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La Vie du Rail hebdo n°3275

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SUISSE 4,80 FS LYON PART-DIEU - SATOLAS La recette Rhônexpress RÉFORMES DES RETRAITES Quel impact sur les cheminots ? www.laviedurail.com T rès préoccupant. C’est ainsi que la CGT Cheminots qualifie le nombre d’incidents et d’accidents engageant la sécurité sur le réseau au cours de l’été. Dans un cour- rier du 24août à Guillaume Pepy, Hubert Dumesnil, président de RFF, et Michel Aymeric, directeur général de l’Établissement public de sécurité ferroviaire, la fédéra- tion tire «le signal d’alarme sur les conséquences catastrophiques que pourrait avoir une telle dérive». D’autant plus qu’une «forte pro- portion de faits relève directement de la production ferroviaire.» Dans sa réponse au leader du syndicat, le président de la SNCF conteste la pertinence des chiffres évoqués: ils «ne sont pas documentés et nous n’avons pas pu les confronter avec les données régulièrement suivies et communiquées par l’entreprise». Guillaume Pepy estime les sept se- maines pendant lesquelles la CGT a recensé des incidents «trop courtes pour pouvoir être interpré- tées et en tirer des conclusions». Se- lon lui, l’indicateur pertinent de- vrait être le nombre d’incidents potentiellement graves pour le tra- fic. «Et il a baissé ces dernières an- nées […]. Même si tout incident est toujours de trop, les données que nous utilisons de façon continue de- puis de nombreuses années n’indi- quent pas une dégradation comme celle dont vous faites état.» Cette dégradation, la CGT l’a constatée entre le 1 juillet et le 22août. Pendant cette période, elle a «eu connaissance» de 387 «incidents ou faits en rapport avec la sécurité et événements significatifs» dont 218 relevant de causes im- putables au système ferroviaire. Le syndicat dénombre 42déraille- ments, 10talonnages d’aiguilles, 14franchissements de signaux d’arrêt, 12dérangements de pas- sage à niveau, 30incidents caté- naires, 44dérangements d’instal- lations de sécurité et 66 «incidents divers», avaries de matériel ou sur la voie, non-respect des règles de sécurité, restitutions tardives de travaux… Phénomène aggravant: ce nom- bre important d’incidents inter- vient alors que «le nombre de kilo- mètres/trains parcouru sur le réseau est à son niveau le plus faible.» D’où, souligne la CGT, une «si- tuation sérieuse» «Le ratio des ac- cidents et incidents par rapport au nombre de kilomètres parcourus, qui était stabilisé depuis 2003 légèrement en dessous de 8 incidents pour 100000km, est passé à 8,73 en 2009 et à 10,51 au 1 trimestre 2010». Moins de circulation, plus d’incidents, cet état des lieux doit entraîner des mesures urgentes afin «de prévenir un accident grave dont les conséquences pourraient malheureusement être dramatiques pour la société». Qui est responsa- ble? Pour la CGT, qui réclame «dans les meilleurs délais» une réu- nion afin de décider de mesures correctives, «il y a bien un lien de causalité entre les politiques dogma- tiques de libéralisation, les transfor- mations et autres restructurations lourdes menées à la hussarde, les massives suppressions d’emplois et la fragilisation du système ferroviaire que nous dénonçons». Sont ainsi mis en cause la gestion de la sé- curité segmentée entre le Gestion- naire Infrastructures Délégué et les différents services des entreprises ferroviaires, l’évolution de la main- tenance des matériels et de l’infra- structure, l’évolution des moyens humains et matériels… Guillaume Pepy a précisé qu’une «table ronde production» sera organisée en oc- tobre. Et l’on y parlera, «entre au- tres», de sécurité. Côté EPSF, pas de commentaire à l’heure où nous bouclions cette édition. On y pré- parait la réponse à Didier Le Reste, qui n’aurait pas vocation à être rendue publique. Pascal GRASSART La Vie du Rail - 8 septembre 2010 � Sécurité. La CGT Cheminots préoccupée par les incidents de l’été Spectaculaire déraillement, le 29juillet en gare de Bully-les-Mines, près de Lens. Seize des quarante-quatre wagons d’un train transportant du charbon de Dunkerque jusqu’au Valenciennois ont déraillé et se sont renversés sur les voies et le quai. Wagons en accordéon, certains disloqués, enchevêtrement de ferraille, rails arrachés sur près de 600m, poteaux caténaires fauchés: selon les témoins, c’est presque un miracle qu’il n’y ait pas eu de blessés. Le trafic, 41TER mais également les TGV Paris - Dunkerque, a été fortement perturbé une bonne dizaine de jours. Une enquête, qui pourrait durer plusieurs mois, est en cours pour déterminer les causes de cet accident. � La Vie du Rail - 8 septembre 2010 C e n’est qu’un résultat semes- triel, mais il va dans le bon sens: sur les six premiers mois de l’an- née, les comptes du groupe SNCF reviendraient «dans le vert». Un bénéfice net de 80millions d’euros est annoncé contre une perte de 496millions sur la même période de l’année précédente. Tendance favorable qu’il faut toutefois relativiser. À titre d’exemple: c’est tout juste équivalent à la perte de Sea France pour le premier semes- tre, 81millions. Et, comme le souligne Guillaume Pepy, «les résultats restent encore très insuf- fisants au regard des besoins en in- vestissements». Pour le président, «le 1 semestre 2010 constitue un rattrapage partiel de l’activité per- due au 1 semestre 2009, en parti- culier dans le domaine des mar- chandises […] Après une année 2009 très difficile, les chiffres du semestre traduisent un redres- sement encore lent et fragile de nos activités qui doit être poursuivi et amplifié.» Pour David Azema, directeur gé- néral Stratégie et Finances, la SNCF est «au milieu du gué». En témoigne un chiffre clé, ce- lui de la marge opérationnelle. En progression de 296millions par rapport à la même période de l’an passé, soit une hausse de 52,4% à 995millions, elle re- présente 6,7% du chiffre d’af- faires du groupe. Parmi les rai- sons de cette amélioration comptable: une meilleure maî- trise des charges, en particulier de personnel – moins 2% pour l’Epic, la maison mère – avec da- vantage de départs que ne le prévoyait le budget. «C’est presque 300millions de mieux mais il en manque 300 par rap- port à nos besoins de développe- ment», estime David Azema pour qui cette marge demeure «très insuffisante», le seuil des 10% apparaissant comme sou- haitable pour couvrir ces be- soins. Inutile de se bercer d’illusions: c’est une «mauvaise confirmation, pas une surprise», comme le dit David Azema, la contribution du TGV à l’amélioration de cette marge opérationnelle est quasi- ment nulle. «Le modèle global éco- nomique s’est profondément modi- fié.» Et ce sont les activités conventionnées, comme SNCF Proximités et Geodis qui «tirent la marge» au premier semestre. Quant au CA du groupe, s’il a pro- gressé de 25,1% à 14,945mil- liards, c’est avant tout grâce à l’in- tégration de nouvelles sociétés, dont l’opérateur de transports en commun Keolis et le loueur de wagons Ermewa. À périmètre et taux de change constants, la hausse serait limitée à 5,6%. Pour la suite de l’année, la pru- dence est de rigueur, dans une conjoncture loin d’être stabili- sée. Et l’on se garde bien, à la di- rection, de parier sur une fin d’année euphorique. Comme le souligne Guillaume Pepy, «des incertitudes majeures nous condui- sent à rester prudents sur une re- prise dynamique des volumes au second semestre». Même si l’en- treprise continue à s’attaquer à «récifs». Elle anticipe une progression dans le règlement des difficultés structurelles liées au fret, a «bon espoir» pour les trains désormais dits d’équilibre du territoire. D’ici la fin de l’an- née, un contrat de service pu- blic devrait être signé avec l’État pour les «remettre d’aplomb». puis, il y a la gestion et l’entre- tien de l’infrastructure, les péages, mettant en cause la re- lation toujours particulière en- tre RFF et SNCF. «Nous tra- vaillons dans la bonne direction et l’on se comprend de mieux en mieux», tient à souligner David Azema. Sans se hasarder à pré- voir un calendrier pour les né- gociations à venir. Pascal GRASSART Entreprise. La SNCF au milieu du gué UNE SEMAINE DANS LA VIE DU RAIL D e bons résultats, c’est ainsi que le président de la RATP qualifie ceux du premier semestre. Après une fréquentation à la baisse de 0,8% sur la même période l’an passé, elle repart à la hausse de 2,4% avec 37millions de voyageurs de plus qu’au cours de la même période l’année précédente, soit 1,583milliard. Le RER, particulièrement touché par la crise, est en hausse de 1,1%, le métro de 2,8%, bus et tram de 2,3%. Cette tendance positive est portée par un rebond de la fréquentation touristique, une forte croissance des forfaits sociaux, la reprise modérée de l’activité éco- nomique. Le chiffre d’affaires, lui, est à la hausse de 4,2%, sur- tout porté par la progression des filiales, +25,8%, alors que celui de l’Epic est en hausse de 2,6%. Quant au bénéfice, il croit de 2,7% à 110millions d’euros. Dans ce contexte favorable, Pierre Mongin a tenu à rappeler «une nécessité prioritaire», les investis- sements, alors que les débats publics vont s’ouvrir sur le Grand Paris et Arc Express. RATP. La fréquentation repart Un TGV en gare de Narbonne. L’activité TGV ne contribue pratiquement pas aux bons résultats de la SNCF. RFF / GIRAUD Philippe L e groupe de vente de voyages en ligne Karavel (Promovacances) et son rival Lastminute réclame- raient environ 74millions d’eu- ros de dommages et intérêts à la SNCF pour entraves à la concur- rence, indique Challenges 26août. Karavel a confirmé avoir saisi le Tribunal de commerce de Paris pour obtenir réparation. Le portail, qui vend des séjours, bil- lets d’avion, réservations d’hôtels ou encore locations de voiture, chiffre son préjudice à 46millions d’euros. Lastminute évalue le sien à 28millions, selon Challenges Interrogé par La Vie du Rail, Last- minute refuse de confirmer ce chiffre. Le contentieux remonte à 2002. Cette année-là, Karavel avait saisi l’Autorité de la Concurrence pour abus de position dominante de la SNCF, via sa filiale Voyages- sncf.com, qui propose les mêmes prestations que lui. Lastminute s’était joint à la procédure. Tous deux reprochaient notamment à la compagnie ferroviaire de s’être servi de la notoriété de la marque et de ses fichiers de clients pour lancer voyages-sncf.com. Ils l’ac- cusaient aussi de multiplier les barrières pour les empêcher de vendre des billets. Après sept ans d’instruction, l’Au- torité de la Concurrence a condamné en février2009 la SNCF à une amende de 5mil- lions pour avoir favorisé sa filiale (et à 500000euros son partenaire Expedia). Karavel et Lastminute peuvent s’appuyer sur cette déci- sion pour faire valoir leurs droits auprès du Tribunal de commerce de Paris et réclamer des indem- nités à l’opérateur historique. Mais la procédure devrait prendre au moins un an dans le meilleur des cas, juge un proche du dossier. La situation a toutefois évolué de- puis la décision de l’Autorité de la Concurrence, il y a un an et demi. Celle-ci avait notamment demandé à la SNCF de lever les entraves à la vente en ligne des billets de train. Aujourd’hui, Pro- movacances peut vendre des bil- lets sur son site. Mais le voyagiste n’est pas totalement satisfait. Ou- tre que ce service est très peu ré- munérateur, les conditions d’ac- cès aux réservations sont limitées: Ravel, le module qu’il est obligé d’utiliser pour accéder aux réser- vations SNCF, ne lui donne pas droit de vendre des iDTGV. Par ailleurs, les conditions d’annula- tion des réservations sont plus compliquées que sur voyages- sncf.com. Quelques améliorations sont en vue. Prochainement, les voyagistes ne seront plus obligés de passer par Ravel, mais pour- ront travailler avec Amadeus ou Sabre. L’arrivée sur le marché fer- roviaire de nouveaux opérateurs concurrents de la SNCF soucieux de multiplier leurs canaux de dis- tribution pourrait aussi booster le marché. M.-H. P. La Vie du Rail - 8 septembre 2010 � Vente en ligne. Deux voyagistes attaquent la SNCF Capitaine Train, nouveau concurrent de voyages-sncf.com Un autre site de vente de billets SNCF devrait ouvrir au public d’ici la fin de l’année. Capitaine Train a été lancé en mai2009, peu de temps après la décision de l’Autorité de la Concurrence de condamner la SNCF pour pratiques anticoncurrentielles. «Cela nous a donné l’idée», précise Valentin Surrel, son directeur général. Il raconte que, durant des mois, sa société n’arrivait pas à avoir accès au système informa- tique de la SNCF. Après plusieurs articles dans la presse, la situation s’est débloquée en juin. «La SNCF nous a assuré qu’elle n’avait jamais voulu bloquer notre projet», indique-t-il. Désormais, le contrat est finalisé et l’Autorité de la Concurrence tenue informée de l’avancée du projet. Ces jours-ci, le site devrait être testé par un petit panel d’utilisateurs. Bien que la commission sur la vente de billets soit faiblement rémuné- ratrice, les fondateurs du site parient sur l’effet volume. «Le marché est colossal. La vente de billets de train “secs” représente 2milliards d’eu- ros annuels», explique Valentin Surrel. Selon lui, «voyages-sncf.com est globalement mauvais. Sur Facebook ou Twitter, la majorité des gens se plaignent de bugs, de lenteurs, de problèmes de paiement…». Les promoteurs de Capitaine Train se définissent comme des techniciens du Web, pas des voyagistes. «Nous ne vendrons pas des hôtels, des séjours ou des locations de voitures. Juste des billets.» Ils vantent l’er- gonomie de leur site, sa rapidité, sa simplicité. «Dès sa deuxième commande, une personne mettra au maximum entre 30 et 40 se- condes entre la recherche de son trajet et le paiement. Contre au mi- nimum 3minutes sur le site SNCF.» La course de vitesse est lancée. M.-H. P. L e tracé du tronçon de la ligne à grande vitesse Sud-Ouest- Atlantique, reliant Limoges à Poitiers sur 115km, a été validé le 30août à Limoges par le Comité des financeurs de la ligne fer- roviaire (Cofi). La ligne, qui doit desservir les deux capitales ré- gionales à l’horizon 2017, traversera 32communes de la Haute- Vienne et de la Vienne. Son tracé définitif devrait être validé par le ministre des Transports à la fin de l’année. Selon les études menées par Réseau ferré de France, maître d’œu- vre du projet, la nouvelle voie aura des conséquences directes sur une cinquantaine de bâtiments, dont une trentaine d’habita- tions. La prochaine phase des études, à l’automne 2010, devrait permettre de diminuer encore les impacts de la ligne, estime RFF. Le tracé devrait être soumis à enquête publique au second se- mestre 2011, pour début de travaux en 2013 et mise en service en Le coût de cette LGV, qui doit mettre Limoges et Brive respective- ment à deux et trois heures de Paris et offrir au Limousin l’accès au réseau à grande vitesse, est estimé à 1,6milliard d’euros. À l’hori- zon 2020, RFF évalue le trafic à 2,5millions de passagers par an. La coordination d’associations anti-LGV des deux départements, qui luttent depuis le début contre ce projet, devait se réunir à la fin de la première semaine de septembre. Plusieurs manifesta- tions, réunissant des centaines de personnes, ont déjà été orga- nisées dans les localités traversées par la future ligne. Limoges - Poitiers. Un tracé de 115km a été arrêté Dominique Bussereau. Bientôt la fin du CDD Le secrétaire d’État aux Transports a réaffirmé le 26août son choix de retrouver les bancs de l’Assemblée au prochain remaniement, prévu en octobre. «C’est un choix que j’avais manifesté au Président il y a plus d’un an, qui était d’avoir une durée raisonnable de service ministériel et de pouvoir reprendre une durée raisonnable de service à l’Assemblée», a-t-il déclaré en marge de l’inauguration d’un tronçon de l’A88, à Rônai (Orne). «Ce n’est ni une lassitude, je suis en pleine forme, ni un non-partage des choix du gouvernement». Il a rappelé qu’il était ministre depuis plus de huit ans. «Au gouvernement, on est en CDD. Il faut savoir à un certain moment se régénérer, faire autre chose, quitte un jour à reprendre des responsabilités.» La Vie du Rail - 8 septembre 2010 � D es militants qui campent toute une nuit sur le chantier, des défi- lés hebdomadaires toujours plus fournis et l’un des architectes du projet qui plaide pour l’arrêt des travaux: les premiers coups de pioches autour de la gare Stutt- gart 21 n’ont pas fait taire les po- lémiques. Bien au contraire: la colère reste vive contre ce gigan- tesque projet d’aménagement ur- bain et ferroviaire, le plus grand jamais entrepris outre-Rhin. Chaque lundi, d’importants cor- tèges rassemblent jusqu’à 50000 personnes bien décidées à stop- per les bulldozers. Des rendez- vous hautement symboliques: en 1989, «les manifestations du lundi» en RDA avaient précipité la chute du régime communiste. «Ce projet est tellement idiot que les protestataires viennent de tous les horizons» , s’amuse Ganglof Stocker, l’une des figures de la ré- volte. Selon lui, Stuttgart 21 ne per- mettra pas de doper le trafic fer- roviaire et coûte trop cher: 4mil- liards d’euros, et 3milliards supplémentaires destinés à construire une ligne à grande vi- tesse entre Stuttgart et Ulm. Autre grief: la destruction de l’ancien bâtiment, un monument classé. Pour ne rien arranger, la presse multiplie les révélations embar- rassantes. Un contrat douteux lie- rait la DB au land de Bade-Wur- temberg, dont Stuttgart est la capitale. L’opérateur aurait ac- cordé son soutien au projet en échange d’une «contrepartie» 200millions d’euros pour l’achat de nouveaux trains et l’obtention de plusieurs franchises régionales, soit un volume de 1,45million de trains-km sur dix ans. Les deux parties ont à peine le temps de démentir qu’une nouvelle in- discrétion fait les gros titres: l’une des sociétés de BTP engagée sur le chantier emploierait 80% de ses ouvriers «au noir». Dernier déboire en date: les dé- clarations de l’un des «pères» de Stuttgart 21. L’architecte ve- dette Frei Otto estime que les tra- vaux «courent à la catastrophe» Selon lui, le sous-sol de la mé- tropole souabe est instable et ne pourrait supporter le poids de ce chantier colossal. «Il y a des risques d’effondrement , affirme-t- Il est temps de tirer la sonnette d’alarme, des vies humaines sont en jeu.» Malgré les protestations, la DB tout comme les responsables po- litiques locaux refusent de sus- pendre le projet. La police a même été dépêchée sur place pour protéger le chantier et per- mettre la poursuite des travaux. Antoine HEULARD Allemagne. Stuttgart 21: la polémique enfle autour du chantier Démarrés en février2010, les travaux du projet Stuttgart21 devraient durer jusqu’en 2020. Chif- fré à 4,1milliards d’euros (pour la DB, la Répu- blique Fédérale, y compris aides européennes, le Land de Bade-Wurtemberg, la ville de Stutt- gart, l’aéroport et la région), ce projet vise à rem- placer l’actuelle gare en cul-de-sac par un nœud ferroviaire souterrain avec gare de passage, tout en connectant le centre de Stuttgart à l’aéro- port et à la future ligne à grande vitesse vers Ulm. Le tout s’inscrit sur l’axe européen de Pa- ris à Bratislava et Budapest. Au terme de l’opé- ration, la DB abandonnera 140km de voies en surface, dont la capacité est insuffisante pour près de 600trains par jour. Au total, 82hectares aux limites du centre-ville seraient transformées en logements, bureaux et espaces verts. Quant à la gare, elle devrait garder son bâtiment prin- cipal et sa tour emblématique. En revanche, en dépit du classement de ce monument et de l’opposition de grands noms de l’architecture, le projet prévoit la démolition des ailes de cette gare construite entre1914 et1928 dans un style très moderne pour l’époque. P. L. Dix ans de travaux D epuis le 23août, une ligne de tramway pénètre à nouveau au cœur de Stockholm, pour la pre- mière fois depuis 1967. Inaugurée à temps pour les élections de sep- tembre, cette ligne, qui prolonge le tram touristique de l’île de Djur- gården, devrait être la première étape d’un futur réseau à travers le centre-ville, appelé à remplacer les lignes de bus les plus chargées. Pour cette desserte (ligne7, nom de projet Spårväg City), six tram- ways Bombardier Flexity Classic ont été temporairement loués (trois à Francfort et trois à Norrköping) en attente des six trams de ce type commandés le 20août. L’exploitant de cette nouvelle relation est une émanation de l’association du tram- way touristique de Djurgården, en attendant les prolongements qui devraient être réalisés dans le ca- dre d’un PPP. Une autre ligne est en construction dans la périphérie de la capitale, en prolongement de la ligne transversale (Tvärbanan) ouverte entre2000 et2002. P. L. Photos Patrick LAVAL La gare de Stuttgart, très typique des années vingt - trente. Suède. Retour du tram dans le centre de Stockholm La Vie du Rail - 8 septembre 2010 � gestion des terminaux. Pourquoi avoir deux systèmes d’information alors que les métiers de base sont similaires? Les cibles clientèles et marchés sont différentes mais pas les process de production. Il faut aller vers plus de standardisation pour diminuer les coûts et dimi- nuer la variabilité de la perfor- mance qualité. L’industrie a hor- reur de la variabilité et a besoin d’une garantie quant au niveau et à la régularité de la qualité du ser- vice. LVDR : Comment renforcer les activités internationales? T.H.: L’international est insuffi- samment développé chez Navi- land et Novatrans, bien que nous soyons présents à Anvers, par exemple, et sur l’Italie. C’est un de nos axes stratégiques: Naviland va se développer vers l’Europe du Nord, vers l’Europe du Sud, no- tamment l’Espagne, voire le Ma- ghreb, et vers les pays de l’Est, en collaboration avec Novatrans. Nous avons des projets de nou- velles liaisons. En octobre, nous lancerons le «Roussillon Ex- press», de Paris-Valenton à Per- pignan, six jours par semaine in- cluant le samedi. Ce train, notamment destiné aux fruits et légumes, peut facilement relier Tanger et Barcelone avant de re- joindre Perpignan, Paris, voire le reste de l’Europe. Quand on cite cet exemple, on voit bien se des- siner une offre combinée com- plète, s’appuyant sur Naviland et Novatrans. Nous avons d’autres projets dans les cartons, notam- ment vers l’Allemagne. Notre ob- jectif est de créer le troisième opé- rateur européen du combiné et de nouer des partenariats. Aujourd’hui, Naviland et Nova- trans n’ont pas la taille critique. Si on additionne leurs chiffres d’af- faires, la somme atteint 180mil- lions d’euros. Ce n’est même pas la moitié de celui de l’opérateur alle- mand Kombiverkehr. LVDR : Comment améliorer l’utilisation des terminaux? T.H.: RFF voudrait remettre en cause le système historique de ges- tion des terminaux. Nous atten- dons de savoir ce qu’il veut faire précisément. Pour nous, les ter- minaux représentent un actif, un élément important de notre fonds de commerce. Nous sommes prêts à ouvrir leur capital mais RFF semble vouloir développer un schéma différent qui pourrait conduire à une spoliation de No- vatrans et de Naviland. Il n’est pas question qu’on se fasse spolier nos actifs. RFF devra assu- mer les conséquences financières de ses décisions. Nous considé- rons que les plateformes sont in- dispensables à notre développe- ment et nous sommes ravis d’accueillir les opérateurs qui sou- haitent participer, conformément aux engagements pris auprès de l’Autorité de la concurrence. Propos recueillis par Marie-Hélène POINGT L a SNCF s’attend en 2010 à une érosion encore plus forte que pré- vue de son chiffre d’affaires sur le fret: celui-ci devrait être inférieur de 16% à celui de 2009 et atteindre 1,2milliard d’euros. Sur le seul premier trimestre, la perte nette de l’activité s’élève à plus de 17mil- lions d’euros. C’est ce qui ressort du document examiné le 22juillet dernier lors d’un comité d’établissement de Fret SNCF, que La Vie du Rail s’est procuré. «Ainsi, entre2008 et2010, le chiffre d’affaires de Fret SNCF aura diminué de plus de 32%», est-il indiqué. Ce rapport montre que le repli de l’activité «wagons isolés» se fait beaucoup plus lentement que prévu. Mais l’ensemble des pôles d’ac- tivités sont orientés à la baisse, notamment le cœur de la nouvelle of- fre «serait en net déclin en 2010», ce qui apparaît comme «préoccupant». Le document précise encore que «les produits du trafic devraient en- registrer une baisse de 17% contre 14% prévus au budget initial». L’éro- sion de l’activité est particulièrement importante pour les pôles chi- mie (-23% en 2010) et autos et produits de grande consommation (moins19%). Ce dernier pôle aura vu son activité divisée par près de deux en deux ans, ce qui traduit l’impact des baisses d’activité avec Danone et Nestlé notamment. «Au-delà des effets de la crise, Fret SNCF continue de perdre des parts de marché au premier trimestre 2010», précise le rapport qui évoque «une dynamique commerciale encore en panne». À l’avenir, Fret SNCF table sur une concentration de son portefeuille clients: les 15premiers d’entre eux représentant 44% des produits trafics (contre 39% en 2009), Nestlé et Total restant les deux prin- cipaux clients. M.-H. P. Fret SNCF. L’érosion est plus forte que prévue ns sont sur des marchés partager.» Un chantier Novatrans à Noisy-le-Sec : les conteneurs changent de mains. Christophe RECOURA/ LVDR � La Vie du Rail - 8 septembre 2010 L es réactions ont été plutôt positives après la publica- tion, le 12juillet, de l’avant-pro- jet du schéma national des in- frastructures de transport (Snit). Ce document qui définit la poli- tique des transports pour les vingt prochaines années prévoit près de 170milliards d’euros d’investissement. Avec un axe fort: la priorité donnée aux transports alternatifs à la route, qui absorbent 90% de l’enve- loppe. Le rail est privilégié avec 51,9% de l’effort, suivi des transports collectifs urbains (32,3% des investissements), du fluvial (9,2%), de la route (4,5%), des ports (1,6%) et de l’aérien (0,5%). «Sur le papier, les engagements pris lors du Grenelle I semblent respec- tés», affirment dans un commu- niqué du 13juillet les secrétaires nationaux socialistes Bernard Soulage (transports), Razzy Hammadi (services publics), Laurence Rossignol (développe- ment durable). Le parti socialiste «ne peut que se satisfaire des orientations générales du Snit: les premiers, nous avions appelé à mettre la France sur la voie du rail, du fluvial et des transports collec- tifs» , soulignent-ils. Même tonalité positive du côté de l’association TDIE qui cherche à promouvoir l’inter- modalité des transports. «C’est la première fois qu’on dispose ainsi SNIT. Qui va financer les futurs grands projets de transport? L’avant-projet du schéma national des infrastructures de transport, inspiré du Grenelle 1, donne la part belle aux modes alternatifs à la route. Reste à connaître la façon dont ils seront financés. INFRASTRUCTURES (c) RFF Projets à envisager avant 2020 Projet proposé Longueur en km Coût en M Projet proposé Longueur en km Coût en M Total Projets à lancer après 2020 Projet proposé Longueur en km Coût en M de 10 000 à 12 000 de 3 500 à 4 800 de 1 000 à 1 400 de 5 000 à 10 000 Total supérieur à 19 500 Les principaux projets de développement ferroviaires Sur la LGV Est phase 2, le tronçon H, près de Saverne. Suite page 18 La Vie du Rail - 8 septembre 2010 � SCHÉMA NATIONAL DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT Principaux projets de développement ferroviaire proposés à l’inscription � La Vie du Rail - 8 septembre 2010 INFRASTRUCTURES SCHÉMA NATIONAL DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT Projets pour le développement du fret ferroviaire proposés à l’inscription La Vie du Rail - 8 septembre 2010 � Projets de développement portuaire Projet proposéCoût en M Total Projets de développement fluvial Projet proposéLongueur en kmCoût en M de l’ordre de 4 200 entre 190 et 270 entre 9 700 et 13 100 Total entre 14 090 et 17 570 SCHÉMA NATIONAL DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT Principaux projets de développement portuaire et fluvial  La Vie du Rail - 8 septembre 2010 INFRASTRUCTURES d’un document de planification tous modes confondus. C’est une excel- lente nouvelle. De plus, ce docu- ment édicte un certain nombre de principes vertueux à respecter comme par exemple la mainte- nance préventive pour les infra- structures ferroviaires. Enfin, on a en quelque sorte renversé la charge de la preuve: on ne commence pas par dire quelles infrastructures il faut faire, mais on commence par se poser la question de leur uti- lité» , souligne-t-on chez TDIE. Reste une grande question po- sée par tous: comment ces in- frastructures seront-elles finan- cées? «À aucun moment n’est précisée la manière dont l’État par- ticipera au financement des projets annoncés» , relève le PS, qui craint dans le contexte d’austé- rité actuel que «la participation de l’État à ces projets d’équipement soit mise à mal». TDIE s’inquiète aussi du risque de revivre l’expé- rience du Ciadt (Comité intermi- nistériel de l’aménagement et du développe- ment du terri- toire) de 2003. «Quand on fait le point sept ans après, on se rend compte que pas grand-chose n’a été réalisé, à part les projets routiers mis en concession. Et ce qui a été réalisé l’aurait de toute façon été, même sans le Ciadt. C’est le cas par exemple du TGV Est ou de la première phase du TGV Rhin- Rhône» , estime TDIE qui ajoute: «Le Ciadt de 2003 n’a pas servi à grand- chose car il n’y avait pas d’outils de financement en face.» Et de poser d’au- tres questions à propos des pro- jets ferroviaires: «Comment les futures LGV pour- ront-elles atteindre l’équilibre?» Ou encore: «De quelle grande vi- tesse parle-t-on? Ne peut-on in- venter un modèle complémentaire entre TGV et trains classiques?» Le débat est loin d’être tranché. Les régions vont être consultées, ce qui donnera sans doute lieu à d’intenses discussions, d’autant que les collectivités locales sont de plus en plus appelées à mettre la main à la poche. L’avant-projet fera l’objet d’arbitrages ministé- riels «au plus tard fin septembre» précise-t-on au ministère de l’Écologie. Il devrait aussi être soumis à la consultation du pu- blic, en même temps qu’à celle des élus locaux, en octobre-no- vembre, avant d’être présenté dans la foulée au Parlement pour une adoption espérée avant la fin de l’année. Marie-Hélène POINGT Michel BARBERON - Photorail - Ville & Transports � Le volet lignes à grande vitesse (LGV) du nouveau schéma na- tional ne contient aucune nouveauté: tout était déjà inscrit dans la loi Grenelle 1. � En ce qui concerne les lignes classiques, l’hypothèse d’une liai- son Paris - Rouen - Calais et d’un contournement ferroviaire de Bordeaux après 2020 est en revanche nouvelle. � Côté autoroutes, le projet d’A31bis (initialement appelée A32), qui vise à doubler partiellement l’A31 (Toul - Nancy - Metz - Thion- ville - Luxembourg), est préservé sur un tronçon d’environ 60km. � Même chose pour le contournement ouest de Lyon et celui de Tours, au nom de la lutte contre la congestion du trafic. � Au nom de «l’équité territoriale et du désenclavement» , l’A51 Gre- noble - Sisteron est abandonnée, sauf, et c’est une nouveauté, un tronçon de 20km à l’est de Gap. � Ce schéma comporte au total «moins d’une vingtaine de projets re- latifs à la route, considérés comme indispensables pour améliorer la sécurité, la desserte ou décongestionner les routes existantes», ex- plique-t-on au secrétariat d’État aux Transports. � Les nouveautés REBOND. La FIF revient sur le ballast J’ai lu avec un très grand intérêt l’article de PatrickLaval intitulé «La voie sur ballast a-t-elle atteint ses limites?» , paru dans Ville, Rail & Transports du 30 juin dernier. Je souhaitais par souci d’exactitude pré- ciser ou corriger deux affirmations qui y figurent. � Concernant la LGV Paris - Lyon (p.52): contrairement à ce qui est écrit, une partie de cette ligne a fait l’objet d’une régénération de bal- last entre 1996 et 2001 sur 400kilomètres de voies, soit 53% du li- néaire. Une deuxième tranche est programmée de 2009 à 2014 pour environ 250kilomètres, soit 32%, après 30 ans de bons et loyaux ser- vices. On peut logiquement penser que la totalité de la ligne aura été traitée en quarante ans d’exploitation. � L’autre point concerne les problèmes de dégradation constatés sur la LGV Est depuis un peu plus de deux ans, commentaire qui pour- rait donner à penser que la voie ballastée n’est pas appropriée pour une exploitation économique de ce sillon. Ce type de problème doit être analysé non pas au regard de l’adéquation à une circulation grande vi- tesse, mais plutôt à travers le mode de maintenance du ballast. Au risque, sinon, de susciter une interprétation erronée. Jean-Pierre Audoux, délégué général de la Fédération des industries ferroviaires (FIF) «On commence par se poser la question de l’utilité des infrastructures, avant de les imposer.» Régénération de voie entre Mohon et Carignan, sur la ligne Mohon - Thionville. Suite de la page 14 CER Bordeaux. Bienvenue aux Enfants de la lune LVDR LA VIE DES ASSOCIATIONS La Vie du Rail - 8 septembre 2010 � Grâce à la mobilisation des jeunes d’Anglet et de Saintes qui fréquentent le centre de vacances SNCF de Bielle, dans les Pyrénées, ce dernier a été adapté spécialement pour accueillir cet été, en toute quiétude, un petit groupe d’adolescents vulnérables aux rayons ultraviolets. Bilan : un séjour réussi pour tous. C et été, le centre de vacances de Bielle, dans les Pyrénées, qui appartient au CER de Bor- deaux, a accueilli un groupe d’ados. Comme d’habitude à pa- reille époque de l’année. Moins ha- bituelles, en revanche, ont été les précautions prises pour accueillir le petit groupe. Car, parmi eux, se trouvaient cinq jeunes atteints de Xeroderma Pigmentosum, une maladie rare qui contraint ceux qui en sont atteints à se protéger des rayons ultraviolets. Faute de quoi ils risquent des cancers de la peau et des yeux dans des proportions mille fois supérieures à la moyenne. Au contraire, bien pro- tégés, les patients peuvent mener des activités normales. D’où l’idée qui a germé un jour de septembre 2009 chez les jeunes du centre de loisirs de Saintes. Comme lors de chaque rentrée, ils recherchaient un thème sur lequel se mobiliser pendant l’année. Lors du tour de table, une jeune fille évoque un reportage télévisé sur le Xeroderma, émission qui l’a beaucoup impressionnée. Son ré- cit touche ses camarades. « L’en- semble du groupe s’est tout de suite senti impliqué dans ce projet », explique Loïc Moreau, responsable des activités proposées aux enfants d’agent, au sein du comité d’en- treprise régional à Saintes. Dès lors, le projet XP – les initiales de la maladie – est lancé. Les jeunes des centres de loisirs de Saintes mais aussi ceux du centre d’Anglet, rattachés au CER de Bordeaux, se mobilisent pour in- viter pendant les vacances des adolescents atteints de cette mala- die. Ils consacreront tous leurs loi- sirs à préparer ce séjour, soit une ou deux réunions hebdomadaires et, pour certains, leurs congés de Toussaint, de Noël, d’hiver ou de printemps. « C’est un gros investissement, aussi bien en temps que psychologique- ment », remarque Loïc Moreau. En effet, l’espérance de vie de ces Soixante-six cas de personnes atteintes du Xero- derma Pigmentosum sont recensés en France. La fréquence d’apparition du XP varie toutefois selon les pays. De 1 cas pour un million de naissances en Europe et aux Etats-Unis, elle est de 1 cas pour 100 000 naissances dans les pays du Maghreb, au Moyen-Orient ou au Japon, à cause de l’enso- leillement mais aussi du plus grand nombre de mariages consanguins. Il y aurait entre 3 000 et 4 000 malades dans le monde. Malheureusement, dans ces pays, la maladie n’est pas diagnostiquée, et la prévention insuffisante. Pour l’avenir, l’espoir réside dans la thérapie génique, grâce à une mo- dification du gène porteur de la maladie. Mais il faudra encore des années avant que les patients puissent bénéficier de cette avancée thérapeutique. Une exposition au soleil fatale Les Enfants de la lune ont pu s’initier à la spéléologie. � La Vie du Rail - 8 septembre 2010 LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS malades est estimée à une ving- taine d’années environ. Un fait que les adolescents des CER ne peu- vent ignorer et qui peut les trou- bler. D’où l’intérêt de transformer l’apitoiement en action. Il y a fort à faire pour rechercher les moyens financiers d’accueillir ces nouveaux amis. « On a dressé la liste des or- ganismes publics ou privés suscep- tibles de financer le projet, explique Loïc Moreau : le CER, qui a gra- cieusement prêté le centre, la SNCF, qui a offert les transferts, mais aussi la Région ou l’Etat, à travers le mi- nistère de la Jeunesse et les Défis jeunes. La mutuelle Entrain s’est éga- lement montrée solidaire. » Cette recherche de partenaires, qui prend du temps, peut aussi pa- raître fastidieuse : il faut chaque fois expliquer le projet, ses objec- tifs, son intérêt, rédiger des lettres de motivation, remplir des dos- siers. C’est pourtant ce travail qui a permis d’organiser les activités sur place et alentour, de payer les dé- placements du groupe et surtout d’équiper le centre de vacances de Bielle. Car ceux qui sont atteints de Xeroderma doivent à tout prix être protégés des rayons ultra- violets, même à l’intérieur des mai- sons. Il faut donc poser sur les fe- nêtres des filtres très sophistiqués, qui ont été mis au point par l’in- dustrie spatiale, et sont utilisés de- puis longtemps par les familles des patients aux Etats-Unis, où la pré- vention est plus ancienne. Pour limiter les dépenses, seules les fe- nêtres de cinq pièces du centre, dont le réfectoire, ont été équipées de ces filtres. Mais les UV du soleil ne sont pas le seul danger. Certains éclairages in- térieurs en produisent. Pour le vé- rifier, il faut utiliser un UV-mètre qui signale la présence d’ultravio- lets émanant d’une source de lu- mière. Coût de l’appareil ? 760 eu- ros. Et il faut en avoir un sur soi en permanence pour contrôler chaque lieu où se rendent les malades. Ainsi, le 23 juillet, les UV- mètres ont révélé que les néons du local du Groupe spéléologique oloronais, où les jeunes devaient se rendre de nuit, à la Verna, étaient nocifs. Du coup, lampe frontale pour tout le monde ! A l’intérieur du gîte de Bielle, « il a fallu vérifier chaque néon, explique Loïc Moreau, et en changer beau- coup » . Or, les tubes néon adaptés coûtent sept fois plus cher que les classiques. Mais, sans eux, les ma- lades seraient contraints de vivre toute la journée dans le noir. La nuit reste pourtant le moment d’activité privilégié. Même pour se baigner ! C’est ce qu’a compris l’as- sociation des Enfants de la lune, qui rassemble les malades français. Elle organise des baignades de nuit, sur des plages éclairées, comme à Vieux-Boucau, dans les Landes. Au centre de Bielle, les jeunes se sont donc adaptés à la vie nocturne de leurs hôtes. Outre une sortie spéléo, ils ont organisé, après le coucher du soleil, une es- capade au centre thermal des Eaux-Chaudes. La directrice de l’établissement leur avait excep- tionnellement ouvert les lieux, dans la nuit du 24 au 25 juillet, afin qu’ils puissent en profiter. Et gratuitement de surcroît. Les sorties de jour sont impos- sibles. A moins de se protéger à l’aide d’une chasuble spéciale de toile beige qui couvre entièrement le haut du corps, des genoux à la tête, elle-même recouverte d’une sorte de cagoule. Pour les yeux, une protection du type masque de sports d’hiver est indispensable. La chasuble protège mieux que les crèmes, dont l’application doit être renouvelée toutes les trois heures. Mais son coût est très élevé. La mutuelle Entrain en a financé trois pour les jeunes malades invités à Bielle. Bilan de l’opération ? L’expérience a été si riche que les jeunes du CER ont décidé de la poursuivre cette année. En quelques jours, ils ont compris que, si la maladie contraint ces jeunes du même âge qu’eux à vivre autrement, ils ont en commun de nombreuses pré- occupations, leurs goûts vesti- mentaires ou musicaux… Ils ont aussi appris à relativiser leurs propres soucis face aux difficultés que rencontrent leurs nouveaux camarades. Comme prévu dans le projet XP, ils ont d’ailleurs réalisé un film (www.youtube.com/watch? v=1LY11mtB4mo), spécialité du CER de Saintes, et créé un site In- ternet, domaine du CER d’Anglet, pour apprendre à dépasser les peurs que suscite la différence. L’année prochaine, le projet prend une autre dimension, internatio- nale cette fois, en s’ouvrant aux pays du Maghreb où la maladie est plus répandue. Reste à le monter, à le financer. Mais l’envie est là, plus que jamais. Yann GOUBIN La prévention pour seule arme Le Xeroderma Pigmentosum est une maladie rare qui ne connaît aucun remède ni médicament. C’est pourquoi les parents d’enfants malades, réunis au sein de l’association Les Enfants de la lune, s’at- tachent à la prévention, leur seule arme. La seule solution pour re- tarder l’apparition du cancer est de protéger les malades des rayons du soleil. Cela au prix évidemment d’un certain enfermement avec des conséquences psychologiques sur le comportement. Cette at- titude préventive, les membres de l’association les Enfants de la lune tentent d’y convertir les parents d’enfants du Maghreb, où la ma- ladie est plus fréquente. L’association accueille chaque année – sur ses fonds propres, qui sont limités – quelques familles de ces pays pendant une semaine de vacances. C’est l’occasion pour elles de partager leurs expériences en dehors d’un cadre médical strict, mais avec l’intervention de médecins spécialistes venus mieux faire com- prendre les risques et la nécessité de se protéger. Association pour le Xeroderma Pigmentosum 108, rue de Laure, 40180 Tercis. Tél. : 05 58 57 67 67. http://asso.orpha.net/AXP/index2.htm [email protected] A Bielle, le séjour a été enrichissant pour tous les adolescents. La Vie du Rail - 8 septembre 2010 � ON SE DONNE DES NOUVELLES VISDERECHERCHE Pour l’aide alimentaire Les Banques alimentaires recherchent des bénévoles pour la prochaine collecte nationale de denrées qui aura lieu dans toute la France, les 26 et 27 novembre, dans plus de 8 000 grandes et moyennes surfaces. Leur mission consistera à collecter, trier, transporter, compter ou stocker les produits alimentaires destinés à être distribués ensuite aux personnes en situation de précarité. En 2009, 6 200 tonnes de denrées, soit l’équivalent de 12 millions de repas, avaient pu être récoltées auprès des magasins et des industriels de l’agroalimentaire. Contact : Siège national : 01 49 08 04 70. 15, rue du Val-de- Marne, 94257 Gentilly Cedex. www.banquealimentaire.org 5 %. C’est la baisse des ventes de glaces en France pendant l’été 2010, due à une météo capricieuse. A l’inverse, celles des potages ont grimpé de 5 %. (Source: Les Échos 235 euros. C’est le prix, en hausse, de la tonne de blé constaté fin août en France. Un prix record dû aux exportations massives vers le Moyen-Orient et l’Afrique et par la faible qualité de la production allemande. (Source: Le Figaro 600 000. C’est, en mètres cubes, la quantité d’eaux usées évacuées quotidiennement, par temps sec, par les égouts de Paris, un réseau long de 2 400 km. (Source: Les Échos 65. C’est, en milliards d’euros, les déficits des retraites à venir pour la période 2011-2018, en France. (Source: ministère des Finances) MOCF. En Alsace, les marcheurs solidaires des enfants n prend les parapluies ? » demandait-on avant de fermer sa voiture à clé. Le 6 juin, vu l’aspect du ciel, c’était effectivement la question du jour pour les 1 235 participants qui s’apprê- taient à s’élancer sur le circuit de la marche populaire organisée par la section de Griesheim-sur-Souffel de la Mutuelle de l’orphelinat des chemins de fer afin de faire connaître cette dernière et recueillir des dons. Parmi eux, on recensait 157 marcheurs issus du CE SNCF Strasbourg. Si la météo hésitante a fait naître quelques inquiétudes, elle n’a en rien altéré l’enthousiasme des marcheurs. « Nous marchons tous les dimanches, mais ici c’est la première fois. Nous avions lu dans les Dernières Nouvelles d’Alsace qu’il y avait une marche ici », expliquent Gabrielle et Jean-Michel, venus de Haguenau. « Nous n’avons pas de parapluie, car il ne pleuvra pas ! » Christine, Danielle, Roland et son chien Prisca, eux, sont partis à 7h30 d’Eichhoffen, village distant de 40 km : « A Eichhoffen, nous ve- nons d’organiser la première marche populaire, alors nous sommes venus pour voir comment cela se passe à grande échelle, mais aussi pour marcher, bien sûr ! » La présence de marcheurs canadiens en séjour en Alsace, de touristes belges et luxembourgeois ainsi qu’un gros contingent venu d’Outre-Rhin a contribué à donner un cachet international à la manifestation. Jean-Jacques Bohl, président, et la nuée de 80 bénévoles bien rodée par les sept éditions précé- dentes avaient minutieusement préparé la journée. Quant à la res- tauration, elle était assurée par le chef Claude Ohmann et son équipe. Le siège de la MOCF avait livré un stock de sets de table à l’effigie de la mutuelle, qui furent du plus bel effet sur les tables. L’an prochain, la neuvième marche po- pulaire aura lieu le dimanche 5 juin à Griesheim-sur-Souffel. Pour rappel, la MOCF compte ac- tuellement 15 000 adhérents, qui versent une cotisation unique par famille, donnant droit à la prise en charge par la mutuelle des enfants en cas de décès d’un des deux pa- rents. Outre ces prestations, assu- rées jusqu’à l’entrée dans la vie ac- tive, la MOCF conseille et apporte un soutien aux 300 pupilles aidées actuellement. Pascale GERMAIN Pascale GERMAIN Ça se passe en ce moment. Routes d’Arabie au Louvre Il vous reste jusqu’à la fin du mois pour vous rendre au musée du Louvre, à Pa- ris, afin de découvrir une exposition exceptionnelle, « Routes d’Arabie. Archéo- logie et histoire du royaume d’Arabie saoudite », qui dé- voile le passé méconnu d’un monde arabe préisla- mique prospère et brillant. L’événement est inédit, car la plupart des œuvres pré- sentées – trois cents, au to- tal – n’étaient jamais sorties de leur pays d’origine. Parmi elles, des stèles funé- raires néolithiques, de co- lossales statues de rois, de la vaisselle d’argent ou encore des bijoux précieux. Ces objets sont le fruit d’échanges entre les différentes populations, des rives de l’océan Indien jusqu’au monde méditerranéen. L’ensemble témoigne d’un brassage des cultures, des idées nouvelles et des modes issues des grands empires voisins de cette époque. A. K. Renseignements : 01 40 20 53 17, www.lelouvre.fr Stèle anthropomorphe (Riyad). mardi 14 septembre 9.35 The pacific, 3 épisodes, série 12.10 Les Guignols de l’info, div. 12.20 L’édition spéciale première partie 12.40 L’édition spéciale, div. 14.00 Les insurgés, film 16.20 La vengeance du scorpion noir, téléfilm 18.15 Les Simpson, jeunesse (C) 18.40 Le JT (C) 19.05 grand journal, div. (C) 19.55 Les Guignols de l’info, div. (C) 20.10 Le grand journal, la suite, divertissement (C) Film américain de Nora Ephron, 2008, 119 mn. Avec Meryl Streep Julia Child •Amy Adams Julie Powell •Stanley Tucci Paul Child Dans la France de l’immédiat après-guerre, où elle a suivi son mari, Julia Child, américaine, cherche activement une occupation. Elle se passionne alors pour la cuisine fran- çaise et devient sa fervente représentante aux États-Unis... CANAL + 12.00 13.35 Le magazine de la santé 14.30 Allô docteurs 15.05 Mangoustes & Co, A table ! 15.30 sur Terre 16.30 Grandes vacances chez les Ch’tis 17.25 C l’info 17.30 C à dire ?!, mag. 17.45 C dans l’air, mag. Episodes 3 & 4 Série de Michael Hirst Avec Jonathan Rhys Meyers Henri VIII •Henry Cavill Charles Brandon •Natalie Dormer Anne Boleyn Henri VIII est à bout de patience quand il apprend que François I n’a pas réussi à convaincre le pape d’annuler son mariage avec Catherine d’Aragon. 22.28 Des clandestins vers l’Eldorado américain 22.30 Un si long voyage doc. / 23.55 Arte Lounge 3.33 Le couperet FRANCE 5 ARTE 7.20 Disney Kid club 8.05 M6 clips 8.40 M6 boutique 9.50 Sue Thomas: l’œil du F.B.I., 2 ép., série 11.40 Missing: disparus sans laisser de trace, série 12.45 Le 12 12.55 Missing: disparus sans laisser de trace, série 13.45 Parlez-moi de Sara, téléfilm 15.40 L’attraction du danger, téléfilm 17.45 Un dîner presque parfait 18.45 100% mag 19.45 Le 19 45 20.05 Un gars, une fille, série Les portes closes Avec Teri Hatcher Susan Mayer Delfino •Marcia Cross Bree Hodge Van De Kamp •Felicity Huffman Lynette Scavo •Eva Longoria Parker Gabrielle Solis Lynette de nouveau enceinte de jumeaux, les Scavo réflé- chissent à leur avenir. Suivi de : Le cri et Une tasse de café. 23.05 Swingtown série 3 épisodes 3.05 M6 Music mag. M6 20.50 Julie & Julia 20.40 Les Tudors 20.40 Desperate Housewives 19.00 Arte Journal 19.30 Sur les volcans du monde, Erta Alé, le volcan mythique, doc. 19.55 Life, L’aventure de la vie-7, documentaire ARTE CANAL+ Séries 20h30 -SERIE CLUB- Les semaines de Lucide / 20h35 -NRJ12- Sanctuary 2009 / 20h40 -SERIE CLUB- New York 911 . / 20h45 -CANAL DECALE- The pacific / 21h20 -CANAL J- Indie à tout prix . / 21h35 -CANAL DECALE- The pacific 49mn. / 22h30 -CANAL FAMILY- Robin des Bois 42mn -AB1- Profiler 1996 52mn. / 22h55 -SERIE CLUB- Lost : les disparus / 23h00 -NRJ12- Stargate Atlantis / 23h15 -CANAL FAMILY- Robin des Bois -AB1- Profiler 1996 / 00h00 -TMC- New York police judiciare / 00h05 -AB1- Premiers baisers 1991 Tourisme / évasion 08h20 -ODYSSEE- Cuisines des terroirs / 11h50 -ODYSSEE- Tous à la brocante / 12h10 -USHUAIA TV- Artisans du changement / 14h55 -USHUAIA TV- Sentinelles de la nature / 15h15 -ODYSSEE- Coulisses d’un magazine / 17h10 -ODYSSEE- Soldats du feu / 18h35 -USHUAIA TV- Les guerres du climat / 20h40 - ODYSSEE- Féminité, santé, inégalité / 22h05 -USHUAIA TV- La Terre et l’Homme / 01h50 -USHUAIA TV- Sur les routes d’Ushaïa / 02h35 -ODYS- SEE- Escapade gourmande / 04h20 -USHUAIA TV- Boston-Sud, quartier vert Film Série Série 22.50 La grande soirée hampions eague en direct 0.00 Le temps qu’il reste/ 1.45 Jamel Debbouze, Sami Bouajila, Roschdy Zem, la rencontre L’Amicale des contrôleurs de train de Périgueux Amicale des contrôleurs de trains de Périgueux a réuni ses ad- hérents le 26juin sur le site du Club sportif cheminot, autour d’un barbecue convivial. L’entraide, l’amitié, la convivialité sont les maîtres mots de cette as- sociation de cheminots créée le 11novembre 1976. «Présente dans les bons et les mauvais moments tra- versés par nos adhérents, explique Bernard Gentraux, président de- puis 1998, notre association orga- nise les départs en retraite, une col- lecte pour les décès et autres événements d’importance, tout en tis- sant des liens entre les jeunes em- bauchés et les retraités.» Les actifs seulement, au nombre de 24 sur les 26 contrôleurs de route du pôle de Périgueux, s’acquittent chaque année d’une cotisation de 16 Mais le groupe s’agrandit bien au- delà, puisque les retraités ne payent plus leur cotisation et par- ticipent toujours à la vie de l’ami- cale, rythmée par deux sorties an- nuelles incontournables. Une jour- née pique-nique, organisée au mois de juin, est l’occasion pour les ad- hérents et leurs familles de se re- trouver dans un endroit champêtre afin de parler ensemble tout sim- plement et de jouer à des jeux de détente en plein air, comme la pé- tanque par exemple. L’hiver, une journée axée sur la gastronomie, la vie culturelle et artistique du dé- partement permet à chacun de dé- couvrir et d’apprécier la beauté et les richesses de la Dordogne. Bernard CHUBILLEAU Recti�catif. La rentrée de la section vidéo de Paris-Nord La section vidéo du Ciné Photo Club de Paris-Nord reprendra ses activités le 30septembre, à partir de 14h30 (et pas le 30août comme indiqué dans LVDR n°3268). Accessibles à tous, amateurs et professionnels, les séances se déroulent dans une ambiance chaleureuse, au 5 étage du 116, rue de Maubeuge, Paris 10 � Contact: Gérard De Beukelaer, 0148611024. [email protected] La FGRCF d’Annemasse se réunit La section FGRCF d’Annemasse Agglomération organise son assemblée générale, le 19octobre de 14h30 à 16h30, à la maison des associations du complexe Martin-Luther-King, rue du Docteur-Baud à Annemasse. Jean- Jacques Poutaraud, président délégué Sud-Est, et Gilbert Blanc, président délégué adjoint Sud-Est, interviendront au cours de cette assemblée qui sera suivie d’un verre de l’amitié. Rens.: www.fgrcf.org mercredi 15 septembre 6.45 TFou, jeunesse 11.05 Secret story, télé-réalité 12.00 Les douze coups de midi, jeu 13.00 Le journal 13.55 Les Cordier juge et flic, Faux semblants, téléfilm 15.30 Femmes de loi, Crime passionnel, téléfilm 17.25 New York Police Judiciaire, Meurtres à Central Park, série 18.20 Secret story, télé-réalité 19.10 Une famille en or, jeu 20.00 Le Journal 20.45 Mentalist Esprit, es-tu là ? Avec Simon Baker Patrick Jane •Robin Tunney Teresa Lisbon •Tim Kang Kimball Cho •Owain Yeoman Wayne Rigsby •Amanda Righetti Grace Van Pelt Teresa et son équipe enquêtent sur la mort d’Allan Foster, un architecte qui venait d’acquérir un vieux manoir... Suivi de : L’or noir et Petit cercle entre amis. 23.15 Fringe série 2 épisodes 0.50 Compte à rebours/ 1.45 Secret story/ 2.35 50 mn inside/ 3.35 Histoires naturelles doc. TF1 9.35 Amour, gloire et beauté 10.00 C’est au programme 10.55 Motus 11.30 Les Z’Amours 12.00 Tout le monde veut prendre sa place, jeu 13.00 Journal 14.00 Toute une histoire, mag. 15.10 Comment ça va bien ! 16.15 Renard, série 17.20 Paris sportifs 17.30 En toutes lettres 18.10 On n’demande qu’à en rire 19.00 N’oubliez pas les paroles, Jeu 19.50 C’est pas sorcier 20.00 Journal Je ne suis pas coupable Avec Antoine Duléry commissaire Larosière •Marius Colucci inspecteur Emile Lampion •Léna Bréban Claire Laroche •Yannick Choirat Louis Servais Des lettres anonymes avertissent le commissaire Larosière du meurtre imminent d’une riche suffragette qui utilise sa fortune pour faire avancer la cause des femmes. FRANCE 2 6.00 Euronews 6.45 11.15 Plus belle la vie, série 11.45 Le 12/13, journal 13.00 Direct chez vous !, mag. 13.35 En course sur France 3 13.50 Inspecteur Derrick, Si dieu était une femme, série 14.55 Inspecteur Barnaby, Un village très côté, série 16.45 Slam, jeu 17.25 chiffres et des lettres 18.00 Questions pour un champion 18.40 Le 19/20, journal 20.10 Plus belle la vie, série L’abbaye de Cluny À la veille des Journées européennes du Patrimoine-et en présence du ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand -, le magazine fait sa rentrée en installant son plateau en Bourgogne, à l’abbaye de Cluny, la plus vaste église de toute la chrétienté durant des siècles, qui célèbre cette année son 1 100e anniversaire. FRANCE 3 Série 20.35 Les petits meurtres d’Agatha Christie Téléfilm 20.35 Des racines et des ailes FR2 FR3 Sport 16h00 -EUROSPORT- Cyclisme : Vuelta (Tour d’Espagne) / 20h40 -CANAL SPORT- Football : La grande soirée Champions League / 20h30 -SPORT +- Judo : Championnat du monde. / 20h55 -EUROSPORT- Golf : USPGA Tour à Boston / 22h45 -SPORT + - Tir à l’arc : Coupe du monde de Shangai. / 23h15 -EUROSPORT- Voile : à Cartagène, Espagne. Cinéma 20h40 CINE FAMIZ Le tour du monde en 80 jours - CINE FRISSON Soleil levant - CINE EMOTION Ce que je sais d’elle... d’un simple regard - TPS STAR Les insoumis 2007 - CINE STAR Talons aiguilles - CINE CLAS- SIC Scenes de chasse en baviere - 20h45 CANAL FAMILY Nos jours heureux CANAL CINEMA Tale of vampires - 21h00 CINE POLAR Le pacte du silence - 22h10 CINE PREMIER La plage - CINE CLASSIC Les grandes manoeuvres - 22h15 TPS STAR Millénium 2008 - 23h55 CANAL FAMILY Sœur sourire 2008 - 00h15 CANAL CINEMA Jaffa - 01h50 CINE PREMIER Eldorado. 22.10 Le bureau des plaintes divertissement 0.10 Journal de la nuit / 0.30 Des mots de minuit mag. / 2.00 Toute une histoire mag. 22.10 La minute épique, Soir 3 23.00 Ce soir (ou jamais !)/ 0.15 Nous nous sommes tant aimés / 1.15 Espace francophone... Sélection câble et satellite Magazine LVDR + LA VIE DES ASSOCIATIONS Le rendez-vous des arpètes d’Aurillac Les anciens apprentis de l’ex-dépôt SNCF d’Aurillac et leurs amis se retrouveront le 26 septembre à Polminiac (Cantal). Rendez-vous au boulodrome de l’ancienne gare à 9h45, pour un concours de pétanque. A midi, les participants déjeuneront au « Bon Accueil », puis se promèneront dans la ville. Le soir, un dîner au restaurant clôturera cette journée de retrouvailles. Les proches des adhérents sont conviés (confirmer présence avant le 15 septembre). � Contact : 04 71 63 47 03. André Charbonnel Précision. Permanences de la FGRCF Montpellier A noter, la nouvelle adresse de la section de Montpellier de la FGRCF qui a emménagé dans de nouveaux locaux à l’enseigne de la Socrif, près de la gare Montpellier-Saint-Roch : 3, rue Pagezy. Les permanences reprendront à partir du 12 octobre, les 2 et 4 mardis du mois, de 14h à 16h (sauf vacances scolaires). � Contact : Gilbert Geysse, président. E-mail : [email protected] Partez en randonnée avec l’ATC Les sections parisiennes de l’Association touristique des cheminots vous donnent rendez-vous en gare pour partir en balade dans les environs de Paris et au-delà. Dans le Val-d’Oise : autour de Chars, dans le Vexin français, le 18 septembre (19 km). Départ de Paris-Saint-Lazare : 7h57 (direction Gisors). Rens. : 06 68 50 85 01. Dans l’Oise : circuit des églises de la vallée de l’Automne, autour de Vaumoise, le 18 septembre (20 km). Départ de Paris-Nord : 8h06 (direction Laon). Rens. : 01 47 25 50 25. � Contacts : ATC Paris-Sud : 01 43 07 42 42. ATC Paris-Nord : 01 55 31 10 27. ATC Paris-Est-Ouest : 01 58 20 55 29, NOUVEAU : L’AQUA OSTÉO � Du nouveau en tha- lasso avec l’Aqua Os- téo, un soin qui per- met d’éliminer les douleurs du dos, des articulations ou ab- dominales. « L’Aqua Ostéo offre un grand intérêt pour traiter les troubles fonctionnels musculo-squelet- tiques ou viscéraux ou les troubles dûs à des stress importants et répétés » , explique Damien, l’un des deux ostéopathes au Relais Tha- lasso de l’île de Ré, qui propose ce soin depuis peu. La séance (30 min) se déroule dans un grand bassin d’eau de mer chauffée à 33-34 °C. Le curiste �otte sur le dos en étant tenu par la nuque et en se laissant gui- der par le praticien. Celui-ci a accès à tous les plans du corps, sans contrainte dans l’espace, contrairement à une séance classique sur la table de kiné. « L’effet d’apesanteur procuré par l’eau de mer chauffée provoque une chute rapide du tonus neuromusculaire, ce qui permet des gestes doux, ef�caces et indolores, sans agir en force. » Tout se fait en douceur pour obtenir le déblocage des articulations. De plus, on peut faire ce soin à tout âge. Seules contre-indications : phobie de l’eau, plaie en cours de cicatrisation. Anne JEANTET-LECLERC Rens. : Relais Thalasso île de Ré, 05 46 30 22 44. � Chaque semaine, quelques conseils pour vivre mieux et rester en forme. SANTÉ RELAIS THALASSO jeudi 16 septembre 10.00 La différence, c’est que c’est pas pareil, film 11.25 Royal pains 12.05 Les Guignols de l’info, div. 12.20 L’édition spéciale première partie 12.40 L’édition spécialediv. (C) 14.00 Julie & Julia, film 16.00 Un autre midi 16.45 Jusqu’à toi, film 18.15 Les Simpson (C) 18.40 Le JT (C) 19.05 Le grand journal, (C) 19.55 Les Guignols de l’info 20.10 Le grand journal, la suite (c) 16h00-17h00 Avec Kiefer Sutherland Jack Bauer •Mary Lynn Rajskub Chloe OBrian •Annie Wersching Renee Walker •Anil Kapoor Omar Hassan Jack Bauer se rétablit paisiblement et goûte avec bonheur à la vie de grand-père auprès de Teri. Il se prépare même à regagner Los Angeles pour y passer le reste de sa vie. 21.30 24 heures chrono série 17h00-18h00 22.15 Mad men série / 23.00 The office série / 0.05 Le journal du hard mag. / 0.20 La grande épopée CANAL + 12.00 13.35 Le Magazine de la santé, mag. 14.30 Allô docteurs 15.05 Mangouste & Co 15.35 Sale temps pour la planète ! 16.35 Dangers dans le ciel 17.25 C l’info 17.30 C à dire ?! 17.45 C dans l’air, mag. Film hongkongais de Andrew Lau et Alan Mak, 2003. Avec Tony Leung•Anthony Wong Chau-san Sous la tutelle directe du chef de la police Wong, Yan a réussi à s’infiltrer dans le milieu des triades de Hong Kong. Ming, lui, est un gangster opérant dans la police, sous les ordres de Sam, le parrain des parrains. L’un comme l’autre, ils voudraient en finir avec ce terrifiant double jeu. 22.20 Jimi Hendrix doc. 23.10 Tracks mag. / 0.05 Tokyo Drifter / 1.25 Les ombres de Casablanca doc. / 3.00 Les Tudors FRANCE 5 ARTE 8.40 M6 boutique 9.50 Sue Thomas: l’œil du F.B.I., 2 ép., série 11.40 Missing: disparus sans laisser de trace, série 12.45 Le 12 45 12.55 Missing: disparus sans laisser de trace, série 13.45 En toute impunité, télé- film 15.50 Roman noir: le venin du désespoir, téléfilm 17.45 Un dîner presque parfait, div. 18.45 100% mag, mag. 19.45 Le 19 45 20.05 Un gars, une fille, série Première enquête. Avec Emily Deschanel Temperance Brennan •David Boreanaz Seely Booth •T.J. Tyne Dr Jack Hodgins À la demande du docteur Sweets, Booth et Brennan relatent leur rencontre. Ils évoquent également leur première enquête et leurs relations avec l’équipe de l’Institut Jefferson. Suivi de : Le vérité n’a pas de prix 22.20 Bones série 3 épisodes 0.45 Women’s murder club série / 1.40 Turbo/ 2.50 M6 Music M6 20.50 24 heures chrono 20.40 Infernal affairs 20.40 Bones 19.00 Arte Journal 19.30 Sur les volcans du monde, Nyiragongo, le volcan géant, doc. 19.55 Life, L’aventure de la vie-9, doc. ARTE CANAL+ Séries 20h20 -CANAL DECALE- Têtes à claques 4mn. / 20h30 - SERIE CLUB- Les semaines de Lucide . / 20h40 -SERIE CLUB- Lost : Les dis- parus -CANAL FAMILY- Une minute avant 2010 / 22h10 -SERIE CLUB- 7 Jours pour agir . / 22h20 -TMC- New York police judiciaire . / 22h30 - CANAL DECALE- 24 heures chrono / 23h10 -CANAL DECALE- 24 heures chrono 42mn. / 00h00 -AB1- Premiers baisers / 00h25 -AB1- Premiers baisers 1991 26mn. / 00h55 -AB1- Premiers baisers 1991 26mn. / 01h20 -AB1- Le collège des cœurs brisés 1992 / 04h15 -CANAL FAMILY- Ma tribu Tourisme / évasion 07h00 -ODYSSEE- Escapade gourmande / 08h20 -ODYSSEE- Cuisines des terroirs / 08h40 -USHUAIA TV- Sentinelles de la nature / 10h20 -ODYSSEE- La route des vins / 12h45 - ODYSSEE- Visites de jardin / 13h15 -USHUAIA TV- Ushuaïa nature / 15h15 - ODYSSEE- Les hôtels particuliers, des lieux d’Histoire / 18h30 -USHUAIA TV- Des noix et des hommes / 20h05 -ODYSSEE- Tous à la brocante / 20h40 -USHUAIA TV- Ushuaïa Nature / 23h30 -NATIONAL GEOGRAPHIC- Tabous / 00h20 -ODYSSEE- Hôtels. / 03h45 -ODYSSEE- Escapades gourmandes Série Film Série Cérémonie de l’Ancac le 10 août place de l’Etoile, à Paris L’Association nationale des cheminots anciens combattants a participé à la commémoration du 10 août 1944, date du début des combats pour la libération de Paris, en ravivant la flamme sur le tombeau du Soldat inconnu. Philippe Laurin, directeur des cadres SNCF, représentait Guillaume Pepy. Michel-André BONO Près de 2 000 voyageurs dans le « Train Thur Doller Alsace » L’animation « Western » du Train Thur Doller Alsace, qui s’est déroulée les 31 juillet et 1 août, est l’une des plus importantes de l’année pour ce train touristique : attaque du train par des Indiens, danse et musique country. Elle demande six mois de préparation mais représente 20 % des voyageurs transportés sur une saison. Raymond WOOG En Rhône-Alpes, visite du Parc des Oiseaux C’est au Parc des Oiseaux, à Villars-les-Dombes, que les retraités FGTE-CFDT de la région Rhône-Alpes se sont retrouvés, le 26 mai, pour leur sortie annuelle préparée par le groupe de l’Ain. Le site réunit des oiseaux du monde entier dans des volières et des enclos reproduisant des ambiances naturelles des cinq continents. Après la visite commentée du parc, suivie d’un repas typique, le groupe a fait une visite libre du site, puis a assisté au spectacle des oiseaux en vol, véritable ballet aérien présentant une vingtaine d’espèces. Malheureusement, un orage fit écourter la représentation. Jean-Marc PIERRE Jean-Marc PIERRE FGRCF. Trente sections réunies à Dijon a réunion annuelle des délégués représentant les 30 sections de Bourgogne Franche-Comté de la Fédération générale des retraités des chemins de fer s’est tenue le 8 juin à Dijon. En présence de Jean-Jacques Poutaraud, délégué aux régions du Sud-Est, et de Gil- bert Blanc, président-adjoint, Jean- Pierre Bougaud, secrétaire régional, a salué l’engagement des nouveaux responsables qui assurent la pé- rennité des sections sur le terrain. Il a présenté le rapport moral du der- nier exercice. Puis le débat a porté sur la com- munication via Internet, le rôle de l’Action sociale SNCF, les facilités de circulation et la problématique des retraites. Les résultats de la SNCF pour l’année 2009 ont été évoqués et n’ont pas manqué d’in- terpeller l’assemblée. Bernard CERCLEY vendredi 17 septembre 6.45 8.30 Téléshopping 9.20 Vie sauvage, série 10.15 Une famille en or 11.07 Secret story 12.00 Les douze coups de midi, jeu 13.00 Le journal 13.55 Les feux de l’amour, série 14.50 Le prix de la trahison, téléfilm 16.35 New York Police Judiciaire, 2 ép., série 18.20 Secret story 19.10 Une famille en or 19.55 Météo 20.00 Le journal 20.37 Courses et paris du jour 20.40 Trafic info 20.45 Koh-Lanta L’aventure recommence ! Cette fois-ci, les participants seront parachutés au cœur de l’Asie, sur les côtes du Vietnam, un paradis sauvage qui promet de belles sur- prises aux apprentis Robinsons. Lâchés en plein océan, ces aventuriers vont devoir s’entraider pour survivre et faire preuve d’initiative. Dès le départ, le physique va être soumis à rude épreuve et certains ne s’en relèveront pas... 22.40 Secret story télé-réalité 0.30 Euro Millions/ 0.40 L’amour est aveugle/ 2.14 50 mn inside/ 3.15 Un sacré détective série TF1 9.10 Des jours et des vies 9.35 Amour, gloire et beauté 10.00 C’est au programme 10.55 Motus 11.30 Les Z’Amours 12.00 Tout le monde veut prendre sa place, jeu 13.00 Journal 14.00 Toute une histoire, mag. 15.10 Comment ça va bien ! 16.15 Le Renard, série 17.25 toutes lettres 18.05 On n’demande qu’à en rire 19.00 N’oubliez pas les paroles ! 20.00 Journal 20.30 Météo L’Affaire Isabelle Duhesmes Téléfilm de Philippe Venault Avec Delphine Rich Françoise Duhesme •Julia Molkhou Isabelle Duhesme •Julie de Bona Elsa Leiris Alain Calmels, patron d’un petit hôtel de la Porte de Clignancourt, est assassiné. Rovère se rend compte que Calmels était un maître chanteur de petite envergure. FRANCE 2 8.35 C’est pas sorcier, 2 reportages 9.10 Des histoires et des vies 10.05 Côté maison 10.40 Côté cuisine 11.15 Plus belle la vie 11.45 Le 12/13, journal 13.00 Direct chez vous ! 13.45 Inspecteur Derrick 14.55 Inspecteur Barnaby, série 16.45 Slam, jeu 17.25 chiffres et des lettres 18.00 Questions pour un champion 18.40 Le 19/20, journal 20.10 Plus belle la vie, série Documentaire présenté par Georges Pernoud Embarquez tous les week-ends pour un tour des océans de la planète avec de l’émotion, de l’action, du rêve, du suspense, de belles images, des histoires inédites. FRANCE 3 Télé-réalité 20.35 Boulevard du palais Téléfilm 20.35 Thalassa FR2 FR3 Sport 13h45 -EUROSPORT- Moto : Grand Prix, Espagne 2010 / 15h00 -EUROSPORT- Moto : Grand Prix, Espagne 2010 / 16h15 -EURO- SPORT- Cyclisme : Vuelta (Tour d’Espagne) 2010 / 16h25 -France 4- Coupe Davis : Demi-Finale France - Argentine / 19h10 -EUROSPORT- Haltérophilie : Championnat du Monde à Antalya, Turquie 2010 / 20h35 -CANAL SPORT- Rugby : Stade Toulousain / Bayonne. Cinéma 20h45 CANAL FAMILY Totally Spies ! le film 2009 - CANAL CINEMA Tu n’aimeras point - 21h00 CINE FRISSON Spartan - CINE PREMIER L’empire des loups - CINE EMOTION A bord du Darjeeling Limited - CINE STAR Wall street - CINE FAMIZ L’amour à la dérive - 22h25 CINE FAMIZ Cougar club - 22h30 CINE EMOTION Pénélope - 22h40 TPS STAR Le braquage du siècle - 22h45 CINE FRISSON La haine - 23h05 CINE PREMIER Le Bossu - 23h10 CANAL CINEMA Tale of vampires - 23h40 CINE POLAR Noyade interdite - 23h45 CANAL FAMILY Le missionnaire - 00h15 CINE EMOTION La petite Lili. 22.10 Avocats et associés série Cavale 23.05 Semaine critique mag. / 0.25 Journal de la nuit / 0.45 Envoyé spécial / 2.55 Programmes Urti 22.30 Soir 3 22.55 Vie privée vie publique, l’hebdo mag. / 0.10 Tout le sport / 0.15 Toute la musique qu’ils aiment Sélection câble et satellite Doc. CARNET ILS NOUS ONT QUITTÉS La Vie du Rail adresse ses sincères condoléances aux familles et aux amis des agents disparus. Fernand Rouquier est décédé le 24 mai à l’âge de 89 ans. Il effectue pratiquement toute sa carrière en gare de Sète où il termine sa carrière comme cadre au bureau MTE en 1976. La disparition de cet homme de cœur a profondément affecté ses anciens collègues de travail et amis. Ses obsèques ont été célébrées, le 26 mai, en l’église Saint-Paul de Frontignan (Hérault). André Clavel Jean Eumont est décédé le 24 mai à l’âge de 87 ans. Il entre à la SNCF, en 1942, comme auxiliaire à Nancy-Saint-Georges. Lors de l’occupation allemande, il est détaché à la DRB en Allemagne de 1943 à 1945. À son retour, il rejoint Toul puis est affecté au 3 arrrondissement VB de Nancy. Sa carrière va alors se dérouler dans les services RGR et Voie entretien. Il a terminé sa carrière en 1983 au grade d’inspecteur EVB. Ses obsèques ont eu lieu à la chapelle de la maison de retraite du Bas-Château à Essey-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle). Jean Spaite Roger Fabre est décédé le 25 mai à l’âge de 90 ans. Il débute sa carrière en 1942, à Ribaute, comme homme d’équipe. Il rejoint ensuite Agde pour être nommé facteur. Il gravit tous les grades de la filière Exploitation et quitte Agde en 1959 pour Port-Vendres, Béziers et Narbonne. Il retrouve ensuite Agde et vient de temps à autre en renfort au PC de Montpellier. Il est parti à la retraite en 1975. Ses obsèques ont eu lieu en la salle des hommages du Pech-Bleu à Béziers (Hérault). A. C. Paul Cantat est décédé le 16 juin à l’âge de 83 ans. Après avoir travaillé comme conducteur de tracteur agricole, il entre à la SNCF en 1948 comme manœuvre auxiliaire au dépôt de Blainville puis à celui de Nancy. Affecté ensuite comme cantonnier à Fontenoy- sur-Moselle, puis à Frouard et à Nancy 2, il occupe alors les fonctions de conducteur de draisine puis devient conducteur automobile. Il est parti à la retraite en 1982. Ses obsèques ont été célébrées en l’église Saint-Georges à Essey-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle). J. S. Amédée Calmette est décédé le 19 juin à l’âge de 81 ans. Il a accompli pratiquement toute sa carrière au service commercial Trains de Béziers, où il a terminé sa carrière comme chef de bord au contrôle de route en 1984. Ses obsèques ont eu lieu en l’église Saint-Joseph de Béziers (Hérault) suivies de l’inhumation au Cimetière Neuf. A. C. vendredi 17 septembre 8.30 24 heures chrono, 2 ép. série 9.55 Les insurgés, film 12.10 Les Guignols de l’info 12.20 L’édition spé- ciale première partie, div. (C) 12.40 L’édition spéciale 14.00 Les intrus, film 15.25 The office, 3 ép., série 16.30 Le hérisson, film 18.15 Les Simpson (C) 18.40 Le JT (C) 19.05 Le grand journal, div. (C) 19.55 Les Guignols de l’info (C) 20.10 Le grand journal, la suite Film américain de Gavin Hood, 2008, 104 mn. Avec Hugh Jackman Wolverine/Logan •Liev Schreiber Dents-de-sabre/Victor Creed •Danny Huston William Stryker •Lynn Collins Silver Fox Deux frères, mutants et loups, nés à la fin du XIX siècle, se jurent une protection mutuelle ; mais la violence intrinsèque à leur nature les pousse à combattre. 22.35 Le coach 0.05 Fighting / 1.50 Doghouse / 3.15 Clonk / 3.35 Roman Polanski: Wanted and desired doc. CANAL + 12.00 13.35 Le Magazine de la santé, mag. 14.35 Allô docteurs 15.05 Mangoustes & Co, doc. 15.35 Saint- Barthélmy - La belle et l’avion 16.30 Superstructures XXL 17.25 C l’info 17.30 C à dire ?!, mag. 17.45 C dans l’air, Téléfilm de Ramesh Pandit Avec Matthias Habich Peter •Ulrike C. Tscharre Isabel •Gila Von Weitershausen katharina Peter vit depuis longtemps en solitaire. Ses relations avec son ex-femme et son fils manquent de chaleur. Mais Isa- bel, une jeune serveuse de restaurant, va bouleverser son quotidien. Leur rencontre est un vrai coup de foudre... 22.10 Les premiers astronautes doc. 23.05 Le cœur de Bombay doc. 0.25 Court-Circuit FRANCE 5 ARTE 8.40 M6 boutique 9.50 Sue Thomas: l’œil du F.B.I., 2 ép., série 11.40 Missing: disparus sans laisser de trace, série 12.45 Le 12 45 12.55 Missing: disparus sans laisser de trace, série 13.45 Jesse Stone: Meurtre à paradise, téléfilm 15.40 Mafia love story, téléfilm 17.45 Un dîner presque parfait, div. 18.45 100% mag 19.45 Le 19 45 20.05 Un gars, une fille, série La nuit de tous les dangers Avec Mark Harmon Gibbs •Michael Weatherly Tony Dinozzo •Pauley Perrette Abby Sciuto Un Marine est mort le soir d’Halloween, peu après son retour d’Afghanistan. Le NCIS interroge la famille, le voisi- nage et l’unité armée qui appréciaient peu son humour. Suivi de : Question d’instinct et 22.20 Fight club. 23.05 Numb3rs série 3 épisodes 1.40 M6 Music M6 20.50 X-men origins : Wolverine 20.40 Une dernière fois 20.40 N.C.I.S. : Enquêtes spéciales 19.00 Arte journal 19.30 Sur les volcans du monde, Ol Doinyo lengaï, le volcan sacré, doc. 19.55 Life, L’aventure de la vie-10, doc. ARTE CANAL+ Séries 20h05 -AB1- La vie de famille / 20h15 -CANAL FAMILY- / 20h30 -SERIE CLUB- Les semaines de Lucide / 20h35 -TEVA- gars, une fille -NRJ12- Les monos / 20h40 -SERIE CLUB- 7 jours pour agir / 20h45 -CANAL DECALE- 24 heures chrono / 20h55 -CANAL J- Aux portes du cauchemar / 21h25 -13e RUE- New York district / 22h20 -AB1- Les maçons du cœur -CANAL FAMILY- Vampire Diaries -NRJ12- Le grand patron / 22h55 -SERIE CLUB- Mad men / 23h00 -TEVA- Killer Instinct / 23h15 -TMC- New York police judiciaire / 00h45 -13e RUE- The Shield. Tourisme / évasion 09h00 -USHUAIA TV- Sentinelles de la nature / 10h05 -ODYSSEE- La route des vins / 12h15 -ODYSSEE- Repérages / 13h30 -USHUAIA TV- Ushuaïa Nature / 15h10 - USHUAIA TV- Sentinelles de la nature / 18h05 -ODYSSEE- Un objet, une histoire / 20h40 -USHUAIA TV- L’homme des origines -ODYSSEE- Demarchelier... intime / 22h30 -ODYSSEE- Parents à l’essai. / 01h55 - USHUAIA TV- Sur les routes d’Ushuaïa . /03h35 -USHUAIA TV- Sentinelles de la nature / 03h40 -ODYSSEE- Escapade gourmande. Film Téléfilm Série CARNET ILS NOUS ONT QUITTÉS La Vie du Rail adresse ses sincères condoléances aux familles et aux amis des agents disparus. Claude Martinez est décédé le 25 juin à l’âge de 63 ans. Il débute en 1961, comme apprenti pour rejoindre les ateliers d’Oullins en 1962. Nommé ouvrier professionnel ajusteur en 1966, il est muté au dépôt de Lyon-Mouche en 1969 et y devient élève conducteur en 1972, conducteur en 1975. Il rejoint l’annexe traction de Sibelin en 1977 et, en 1987, il est promu conducteur de ligne principal. Il est parti en retraite en 1997. Ses obsèques se sont déroulées au crématorium de Lyon-Guillotières (Rhône). Jean-Marc Mollier Yvon Delmond est décédé le 24 juin à l’âge de 82 ans. Il a effectué toute sa carrière en gare de Brive comme chef de service mouvement principal et responsable formation professionnelle. Ses obsèques ont été célébrées en l’église Saint-Sernin à Brive (Corrèze). Bruno Capbal Gérard Peuch est décédé le 4 juillet à l’âge de 48 ans. Entré à la SNCF en 1982 à Châteauroux, il rejoint Brive en 1989 en tant qu’agent commercial voyageurs. En 2002, il est nommé technicien commercial voyageurs à la DT TER de Limoges pour revenir à Brive, en 2004 comme dirigeant de proximité accueil. Ses obsèques civiles ont eu lieu au crématorium de la Vézère à Allassac (Corrèze). Br. C. Daniel Samson est décédé le 4 juillet à l’âge de 63 ans. Il débute sa carrière à Paris, en 1965, comme surveillant de voitures et accompagnateur couchettes vers l’Italie. En 1969, il opte pour le métier de contrôleur et est muté à l’établissement Trains de Dijon. Après avoir servi sur les TER, les grandes lignes et les TGV, il rejoint le service accueil de Dijon-Ville en 1991, et part à la retraite en 2002. Ses obsèques ont été célébrées en l’église de Saint-Apollinaire (Côte-d’Or). Bernard Cercley André Persignat est décédé le 7 juillet dans sa 85 année. Entré comme apprenti Matériel et Traction au dépôt d’Orléans en 1940, il opte ensuite pour la conduite. Il effectue la majorité de sa carrière à Vierzon et est parti à la retraite en 1975, au grade de conducteur de ligne principal. La Vie du Rail - 8 septembre 2010 � CONVENTION ICF. Construire des logements sociaux là où l’on en manque L a filiale du groupe SNCF, ICF, spécialisée dans l’im- mobilier, s’engage un peu plus dans le logement social. Elle a en effet signé, le 27juillet, une convention avec l’État pour la construction ou la réhabilitation de logements sociaux dans les zones dites «tendues», autre- ment dit ces régions de France où l’offre immobilière étant lar- gement inférieure à la demande, les prix de l’immobilier ne ces- sent de s’envoler. «Jusqu’à pré- sent, on construisait beaucoup de logements sociaux, mais pas où se trouvait la demande», explique Benoist Apparu, le secrétaire d’État au logement. «75% des logements de ce type sont bâtis dans des zones non tendues. Donc beaucoup plus en Auvergne qu’en Île-de-France. Il fallait inverser cette tendance.» Le ministre s’est donc attelé à si- gner des conventions avec les principaux bailleurs sociaux français, et à les inciter, grâce à des subventions, à bâtir plus là où sont les besoins. «Ces accords au niveau national donnent une orientation générale et permettent le rééquilibrage territorial», as- sure le ministre. C’est donc dans ces zones tendues qu’ICF pla- cera deux tiers des 27900loge- ments (14700 neufs et 13200 à rénover) qu’elle s’est engagée à construire ou à réhabiliter d’ici six ans. Pour ICF, cela représente tout de même près du tiers de son parc immobilier social qui compte plus de 80000loge- ments sociaux sur 100000 au total. Ainsi, ICF, quatrième bailleur so- cial français, poursuit sa voca- tion de solidarité. Car ces loge- ments à réhabiliter ou à construire profitent aussi aux agents SNCF dont les revenus correspondent aux barèmes ou- vrant droit à ces habitations à loyers modérés. Le lieu de la signature de cette convention n’a pas été choisi au hasard. Le projet de 35loge- ments situés au 28 rue de Sta- lingrad, à Ermont dans le Val- d’Oise, servira non seulement les ambitions sociales d’ICF, mais également sa volonté de construire de manière plus éco- logique. En satisfaisant la norme Bâti- ment Basse Consommation (BBC), ICF a décidé d’anticiper les règles qui seront imposées aux bâtisseurs dans deux ans. Les bâtiments seront entière- ment «habillés» d’une couche de matériaux isolants, couverts d’une toiture végétalisée, la pro- duction d’eau chaude et de chauffage sera collective, récu- pérera la chaleur des eaux usées et s’aidera de panneaux solaires. Le niveau BBC doit permettre de limiter les dépenses de chauf- fage. Dans la pratique, «la fac- ture d’une famille devrait être de 250euros par an, alors qu’elle af- fiche plus souvent 1000, voire 2000euros, si on oublie de couper les convecteurs lorsqu’on aère». Yann GOUBIN L’ICF a signé une convention avec l’État pour construire ou réhabiliter des logements sociaux dans les lieux où ils manquent le plus. Et ces logements seront beaucoup plus économes en énergie. Photos Yann GOUBIN Les nouveaux bâtiments construits par l’ICF dans le Val d’Oise sont conçus de façon écologique. C’est dans ce cadre choisi que la �liale de la SNCF et l’État ont signé une convention sur les logements sociaux. Guillaume Pepy entouré d’Hugues Portelli (à g.), maire d’Ermont et député du Val d’Oise et Benoist Appru (à dr.), secrétaire d’Etat au Logement � La Vie du Rail - 8 septembre 2010 L ’odeur douce de la vase se mêle à celle de l’herbe qui transpire une brume matinale. Comme si le trop-plein d’humi- dité restait en suspension au-des- sus de la terre. Les barques à fond plat sont en attente des prome- neurs dans la cale d’Arçais – en- tendez le port – que domine une gentilhommière envahie de vigne vierge. Une haute grue de bois à manivelle trône sur le quai du bief de la Garenne. Copie d’une ori- ginale, elle rappelle qu’on char- geait et déchargeait autrefois des gabarres remplies de marchan- dises. Au-dessus, le village s’étage en douceur sur la colline. La Sèvre niortaise toute proche rejoint l’océan dans la baie de l’Aiguillon à 50km. On est au cœur du Ma- rais poitevin sauvage, à l’ouest de Niort, dans un maillage très dense de canaux aux noms bien spéci- fiques. Contre toute attente, la ri- gole est la voie la plus large, l’équi- valent sur la terre ferme d’une départementale, la conche, de moindre dimension, serait un chemin communal et le fossé, plus petit, délimite une parcelle. Les pluies généreuses du prin- temps ont fait exploser la nature et, lors de notre visite, mi-juin, la saison estivale s’annonce promet- teuse. Des touristes hollandais quittent à vélo l’hôtel Maison Flore. Charmante bâtisse de pierre qui réunit deux anciennes fermes traditionnelles, un côté donnant sur la rue du port, l’autre ouvert sur des jardins qui, avec ceux du voisinage, ont tous accès aux ca- naux. Les sœurs Lamberton, Del- phine et Séverine, l’ont entière- ment dédié au bio et l’établissement est doté d’un éco- label européen. Aussitôt en selle, nos cyclistes néerlandais dispa- raissent, happés par les frondai- sons du chemin de halage. En face, sur la berge opposée du bief, une ravissante maison aux volets turquoise est accessible seulement en bateau, et tellement typique qu’elle sera bientôt de toutes les photos. Près de son ponton privé, les saules pleureurs s’enivrent co- pieusement d’eau et, dans une vieille barque en bois reconvertie en massif, des bégonias et des im- patiens explosent en bouquets roses et rouge vif. Tout pousse de façon insolente dans la tourbe, nous dit-on, sauf les carottes, qui pourrissent. Des petits ponts re- lient alentour d’autres lopins de terre et, dans un pré voisin, les moutons jouent les tondeuses à gazon. À ces terres amphibies on a donné le nom de «Venise verte». Poitou-Charentes. Larguez les a De biefs en rigoles, conches et fossés, le long de la Sèvre niortaise autour de Coulon et d’Arçais, une mosaïque de verdure et d’eau livre ses secrets. Incursions vagabondes hors saison dans le Marais mouillé des Deux-Sèvres, depuis la gare de Niort. TOURISME EN TRAIN Les petits barrages, bien entretenus, ne gênent pas les balades en barques à fond plat. � Les clignotants du Maraiscope Pour en savoir plus, retour en amont à Coulon, à 8km d’Arçais et un peu plus de 9km de Niort. Une église romane râblée trône sur une place ouverte d’où par- tent des ruelles dallées et pro- prettes qui conduisent à l’eau. Les rosiers anciens ont colonisé les fa- çades en d’exubérantes guirlandes pomponnées. Le bourg s’étire le long de la Sèvre niortaise. Sur le quai Louis-Tardy, bistrots et pe- tits restaurants ont des allures de guinguettes. Coulon est la porte d’entrée de la Venise verte. Slogan vendeur revendiqué par nombre d’enseignes commerçantes, au- berges et même agences immobi- lières. D’ailleurs, à l’embarcadère, il y a presque autant de barques que de gondoles à Venise. L’en- droit est très touristique certes, mais hors saison, en juin ou sep- tembre, il redevient fréquentable et incontournable pour celui qui veut comprendre un environne- ment naturel qui doit beaucoup à l’homme. Rendez-vous à la Maison du Ma- rais poitevin, au Maraiscope. Vingt minutes de son et d’images avec des clignotants qui font le fo- cus sur une maquette expliquent l’évolution de cette deuxième grande zone humide après la Ca- margue, à cheval sur les départe- ments des Deux-Sèvres, Vendée et Charente-Maritime. À l’origine, il y a un golfe marin, puis des ma- récages où les eaux salines et flu- viales se mêlent. Au cours des siè- cles, ils seront creusés, drainés, canalisés, segmentés de barrages et d’écluses pour contrer l’eau de mer, cultiver et commercer grâce à un fleuve rendu enfin naviga- ble. Les moines bénédictins, qui reçoivent des seigneurs féodaux ces terres de peu de valeur, creu- sent les premiers canaux autour des abbayes. Mais les travaux d’as- sèchement ne se concrétisent vrai- ment qu’à partir du XVI siècle. Lorsque, à l’initiative d’Henri IV, les Hollandais s’installent et re- produisent leur système de pol- ders. Ainsi, peu à peu, vont se dis- tinguer trois zones: maritime avec les marais salants, agricole dans le «marais desséché» au système hydraulique parfaitement maîtrisé dès la fin du XVII siècle et, tribu- taire des pluies saisonnières, le «marais mouillé». Dont la partie orientale, la Venise verte a obtenu ce printemps le label «Grand Site de France». Le Marais mouillé sera très long- temps un monde à part, insalu- bre, occupé par des «huttiers» vivant de pêche et de chasse – in- terdite sous l’ancien Régime –, souvent mauvais garçons, déser- teurs, en délicatesse avec la gen- darmerie. Mais les descendants de ces premiers «maraîchins» vont acquérir une parfaite maîtrise de l’eau, extraire des mottes de terre sur lesquelles vont pousser du chanvre, du lin, puis des «mo- jettes», haricots blancs récoltés en trois mois, avant que les terres ne soient à nouveau inondées. Cependant, les changements les plus importants se produisent au XIX siècle, lorsque fut entrepris, sous l’Empire, le drainage systé- matique des lieux. La Sèvre nior- taise est possession de l’État afin d’être une grande artère commer- çante qui relie l’intérieur des terres à la mer. Les maraîchins devien- nent propriétaires, agriculteurs et La Vie du Rail - 8 septembre 2010  marres dans le Marais poitevin © CHG - Fotolia.com éleveurs et, par le biais des syn- dicats, auront à charge d’entrete- nir les nouvelles rigoles ou conches communales et les fos- sés privés. Les huttes de roseaux sont abandonnées pour les «ca- banes» de pierre avec habitation à étage, dont certaines, à l’écart des bourgs, sont toujours isolées de la terre ferme. Passé Coulon, on les voit, ces maisons aux vo- lets bleu étincelant, rouge ou pas- tel, sur la Sèvre niortaise en alter- nance avec de belles écluses. Et tout le long, dans les biefs, des pê- cheurs assidus posent leurs lignes de l’aube au couchant. � À bicyclette, de chemins blancs aux chemins verts À vélo, on savoure la sérénité des lieux, au départ de Coulon ou, mieux encore, de la gare de Niort dès l’arrivée du TGV ou du TER. Avec pour objectif «zéro car- bone», le département des Deux-Sèvres a mis en place un réseau de 300km de pistes cy- clables qui, pour certaines, re- prennent «les chemins blancs»,  La Vie du Rail - 8 septembre 2010 TOURISME EN TRAIN © CDT 79/P Ricard/CG79/PWall Une belle maison du marais poitevin avec ses volets bleus et son jardin bien entretenu. Le port d’Arçais, dominé par une imposante gentilhommière couverte de vigne vierge. © CHG - Fotolia.com  La Vie du Rail - 8 septembre 2010 TOURISME EN TRAIN de 24heures pour ne pas gêner les autres usagers. Une élégante passerelle conduit à des potagers communaux où la tourbe nour- rit des légumes, des fleurs et des salades plus pommées que des choux. Il n’y a plus d’embarca- dère ici, mais un à Sainte-Sabine, tout près, plus sauvage encore que celui d’Arçais. C’est une pe- tite anse dans les futaies et les saules qu’occupe plus haut un gîte au nom évocateur de Para- dis. Une seule rue traverse La Garette, ancien hameau de bateliers dont les maisons ont un double accès sur le pavé et sur une conche. En roue libre, on en saisit au passage des plongées exubérantes de ver- dure le long la Vieille Sèvre. � Le batai et la pigouille Les brumes du matin se sont es- tompées maintenant au-dessus d’Arçais. Restituant le trop-plein d’humidité au marais. Rendez- vous à l’embarcadère Bardet-Hut- tiers à quelques minutes du port. On monte dans une barque à © CDT 79/P Ricard/CG79/PWall Un canal du Marais poitevin avec ses lentilles d’eau : le paradis tout vert ! La gare de Niort, point de départ de toutes les promenades dans le Marais poitevin. © Christophe Fouquin - Fotolia.com
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