritaires se concentrent autour de trois registres: disposer de forfaits touristiques, pouvoir se déplacer de nuit, et avoir des plans interactifs pour le calcul d’itinéraire. Les étrangers y ajoutent des panneaux multilingues; les hommes d’affaires, la possibilité d’acheter son ticket en ligne, chose que l’appli “Visiter Paris en métro” ne propose malheureusement pas. • Les non-utilisateurs sont généralement parmi les plus âgés. Ils justifient ce choix par des raisons personnelles. Les visiteurs professionnels avancent par exemple le remboursement de leurs frais de taxis. Et ils sont peu nombreux à évoquer les contraintes liées à l’offre. Des touristes convaincus par les transports franciliens Les 200 “Gilets verts” de la RATP, bilingues anglais/français, sont chargés de l’information des voyageurs et des touristes. L’appli RATP “Visiter Paris en métro” pour smartphone. © RATP Jean-Francois Mauboussin S écurité des circulations, sécurité des voya- geurs, sécurité du personnel: ces trois prin- cipes sont présents dans l’ADN de la SNCF. Que l’on conduise un train ou que l’on règle les freins d’un wagon dans un atelier, que l’on traverse des emprises ferroviaires ou que l’on empile des caisses de matériaux, les pratiques professionnelles sont encadrées par des procédures dont la sécurité est om- niprésente, comme le montrent ces affiches Retrouvez les 80 chaînes de votre programme télé Culture Rail � La Vie du Rail - 23 octobre 2013 Collectors Quand la sécurité s’affiche Télé-samedi 26 octobre TF1 12.00 Les douze coups de midi 12.45 Météo 13.00 Le jour- nal 13.20 Reportages 15.15 Ghost whisperer 16.05 Ghost whisperer 16.55 Ghost whisperer 17.55 Tous ensemble 18.45 50 mn inside 19.50 Là où je t’emmènerai 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.30 Du côté de chez vous 20.40 Nos chers voisins 20.50Danse avec les stars présenté par Vincent Cerutti, Sandrine Quétier. Aux côtés de danseurs professionnels, pen- dant plusieurs semaines en direct, des personnalités vont devoir relever un nouveau défi et être confrontées à un art qu’elles ne maîtrisent pas : la danse de couple. 23.20Danse avec les stars présenté par Vincent Cerutti, Sandrine Quétier France 2 12.40 Point route, Météo 13.00 Journal de 13 h 13.20 13h15, le samedi 13.55 Météo 14.00 Envoyé spécial, la suite 14.50 Grand public 15.50 Un air de famille 16.40 Nicolas Le Floch 18.15 Y’a pas d’âge 19.00 Mot de passe 20.00 Journal de 20 h 20.35 Tirage du Loto 20.40 Emissions de solutions, météo 20.45Patrick Bruel, le grand show divertissement pré- senté par Michel Drucker. France 2 vous propose une émission exceptionnelle, en direct, présenté par Michel Drucker, avec pour invité Patrick Bruel. 22.55On n’est pas couché magazine présenté par Laurent Ruquier France 3 12.00 Le 12/13 12.50 30 millions d’amis 13.25 Les Grands du rire 15.00 En course sur France 3 15.20 Keno 15.25 Samedi avec vous 16.45 Expression directe 16.50 Un livre toujours 17.00 Les carnets de Julie 18.00 Questions pour un champion 18.35 Avenue de l’Europe 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.15 Zorro 20.45Commissaire Magellan de Claire De la Rochefoucauld. Avec : Jacques Spiesser, Maka Sidibe Accusée de meurtre, Emma de Keyster, héritière d’une puissante famille de notables, disparaît… Cinq ans après, elle décide de revenir à Saignac pour le mariage de sa sœur... 22.40Mort d’un Président de Pierre Aknine Avec : Jean- François Balmer. Canal + 12.00 Casting(s) (C) 12.05 La météo (C) 12.10 Clique (C) 12.45 Le tube (C) 13.40 L’effet papillon (C) 14.20 Samedi sport (C) 14.30 Intérieur sport 14.50 Samedi sport 14.55 Rugby : Toulouse / Toulon 16.50 Samedi sport 17.00 Football : Marseille / Reims 19.00 Le JT de Canal+ (C) 19.10 Salut les terriens ! (C) 20.25 Made in Groland (C) 20.55Paperboy de Lee Daniels Avec : Zac Efron, Nicole Kidman Ward Jansen, reporter au Miami Times, revient dans sa ville natale, accompagné de son partenaire d’écriture. Venus à la demande de Charlotte, ils vont enquêter sur le cas Hillary Van Wetter, un chasseur d’alligators qui risque d’être exécuté sans preuves concluantes. 22.40Jour de rugby présenté par Isabelle Ithurburu. 12.40 Météo 12.45 Le 12.45 13.05 Scènes de ménages 13.25 C’est ma vie 14.50 C’est ma vie 16.00 C’est ma vie 17.30 Must célébrités 18.40 Un trésor dans votre maison 19.40 Météo 19.45 Le 19.45 20.05 Scènes de ménages 20.50Touch Avec : Kiefer Sutherland, David Mazouz Alors que Martin apprend la mort de Lucy, Jake prononce ses pre- miers mots devant son père : « trouve Guillermo ». 22.30Touch Avec : Kiefer Sutherland. France 5 12.05 Les escapades de Petitrenaud 12.35 Les cyclades, tré- sors de la Grèce 13.35 In vivo l’intégrale 14.05 Liban - trésor de vie 15.15 Touareg les seigneurs des dunes 16.15 Dangers dans le ciel 17.10 La vie secrète des chiens 18.00 J’irai dor- mir chez vous 19.00 C à vous le meilleur 20.05 Entrée libre 20.35Echappées belles de Damien Pourageaux. Jérôme Pitorin commence son périple en Lorraine… 22.10Vu sur terre de Maud De Bohan. A partir des années 1940, la SNCF a sensibilisé les cheminots à la prévention des risques sur le lieu de travail et lors des trajets travail-domicile. Documents ARPDO & Rotonde 80 La Vie du Rail - 23 octobre 2013  � Télévision � Patrimoine � Théâtre � Radio � Internet � Musique � sur laviedurail.com/tv TF1 12.00 Les douze coups de midi 12.50 Des inventions et des hommes 13.00 Le journal 13.25 Du côté de chez vous 13.35 Météo 13.40 Mentalist 14.35 Dr House 15.25 Dr House 16.20 Les experts : Miami 17.05 Les experts : Miami 18.00 Sept à huit 19.50 Là où je t’emmènerai 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.30 Du côté de chez vous 20.35 A la rencontre de... 20.40 Météo 20.50Harry Potter et l’ordre du phénix de David Yates Avec : Daniel Radcliffe, Rupert Grint En 5ème année, Harry découvre que Poudlard a été tenue dans l’ignorance de sa der- nière rencontre avec Voldemort. Pire encore, le ministre de la magie a dépêché une nouvelle prof, Dolorès Ombrage… 23.35Les experts Avec : William Petersen. 12.45 Le 12.45 13.05 Recherche appartement ou maison 13.55 Recherche appartement ou maison 14.45 D&CO, une semaine pour tout changer 17.15 66 minutes 18.40 66 minutes : grand format 19.45 Le 19.45 20.05 E=M6 20.40 Sport 6 20.50Zone interdite présenté par Wendy Bouchard. Pour de petites arnaques, pour des vols, pour des agressions, ou même pour des crimes, de plus en plus de Français se transforment en justiciers. 23.00Enquête exclusive présenté par B. De la Villardière. Télé-dimanche 27 octobre France 2 12.05 Tout le monde veut prendre sa place 13.00 Journal de 13.20 13h15, le dimanche 14.05 Météo 14.10 Vivement dimanche 16.25 Grandeurs nature 17.30 Stade 2 18.45 Point route 18.50 Vivement dimanche prochain 20.00 Journal 20.30 20h30, le dimanche 20.35 D’art d’art 20.40 Météo 20.45Welcome de Philippe Lioret. Avec : Vincent Lindon, Firat Ayverdi Ancien champion de natation, Simon a laissé s’éloigner sa femme, Marion. Maître nageur à la piscine muni- cipale de Calais, il y rencontre Bilal, jeune réfugié kurde irakien qui veut rejoindre en Angleterre Mina, celle qu’il aime... 22.30Faites entrer l’accusé par Frédérique Lantieri. France 3 12.00 Le 12/13 12.10 Le 12/13 Dimanche 12.50 30 millions d’amis 13.20 Inspecteur Barnaby 14.55 Keno 15.00 course sur France 3 15.25 Louis la Brocante 17.00 Les chan- sons d’abord 17.55 Questions pour un super champion 19.00 Le 19/20 20.00 Tout le sport 20.15 Zorro 20.45Les enquêtes de Murdoch de Kelly Makin Avec : Jonny Harris, Yannick Bisson Le squelette d’un homme est retrouvé aux abords d’un camp fréquenté par des adeptes de naturisme. Le lieu a été acheté quelques mois plus tôt par Helmut Lindemann. La victime, âgée d’une quarantaine d’an- nées, a été tuée d’une balle en plein cœur. 2 épisodes 22.15Les enquêtes de Murdoch Avec : Yannick Bisson, Helene Joy. Canal + 12.15 Formula One - le débrief (C) 12.29 La météo (C) 12.50 Le supplément (C) 13.55 La semaine des Guignols (C) 14.30 Le petit journal de la semaine (C) 15.05 La semaine de Gaspard Proust (C) 15.10 Les nouveaux explorateurs 16.15 L’effet papillon (C) 16.50 Football : Monaco / Lyon 19.10 Canal football club, 1re partie (C) 19.40 Canal football club (C) 21.00Football : Saint-Etienne / PSG journée 23.15L’équipe du dimanche présenté par Thomas Thouroude. Le rendez-vous emblématique du foot européen fait son retour, chaque dimanche dans la foulée du DÉBRIEF. Au programme : les buts des grands championnats européens, des reportages, des interviews et des rubriques décalées à la sauce EDD, le tout emmené par l’énergique Thomas Thouroude. France 5 12.35 Médias, le magazine 13.40 L’univers 14.40 Au coeur des tribus 15.35 Sale temps pour la planète 16.05 Manger sain : info ou intox ? 17.05 Planète très insolite 18.00 C politique 19.00 On n’est pas que des cobayes ! 20.00 Les routes de l’im- possible 20.25 Avis de sorties 20.35Fais moi une place présenté par Alessandra Sublet. 22.05Dans le secret du conseil des Ministres de Ella Cerfontaine. Documents ARPDO & Rotonde 80 � La Vie du Rail - 23 octobre 2013 P oulpe, corail, girelle, mé- rou, langouste, rascasse, hippocampe, crabe, rouget, étoile de mer… À Saint-Ra- phaël, dans le Var, les dix pa- villons de la résidence de l’ As- sociation touristique des cheminots-Routes du monde sont baptisés en hommage au littoral méditerranéen. Cette ré- sidence vient d’accueillir, les 2 et 3 octobre, environ soixante- dix délégués venus de toutes les régions de France pour le 57 congrès national de l’associa- tion. Parmi les personnalités ve- nant de l’extérieur invitées à faire une intervention, figu- raient Christophe Parel et Sylvie Vannier du CCE SNCF, et Bri- gitte Demarien du Refuge des cheminots, une autre associa- tion cheminote. Il s’agissait d’un congrès pas tout à fait comme les autres en cette année du 80 anniversaire de l’ATC Routes du monde. Peu d’associations peu- vent afficher une telle longévité. Cette date symbolique appelait à dresser le bilan, faire l’état des lieux, dessiner les perspectives d’avenir. Bref, de quoi nourrir les échanges entre les congres- sistes rassemblés pendant ces journées. Certes, les séjours et voyages proposés par l’association n’ont rien à envier aux autres opéra- teurs de tourisme. Quant aux randonnées, une autre activité phare de l’ATC depuis des dé- cennies, elle fait le plein d’afi- cionados. Mais en 2013, le bi- lan n’est pas des plus positifs : le nombre d’adhérents qui conti- nue de diminuer et un recul important du volume des acti- vités exigent la mise en place d’un « véritable plan de gestion de crise » . Pour poursuivre ses activités, l’ATC doit impérati- vement «conquérir de nouveaux adhérents, se faire mieux connaître des cheminots, particu- lièrement de ceux qui sont encore en activité, attirer davantage de résidents dans nos gîtes et nos ré- sidences car le taux d’occupation est globalement insuffisant, de même que la durée moyenne des 1933-2013. Un anniversaire décisif pour Association touristique des cheminots C’est à Saint-Raphaël, dans le Var, où se trouve l’une des résidences de vacances de l’ATC Routes du Monde, qu’a eu lieu le 57 congrès national et le 80 anniversaire de l’association. LVDR LA VIE DES ASSOCIATIONS Anne JEANTET)LECLERC/LVDR La résidence Jean-Dupuis de l’ATC à Saint-Raphaël : c’est là que le congrès a eu lieu les 2 et 3 octobre. séjours, recruter également des bé- névoles pour piloter et dynamiser les comités qui en ont besoin » , ré- sume Jacques Besnard, prési- dent de l’association, ancien cheminot. Le bureau élu lors du congrès réunit autour de lui Yves Sicard, vice-président, Jean-Baptiste Barbe, secrétaire général (il succède à Jean-Ma- rie Koebel), Jean-Claude Pi- chois, secrétaire général adjoint, Liliane Soler-Poussard, tréso- rière générale (absente sur la photo) , et Gilberte Meysson, tré- sorière générale adjointe. L’association doit donc relever plusieurs défis. Pas facile, certes, mais elle dispose d’atouts : un esprit associatif conjugué à un solide maillage sur tout le ter- ritoire français, une offre de voyages, séjours et croisières (la prochaine croisière aura lieu en Méditerranée en mai 2014) en France et dans le monde entier. Elle possède des gîtes, rési- dences et campings à la mer, à la montagne et à la campagne, offrant un très bon rapport qua- lité-prix. Par ailleurs, elle réunit des ran- donneurs de différents niveaux et dans différentes régions grâce aux 35 sections randonnée exis- tantes, dispense des formations BAFA et BAFD, propose au ni- veau local à ses adhérents, par le biais de ses comités, des acti- vités de proximité (sorties, vi- sites, animations, repas festifs). Pendant ces deux journées de congrès, suivies (pour ceux qui le souhaitaient) de randonnées dans les environs (lire l’encadré Randonnée dans l’Estérel) , les congressistes étaient répartis dans les pavillons et les vingt- quatre studios que compte la résidence. Cette dernière, clas- sée 2 étoiles par le ministère du Tourisme, est aménagée sur un La Vie du Rail - 23 octobre 2013  � 1927. Naissance au PO-Midi du mouvement touristique des chemi- nots � 1933. Première assemblée géné- rale constitutive de l’Association tou- ristique des cheminots du Paris- Lyon-Méditerranée : l’ATC est née � 1934. L’association compte 7000 sociétaires et réalise trente-huit voyages � 1936. Création d’ATC sur d’autres réseaux : P-O Midi, État, Nord, Al- sace-Lorraine, Est � 1937. Création d’un comité gé- néral � 1938. Création de la fédération des ATC (fusion des ATC régionales) dans le cadre de la création de la SNCF � 1939. Seconde Guerre mondiale, mise en sommeil de l’ATC. À partir de 1940, interdiction de toute activité aux associations en zone occupée � 1944. Reconstitution de l’ATC sous la forme d’une ATC unique (déclara- tion au JO du 13 mars 1944). La même année, l’association est agréée comme « Association nationale de tourisme » (décret du 12 juin 1943) � 1945. Forte reprise des activités : entre 1945 et 1947, le nombre d’ad- hérents passe de 38 000 à plus de 100 000. Installation du secrétariat général dans les locaux de la rue Yves-Toudic, Paris X � 1947. Création de la Fédération internationale des ATC (FIATC) � 1948. Acquisition d’un chalet à St-François-Longchamp. L’année suivante, l’ATC siège à l’Union na- tionale des associations de tourisme � 1952. Sortie du premier numéro de la revue Chemins de France Routes du monde � 1959. Agrément « Association éducation populaire », création du service Formation (Bafa, BAFD) � 1964. Inauguration de la résidence de Saint-Raphaël � 1967. Nouvel agrément « Associa- tion de tourisme à but non lucratif » � 1971. Création des comités inter- régionaux (ils seront supprimés en � 1972. Inauguration de la résidence d’Argentière (Savoie) et l’année sui- vante, du camping de La Grande- Motte (Hérault). Quatre ans plus tard, inauguration de la résidence de La Grande-Motte � 1981. La résidence de Saint-Fran- çois-Longchamp ouvre ses portes. La même année, création du CCE SNCF : ses représentants siègent au conseil d’administration de l’ATC pour la première fois le 22 avril 1985. � 1988. Inauguration de Bagnères- de-Bigorre et de Fréjus � 1999. Agrément IATA (autorisation d’émettre des billets d’avion) Septembre 1999 L’ATC se scinde en deux : ATC Routes du monde et ATC Chemins de France � 2001. L’association compte 24714 adhésions familiales (soit en- viron 90 000 sociétaires) � 2003. anniversaire � 2004-2010. Période de restructu- ration : vente de la résidence de Fré- jus (2004), du gîte de Goldbach (2006) et du camping de La Grande-Motte (2007). Réintégration de Chemins de France à Routes du monde (2007). Retour à l’équilibre financier (2008), modification des statuts, réforme du système des adhésions (2009) � 2010. Congrès à Argentière. Mise en place d’un système de réserva- tion en ligne (RESALYS). Mise en conformité des résidences et amé- lioration du confort. Développement du site Internet et des outils de com- munication. Mise en place de com- missions techniques, de formations pour les bénévoles. Accentuation de partenariats (CCE, associations…) � 2013. Congrès à Saint-Raphaël. 80 ans d’histoire associative Messieurs les présidents… 1939 M. Lenoir 1944 M. Lartilleux 1948 M. Messager 1954 M. Madrolle 1958 J. Dupuis (la résidence de Saint-Raphaël porte son nom) 1997 M. Duru 2001 M. Barbet 2003 J.-B. Ygorra Depuis 2005 Jacques Besnard Photo d’archives des années 1930. La Vie du Rail - 23 octobre 2013  La sélection de la Bibliothèque centrale de prêt par correspondance du CCE. LE COUP DE CŒUR � Le Rhinocéros d’or DOCUMENT . De François-Xavier Fauvelle- Aymar (Alma Editeur) . Un panorama de l’Afrique subsaharienne du VIII au XV s. Il y a entre autres la visite de la capitale du Ghâna, une cérémonie grandiose à Marrakech, une tombe mystérieuse - celle où se trouvait le rhinocéros d’or trouvé en 1932 à Mapungubwe, la « colline aux chacals ». On découvre une Afrique chatoyante et glorieuse qu’on tint longtemps pour obscure. ET AUSSI… RETOURÀMATTERHORN • ROMAN. 1969, frontière entre le nord et le sud du Vietnam. La compagnie de marines Bravo s’apprête à prendre d’assaut la colline de Matterhorn dans la boue, les sangsues, les maladies tropicales et la moiteur de la jungle. Karl Marlantes (Calmann- Lévy) COMPRENDRELAMONDIALISATIONEN LEÇONS • DOCUMENT. Par un géographe, l’explication de la mondialisation sous ses aspects historique, géopolitique, culturel, réglementaire et juridique, environnemental. Gilles Ardinat (Ellipses) EMPRISENUMÉRIQUE • ESSAI. Un pamphlet contre l’engouement massif de nos sociétés actuelles pour les machines, les écrans et le culte des réseaux. Un texte à considérer en réaction aux excès parfois constatés chez les utilisateurs. Cédric Biagini (L’échappée) CHÂTEAUX UNEHISTOIREDESSITESFORTIFIÉS CITADELLESET FORTERESSES • BEAUX LIVRES. Historique de l’architecture défensive de l’Antiquité au début du XX e s à travers le monde ce panorama illustré de photos, coupes, plans et gravures. (Ouest France) Studiorail’Danse. Bollywood ou salsa ? Studiorail’Danse, affilié à l’UAICF de Paris-Est, a ouvert de tout nouveaux cours dans son studio parisien, à Paris-Est. Les cours ont lieu chaque vendredi : � de 17 h à 18 h : Bollywood et danses du monde � de 18 h à 19 h : danses latines : salsa, samba du Brésil, mambo, mais aussi bachata, et merengue, deux danses originaires de la République Dominicaine. Pour rappel, Studiorail’Danse propose de découvrir ses activités avec un mois de cours gratuit jusqu’à fin novembre dans son studio de Paris ou celui de Noisy-le-Sec. � Contact: UAICF, 01 42 09 25 91, www.studioraildanse.uaicf.asso.fr AMCF. Vivement le printemps à Romans ! La section de Paris Sud-Est/Dijon de l’Amicale pour l’accueil dans les métiers du chemin de fer, présidée par Maurice Barbessol, organise sa sixième escapade printanière les 25 et 26 mars 2014 en pays de Romans-sur-Isère, dans la Drôme. Départ de Paris-Lyon ou de Dijon-Ville. Hébergement à Valence, à l’hôtel Les Négociants. Découverte du célèbre kiosque à musique Peynet, classé monument historique. Visite de la sellerie Baude et du Musée international de la chaussure à Romans-sur-Isère. Le prix de ces journées (122 /personne) comprend les visites guidées, les repas du mardi et du mercredi, la chambre d’hôtel et le petit- déjeuner. � S’inscrireavant le 20 décembre auprès de Maurice Barbessol, 80,rue des Pâquerettes, 45700 Pannes. Jacques Tissot UAICF. Expo-vente à Oullins La Maison Jacqu’ART, affiliée à l’UAICF, organise une exposition-vente dans ses locaux, le 30novembre prochain, de 10 à 12h et de 14 à 17h, au 6 rue Gabriel-Cordier à Oullins (Rhône). On pourra y découvrir de nombreux objets artistiques, réalisés par les adhérents : émaux, encadrement-scrapbooking, peinture sur porcelaine, peinture sur soie, tableaux peints à l’huile, poterie-modelage, vannerie, photos… Une bonne occasion de faire ses emplettes de cadeaux en vue du prochain Noël. � Rens.: 04 78 51 11 78 du lundi au jeudi, de 14 h à 18 h (sauf pendant les vacances scolaires) Précision. Les trois vies de la cité des cheminots de Lens I CF Habitat Nord-Est fête bien cette année les 90 ans de la Cité des cheminots de Lens… ou plutôt de l’inauguration après sa reconstruction en 1923. En ef- fet, la Compagnie des chemins de fer du Nord a d’abord édifié pour son personnel un premier ensemble urbain dès 1884. Il n’en restait quasiment plus rien en 1918, à la fin de la Grande Guerre. C’est l’ingénieur Raoul Dautry qui, durant l’entre-deux- guerres, donna une impulsion nouvelle au développement pour les cheminots de ces cités exemplaires. Les bombarde- ments de la Seconde Guerre mondiale provoquèrent à nou- veau de gros dégâts. Et les grands chantiers de la recons- truction après 1945 donnèrent naissance à la cité dans sa struc- tur actuelle… Pour emprunter ces livres: BCPC, 140 rue de Bercy, 75012 Paris. Tél.: 01 43 45 54 19. LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS � La Vie du Rail - 23 octobre 2013 e 28 septembre, l’ Union artis- tique et intellectuelle des che- minots français a tenu son as- semblée générale annuelle au village vacances du CCE SNCF du Vert-Bois* à Saint-Mandrier (Var). Quatre-vingt onze délé- gués venus des sept comités ré- gionaux représentaient les vingt- sept activités de l’UAICF et les trois associations nationales (Cercle littéraire, espérantistes et cheminots philatélistes). Ils ont approuvé à l’unanimité les rapports d’activité 2012 pré- sentés par les membres du bu- reau et les représentants des commissions. L’année 2013 a été marquée par le 75 anniversaire de l’UAICF pour lequel une dotation ex- ceptionnelle de 20 000 euros a été attribuée aux commissions nationales, et une politique de communication originale a été mise en œuvre. Des manifesta- tions ont été organisées tout au long de l’année avec une constante : faire connaître une discipline au plus grand nombre de cheminots et à leurs familles, pour recruter davantage de nou- veaux adhérents. Parmi les manifestations qui ont émaillé l’année, on retiendra le festival national de chant cho- ral en avril au Verdon (Gironde), le stage d’initiation au dessin et à la peinture à Paris en avril, le festival régional de variétés (chants, danses et illusions) en mai à Saint-Laurent (Ardennes), le rassemblement des sociétés de musique en juin à Thouars (Deux-Sèvres), le challenge de bridge (notre photo) en sep- tembre à Port-Vendres (Pyré- nées-Orientales) ou encore l’offre élargie de cours de Stu- diorail’Danse. Bref, une profu- sion d’événements à l’image de l’UAICF : survitaminée ! (tous les détails sur http://uaicf75ans.overblog.co) Dans son intervention, le prési- dent Georges Wallerand a pré- cisé que le coût de ces événe- ments ne cesse d’augmenter alors que la subvention annuelle attribuée par le CCE, de l’ordre de 600 000 euros, n’a pas aug- menté depuis le transfert des ac- tivités sociales en 1986. D’où l’obligation de restreindre les frais de fonctionnement en pas- sant de dix à six salariés. Une occasion d’interpeller Chris- tophe Parel, secrétaire adjoint et président de la commission des activités sociales, sportives et culturelles du CCE, qui a assisté aux débats. De leur côté, les dé- légués ont renchéri en précisant que certaines manifestations, notamment internationales, ont dû être annulées, faute de moyens. José CLAVEIZOLLE Contact: UAICF, 9 rue de Châ- teau-Landon, 75010 Paris. Tél. : 01 42 09 25 91, www.uaicf.asso.fr * L’un des treize villages vacances du CCE SNCF. L’événement de la semaine UAICF. À Saint-Mandrier, une assemblée générale sous le signe du 75 anniversaire Le challenge de bridge de l’UAICF à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), en septembre dernier, fait partie des temps forts de l’année 2013. C’ est au Phare, à Chambéry, qu’a eu lieu l’assemblée géné- rale des délégués de la Mu- tuelle des transports Rhône- Alpes , le 5 octobre. Parmi les invités présents figu- raient Pascal Arnould (comité d’entreprise SNCF), Michel Duret, vice-président d’Entis, et Bernard Devay, président de l’UNVLCC. Après le discours du vice-pré- sident Francis Playt, les parti- cipants se sont répartis en deux groupes pour échanger sur les préoccupations actuelles des mutuelles complémentaires : le rôle futur de la Sécurité sociale avec sa transformation depuis sa création par Ambroise Croi- sat, les réflexions par rapport à l’accord national interprofes- sionnel (ANI) et les consé- quences pour la Mutuelle des transports Rhône-Alpes, et en- fin, les Unions mutuelles de groupement UMG par le biais de Viamut (union des forces de la Mutuelle Entrain et de la MGC) et Entis, l’UMG que la MTRA a intégré. Ces sujets pour cette mutuelle étant d’une grande importance, un séminaire sera organisé en décembre pour en débattre. À retenir d’ores et déjà : pour le service vacances, la vente des deux studios du Grau-du-Roi et de l’appartement du site de Montchavin-les-Coches afin de réinvestir vers de nouveaux sites mieux adaptés aux at- tentes des adhérents. Les évolutions et perspectives pour 2014 sont une augmen- tation moyenne des cotisations de 0,8 %. Par ailleurs, après une ouverture de la mutuelle en 2013 vers les salariés des entreprises de remontées mé- caniques, la MTRA poursuit son développement et élargit son offre vers les agents terri- toriaux. La mise en place d’une action de prévention de pré- vention « Santé et Environne- ment ». L’assemblée s’est terminée par un autre temps fort : la remise des médailles mutualistes et médailles du travail et l’an- nonce du changement de pré- sident, Saïd Boudjema laissant sa place à Francis Playt (notre photo). Jean-Christophe MONTUPET Contact : MTRA, 13 avenue Aristide Briand, 38600 Fon- taine. Tél. : 04 76 53 16 17 [email protected] www.mtra.fr La Vie du Rail - 23 octobre 2013  MTRA. Quelles perspectives pour 2014 ? FGRCF. Réunion à Lagny-Thorigny- Pomponne La section de Lagny-Thorigny- Pomponne de la Fédération générale des retraités des chemins de fer français organise son assemblée générale le 14novembre prochain. M.Chambonnet, responsable régional FGRCF, et M. Valette, conseiller Prévoyance de la CPR, participeront à la séance et répondront aux questions susceptibles d’être posées par l’assemblée. La section invite les cheminots à venir nombreux, et précise que les conjoints et les amis cheminots sont les bienvenus. La réunion débutera à 9h15 à la mairie de Pomponne (salle polyvalente), 1 rue du Général-Leclerc, 77400 Pomponne. Un repas amical suivra (inscription impérative auprès de Roland Romagne, président de la section, au 01 64 02 37 20). Avec l’ATC, découvrez l’Italie, le Monténégro et Aix-la-Chapelle La section d’Amiens-Lille de l’Association touristique des cheminots (ATC Routes du monde) organise plusieurs voyages : en Italie, dans les régions des lacs et à Vérone du 14 au 21 mai 2014, ainsi qu’une découverte d’Aix-la- Chapelle, en Allemagne, en septembre 2014. La section propose également, en association avec la section de Nevers, un circuit découverte du Monténégro, en ex-Yougoslavie, du 14 au 21 juin 2014. � Pour tout renseignement: ATC, 25 rue de la Délivrance à Amiens. Tél. : 03 22 53 85 37 (le jeudi de 14h à 17h). E-mail : [email protected] Site Internet : http://atcamiens Les médaillées du travail de la MTRA : 20 ans pour Martine Penache, 30 ans pour Myriam Caparros et Liliane Jourdan. Le passage de témoin entre Saïd Boudjema et Francis Playt. Photos Jean-Christophe MONTUPET � La Vie du Rail - 23 octobre 2013 Les mots fléchés de Michel Baudoin JEUX    � �� �                                                   �    � ��             � �  � � �  �    ��   ��      �   �    �    � �� �                                � �� �  � �� �   �         �    �            �  ��                         ��          �    �   � �           ��          �   �              � �   �   �   � �� � � �� �  �          �    �              �        �  Solutions du numéro précédent �      ��  � �              �    �              982543167 136792854 547186239 825964713 419378526 673251498 354829671 298617345 761435982 627314958 319258467 845976132 164532789 592687314 738491625 951843276 283769541 476125893 difficile PEDIATRE ECLATEUR TAPISSER PLIOCENE Ce jeu consiste à aller du mot de la première ligne au mot de la dernière ligne en passant par le mot central, en diminuant d’abord d’une lettre puis en augmentant d’autant. Sont toutefois interdits les chassés-croisés, les conju- gaisons et les pluriels. Les sabliers d’Alain Giusti Sablier 1 Sablier 2 Rectificatif au n° 3436. La bonne adresse pour les jeux-concours de mots fléchés de Michel Baudoin est : [email protected]
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