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La Vie du Rail hebdo n°3283

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� La Vie du Rail - 3 novembre 2010 UNE SEMAINE DANS LA VIE DU RAIL Réforme des retraites. Et maintenant? M ercredi 27octobre, lorsque nous bouclions cette édition de Vie du Rail, le taux de grévistes chez les cheminots s’élevait à 4,5% selon la direction de la SNCF, 10,8% selon la CGT-Che- minots. Et, chiffre symbolique, neuf TGV sur dix étaient en ser- vice. Cela marquait, sans surprise, une mobilisation en nette baisse par rapport aux premiers jours de ce mouvement reconductible. Le 12octobre, entre 40% et 53% des cheminots avaient fait grève. Depuis, la baisse du nombre de grévistes était régulière, à l’excep- tion du 19octobre, la précédente journée d’action interprofession- nelle au cours de laquelle de 30% (selon la direction) à 42% (selon la CGT) des cheminots avaient fait grève. Toutefois, les syndicats cheminots s’attendaient à «une mobilisation d’une tout autre nature» le 28oc- tobre, nouvelle journée d’action nationale fixée contre la réforme des retraites. La baisse de la mo- bilisation à la SNCF n’est pas une surprise dans la mesure où elle se situe dans un contexte de régres- sion de la mobilisation dans les raffineries, fer de lance cette fois du conflit, mais également chez les lycéens, partis en vacances de la Toussaint. Comme le résume Bruno Duche- min, responsable FGAAC-CFDT, selon une for- mule désormais consacrée par l’ensemble des responsables syn- dicaux de l’entre- prise, «les chemi- nots voulaient bien être la locomotive mais il fallait que les wagons suivent.» Côté CGT, on précisait alors que les modalités de grève changent, avec davantage d’arrêts de 59minutes, davantage d’entrées et de sorties de la grève. Et l’ensemble des syndicats appe- lait, une fois les vacances scolaires passées, à une nouvelle journée de mobilisation et de manifesta- tions le 6novembre. Revenant sur le terrain de l’entre- prise publique, le 22octobre, Di- dier Le Reste avait adressé une let- tre ouverte au président de la SNCF, en s’interrogeant: «Mais où est donc passé Guillaume Pepy?» Pour le secrétaire général de la CGT, «nous sommes donc bien, à l’heure actuelle, dans le cadre d’un conflit social où la responsabilité de la direction SNCF est aussi engagée. […] La fédération CGT des Cheminots fait appel à l’intelli- gence et à la raison pour que s’ouvrent, sans attendre, de véritables négociations sur l’emploi, le fret, les salaires, les conditions de tra- vail et plus largement sur l’avenir du service public SNCF». Histoire de trouver une porte de sortie dans ce conflit au cours duquel la di- rection s’en est tenue à une pru- dence extrême? Au cours de ce conflit, l’unité syn- dicale est donc restée sans faille chez les syndicalistes cheminots, et c’est notable. Cependant, comme le souligne Marc Bauchet, secrétaire général de l’UNSA, qui se veut leader d’un pôle réfor- miste, on peut redouter que «ce conflit laisse des traces dans le pays en termes de qualité des relations so- ciales. Face à un gouvernement in- transigeant, qui n’a jamais négocié, excluant les organisations syndicales du champ des négociations, cela fait courir le risque demain d’une radi- calisation des conflits. Il est clair que nous sommes face à une réforme idéologique. Je n’ai jamais constaté un contexte aussi malsain.» Peu avant le vote final des députés, le ministre du Travail, Éric Woerth, a voulu se montrer apai- sant, assurant qu’il ne fallait pas voir dans la fin du conflit une vic- toire du gouvernement. Suffisant pour calmer les esprits? Pas sûr. Dans le même temps, le leader de la Confédération CGT, Bernard Thibault, estimait que le mouve- ment persisterait: «Changer de mode de protestation ne signifie pas pour autant renoncer à l’action.» P.G. Entreprise. Une embellie toute provisoire O n connaît bien les bilans an- nuels de la SNCF, voire les chif- fres semestriels, mais publier un communiqué pour annoncer les principaux chiffres pour les neuf premiers mois de l’année, ce n’est pas fréquent. Pour la direction de l’entreprise, il s’agit sans doute de tirer un bilan avant la grève re- conductible du mois d’octobre. C’est d’ailleurs dit clairement: «les effets de la grève interprofes- sionnelle d’octobre sur la réforme des retraites pèseront sur les comptes du dernier trimestre et la reprise encore fragile. Ils incitent à la prudence sur l’activité à la fin 2010, en particulier dans le domaine du fret ferroviaire qui est la première victime du conflit.» En attendant donc les comptes annuels qui déchantent, ceux des neuf premiers mois de 2010 sont plutôt encourageants pour le groupe, laissant envisager l’amorce d’un redémarrage après la crise. Le chiffre d’affaires, 22,702milliards d’euros, est en hausse de 24% soit, précise la SNCF, de 4,8% (887millions d’euros) «à périmètre et taux de change constants». En effet, sur les 4,4milliards de chiffre d’af- faires supplémentaires, les «opé- rations de développement» en re- présentent près de 3,34milliards. C’est essentiellement lié à l’inté- gration de Keolis au 1 février dernier et au rachat d’entreprises de logistique par Geodis. Motif de satisfaction pour ces neufs premiers mois, «toutes les branches sont en croissance, en ligne avec les prévisions.» Certes, dans le détail des chiffres de cette pé- riode, la création de Gares & Connexions, nouvelle branche chargée de la gestion des gares, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 827millions d’euros, rend as- sez délicates les comparaisons avec les précédents résultats. Tou- tefois, les comparaisons pro forma, sans tenir compte de l’in- tégration de Keolis et de Gares & Connexions, sont encoura- geantes. La hausse de l’activité pour SNCF Proximités, TER et Transilien, est estimée à 4,7% (228millions d’euros). SNCF Voyages, qui re- groupe l’activité sur les grandes lignes, en particulier les TGV, a un chiffre d’affaires en progres- sion de 5,2% (263millions). Cette évolution est favorisée par le dynamisme des relations in- ternationales et la «bonne tenue» du chiffre d’affaire domestique «qui compensent l’impact négatif des mouvements sociaux et des tra- vaux sur le réseau». Quant à SNCF Geodis, qui regroupe les activités de fret et de logistique, le chiffre d’affaires, aussi à péri- mètre et taux de change constants, est en hausse de 7,5%. La SNCF ne donne toutefois pas de précisions sur l’évolution du seul fret ferroviaire. Une brève embellie avant la tem- pête du dernier trimestre? Lors de la présentation des comptes semestriels, le directeur financier, David Azéma, avait envisagé «la probabilité d’être dans le vert à la fin de l’exercice 2010». Sauf pé- pin ou aléa notoire… Une fois tous les comptes faits, la grève re- conductible liée au conflit sur les retraites pourrait en être un. P.G. Didier Le Reste : « Mais où est donc passé Guillaume Pepy ? »  La Vie du Rail - 3 novembre 2010 ITALIE on sur place. Avec à la clef, pour- quoi pas, une fusion avec la com- pagnie des transports publics de la ville, ATC. Cette dernière ayant déjà absorbé sa petite sœur de Fer- rare dans la province voisine, on créerait ainsi un géant régional des transports. � Le tram souterrain D e surprenants panneaux carrés ont fait leur apparition dans le centre de Bologne: avec un W blanc sur fond rouge, ils rappel- lent, inversé, le logo des métros italiens, de Gênes, Milan, Naples ou Rome. « C’est de l’art » , ex- plique-t-on doctement à l’office du tourisme de la Piazza Mag- giore… Le W devrait devenir M avant la fin de la décennie, quand la ville aura enfin son petit métro. Sur place, on l’appelle Metrotran- via. Inventé à Milan, le terme dé- signe un tramway rapide (par op- position au tram traditionnel et vieillot, encore présent dans plu- sieurs villes italiennes, dont jus- tement Milan). À Bologne comme dans la ville voisine de Parme, on revendique ses deux compo- santes, métro et tranvia (tram- way). « En Allemagne, on appelle- rait ça un Stadtbahn, explique Michele Tarozzi, responsable du projet à la mairie. Un tramway en site propre, avec une section souter- raine dans le cen- tre-ville. » Cette section souterraine constitue le gros du projet: il s’agit de relier le secteur de la foire, au nord-est, l’hôpital principal, à l’ouest, via la gare centrale et l’hypercentre. Soit une liaison de 7,1 km pour com- mencer (6,5 km de tunnel, 0,5 km de rampe et 0,1 km en surface, à l’hôpital), avec treize stations. Les douze stations sou- terraines seront plutôt étriquées: des boîtes de 40 m sur 20 m, dont les quais – larges de seule- ment 2,60 m – seront équipés de portes palières. « C’était une exi- gence de sécurité du ministère pour approuver le projet » , précise M.Tarozzi. Pour le matériel rou- lant, Bologne veut un tramway moderne à plancher bas, long de 35 m environ et a priori large de 2,40 m. L’appel d’offres devrait être lancé l’an prochain. Le passage en tunnel était la seule solution dans le centre médiéval, compte tenu de la topographie des lieux, argumente l’ingénieur. Et aussi sans doute parce que la ville n’était pas prête à libérer ses rares rues un peu larges… Quant au choix du tramway, il s’ex- plique par un virage à 90° dans l’hypercentre et par la volonté de prolonger la ligne en surface. D’où la modeste largeur des vé- hicules prévue, le tram étant prié de ne pas trop prendre de place aux voitures dans les avenues de la périphérie. Pour l’instant, Bologne a réussi à financer un tronçon d’un peu plus de 3 km entre la foire et la gare – qui comprend le dépôt –, ainsi que le creusement de la suite du tunnel de la gare à l’hô- pital. Le devis pour cette tranche est très exactement de 388,86millions d’euros, financés à 70 % par l’État italien. Selon les calculs de la mairie, il faudra à cette somme ajouter 297,03millions pour parachever la ligne jusqu’à l’hôpital. L’achè- vement de la première partie (les 3 km de la foire à la gare et le gros œuvre du tunnel dans le centre et jusqu’à l’hôpital) est pour l’instant prévu au premier semestre 2018. « Nous espérons réunir l’argent rapidement, afin de pouvoir mettre la deuxième phase en service en même temps, ou un peu après », précise Michele Ta- rozzi. L’idée est de faire circuler LES PROJETS DU RÉSEAU DE BOLOGNE Le passage en tunnel était la seule solution dans le centre médiéval, compte tenu de la topographie des lieux  La Vie du Rail - 3 novembre 2010 ITALIE � Civis et la renaissance des trolleybus D ans la banlieue est de Bologne, à San Lazzaro di Savena, les bus de la ligne 19 roulent sous des bi- filaires tout neufs, sur une chaus- sée fraîchement refaite. Au sol, la double ligne discontinue d’un marquage au sol qui rappelle beaucoup le Teor rouennais. Bien- venue sur les 3,2 km achevés de la future piste de Civis! Civis? C’est ce gros bus à guidage optique car- rossé comme un tramway, mis au point dans les années 1990 par RVI et Matra (aujourd’hui Irisbus et Siemens). Si sa version diesel a été rapidement rejetée par Rouen et Clermont-Ferrand pour cause de manque de fiabilité et de consommation trop importante – alors qu’elle donne semble-t-il sa- tisfaction à Las Vegas, aux États- Unis –, sa version trolleybus a eu une carrière plus brillante: sous le nom de Cristalis (sans guidage optique), elle roule à Lyon, Li- moges, Saint-Étienne et Milan. Sur une très courte ligne à Castellón de la Plana en Espagne, il s’agit bien d’un Civis; dans la pratique, un Cristalis doté du guidage op- tique Optiguide de Siemens (ce- lui de Teor). Les 49 véhicules commandés par Bologne ont en plus une cabine de conduite cen- trale. Ils font 18,5 m de long. Lorsque nous annoncions la vente du Civis à Bologne, en novem- bre2003, nous évoquions une inauguration en 2007… Au- jourd’hui, Francesco Sutti parle de 2013. Les raisons de ce très im- portant retard? Sans doute un peu trop d’optimisme au départ, des changements dans le projet à cause de l’arrivée de la Metrotran- via sur sa partie ouest, des diffi- cultés à récupérer les subventions promises par Rome et bien sûr quelques palabres. Le parcours a du coup été modifié (et il est passé de 25 km à 17,8 km), tandis que l’importance des sites propres des- cendait de 60 à 40 % du total. « Il y a eu des compromis » , regrette le président de l’opérateur local. Quant au coût, il est estimé à 182millions d’euros, dont 62,6millions pour le matériel rou- lant. Au moins, « les Civis sont à Bologne » , note M.Sutti. Ils sor- tent de temps en temps pour faire des tours de roue sur le petit tron- çon achevé à San Lazzaro di Sa- vena. Le reste du tracé est amé- nagé progressivement, petit bout par petit bout. En 2013, l’ATC doit mettre en service quatre lignes menant du centre et de la gare à la périphérie est, avec un long tronc commun le long de la Via Emilia Levante (la route de Rimini). S’il est conscient des imperfections du projet, le patron de l’ATC sou- ligne qu’aménagements routiers et priorité aux feux permettront aux Civis de rouler à une moyenne de 18 km/h, contre 14 km/h pour les bus actuels. Et si le projet est dé- cidément long à se concrétiser, c’est une véritable orgie de trol- leybus qu’il annonce pour ces pro- chaines années. Les trolleys, Bo- logne y est déjà habituée depuis longtemps: elle en a eu de 1955 à 1982, et en a à nouveau depuis 1991. Aux deux lignes actuelles doivent s’ajouter les quatre de Ci- vis, mais aussi une nouvelle trans- versale est-ouest à (ré) électrifier. Francesco Sutti évoque mainte- nant deux axes supplémentaires vers le nord et le sud-ouest où se- raient prolongés les Civis. « L’ob- jectif, c’est d’avoir 128 km de lignes de trolleybus avec 131 trolleys à l’ho- rizon 2015» , dit-il. Seule ombre au tableau: les travaux du tram souterrain devraient passablement perturber ce joli réseau à peine achevé… François ENVER L’ATC compte beaucoup sur ses trolleybus, réintroduits à Bologne en 1991. À San Lazzaro di Savena, dans la banlieue est, 3,2km du tracé du Civis sont achevés. Photos François ENVER ON SE DONNE DES NOUVELLES F ils et petit-fils de cheminots qui lui ont transmis la passion du che- min de fer, Jacky Emon a effectué toute sa carrière de roulant au dé- pôt de Saintes. Dix ans après son départ à la retraite, il a été élu, au printemps, conseiller régional de Poitou-Charentes. « Je n’avais sol- licité personne. Lorsque Ségolène Royal m’a appelé, j’ai été surpris mais elle m’a fait comprendre que j’avais le profil. » Le poste qu’il oc- cupe – vice-président de la com- mission Transports, en charge no- tamment des TER – est en effet la suite logique d’un engagement au service d’autrui. « C’est l’intérêt gé- néral qui m’a toujours guidé », avoue-t-il. Adhérent à la CGT dès l’âge de 17 ans, syndicat dont il a dirigé l’union locale, membre du CESR où dix ans durant ses préconisa- tions en matière ferroviaire ont été aussi nombreuses que remar- quées, il est également conseiller municipal de Fontcouverte, com- mune proche de Saintes, et res- ponsable de la commission char- gée du schéma de cohérence territorial au conseil de dévelop- pement de la Saintonge romane. « Il faut s’investir mais, reconnaît-il, on apprend beaucoup au contact des autres. » Celui qui se définit comme un « républicain laïc empreint de jus- tice sociale » mesure la tâche qui est la sienne. A la région, les dos- siers ne manquent pas, mais sa connaissance du milieu ferroviaire et son expérience demeurent des atouts. Lors du transfert des com- pétences, les dessertes TER étaient peu performantes, le matériel guère confortable. « On dénombrait 5 000 voyageurs par jour. Ce chiffre a doublé et les abonnés représentent un tiers de celui-ci, preuve d’une réelle fidélisation. Malgré tout, il s’agit de répondre aux besoins des populations. » Dix rames Régiolis sont en commande. L’objectif est clair : doubler l’offre d’ici à 2020, par paliers. « En attendant, expose Jacky Emon, il s’avère urgent de donner à l’intermodalité la place qui lui revient. De créer en zone rurale, ce qui existe déjà entre La Rochelle et Rochefort où les dessertes rencontrent un succès certain. De faire évoluer l’offre entre Bordeaux et Nantes. De créer une desserte de proximité entre La Rochelle et le nord de la Gironde. Des réunions départementales, as- sociant tous les acteurs, sont mises en place. La complémentarité des modes de transport prime. Il y a beaucoup à faire, mais c’est un axe fort de la politique régionale pour cette mandature. » François-Xavier POINT Profil. Jacky Emon, expert en TER Cette page vous est dédiée. Donnez-nous de vos nouvelles. Contact: 0149701240 VISDERECHERCHE Comment le pont de Diou-Gilly-sur-Loire a-t-il été détruit ? Un lecteur mène actuellement une étude sur les destructions d’ouvrages métalliques dans le département de l’Allier au cours de la retraite allemande de septembre 1944. Son attention se porte en particulier sur le pont ferroviaire de Diou-Gilly- sur-Loire, qui aurait été détruit le 5 ou 6 septembre 1944. Un train aurait même chuté dans la Loire après la destruction de ce pont. Ce lecteur serait intéressé par toutes les précisions qui pourraient lui être communiquées sur les circonstances de cette destruction, l’histoire de la reconstruction du pont et la date de remise en circulation. Contact : 01 49 70 12 40. « C’est l’intérêt général qui m’a toujours guidé » 300 %. C’est la hausse du trafic de faux médicaments dans le monde entre 2007 et 2008. Interpol l’évalue à 75 milliards d’euros, soit près de 10 % du marché pharmaceutique mondial. Premières victimes : les pays en voie de développement. Source: Les Echos 45 %. C’est la part que représentent les prestations sociales dans le total des dépenses publiques en France, notamment les allocations chômage, pour 2009. Source: ministère des Finances ) 7. C’est, en millions, le nombre d’abonnés France Télécom à la téléphonie fixe sur le réseau traditionnel. Cette activité ne représente plus que 3 % du chiffre d’affaires de l’opérateur historique. (Source: Le Figaro 8 sur 10. C’est la proportion de Français qui estiment que la publicité est « plutôt une source d’ennui » et qui réclament plus de créativité. (Source: TNT Sofres) Ça se passe en ce moment. La Biennale du Carnet de voyage Ecrivains voyageurs, carnettistes, pho- tographes, conférenciers, réalisateurs se donnent rendez-vous du 19 au 21 novembre à Clermont-Ferrand pour la Biennale du Carnet de voyage. Ils présenteront leurs voyages à travers le monde lors de cette 11 édition qui met à l’honneur le continent asiatique : la magie de l’Asie, ses mystères, l’hé- roïque conquête des sommets du monde. Au cours de ces trois journées, les débats rencontres, projections, conférences et ateliers permettront aux visiteurs de partager les connaissances et les périples de ces grands voyageurs. De plus, une soirée spéciale est prévue le 20 novembre en présence de la navigatrice Isabelle Autissier et de l’alpiniste Lionel Daudet, de retour d’une expédition mer-montagne en Antarctique. Le photographe iranien Reza, qui par- court le monde depuis trente ans, sera également présent. A. J.-L. Biennale du Carnet de voyage, Polydome, place du 1 -Mai, Clermont-Ferrand. Entrée : 8 . Programmation complète sur www.biennale-carnetdevoyage.com La Vie du Rail - 3 novembre 2010 François-Xavier POINT lundi 8 novembre 10.15 Les films faits à la maison 10.40 En berline à Berlin 12.10 Les Guignols de l’info 12.20 L’édition spéciale 14.00 Terminator renaissance 15.50 Tout le monde il est beau 16.30 Une affaire d’état 18.05 L’album de la semaine 18.15 Les Simpson 18.40 Le JT de Canal+ 19.05 Le grand journal 19.55 Les Guignols de l’info 20.10 Le grand journal, la suite Francis Vanverberghe, dit “Francis le Belge”, est mort le 27 septembre 2000 à 16H00 dans un bar PMU proche des Champs-Élysées. Pour les médias, c’est le “dernier parrain marseillais” qui disparaît, et avec lui toute une époque du grand banditisme à la française. Qui fut Francis le Belge ? Un proxénète, un trafiquant de drogue au charisme incontesté, un “beau mec” de Marseille… 22.25 Spécial investigation doc. 22.50 Spécial investigation/ 23.20 L’œil de links/ 23.45 Inglourious basterds CANAL + 12.10 13.35 Le magazine de la santé 14.30 Allô docteurs 15.05 Gang de macaques 15.35 Brésil: salsa, samba, cariocas 16.30 J’irai dormir chez vous… 17.45 C dans l’air Film de Christophe Malavoy Avec Jean-Paul Roussillon Maury 1942. Après s’être séparée pour passer la ligne de démarcation, une famille parisienne juive se retrouve enfin en zone libre, dans la campagne charentaise: Ils sont hébergés dans une dépendance d’un vieux paysan du cru, Maury. 22.20 Tolstoï dans l’œil de la caméra doc. 23.15 La délivrance de Tolstoï/ 0.45 Maite was here/ 1.30 Bienvenue au pays des monstres doc. FRANCE 5 ARTE 8.25 M6 Clips 8.50 M6 Boutique 10.05 Docteur Quinn, femme médecin, 2 épisodes 11.40 Une nounou d’enfer, 2 épisodes 12.45 Le 12 45 12.55 Une nounou d’enfer, 2 épisodes 13.45 Dans ses rêves 15.45 nounou est un millionnaire 17.40 Un dîner presque parfait, Spécial séduction, mag. 18.45 100% Mag 19.45 Le 19 45 20.05 Scènes de ménages, série Film de Barry Sonnenfeld Leur anonymat confine à la non-existence: K et J sont les Men In Black. Leur mission: éliminer la vermine interga- lactique qui immigre sur Terre pour y semer le trouble. Et ce dans le plus grand secret. Mais l’assassinat de quelques extraterrestres va entraîner nos 2 agents dans une dangereuse aventure pour la survie de l’univers… 22.30 Panic room 0.35 Shark 2 ép. / 2.00 M6 Music mag. / 2.15 Météo M6 20.50 Mon père, Francis le belge 20.40 Zone libre 20.40 Men in black 19.00 Arte Journal 19.30 Un billet de train pour¿, Les glaciers suisses, doc. 19.55 Les nomades du cercle polaire, doc. ARTE CANAL+ Séries 20h40 -CANAL FAMILY- Une minute avant. / 20h45 -SÉRIE CLUB- Prison Break - 2 ép. / 21h20 -GULLI- Les vies rêvées d’Erica Strange. / 22h10 -GULLI- L’instit. / 22h15 -SÉRIE CLUB- 24 heures chrono - 2 ép. / 22h20 -CANAL DÉCALÉ- La vie secrète des jeunes. / 23h50 -SÉRIE CLUB- Underbelly - 2 ép. / 00h40 -CANAL CINÉMA- commune. / 01h25 -CINÉ POLAR- Le visage du passé. / 01h30 - CANAL CINÉMA- La commune. / 01h55 -NT1- Enquêtes très privées. Tourisme / évasion 10h20 -ODYSSÉE- La route des vins. / 12h15 -ODYSSÉE- Une boutique à... / 13h00 -USHUAIA TV- Ushuaïa nature. / 16h45 -USHUAIA TV- terre ne tourne plus rond. / 18h50 -ODYSSÉE- La fée des noces. / 20h40 -USHUAIA TV- Sentinelles de la nature -NATIONAL GEOGRAPHIC- My 9 / 11 -ODYSSÉE- Féminité, santé, inégalité. / 00h30 -USHUAIA TV- Conte des grandes prairies. / 02h35 -ODYSSÉE- Escapadegourmande. / 03h05 -USHUAIA TV- Sentinelles de la nature. Téléfilm Film Film Participez au concours de nouvelles L’association Tu connais la nouvelle, de Saint-Jean-de- Braye (Loiret), organise un concours de nouvelles ouvert à toute personne âgée de plus de 16 ans. Cette année, les bi- bliothécaires du comité d’éta- blissement SNCF de la région de Tours prennent le relais et réceptionnent les textes. Thème choisi : la peau. Les nouvelles ne devront pas dé- passer cinq pages dactylo- graphiées (10 000 signes maximum). Les textes doivent être déposés auprès des bi- bliothécaires, qui les transmet- tront avant le 14 janvier 2011. René VERELST Contact : Antenne 45 du CE SNCF, 19 ter, rue Jean-Jaurès, 45400 Fleury-les-Aubrais. Bibliothèque, 02 38 81 09 85. CLEC. Le palmarès du concours littéraire 2010 L e jury du 59 concours littéraire de l’ Union artistique et intellec- tuelle des cheminots français, qui s’est réuni le 7 octobre dernier, a lu et jugé plus de 70 textes. Pour- tant, aucun premier prix n’a pu être attribué, comme le précise le palmarès qui suit. La remise des prix aura lieu lors de l’assemblée générale du Cercle littéraire des écrivains cheminots, le 30 janvier � Ecrit ayant trait au métier de cheminot 2 e prix ex aequo. Philippe Deniard, de Marseille. La tine du seize René Magotteaux, de Bruxelles. Le rail aux abois Mention. André Bonnisseau, de Paris. Le Cri Mention et prix spécial de l’UAICF. Jean-Baptiste Cilio, de Gerstheim. Grabuge autour du C3 � Poésie régulière 2 e prix et prix spécial de la Délé- gation générale à la langue fran- çaise et aux langues de France. André Marchal, de Chaudenay. Saisons et raisons d’être 2 e prix ex aequo. Edouard Piolet, de L’Etrat. Le chemin découvert Mention et prix spécial du Co- mité central d’entreprise de la SNCF en tant que plus jeune lau- réat du concours. Gilles De Franco, de Nanterre. Amarres culinaires � Poésie libérée ou prose poétique à sujet libre Mention. André Bonnisseau, de Paris. Crucifixion Mention. Roland Crépin, de Mison. Osmose � Conte, nouvelle ou récit en prose à sujet libre 2 e prix. Gilles De Franco, de Nan- terre. Le suceur de feuilles Mention. Véronique François- Choppin, de Chauny. Aucune trace Citation hors concours. Domi- nique Chappey, des Abrets. Le chasseur parasol A vos plumes pour le prochain concours littéraire Le 60 concours du Cercle littéraire des écrivains cheminots est lancé. Tous les textes devront avoir été envoyés au CLEC avant le 31 mars 2011. Pour obtenir le règlement de ce concours, écrivez au Clec, 7-9, rue de Château-Landon, 75010 Paris ou par courriel à [email protected] ou consultez le site internet http://clec.uaicf.asso.fr mardi 9 novembre 6.45 8.30 Téléshopping 9.15 Seconde chance, 4 ép. 11.10 Ugly Betty 12.00 Les douze coups de midi 13.00 Le journal 13.55 Les feux de l’amour, série 14.50 Le baby-sitter, téléfilm 16.40 New York Police Judiciaire 17.30 Grey’s anatomy 18.25 Tournez manège ! 19.10 Le juste prix 20.00 Le journal 20.38 Courses et paris du jour, météo 20.45 Les experts : Miami Calleigh entre deux mondes D’Anthony E. Zuiker, Ann Donahue Avec David Caruso, Emily Procter. Série L’esprit d’une victime ne veut pas quitter Calleigh jusqu’à ce qu’elle rende la justice au sujet de son assassinat. 21.30 Les experts: Miami 2 épisodes 23.15 Près de chez vous mag. / 0.45 C’est quoi l’amour ? mag. / 2.50 Reportages mag. TF1 9.10 Des jours et des vies 9.35 Amour, gloire et beauté 9.55 C’est au programme 10.55 Motus 11.30 Les Z’Amours 12.00 Tout le monde veut prendre sa place 13.00 Journal de 13 h 14.00 Toute une histoire 15.15 Comment ça va bien ! 16.20 Le Renard 17.20 En toutes lettres 18.00 On n’demande qu’à en rire 19.00 N’oubliez pas les paroles 20.00 Journal de20 h Face à l’injustice: des hommes et des femmes hors-la-loi Magazine Magazine. En direct. Présenté par Béatrice Schönberg. Préparé par Benoît Duquesne. Réalisé par David Montagne. FRANCE 2 9.35 Des histoires et des vies 10.35 Côté maison 11.10 Côté cuisine 11.45 Le 12/13 13.00 Direct chez vous ! 13.35 En course sur France 3 13.50 Inspecteur Derrick 15.00 Questions au gouvernement 16.05 Nous nous sommes tant aimés 16.40 Slam 17.20 Des chiffres et des lettres 18.00 Questions pour un champion 18.40 Le 19/20 20.10 Plus belle la vie Spéciale Laurent Gerra et les chansons d’humour Daniela Lumbroso consacre une soirée spéciale à Laurent Gerra et aux chansons d’humour. De Jack Lang à Patrick Bruel, en passant par Jeanne Moreau, Johnny Hallyday ou Guy Béart, l’humoriste le plus talentueux de sa génération nous offre ses imitations irrésistibles et plusieurs extraits de son nouveau spectacle. FRANCE 3 Série 20.35 Prise directe Mag. 20.35 Chabada FR2 FR3 Sport 19h00 -SPORT +- Gymnastique. / 19h30 -CANAL SPORT- Tennis : BNP Paribas Masters. / 20h45 -SPORT +- Football en direct. / 20h50 - CANAL SPORT- Tennis : BNP Paribas Masters. / 22h45 -SPORT +- Golf. / 00h15 -SPORT +- Équitation : Coupe du monde Jumping - Lyon. 01h15 -SPORT +- Spirit of yachting. Cinéma 20h50 CANAL FAMILY Le dernier vol de l’arche de Noé CINÉ POLAR L’exécuteur CINÉ CLASSIC La fureur des hommes 22h30 PARIS PREMIÈRE Madame Claude - COMÉDIE Le mille-pattes fait des claquettes CINÉ STAR Doux dur et dingue - CINÉ ÉMOTION Didine CINÉ CLASSIC Les yeux de Satan CINÉ PREMIER Virgil - CANAL FAMILY Un amour de sorcière TPS STAR Le crime est notre affaire CINÉ ÉMOTION Reines d’un jour 22.50 Un jour / un destin doc. 0.20 Journal de la nuit/ 0.40 Elle court elle court la Banlieue / 2.05 Toute une histoire 22.50 Soir 3 23.15 La folie des années 70/ 1.05 Tout le sport / 1.10 De Gaulle: la dernière bataille doc. Sélection câble et satellite Div. LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS ATC. Les randonneurs aux côtés de Serge Blondon Usopoc. Succès pour la randonnée automnale I ls étaient près de 60 marcheurs à participer à la dernière randonnée de Serge Blondon, animateur ran- donnée de l’ ATC Paris-Sud, le 2 oc- tobre. Deux groupes ont réalisé chacun un itinéraire différent au- tour de Saint-Cyr et Saint-Quen- tin-en-Yvelines : 6 km avec Annie Bonnot, 18 km avec Michel Costa. Tous se sont retrouvés pour parta- ger une table festive et bien garnie en l’honneur de Serge Blondon. Après de nombreuses années d’ac- compagnement sur les sentiers franciliens et provinciaux, celui-ci a choisi de « tirer sa révérence et de passer le flambeau », ajoutant que la randonnée, c’est la « convivialité, la bonne humeur, la joie d’être en- semble, le partage de bons moments ». D ès 6h30 du matin, le 3 octobre, 468 marcheurs, dont plusieurs octogénaires, ont pris le départ de la 9 randonnée automnale orga- nisée par la section marche de l’ Union sportive orléanaise de prépa- ration olympique cheminots. Quatre parcours étaient proposés (25, 17, 12 et 8 km) dans la forêt domaniale d’Orléans, un site que les organisateurs entendaient bien protéger de toute forme de pollution. Ainsi, pour le ravitaillement du 25 km, pas de bouteilles ni de gobe- lets jetables, mais des gobelets réutilisables et consignés. Pierre Ody, maire de Semoy, et Michel Breffy, conseiller général du canton de Fleury-les-Aubrais, étaient au point d’arrivée pour féliciter les concur- rents. Des lots fournis par les entreprises sponsors ont été remis aux randonneurs par tirage au sort des dossards. René VERELST Contact : Usopoc, section marche, Alain Mounier, 02 38 86 54 47. mercredi 10 novembre 6.45 11.10 Ugly Betty 12.00 Les douze coups de midi 13.00 Le journal 13.55 Les Cordier juge et flic, Faux départ, téléfilm 15.35 Femmes de loi, Mortelle orpheline, téléfilm 17.30 Grey’s anatomy, Un petit cœur qui bat¿, série 18.25 Tournez manège !, Jeu 19.10 juste prix, Jeu 19.50 La prochaine fois, c’est chez moi 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.45 Mentalist Au mépris de la loi L’adjointe au procureur est retrouvée morte tuée par balle. L’équipe de Teresa enquête sur un homme qui serait un tueur en série. Mais la liste de ses victimes est trop dis- parate pour s’appliquer à ce type de criminel. Les méthodes d’investigation fort peu conventionnelles de Patrick lui attirent les foudres du tribunal… 21.30 Mentalist 2 épisodes 23.15 Fringe 2 ép. / 0.50 Compte à rebours/ 1.55 50 mn inside/ 2.40 Le chanteur de Mexico TF1 6.30 Télématin 9.10 Des jours et des vies, série 9.35 Amour, gloire et beauté 0.00 C’est au programme 10.55 Motus 11.30 Les Z’Amours 12.00 Tout le monde veut prendre sa place 13.00 Journal de 13 h 13.55 Consomag 14.00 Toute une histoire 15.10 Comment ça va bien ! 16.50 Football: Coupe de la Ligue 19.00 N’oubliez pas les paroles 20.00 Journal de20 h Sport Au moment ou nous mettons sous presse, le tirage au sort des quarts de finale n’ayant pas encore été effectué, nous sommes dans l’incapacité de transmettre l’affiche de ce quart. FRANCE 2 7.10 11.25 séance 11.45 Le 12/13 13.00 Direct chez vous ! 13.35 En course sur France 3 13.50 Inspecteur Derrick 15.00 Questions au gouvernement 16.05 Nous nous sommes tant aimés 16.40 Slam, Jeu 17.10 Un livre, un jour, mag. 17.20 Des chiffres et des lettres 18.00 Questions pour un champion 18.40 19/20 20.00 Tout le sport 20.10 Plus belle la vie, série Paris vu d’en haut, Paris en coulisses: Les anges gardiens du patrimoine Le musée du Louvre: 35 000 œuvres exposées… 8,5 millions de visiteurs annuels… Et pour veiller sur le plus grand musée du monde, sur son inestimable patrimoine et son innombrable public, une soixantaine de pompiers de Paris vivent au cœur de ce haut lieu de l’histoire et de la culture française… FRANCE 3 Série 20.35 Football : Coupe de la Ligue Sport 20.35 Des racines & des ailes FR2 FR3 Sport 19h30 -CANAL SPORT- Tennis : BNP Paribas Masters. / 20h40 -CANAL SPORT- Football : Manchester City / Manchester United. / 20h45 - SPORT +- Basket ball en direct. / 22h30 -SPORT +- Football européen. / 23h05 -CANAL SPORT- Tennis : BNP Paribas Masters. / 00h15 - SPORT +- Surf ASP WCT. / 01h00 -CANAL SPORT- Catch américain. Cinéma 20h45 CANAL FAMILY Coup de foudre à Rhode Island - CANAL CINÉMA Les condamnés - CANAL DÉCALÉ Hello goodbye - 21h00 CINÉ POLAR Le pacte du silence - 22h30 CINÉ PREMIER Lame de fond - 22h35 CINÉ CLASSIC Les vierges de Satan - 23h45 CINÉ FAMIZ Adrien - 00h05 CANAL FAMILY 36 vues du pic St-Loup - 00h10 CINÉ CLASSIC Clochemerle - 00h55 CANAL CINÉMA Le cri du hibou - 01h05 CINÉ FAMIZ Le blé en herbe - 01h30 CANAL FAMILY Tu n’aimeras point. 22.40 Magazine: tous les buts mag. 23.05 Le Bureau des plaintes/ 1.10 Journal de la nuit/ 1.30 Des mots de minuit mag. 22.30 Soir 3 22.55 Platoon / 0.50 Tout le sport mag. / 0.55 Vie privée vie publique, l’hebdo Sélection câble et satellite Mag. LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS POUR DES VILLES PLUS ÉCOLOGIQUES � Les villes ont mauvaise réputation. On les dit sales, polluées, bruyantes. Mais ce n’est pas une fatalité... Vous vivez en ville et vous rêvez de respirer un air plus sain, de re- trouver un peu de calme et de convivialité, de renouer avec la nature ? Vous êtes dé- cidé à réduire votre impact sur l’environne- ment ? Alors, vous êtes prêt à devenir un éco-citadin. Comme beaucoup, vous avez peut-être commencé à adopter des éco- gestes : trier vos déchets, économiser l’eau et l’électricité, vous déplacer à vélo ou en transports en commun. C’est un bon début. Ce livre vous aidera à franchir l’étape suivante en passant de l’initiative individuelle à l’action de groupe. L’auteur dé- montre que bon nombre de choses sont possibles dans son immeuble, à l’école, dans son quartier... Elle présente 30 initiatives éco-citoyennes remarquables, réalisées dans un cadre collectif : installation de pan- neaux solaires ou d’une isolation par l’extérieur par un syndic d’im- meuble, réalisation d’un compost de quartier par les habitants, créa- tion d’un jardin partagé ou d’une ressourcerie pour donner une seconde vie aux objets abandonnés, etc. Pour chacune des réalisa- tions, les acteurs, le contexte et l’histoire sont présentés, ainsi qu’une �che pratique permettant de passer à l’action. A. J.-L. Tous éco-citadins, de Carine Mayo. Ed. Terre vivante, 18 � (en vente en librairie). � Conseils, infos pratiques, livres et adresses utiles : tout pour votre vie quotidienne. PRATIQUE L’assemblée générale de l’ACGA reportée L’assemblée générale de l’Association des cheminots géologues amateurs est reportée au 11 décembre à 9h. Elle se tiendra au 9, rue de Château- Landon à Paris 10 . Les travaux qui auront lieu le matin seront suivis d’un repas au restaurant d’entreprise de Paris-Est tandis que l’après-midi sera consacré à une bourse d’échanges. � Contact : André Fermis, A la découverte du Paris souterrain Avez-vous déjà marché dans le Paris souterrain ? Le 20 novembre, Nicolas Martin, de l’Association des cheminots géologues amateurs, propose une visite de l’écomusée des Anciennes Carrières des Capucins, dans le XIV arrondissement, situé à 20 mètres sous la surface, dans les tréfonds de l’hôpital Cochin. Attention : nombre de places limité à 10. � Rens. : Nicolas Martin, 06 14 32 96 35. Les jardiniers d’Orléans-Les Aubrais L’assemblée générale du comité d’Orléans-Les Aubrais de Jardinot se tiendra le 25 novembre à partir de 10h dans la salle de réunion du CE SNCF, 19 ter, rue Jean Jaurès, à Fleury-les-Aubrais. Elle sera suivie d’un repas au restaurant du CE (une participation sera demandée). Réservation obligatoire pour le repas avant le 18 novembre auprès de Claude Gouillou, 02 38 55 44 95, ou Pierre Saulnier, 02 38 83 12 83. Pour transmettre vos questions : comité Jardinot/CE SNCF, 19 ter, rue Jean-Jaurès, 45400 Fleury- les-Aubrais (ou par mail à : [email protected]) R.V. � Contact : Daniel Grelet, jeudi 11 novembre 10.25 Changer le monde, doc. 10.35 Mon père, Francis le belge 12.20 L’édition spéciale 14.00 RTT, film 15.25 Horizons verts avec Caroline Hocquard 16.15 Terminator renaissance 18.15 Les Simpson 18.40 JT de Canal+ 19.05 Le grand journal, Divertissement (C) 19.55 Les Guignols de l’info, Divertissement (C) 20.10 Le grand journal, la suite, Divertissement (C) 08h00-09h00 Série Jack et Renée sont arrivés trop tard. Le président Hassan est mort, mais sa femme, Dalia, accepte de prendre sa place pour permettre au processus de paix de continuer. Hastings, jugé responsable des dysfonctionnements de la CAT, est limogé et Chloé doit le remplacer. 21.30 24 heures chrono série 22.15 Mad men série / 23.00 30 rock série /23.20 30 rock série / 23.45 Une affaire d’état CANAL + 12.10 13.35 Le magazine de la santé 14.30 Allô docteurs, mag. 15.00 Verdict, L’affaire Audran, doc. 15.55 Un gorille dans la famille, doc. 17.25 C l’info 17.30 C à dire ?!, mag. 17.45 C dans l’air, mag. Épisode 2/2 Constance et Parkin se retrouvent régulièrement pour partager des moments d’intimité voluptueuse. Ouvertement épanouie, la jeune femme se découvre une alliée en la personne de Mrs. Bolton, la garde-malade de son époux. Irritée par l’attitude amère de ce dernier, Constance décide de rejoindre sa sœur Hilda… 22.20 The buena vista social club doc. 0.05 Tracks mag. / 0.55 La fiancée du monstre / 2.05 Biographie: Eva Joly doc. FRANCE 5 ARTE 6.00 M6 Music 6.50 M6 Kid 7.10 Disney Kid club 8.30 M6 Boutique 10.05 Docteur Quinn, femme méde- cin, 2 épisodes 11.40 Une nounou d’enfer, 2 épisodes 12.45 Le 12 45 12.55 Une nounou d’enfer, 2 épisodes 13.45 On a échangé nos mamans, 2 épisodes 16.20 C’est ma vie 17.40 Un dîner presque parfait 18.45 100% Mag 19.45 Le 19 45 20.05 Scènes de ménages L’homme à abattre. Le passé de l’agent Reynolds refait surface lorsqu’un témoin à charge est assassiné avant le procès très attendu d’un chef mafieux. L’agence Lightman est alors mandatée par le gouvernement pour trouver le meurtrier et protéger l’unique témoin restant, Reynolds… 21.30 La quête de vérité. 22.20 Les affres de la tentation. 23.10 Sons of anarchy 3 épisodes 1.40 Météo / 1.45 Turbo mag. / 2.45 M6 Music mag. M6 20.50 24 heures chrono 20.40 Lady Chatterley 20.40 Lie to me 19.00 Arte Journal 19.30 Un billet de train pour…, La Patagonie, doc. 19.55 Népal, au pays des Sherpas, doc. ARTE CANAL+ Séries 20h30 -SÉRIE CLUB- Les semaines de Lucide. / 20h40 -CANAL FAMILY- Une minute avant -SÉRIE CLUB- Lost : les disparus - 2 ép. / 20h55 -CANAL J- Gormiti. / 22h15 -VIRGIN 17- 24 heures chrono - SÉRIE CLUB- Stargate Universe - 3 ép. / 23h20 -CANAL DÉCALÉ- heures chrono. / 00h00 -CANAL DÉCALÉ- 24 heures chrono. / 01h00 -COMÉDIE- H. / 01h25 -COMÉDIE- H. / 02h10 -CANAL CINÉMA- La com- mune. / 03h00 -CANAL CINÉMA- La commune. Tourisme / évasion 10h20 -ODYSSÉE- La route des vins. / 12h45 -ODYSSÉE- Visites de jardin. / 13h15 -USHUAIA TV- Ushuaïa nature. / 15h15 -ODYSSÉE- Les hôtels particuliers, des lieux d’Histoire. / 18h30 -USHUAIA TV- noix et des hommes. / 20h05 -ODYSSÉE- Tous à la brocante. / 20h40 -USHUAIA TV- Ushuaïa Nature. / 00h20 -ODYSSÉE- Hôtels. / 03h45 ODYSSÉE- Escapades gourmandes. / 04h00 -USHUAIA TV- Sentinelles de la nature. Série Téléfilm Série Les anciens de l’EFG se retrouvent dans l’Oise Pour leur sortie annuelle, les anciens élèves de la promotion 63/64 de l’Ecole de formation générale se sont réunis à Beauvais le 11 septembre, à l’initiative de Marie-Yolande et Jean Briant. Au programme : la cathédrale « inachevée », l’église Saint-Etienne qui abrite l’horloge à carillon la plus ancienne du monde et une horloge astronomique du XIV s., puis le musée de la Nacre et de la Tabletterie à Méru, le village de Gerberoy où s’installa le peintre Henri Le Sidaner, le musée de la Poterie à La Chapelle-aux-Pots. En 2011, c’est Georges Dulac qui accueillera le groupe à Cannes. G. D. Visite guidée à Sens avec le Refuge des cheminots Le 9 septembre, une quarantaine d’adhérents du groupe d’Orléans-les-Aubrais du Refuge des Cheminots ont visité la ville de Sens : la cathédrale Saint-Etienne, où le roi Louis IX se maria, la vieille ville avec ses maisons à pans de bois, le parc du Moulin à Tan. Ils ont visité la Grange à Janou, à Cerisiers, un univers de poupées de 1860 à nos jours, mises en scène dans du mobilier des XIX siècles réalisé par des compagnons menuisiers ou ébénistes. Contact: Robert Delgrange, 02 38 86 19 85. R. V. En croisière sur la Vilaine avec l’ATC Une cinquantaine de membres de la section nantaise de l’Association touristique des cheminots ont participé à la sortie organisée, fin septembre, à La Roche Bernard. Ils ont visité cette cité de caractère, avant de parcourir 21 km sur la Vilaine à l’occasion d’un déjeuner croisière. Permanences en gare de Nantes, les mardis et jeudis, de 14h30 à 17h30. Contact: 02 28 20 27 31. G. D. gérard DIVET Pour des fenêtres bien protégées Vos boiseries extérieures méritent bien un traitement de faveur. Protégez-les sans polluer ! En mélangeant deux litres d’huile de lin avec un litre d’essence de térébenthine et une cuillerée à soupe de siccatif (qui accélère le séchage), vous aurez de quoi traiter 30 m de boiseries. Avant de passer ce mélange sur vos huisseries, faites un essai sur une partie peu visible. La couleur jaune clair de l’huile de lin peut être aisément modi�ée avec quelques pigments naturels : ocre rouge, terre de Sienne, terre d’ombre, autant de possibilités pour créer le ton qui vous plaira le plus. (Source: « 1001 secrets de bricolage » Prat Editions) TRUC de la semaine vendredi 12 novembre 6.45 8.30 Téléshopping, mag. 9.15 Seconde chance, 4 ép. 11.10 Ugly Betty 12.00 Les douze coups de midi 13.00 Le journal 13.55 Les feux de l’amour, série 14.50 L’amie de mon mari, téléfilm 16.40 York Police Judiciaire 17.30 Grey’s anatomy 18.25 Tournez manège ! 19.10 Le juste prix, Jeu 19.50 Là où je t’emmènerai, météo 20.00 Le journal 20.45 Koh-Lanta La réunification n’a pas apaisé les tensions, au contraire, elle les a même exacerbées ! Entre règlements de compte et révélations, l’équilibre au sein de la tribu est précaire¿ et bien malin celui qui peut préjuger de la suite de l’aven- ture ! Les serments scellés sont-ils toujours d’actualité ? Attaques et ripostes… c’est un véritable jeu de dupes qui ce joue au Vietnam. 22.15 Qui veut épouser mon fils ? télé-réalité 0.05 Euro Millions/ 0.10 Link, la vie en face mag. / 2.05 Trafic info/ 2.08 Tous ensemble mag. TF1 9.10 Des jours et des vies, série 9.35 Amour, gloire et beauté 9.55 C’est au programme 10.55 Motus, Jeu 11.30 Les Z’Amours, Jeu 12.00 Tout le monde veut prendre sa place 13.00 Journal de 13 h 14.00 Toute une histoire 15.10 Comment ça va bien ! 16.15 Le Renard 17.15 En toutes lettres 18.00 On n’demande qu’à en rire 19.00 N’oubliez pas les paroles, 20.00 Journal de 20 h Collection Fred Vargas Ça commence à Londres, à l’orée du cimetière de Highgate, où Danglard et Camille font une macabre découverte: dix- neuf paires de chaussures et, dans chacune de ces chaus- sures, un pied. Un pied coupé. Ça continue dans un pavillon de la banlieue parisienne, où Adamsberg et Retancourt se trouvent face au massacre le plus bestial de leurs carrières… FRANCE 2 6.00 Euronews 6.40 Plus belle la vie, série 7.10 Jeunesse 11.40 Consomag 11.45 Le 12/13 12.55 Météo 13.00 Direct chez vous !, mag. 13.40 Inspecteur Derrick, Maître Prestel, série 14.40 Keno, Jeu 14.50 Nous nous sommes tant aimés 16.40 Slam 17.20 chiffres et des lettres 18.00 Questions pour un cham- pion, Jeu 18.40 Le 19/20 20.10 Plus belle la vie, série Magazine Thalassa nous propose de repartir en vacances le temps d’un reportage, en compagnie de ceux et de celles qui ont choisi résolument de vivre l’été en abolissant leurs vêtements: les naturistes. Une plongée au cœur d’un monde sans complexe et naturel qui fait de plus en plus d’adeptes. FRANCE 3 Télé-réalité 20.35 Un lieu incertain Téléfilm 20.35 Thalassa FR2 FR3 Sport 19h30 -CANAL SPORT- Tennis : BNP Paribas Masters. / 20h25 -EURO- SPORT- Boxe: Titre International 2010 2mn. / 20h30 -SPORT +- Basket ball en direct. / 20h50 -CANAL SPORT- Tennis : BNP Paribas Masters. / 22h15 -NT1- Catch américain Raw -SPORT +- Trampoline / Tumbling. / 23h30 -SPORT +- Golf américain. Cinéma 20h45 CANAL FAMILY Lucky Luke - CANAL CINÉMA Panique au village - 21h00 CINÉ FAMIZ L’amour à la dérive - 21h30 CINÉ POLAR Dick Tracy contre Cueball - 22h30 TPS STAR Conspiration - 22h35 CINÉ POLAR Dick Tracy contre le gang - 22h40 CANAL DÉCALÉ Clones - 22h50 CINÉ ÉMOTION Evelyn - 23h00 CINÉ FRISSON Alien, le huitième passager - 23h20 CINÉ CLASSIC Midi minuit - 00h05 CINÉ FAMIZ Les football kings - 00h30 CANAL CINÉMA Non ma fille, tu n’iras pas danser. 22.10 Avocats et associés série 23.10 Semaine critique ! mag. / 0.35 Le journal de la nuit/ 0.45 Mon Taratata à moi 22.30 Soir 3 22.55 Vie privée vie publique, l’hebdo mag. 0.15 Toute la musique qu’ils aiment musique Sélection câble et satellite Mag. LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS Résistance. Yvonne Schell, alias Simon RX 1616 Pendant l’Occupation, outre les actes de sa- botage et la création de filières d’évasion, les cheminots résistants renseignaient leurs ré- seaux sur les mouvements des convois mili- taires allemands afin de les ralentir ou de les détruire. C’est ce que fit, en risquant sa vie à plusieurs reprises, une toute jeune cheminote, Yvonne Schell, 18 ans, détachée à la Déléga- tion technique auprès des services allemands EBD (Eisenbahn Betrieb Direktion) à Nancy, à la demande du chef du réseau Vélite-Thermo- pyles. Dès son engagement, en mai 1943, elle reçut le pseudonyme Simon RX 1616 et fut ainsi répertoriée dans les services de rensei- gnements à Londres. La croix de guerre 1939-1945, étoile d’argent, lui fut attribuée pour ces actes, le 10 août 1945, par le général Juin. Yvonne Schell (devenue épouse Hoelzel) fut promue chevalier de la Légion d’honneur en 2002. Elle est décédée en 2006 à l’âge de 81 ans. Quant à son père, Jules Schell, qui était chef de gare à Strasbourg-Port du Rhin et éga- lement membre de Résistance-Fer, il fut ré- compensé par le général Leclerc en 1947. « Les Peyrie », l’histoire d’un résistant en Alsace M artial Debriffe a la passion de l’histoire. Après avoir consacré plusieurs biographies à de grandes personnalités féminines, Louise de Savoie, Madame de Pompadour, Ninon de Lenclos ou Charlotte Corday, ce cheminot du service Commercial des trains à Strasbourg se lance dans l’écriture de romans. Et même lors- qu’il s’agit de fictions, celles-ci sont toujours bien ancrées dans l’histoire. Son dernier ro- man Les Peyrie a pour cadre l’Alsace pendant la Seconde Guerre mondiale. On y voit comment un jeune médecin parisien d’origine juive, Jules Peyrie, s’intègre dans un village alsacien à la veille de l’arrivée des Alle- mands. Comme dans le pré- cédent roman, Villa Ma- rianne , l’auteur met en lumière l’histoire très parti- culière de cette région, sou- mise sans cesse aux assauts de l’envahisseur. Les guerres ont façonné la mentalité des habitants qui réagissent se- lon leur tempérament avec fatalisme ou combativité. Plus qu’ailleurs, il leur faut prendre parti. Si Jules Peyrie choisit le camp de la Résistance et s’il est contraint pour cela de se cacher dans le Périgord, d’autres habitants tergiversent et certains sont même enrôlés de force dans l’armée allemande. Tous ces événe- ments créent des clivages parfois très durables au sein de la population. C’est ce contexte très particulier, souvent mal compris de ceux qui n’ont pas vécu en Alsace, que Martial Debriffe s’efforce d’analyser à travers une fiction riche en suspense. C. C. Les Peyrie de Martial Debriffe. Editions de Borée. 340 pages. 20 euros. � La Vie du Rail - 3 novembre 2010 LOISIRS A Anglet, près de Bayonne, un garage abrite un spectacle vi- vant et féerique sous la forme d’une importante maquette, œu- vre de Jean-Claude Gautré. « J’avais 7 ans lorsque mes parents m’ont offert mon premier train pour Noël. Ce ca- deau a déclenché chez moi une pas- sion qui ne s’est jamais démentie. J’ai déjà construit six maquettes mais au- cune de cette importance. » Réalisée au 1/87, celle-ci lui a de- mandé plus de 20 000 heures de travail, étalées sur quinze années. « Le petit train de la Heste » – du nom de la rue où il demeure – mérite une visite. Sur trois ni- veaux, 30 convois, du TGV au train de travaux, circulent simul- tanément sur 200 mètres de voies et sous 150 caténaires, s’arrêtent dans quatre gares, rejoignent un dépôt, empruntent 77 aiguillages automatisés. Ces trains évoluent au cœur de paysages différents où 1 500 personnages sont les acteurs de multiples scènes de la vie quotidienne. Spectacle insolite, des véhicules routiers circulent eux aussi (grâce à un ingénieux système combi- nant aimants et cordes de piano), s’arrêtent aux feux rouges et aux passages à niveau. Sources et gaves coulent, des lacs se remplissent, des bateaux s’animent. Le brouil- lard envahit la montagne alors qu’un téléphérique transporte des skieurs, de la fumée s’échappe des cheminées d’usine mais aussi des locomotives à vapeur, la nuit des- cend, la ville s’illumine, un orage éclate. Pendant ce temps, des che- minots s’activent sur les quais, les voies, au centre de maintenance. Les bruitages ne sont pas oubliés. Réalisme et minutie sont au ren- dez-vous. L’envers du décor, ce sont 200 km de câbles, plusieurs réservoirs d’eau, des trappes... « J’ai fait cela pour mon plaisir. En de- hors de la famille et de quelques amis, personne n’était au courant. Mais le bouche à oreille a fonctionné. Mes col- lègues sont surpris. Maintenant je sou- haite pérenniser ce travail. L’hiver, il m’arrive de laisser tourner les trains une heure durant pour les observer. C’est plus qu’une satisfaction, c’est la concrétisation d’un rêve d’enfant. » Alors, chaque matin, entre 5h et 8h, avant de se rendre au travail, Jean-Claude, directeur de magasin, s’installe devant ses dizaines de pu- pitres. « Il y a toujours quelque chose à faire. L’évolution est permanente. Une piste de karting et une fête fo- raine vont prendre place à côté du stade de foot installé pour mon fils ». Le petit train de la Heste est en passe de devenir une œuvre ma- jeure dans l’histoire du modélisme. Son créateur n’a pourtant pas l’in- tention de s’arrêter en si bon che- min. « Je souhaite louer un local et créer un réseau avec des jeunes pour les initier aux joies du modélisme. » Sans oublier un autre projet qui lui tient à cœur : réaliser une re- production de la monumentale gare de Bordeaux-Saint-Jean. François-Xavier POINT Jean-Claude Gautré a créé à Anglet une immense maquette extraordinairement vivante, avec des dizaines de trains, de véhicules routiers et de personnages. Le tout dans un cadre naturel où jaillissent des sources et éclatent des orages. La maquette revit en DVD « Le petit train de la Heste » revit depuis peu dans un �lm d’une heure projeté dans une salle de cinéma d’Anglet. Pour le réaliser, Jean-Claude Gautré a fait appel à des professionnels et des sponsors mais il est l’auteur du scénario. Car il y a bien une in- trigue (ferroviaire) qui, alternant avec la visite des installations du réseau, tient en haleine jusqu’au dénouement. Des mini caméras - dont l’une placée à l’intérieur d’une locomotive - permettent de découvrir la maquette dans ses moindres détails. On en ou- blie que l’on se trouve dans un monde miniaturisé. F.-X. P. DVD en vente sur www.petit-train-heste.com Modélisme. A Anglet, un réseau miniature d’exception Jean-Claude Gautré devant sa maquette qui lui a demandé 20 000 heures de travail réparties sur une quinzaine d’années. Minutie et réalisme se conjuguent pour rendre le réseau plus vrai que nature. C ’est un feuilleton pas toujours bon, à coup sûr bien long, qui ne passionne pas les foules mais qui a ses fans. Quel avenir pour Systra? Deux propositions occupent le devant de la scène. L’une de la SNCF. L’autre de la RATP. Jean-François Bénard a re- mis son rapport le 14juillet, re- commandant au gouvernement la solution RATP. Il a reçu au moins l’aval de Dominique Bussereau et de Jean-Louis Borloo, tandis que la SNCF comptait notamment sur l’instruction du dossier par l’APE (Agence des participations de l’État) pour rattraper son handi- cap. Ce qui est sûr, c’est que la dé- cision imminente parfois annon- cée dans la presse se fait attendre. À la RATP, on reconnaît que «les pouvoirs publics continuent de réflé- chir et n’excluent pas d’autres scéna- rios». Rappelons en attendant les pro- positions formulées. Le 3décem- bre 2009, selon le rapport Bénard, Guillaume Pepy proposait dans une lettre à Pierre Mongin que la SNCF apporte à Systra Inexia (80millions d’euros de CA esti- més en 2010), Arep (49millions), SNCF-International (20millions), la RATP apportant pour sa part Xelis (15millions). Les apports de la SNCF étant nettement supé- rieurs à ceux de la RATP, la SNCF devenait ipso facto majoritaire dans le champion national ainsi créé, dont elle devenait l’actionnaire in- dustriel de référence. La proposi- tion a ensuite été amendée, mais, pour la RATP, cela revenait à tou- jours à se voir offrir, nous dit-on, «un strapontin» . La SNCF se do- tait ainsi d’une ingénierie sur le marché de la ville et des transports urbains, correspondant grosso modo au volet Keolis de son acti- vité. La RATP a fait en mars2010 une contre-proposition: elle achète les parts de la SNCF, apporte Xelis à Systra et s’allie à d’autres ingénie- ries françaises, à commencer par Setec, proposant, selon Jean-Fran- çois Bénard, «une ingénierie pluri- disciplinaire avec un accent mis sur la ville» . Proposition que l’on pré- fère résumer ainsi à la RATP: «La colonne vertébrale, c’est le transport urbain au service de la ville.» La proposition de la SNCF a une force évidente. Elle permet de maintenir l’ensemble des activités de Systra (urbain et ferroviaire), tout en renforçant suffisamment le groupe pour atteindre rapide- ment une taille plus respectable sur le marché mondial. Une fai- blesse: elle fait comme s’il n’y avait pas de problème majeur de gou- vernance, et que la concurrence entre RATP et SNCF/Keolis pour l’exploitation de services de trans- port était indifférente à la question de l’ingénierie, bref, que les deux Epic pouvaient continuer à coha- biter… La proposition de la RATP, beaucoup plus carrée sur la ques- tion du capital, règle franchement la question de gouvernance. Sa fai- blesse: en faisant sortir la SNCF, on se prive de la majeure partie des compétences en ferroviaire et en grande vitesse. Certes, nous dit- on à la RATP, «nous n’avons jamais nié la double compétence (ferroviaire et urbain) de Systra» . D’où l’intérêt de Setec. Cependant, l’apport de Setec Ferroviaire ne peut évidem- ment pas compenser la défection de la SNCF. D’autant qu’on se prive aussi du savoir-faire de la SNCF comme exploitant, de l’in- terface exploitation/conception qui dans ses deux métiers, urbain et ferroviaire, fait la force de Systra par rapport à des groupes plus puissants. La Vie du Rail - 3 novembre 2010 � L’urbanisation à marche forcée de la planète, le renouveau des villes autour du développement durable, autant d’occasions de croître pour l’ingénierie, au-delà du seul transport. L’ingénierie française peut en profiter pour se consolider… ou pour rejoindre des groupes internationaux. En témoignent la création d’Artelia, la fusion d’Egis et d’Iosis, l’acquisition de Ginger par Grontmij… Sans oublier l’inusable feuilleton Systra, au dénouement sans cesse repoussé. Développement. L’explosion du marché des villes INGÉNIERIE Alstom Transport/TOMA C. SASSO Les villes, comme ici à Bordeaux, représentent un marché qui permet aux groupes d’ingénierie de se consolider. La bataille de Systra est majeure et va bien au-delà du chiffre d’af- faires du groupe d’ingénierie. Car avec 280millions d’euros de CA en 2010, même portés à 320 selon la proposition RATP ou à plus de 400 selon celle de la SNCF, on n’atteint pas le seuil parfois avancé de 500millions pour peser sur le marché mondial. L’affaire Systra est importante parce qu’il s’agit de la nouvelle empoignade entre ses deux groupes publics, RATP et SNCF, chacun comptant sur la force de prescription d’une ingé- nierie prestigieuse pour faire pro- gresser l’ensemble de ses activités. Ce lien exploitation/ingénierie est un modèle national, éminemment respectable, que pratiquent aussi, remarque-t-on à la RATP, MTR (Hong Kong) et le groupe Deut- sche Bahn. Mais il peut être aussi un handicap sur certains marchés où l’on apprécie au contraire une ingénierie indépendante qui puisse prescrire des solutions ou- vertes. On ne peut de toute façon pas ré- sumer la situation de l’ingénierie de transports ou de la ville à la ba- taille pour Systra. Egis, jusqu’à présent filiale à 100% de la Caisse des dépôts, vient de franchir une étape décisive en fusionnant avec le privé Iosis, selon une formule combinant participation des ca- dres référents et actionnariat pu- blic (voir ci-contre) . Leader de l’in- génierie de la construction, le groupe se place résolument sur le marché de la ville, en associant les infrastructures. On a vu aussi cette année Coteba et Sogreah fusion- ner dans Artelia, en centrant leur stratégie sur les métiers de la ville. On a vu cette année encore Ginger être repris par le néerlandais Grontmij et venir grossir aussi un groupe d’ingénierie centré lui aussi sur les métiers de la ville et de la construction. En regardant l’ensemble de ces mouvements, un des acteurs re- grette que les auditions de Jean- François Bénard se soient limitées à la «technostructure hexagonale» se dit surpris par l’approche � La Vie du Rail - 3 novembre 2010 INGÉNIERIE Iosis se fond dans Egis Un an après la prise de participation d’Egis dans Iosis, les deux sociétés passent à la vitesse supérieure et fusionnent en un seul groupe. Premier groupe d’ingénierie de la construction en France, seul français présent parmi les dix premiers en Europe, et les vingt premiers au monde, le groupe prend le nom d’Egis et s’ouvre à l’actionnariat des cadres et dirigeants. E gis et Iosis forment désormais un seul groupe pesant 815millions d’euros. Un an après la prise de participation de 34% d’Egis dans Iosis, la deuxième étape a été vite franchie. Le groupe est en mesure de répondre à tous les projets de villes nouvelles, de quartiers nouveaux ou à rénover, en alignant des compétences plu- ridisciplinaires en infrastructures, en transports, en bâtiments, en hy- draulique, en architecture ou mé- tiers du paysage. Pour Bernard Boyer, président d’Iosis, qui va se retirer, on apporte ainsi «la ré- ponse aux défis de la densité dura- ble, et cela rapproche enfin les infra- structures des bâtiments» Nicolas Jachiet, directeur général d’Egis, confirme: «On avait mis en avant, en nous rapprochant, le dé- veloppement durable et les territoires. On a découvert de beaucoup plus nombreux points de rapprochement. On avait imaginé de créer une filiale commune. On avait sous-estimé la volonté des équipes de travailler en- semble.» Volonté d’autant plus simple à mettre en œuvre que, rappelle Bernard Boyer, «Iosis avait zéro infra et Egis zéro bâtiment. Il y a parfaite complémentarité, ce qui veut dire que la fusion ne cause aucun problème social». Pour Nicolas Jachiet, «Egis et Iosis créent un groupe unique selon un mode capitalistique inédit» . En effet, alors que la Caisse des dépôts était actionnaire à 100% d’Egis, tandis qu’Iosis était détenu par ses cadres référents, la fusion des deux groupes se fait sous une forme mixte. La Caisse devrait détenir 77% du nouvel ensemble, les 23% restant étant détenus par une entité appelée Iosis Participa- tions dans laquelle on retrouvera, début 2011, la centaine de cadres et dirigeants d’Iosis, ainsi que quelque 300 cadres et dirigeants d’Egis qui jusqu’à présent n’avaient pas pris part au capital. Or, comme le rappelle Nicolas Jachiet, «il y avait déjà la volonté chez notre actionnaire d’ouvrir le capital aux cadres et salariés» . En un deuxième temps, un fonds com- mun de placement devrait per- mettre aux salariés de rentrer dans Iosis Participations. Nicolas Jachiet devient directeur général du nouvel ensemble. Le groupe emploie 10000 personnes en tout (compte tenu d’autres mé- tiers comme l’exploitation ou le montage de projet), 6500 dans la seule ingénierie. En 2009, 57% du chiffre d’affaires d’Egis ont été réalisés à l’interna- tional, et 20% de celui d’Iosis. Le nouveau groupe se retrouve au- jourd’hui avec une part de 50% à l’international et vise dans cinq ans une part de 60% d’un chiffre franco-française de Systra, et juge qu’il est temps de penser européen plutôt que de délirer sur le cham- pion franco-français… Quoi qu’il en soit, les métiers de la ville sont en pleine explosion. C’était déjà un des sujets de pré- dilection de Jean-Paul Bailly quand il était président de la RATP. Et c’est la RATP qui, en mars2010, a synthétisé ce mou- vement dans une note que résume ainsi Jean-François Bénard: «En 2010, la proportion de personnes qui habitent dans des villes a dépassé 50%. Selon l’ONU, elle devrait at- teindre 60% en 2030 et 70% en 2050. Dans ces conditions, les be- soins en infrastructures sont consi- dérables. […] Or, nombre de villes de plus de 500000 habitants ne dis- posent d’aucun système lourd de transport. Ce serait le cas, selon la note, de 30% des agglomérations aux États-Unis, de 75% en Amé- rique latine, de 85% en Asie (hors Japon) et de 95% en Afrique.» C’est sur cet énorme marché que les groupes d’ingénierie privés, pu- blics, franco-français, franco-eu- ropéens sont en train de se concentrer, et de se consolider. F. D. Le tramway de Rabat, un dossier d’ingénierie mené entre autres par Egis. d’affaires qui devrait alors atteindre 1,2milliard d’euros. Egis est aujourd’hui présent dans une centaine de pays, présence qui va de la gestion d’un projet à des filiales comme Egis India (800 per- sonnes). Leader français de l’ingé- nierie de la construction, attei- gnant une taille respectable sur le marché mondial, le groupe entend jouer un rôle aux avant-postes de l’exportation: «Si les Français ne sont pas là dès le stade des spécifica- tions, ils ne seront pas ailleurs» , ju- gent les deux dirigeants. Enfin, si l’internationalisation des compé- tences par une présence sur le marché mondial permet au groupe d’ingénierie des «retours France» , dans l’autre sens, la par- ticipation aux grands projets hexa- gonaux est une carte de visite quasi indispensable pour exister sur les marchés mondiaux. D’où la vigilance d’Egis sur le sujet du Grand Paris, référence qui sera «très demandée à l’international». F. D. � Arcadis Groupe néerlandais coté à la Bourse d’Ams- terdam CA 2009: 1,8milliard d’euros 15000 collaborateurs DG: Harrie Noy Vice-président infrastructures: Yann Leblais � Artelia (fusion de Coteba et de Sogreah en 2010) Actionnariat: cadres dirigeants CA 2009: 300millions d’euros 2500 collaborateurs Coprésidents: Alain Bentejac (Coteba) et Jacques Gaillard (Sogreah) � Egis (après la fusion avec Iosis) Actionnariat: Caisse des dépôts, 77%; Iosis Participations, 23% CA prévisionnel 2010: 815millions d’euros 10000 collaborateurs, dont 6700 dans l’in- génierie Président: Alain Quinet DG: Philippe Jachiet � Grontmij (compte tenu de l’acquisition de Ginger) Groupe néerlandais coté à la Bourse d’Ams- terdam CA 2009: 1,1milliard d’euros 11000 collaborateurs Président du directoire de Grontmij: Sylvo Thijsen Président du directoire de Ginger: Jean-Luc Schnoebelen � Inexia Actionnariat: SNCF, 100% CA prévisionnel 2010: 80millions d’euros 592 collaborateurs PDG: Gilles Cartier � Ingérop Actionnariat: cadres dirigeants CA 2009: 160millions d’euros 1600 collaborateurs Président: Yves Metz � Setec Actionnariat: cadres dirigeants CA 2009: 187millions d’euros 1800 collaborateurs Président: Gérard Massin � SNC-Lavalin France Groupe canadien CA 2009: 3,9milliards d’euros 21000 collaborateurs N.B. La filiale française de SNC-Lavalin réalise un CA de 470millions d’euros et compte 2200 collaborateurs � Systra Actionnariat: RATP, 35,8%; SNCF, 35,8%; banques, 28,3% CA prévisionnel 2010: 280millions d’euros 2510 collaborateurs Président: Michel Cornil DG: Philippe Citroën � Xelis Actionnariat: RATP, 100% CA prévisionnel 2010: 15millions d’euros 128 collaborateurs PDG: Philippe Naudi La Vie du Rail - 3 novembre 2010  Dix groupes présents en France Alain Bentejac. «Il n’est pas toujours nécessaire qu’il y ait un champion national» La Vie du Rail. On déplore sou- vent, notamment à propos de Systra, une faiblesse de la taille de nos entreprises d’ingénierie. Qu’en pensez-vous? Alain Bentejac. L’ensemble de l’ingénierie française a un pro- blème de taille critique par rap- port à des grands concurrents an- glo-saxons. Mais cela dépend des marchés. Systra est leader mon- dial dans son secteur et n’est pas pénalisé comme tel. Mais il n’in- tervient que dans un secteur, face à des ingénieries qui ont d’autres secteurs dans leur escarcelle. Ces ingénieries ont une taille plus grande, disposent d’un réseau in- ternational qui facilite leur im- plantation, ont une surface fi- nancière plus grande. Si Systra n’a pas en soi un problème de taille par rapport aux branches transports de ces grandes ingé- nieries, il est sur un modèle as- sez unique. Systra est une très, très belle entreprise. La mission confiée à Jean-François Bénard ne vient pas à mon avis d’un pro- blème de taille. La question, c’est Président du syndicat professionnel Syntec Ingénierie (et coprésident d’Artelia) Alain Bentejac est assez réservé sur les mécanos industriels des pouvoirs publics… Syntec Ingénierie � La Vie du Rail - 3 novembre 2010 INGÉNIERIE LVDR. Jean-François Bénard dans son rapport insiste sur l’ancienneté des discussions en- tre Setec et la RATP. Qu’en est- il? Gérard Massin. Tout ceci re- monte à 2001. J’avais discuté de Systra avec Jean-Paul Bailly [alors PDG de la RATP, NDLR] , qui avait fait une partie de sa carrière à Mexico, avec Sofretu. Ce mariage entre Sofrerail et Sofretu lui sem- blait une fausse bonne idée, il lui semblait que ça ne marcherait ja- mais. Il m’avait dit: “je voudrais proposer à Louis Gallois [alors pré- sident de la SNCF] de décroiser, mais je ne voudrais pas que la RATP reste seule.” Ce à quoi j’avais répondu: si la RATP veut entrer au capital de Setec, c’est non. Par contre, on ne s’interdit pas de créer des fi- liales communes avec un autre, dans un domaine où on est fai- ble. Il y avait déjà eu une filiale avec la Société générale dans l’in- formatique. Donc, pourquoi pas? On avait alors trouvé un début de montage raisonnable. Jean-Paul Bailly avait donc proposé à Louis Gallois de racheter ses parts, mais ce n’était pas le sujet de Louis Gal- lois. Il avait assez de questions dé- licates à traiter, notamment le fret, et il lui avait répondu qu’il n’avait pas envie d’ouvrir un front de plus. Plus tard, comme on le sait, le dossier avait été rouvert, mais la tutelle avait dit non. L’affaire a rebondi à la mi-décem- bre 2009, avec la lettre de la SNCF. Nous avions toujours des contacts périodiques entre Setec et la RATP, et, très peu de temps après cette lettre, Jean-Marc Ja- Gérard Massin. «La RATP m’a dit: êtes- vous toujours partant? J’ai dit oui» Dans le montage recommandé par le rapport Bénard, la société Setec serait amenée à jouer un rôle important dans Systra à côté de la RATP. Une alliance dont le principe remonte à près d’une dizaine d’années. qu’elle a deux grands actionnaires et que ces actionnaires ne s’en- tendent pas ou ne s’entendent plus. On a plus raisonné en fonc- tion de cela qu’en fonction de l’avenir de l’ingénierie. LVDR. Que pensez-vous du thème, avancé dans le même dossier, de création d’un cham- pion national? A.B. Je ne suis pas fort convaincu par cette idée de champion national, qui me sem- ble d’origine très «publique». Il se pose une vraie question qui est très délicate: faut-il se rallier à l’idée de la grande société pu- blique d’exploitants, RATP ou SNCF, qui a, avec Systra, un bras armé dans l’ingénierie? Certes, ce peut être un «plus» de pou- voir dire qu’on est la filiale d’un grand exploitant. En même temps, il y a d’autres clients qui vont chercher une ingénierie in- dépendante. En réalité, il n’y a pas de réponse unique, car cela dépend des clients. Nous avons le même sujet dans le nucléaire. Dans les pays anglo-saxons, on a de préférence recours à une in- génierie indépendante. Je n’ai pas de réponse tranchée, mais en France nous avons tendance à donner la réponse avant même d’avoir posé la question. LVDR. On voit, avec la fusion Egis-Iosis, avec la constitution d’Artelia, dont vous êtes le co- président, se former de grandes ingénieries françaises de la ville. C’est aussi le positionne- ment préconisé par Jean-Fran- çois Bénard pour Systra. Ne va- t-on pas avoir trop d’acteurs d’un coup? A.B. Tout le monde fait la même analyse, c’est qu’il y a un thème extrêmement important, c’est l’ur- banisme durable. C’est le déve- loppement urbain lié au trans- port, mais pas seulement au transport. C’est une probléma- tique globale, qui touche au transport, à l’énergie ou à l’eau. Oui, c’est la logique de rappro- chement Egis-Iosis, c’est celle qui a présidé à la naissance d’Artelia. Qu’il y ait plusieurs acteurs de taille honorable n’est pas catas- trophique. Il n’est donc pas né- cessaire qu’il y ait ici de «cham- pion national». Il peut y avoir trois ou quatre entreprises d’une certaine taille. LVDR. Dans le rapprochement entre Sogreah et Coteba, vous avez insisté sur l’homogénéité des deux entreprises, toutes deux détenues par leurs cadres. Comment peut se présenter le rapprochement entre un privé comme Setec et la RATP, entre- prise publique? A.B. C’est la surprise. Il est vrai que la RATP, Systra et Setec ont l’habitude de collaborer, et je comprends la logique technique. Ce que je comprends moins bien, c’est la nature du rapprochement capitalistique et économique. Mais je ne dispose pas de tous les éléments pour bien apprécier. J’ai été surpris, mais une telle formule de rapprochement en soi dénote une certaine ouverture d’esprit. LVDR. Au bout du compte, l’in- génierie française de transport semble entrer dans une phase de consolidation. Comment voyez-vous la constitution de grands groupes? A.B. Nous, Syntec Ingénierie, nous serons vigilants sur la no- tion de concurrence. Il faut que la concurrence se fasse dans des conditions équilibrées et nor- males. Nous allons être attentifs au fait que la solution retenue pour Systra ne débouche pas sur des distorsions de concurrence. Il y a des compétences qui sont détenues par plusieurs entre- prises, cela doit être respecté. C’est aussi notre combat à pro- pos du Grand Paris, qui présen- tait des risques quant à la concur- rence. LVDR. Justement, on considère, à la RATP, que l’Autorité de la concurrence, que vous avez sai- sie et qui a rendu son avis sur le Grand Paris, vous donne tort… A.B. Mais notre demande a été jugée recevable, alors que la RATP jugeait qu’elle ne l’était pas. Et je note que dans son avis l’Au- torité dit qu’il faudra faire preuve de la plus grande vigilance dans l’application de la loi. Cela veut bien dire qu’il y a des risques! Sur la base de cet avis, nous al- lons maintenant essayer de dis- cuter avec la Société du Grand Paris. Propos recueillis par F. D. SETEC La Vie du Rail - 3 novembre 2010 � naillac, patron de RATP Dévelop- pement, m’a contacté et m’a dit: “il y a une offensive de la SNCF, il faut que d’urgence on bâtisse un contre-projet, êtes-vous toujours par- tant?” J’ai dit oui. Les ministres ont ensuite demandé à Jean-Fran- çois Bénard de comparer les pro- positions. LVDR. Quel est l’esprit de cette alliance, dans laquelle inter- vient Setec Ferroviaire? G.M. En termes de transport ur- bain, nous reconnaissons le lea- dership de la RATP, mais en termes de savoir-faire ferroviaire, nous avons un certain poids. D’où l’idée d’une entrée de Setec au ca- pital de Systra et, en contrepartie, d’une participation de la RATP dans Setec Ferroviaire. Mais le vrai sujet, c’est la partici- pation dans Systra. Nous serions naturellement plus petits qu’au- jourd’hui la SNCF, et la RATP se- rait actionnaire majoritaire. On est venu nous chercher non pas pour notre taille, mais pour ce que nous pensons avoir de bien, notre capacité à développer une ingénierie de haut niveau, ce qui nous donnerait au sein de Systra un rôle plus important que notre pourcentage. LVDR. Vous dites avoir un cer- tain poids dans le ferroviaire, mais Setec Ferroviaire est une toute petite équipe… G.M. En France, nous sommes le maître d’œuvre des deux tiers de la LGV Rhin-Rhône, Egis ayant le troisième tiers. Et l’équipe de Setec Ferroviaire est dirigée par Philippe Voignier, ancien directeur général d’Inexia. Une LGV dans un pays étranger, Systra plus nous, on sait le faire. Mais dans certains cas, si les pou- voirs publics le décident, il y aura une équipe de France, avec la SNCF, dans des sujets comme, par exemple, les LGV au Brésil ou aux États-Unis. S’il y a le cas inverse, de formation d’une équipe de France pour le transport public, on le récupérera. LVDR. On a l’impression, à lire le rapport Bénard, qu’un Systra piloté par la RATP va se centrer sur la ville et laisser tomber le ferroviaire… G.M. Non, notre projet est bien de développer le ferroviaire à l’étranger et en France. Le mo- dèle, c’est vraiment de dévelop- per Systra sur ses deux pieds. Mais, dans les décennies à venir, il y aura beaucoup plus de métros dans le monde que de LGV. Pour les LGV, on va être très vite en face des Chinois ou des Coréens; par contre, le développement des villes millionnaires est énorme. C’est le très grand marché. Le car- net de commandes de Systra, c’est 80% d’urbain et 20% de ferro- viaire. Certes, CTRL a récemment beaucoup compté dans son chif- fre d’affaires, mais la répartition 80/20 me semble assez représen- tative des marchés de l’avenir. La SNCF, de quoi rêve-t-elle? Vu l’importance de ce marché, de mettre la main sur une bonne équipe d’ingénierie de transports urbains qu’elle n’a pas. Ça lui fe- rait gagner beaucoup de temps. On comprend que la RATP se dé- fende. Chacun a sa logique. LVDR. Pensez-vous qu’une al- liance RATP-Systra-Setec, avec 320millions de CA pour com- mencer dans les transports pu- blics guidés, atteigne une taille critique sur le marché mon- dial? G.M. Je n’ai jamais été obsédé par cette question. C’est sans doute mieux d’être plus gros, mais la question, pour moi, c’est l’ex- pertise. Setec a été maître d’œu- vre du tunnel sous la Manche! La question, c’est d’avoir une masse critique d’expertise importante. Nous l’avons. Nous avons eu l’oc- casion d’aller au Brésil ces der- niers temps, et les grands bureaux d’études connaissent tous Systra. Un trio RATP-Systra-Setec me semble avoir du répondant. Mais, sur certains projets, sans doute faudra-t-il se présenter dans des consortiums. LVDR. Ne se prive-t-on pas, en rejetant la proposition de la SNCF, qui suppose que la RATP reste au capital de Systra, de la constitution d’un champion na- tional pour l’ensemble de la mo- bilité? G.M. Un champion national, ça ne veut pas dire une sorte de «fu- sion» RATP-SNCF dans Systra. Leur rivalité, ce n’est pas une af- faire de présidents qui ne s’en- tendent pas. C’est l’Europe qui les a rendus concurrents. Dans ces conditions, on ne peut pas dire: je fais ami-ami. D’ailleurs, cette concurrence dynamise les deux sociétés. Ça n’empêche pas les bonnes relations. Setec a fait une équipe commune avec Egis sur le Rhin-Rhône. De plus, le montage de projets se fait par des alliances, et il n’est pas mauvais d’avoir des Français dans plusieurs équipes distinctes. LVDR. Depuis dix ans qu’on parle de cette affaire, qu’est-ce qui, selon vous, a changé le plus dans l’ingénierie? G.M. C’est l’ouverture de l’ingé- nierie ferroviaire. Cela a com- mencé par le génie civil avec la LGV Est, et maintenant, on en est à la maîtrise d’œuvre, au mandat de la maîtrise d’ouvrage sur le ré- seau existant. Ceci me semble ir- réversible. Il y a un deuxième phénomène, le rôle de plus en plus important des PPP et la montée en puissance du BTP. Les PPP Bretagne - Pays de la Loire ou Nîmes - Montpel- lier sont le premier étage de la fu- sée, et c’est relativement simple. Mais pour Sud Europe Atlantique, qui est en concession, il y a une différence notable, c’est que le concessionnaire se rémunère non par un loyer de RFF, mais sur les recettes du trafic, il prend le risque commercial. Il faut garder un certain équilibre, un coup être en contrôle du BTP, un coup être en consortium. Ce qu’il ne faudrait pas, c’est que l’in- génierie devienne sous-traitante des groupes de BTP. Heureusement, on n’en est pas là. Et je ne nie pas l’importance, pour nous, d’avoir des alliances avec ces grands groupes. En Russie comme en Grèce, c’est Vinci qui nous prend dans ses ba- gages. Bouygues ou Vinci sont ca- pables de prendre des risques que nous ne pouvons pas prendre. Propos recueillis par François DUMONT Construction de la LGV Rhin-Rhône, un chantier mené aux deux tiers par la Setec. RFF  La Vie du Rail - 3 novembre 2010 SANTÉ Nutrition. Les huiles hydrogénées, un danger pour le cœur On les trouve principalement dans les biscuits, les pizzas, les viennoiseries et les pâtisseries industrielles. Les huiles hydrogénées augmentent le taux de cholestérol et ont la réputation de favoriser les maladies cardiovasculaires. Comment les débusquer dans notre alimentation? � Qu’est-ce que l’huile hydrogénée? Il s’agit d’une huile végétale liquide (souvent de l’huile de tournesol, de colza ou de soja), que l’on transforme en graisse semi-solide à l’aide d’un procédé industriel, l’hydrogénation (on ajoute de l’hy- drogène sous haute pression). Peu coûteuses, facilement stockables, les huiles hydrogénées sont utili- sées dans l’industrie agroalimen- taire pour améliorer la texture et prolonger la durée de conserva- tion de très nombreux produits (ex.: feuilletés, pizzas…). L’incon- vénient: les acides gras CIS (insa- turés ou polyinsaturés) de l’huile végétale, excellents pour la santé, peuvent sous l’effet des réactions chimiques, devenir des «acides gras trans», réputés dangereux pour la santé. En effet, ils aug- mentent le taux de «mauvais» cholestérol (LDL) et diminuent ce- lui du «bon» cholestérol (HDL). � Où la trouve-t-on? Dans certains plats cuisinés, les confiseries, les biscuits, les vien- noiseries, les panés, les beignets, les frites, les pizzas, les pâtes à tarte, les quiches, les pâtes à tar- tiner, les pâtisseries commerciales, les craquelins, les céréales, les barres chocolatées,etc. En clair, dans de nombreux aliments dont les enfants et les adolescents sont particulièrement friands. Mais on la trouve aussi dans le beurre d’arachide (non naturel), la mar- garine faite d’huiles hydrogénées ou partiellement hydrogénées, le saindoux, les huiles de friture en brique. � Comment lire les étiquettes? Lorsque la liste des ingrédients comprend les termes «huile(s) végétale(s) hydrogénée(s)» «partiellement hydrogénée(s)», on sait que le produit renferme des acides gras trans (AGT). Leur position dans la liste d’in- grédients sur l’emballage est également un indicateur de quantité: plus ils se rapprochent du début de la liste, plus il y a d’acides gras trans dans le pro- duit (une directive européenne Viennoiseries et pâtisseries industrielles : il y a quatre ans, les acides gras trans étaient omniprésents dans ces aliments. Petr MALYSHEV - Fotolia.com oblige à mentionner la transfor- mation par hydrogénation, mais pas le taux d’AGT présents). En revanche, les fabricants de mar- garine, qui utilisaient beaucoup ce procédé, ont trouvé un autre moyen pour solidifier les corps gras: ils emploient maintenant un mélange d’huiles solides à froid (comme l’huile de palme) et d’huiles liquides. La plupart des margarines sont donc au- jourd’hui exemptes d’huiles hy- drogénées. � Quels sont les risques pour la santé? L’huile hydrogénée a tendance à augmenter le taux de mauvais cholestérol et donc le risque de maladie cardiovasculaire. La consommation quotidienne de 5grammes d’acides gras trans augmente de 25% les risques de maladies coronariennes. Leur seul intérêt est commercial: ils pro- longent la durée de conservation des produits alimentaires et leur donnent une texture plus molle et souple. Ils n’ont aucun bien- fait nutritif. Excellents dans le lait Tous les acides gras trans ne sont pas dangereux pour la santé! Ainsi, les CLA (acides linoléiques conju- gués), qui sont produits dans la panse des rumi- nants (vaches, moutons) et sont naturellement présents dans le lait, les produits lai- tiers et, à plus faible dose, dans la viande, sont même bénéfiques. La pizza industrielle fait également partie des aliments à éviter. SUNDIKOVA - Fotolia.com  La Vie du Rail - 3 novembre 2010 SANTÉ  À quelle dose court-on ces risques? C’est difficile à évaluer scientifi- quement. Mais on peut dire que le risque est présent quand on en absorbe de grandes quantités et de façon régulière. En gros, lors- qu’on mange beaucoup de bis- cuits, quotidiennement. Et le risque est plus grand si, en plus, on ne fait aucun exercice phy- sique. Le conseil des nutrition- nistes – moins de biscuits, moins de télé, plus d’activité physique – se confirme donc! Remettez- vous au sport, en commençant doucement.  Comment éviter l’excès d’huile hydrogénée? Les meilleurs moyens: donner aux enfants du pain, du choco- lat et des yaourts au goûter. Éviter les viennoiseries, les friands et les feuilletés divers. Par ailleurs, les acides gras trans peuvent également se former lors du chauffage et de la cuisson des huiles végétales à haute tempéra- ture, lors de l’utilisation domes- tique de ces huiles. Par consé- quent, suivez ces quelques conseils : il ne faut pas utiliser d’huile solidifiée sous cellophane pour les fritures (souvent étique- tée huile partiellement hydrogé- née). Ne jamais faire chauffer l’huile de friture à trop haute tem- pérature (pas plus de 200°C) et veiller à ce qu’elle ne fume pas dans la poêle. Ne pas faire chauf- fer l’huile de colza. Changer l’huile de friture le plus souvent possible.  Quelle protection pour le consommateur? En 2005, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments a tiré la sonnette d’alarme, souli- gnant que les adolescents – les garçons en particulier – consom- maient trop d’acides gras trans. Quatre ans plus tard, en fé- vrier2009, l’Afssa relevait une forte diminution des AGT. Selon ses calculs, les apports moyens en acides gras trans pour 95% de la population française ne dé- passent pas 2% des apports énergétiques totaux. En France et en Europe de l’Ouest, sous di- verses pressions, les industriels de l’alimentation ont renoncé peu à peu à ajouter des AGT dans leurs biscuits. Mais continuons de lire attentivement les étiquettes lorsque nous faisons nos courses! Anne JEANTET-LECLERC Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès dans les pays occidentaux. En France, elles tuent 150000à 180000 personnes chaque année. Les facteurs de risque sont connus: l’hérédité, le vieillisse- ment, le tabagisme, l’obésité, l’hy- pertension, un taux élevé de cho- lestérol sanguin, lequel favorise la formation de la plaque d’athérome dans les artères coronaires. La meilleure des parades reste le ré- gime méditerranéen, associé à une activité physique régulière. À privilégier : � Des études épidémiologiques ont montré qu’une alimentation riche en fruits et légumes pouvait réduire de 25% les risques d’in- farctus et d’accidents vasculaires cérébraux. Les oranges, les kiwis, les fraises, les choux, le persil et les épinards, qui regorgent de vi- tamineC, participeraient au ren- forcement des parois des vaisseaux. Les aliments contenant de la vitamineE (notamment les légumes à feuilles vert foncé) pourraient agir en diminuant la formation de caillots… La carotte et son bétacarotène, la tomate et son lycopène, le raisin et son resveratrol: tous ces micronutriments contribueraient à réduire les risques de maladies cardiovasculaires. � Le poisson (sardine, hareng, saumon…) pour ses acides gras oméga-3. Manger 35g de poisson par jour pourrait réduire de près de moitié la mortalité par infarctus du myocarde et par ar- rêt cardiaque. On recommande un apport de 120g deux à trois fois par semaine. Les oméga-3 diminuent le risque de rythmes cardiaques anormaux et de for- mation de caillots, et font baisser les niveaux élevés de triglycérides, composés lipidiques de l’orga- nisme. � L’ail, qui contient de l’ajoène, pourrait prévenir la formation des caillots dans le sang. � Le pain et les céréales complètes non raffinées (avoine, blé, boulgour, maïs, riz…), riches en fibres, dimi- nuerait les risques d’obstruction des artères. � Le vin rouge, en quantité modé- rée (2 verres de vin par jour). Ses polyphénols et ses antioxydants réduisent l’impact d’une hyper- cholestérolomie et freinent la for- mation des caillots dans le sang. Ils agissent aussi en faisant bais- ser le taux de mauvais cholestérol et celui des triglycérides. � Le thé: riche en flavonoïdes, il réduirait le risque d’AVC à condi- tion d’en boire 4 à 5tasses par jour. À limiter ou éviter : � Les produits laitiers entiers, les œufs, les charcuteries et les abats, propices à faire monter le taux de mauvais cholestérol, et tous les aliments riches en graisses saturées (viandes grasses, peau du poulet…). � Le sel qui pourrait élever la pression artérielle (surtout en cas d’hypertension). � La consommation excessive d’ alcool � Les margarines et les aliments préparés avec des graisses hydrogénées qui augmentent le taux de mauvais cholestérol. A. J.-L. Les aliments bons pour le cœur Nos alliés contre les risques d’infarctus et d’AVC… Henri Yeru - Aprifel
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