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La Vie du Rail hebdo n°3279

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un objectif en prenant la tête de l’entreprise: la croissance de 50% en 5ans du chiffre d’affaires. Compte tenu de l’intégration de Keolis dans le groupe (ce qui est un peu un jeu d’écritures), on est dans les clous: 30milliards de CA en 2010 (dont 25% à l’interna- tional) contre 23 en 2007. Autre objectif, alors fixé: le doublement de la marge opérationnelle sur la même durée. On en parle moins. Au delà, il y a trois combats à me- ner de front, qui ne sont pas contradictoires. Un, moderniser le service public en France, qui doit atteindre le même niveau de qualité que la grande vitesse (de ce point de vue, les retards de li- vraison du Francilien tombent mal). Deux, faire gagner la SNCF dans la concurrence. Or, se limiter au ferroviaire, c’est s’affaiblir dans la concurrence (on le voit surtout dans le fret). Trois, être un cham- pion industriel et le fer de lance de l’industrie française dans la mo- bilité. En témoigne la candidature à la collecte de l’écotaxe poids- lourds, dans un consortium aux côtés de l’italien Autostrade. En témoigne aussi la proposition de la SNCF, qui n’a pas le sentiment d’avoir dit son dernier mot, pour la constitution de Systra en grand champion national de la mobilité. «Ces trois combats sont cohérents. Il faut notamment améliorer en France pour pouvoir vendre ailleurs qu’en France» affirme Guillaume Pepy. Pour remporter ces combats, la SNCF réaffirme ses valeurs de long terme, en tant qu’entreprise publique: sécurité, robustesse. Et adhésion du personnel au projet. Conviction: «Plus on se trans- forme, plus il faut redonner des re- pères». Barbara Dalibard, direc- trice voyages, avance une formule, dont les termes pourraient satis- faire argentiers et soutiers: «2points supplémentaires de satis- faction des employés donnent un point de satisfaction des clients et 0,5point de profitabilité supplémen- taire.» La formule magique? F. D. � Un service pour les colis Internet Cela va durer six mois. À Paris-Est et Montpar- nasse, depuis ce mois d’octobre, un test mesure l’intérêt de la clientèle pour l’ajout aux consignes classiques de la possibilité de réceptionner des co- lis commandés sur Internet. D’autant plus intéres- sant que les utilisateurs bénéficient de la très large amplitude horaire d’ouverture des consignes. Ce service serait assuré en partenariat avec Kiala et Presstalis. Si le test est concluant, il pourrait être généralisé dans dix-sept gares. � Un voiturier Gare Montparnasse, depuis juin, et à Paris-Lyon, depuis le 1 octobre, avec «Drop and go», il vous est possible de laisser votre véhicule à un voiturier. Et qu’elle soit rapidement mise à disposition dès votre retour. C’est gratuit, destiné à la clientèle Loi- sirs et cela permet d’accélérer la rotation des voi- tures dans ces grandes gares aux parkings sou- vent saturés. Dans six mois, en fonction du succès, une généralisation du système est envisagée. � Des taxis électriques Taxi 00, c’est le nom du service qui va être lancé par la «start-up 100% taxis électriques», Société du taxi électrique parisien, qui doit s’installer en mars2011 à Paris sur trois gares et deux aéroports. Des bornes de recharge rapide seront installées. L’objectif est d’une vingtaine de véhicules disponi- bles au démarrage et 200 à terme. � Des rickshaws Il a débarqué le 13septembre à Paris pour assurer la navette entre les gares d’Austerlitz, de Paris-Lyon et de Bercy. C’est le rickshaw, sorte de taxi tricycle électrique, baptisé Vélotac&cie, qui peut achemi- ner pour cinq euros deux personnes et un bagage. L’arrivée reste toutefois discrète, avec six vélos dis- ponibles au démarrage. � Des centres d’affaires Avant la fin de l’année, un appel d’offres va être lancé pour l’implantation d’un réseau de centres d’affaires dans les gares. Sophie Boissard, direc- trice générale Gares et Connexions, espère que les premiers pourront être mis en service avant la fin de l’an prochain. Parmi les villes qui pourraient jouer les pionnières: Paris, Lille, Bordeaux et Rennes. À terme, on en vise une soixantaine, soit des «pla- teaux» de 300 à 2000 m . Il sera possible d’y or- ganiser des réunions, de bénéficier de secrétaires, de lire ses E-mails…  La Vie du Rail - 6 octobre 2010 PROJECTEUR De nouveaux services entrent en gare Toute une série de nouveaux services font ou vont faire leur apparition dans les gares. Originaux, parfois surprenants. Voici l’essentiel de ces petites «grandes» nouveautés. Des taxis tricycles, pour deux personnes et un bagage, entre différentes gares parisiennes, depuis le 13 septembre. Cyril Delettre. Gares & Connexions / Direction OSE G uillaume Pepy l’a assuré aux journalistes, le vol de câbles serait la principale cause de dété- rioration de la régularité des trains de la SNCF. De quoi l’inciter à pousser «un coup de gueule» contre ce phénomène qui a pris une «gigantesque ampleur». Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 2100vols de plusieurs centaines de mètres à chaque fois, enregis- trés en douze mois, soit une qua- rantaine par semaine. Dans certaines régions, comme le Languedoc-Roussillon, on en re- cense en moyenne près de deux par jour, soit quatre fois plus en 2010 que l’année précédente. En tête, on cite également les zones périurbaines, les régions fronta- lières et la région lyonnaise. Et le phénomène gagne les campagnes. Le scénario de ces vols est bien rôdé et il est le fait de bandes très organisées. Arrivant souvent sur les lieux (re- pérés à l’avance) en 4X4, en par- ticulier pour les vols en pleine campagne sur des LGV, ils cisail- lent le grillage, pénètrent le long des voies, déterrent les câbles et les tirent à l’aide du véhicule. Ces actions sont parfois même effec- tuées en plein jour. Les répercussions peuvent à chaque fois être considérables et les conséquences sur les voyageurs «énormes». Car une fois le vol dé- tecté et les trains immobilisés pour raisons de sécurité, il faut encore compter quelques heures pour identifier l’endroit exact où le vol a été effectué avant de réagir. Ce fut le cas dernièrement près de Maisons-Alfort, dans le Val-de- Marne: un vol a occasionné quelque 36heures de fortes dé- gradations sur le trafic, touchant un millier de trains… Et on se souvient de la multiplication d’im- portants retards de trains Euro- star, Thalys et TGV Nord dus à l’absence de signalisation sur dix kilomètres à la suite d’un vol de câbles. À chaque fois, des milliers de personnes se trouvent blo- quées. C’est devenu, insiste le président de la SNCF, un «phénomène ex- plosif», qui concerne d’ailleurs aussi les autoroutes, le périphé- rique, RTE (Réseau de transport d’électricité)… Et comment, pour la seule SNCF, surveiller à toute heure du jour et de la nuit quelque 33000km de lignes? Ce travail fastidieux est mené avant tout par la gendarmerie et la police, afin de remonter les filières de revente du cuivre, pour l’es- sentiel via des réseaux de ferrail- leurs difficiles à pénétrer. Il n’y a pas de hasard, comme l’a précisé Pierre Izard, directeur gé- néral SNCF Infra, branche qui s’occupe de la gestion des infra- structures: «Le rythme des vols est corrélé, à quinze jours près, à l’évo- lution du cours du cuivre». En un an, la hausse des cours représente plus de 33%. Si la SNCF estime la facture à plu- sieurs dizaines de millions d’eu- ros, «le véritable problème, c’est que ce phénomène est en train de saper les efforts pour améliorer le service, à un moment où nous nous inquié- tons déjà de la capacité du réseau à supporter l’ambition que nous por- tons sur les trains de la vie quoti- dienne», souligne Guillaume Pepy. À Réseau ferré de France, le pro- priétaire du réseau, qui règle le montant des réparations qu’il faut effectuer, on veut préciser que le vol de câbles est «l’une» des prin- cipales causes de la détérioration de la régularité. Et on rappelle que le problème n’est pas nouveau. En 2008, en commun avec la SNCF, il a été décidé de mettre «en sûreté de proximité» une tren- taine de parcs de stockage de ma- tériel, dont les câbles. Ce sont les sites les plus menacés. Mais si cela «endigué les vols sur les sites pro- tégés», cela a aussi suscité un transfert des vols sur les lignes elles-mêmes, précise Francine Ke- ravel, responsable pour RFF du programme d’investissements sû- reté sur l’ensemble de l’infra- structure. Début 2009, RFF a également de- mandé à la SNCF de «prendre des mesures immédiates en marquant les câbles, afin de permettre de mieux remonter les filières des malveil- lances». Et préconisé d’utiliser au- tant que possible de l’aluminium plutôt que du cuivre, notamment pour «les câbles de retour traction». Quant aux mesures immédiates, la mise en place d’un «ancrage» des câbles doit permettre, si l’on tente de les tirer, de n’en soustraire qu’un petit morceau, d’une part, et d’autre part le marquage des câ- bles neufs doit en assurer la tra- çabilité. Des dispositifs dissuasifs pour les trafiquants. À plus long terme, des recherches technolo- giques sont en cours pour trouver d’autres technologies que le câ- blage avec du cuivre. Enfin, depuis juin dernier, des réunions très régulières menées par RFF avec la SNCF étudient et actualisent les priorités en termes d’investissements efficaces. Dès maintenant, le président de la SNCF a évoqué le renforcement de la surveillance des lignes. Parmi les pistes qu’il préconise: le marquage des câbles avec des dispositifs de géolocalisation (puces RFID, GSM) pour voir plus rapidement où s’est produit le vol, voire suivre les voleurs à la trace, des caméras de surveillance sur les chemins de câbles, l’utili- sation d’hélicoptères munis de dé- tecteurs infrarouges ou même, dans le futur, de drones – mini- avions sans pilote – au-dessus des voies. Un petit air de science-fic- tion. P. G. La Vie du Rail - 6 octobre 2010 � Régularité. Les voleurs de cuivre en accusation Bernard COLLARDEY/LVDR Une quarantaine par semaine : la SNCF accuse les vols de cuivre d’être la première cause d’irrégularité des trains. RFF y voit « l’une » des premières causes. Les grands moyens s’imposent. Récemment, le prix du cuivre a augmenté de plus de 33 %, en un an.  La Vie du Rail - 6 octobre 2010 M aîtrise des dépenses mais poursuite de l’ambition du Grenelle de l’Environne- ment. C’est ce double mot d’ordre qui a guidé, assure Jean-Louis Borloo, l’établisse- ment du projet de budget de son ministère. «Ce budget af- fiche une stricte stabilité de ses moyens en 2011», a commenté le ministre de l’Écologie en le présentant le 29septembre au côté de ses trois secrétaires d’État, Dominique Bussereau, Chantal Jouanno et Benoist Apparu. «Stabilité ne veut pas dire identité: les économies que nous réalisons, par exemple en diminuant nos dépenses de fonc- tionnement de 10% en trois ans, nous permettent de dégager des moyens supplémentaires sur nos priorités.» � 3,5milliards d’euros Pour financer les projets, le budget atteint plus de 3,5mil- liards, en baisse de 6% par rapport à 2010. «Il faut ajouter le budget attribué à l’Afitf (Agence de financement des infrastructures de France, ndlr), ce qui donne une enve- loppe globale en hausse de 0,4%», corrige Dominique Bussereau. � Une enveloppe en hausse pour l’Afitf L’Afitf voit son enveloppe pro- gresser de 15%, passant de 1,9milliard en 2010 à 2,2. Se- lon Jean-Louis Borloo, ce bud- get «est sécurisé sur la durée» grâce «non seulement au main- tien d’une subvention budgétaire de 1milliard par an sur toute la durée du budget 2011-2013, mais aussi grâce à la mise en place de la taxe poids-lourds.» � La taxe poids- lourds pour mi-2012 Il faudra attendre mi-2012 pour voir entrer en vigueur cette taxe, qui doit rapporter 800 à 900millions annuels pour fi- nancer des infrastructures fer- roviaires, fluviales et maritimes. � 210millions pour les trains d’aména- gement du territoire Une nouvelle colonne dans les comptes concerne les trains d’aménagement du territoire, qui doivent faire prochaine- ment l’objet d’un contrat entre l’État et la SNCF. Ces trains dé- ficitaires, mais que la SNCF doit assumer au titre du service public, devraient être financés par une taxe de 1% sur les bil- lets de trains et les péages des autoroutes, croit savoir l’AFP. Leur déficit est évalué à 200millions annuels. C’est Ni- colas Sarkozy qui doit annon- cer les modalités de l’accord avec la SNCF. � Les lignes nouvelles Les travaux de la 2 phase de la ligne à grande vitesse Paris - Strasbourg ont débuté cette an- née; les travaux de la ligne Sud-Europe-Atlantique entre Tours et Bordeaux le feront l’an prochain – ce sera alors le plus gros chantier d’Europe; la ligne Bretagne - Pays-de-la-Loire sui- vra quelques mois après. Par ailleurs, 365km de lignes de transports collectifs sont en construction, rappelle le mi- nistre, qui estime avoir «fait plus en trois ans que jusqu’ici en l’espace de 30 ans». Marie-Hélène POINGT UNE SEMAINE DANS LA VIE DU RAIL Ministère des Transports. À budgetégal, des priorités différentes LGV Sud-Ouest. Tracé validé, financement quasi bouclé Le tracé de la LGV qui doit relier Bordeaux à l’Espagne et Toulouse a été définitivement arrêté, a annoncé le 28septembre le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo. Ce tracé est globalement conforme à celui soumis en mai pour validation au Premier ministre par le Comité de pilotage (Copil), à quelques ajustements près, a-t-il expliqué. Quant au financement, estimé en juin2009 à 16milliards d’euros, «je crois qu’à deux ajustements près, on s’est mis d’accord sur le processus avec les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées», s’est félicité le ministre, qui espère pouvoir signer «d’ici Noël» la convention définitive avec le concessionnaire Vinci. Neuf services publics vont faire guichet commun Le gouvernement et neuf entreprises et organismes de service public (dont la SNCF, La Poste, EDF, GDF Suez, Pôle Emploi, l’Assurance-maladie, la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), la Mutualité sociale agricole et la Caisse nationale d’assurance vieillesse) ont signé le 28septembre un accord visant à ouvrir des guichets communs dans les zones rurales. L’objectif est dans un premier temps pour 60 nouveaux lieux d’accueil, et 300 autres sites verront leur offre de services complétée. Ils seront déployés dans 22départements métropolitains (un par région) et à La Réunion. La SNCF va installer des bornes de vente de billets de TER dans des bureaux de poste ou des offices de tourisme. À l’occasion du salon Innotrans à Berlin, la SNCF a lancé sa filiale Masteris, présentée comme le «point d’entrée unique pour les ser- vices et prestations de la direction du Matériel». S’appuyant sur l’ex- pertise des 39Technicentres et du Centre d’ingénierie du Matériel (CIM), Masteris «répond sur mesure à tous les besoins relatifs à la maintenance, à la rénovation et à l’ingénierie ferroviaire du matériel roulant», tout en proposant des solutions pour la mise à disposition de pièces de rechange (108000références). Cette structure légère (11personnes actuellement) propose à ses clients un service «per- sonnalisé, souple et réactif» en France et en Europe, dans un contexte d’ouverture du marché qui voit arriver des entreprises deman- deuses du savoir-faire de la SNCF. Masteris est déjà implantée en Belgique (Anvers), en Italie (Turin) et en Allemagne (Dresde, Dort- mund). Elle vise un «prochain déploiement en Europe de l’Est et au Royaume-Uni». La SNCF ambitionne de tripler d’ici 2012 son chif- fre d’affaires annuel dans ce domaine, actuellement de 10millions d’euros. Masteris. Une filiale SNCF pour commercialiser la maintenance � La Vie du Rail - 6 octobre 2010 UNE SEMAINE DANS LA VIE DU RAIL Arc Express et Double boucle. Double débat express C’ est un exercice ubuesque au- quel vont se livrer pendant qua- tre mois, à partir d’une première réunion commune le 30sep- tembre, la Commission nationale du débat public (CNDP) et deux commissions particulières. Me- ner «conjointement» (dit la loi) le débat sur deux projets un peu complémentaires et largement concurrents. Cinquante-cinq réunions sont prévues pour le projet du Grand Paris. Une ving- taine sur le projet Arc Express. Travail stupéfiant, puisqu’il va s’agir de discuter, en public et dans le détail, de deux projets appelés à fusionner. Le ministre de l’Espace rural et de l’aména- gement du territoire, Michel Mercier, qui a hérité du porte- feuille du Grand Paris depuis la démission de Christian Blanc, l’a dit: il faut parvenir à une syn- thèse. Logiquement aberrante, la solu- tion était politiquement la seule jouable. Rappelons les épisodes précédents de la bataille entre les deux projets, celui de la région et celui de l’État: Christian Blanc voulait confier l’organisation d’un débat sur le projet de Dou- ble boucle au préfet de région. La Commission nationale du dé- bat public, autorité indépen- dante présidée par Philippe Des- landes, s’en était étonnée, et avait eu gain de cause. Puis, lors de la discussion de la loi sur le Grand Paris, un amendement sénatorial avait prévu, comme le dit Jean- Luc Mathieu, président de la CPDP Arc Express, de «tordre le cou» au projet Arc Express, sti- pulant que le débat sur le projet «n’aurait pas lieu». L’amende- ment a été retoqué en commis- sion mixte paritaire, le rappor- teur de la loi à l’Assemblée, Yves Albarello, ayant trouvé la porte de sortie, qui préservait Arc Ex- press, et ouvrait la voie à la Dou- ble boucle: le débat conjoint. Problème: la CNDP ne pouvant pas se prononcer sur le fond des projets, elle ne peut préparer qu’à la marge la synthèse à la- quelle on travaille, à la Datar ou au conseil régional. Les réunions communes aux deux projets per- mettront, on l’espère, de ne pas trop perdre son temps. On y a «beaucoup travaillé», assure François Leblond, président de la CPDP Grand Paris, qui se dit plus «pour la paix que pour la guerre entre les deux projets». Et, comme dit Philippe Deslandes, les commissions sauront «cueil- lir les propositions de synthèse» qui ne manqueront pas de surgir lors des débats. On attend la contribution de Gilles Carrez, auteur d’un rapport sur le finan- cement des infrastructures du Grand Paris. Partisan du phasage du métro automatique, contre l’avis de Christian Blanc, extrê- mement dubitatif sur les hypo- thèses de financement pour la Double boucle, le rapporteur du budget apparaît comme l’un des sages de ce dossier. La question va être d’autant plus complexe que la gouvernance du projet de Grand Paris n’est pas calée. Marc Véron, nommé pré- sident du directoire de la Société du Grand Paris, le 24 septem- bre, n’entend pas que la SGP se cantonne au métro. Le préfet de région, Daniel Canepa, fait état d’une lettre de Michel Mercier lui confiant le dossier de l’amé- nagement autour des gares. Avantage à Daniel Canepa? Mais alors que le préfet a fait part, le 21 septembre, de ses doutes sur la nécessité de réaliser tout de suite le métro jusqu’à Saclay, Ni- colas Sarkozy, le 24 septembre, a tranché et maintenu le mé- tro… F. D. Christian Favier veut jouer la complémentarité des projets Dans le Val-de-Marne, la réalisation d’Arc Express, c’est dans les grandes lignes celle d’Orbival, le projet de métro qui, depuis 2006, mobilise les énergies. Et lorsqu’il évoque les débats publics consacrés, en parallèle, à Arc Express et au Grand Huit, Christian Favier, président du conseil gé- néral du Val-de-Marne, se veut un acteur actif. Convaincu que la concurrence entre les projets n’a pas de sens, il es- time également que «la convergence de ceux-ci n’en a guère plus. Ni les collectivités locales, ni l’État n’ont la ca- pacité de financer seuls l’ensemble de ces projets. Et d’ex- périence, nous savons tous ce que veut dire convergence dans le langage de l’État: c’est lui qui décide et les collec- tivités qui paient. Or ça, c’est impossible. Et pourtant, en tout cas dans le Val-de-Marne, les deux projets sont plus qu’utiles, ils sont essentiels.» « Pourquoi ne pas raisonner complémentarité?», plaide-t- il. «Je propose que soit confiée au Stif, et donc à la Région et aux départements, dans le cadre du plan de mobilisa- tion, la réalisation d’Arc Express, avec une rocade com- plète et le respect par l’État de ses engagements de finan- cement: 6milliards d’euros sur 18milliards. À l’État le reste du projet de réseau Grand Paris et notamment la liaison entre les plateformes aéroportuaires, au titre du rayonne- ment international, et la deuxième boucle à l’est, au titre du rééquilibrage.» P. G. Rectificatif Jean Faussurier n’est pas chef de la mission Eole à RFF, comme nous l’avions écrit dans notre précédent nu- méro, mais directeur du projet Eole - NExt de RFF. Enfin, s’il y a bien un dé- bat public à La Défense le 14octobre, celui-ci ne concernera qu’Eole. Car la réunion commune, à La Défense, concernant Eole, Arc Express et la Double Boucle se tiendra le 18no- vembre. Laurent VILLERET –RFF 2010. Les TGV entre la Normandie et l'Est via Roissy seront supprimés Les TGV directs qui reliaient, depuis juillet 2009, Cherbourg à Dijon et Le Havre à Strasbourg en passant par l'aéroport de Roissy vont être supprimés au prochain service le 11 décembre, faute de passagers. «On s'était fixé un seuil d'environ 100 personnes par train, soit un taux de remplissage déjà faible d'environ 30 %. On a actuellement 55 personnes sur Cherbourg - Dijon et 70 personnes sur Le Havre - Strasbourg. Le déficit devenait trop important», explique la SNCF. Ces TGV, qui devaient être testés pendant trois ans, étaient fortement subventionnés par les collectivités locales. «Dans la convention, il était stipulé dès le départ que, selon les niveaux de fréquentation, on se réservait le droit de se réunir au bout d'un an pour faire un premier bilan», rappelle la SNCF. A près quatre ans de travaux ininterrompus, la première phase de la suppression du bouchon ferroviaire de Bor- deaux vient de prendre fin avec la mise en service des quatre voies sur le pont Garonne. L’éli- mination de ce point de conges- tion notoire permet à la gare Saint-Jean de retrouver l’ex- ploitation de l’ensemble de ses voies 1 à 17 désormais raccor- dées au pont. En même temps, le mouvement des entrées et sorties des trains – 250 par jour – devient évidemment plus fluide. Le 28septembre, une plaque évoquant cette mise en service a été dévoilée en gare par Jean- Louis Borloo, ministre de l’Éco- logie, de l’énergie, du dévelop- pement durable et de la mer. Le coût total des travaux, financés par RFF, l’État, l’Europe, la Ré- gion Aquitaine, le département de la Gironde et la Commu- nauté urbaine de Bordeaux s’élève à 260millions d’euros. Au-delà du pont Garonne, les quatre voies sont aménagées jusqu’à l’ex-gare de la Benauge seulement. À ce jour subsiste donc un goulet d’étranglement entre celle-ci et le pôle multi- modal de Cenon, goulet dont la suppression fait l’objet de la seconde phase. D’ores et déjà débutent les travaux prépara- toires consistant à porter à qua- tre voies les trois kilomètres et demi séparant la Benauge de la bifurcation de Cenon. Ce qui permettra alors de doubler la capacité des circulations. Des travaux supplémentaires, d’un montant de 240millions d’eu- ros, qui seront financés dans le cadre de la ligne à grande vi- tesse Sud-Europe Atlantique. François-Xavier POINT La Vie du Rail - 6 octobre 2010  F.-X. POINT L a société lyonnaise MCE-5 Development a présenté le 20septembre à Rouen un véhicule de démonstration équipé d’un moteur consommant un tiers de carburant en moins, qu’elle espère voir développer en série par un constructeur dans les prochaines années. L’économie d’essence vient de la variation du taux de compression dans la chambre de combustion, en fonction des besoins. Un nouveau moteur pour économiser du carburant � La confédération des patrons britanniques a exhorté le 20septembre le gouvernement de sa gracieuse majesté à ne pas sacrifier les transports publics. Face aux rumeurs de coupes tous azimuts, elle insiste notamment sur la né- cessité de poursuivre la modernisation du métro de Londres et de concentrer les dépenses sur des investissements publics «productifs». � Malmenés par la crise en 2009 et le nuage islandais en avril, ils retrouvent le sourire: selon l’Association française des tour-opérateurs, qui s’attend à la reprise en 2011, le chiffre d’affaires du secteur a augmenté de 5,2% cet été. � Air France et China Southern Airlines créent une co-entreprise sur Paris - Canton. Elle porte sur le partage des recettes des deux compagnies, à partir de novembre. � L’Association internationale du trans- port aérien (Iata) revoit nettement à la hausse ses prévisions pour le secteur. Elle table sur un bénéfice de 8,9milliards de dollars en 2010, contre 2,5milliards en juin dernier. Périscope Le siège avion qui fait voyager debout Pas vraiment assis, ni vraiment debout. Le siège SkyRider de la société italienne Aviointeriors, dévoilé en septembre lors d’un salon d’équipement aéronautique en Californie, oblige le passager à se tenir dans une position quasiment verticale, permettant de gagner de précieux centimètres entre les rangées. Il pourrait séduire les compagnies aé- riennes à bas coûts en leur permettant de transporter un maximum de passagers. Aquitaine. Le bouchon de Bordeaux a sauté Les quatre voies neuves sur le pont. À droite, l’ancienne et célèbre passerelle ferroviaire. � La Vie du Rail - 6 octobre 2010 UNE SEMAINE DANS LA VIE DU RAIL R evendication de longue date des syndicats, le salaire mini- mum pour les cheminots est peut-être en passe de devenir une réalité outre-Rhin. Plusieurs rounds de négocia- tions ont débuté cet été entre les représentants des salariés et les compagnies ferroviaires: la DB mais aussi les opérateurs privés, Keolis et Veolia en tête, partici- pent aux tractations. Une pre- mière. L’objectif: définir des règles de rémunérations communes à l’ensemble du secteur. En la ma- tière, les disparités sont énormes depuis l’arrivée de la concur- rence. À titre d’exemple, un conducteur de train de la DB perçoit 31700euros lors de sa première année d’embauche: jusqu’à 30% de plus que chez certaines compagnies privées. Pour ces dernières, où les syn- dicats sont moins puissants, les faibles coûts de main-d’œuvre représentent un avantage concurrentiel de taille, le critère de prix étant pri- mordial lors de l’attribution d’une franchise. « Cette situation est une incitation au dumping» , dé- noncent les syn- dicats Transnet de DGBA. D’au- tant qu’entre- temps la DB a lancé une contre- offensive, transférant une partie de ses salariés dans des filiales «low cost», aux conditions sa- lariales moins favorables. « Il est temps de mettre un terme à cette spirale» , affirment les re- présentants des cheminots, qui ont convoqué cette table ronde. Car en Allemagne il n’existe pas de salaire minimum unifié équi- valent au Smic français. Mais si les partenaires sociaux d’une branche par- viennent à s’ac- corder sur une rémunération plancher, le gouvernement peut la valider et l’inscrire dans la loi. Outre-Rhin, peu de secteurs ont réussi à s’entendre. Les chemi- nots parviendront-ils à faire ex- ception? Rien n’est moins sûr, tant il sem- ble difficile de concilier les exi- gences de l’opérateur historique et celles de ses rivaux. Ces der- niers plaident pour un Smic modéré, alors que la DB espère indexer le salaire minimum sur ses propres standards. Quant aux syndicats, ils ont déjà fait savoir qu’ils ne signe- raient pas un accord tarifaire «vers le bas» et menacent de déclencher une grève générale en cas d’échec. Pour ne rien arranger, toutes les parties prenantes ne sont pas as- sises autour de la même table. Les opérateurs privés mènent leurs discussions en parallèle de l’opérateur historique. «La route est longue» , souffle- t-on donc, un brin pessimiste, dans les coulisses des négocia- tions. Antoine HEULARD Allemagne. Salaire minimum pour les cheminots: les syndicats engagent le bras de fer Inde. Des candidats du monde entier pour trois usines de matériel roulant L es industriels du monde entier sont invités à entrer à hauteur de 76% dans le capital de trois usines indiennes de matériel rou- lant, les 24% restants étant ap- portés par Indian Railways. Bom- bardier, Siemens, Alstom et GE sont candidats pour l’usine de lo- comotives électriques de Madhe- pura (Bihar), pour 12,93mil- liards de roupies (212millions d’euros). Electro-Motive Diesel (EMD) et GE ont des offres pour l’usine de locomotives diesels de Marhowrah (Bihar), chiffrée à 13milliards de roupies (213mil- lions d’euros). Mais c’est pour l’usine d’automo- trices électriques de Kanchrapara (Bengale), chiffrée à 15milliards de roupies (245millions d’euros) que la concurrence sera la plus rude. Des offres ont en effet été remises par Alstom, Siemens, Bombardier, une joint-venture re- groupant CAF, Hyundai Rotem, Jindals et Hitachi, une collabora- tion entre Kawasaki et Texmaco, ainsi que par l’association entre ABB, Stadler et TWL. Les entreprises retenues seront connues dans les prochains mois et une quatrième usine, située dans le sud du Bengale, pourrait ouvrir son capital dans un futur proche. P. L. États-Unis. 500 caméras supplémentaires dans le métro de New York La municipalité de New York a installé 500 nouvelles caméras de surveillance dans des stations de métro particulièrement fréquentées, en réponse aux menaces contre la sécurité, comme la tentative d’attentat à Times Square le mai dernier, a déclaré le 20septembre le maire de la ville, Michael Bloomberg. Ces caméras mises en place aux stations Times Square, Penn Station et Grand Central sont en fait une extension au programme de vidéosurveillance déjà lancé et qui vise à porter à terme à 3000 le nombre de caméras de sécurité dans Manhattan, où l’on en recense actuellement 1159. Ces caméras ont été pour une bonne part payées par un fonds de 120millions de dollars du département américain de la Sécurité intérieure. Le transporteur allemand TETS (Trans Eurasia Transport Solutions) a lancé en septembre un nou- veau service régulier pour l’acheminement par rail des conteneurs entre les principaux centres in- dustriels du sud, de l’est et du nord de la Chine avec Moscou, en partenariat avec le Chinois Lia- nyungang China Shipping Container Lines (CSCL). Le «hub» de ce nouveau service sera en effet le port de Lianyungang, entre Pékin et Shanghai, sur un corridor ferroviaire et multimodal reliant la Chine au Japon, à la Corée, au sud-est asiatique et à l’Asie centrale. La traction, qui sera assurée par les chemins de fer chinois, kazakhs et russes, de- vrait garantir des temps de parcours de 23 à 25jours entre Lianyungang et Moscou, ou de 28jours entre Pékin et Moscou. Soit «16fois moins cher que par avion et deux fois plus vite que par la mer» . D’ici la fin de l’année, TETS compte transporter quelque 1000conteneurs 40pieds entre la Chine et Moscou. TETS accélère le fret combiné entre la Chine et Moscou La DB mais aussi les opérateurs privés, Keolis et Veolia en tête, participent aux tractations, mais ils ne sont pas autour de la même table P our ses promoteurs, Stuttgart21 est «une chance unique pour le dé- veloppement urbain». Si de nombreuses villes ont récupéré des terrains avec la disparition progressive de gares marchandises ou de certains dépôts dans leur proche périphérie, alors que d’autres édifient de nou- veaux quartiers sur des dalles couvrant les voies d’avant-gare (comme Paris-Rive Gauche), rares sont les exemples de disparition totale des emprises ferroviaires en surface mises à profit pour des opérations d’urbanisme (si ce n’est à Monaco). Un tel surcroît de terrain sera le bienvenu à Stuttgart où le centre-ville est limité dans sa croissance spatiale par sa situation en cuvette. D’autant plus que les coteaux en- vironnants sont sacrés: pas touche au vignoble et aux forêts! En additionnant les 82hectares des actuelles emprises des voies de la gare ou de l’avant-gare et la sur- face des emprises connexes, on obtient une zone de quelque 100hectares, soit la taille d’un petit arrondissement parisien. Un emplacement de choix, en pro- longement des principaux axes du centre-ville et ouvrant au nord de nouvelles perspectives vers le château et le parc de Rosen- stein, ce dernier étant agrandi à l’occasion. Car si Stuttgart21 se traduit par la construction de bu- reaux dans le futur «quartier de l’Europe» à proximité de la gare principale et de 11000logements, en particulier dans le futur «quartier de Rosenstein» au centre de l’an- cienne emprise ferroviaire, quelque 30hectares sont destinés à être transformés en espaces verts (4200arbres à planter), remplaçant l’ac- tuel «mur infranchissable» des emprises ferroviaires séparant les quartiers nord et est. La prise de conscience des problèmes écologiques étant élevée ou- tre-Rhin – d’où de nombreuses protestations contre les nuisances et destructions qu’entraînera immanquablement Stuttgart21 pendant une décennie – un assainissement de grande envergure sera entrepris sur les emprises que la DB remettra à la ville. Pour les travaux qui s’ensuivront, la logistique du chantier sera organisée autour d’une desserte ferroviaire «dans la me- sure du possible», alors que les camions n’emprunteront pas la voirie publique, un réseau indé- pendant de voies devant être établi entre la base travaux (elle- même directement reliée à l’au- toroute) et les différents sites de construction. Enfin, la gestion des eaux fera l’objet des plus grands soins, le bassin de Stutt- gart étant un grand producteur d’eau minérale. La Vie du Rail - 6 octobre 2010 � Cent hectares récupérés pour la ville Vingt années seront consacrées à l’urbanisation de zones A1 (quartier de l’Europe), A2 (jardins), B (quartier de Rosenstein) et C. Sur quelque 100 hectares, 30 sont destinés aux espaces verts. Braitmaier Oliver Aldinger & Wolf I mposante et reconnaissable par sa tour couronnée de l’étoile Mer- cedes (la région accueille de nombreuses industries liées à l’auto- mobile), la gare de Stuttgart frappe par sa modernité pour un bâti- ment dont la construction avait été lancée en 1914 (en comparaison, la gare «très allemande» de Metz, achevée six ans seulement aupa- ravant, semble remonter au Moyen Âge!). Cette gare principale est aussi la dernière grande réalisation du temps où Stuttgart était la ca- pitale du royaume du Wurtemberg, sur une proposition des archi- tectes Bonatz et Scholer qui avaient remporté le concours lancé par les chemins de fer d’État wurtembergeois. Interrompus en 1917 par la guerre, les travaux de construction de ce bâtiment sont repris par la Deutsche Reichsbahn après sa créa- tion en 1920 et terminés en 1928. Mais dès octo- bre1922, cette gare était en mesure d’accueillir les trains qui, jusque-là, arrivaient à l’ancienne gare centrale, do- tée de quatre voies seule- ment! Endommagée pen- dant le conflit, la «gare de Bonatz» a été pour l’essen- tiel restaurée à l’identique, ce qui lui a valu un classe- ment en 1987. Entre-temps, cette gare en cul-de-sac comptant huit quais et dix-sept voies en surface (1-a et 1 à 16) a été complétée par une gare souterraine de deux voies pour les S-Bahn, qui traversent le centre-ville en tunnel depuis 1978. Un autre transport public qui dessert la gare principale de Stuttgart en souterrain est le métro (type «Stadtbahn» à voie normale et doté de quais hauts), dont six lignes passent par la station ouverte en 1976 sous le parvis (place Arnulf Klett). Cette station était également des- servie par le réseau de tram à voie métrique de Stuttgart jusqu’au remplacement de sa dernière ligne par une ligne de métro, en 2007. Le bâtiment principal de la gare, qui voit passer plus de 200000personnes par jour et abrite une quarantaine de commerces, devrait être épargné par le projet Stutt- gart21, de même que la tour, actuellement aménagée (sur quatre des neuf étages) pour une exposition présen- tant le projet. En revanche, ce projet prévoit la démoli- tion des ailes nord et sud de la gare. Fin août, cette dé- molition a commencé, sous les protestations de nom- breux manifestants. La Vie du Rail - 6 octobre 2010 � Une gare aux ailes rognées Si la tour emblématique de la gare de Stuttgart n’est pas menacée par le projet, l’aile sud, au premier plan, devrait être démolie malgré son intérêt architectural. Sur les actuels quais en cul-de-sac, le TGV pour Paris côtoie l’ICE pour Berlin. Patrick Laval/PHOTORAIL Patrick Laval/PHOTORAIL ses clients, un couple aisé qui souhaitait faire une donation-partage à ses enfants a finale- ment reculé, car une partie de ses économies, placées en Bourse, avait fondu. A contrario, ménage est venu le consulter pour donner un terrain à sa petite-fille jeune mariée afin qu’elle y construise sa maison. Ils n’ont pas voulu différer plus longtemps l’opération. A Paris, l’effet CAC 40 a été enco- re plus radical. « Lorsque la Bourse s’est effondrée, cela a arrêté tout le système. Mainte- nant, c’est reparti », com- mente ce notaire parisien. Au début de l’année 2009, les familles ne voulant pas vendre leurs actions à perte, les donations ont été suspen- dues. Depuis, la solidarité inter- générationnelle a repris ses droits. « Toutefois, avec l’allongement de la durée de vie, les parents doivent bien prendre en compte leurs propres besoins avant de donner. Pour les grands- parents, c’est un peu plus facile », précise-t-il. Justement, la loi de finances pour 2010 favo- rise les dons de sommes d’argent des grands- parents et même des arrière-grands-parents, puisque l’âge en dessous duquel on peut faire un don sans payer de droits de mutation (pla- fonné à 31 395 euros, lire plus loin) a été repoussé de 65 à 80 ans. Actuellement, le régime est donc très favorable. Les familles se doutent que cela ne durera pas toujours. Or, bénéficier d’une donation est crucial pour les primo accédants. Ceux qui reçoivent cette aide ont 75 % de chances d’acheter un loge- ment. Les autres, une chance sur deux seule- ment. Pour ces derniers, la meilleure solution consiste à acheter une petite surface, le plus tôt possible, avec pas ou peu d’apport person- nel, grâce à des prêts à très long terme, puis utiliser ce premier achat comme apport pour le deuxième achat, puis le troisième… « Très favorables » : c’est donc le verdict des notaires sur les conditions fiscales dans les- quelles les parents, grands-parents et arriè- re-grands-parents peuvent trans- mettre, de leur vivant, une partie de leur patrimoine à leurs des- cendants. Les dons de somme d’argent au profit d’un enfant, petit-enfant, arrière-petit-enfant, ou à défaut d’un neveu, petit- neveu ou arrière-petit-neveu, sont exonérés de tout droit de mutation dans la limite de 31 395 euros. Avec deux conditions : que le bénéficiaire du don soit majeur et le donataire âgé de moins de 65 ans s’il transmet à ses enfants, moins de 80 ans s’il transmet à ses petits ou arrière-petits-enfants. Ces dons peu- vent être effectués par chèque, par virement, par mandat ou par remise d’espèces. Au delà de cette exonération, les donations à un enfant bénéficient d’un abattement de 156 974 euros. Chaque parent peut ainsi donner jus- qu’à 156 974 euros par enfant sans avoir de droits de donation à payer. Ces dons sont cumulables. Ils sont renouve- lables dans les mêmes conditions après six ans. Enfin, en l’absence d’acte de donation, notarié ou sous seing privé, le don de somme d’argent doit faire l’objet d’une déclaration au service des impôts du domicile du donataire dans le mois qui suit la date du don.  La Vie du Rail - 6 octobre 2010 LVDR VOTRE RETRAITE Antennes CPR. De nouvelles adresses L es Points d’accueil pério- dique (PAP) de Montpellier, Châlons-en-Champagne, Rouen et Amiens ont fermé. Dorénavant, pour toute de- mande de conseils et de rembourse- ments, vous devez vous rendre dans votre antenne régionale la plus proche : Marseille pour Montpel- lier, Nancy pour Châlons, Lille pour Amiens et Paris pour Rouen. En revanche, des discussions sont en cours entre la CPR et la SNCF concernant une possible utilisation des cabinets médicaux de l’entreprise par les centres de consultations avancés à Montpellier, Toulon, Rouen, Reims et Amiens. Les PAP de Nantes, Saintes et Nevers, qui étaient fermés en juillet et août pendant les congés d’été, ont rouvert en septembre. Enfin, l’antenne CPR de Lyon a déménagé fin septembre pour s’installer dans l’Espace Confluence, 3, cours Charlemagne, 69002 Lyon (ouverture au public le 4 octobre à 13h). Et l’ou- verture d’une antenne à Nantes est prévue pour la fin de l’année 2010. C’est, en 2010, le plafond d’exonération des droits de mutation pour un don fait à un enfant ou un petit-enfant (source : ministère des Finances) 31 395 � � Comment vieillir en toute sécurité Aider les seniors à préserver leur autono- mie en les informant sur les différents moyens d’assurer leur sécurité au domi- cile et à l’extérieur, c’est le thème du fo- rum organisé le 12 octobre à Saint-Pierre- des-Corps, avec le soutien de l’Action sociale SNCF Centre-Limousin. Des spé- cialistes animeront plusieurs conférences- débats sur les thèmes suivants : Adapta- tion de l’habitat, Le bon usage des médicaments, Urgence médicale : alerte et premiers gestes de secours, Le senior et la conduite automobile. De plus, les participants pourront se renseigner sur différents stands présents au forum : ma- tériel et téléassistance pour le confort et la sécurité à domicile, l’aménagement de l’habitat, les gestes de premiers secours, la Prévention routière (contrôle des ré- flexes, de la vue…). Le 12 octobre, à partir de 14h. Salle des fêtes, 12, avenue de la République, 37233 Saint-Pierre-des-Corps. Entrée libre. � Un forum pour bien vivre sa retraite Le service d’Action Sociale SNCF s’est associé au Centre local d’information et de coordination de Montargis (Loiret) pour organiser un forum, Bien vivre sa retraite, le 14 octobre, de 9h30 à 17h30, à la salle des fêtes de Montargis, place du Pâtis. L’équipe de l’antenne sociale SNCF locale tiendra un stand d’information. lundi 11 octobre 8.30 Le hérisson, film 10.10 Un éclair de génie, film 12.10 Les Guignols de l’info, div. 12.20 L’édition spéciale première, div. 14.00 Le prix de la loyauté, film 16.05 Le petit journal de la semaine 16.30 Whiteout, film 18.15 Les Simpson, série 18.40 Le JT de Canal 19.05 Le grand journal, div. 19.55 Les Guignols de l’info 20.10 Le grand journal, la suite, div. Deux épisodes Série avec Jemima West Rose •Anne Charrier Véra •Valérie Karsenti Hortense Gaillac Episode 3. Pierre Gaillac réussit à remettre les filles du Paradis au travail et à dompter Rose… provisoirement. Véra, elle, remarque inopinément un bijou ayant appar- tenu à son amant au cou d’Angèle… Episode 4. 22.40 Spécial investigation doc. 2 épsodes 23.30 L’œil de links mag. / 0.00 Divorces 1.35 Les petits mouchoirs, la rencontre CANAL + 15.05 Foruchette et sac à dos, doc. 15.30 Les secrests de l’Egypte antique, La momie hurlante, doc. 16.30 J’irai dormir chez vous¿, Maroc, doc. 17.25 C l’info 17.30 C à dire?!, mag. 17.45 C dans l’air, mag. Film français de Claude Berri, 1980 Avec Catherine Deneuve Alice •Jean-Louis Trintignant Julien •Gérard Depardieu Patrick Alors qu’elle rompt avec Julien, Alice repense aux hommes qui ont compté dans sa vie. Julien, le dernier en date mais aussi Patrick, Simon, musicien fumeur de gitanes, et Claude. 22.20 Leonard Bersnstein spectacle 23.15 En quête d’auteurs doc. / 0.10 A 1000 Milles de Tachkent doc. /1.00 Takva série FRANCE 5 ARTE 8.50 M6 boutique, mag. 10.05 Sue Thomas l’œil du FBI, série 2 ép. 11.40 Ma famille d’abord, série 2 ép. 12.45 Le 12 45 12.55 Ma famille d’abord, série 2 ép. 13.40 Météo 13.45 Une femme infidèle, téléfilm 15.40 Le mariage de mon ex, téléfilm 17.40 Un dîner presque parfait, Emission 18.45 100% Mag. 19.40 Météo 19.45 Le 19 45 20.05 Un gars, une fille, série Obésité: comment réagir en famille ? Magazine Ce soir, E= M6 Spécial Obésité vous propose de com- prendre pourquoi nos enfants grossissent et comment ils peuvent maigrir durablement et sans risques. Pendant plusieurs semaines, nos journalistes ont suivi le parcours de trois adolescents obèses ou en surpoids. 22.20 Nouveau look pour une nouvelle vie mag. 0.35 Shark 2 ép. 2.10 Météo M6 20.50 Maison close 20.40 Je vous aime 20.40 E=M6 Spéciale 19.00 Arte journal, Journal 19.30 Un billet de train pour…, Le Brésil, doc. 19.55 Touchez pas au grizzly, documentaire. ARTE CANAL+ Séries 20h20 -CANAL DECALE- Têtes à claques -CANAL FAMILY- Les parent. / 20h30 -SERIE CLUB- Les semaines de Lucide . / 20h35 - GULLI- Heartland -TEVA- Médium -PARIS PREMIERE- Modern family. / 20h40 -TPS STAR- Leverage -13e RUE- U.S. Marshals, protection de témoins -CANAL FAMILY- Une minute avant -SERIE CLUB- Lost : les dis- parus -AB1- Profiler 1996 52mn. / 21h25 -AB1- Profiler 1996 52mn - TPS STAR- Leverage -GULLI- Heartland. / 22h15 -GULLI- L’instit. / 22h20 -AB1- Witchblade 2001 42mn -SERIE CLUB- 24 heures chrono. Tourisme / évasion 13h00 -USHUAIA TV- Ushuaïa nature . / 16h45 -USHUAIA TV- La terre ne tourne plus rond . / 18h40 -VOYAGE- Terres de légendes : Les chevaliers de l’ile de Sumba . / 18h50 -ODYSSEE- La fée des noces . / 19h40 -VOYAGE- Africa Trek, épisode 1 : Le grand départ . / 20h40 -ODYSSEE- Féminité, santé, inégalité -VOYAGE- En train à travers l’Australie -NATIONAL GEOGRAPHIC- My 9 / 11 -USHUAIA TV- Sentinelles de la nature . / 00h30 -USHUAIA TV- Conte des grandes prairies. Série Film Mag. MOCF. Succès du marché aux puces à Colmar e traditionnel marché aux puces de la Mutuelle de l’orphelinat des che- mins de fer français-Fondation Edmond-Flamand s’est tenu le 5 sep- tembre dans la cour Marchandises de la gare de Colmar, avec une météo très favorable. Dès 7h du matin, les amateurs éclairés étaient nombreux à visiter les 250 stands pour y acquérir divers objets : pièces embléma- tiques de l’art populaire alsacien, vieux outils, livres, linge de maison, etc. Fidèles au rendez-vous, les exposants de l’an dernier étaient présents. D’autres, nouveaux, étaient venus grossir les rangs de ce grand marché. Vendeurs et clients sont repartis satisfaits. Les bénéfices dégagés par la lo- cation des emplacements, la vente des sandwiches et des boissons, ont été adressés au siège de Paris par Bruno Schneider, président de la section de Colmar de la MOCF. Michel CAROUGE Michel CAROUGE FGRCF. A Béthune, on s’informe La section de Béthune de la FGRCF organise sa réunion d’information le 12 octobre à 14h30. Yvon Joly, animateur de l’Union Nord, fera une intervention. Inscriptions pour l’année 2011 à partir de 14h. Salle de la Charité, rue Fernand Bar, 62000 Béthune. Précision : randonnée du 10 octobre Contrairement à ce qui était annoncé dans LVDR n° 3275, page 26, la randonnée du 10 octobre proposée par les Cheminots randonneurs aura lieu à Saint- Arnoult-en-Yvelines exclusivement (et pas à Fleurines). Trois parcours sont proposés : 15 km (allure modérée), 18 km (allure normale) et 23 km (allure soutenue). Départ à 8h de la gare de Paris-Est, par autocar (rendez-vous face à la voie 23, 15 min avant le départ). Frais : 21 , incluant le transport, l’encadrement et l’assurance (repas tiré du sac). Contact : les Cheminots randonneurs, 01 40 38 48 30 (tél./fax). Les randonnées de l’ATC Les sections parisiennes de l’Association touristique des cheminots vous donnent rendez- vous en gare pour partir en balade dans les environs de Paris Dans la Marne : autour de Dormans, le 9 octobre (20 km). Départ de Paris-Est (Grandes Lignes) : 8h35. Rens. : 01 45 99 15 60. Dans l’Essonne: d’Egly à Saint- Chéron, par les châteaux de Courson et Baville, le 12 octobre (20 km). Départ de Paris-Austerlitz (RER C) : 8h41 (direction Dourdan). Rens. : 01 64 94 11 62. Contacts : ATC Paris-Sud : 01 43 07 42 42. ATC Paris-Nord : 01 55 31 10 27. ATC Paris-Est-Ouest : 01 58 20 55 29, jeudi 14 octobre 8.30 Sans rancune !, film 10.25 Une jeunesse berlinoise, téléfilm 12.10 Les Guignols de l’info, div. 12.20 L’édition spéciale, div. 14.00 Coup de foudre a Rhode Island, film 15.35 Un prophète, film 18.05 L’album de la semaine, Musique 18.15 Les Simpson, série 18.40 Le JT de Canal 19.05 Le grand journal, div. 19.55 Les Guignols de l’info, div. 20.10 Le grand journal, la suite, div. Deux épisodes Série avec Freddie Prinze Jr Cole Ortiz •Katee Sackhoff Dana Walsh •Kiefer Sutherland Jack Bauer 00h00-01h00. Farhad Hassan a réussi à mettre la main sur l’uranium. Poussé par ses hommes, il décide de l’uti- liser pour montrer sa force aux Américains. 22.15 Mad men série 23.00 30 rock série 2 ép. / 23.45 Maison close série 2 épisodes / 0.35 Maison close série CANAL + 12.05 Ludo, Jeunesse 13.35 Le mag. de la santé 14.30 Allo docteurs, mag. 15.00 Fourchette et sac à dos, doc. 15.30 Affaires non résolues, doc. 16.30 Roissy: animaux en tran- sit, doc. 17.25 C l’info, C à dire ?! 17.45 C dans l’air, mag. Documentaire de Nicolas Philibert Il existe encore des écoles à classe unique qui regrou- pent, autour d’un même maître, tous les enfants d’un même village, de la maternelle au CM2. Entre repli sur soi et ouverture au monde, ces petites troupes hétéroclites partagent la même vie de tous les jours. Nicolas Philibert est parti filmer l’une d’elle, au cœur de l’Auvergne. 22.25 Breaking the waves 0.55 Tracks mag. / 1.50 Plaisirs d’amour entre deux âges doc. /3.00 Fraise et chocolat FRANCE 5 ARTE 8.30 M6 Clips, mag. 8.50 M6 boutique, mag. 10.05 Docteur Quinn, femme médecin, 2 ép. 11.40 Ma famille d’abord, 2 ép. 12.45 Le 12 45 12.55 Ma famille d’abord, série 2 ép. 13.45 L’ombre de la vengeance, téléfilm 15.45 Christy: Au cœur du souvenir, téléfilm 17.40 dîner presque parfait, mag. 18.45 100% Mag, mag. 19.45 Le 19 45 20.05 Un gars, une fille, série Le cercle de Moonwick Série avec Emily Deschanel Dr Temperance Brennan Les corps de deux femmes sont exhumés parmi les débris d’une maison calcinée. L’une fut brûlée pour sor- cellerie à Salem au XVII siècle tandis que l’autre, assas- sinèe récemment, prétendait être une sorcière… 21.30 Chasse au trésor. 22.20 Face au désert. 23.05 Bones série 2 épisodes 0.50 The beast série / 1.35 Météo 1.40 Turbo mag. M6 20.50 24 heures chrono 20.40 Être et avoir 20.40 Bones 19.00 Arte Journal, Journal 19.30 Un billet de train pour…, Le Cambodge, doc. 19.55 Le retour des bœufs musqués, doc. ARTE CANAL+ Séries 20h20 -CANAL DECALE- Têtes à claques . / 20h30 -SERIE CLUB- Les semaines de Lucide . / 20h40 -CANAL FAMILY- Une minute avant -SERIE CLUB- Lost : Les disparus . / 22h20 -SERIE CLUB- FBI : Duo très spécial . / 22h45 -CANAL DECALE- 24 heures chrono . / 23h25 -CANAL DECALE- 24 heures chrono . / 23h35 -TMC- New York police judiciaire . / 23h55 -TMC- New York police judiciaire . / 00h05 -AB1- Les années fac 1995 26mn. / 00h20 -W9- Smallville . / 00h35 -TMC- New York police judiciaire -AB1- Les années fac 1995 26mn. Tourisme / évasion 08h40 -USHUAIA TV- Sentinelles de la nature . / 10h20 -ODYSSEE- La route des vins . / 12h45 -ODYSSEE- Visites de jardin . / 13h15 -USHUAIA TV- Ushuaïa nature. / 15h15 -ODYSSEE- Les hôtels particuliers, des lieux d’Histoire. / 18h30 -USHUAIA TV- Des noix et des hommes . / 20h05 - ODYSSEE- Tous à la brocante . / 20h40 -USHUAIA TV- Ushuaïa Nature. / 00h20 -ODYSSEE- Hôtels. / 03h45 -ODYSSEE- Escapades gourmandes. / 04h00 -USHUAIA TV- Sentinelles de la nature. Série Doc. Série Mali. Le dernier train pas comme les autres de Bernard Aubert onducteur de TGV postal depuis 1982, Bernard Aubert dépend du dépôt SNCF d’Avignon pour quelques jours encore. Il partira en effet à la retraite le 17 novembre pro- chain, tout comme ses collègues éga- lement conducteurs, Jean-Marie Manesse et Camel Timhadjelt. Ils préparent depuis plusieurs années ce qui sera leur dernier train pas comme les autres. Celui-ci n’arrivera pas en gare d’Avignon… mais dans celle de Bamako, au Mali, avec l’ac- cord des autorités locales, bien sûr. Le trio sera à bord d’une locomotive de Trans- rail, la compagnie nationale, qui tractera deux voitures depuis le dépôt de Bamako, situé à 5 km de la gare. Ils seront accompagnés d’un conducteur malien et de son chef pour effec- tuer le trajet en toute sécurité et dans le res- pect du règlement. « J’ai découvert le Mali il y a plusieurs années », explique Bernard Aubert. Le CE SNCF Paca y a créé, en partenariat avec le Secours populaire, des puits maraîchers et des co- opératives de femmes dans la région de Kayes. A chacun de mes voyages là-bas, en logeant chez l’habitant, j’ai rencontré des gens fantastiques. » Avec ses deux collègues, il invite à fêter leur dernier train sur place en compa- gnie notamment des dirigeants de la compa- gnie ferroviaire malienne et des familles d’ac- cueil. « Cette journée sera propice aux échanges et aux partages entre cheminots français et maliens », dit-il. « Et en faisant un séjour d’une semaine, cela permet aussi de visiter Bamako, son marché, son musée, le pays Dogon, de faire de la pirogue sur le fleuve Niger et d’apprendre quelques mots de bambara, langue majoritaire au Mali… » Toutes les informations figurent sur le blog http://bamako2010.e-monsite.com Contact : 06 65 23 38 66. Photos DR Bernard Aubert à Bamako, en compagnie de cheminots maliens. � La Vie du Rail - 6 octobre 2010 PÉRIGUEUX Jean-Marie Roux Jean-Marie Roux a été at- tendu, le 22 juillet, en gare de Périgueux à l’occasion de son dernier train. En 1973, à l’âge de 18 ans, il intègre la SNCF en gare de Paris-Est comme sur- veillant de voiture sur les trains couchettes interna- tionaux et découvre ainsi toute l’Europe. En 1975, il effectue son service militaire, et re- trouve ensuite la gare de Paris-Est. Son activité de- venue mixte, il contrôle les trains de nuit et de jour. En 1979, il est muté à Li- moges en qualité d’agent de trains voyageurs, et re- joint Périgueux en 1983. Il est parti à la retraite au grade de chef de bord moniteur. Syndiqué CGT, il a tenu un rôle actif au sein du CHSCT de Bordeaux et il a aussi été secrétaire de l’Amicale des contrôleurs de route de Périgueux, puis trésorier en 2006. Bernard Chubilleau TOULOUSE André Evesque Le 6 mai, André Evesque a fait valoir ses droits à la retraite. Ses études terminées, il débute à la SNCF en 1971, en qualité d’élève exploitation à la gare école de Gaillac. Jusqu’en 1978 il sillonne les gares du Lot et de l’Aveyron, il a même donné le départ du dernier train automoteur Viviez-Decazeville. Il passe ensuite avec suc- cès examens et concours pour intégrer en 1996, après un passage au GICR, la division du Budget de la direction régionale de Toulouse. Gérard Hahusseau MONTPELLIER Robert Alvernhe Le 17 septembre, Robert Alvernhe a fêté son départ en retraite. Représentant la troisième génération cheminote, il débute sa carrière en 1971 comme apprenti au dépôt de Béziers. Il suit ensuite les cours de formation de conducteur de trains et as- sure la conduite du Train Jaune de 1980 à 1984. Il rejoint le service Trac- tion, comme panto et per- manent équipes, au PC de Montpellier. Il a égale- ment assuré à La Bachasse les fonctions d’instructeur en tant que formateur occasionnel. En 2000, il est nommé au bureau des roulements à Montpellier pour terminer sa carrière en tant que chef de la plate-forme simulta- née au sein des activités TER. Il a été délégué CFDT du- rant douze ans et, entraîné par l’ancien médecin ré- gional Christian Touron, il a obtenu sur 400 mètres haie de bons résultats au niveau régional. Pour la petite histoire, son épouse Dominique est cham- pionne de France aux 24 heures de marche ac- tive avec 183 km, et son fils David, en poste à Mar- seille, assure la quatrième génération cheminote de la famille. André Clavel Carnet, départs en retraite, médailles, citations �Les cheminots à l’honneur DIJON (Infra Circulation) Le 14 septembre, Jean-Luc Dols, directeur de l’Infra Cir- culation, a présidé la re- mise des médailles d’hon- neur des chemins de fer. Ont reçu la médaille d’ar- gent : Marie-Thérèse An- toine, Patrice Barthet, Luc Baudy, Philippe Beauve, Thierry Besia, Bruno Che- villot, Monique Cousin, Jean-Guy Crouail, Philippe Daguet, Patrick Faivre, François Pichot, Guy Fluzin, Roland Fourneray, Jean-Paul Gros- jean, Pascal Humbert, Jacques Larère, Didier Lecornu, Alain Maire, Jean Malot, Patricia Meloux, Daniel Menet, Jean-Noël Morales, Jean- Pierre Moyse, Claude Oudard, Christian Pacaud, Jean-Marc Paris, Mi- chel Poulleau, Patrick Racle, Daniel Richardin Alain Riva, Michel Segaut. Ont reçu la médaille de vermeil : Christian Amblard, Gérald Barillot, Michel Baverel, Didier Beuchat, Daniel Bornel, Denis Boudot, Gérard Brulebois, Alain Chevalier, Claude Deliaval, Jacky Desarmenien, Gabriel Fernandez, Gérard Gaudiau, Michel Gaudin, Gérard Gouillat, Pascal Huguenot, Jean-Marc Hyvert, Patrick Jouardet, Christian Lacombe, Yves Lemoine, Yves Mamecier, Rémi Marchand, Dominique Melet, Bruno Negrello, Jean Panza, Philippe Perraut, Michel Pivin, Christian Prost, Denis Raynal, Christian Regard, Dominique Urso, Alain Verdure. Ont reçu la médaille d’or : Marcel Cholley, Olivier Marion. Bernard Cercley Citation Georges Prost, ancien chef de manœuvre en gare de Montbelliard, a été élevé au grade d’officier de la Lé- gion d’honneur. Né en 1926, il s’est engagé dans l’ar- mée en 1944. Il a participé à la libération de Bourg- en-Bresse et a été blessé plusieurs fois lors de combats en Alsace, Allemagne et Indochine. Georges Prost est aussi titulaire de la Croix du combattant et du combattant volontaire, des médailles commémo- ratives d’Allemagne, d’Extrême-Orient et d’Indochine. DIALOGUE e fin mai1979 à début dé- cembre2007, soit près de trente ans, le Cévenol a assuré une re- lation directe Paris - Marseille empruntant l’itinéraire le plus court – donc le moins cher: la ligne du Bourbonnais de Paris - Clermont-Ferrand et au-delà, jusqu’à Nîmes, la ligne des Cé- vennes. Assuré initialement en autorail, le Cévenol a été converti en rame tractée au service d’été 1979. À cette occasion et dans les années suivantes, il a béné- ficié d’une promotion volonta- riste en matière de temps de parcours et de confort. D’où une fréquentation, rapidement croissante, qui s’est maintenue longtemps à un niveau élevé. Jusqu’à la fin des années quatre-vingt-dix, la rame circu- lant au sud de Clermont com- portait tout l’été et lors des petites vacances scolaires une dizaine de voitures, la compo- sition atteignant très fréquem- ment douze caisses et même parfois treize, les jours de grands départs. Cependant, après la mise en service de la LGV Méditerranée en 2001, toute une série de mesures ont été prises, ten- dant à dissuader les voyageurs de l’emprunter. Elles ont entraî- né une dégradation des presta- tions à un niveau inacceptable. Qu’on en juge par la liste sui- vante, non exhaustive: • suppression de la voiture-bar puis du chariot de vente ambu- lante qui lui a servi de succéda- né quelques années; • réduction de la composition de la rame circulant au sud de Clermont; descendue, après 2004-2005, invariablement à cinq puis quatre voitures même en été – ce qui était grande- ment insuffisant les jours de pointe – elle est actuellement de trois voitures maximum; • par le biais des horaires infor- matiques, occultation de ce train au profit des TGV de la vallée du Rhône; avec consé- quence, pour les non-initiés, et au prix d’une majoration consi- dérable du prix du billet, un détour par Paris pour les voya- geurs du Centre et par Lyon pour ceux d’Auvergne; • en décembre2007, limitation au parcours Clermont - Mar- seille, les correspondances avec les trains de Paris étant toutefois assurées; • en décembre2008, perte de ces correspondances du fait d’une majoration 50minutes des temps de par- cours; cette majoration résul- tant de l’instauration, au nom du principe de précaution poussé aux limites du ridicule, d’un ralentissement à 30km/h sur 42km entre Langeac et Langogne; augmentation, du coup, de la fréquence et de l’ampleur des retards; • depuis cette date, transbor- dement des passagers à bord d’un autorail Le Puy - Cler- mont, lorsque le train de sens Marseille - Clermont arrive à Saint-Georges-d’Aurac avec un retard d’une vingtaine de minutes, ce qui est très fré- quent; • et durant l’année 2010, pen- dant plus de huit mois, le voya- ge entre Clermont et Marseille (et vice-versa), en principe direct, aura nécessité au moins un transbordement, une partie du trajet s’effectuant en auto- car ou en changeant de train: du 15mars au 4juin, transbor- dement par car entre Clermont et Brioude du fait d’une inter- ruption totale des circulations entre Issoire et Arvant; du 7juin au 2octobre, limitation au parcours Clermont - Alès en raison de travaux non entre Alès et Nîmes mais entre Nîmes et Marseille (!); et du 4octobre au 26novembre, de nouveau un parcours routier, cette fois entre Clermont et Alès (plus de 60% de la dis- tance totale), par suite de l’in- terruption des circulations sur diverses sections au sud de Brioude. Dans ces conditions, les diri- geants de la SNCF qui ont décrété toutes ces mesures auront beau jeu de dire qu’il n’y a plus de voyageurs sur le Cévenol. On peut comprendre que la Société nationale, qui n’a plus aujourd’hui d’objectif autres que purement comptables, veuille «se débarrasser» de ce train (qui enlève des passagers au TGV) et, du même coup, fer- mer la ligne des Cévennes (les TER qui y circulent ne sont pas mieux traités, au contraire). Il est plus difficile d’admettre que les responsables poli- tiques (à l’exception d’élus locaux qui, sous l’impulsion des usagers ulcérés, ont créé une association de défense mais ont les plus grandes diffi- cultés à se faire entendre) acceptent sans réagir la mise à mort lente du Cévenol; et lais- sent se détourner de ce moyen de transport écologique de plus en plus de voyageurs. Serait-ce que les élus n’em- pruntent jamais que les TGV? Philippe Valeriano Soulasse (Puy-de-Dôme) Le Cévenol : chronique d’une mort annoncée La Vie du Rail - 6 octobre 2010 Pour la rubrique DIALOGUE adressez directement vos courriers à: Chantal Blandin - La Vie du Rail 11, rue de Milan, 75009 Paris, ou par mail: [email protected] Sur la ligne des Cévennes, un train en 1979 avec deux BB 67400 en unité multiple. YVES BRONCARD-PHOTORAIL-LA VIE DU RAIL � Danse avec les loups de Chabrières Ils voient nos silhouettes tout en haut, glisser sans bruit sur le che- min de ronde de ce qui ressemble à un village gaulois ou à un fortin du grand nord canadien, construit en bois de châtaignier. Depuis l’enclos des Roches, les loups de Chabrières, redevenus maîtres des lieux après une longue absence, observent les vi- siteurs. Car les derniers avaient disparu du Limousin il y a plus d’un siècle. Après l’arrivée du chemin de fer, dit-on. Sans doute sous les coups de fusil des chas- seurs ou des bergers. Vieilles que- relles ancestrales. De retour de- puis 2001, date de la création du parc animalier des Monts Guéret, les loups gris européens qui vi- vaient autrefois en France, en Ita- lie ou en Espagne se sont bien adaptés à cet environnement de granit et de forêt. Tout comme les loups blancs de Mackenzie du Canada aux petites oreilles – pour éviter les déperditions de chaleur – qui ressemblent tellement au Croc-Blanc de Jack London. Les loups noirs d’Alberta, canadiens aussi, au pelage anthracite, sont morts de vieillesse il y a peu de temps, à l’âge vénérable de treize ans; mais leur relève est assurée par les jeunes. On dénombre à ce jour quarante-huit loups dans le parc, dont quatorze louveteaux qui seront dominants de meute ou soumis, perpétuant les lois de l’espèce, même en semi-liberté. Fascinants «canis lupus» aux yeux phosphorescents la nuit, à l’odorat infaillible. Prédateurs certes, mais aussi très craintifs. Pour ne pas les déranger, des af- fûts sont aménagés près des dif- férents enclos disséminés dans la forêt de Chabrières. Un espace muséographique dans le fortin raconte les contes et légendes du mythique animal et l’histoire bien réelle de Lobo, né sur le site et filmé au sein de sa meute pen- dant un an. On en saura davan- tage en suivant les visites accom- pagnées les samedis et les dimanches. Il est même recom- mandé d’assister au nourrissage des bêtes à 16heures. Au menu: bœuf limousin, entre autres. At- tention, le parc a adopté les ho- raires d’hiver et n’est ouvert que les après-midi jusqu’à 18heures Au moment où la lumière dé- croît, entre chien et loup. � Couleurs impressionnistes du Crozant Si l’observatoire du parc plonge dans l’intimité des loups, la vue est également panoramique sur les monts de Guéret et la vallée de la Creuse. On distingue au loin le Puy de Sancy et le Puy de Dôme. Entre Berry au nord et contreforts du Massif Central au sud, le département de la Creuse est naturellement beau. Et davantage encore sous les couleurs de l’automne, quand les châtaigniers sont blonds et les bruyères mauves. Ici, on en- tend résonner la chanson de Ca- brel, On ira tout en haut des col-  La Vie du Rail - 6 octobre 2010 Limousin. Des week-ends d’automne hauts en couleur TOURISME EN TRAIN Des loups dans le parc animalier des Monts Guéret, en semi-liberté: impressionnants! Collection ADRT23/ S Parouty Se familiariser avec les loups à Guéret, se laisser séduire par les belles lumières de Crozant et prendre aux charmes des tissages raffinés des tapisseries d’Aubusson, faire son marché de gourmandises et de livres à Brive-la-Gaillarde… De Creuse en Corrèze, des balades de saison au départ des gares. L’arboretum de la Sédelle, qu’on dirait préparé pour être peint par Claude Monet... La Vie du Rail - 6 octobre 2010 � Une gabare (grande embarcation) dans les gorges de la Dordogne, un paysage fabuleux. Ségur-le-Château, en Corrèze, est considéré comme un des plus beaux villages de France. Jean François Amelot/CDT Correze La Vie du Rail - 6 octobre 2010  les «Journées de la laine» du 29 au 31octobre à Felletin, porte d’entrée du parc naturel régional de Millevaches, pays des sources, à cheval sur la Creuse, la Haute- Vienne et la Corrèze, les trois dé- partements du Limousin. � Brive-la- Gaillarde: gourmandises et livres à dévorer C’est au marché de Brive-la- Gaillarde que se déroule la ba- garre épique des «mégères gen- darmicides» de L’Hécatombe Georges Brassens. Mais se que- reller pour une botte d’oignon, il y a mieux à faire ici. On est en Corrèze, pays de la bonne chère. Pourtant, les Brivistes sans ran- cune, qui préfèrent les mêlées musclées du rugby ont, en clin d’œil, baptisée Georges-Brassens la halle de la ville. Place du 14juillet, il y a foule les jours de marché, le mardi, le jeudi et sur- tout le samedi. Autant dire qu’on y trouve la fine fleur des produits locaux. La viande persillée et ten- dre de la race limousine. Ces vaches à la robe caramel et à cu- lotte rebondie et épaisse qui re- gardent passer les trains depuis leur pâture d’herbe grasse. Le veau élevé sous la mère à la chair fondante et nacrée, autre spécialité corrézienne et encore l’agneau du Causse, et les cham- pignons, à leur pleine saison dé- but octobre. Le département en expédie dans toute la France. Et puis on croque aussi la pomme AOP du Limousin, cette «gol- den delicious» à la bonne bouille vert jaune et rosée, culti- vée dans les vergers de Haute- Vienne, un peu en Creuse et en Corrèze. Il faudrait encore re- commander les châtaignes et les noix fraîchement cueillies. La noix transformée, elle, a son tem- ple chez Denoix, 9, boulevard Maréchal-Lyautey, liquoriste de- puis 1839. Merveilleux endroit avec ses foudres de chêne, son alambic de cuivre et son comp- toir ciré. La maison propose le Quinquinoix élaboré avec les noix fraîches à la Saint-Jean, dé- licieux avec le foie gras ou au dessert, et des ratafias de fruits, un «vin céleste» aux épices et la suave moutarde violette de Brive au moût de raisin. Au mois de décembre, la halle George-Brassens affiche à son ca- lendrier les fameuses «foires grasses». Les producteurs vien- nent vendre les foies gras, les oies et les canards gavés au maïs en grain, selon une charte de qua- lité mise en place par la munici- palité de Brive. Mais un mois avant cela, la halle aura troqué ses truculents étals pour les rayonnages de la Foire du livre du 5 au 7novembre. Deuxième après celle de Paris et réputée pour la qualité des invités, mai- sons d’édition et auteurs renom- més qui s’y pressent. La Foire fête sa vingt-neuvième édition cette année sous la présidence de Jean-Christophe Rufin, médecin, diplomate et bien sûr écrivain. L’affiche est déjà prête: la carica- ture d’un glou- ton qui dévore un livre à belles dents. À Brive- la-Gaillarde, on est aussi gour- mands de mots. La cité corrézienne est à une heure de Limoges et à peine plus de deux de Toulouse en train Téoz. Assez de temps pour que le relief réserve sans cesse des surprises, passant des gorges vertigineuses enjambées par des viaducs à des promon- toires hérissés de châteaux qui ont gardé la mémoire des rudes batailles de la guerre de Cent ans. Le paysage est façonné par les lits des rivières et les terres blanchies du Causse. Un week- end autour de Brive ne sera pas de trop pour découvrir dans le sud Limousin, qui jouxte le Pé- rigord, des villages parmi les plus beaux de France: Col- longes-la-Rouge, l’aristocrate, aux gentilhommières en grès coraillé sous leurs toits de lauzes bleus; Beaulieu-sur- Dordogne, la médiévale, serrée autour de son abbatiale ro- mane. «La Riviera limousine» porte bien son nom. Jusqu’au 31octobre, on pourra aussi se promener en gabare dans ces somptueux paysages d’eau et de collines qu’octobre illumine. Dossier réalisé par Marie Arnoult � CREUSE Pour le parc animalier des monts de Guéret, Crozant, l’arboretum de la Sédelle et Aubusson: gare de La Souterraine. Paris-Austerlitz - La Souterraine en train corail (Teoz) aller et retour. Départ le vendredi, retour: le dimanche. Aller D: 7h40 - A: 10h18 Retour D : 19h39 - A: 22h20 Pour Crozant gare la plus proche: Saint-Sébastien à 10km. Mieux vaut louer une voiture à La Souterraine (à 20km). La Souterraine - Guéret (30minutes en autocar SNCF) Aller D: 10h32 - A: 11h02 Retour D: 18h47 - A: 19h24 La Souterraine - Aubusson (1h20 à 1h30 en autocar SNCF) Aller D: 10h32 - A: 11h55 Retour D: 17h50 - A: 19h24 � CORRÈZE Limoges-Bénédictins - Brive-la-Gaillarde en train Téoz environ une heure. Départ le vendredi retour le dimanche. Aller D: 9h40 - A : 10h39 Retour D : 19h10 - A: 20h09 La gare la plus proche de Beaulieu-sur-Dordogne est Bretenoux- Biars-sur-Céré (ligne Brive - Aurillac) à 7km (0565103100). Mais il sera plus pratique de louer une voiture en gare de Brive pour visiter les beaux villages alentour: Collonges-la-Rouge est à 20km et Beaulieu-sur-Dordogne à 35km. EN TRAIN Avec ses somptueux paysages d’eau et de collines, «la Riviera limousine » porte bien son nom. Photo OT de Brive et son Pays Retrouvez notre catalogue en ligne et commandez sur Utilisez le bon de commande page47 Votre BOUTIQUE Vus par l’œil exercé d’un photographe ferroviaire, pour qui le Massif Central n’a plus de se- crets. Format: 240mm x 318mm. 128pages. 203 photographies en couleurs. � Réf.: 120 858 49 � CHEMINS DE FER DU LIMOUSIN ET AUVERGNAT Ouverte de bout en bout le 3décembre1894, la ligne Bastia - Ajaccio s’apparentait à une véritable percée alpine. L’histoire aurait pu s’arrê- ter là. Mais ici, pas une année ne s’est écoulée sans que le chemin de fer ne connaisse un événement marquant. En revivant cette histoire mouvementée par le texte et par l’image, les ferroviphiles en conviendront, ce chemin de fer corse est un être vivant. 192 pages, dont 48 couleurs, environ 300 illustrations. Format: 220mm x 300mm. � Réf.: 120 699 45 � LES CHEMINS DE FER DE LA CORSE Les modernes 2009 • Construction, livraison et essais de l’autorail prototype AMG-800 • Premiers services réguliers des nouvelles rames panoramiques • Grands travaux de renouvellement de voie • Commande centralisée de voie unique • Bonus: au début du film, rappel historique avec images d’archives inédites (trains vapeurs des années 1930, 1950, Durée: 64 min � Réf.: 328 549 32 � Toujours disponible TRAINS DE CORSE N°1 � Réf.: 328 267 32 � TRAINS DE CORSE N°2 NOUVEAUTÉ QUATRE VOITURES CAPITOLE (Roco) Modèle finement détaillé, inversion des feux, longueur hors tampons 188mm. In- version des feux (2 blancs et 2 rouges)… Quantité limitée. Réf.: 230 344 195 BB 9291 (Roco) Depuis plus d’un siècle, les «electricos» sillonnent Lisbonne. Aujourd’hui cinq lignes restent en service. La plus pittoresque est la 28, exploitée avec des motrices à essieux des années 1930. Elle relie les faubourgs ouest de la capitale au centre historique, en escaladant les collines et en empruntant des ruelles étroites. La ligne 15, au contraire, est parcourue par des rames articulées Siemens construites en 1995. Elle longe la rive droite du Tage, avec quelques-uns des principaux sites touristiques, ainsi que le dépôt de Santo Amaro et son musée. Durée: 85 min + en bonus le musée des Transports en commun et le funiculaire de Bica. Réf.: 328 593 LISBONNE EN TRAM Coffret de 4 voitures Capitole SNCF type A 9 avec aménagements inté- rieurs, attelages NEM à élongation. Superbe édition de la mythique rame Capitole avec la qualité Roco pour les amateurs de l’époque IV! Immatriculations des 4 voitures: 51 87 19 90 347-9, 51 87 19 90 350-3, 51 87 19 90 351- 1 et 51 87 19 90 352-9. Réf.: 230 341 NOUVEAUTÉ NOUVEAUTÉ SESSION NOTE APPEL IL VERNIT LOGEMENTS DISPONI- BLES ABLATIONS DE LA RATE NOTE VOISIN DU BARRA- CUDA IRIDIUM VÊTEMENT EUX VAIN- QUEUR D’ABOUKIR DU BORD DE MER CURIUM HARMONIE N’EST PAS D’ACCORD PIERRE PRÉCIEUSE RETIRÉES TROUBLE DÉMONS- TRATIF INFINITIF RÉFUTA PAS TRÈS NET FUTUR CENTE- NAIRE ? ÉTABLIT DURA- BLEMENT PARTICULE NOIRE IL AMÈNE L’EAU AU MARAIS CHUTE DE PAUPIÈRE AMÈRE MORCEAU DE PÂTE MONNAIE OUTIL DE GRAVEUR COW- BOY? CÉRÉALES ET FRUITS PASSÉ ÉCRIVAIN MEXICAIN REND PETIT 7 ET 3 BIEN ENTENDU ! PIED DE VIGNE ARBRE À MELON RUBRIQUE DU WEB PRONOM INDÉFINI EXCESSI- VEMENT FAVORI- TISME IL HABITE SUISSE BOIS DE MIRLITON IL PASSE À MILLAU ANCIEN CARACTÈRE OISEAU COLORÉ JOUR D’UNE ANNÉE CHEF-LIEU DE LA CORSE- DU-SUD PÈRE DE JAPHET ON L’A CHAUD PARFOIS PRÈS DE DIJON DÉMONS- TRATIF � La Vie du Rail - 6 octobre 2010 Les mots fléchés de Michel Baudoin JEUX Solutions du numéro précédent ERE NAR VOIRS NTE ATT ARC STI U ESI TAI OJOB ELSON MM I 01DA M AIE SASN SER EBS ERRI En vous aidant des chiffres déjà ins- crits, vous devez remplir la grille afin que chaque ligne horizontale et ver- ticale et chaque carré de 3 cases sur 3 contiennent une seule fois les chiffres de 1 à 9. Grille de niveau facile LE SUDOKU La grille résolue, découvrez horizontalement une expression en 5 mots. La Vie du Rail - 6 octobre 2010  Bon de commande à retourner à l’adresse suivante: de La Vie du Rail -11, rue de Milan, 75009 Paris - Tél.: 0149707310 - Fax: 0149700177 Nom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Adresse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Code postal Ville . . . . . . . . . . . . . . . N° de téléphone . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Par chèque bancaire ou postal joint à la commande à l’ordre de: La Vie du Rail. Par carte bancaire (VISAou EUROCARD MASTERCARD) Notez les 3 derniers chiffres du n° au verso de votre carte bancaire Date d’expiration: Signature obligatoire Montant de la commande TOTAL DE MA COMMANDE PAR TÉLÉPHONE PAR TÉLÉCOPIE PAR INTERNET PAR COURRIER L’O BJET du mois de la BOUTIQUE Cette locomotive appartient à la grande série des BB 9200 dont les premiers exemplaires furent livrés en 1957. Actuellement, il ne subsiste plus que quelques locomotives en service, qui sont ainsi les plus anciennes machines électriques du parc de la SNCF. Longueur : 180 mm. Echelle : 1/87. HO. Réf.: 230 332 71 � VDR BB 9284 (Jouef) LES PETITES ANNONCES DE LA VIE DU RAIL MAGAZINE  La Vie du Rail - 6 octobre 2010 MENTON HOTEL RESTAURANT DE BELGIQUE * 1, ave Gare. HOTEL RENOVE , centre-ville, 5 min plage. Pens. compl. à partir de 39 /PERS./JOUR en CHBRE DBLE. 1/2 pens à partir de 36 Tél. : 04 93 35 72 66 Office du Tourisme Menton LOCATIONS SAISONNIERES VACANCES Hôtels-Pensions HOTEL HELIOS ** HOTEL HELIOS ** 6/8 av. Hélios 65100 LOURDES Ttes chbres avec dche, wc, et tel., asc., salon TV, park., jardin. Pens. compl. chemin. 43 � tarifs groupes 15 pers et + avec excursion Tél. : 05 62 94 41 95 ou 05 62 94 05 78. 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